AVISEUR INTERNATIONAL

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PÉROU: depuis fin 2012, premier producteur de feuilles de coca dans le monde.

Coke en stock (LXXVI) : au Pérou, des trafiquants filmés en pleine action !

Le Pérou est désormais – depuis fin 2012 – le premier producteur de feuilles de coca dans le monde. Comme le précisait l’article l’annonçant ; le « prix du kilo de chlorhydrate de cocaïne au Pérou est bien inférieur qu’en Colombie ». Logique donc d’y trouver depuis un bon nombre d’avions de trafiquants sillonnant son ciel. Destinés à faire de courts voyages, vers le voisin bolivien ou brésilien, ces avions sont de petite taille, ce sont très souvent des petits Cessna monomoteurs à aile haute (le modèle 206 étant le plus répandu), qui n’ont donc pas vocation comme les bimoteurs aperçus en Amérique Centrale à tenter de traverser l’Atlantique pour rejoindre l’Afrique de l’Ouest. Ce qui ne les empêche pas d’emporter une charge maximale de plus de trois cent kilos à chaque trajet ! Des reporters péruviens affutés viennent d’en surprendre plusieurs en plein trafic : leurs vidéos saisissantes montrent l’ampleur du trafic et son organisation sans faille. De quoi désespérer pour ceux qui luttent contre le narcotrafic et ses ravages.

Dans mon article du 7 mai dernier, je vous avais en effet parlé du travail d’IDL-Reporteros, et de l’engagement de ses acteurs, pour faire connaître au public extérieur l’ampleur du problème de trafic de drogue dans le pays, ce que les dirigeants ne souhaitent visiblement pas. Je vous avais montré une carte, ou plutôt un de leurs deux clichés des bords de l’Ene, où l’on pouvait répertorier des piste clandestines bien visibles (il y en avait 10 de répertoriées dans un seul cliché), dont certaines fabriquées au bulldozer, et qui, une fois détruites par la police péruvienne sont aussitôt rebouchées et remises en état. Hier, IDL-Reporteros a fait plus fort encore, en proposant en un premier temps un autre cliché remarquable, que voici :

Sur ce coude de la rivière Pichis Palcazu, les reporters de IDL ont en effet localisé d’autres pistes clandestines, pas moins de cinq supplémentaires, mais aussi un bien étrange bâtiment, construit en pleine clairière. Un simple échauffaudage, surmonté d’une tôle ondulée. Un promontoire pour voir arriver de loin les appareils de contrebande, ou les avertir de l’arrivée des hélicoptères de l’armée péruvienne. Une tour de contrôle de contrebandiers !!! Nos vaillants reporters (Esteban Valle Riestra, Antonio Tello, Romina Mella, Gustavo Gorriti – le directeur de publication- assistés de Cecilia Narváez pour l’administration), se sont en effet donnés comme mission d’informer le public, comme ils l’expliquent eux-même sur leur site :  « La plupart des sujets sur lesquels travaille IDL-R sont d’importantes recherches révélant la corruption ou d’abus, de l’État et du secteur des entreprises et, bien sûr aussi, sur la criminalité organisée. Aussi, IDL-R a fait des reportages en profondeur pour faire connaître les questions d’importance nationale dont on parle peu ; qui sont peu connues et sur lesquelles on est mal informé. Le rapport de Romina Mella sur les cartels de cocaïne est un exemple de cela. Mais aussi celui de Patricio Ortega sur l’oligopole bancaire ; ou le rapport lauréat de Milagros Salazar sur la fraude massive dans le secteur de la pêche ». Cette fois, il frappent un grand coup, en mettant en ligne des documents que vous verrez très bientôt je suppose sur vos téléviseurs. Ils ont en effet réussi à filmer, parfois dans des circonstances acrobatiques, plusieurs opérations de chargement de drogue à bord des avions de contrebande, et même également une intervention de la police au moment même d’un des chargements. Ces documents vidéos apportent énormément de renseignements sur les procédés utilisés et les méthodes mises en place par les trafiquants. Tous ont été filmés sur les rives de la rivière Apurimac, près du village de Mayapo, dans le district de Llochegua. En tout premier, on a la préparation de l’arrivée de l’avion, avec les porteurs de coke amenant leur fardeau auprès de la piste choisie :

 

La séquence suivante s’intitule sobrement « 6 minutes » car c’est le temps (restreint) que dure tout le processus d’atterrissage, de chargement et de redécollage d’un avion qui repart lesté de plus de 300 kilos de cocaïne. Elle a été filmée récemment, le 27 octobre derrnier. Comment le précise IDL-Reporteros ; « ce n’est certes pas la première vidéo d’un avion de la drogue, mais c’est de loin la plus claire, la plus informative et la plus révélatrice. Les faits sont une minorité à côté des centaines d’avions de la drogue qui se font avec succès pour les trafiquants de drogue grâce à leur logistique mobilisant impliquant des dizaines de personnes dans chaque expédition. Cette vidéo montre, grâce à un travail extraordinaire de surveillance, passée des heures caché dans la brousse, tout le processus des trafiquants -, les acteurs, les méthodes et le temps nécessaire. » La piste d’atterrissage clandestine que vous voyez dans la vidéo est sur les rives de la rivière Apurimac, presque à côté de deux autres pistes qui se ressemblent et sont d’utilisation récente.

Cette vidéo montre, pour la première fois, la préparation rapide pour la livraison de la drogue en quelques minutes des pistes d’atterrissage clandestines avant l’arrivée de l’avion. Dans la séquence avant l’arrivée de l’avion du transfert de drogue on peut apercevoir en plus de deux sentinelles et deux autres individus qui apparaissent armés, douze « cargachos » (chargeurs), ou ici des porteurs, plutôt, qui apparaissent un à un avec des sacs de cocaïne à l’épaule. Le groupe traverse ce qui ressemble à une aire atterrissage à l’apparence rustique, parmi les trois pistes activées, deux l’une près de l’autre. Au bout de l’une des deux pistes sélectionnées, des apprentis « contrôleurs » de la circulation aérienne porteurs d’une banne de rouge-orangé, indiquent au pilote qui se rapproche sur quelle piste il doit atterrir à la fin de son vol en provenance de Bolivie. L’avion s’affiche alors dans son axe et descend, tous flaps (volets) sortis … de façon bien téméraire : ; il faut faire très vite, car la région est aussi truffée de bases militaires !

« Dans la séquence que vous venez de voir, l’atterrissage de l’avion et le roulage vers la piste », les révélations sont abondantes, ajoute IDL, et en effet. A 1’23 » minutes de la séquence, on peut voir l’enregistrement de l’appareil, qui est bolivien : il porte l’immatriculation CP-2780. Juste à côté du moteur, les « cargachos » et des répartiteurs, « qui font plus de vingt ans » indique IDL-R, chargent rapidement la drogue dans l’avion. Vingt secondes après le début du chargement, un membre d’équipage donne une valise blanche à un des répartiteurs. Selon des sources parmi les forces de sécurité, selon IDL-R toujours, dans cette boîte, il y a l’argent pour payer la cocaïne. Le chargement proprement dit ne prend que quelques minutes, juste le temps de bien répartir les sacs dans l’avion, dont l’arrière est le plus souvent vidé de tout siège de passager. Dans le même temps et un peu plus tard, un membre de l’équipage se trouve sur les ailes et vérifier les réservoirs de carburant. Puis à gauche sur la terre, on peut voir des fûts vides. Pendant ce temps, le pilote quitte l’avion pour s’étirer un peu le corps engourdi par le vol (des contrôleurs aériens munis de talkies-walkies, postés dans la tour de contrôle de la jungle, le font parfois patienter en lui faisant faire des cercles, s’ils supposent une présence de la police sur le site). A la cinquième minute de la vidéo, on lui rend envoie la valise blanche dans l’avion, apparemment allégée en poids. Il a payé, et peu donc repartir ! Peu de temps après alourdi d’au moins 300 kilos de drogue de fret de cocaïne base ou plus souvent sous forme de chlorhydrate  (raffiné à l’éther en Bolivie à l’acétone au Pérou, pour dissoudre le sulfate de cocaïne) l’avion redémarre son moteur et laborieusement, par la courte piste, s’envole vers d’autres cieux (et un autre pays).

Au bout de la piste, la banderole rouge déployée à nouveau, indique au pilote l’endroit où ses roues doivent quitter le sol s’il ne veut pas terminer sa trajectoire dans le fleuve. Il n’y a pas, on a affaire à des pilotes de talent, ou des chevronnés, capables d’évaluer les risques et de de se poser et de redécoller à pleine charge sur des distances fort courtes. « L’ensemble du processus, depuis l’atterrissage, le chargement la drogue et le décollage des avions a duré seulement six minutes » note IDL-Reporters. « La cocaïne sortant de cette piste à ‘une valeur d’au moins 300 000 dollars. Après l’atterrissage en Bolivie elle prend plus de valeur. Car en fonction de votre destination finale, vous pouvez multiplier cette valeur par dix, cinquante ou même deux cents fois ». On comprend vite pourquoi un tel manège, et une telle organisation mobilisant ici une bonne vingtaine d’individus, voire une trentaine au total (on ne voit pas les guetteurs disposés alentour). Après, également, on a droit à une séquence montrant le lent départ de toute l’équipe de porteurs, qui s’en vont de la zone, une fois l’avion parti à moins que ce ne soit celle d’un attterrissage remis à plus tard… en raison d’une alerte des surveillants- guetteurs.

https://www.youtube.com/watch?v=HOQ…

Nos vaillants reporters retrouveront qui pilotait ce fameux Cessna, ce jour-là. Ou plutôt, c’est l’armée, de la base de Mazamari Le Sinchis, dans le Satipo qui retouvera l’avion et son pilote, dans la jungle, près d’un chemin au bord de la rivière Tambo. C’est son commandant, César Astudillo, qui indiquera que l’avion s’était écrasé, avec son pilote à bord, en tentant d’éviter les hélicoptère de sa base partis à sa poursuite. Avec à ses côtés environ 356 kilos de cocaïne sous forme alcaloïde, évaluée à environ 400 000. dollars et tout un équipement de téléphonie cellulaire et satellite et un GPS. Selon Astudillo, le pilote serait mort… d’overdose de cocaïne ! Aurait-il été trop tenté pendant le vol ?

https://www.youtube.com/watch?v=6A3…

Mais un second document est proposé par IDl, encore plus surprenant, car on peut y voir en direct l’intervention de la police et de l’armée péruvienne lors d’une opération similaire. C’est toujours un petit Cessna qui se présente, à Cerro Verde, dans le district de Llochegua, le 27 octobre dernier (c’est tout récent donc) cette fois-ci sur une piste fabriquée juste derrière un petit village, si bien que tous ses habitants vont aussi voir la scène : dans le village, on peut distinguer une école. Tout n’est pas très loin de la première scène déjà montrée. L’avion, à nouveau un Cessna monomoteur à aile haute (c’est un Cessna 210 Turbo Centurion), est immatriculé CP-2873. Un 4×4 vient apporter la pâte de base de cocaïne pour la charger à bord, et l’avion s’apprête à redécoller, quand une fusillade éclate : l’armée et la police sont là en effet, elles savaient qu’une opération se produirait ce jour là à cet endroit. Dans son échappée,  l’appareil laisse tomber un sac de 30 kilos de pâte de cocaïne sur son chemin. L’avion réussit à s’échapper, les narco- trafiquants commençant à tirer sur un Mi-17 de l’armée arrivé sur place en renfort. Trois jours plus tard, le 30 octobre, l’avion est intercepté près de localité de Ixiamas. On découvre que « l’avion est venu de Bolivie, mais via le Brésil », indique le ministère de l’air, un information reprise par La Prensa.

L’année précédente, le même manège avait été observé. Nous étions alors vers 12h45 le 11 décembre 2013, et l’avion immatriculé CP-2683 se posait sur une piste clandestine située dans la jungle à Codo del Pozuzo, dans le village de Boca Quintora, appartenant à la province de Puerto Inca. A près un échange de coups de feu, là aussi, taient arrêtés trois trafiquants y compris un pilote… brésilien cette fois, âgé de 63 ans, avec 119,25 kg de cocaïne à bord et des armes à feu. L’avion était un Cessna 206 Stationair, L’enquête, depuis a révélé des faits étonnants. Comme le précise un remarquable article de Gustavo Gorriti, relatant les faits « Le pilote aurait dû tente de redécoller, comme l’auraient peut-être fait des collègues boliviens téméraires pour qui être pilote est souvent associée à l’accident, ou à la fatalité. Celui-ci, cependant, avait assez d’expérience pour savoir ce qu’il devait faire et que pour lui, le match était terminé. » En effet : « à 63 ans, le brésilien Carlos Alberto Paschoalin avait derrière lui plusieurs décennies en tant que pilote, la plupart d’entre elles dédiées au trafic de drogue. Presque tous ses vols avaient été couronnés de succès, mais il y avait eu des moments aussi où il ne l’avaient pas été, et la documentation de ces ratés laisse une impression intéressante sur une biographie inhabituelle. Il y a quinze ans, en effet, le 25 octobre 1999, Paschoalin avait été capturé par la police brésilienne sur un autre aérodrome, à la ferme de la Vallée de Gorgulho, dans l’État de Pará, à bord sur un « bimoteur « (immatriculé PT-VKJ c’est en fait un clone brésilien de Piper Navajo, un Embraer 821 Neiva) chargé de 849 kilos de cocaïne à bord. Bien qu’il ait fait partie d’un jugement dans un procès fédéral de l’état de Pará (n ° 99390113678) ; ‘il semble n’avoir passé que peu de temps en prison, parce qu’à peine condamné, il était ressorti libre le 11 juillet de l’année suivante après avoir été condamné pourtant à trois ans de prison, ce dont il avait fait appel immédiatement. Et ainsi libéré, l’ancien pilote a décidé de faire un autre vol, dans le coude de la rivière Pozuzo. Chaque vol représente, selon les informations de la police, un paiement de 25 000 dollars pour le pilote s’il arrive à « exporter » avec succès de la drogue. Pour Paschoalin, actuellement détenu à Piedras Gordas, le vol à Pozuzo pourrait très bien avoir été son dernier emploi comme narcopilote. Vétéran de nombreux vols transportant des drogue, le plus probable, cependant, est que Paschoalin n’écrira pas ses mémoires, ce qui seraient fascinantes pourtant, dans l’enceinte de Piedras Gordas, tranquillement à l’intérieur de la prison ».  L’article mettant le doigt sur un nouveau pays… le Brésil, lui aussi touché par l’épidémie, comme on va le découvrir bientôt dans d’autres épisodes en effet.

Nos reporters en profitant pour faire un bilan des opérations antérieures, qui commence par le Cessna CP-2782 retouvé planté le nez en avant, roulette de nez cassée, dans une bananeraie, au bord d’une piste d’atterrissage clandestine à Ayacucho, le 18 octobre 2013 (je vous en avais fait part ici). Manifestement, on avait tenté de le dissimuler, sous les larges feuilles des bananiers. « L’avion était un Cessna modèle C-206, acheté quelques mois plus tôt, en février à Miami, et piloté à partir de là en Bolivie via Manaus, au Brésil » précisent nos reporters, qui précisent que l’avion avait comme plan de vol de retour l’aéroport de Maravilla, dans le département de Beni, en Bolivie.  Un aéroport déclaré comme destination par d’autres vols qui se terminent au Pérou. Puis décrivent le sort du Cessna CP-1800 (ex N6332Z) qui avait atterri sur une piste d’atterrissage clandestine (comme ici à droite) de Pichis Palcazu le 24 novembre, pour tomber sur une embuscade de la police.  A bord de l’appareil on avait retrouvé plusieurs armes à feu, des téléphones satellitaires, des radios VHF, 2 GPS.. et 300 kilos de cocaïne, apparemment déjà chargés et prêts pour le décollage. Dans la fusillade, le pilote, Ange Roca, avait été tué. Or lui aussi était un vétéran des vols de « narcos ». «  »Ange Roca, le pilote décédé, avait une longue histoire de dossiers de police derrière lui. Sa première arrestation a été enregistrée en août 1993, dans une opération conjointe de la UMOPAR bolivienne avec la DEA, qui avait alors une forte présence en Bolivie. 18 personnes, deux Colombiens et 16 Boliviens avaient été arrêtés. Ce pilote Ange Roca, était le gestionnaire et le transporteur aérien de la drogue. Des années plus tard, en 2001, Roca avait à nouveau été arrêté dans l’Etat de Goiais, au Brésil et inculpé devant un tribunal fédéral de détention de cocaïne et de possession d’armes prohibées. En 2013, cependant, il était de nouveau libre, et était à nouveau prêt pour un nouveau vol de cocaïne, pour l’apporter à destination, qui, cette fois-ci, était, dans la jungle péruvienne », note IDL.

La mort du traficant vétéran Roca fait dire à certains que c’est bien une vieille organisation qui est derrière ces vols : « selon les enquêtes menées par la Direction antidrogue de la police du Pérou (Dirandro), une filiale du cartel de Sinaloa au Mexique fonctionne en Bolivie. Par conséquent, Rivera soutient que Ange Roca, pilote bolivien décédé le week-end dans le sol péruvien, tout en transportant de la drogue, faisait partie de ce groupe. »Roca intégré une filiale du groupe criminel (Sinaloa de cartel) établi en Bolivie. Il est connu qu’il a effectué chaque semaine jusqu’à quatre voyages clandestins vers le territoire péruvien pour recueillir la cocaïne produite dans le Valle de los Rios Apurimac Ene et Mantaro (Vraem) « a rapporté le journal La República de Lima qui a interrogé les autorités du Dirandro ». Voilà qui n’est pas du tout pour plaire à un ministre… Carlos Romero, ministre du gouvernement bolivien qui très vite affirme que « nous n’avons aucun rapport officiel des autorités péruviennes (en ce sens). C’est une une version journalistique comme source qui doit sûrement être sérieuse mais nous n’avons aucun rapport officiel comme quoi l’homme tué était lié à un Cartel » déclare-t-il niant l’existence du cartel sur ses propres terres.  La Bolivie, visiblement, avec son président qui se veut protecteur des agriculteurs cultivant la coca (en laissant dépasser son cota légal) ne veut pas entendre parler de trafic de drogue !!! Le 7 septembre dernier, ce sont plus de sept tonnes de cocaïne qui avaient été saisies dans un entrepôt de charbon sur la côte péruvienne, en 7264 paquets de cocaïne 500 grammes et un kilo que les douaniers avaient mis 5 jours à trier. La drogue signée du cartel de Sinaloa devait partir par bateau vers l’Espagne et la Belgique… la drogue avait été rassemblée dans les domaines de Haut Huallaga (au nord) et dans la vallée des rivières Apurimac Ene et Mantaro (VRAEM, centre et sud) et ensuite transportée à la côte ; avec le stockage central dans la région de La Libertad, là où différents sites de charbon sont toujours exploités. Aprsè les avions, les bateaux…

Le 26 novembre 2013, un hélicoptère survolant la Pampa Hermosa Dirandro, à Puerto Inca dans l’Huanuco, découvrait les vestiges calcinés d’un appareil. Les habitants diront que l’appareil avait raté son atterrissage en bout de piste clandestine, et les trafiquants l’avaient alors incendié. Seuls restaient un bout de queue avec le drapeau bolivien, un bloc moteur, et une inscription encore visible sur sa plaque d’immatriculation. « C’était le Cessna de CP-1959, dont le propriétaire, Carlos Botero Barbery, avait déjà un dossier judiciaire pour trafic de drogue. Il avait été arrêté en décembre 2010 pour des entrées de cocaïne et de drogues chimiques. Apparemment, il venait juse d’être libéré au moment même où son avion porteur de drogue s’était écrasé sur la piste d’atterrissage clandestine de Huanuco ». Le 29 mars, c’est l’avion immatriculé en Bolivie, CP-1847 qui se posait près de la ville de Santa Rosa, dans la vallée de l’Apurímac. L’avion, un Cessna U206G Stationair (ex-N9478Z) avait déjà été chargé avec 300 kilos de cocaïne et était protégé par un groupe de sécurité armé lorsque la police est intervenue, assistée par un hélicoptère venu à la rescousse. Le pilote péruvien âgé de 48 ans s’appelait Hugo Quiro, et il avait été blessé après lors de l’embuscade, son copilote de 26 ans, un bolivien qui avait tenté de fuir, Julio Jimenez, blessé par les tirs, étant décédé peu après. Un troisième larron, Ezequiel Guinea avait été lui aussi blessé par les tirs lors de l’arrestation. Personne n’avait remarqué que le Cessna provenait des célèbres adresses de Wilmington, dans le Delaware ; celles qui permettent à la CIA de fabriquer des sociétés écrans comme elle le souhaite. Il faut dire que là on avait été servi, comme prête-nom, avec le Daffy Doc’s Holding Inc, pour le Cessna 206G alors N9478Z !

Trois jours avant, le 26 mars, c’est un Cessna 210 immatriculé LV-CCK (une fausse immatriculation argentine, l’avion en présentant une différente-bolivienne pour l’autre- par côté de fuselage !) qui se pose… faute de combustible, à Charagua. « Des témoins ont vu trois hommes qui portaient des sacs à dos et a fui la scène en laissant le navire presque sur la montagne » pourra-t-on lire sur l’événement.  Le 6 mai, un Cessna T210N Turbo Centurion arborant comme code CP-2518 (ex N210AB, photographié ici en 2009 à Trinidad (en Bolivie) sur l’aéroport Jorge Henrich Arauz (TDD / SLTR), Bolivia) est saisi sur un campement de trafiquants… dans lequel on découvre 1,6 tonne de cocaïne, et 9 radios portatives, des armes et des véhicules.  L’avion était en train d’être chargé de 1 324 paquets de drogue. Le 9 mai, un autre Cessna a des ratés en plein ciel : c’est le Cessna 206 immatriculé CP-2821 qui est tombé au bord de l’Ene, dans la province de Satipo, dans le Junín, après des problèmes mécaniques. Les narcotraficants réussissent à le poser, et à en sortir la cocaïne, et poussent l’appareil dans le fleuve. On peut l’apercevoir, dans les eaux boueuses, les ailes manquantes, le dessus incendié… par les narcotraficants (ici un autre exemplaire ayant subi le même sort, à demi-enterré).

Le 18 juin, c’est au sud-est du Pérou, dans la province de Huanta, au bord du fleuve, qu’atterrit un Cessna 206, immatriculé CP-2813. A bord, il y a 330 kilos de pâte-base et 8,5 kg de cocaïne pure. Les trois occupants arrivent à s’échapper… dans un bateau à moteur avant l’arrivée de la police. Le 22 novembre 2014, un autre Cessna s’écrase dans l’Emerald Valley (district de Junin) dans ce qu’on appelle le « Canyon du Diable », en tentant d’échapper aux hélicoptères de l’armée du commando spécial de l’Apurímac, Ene et Mantaro (ou VRAEM), en tentant des « manœuvres évasives » dira la police. L’avion (ici à droite filmé par l’armée en train de s’échapper), immatriculé CP-2890 était encore d’origine bolivienne. A bord, on trouvera 356 kilos de cocaïne et le cadavre du pilote. « Nous sommes actuellement dans le processus d’enquête. Dans l’aéronef avons trouvé des téléphones cellulaire, de l’équipement satellitaire, un GPS, entre autres équipements. Toutes ces informations nous sont précieuses pour faire une bonne enquête », a déclaré à son tour le chef de la Direction antidrogue (Dirandro), Vicente Romero. la cargaison était encore en train d’être pesée ce soir.. » La chute de cet avion aura une répercussion bien particulière : loin de là, à Trinidad (c’est en Bolivie !), lors de l‘Operation Trebol, la FELCN occasionnera l’interdiction de vol de deux appareils bien particuliers.

Un Cessna 210 Centurion immatriculé ZP-BFR (un avion paraguayien, donc) et un Beechcraft C90 King Air (LJ-1019) immatriculé PT-OEP, à savoir… au Brésil. Un péruvien (Raúl Ruiz) et un brésilien (Sebastao Belho) sont appréhendés, pour être néanmoins libérés le 28 novembre. Les deux appareils auraient attendu la cargaison du Cessna 2890, dans la propriété du Sinaí (en plein site touristique, donc  !) et celle de Belén, dans le département de Beni, selon les autorités.

Le 6 décembre dernier encore (c’est tout frais !), toujours dans la même zone de l’Ene et de l’Apurimac (à Puerto Ene, dans le distric du Río Tambo, province de Satipo, toujours dans la région du Junín), c’est un énième Cessna qui se fait pincer par l’armée avec une belle prise : encore un bolivien (CP-2704) avec à bord 250 kilos de cocaïne. Les occupants ont réussi à s’échapper : « l’officier a également déclaré qu’à 700 mètres de l’avion, des patrouilles ont trouvé, dans un bateau, un autre lot de 250 kilos de drogue. On croit que les gangsters attendaient un autre avion pour emporter la cargaison illicite. Au total, 500 kilos de cocaïne ont été saisis. « Pour autant que je ai connaissance, ol n’y a aucune arrestation. Au moment de l’intervention, tous les narcotraficants, y compris le pilote ont fuit la zone, sont entré dans un vimlmage où on ne pouvait arrêter quiconque « , a déclaré le général ».

Une constatation s’impose : ces avions ont tous pour direction soit la Bolivie, soit le Brésil, et non plus vers le nord seulement. Et ce, à un rythme plus qu’inquiétant, estime IDL : « chaque jour c’est entre trois et six vols d’avions de la drogue vers venir à la Bolivie et la VRAE (acronyme de « Valley of the Apurimac and Ene River »). Depuis plus de vingt semaines, plus de 80 mois. Il y en a peut être plus, il y en a peut être moins, mais il est clair que l’interdiction est minime, ce qui représente un coût plus qu’acceptable pour les trafiquants de drogue et absolument inacceptable pour notre pays « . IDL a recensé 900 avions ayant décollé et atterri en Bolivie, en passant par Manaus au Brésil, et le Pérou. « compte tenu de la fréquence des vols quotidiens, dans les avions chargé avec 350 kilos de drogue chacun, des estimations prudentes indiquent que c’est 1,2 tonnes de cocaïne exportée de la VRAEM par l’air chaque jour, soit 28,8 tonnes par mois. » `Des clans péruviens se chargent des transferts, mais sous les ordres d’autres donneurs d’ordres.

Car les pilotes véritables de ces opérations ne sont pas nécessairement péruviens ou boliviens, voire mexicains. De nouvelles têtes sont apparues raconte la Republica ; qui à l’appui nous offre une superbe infographie : « Osmar de Souza Junior (ici à droite) est brésilien ; il a 28 ans et dirige la principale faction du premier groupe Catarinense (PGC), organisation criminelle brésilienne, qui, selon le Dirandro, possède 60% des drogures produits dans notre pays (le Pérou) et part pour à la Bolivie et le Brésil (il a été capturé au Paraguay en 2012 avec 31 kilos de coke sur lui – le texte a été rédigé avant et l’homme a été remplacé depuis bien sûr).  Contrairement aux mexicains qui utilisent la voie maritime pour enlever les expéditions de type alcaloïde, PGC a établi de nouvelles voies, y compris cavalières, routes, rivières navigables et les vols d’avions légers pour le même but. Osmar de Souza, connu comme « Le Pitao » ou « Cabelho » est considéré comme le principal bailleur de fonds de plus de 100 petites « signatures » de trafiquants de drogue opérant dans la région productrice de coca de la vallée de la rivière Apurimac Ene et Mantaro (Vraem).  L’un des ses principaux « partenaires » dans le Vraem est Fortunato Lizarbe Lagos, qui gère le plus grand nombre de laboratoires de drogue installés à Ayacucho et dans la vallée de l’Apurimac et dans la jungle du Junin. Lizarbe Lagos est recherché depuis 2006, lorsque le quatrième tribunal Supraprovincial de la Cour pénale nationale a ordonné son arrestation internationale » (on le surnomme le Roi du VRAE, ici çà gauche). « Il existe des preuves de leur présence en Bolivie, où ils auraient déplacé leurs tentacules production et de collecte de cocaïne Primer Grupo Catarinense (PGC) du Vraem. Selon un rapport confidentiel de la direction antidrogue, à qui a eu accès La República, chaque année environ 350 tonnes de cocaïne sont produites dans l’Alto Huallaga et le Vraem ». Une histoire de famille de narcos : lorsqu’il qu’avait été arrêté Luis Lagos Lizarbe, alors âgé de 42 ans, le 15 octobre 2007, en Colombie pour être plus tard extradé au Pérou, c’est en effet son frère Fortunato qui avait repris la place du « roi de VRAE ». Pour illustrer son propos, le journal met en avant la capture du Cessna CP-2776, près du fleuve affluent du Rio Tambo, et la ville de Mayapo, dans le district Llochegua, dans la province de Huanta, le 29 juillet 2014. A son bord, il y avait 300 kilos de cocaïne sous forme alcaloïde. L’avion sera incendié par l’armée : l’avion posé sur un simple bras du fleuve aurait été difficile à faire redécoller.

Le Brésil, nous y viendrons bientôt, bien entendu. Mais avant ça, nous allons retourner au Venezuela, si vous le voulez bien, et pour quelques temps, tant il y a à dire sur le sujet…

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvi-au-perou-des-160396

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PARAGUAY- NARCOPOLÍTICOS: se confirman conexiones de políticos con el narcotráfico

NARCOPOLÍTICOS

Por Mabel Rehnfeldt y Juan Carlos Lezcano F.

Financiamiento de campañas electorales, sobornos en procesos judiciales e influencia para crear leyes que favorezcan a narcos se confirman en mensajes intercambiados entre el diputado colorado Bernardo “Lalo” Villalba y el traficante Carlos Antonio Caballero, alias Capilo. Textos y audios captados en 2011 cuando vigilaban a Capilo comprometen a Villalba, al exdiputado José López Chávez y se extienden a jueces. ABC Color inicia hoy una serie que halló reveladores documentos hasta en EE.UU. y Brasil.

 

“Whisky Johnny Etiqueta Azul. Una caja Agua Perrier y una caja Skol grande. Eso cuesta suspender la audiencia del 17” (sic). Fue el mensaje que escribió en su celular el actual diputado colorado Bernardo “Lalo” Villalba el 14 de febrero de 2011 a las 10:15 de la mañana. El mensaje de texto fue recibido segundos después en la Agrupación Especializada de la Policía (AEP) por el narco Carlos Antonio Caballero alias Capilo, considerado como el mayor proveedor de droga del Primer Comando Capital (PCC) del Brasil.

Tres días después de esa promesa de suspensión por la módica suma de un whisky, el agua más cara del mundo y una cerveza para paladares refinados, el juez Penal de Garantías Hugo Sosa Pasmor coincidentemente suspendía la audiencia preliminar que debía realizarse para Jarvis Chimenes Pavão y Carlos Antonio “Capilo” Caballero debido a que no se habían presentado algunos abogados defensores de los mismos. Recién en mayo de este año –y tras casi 5 de haber sido apresados– la justicia logró condenar a ambos narcotraficantes a penas de 7 y 8 años. Antes de llegar a la condena, las audiencias llegaron a suspenderse hasta por ¡14 veces! ¿Quiénes eran los abogados? Entre algunos de los visibles estaban los abogados Pedro Wilson Marinoni (de quien también se habla en los mensajes de textos y en los audios) y Bernardo Villalba, actual diputado.

Pago de campañas

“Apoyame a mí para diputado y vas a ver actuar a un diputado que vale!” dice otro de los mensajes de texto que envió el actual diputado colorado Bernardo “Lalo” Villalba a Carlos Antonio Caballero, alias Capilo, el 13 de febrero de 2011 a las 14:25. Faltaba un mes para las internas partidarias de la ANR y Villalba comenzaba a preparar su candidatura para diputado por Concepción. El mensaje, enviado al narco preso en Tacumbú desde diciembre de 2009, es revelador pero no es único.

Ese mismo día Capilo le pregunta elecciones de qué iban a haber. Villalba le contesta: “2013, pero ahora ya le estoy apoyando a los candidatos a Presidente de Seccional para armar un equipo departamental”. En otro mensaje agrega: “Por eso estoy trabajando directo con ellos, la elección es el 13 de marzo de este año y poco después ya comienza el trabajo para el 2013”.

Capilo se suma sin dudarlo: “Será apoyado ami”. El 19 de febrero, cerca de las 9:00, el diputado Villalba volvió a recordarle a su cliente y amigo la promesa de financiación. “Los correlionarios de concepcion te piden un aporte de 5.000 dls para el lunes, yo ya puse mi parte!” (sic). Casi media hora después, Capilo responde desde la AEP: “Te doi lunes amigo” (sic).

Cinco minutos después de la promesa, el diputado Bernardo Villalba agradece el gesto: “A las once tenemos una reunion y alli voy a anunciar tu aporte! Gracias!”. Capilo responde: “Ok saludo a todos los amigos”.

El 24 de febrero de 2011 Villalba vuelve a recordar la financiación. “mba eteko? amigo si esta dentro de tus posibilidades la gente de concepcion espera tu apoyo” (sic). El pedido se vuelve a reiterar un par de días antes de las internas partidarias de la ANR donde concursaría Villalba para ganarse el escalón parlamentario que hoy tiene: “mi amigo no hay caso un apoyo tuyo para las elecciones del domingo?” (sic).

El “salmón”

Entre las muchas claves usadas en las conversaciones de narcos a las que hemos tenido acceso, el “salmón” será una de las tantas que quizá nunca sepamos con certeza. El 10 de febrero de 2011 a las 8:31 el diputado Villalba le dice al narcotraficante: “Buen día! Ya hable con Marinoni (N. de la R.: Pedro Wilson, abogado, esposo de la diputada Cynthia Tarragó). El salmón lo tiene en su granja y esta tarde va a irse a traer y mañana a las once se va junto a vos para cocinar y hablar”. Un minuto después Capilo agradece el mensaje.

El 21 de febrero de 2011 el abogado Bernardo Villalba le dijo a Capilo que llegaba en 20 minutos más y que “estoy llevando una porción de salmón”. El salmón volverá a aparecer varias veces más.

mabel@abc.com.py

juan.lezcano@abc.com.py

FUENTE: http://www.abc.com.py/edicion-impresa/notas/se-confirman-conexiones-de-politicos-con-el-narcotrafico-1311303.html

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ROTTERDAM (Pays-Bas): les douanes découvrent 3 tonnes 500 de cocaïne dans un conteneur de manioc provenant du Costa Rica


Dutch customs officers uncover more than Drei tons of cocaine in container.Dutch customs officers uncover more than Drei tons of cocaine in container Dutch prosecutors say customs officers have intercepted more than three metric tons of cocaine with a street value of over 120 million euros

http://www.newswalk.info/dutch-customs-officers-uncover-more-than-drei-tons-588002.html

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Pays-Bas : plus de trois tonnes de cocaïne saisies par les douanes

Publié: 30 novembre 2014 

Les douanes néerlandaises ont saisi 3,5 tonnes de cocaïne dans le port de Rotterdam, pour une valeur de 120 millions d’euros.

Les douanes néerlandaises ont saisi dans le port de Rotterdam 3,5 tonnes de cocaïne dissimulées dans un conteneur de manioc, la seconde saisie la plus importante de cocaïne effectuée dans ce port, a annoncé dimanche le parquet.

« La cocaïne se trouvait dans un conteneur avec du manioc en provenance du Costa Rica conditionné dans 3.003 paquets d’un poids total de 3,5 tonnes », a indiqué le parquet.
La cocaïne avait une valeur à la revente de 120 millions d’euros

La cocaïne saisie avait une valeur à la revente de 120 millions d’euros, selon le communiqué. La drogue a été détruite.

Cette saisie est la deuxième plus importante faite dans le port de Rotterdam, après la découverte en 2005, de 4,2 tonnes de cocaïne dissimulées dans des enrouleurs de câbles, ont souligné les procureurs.

source: http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/pays-bas-plus-de-trois-tonnes-de-cocaine-saisies-par-les-douanes-7775673600

SOURCE: http://internationalinformant.wordpress.com/2014/11/30/pays-bas-plus-de-trois-tonnes-de-cocaine-saisies-par-les-douanes/

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ESPAGNE (Galice): la Guardia civil saisit 390 kilos de cocaïne

Guardia-Civil_artículo-03Siete detenidos y casi media tonelada de cocaína incautada en una operación antidroga en Galicia

ABC.esabcengalicia / la coruña
Día 18/11/2014 – 14.15h

Entre los detenidos se encuentran un empresario de Ordes y tres supuestos miembros de un clan arousano

La Guardia Civil ha intervenido durante el fin de semana un alijo de 390 kilos de cocaína en la localidad coruñesa de Ordes. La operación se ha saldado con siete detenidos, entre los que se encuentran un empresario ordense y tres personas supuestamente relacionadas con un clan arousano. Dado que la operación sigue abierta, todavía no se descartan nuevas detenciones.

Según las estimaciones, el valor del cargamento se podría situar alrededor de veinte millones de euros en el mercado negro. Este había sido transportado en camión hasta una nave del polígono industrial de la localidad, donde los agentes del grupo ECO de lucha contra el crimen organizado realizaron la detención del empresario y la incautación de la droga.

La operación se dirige desde el Juzgado de Instrucción Número 3 de Orihuela (Alicante), dadas las supuestas ramificaciones con las mafias levantinas, lo que ha provocado que los detenidos sólo hayan prestado la primera declaración en el Juzgado de Primera Instancia e Instrucción número 2 de Vilagarcía, que es el que estaba en funciones de guardia en la jornada del sábado.

Los próximos pasos que pretende dar la investigación es determinar la vía de llegada de la droga a territorio gallego, así como cuales serían sus redes y lugares inmediatos de distribución. Según el delegado del gobierno en Galicia, Santiago Villanueva, la cantidad de cocaína incautada aumenta a «prácticamente» 500 kilos y ha incidido en que la operación no se encuentra cerrada.

Prisión provisional

Además, fuentes del Tribunal Superior de Justicia de la Comunidad Valenciana han confirmado que para los tres detenidos en Arousa se ha decretado prisión provisional, comunicada y sin fianza.

En el marco de esta causa, que ha sido declarada secreta, varios detenidos han pasado también a disposición del juzgado de guardia de Orihuela, además de los arrestados que lo han hecho en Vilagarcía de Arousa.

Esta causa permanece abierta por supuesto delito contra la salud pública por tráfico de drogas, con independencia de que en una posterior calificación se incluyan otros, según han precisado las mismas fuentes judiciales.

FUENTE: http://www.abc.es/local-galicia/20141118/abci-cocaina-ordes-arousa-201411181136.html

MAS: http://www.elidealgallego.com/articulo/galicia/cocaina-intervenida-ultima-operacion-policial-llego-ordes-carretera-gijon/20141119004600217984.html

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Espagne (archipel des Canaries): saisie de près d’une tonne de cocaïne au sud des Canaries


La garde civile espagnole a saisi dimanche près d’une tonne de cocaïne à bord d’un voilier intercepté au sud de l’archipel des Canaries, a annoncé lundi le ministère de l’Intérieur. Les trois membres d’équipage qui voyageaient à bord du « Liberty Belle », deux Ukrainiens et un homme originaire de Serbie ont également été interpellés, a précisé le ministère dans un communiqué, ajoutant que le voilier naviguait sans pavillon.

LIBERTY BELLE

Le voilier intercepté en haute mer à 370 km au sud de l’archipel, transportait quelque 950 kilos de cocaïne, selon une première estimation qui doit être confirmée à terre, après l’arrivée de l’embarcation à l’île de Las Palmas (Canaries) prévue mardi.

Cette saisie intervient à peine dix jours après l’interception d’un autre voilier, transportant 600 kilos de cocaïne et battant pavillon tchèque. Ses quatre membres d’équipage, également Tchèques, ont été arrêtés. Le ministère de l’Intérieur a rapporté début novembre une forte hausse des saisies de cocaïne en 2013 (+28,6%) sans en expliquer les causes. L’Espagne reste le principal point de passage de la drogue arrivant en Europe.
Au total, 73,7% du cannabis et 41,2% de la cocaïne saisis en Europe en 2012 l’ont été en Espagne, selon le ministère.

http://www.charentelibre.fr/2014/11/17/espagne-saisie-de-pres-d-une-tonne-de-cocaine-au-sud-des-canaries,1925558.php

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Conférence sur la lutte contre les trafics à la 1ère édition du Salon International de l’Aérosurveillance Maritime

Événements du pôle Du mardi 09 décembre 2014 à 9:45 au mercredi 10 décembre 2014 à 19:00, Aéroport International du Castellet – 3100 Route des Hauts du Camp – 83330 Le Castellet

L’aéroport International du Castellet, les pôles de compétitivité Mer Méditerranée, Pégase, Optitec et Risques, le Cluster Eden ont le plaisir de vous informer de la 1ère édition du Salon International de l’Aérosurveillance Maritime qui se tiendra à l’aéroport du Castellet les 9 et 10 décembre 2014.

Cet événement axé sur un de nos domaines technologiques d’excellence et positionné sur des marchés stratégiques à fort potentiel de croissance, a pour vocation de rassembler des donneurs d’ordre, des PME, des offreurs et des clients.

Au programme :

  • Exposition (possibilité de réserver un stand afin de promouvoir ses produits et services)
  • Rendez vous BtoB organisés par la CCIR entre les différents participants : http://ace.talkb2b.net/
  • Vols de démonstration
  • Conférences

Ces conférences animées par des experts internationaux aborderont les sujets suivants :

  • Piraterie « Mutation et migration de la menace asymétrique maritime : de la corne de l’Afrique au Golfe de Guinée, quelles réponses industrielles face à ces évolutions ? »
  • Sûreté des infrastructures « Quelles réponses techniques face aux besoins grandissants de la mise en sécurité des infrastructures maritimes « Oil and Gas ? »
  • Lutte contre les trafics «  La contribution du Big Data pour la lutte contre les trafics par voie maritime »
  • Surveillance Environnementale, « Des nouveaux vecteurs aériens en réponse aux attentes en matière de surveillance environnementale maritime et littorale »

Télécharger le Flyer de la manifestation

N’hésitez pas à nous contacter pour tout complément d’information.

En espérant vous compter parmi nous pour cet événement !

Salon international de l'aerosurveillance maritime

Contact:

source: http://www.polemermediterranee.com/Agenda/Evenements-du-pole/1ere-edition-du-Salon-International-de-l-Aerosurveillance-Maritime

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COLOMBIE: retour sur le narcotrafiquant n°82 Alvaro Uribe Velez par Sergio Camargo

Le narcotrafiquant n°82 Alvaro Uribe Velez
oct 25 Publié par

LE NARCOTRAFIQUANT numéro 82, n’a jamais donné des sérieuses explications que puissent démentir sa complicité avec le plus puissant et sanguinaire cartel des drogues qui existe en Colombie, Le Cartel de Medellin et aussi les monstrueuses activités des escadrons de la mort, qu’il a crée lui-même sous le nom de coopératives de sécurité, CONVIVIR. En même temps qu’Álvaro Uribe Vélez faisait ses premiers pas en politique, ses relations d’amitié et d’affaires avec les principaux narco-criminels du nord de la Colombie se renforçaient au fur et à mesure que le narcotrafic se développait. Nous étions au début des années 80.

Avec le soutien des différentes familles et groupuscules mafieux du pays, le rusé et malhonnête politicien monte petit à petit les marches en direction du pouvoir absolu. D’abord comme simple fonctionnaire, ensuite comme directeur de l’Aéronautique Civil, puis comme gouverneur du département d’Antioquia (fief du narcotrafic), et enfin sénateur de la république en restant toujours lié à la mafia et au crime organisé. C’est en août 2002 que ce sinistre personnage arrive à la présidence de la Colombie avec l’appui conditionné de la mafia et l’aval des Etats-Unis.

Depuis, la terreur que vit le peuple colombien est quotidienne, les assassinats des syndicalistes, journalistes, indigènes, leaders populaires et défenseurs des droits humains ne s’arrêtent pas. Malgré sa prétendue lutte contre le trafic de drogues, de tonnes de cocaïne sortent continuellement des principales côtes et des aéroports du pays. Certains capos de la mafia ont été arrêtés, mais d’autres prennent le relais immédiatement avec la complicité de hauts fonctionnaires, des forces armées et des politiciens de la droite colombienne qui a gouverné le pays avec une main de fer pendant cent quatre vingt ans.

La Colombie est devenue un Narco-Etat, où les droits les plus élémentaires sont bafoués quotidiennement, mais pour les gouvernements des Etats-Unis et de l’Union Européenne c’est une démocratie presque parfaite et son narco-président un digne chef d’Etat. Pour la presse internationale cette histoire du peuple colombien faite de sang, de terreur, de corruption et d’ injustices n’existe pas. C’est un silence qui tue.

Sergio Camargo journaliste et écrivain est auteur de nombreux articles sur la réalité latino-américaine, il a été chef de rédaction de la revue « Latino-Amérique Aujourd’hui » et directeur de la revue « Universo Latino ». Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont l’essai Démocratie Réelle Universelle » (Bogotà 2004)

source: http://radiolatinos.free.fr/le-narcotrafiquant-82.htm

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SUISSE: 2 mafieux de la ‘Ndrangheta arrêtés

Publié: 1 novembre 2014 dans Infos – Presse libre

Originally posted on Les Hommes de l’antimafia:

Deux mafieux présumés de la ‘ndrangheta, la mafia calabraise, résidant en Thurgovie, ont été arrêtés dans la province de Reggio de Calabre, dans le sud de l’Italie, ont indiqué à l’ats vendredi les carabiniers de Reggio de Calabre. Ils confirmaient une information des agences de presse italiennes.

Des mandats d’arrêts ont été émis pour 16 autres membres présumés, qui se trouvent actuellement sur sol helvétique. Selon un porte-parole du commandement de carabiniers de Reggio de Calabre, ces 16 personnes sont recherchées par la police fédérale en Suisse.

Frauenfeld, canton de Thurgovie

Cellule à Frauenfeld

Contactés par l’ats, ni fedpol ni le Ministère public de la Confédération (MPC) ne pouvaient encore confirmer ces informations ou donner des détails. Les 18 suspects sont accusés d’association mafieuse aggravée entre les deux pays.

Les carabiniers italiens ont encore précisé qu’ils étaient tous liés à la cellule dite «locale» de la ‘ndrangheta à Frauenfeld (TG)…

LIRE: http://leshommesdelantimafia.wordpress.com/2014/08/22/2-mafieux-de-la-ndrangheta-arretes-en-suisse/

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Vaste coup de filet contre la mafia calabraise

Cela est arrivé en 2010, et depuis « The show must go on! »

Avatar de Contributeur AntimafiaANTIMAFIA.net

En 2010, près de 3 000 policiers italiens ont mené une vaste opération contre la ‘Ndrangheta à travers l’Italie. Plus de 300 personnes ont été arrêtées, dont le patron présumé de la pègre calabraise, notamment pour meurtre, détention et trafic d’armes.

L’opération était d’une ampleur exceptionnelle. Quelque 3 000 policiers ont été mobilisés en Calabre et dans le nord de l’Italie, plus de 300 mafieux présumés ont été arrêtés. En ligne de mire : la ‘Ndrangheta, très secrète et ultrapuissante mafia calabraise.

« Il s’agit de la plus importante opération menée ces dernières années contre la ‘Ndrangheta que nous avons touchée au cœur de son système criminel tant sur le plan organisationnel que patrimonial », s’est félicité le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni, à l’issue de l’opération. Des arrestations auraient également eu lieu aux Etats-Unis et au Canada.

Ce coup de filet avait couronné deux ans d’investigations de grande ampleur, menées après l’assassinat…

Voir l’article original 362 mots de plus

MAROC (Douane marocaine): Tanger: saisie de 2 tonnes 400 de cannabis

Tanger-Med : Plus de 2 tonnes de cannabis saisies au port

Deux tonnes et 390 kg de cannabis ont été saisis au port Tanger-Med, mercredi. /DR Tanger-Med : Plus de 2 tonnes de cannabis saisies au port
Dernière mise à jour le 30/10/2014 à 11:13

Une tentative de trafic de 2 tonnes et 390 kg de résine de cannabis (chira) a été avortée, mercredi, au port Tanger-Med, a appris la MAP, mercredi soir, de source douanière.

La drogue, dissimulée dans des plaquettes dans le remorque un camion à destination du sud de l’Espagne, a été saisie lors d’une opération conjointe de contrôle menée par les services de police et de la douane, a précisé la même source.

La police a interpellé le conducteur du camion et son assistant, lesquels ont fait l’objet d’une enquête préliminaire avant d’être déférés devant la justice.

source: http://www.aufait.ma/2014/10/30/saisie-2-tonnes-chira-au-port-tanger-med_632969

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Roberto Saviano, infiltré dans les archives policières, pour écrire « EXTRA PURE » par Marc Fievet (NS 55 DNRED)

J’ai acheté ce livre voici quarante huit heures.

Je me suis précipité sur les pages qu’il consacre à Claudio Pasquale Locatelli que j’ai bien connu, à Roberto Severa que j’ai connu , à Loredana Ferraro que j’ai bien connue, à Pasquale Ciolla que j’ai bien connu , à Heidi que j’ai bien connue et que j’ai présentée à Locatelli, au magistrat Domenico Catenacci que j’ai connu et à qui Locatelli offrait mensuellement une valise d’argent et quelques sorties dans les clubs de Marbella accompagné de Skora (Tiens, il n’apparait pas dans le récit de Roberto Saviano).

Pourquoi n’a-t-il pas parlé de l’OCTRIS et du commissaire Mario Le Corff?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé de Carlos Hernandez Rumbault?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des contacts pris à Zagreb avec l’aide des services officiels de Croatie?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des opérations menées par la GRC-RCMP? (5 TONNES 400 de cocaïne saisies sur le Cargo PACIFICO) ?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des opérations menées par le HM Customs and Excise contre le POSEIDON (saisie de 6 tonnes de cannabis) et arrestation de Bobby Mills, l’ex boyfriend de Heidi?

Il y a des raccourcis et des erreurs dans le récit de Roberto Saviano!

J’ai constaté que toute son « enquête » sur l’ opération Dinero et sur Claudio Pasquale Locatelli ne s’était inspirée que des sources officielles du DEA, du FBI, de la Guardia Civil, de la Policia espagnole, des Carabinieri etc. etc. omettant de parler de l’action de la DNRED (Douane française).

Pourquoi n’a-t-il pas posé des questions à Jean Paul Garcia, le patron de la DNRED (Douane française)?

Pourquoi n’est-il pas venu me poser des questions sur les 16 mois que j’ai passé, lors de mon infiltration, auprès de Claudio Pasquale Locatelli ?

Pourquoi, l’implication de la Guardia Civil, de la Policia espagnole (Gouvernement Felipe Gonzalez – Ministre Rafael Vera) dans le financement du GAL via le narcotrafic n’apparait pas?  Pourquoi n’a-t-il pas parlé du commissaire Ricardo Kohl d’Estepona?

Pourquoi le financement des dernières années de l’ IRA par le narcotrafic n’apparait pas?

Pour qui roule Roberto Saviano ?

Etait-il chargé de réécrire l’histoire de ces trente dernières années en matière de lutte contre le narcotrafic dans le seul but de glorifier ses seuls amis policiers?

Alors, ce livre « EXTRA PURE (Zéro, zéro, zéro ) » ne serait-il qu’un résumé de son « infiltration » dans des archives policières choisies?

marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-20131

Marc Fievet

NS 55 DNRED

PLUS http://marcfievet55.skyrock.com/3201997813-L-histoire-vraie-de-Marc-Fievet-qui-a-inspire-le-film-Gibraltar.html

SECRET DEFENSE

Le secret défense s’applique au dossier de Marc Fievet 

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Fievet)

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 RTL - Yves Calvi et Jacques Pradel ont reçu le vendredi 6 septembre 2013 :  Marc Fievet, infiltré au coeur de la mafia.Bonjour à tous ! A la une de L’heure du crime, l’histoire vraie d’un « infiltré », dont la mission était de faire tomber un réseau international de trafic de stupéfiants, et qui se retrouve quelques années plus tard condamné à perpétuité !

Cet homme s’appelle Marc Fievet. Il est mon invité. Son nom est peu ou pas connu du public, mais son aventure a inspiré les scénaristes du film « Gibraltar », qui sort mercredi prochain au cinéma.

Pendant six ans, il  était connu sous le nom de code NS 55. Il a permis aux services des douanes; qui l’avaient recruté en 1988, de récupérer près de 100 tonnes de stupéfiants !

En septembre 1994, un bateau lui appartenant est arraisonné dans l’Atlantique, au large de l’Espagne, avec plus de 5 tonnes de cocaïne. Considéré comme le numéro 2 du réseau, il est condamné à perpétuité, extradé en France où sa peine est ramenée à 20 ans, dont dix ans incompressibles.

Depuis sa sortie de prison, Marc Fievet se bat pour être réhabilité. Sa vie a été détruite. Il veut laver son honneur et que l’Etat reconnaisse qu’il était en service commandé !

Pour écouter:

http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/billet/vendredi-6-septembre-2013-infiltre-au-coeur-de-la-mafia-7764157204

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Barcelone: 400 kilos de cocaïne cachés dans des poissons surgelés

Le Monde.fr | 17.10.2014 à 21h53 • Mis à jour le 18.10.2014 à 11h15 | Par Matthieu Suc

Huit malfaiteurs — cinq Français et trois Espagnols — ont été interpellés, jeudi 16 octobre après-midi, dans la banlieue de Barcelone. D’après nos informations, ils étaient en train de réceptionner deux conteneurs de poissons surgelés dans lesquels étaient cachés plus de 400 kilos de cocaïne. La drogue et le poisson avait été expédiés par bateau de Colombie.Les enquêteurs français de l’office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) et espagnols de la police judiciaire de Carthagène, ont laissé débarquer la poudre, conditionnée dans des packs, par les dockers du port de Barcelone.

CINQ FRANÇAIS INTERPELLÉS

Les policiers ont attendu que les destinataires réceptionnent la marchandise à l’intérieur d’un entrepôt. En plus de la drogue, des armes ont été saisies : deux fusils d’assaut, une Kalachnikov et un Scorpio, et cinq armes de poing, dont trois pistolets automatiques.

Les cinq Français interpellés étaient tous sous le coup de mandats d’arrêt européens pour divers délits, principalement trafic de stupéfiants, et association de malfaiteurs. L’un des truands est originaire de Marseille, deux autres de Saint-Etienne.

Le quatrième, un Lyonnais, était recherché dans le cadre d’un trafic d’armes, qui vaut de dormir en prison à plusieurs membres de la « Dream Team », du nom de cette bande — la plus dangereuse d’Europe selon Interpol —, qui s’en prenait à des fourgons blindés et à des centres forts (locaux des entreprises de transport de fonds) dans les années 1990. Le cinquième Français avait de faux papiers. Vendredi soir, des recherches pour établir sa véritable identité étaient toujours en cours.

source: http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/10/17/400-kilos-de-cocaine-caches-dans-des-poisson-surgeles_4508362_3224.html

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  • Matthieu Suc
    Journaliste au Monde

La Mafia albanaise…et la base militaire étasunienne de Bondsteel

C’est un sujet qu’il est difficile d’aborder sur place. On est devant un mur du silence ou on ne reçoit que des réponses évasives.

Il faut en réalité parler de la mafia albano-kosovare parce qu’elle est originaire du nord-est de l’Albanie. Son influence a explosé suite à la guerre menée par l’OTAN en 1999.

Elle est alors devenue internationale et s’est spécialisée dans les trafics d’armes, d’organes , d’êtres humains et ensuite d’héroïne.

À l’origine, le Kanun, un code d’honneur datant du XVe siècle et assez semblable à celui de la mafia sicilienne régissait les villages de la région.

Avec la guerre du Kosovo et l’afflux d’armes livrées par les Occidentaux, cette mafia est devenue de plus en plus puissante. Des réfugiés albano-kosovares ont d’abord rejoint des organisations criminelles internationales. Ils ont ensuite créé leurs propres réseaux criminels.

Comme le Kosovo était devenu le trou noir de l’Europe, il a été facile d’organiser tous les trafics à partir de cette région, surtout que les dirigeants du pays semblaient être eux-mêmes impliqués dans ces trafics avec la complicité, au moins passive, des autorités otaniennes sur place.

Une probabilité non prouvée mais qui découle d’une simple déduction logique montrerait qu’il y a un lien entre l’immense base militaire étasunienne de Bondsteel et l’importation de l’héroïne en Europe.

Nous savons que les forces armées étasuniennes n’ont rien fait en 13 ans pour éradiquer la culture de l’opium en Afghanistan. Bien au contraire, la production a décuplé et 75 à 90 % de la production mondiale de pavot vient maintenant de là-bas.

Les voies terrestres ou navales ne devrait normalement pas aboutir en zone albano-kosovare. La voie aérienne, oui.

Quand on connait l’autonomie et l’impunité dont jouissent les services secrets étasuniens, on peut penser que le transport de l’héroïne est assuré par des avions faisant la liaison entre l’Afghanistan et la base de Bondsteel ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_Bondsteel) où elle est remise aux Albanais. Ce trafic viendrait alimenter les caisses noires de certains services spéciaux comme la CIA par exemple.

 

IMAGE: http://ddc.arte.tv/uploads/program_slideshow/image/2082613.jpg

La mafia albanaise distribue ensuite la drogue en Europe.

La spécialisation de la mafia albano-kosovare dans le trafic des êtres humains découle aussi de la présence de la base de Bondsteel qui a accueilli jusqu’à 7000 soldats de la KFOR. (4) La mafia s’était à cette époque chargée de fournir des prostituées aux « soldats de la paix » et elle a ensuite étendu ce trafic au reste du continent.

Le recyclage de cet argent sale se ferait dans l’immobilier albanais, principalement dans la construction d’hôtels au littoral et cela vient grossir le boom immobilier que connait le pays.

SOURCE  et PLUS: http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-pays-des-aigles-et-l-union-156651

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Jefes antidroga de 44 países tratarán en Paraguay el narcotráfico regional

30/09/2014 (20:16)

Asunción, 30 sep.- Los titulares de organismos antidroga de 44 países de Europa, América y Asia se reunirán del 6 al 10 de octubre en Paraguay, mayor productor de marihuana de Sudamérica, para analizar « los nuevos problemas en el cambiante mapa del narcotráfico », informó hoy el Gobierno paraguayo.

La vigésima cuarta Reunión de Jefes de Organismos Nacionales Encargados de Combatir el Tráfico Ilícito de Drogas en América Latina y el Caribe (HONLEA) pretende « facilitar la cooperación y coordinación » a nivel regional, según la Secretaría Nacional Antidrogas paraguaya (Senad).

En el encuentro participarán los países del continente, incluidos Estados Unidos y Cuba, y otras naciones que son también miembros de la entidad, como España, Alemania, Japón y Corea del Sur.

Los delegados realizarán actividades de forma privada « dirigidas a combatir el tráfico ilícito de drogas y determinar cuestiones prioritarias » a nivel regional, según el decreto presidencial que autoriza la actividad.

La reunión contará también con la participación de organizaciones como el Programa de Naciones Unidas para el Desarrollo (PNUD), la Policía Internacional (INTERPOL) y la Policía Europea (Europol), entre otras.

La Senad aseguró que el evento « permitirá demostrar la voluntad política del Gobierno (de Paraguay) en la lucha contra el tráfico ilícito y sus delitos conexos ».

Paraguay es el segundo productor de marihuana en América, por detrás de México. La Senad estima hay entre 5.000 y 8.000 hectáreas plantadas con marihuana, lo que supone una producción de entre 30.000 y 45.000 toneladas al año.

El 80 por ciento de la marihuana producida en Paraguay tiene como destino Brasil, mientras que el resto acaba en los otros países vecinos.

Un kilo de marihuana cuesta unos 60 dólares en Paraguay, en Brasil el casi se quintuplica y en Chile puede llegar a los 1.000 dólares, según datos de la Senad.

Además, el país sudamericano se ha convertido en una ruta de transformación en cocaína de la coca boliviana para su venta en Brasil y otros países, con la implantación de laboratorios clandestinos en su territorio, según las autoridades.

La Senad ha desmantelado varios laboratorios de en los últimos meses, incluido el primero que elaboraba éxtasis en el país guaraní y otro, también cerca de la frontera con Brasil, que producía hasta 100 kilogramos de cocaína a la semana.

fuente: http://www.radiointereconomia.com/2014/09/30/jefes-antidroga-de-44-paises-trataran-en-paraguay-el-narcotrafico-regional/

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DOUANE française: contrôles renforcés dans de nombreux points du territoire français.

DOUANE

Les 17 et 18 septembre 2014, les services douaniers ont effectué des contrôles renforcés dans de nombreux points du territoire français.

Deux journées de mobilisation renforcée contre la criminalité à large spectre

Publié le : mardi 23 septembre 2014
Deux journées de mobilisation renforcée contre la criminalité à large spectre
Mobilisation renforcée contre la criminalité à large spectre | © Douane
Les 17 et 18 septembre 2014, les services douaniers ont effectué des contrôles renforcés dans de nombreux points du territoire français.

Les effectifs mobilisés, totalisant environ 2 500 agents avaient pour objectif d’intercepter divers produits de fraude, en particulier les trafics de drogue, de cigarettes ou encore de contrefaçons.

Au cours de ces deux journées, la douane a collaboré étroitement avec différents services spécialisés de la police et de la gendarmerie mais également en relation avec ses homologues européens. Des contrôles ont été réalisés dans les gares internationales avec un appui significatif des services de la direction de la sûreté de la SNCF. Des saisies douanières ont été enregistrées sur la quasi-totalité des axes menant au territoire national (ports, aéroports, gares, gares routières, tunnel sous la Manche, centres de fret, de tri postal).

Les nombreuses saisies qui ont été réalisées par la douane illustrent la diversité des trafics contre lesquels elle est mobilisée :

  • une saisie de 10 kg de cocaïne à Orly en provenance des Antilles et destinée au marché européen ;
  • dans la région Nord-Pas-de-Calais, les douaniers ont découvert plus de 100 000 euros en numéraires cachés à l’intérieur d’un véhicule. Les suites judiciaires ont été confiées au Service national de douane judiciaire (SNDJ) ;
  • le mercredi 17 septembre 2014, les services douaniers de la gare de Lille Europe ont effectué le contrôle d’un train en provenance de Bruxelles et ont pu ainsi découvrir dans les valises de 3 voyageurs, 430 cartouches de cigarettes en provenance d’Europe de l’est, soit plus de 80 kg. La saisie d’une telle quantité de cigarettes à bord d’un train est plutôt rare. Au total, ce sont 230 kg de tabac et cigarettes qui ont été saisis pendant 48 h.

Par ailleurs,  l’ensemble des services douaniers a pu appréhender près de 2 000 articles de contrefaçon, généralement du textile, ainsi que trois spécimens repris à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction dite de Washington.

A l’occasion du contrôle d’envois postaux, la douane a découvert de nombreux produits contrefaits et dangereux pour la sécurité et la santé du public (faux viagra, de produits de maroquinerie contrefaits, drogues de synthèse).

Ces actions menées par la douane intervenaient dans le cadre d’une coopération transfrontalière renforcée et avec le soutien de l’agence européenne EUROPOL. Le bilan consolidé au niveau européen sera donné dans les prochains jours.

 

SOURCE:http://www.douane.gouv.fr/articles/a12190-deux-journees-de-mobilisation-renforcee-contre-la-criminalite-a-large-spectre

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MAROC – Narcotrafic: complicité de l’armée marocaine avec le narcotrafic dénoncé dans un nouveau livre

Lire aussi: MAROC: l’une des richesses du roi, c’est le commerce international de la drogue (Narcotrafic)..

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A qui profite l’argent du cannabis ?

La liberté de la presse progresse au Maroc. Un site, Le gri-gri, ose publier un article très complet sur une grosse branche du marzen, le business industriel du haschich entre le royaume et l’Europe. Avec un blanchiment moyen de 120 000 euros tous les deux jours, c’est un potentiel d’environ 22 millions d’euros annuel (près de 32 millions CHF) pour une seule filière approvisionnant quatre pays. L’enquête a révélé que 5 millions d’euros avaient transité par les banques suisses, le reste est passé par des comptes israéliens ou a été converti en or pour le retour au bled.

Une entreprise qui ne connaît pas la crise

Ce montant astronomique doit encore être augmenté des frais généraux et des salaires des employés européens pour arriver à une estimation valable du chiffre d’affaire, probablement plus de 25 millions d’euros. Voilà ce qu’un réseau peut collecter et sortir de l’économie légale européenne, voilà ce que nous coûte la prohibition du cannabis. On imagine qu’avec de telles liquidités, il est aisé « d’acheter la route » comme disent les trafiquants pour parler de corruption.

Artisanat ou industrie ?

On pourrait penser que ce réseau est particulièrement gros et livre des marchés très dynamiques. Pas du tout. Un rapport du Health Research Board (HRB) pour 2003 estime à 374 millions d’euros annuel le marché de la résine de cannabis en Irlande, un pays de seulement 4 millions d’habitants. Il faudrait donc quinze filières comme celle décrite dans Le gri-gri rien que pour couvrir le marché de la lointaine Irlande. Ou bien cette filière n’est qu’artisanale, ce qui explique qu’elle est démantelée, et il existe bien plus gros. Ou bien de nombreux entrepreneurs au Maroc et en Europe se livrent au même trafic de fourmi. Certainement un mélange des deux.

Peu de pressions internationales

Tant tous les cas, ces sommes doivent profiter à beaucoup de patrons, banquiers, policiers, douaniers, hommes politiques au Maroc, c’est sans doute la principale ressource du pays après les devises des travailleurs immigrés. Dans un pays pauvre et corrompu, le marzen n’a pas de peine à se développer. Mais pour des volumes et des sommes pareilles, il faut aussi des complicités en Europe. Comment ce petit pays pourrait-il tenir tête à ses puissants voisins ? Pourtant, Mohamed VI est courtisé par tous les dirigeants européens alors que son pays nous pompe chaque année des milliards d’euros hors taxes.

L’économie gangrenée

L’argent du hasch est perdu pour l’impôt en Europe mais il permet au Maroc de payer les nombreuses entreprises européennes, surtout françaises, qui travaillent dans ce pays. Les entrepreneurs européens impliqués dans l’import ou le blanchiment réinvestissent leurs profits, souvent dans leurs entreprises qui deviennent florissantes au prix d’une concurrence déloyale pour les entrepreneurs honnêtes du même secteur. Les banquiers, pas seulement suisses, peuvent-ils encore se passer de ces capitaux flottants souvent disponibles pour des opérations à haut risque ? L’argent du hasch pervertit notre économie à haut niveau, nous sommes loin de l’imagerie d’Epinal des gangs de cités qui survivent grâce au shitstème. Bien au-dessus d’eux, on construit des routes, des usines ou des armes avec l’argent qu’ils collectent en bout de chaîne.

Des solutions ?

Pour justifier la prohibition, on peut disserter des heures sur le syndrome amotivationnel des ados qui abusent du joint, on peut ergoter sur les taux de THC, on peut s’empoigner sur la liberté de disposer de son corps et de son esprit… mais chaque année qui passe sans solution pragmatique gangrène un peu plus notre économie. Une dépénalisation de la consommation privée des adultes et de l’autoproduction pourrait diviser en deux le marché noir sans paraître trop incitatif pour la jeunesse puisqu’il n’y a pas de commerce, donc risque de prosélytisme. Une réglementation de la production et de la distribution à but non lucratif peut être envisagée, ces clubs seraient un recours au marché noir pour les adultes. Un marché réglementé comme pour le tabac et l’alcool aurait le plus d’impact économique mais ne garantirait pas forcément une bonne répartition socio-géographique des emplois. Il n’a jamais été question d’un marché libre, sans restriction d’age, de publicité, de santé publique.

Les solutions existent, plus de 100.000 Suisses ont signé l’initiative populaire pour un marché réglementé, cela correspondrait à environ un million de Français si ce système de démocratie directe existait dans ce pays. Ce processus est assez long et incertain, il ne concerne qu’un pays, il doit servir d’exemple mais à long terme. Devrons-nous attendre dix ans pour réformer cette aberration destructrice ? Oui, si nous ne faisons pas davantage entendre nos arguments partout où c’est possible.

Laurent Appel

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Maroc : à qui profite le kif ?

Le procès qui s’est ouvert au tribunal de Bobigny le 5 septembre 2005 met à jour les coulisses d’un trafic de hasch, de devises et de lingots d’or. Le Gri-Gri révèle l’implication de magnats marocains et de commerçants du Sentier.

Longtemps, les autorités marocaines ont rabâché une version : le trafic de cannabis est organisé par des mafias étrangères exploitant des paysans du Rif sous-payés. Seulement, en France, pas moins de cinq procédures judiciaires contredisent cette rengaine. À en croire les enquêtes policières qui ont disséqué le fonctionnement de ce juteux commerce, les gros bonnets sont des magnats marocains de l’import-export associés à des commerçants du Sentier, temple parisien de la fringue, originaires du Royaume.

Le 5 septembre, une de ces procédures a abouti à l’ouverture d’un procès fleuve à Bobigny, en banlieue parisienne. Les 26 prévenus, pour la plupart des Marocains, sont accusés d’avoir participé au blanchiment de l’argent du haschich et à son rapatriement sous forme de devises et de lingots d’or vers leur pays d’origine. Entre 100 000 et 140 000 euros tous les deux jours

Une filière entièrement pilotée à distance par des négociants basés au Maroc.

Parmi eux, les C., une famille de Nador, propriétaire d’échoppes de tissus et de cybercafés dans plusieurs villes du Royaume. Une couverture, soupçonne la justice française. Dans leurs arrière-boutiques, ces commanditaires délivrent leurs instructions au jour le jour à leurs intermédiaires basés sur l’autre rive de la Méditerranée. Leur station-service située à Nador sert de plaque tournante. À l’aller, les tonnes de résine de cannabis y sont embarquées à bord de camionnettes, de 4×4, voire de bus. Direction la France, la Belgique, l’Allemagne, et les Pays-Bas.

Au retour, c’est aussi là que les billets et lingots d’or sont déchargés. La fraîche est alors investie dans l’immobilier et dans la culture du chanvre. Et l’or, refourgué aux bijoutiers. Plus intrigant, A. T., l’un des accusés-clés de ce procès (qui comparaît libre !), n’est autre que le bras droit d’un personnage fort connu : …. Soupçonné de blanchiment d’argent par la justice française, ce Franco-Marocain a été arrêté en avril 2004 à l’aéroport de New York et discrètement extradé vers Paris. Très proche, sous le règne d’Hassan II, de Mohamed Médiouri, puissant patron de la sécurité du Palais royal, il est le fils de …, un richissime homme d’affaires du Royaume qui a fait fortune dans le négoce de la ferraille et des engins de travaux publics. Un patriarche si influent qu’il a obtenu que son fils et son acolyte soient défendus par P. H., une star du barreau parisien, également avocat de M. R. (né au Maroc et ami de la couronne), de L. G. et de feu A. S.

D’après les écoutes téléphoniques, A. T., employé de … dans son magasin du Sentier, joue également les coursiers pour le compte de son patron, faisant la navette entre Paris et Lyon pour rapporter des sacs de sport bourrés de billets. Des sommes qu’il confie illico aux bons soins de M. C., collecteur en chef présumé du réseau, basé à Paris. Ce plombier de formation est soupçonné d’avoir organisé le ramassage, le blanchiment et l’expatriation hors de France de la totalité de l’argent issu de la vente du hachisch. Look gentillet, tempérament réservé, ce Marocain de 29 ans a toutes les qualités pour remplir sa discrète mission. De jour comme de nuit, il sillonne l’Hexagone et même l’Europe à bord de sa Mercedes pour récupérer le magot. En province, il ne se déplace jamais pour moins d’un « mètre », soit 100 000 euros dans le jargon des trafiquants. Début 2003, il aurait ainsi collecté 3,2 millions d’euros en deux mois.

Une fois l’argent récolté, l’efficace M. C. s’en débarrasse dans les 48 heures. Le grisbi est d’abord stocké à Clichy-la-Garenne chez A. B. dit le « Boupastélé » (le boulanger en arabe). Un modeste commerçant, en apparence, qui possède tout de même un million d’euros, trois boulangeries et une demi-douzaine d’appartements.

Puis une partie des espèces est écoulée via des comptes bancaires suisses et israéliens. Au total, 5 millions d’euros auraient transité vers le « pays propre », nom de code désignant la Confédération helvétique. Là, détail troublant, dans le dossier apparaît un nom donnant un tout autre relief à l’affaire : J. M.. Du fait de ses liens avec S. H., autre sommité marocaine, ce banquier suisse fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction Philippe Courroye pour blanchiment de capitaux provenant de crimes et délits dans le cadre de l’enquête sur les ventes d’armes à l’Angola.

Quant au reste du pactole, M. C. en convertit une grande partie en or. Chaque semaine, il commande entre 30 et 50 « fèves » auprès de deux agents de change de la Bourse et du Panthéon, à Paris, également poursuivis dans ce procès.

Dernière étape, l’expédition des devises restantes et des lingots vers le Maroc. Le trésor est planqué dans les portières et sièges des voitures confiées à des passeurs marocains, visiblement sélectionnés pour leur allure de bon père de famille. Le principal d’entre eux, A. M.. Bien qu’il soit surnommé « Khadafi », ce retraité de 62 ans, père de 6 enfants, n’a rien d’un bandit de grand chemin : petite moustache, lunettes rondes, visage poupin et aspect bonhomme. Et pourtant, il aurait transporté plus de 600 lingots. C’est lui qui, fin avril 2003, sera arrêté avec 400 000 euros camouflés dans sa vielle fourgonnette Mercedes.

Une interpellation qui permettra aux policiers de démanteler la branche française de ce réseau. Mais ils ne parviendront pas à remonter jusqu’aux commanditaires marocains. Seuls quatre mandats d’arrêts seront délivrés à l’encontre de membres du clan C.. Des mandats restés lettre morte. Plus curieux encore, malgré l’ampleur du trafic, aucun flic, ni douanier, ni gendarme du Royaume n’est inquiété. La complicité des douanes de Tanger ou d’ailleurs reste encore et toujours la partie la plus immergée de l’iceberg.

Les amis du gri-gri

SOURCE: http://www.chanvre-info.ch/info/fr/A-qui-profite-l-argent-du-cannabis.html

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Abdelaziz Bennani Bennani, général dénoncé par l’auteur

Un ancien officier de l’armée marocaine, Abdelila Issou, âgé de 49 ans, raconte dans ses mémoires le business obscur du Général Bennani, le chef de l’Etat Major des troupes marocaines opérant au Sahara Occidental. Selon lui il aurait ouvert les portes aux cartels colombiens pour qu’ils puissent introduire la cocaïne en Espagne.
Diplômé à l’Académie Royale militaire de Meknès, il a fini par travailler pour les services secrets espagnols, CNI, avant de s’exiler en Espagne en 2000.
Dans son livre « Mémoires d’un soldat marocain La Face cachée du royaume enchanté », Issou dénonce la corruption de la plus haute hiérarchie militaire marocaine en apportant des preuves accablantes de la complicité de l’armée marocaine avec le trafic de drogue.
Le lieutenant Abdelillah Issou commandait une unité qui patrouillait entre Cap Malabata, entre Tanger et Ceuta. Sa tournée commençait tous les jours à 21h02…

Voir l’article original 152 mots de plus

NARCOTRAFIC: l’E 411, axe autoroutier privilégié des dealers

Christophe Delait, substitut du procureur du roi à Arlon, relaye à l’audience du tribunal correctionnel d’Arlon une réflexion que lui a faite un policier arlonais:

 «Si l’on fermait l’autoroute E 411 au moins 24 heures, on empêcherait que des centaines de kilos de drogue transitent en une journée par cet axe routier.» C’est une boutade bien sûr, ce n’est pas demain qu’on fermera l’E 411, mais en attendant, les gros dealers aux Pays-Bas principalement, ne cessent d’envoyer leurs «mulets» ou hommes de main sur l’E 25 ou l’E 411 à destination du sud de la province de Luxembourg, le Grand-Duché et la Lorraine française pour ce qui nous intéresse.

Un homme de nationalité hollandaise précisément, un «drug runner» comme l’appelle le substitut Delait, s’est fait intercepter sur l’E 411 près d’Arlon avec 6,7 kg de cannabis dans le coffre de son véhicule.

Il devait livrer la cargaison à une adresse, rue de Strasbourg à Luxembourg (près de la gare). «Il n’est qu’un maillon de la chaîne, mais savait ce qu’il transportait. Il fait partie d’une organisation criminelle. Je réclame contre lui 3 ans de prison et 5 000€ d’amende», déclare Christophe Delait.

L’avocat du prévenu, Me Balaes, souligne la collaboration de son client qui est en aveux complets. L’avocat réclame le sursis pour tout ce qui excède la détention préventive.

Jugement le 16 octobre.

SOURCE: http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20140918_00530645

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Terroristes et trafiquants passent une alliance impie

Il existe un lien établi entre les trafiquants de drogues en Amérique latine, dont la Colombie, et les gangs armés dans la région du Sahel.

7764337469_marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-2013Après le SAC  (http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_d%27action_civique), le GAL  (http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupes_antiterroristes_de_lib%C3%A9ration) et  l’IRA  (http://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_r%C3%A9publicaine_irlandaise), c’est au tour des groupes islamistes présents dans le Sahel comme AQMI, le MUJAO, Ansar Dine et Boko Haram de « fonctionner » grâce aux profits générés par la cocaïne.

Les groupes terroristes disposent de deux sources principales de financement, explique le président de la CMAIS Mountacir Zian à Magharebia : le trafic de drogues et les enlèvements avec demande de rançons.

Imrane Binoual à Casablanca a contribué à ce reportage pour Magharebia – 12/09/2014

Alors que l’on craint que les combattants de l’État islamique (EI) ne deviennent une source d’inspiration pour les jihadistes hors du Moyen-Orient, les spécialistes lancent une mise en garde : le groupe a donné aux extrémistes de la zone du Sahel-Sahara le courage de s’enhardir.

Les groupes islamistes appartenant à la franchise al-Qaida sont d’ores et déjà solidement implantés sur de vastes territoires. Cette menace qui plane, associée à l’avancée de l’EI, a poussé l’Union africaine à tenir un sommet sur le terrorisme, le premier de ce type pour l’organisation.

Les chefs africains des services de renseignement, qui se sont réunis à Nairobi le mois dernier avant la conférence, ont également mis en garde contre « les alliances formées par les groupes terroristes dans le monde entier, la sophistication des sources de financement » et les « frontières poreuses » de l’Afrique, a rapporté l’AFP.

[AFP/Luis Robayo] L'annonce d'une saisie record de cocaïne le 8 septembre au Maroc met en lumière le lien qui unit la drogue, la criminalité et la sécurité frontalière au Maghreb.[AFP/Luis Robayo] L’annonce d’une saisie record de cocaïne le 8 septembre au Maroc met en lumière le lien qui unit la drogue, la criminalité et la sécurité frontalière au Maghreb.

Les jihadistes africains semblent en effet observer et apprendre de l’EI, alertent les experts.

« L’ampleur et la sophistication des récentes attaques, ainsi que la régionalisation accrue du terrorisme avec Boko Haram, al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et al-Shabaab, requiert une réponse collective plus robuste au niveau régional et continental, » a estimé l’Institut d’études sur la sécurité (ISS) dans un récent article.

Le sommet de l’Union africaine dans la capitale kényane a ouvert ses portes quelques heures après la mort d’ Ahmed Abdi Godane (alias Mukhtar Abu al-Zubayr), le commandant d’al-Shabaab, dans une frappe menée en Somalie par un drone américain.

« La paix et la stabilité de notre continent sont pour nous une source de préoccupation, » a déclaré le chef de l’État tchadien et président du conseil de sécurité de l’UA Idriss Déby Itno en inaugurant la conférence de Nairobi.

Seulement quelques semaines auparavant, le Conseil avait publié un rapport sur les dangers qui menacent la sécurité au Sahel.

« Les liens entre le terrorisme, le narcotrafic et la criminalité transfrontalière donnent aux groupes armés terroristes et criminels la capacité de régénération et de nuisance qui menace tous les pays du Sahel et au-delà, » indiquait ce rapport daté du 13 août. « Cette situation est aggravée par la porosité des frontières et les faibles capacités des États à y remédier. »

« La dégradation continue de la situation politique et sécuritaire en Libye s’ajoute aux préoccupations sécuritaires dans la région, » a souligné ce rapport de l’UA.

Les pays du Maghreb sont également confrontés à un autre problème.

Les autorités marocaines ont saisi une quantité record de 226 kilos de cocaïne, d’une valeur marchande estimée à quelque 20 millions d’euros, a annoncé la police lundi 8 septembre. La drogue était cachée dans des caisses de poissons à bord d’un camion réfrigéré en provenance du sud du pays.

Cet incident met en lumière le lien qui unit la drogue, la criminalité et la sécurité frontalière dans la région. Non seulement les stupéfiants transitent par les frontières du Maghreb, mais en plus, les recettes générées par leur vente contribuent au financement du terrorisme ; et les liens entre les terroristes et les barons de la drogue s’étendent sur la planète entière.

Le chemin emprunté par la cocaïne pour relier Afrique et Amérique du Sud porte même un surnom.

Selon la Compagnie méditerranéenne d’analyse et d’intelligence stratégique (CMAIS), cet itinéraire est connu sous le nom « Autoroute 10 ». Un nom qui fait référence au dixième parallèle, le plus court chemin entre les continents, que ce soit par les airs ou par la mer.

La drogue traverse le Maghreb avant de rejoindre l’Europe.

La frontière tunisienne, une zone dangereuse

Dès le mois de décembre dernier, le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal avait alerté les autorités tunisiennes sur le fait que les groupes terroristes présents dans le Jebel Chaambi tiraient leur financement des recettes de la contrebande.

Les frontières tunisiennes sont devenues un vivier pour les extrémistes, les jihadistes et les criminels, avait souligné le Groupe international de crise à l’automne dernier. Des drogues dures, des armes et des explosifs entrent régulièrement en Tunisie en provenance de Libye, a précisé ce groupe de recherche dans un rapport détaillé, baptisant ce phénomène « islamo-gangstérisme ».

Ces gangs combinent jihadisme et crime organisé.

« Les mouvements terroristes et les réseaux de trafiquants entretiennent des relations étroites dans les régions frontalières, en particulier dans les zones clairement sous-développées, » expliquait ce rapport.

Les trafiquants de drogues font passer de la cocaïne à travers le Sahel avec l’aide des terroristes, en empruntant les itinéraires des caravanes, et ce partenariat du crime fournit aux extrémistes meurtriers une nouvelle source de revenus.

Les groupes islamistes présents dans le Sahel comme AQMI, le MUJAO, Ansar Dine et Boko Haram fonctionnent grâce aux profits générés par la cocaïne.

Les groupes terroristes disposent de deux sources principales de financement, explique le président de la CMAIS Mountacir Zian à Magharebia : le trafic de drogues et les enlèvements avec demande de rançons.

« Il existe un lien établi entre les trafiquants de drogues en Amérique latine, dont la Colombie, et les gangs armés dans la région du Sahel. D’importantes quantités de stupéfiants proviennent d’Amérique latine, par avion ou par bateau, » souligne-t-il.

Les terroristes tirent différents types de profits de leurs partenariats avec les narcotrafiquants.

« Parce qu’ils échangent leurs services en matière d’acheminement de la drogue contre des armes, des technologies de la communication, etc. Cela leur permet d’envoyer leurs recrues se former en Syrie et dans d’autres régions, de diffuser leur propagande sur Internet, d’imprimer des brochures, de faire des vidéos, de distribuer des bandes, entre autres choses, » précise-t-il.

Et la région du Sahel-Sahara a prouvé qu’elle était une bénédiction pour les barons de la drogue, relève un autre spécialiste de haut niveau de la sécurité de la région, Mohamed Benhammou.

En Afrique, les trafiquants ont découvert un itinéraire alternatif, déclare Benhammou, qui préside la Fédération africaine des études stratégiques (FAES) et le Centre marocain d’études stratégiques (CMES).

« Cet itinéraire permet d’acheminer des drogues comme la cocaïne depuis l’Amérique latine jusqu’aux pays d’Afrique de l’Ouest, du Sahel et du Sahara, » poursuit Benhammou.

« Un kilo de cocaïne s’échange pour une somme comprise entre 26 000 et 27 000 euros dans les pays du Sahel et du Sahara, » explique-t-il.

Une fois la cocaïne arrivée, elle est transportée sur les anciennes routes des caravanes par des gangs armés qui opèrent sous la protection des jihadistes.

Ces cartels de trafiquants ont trouvé un soutien auprès de réseaux très actifs en Afrique de l’Ouest, au Sahel au Sahara, ajoute Benhammou.

« C’est une région qui a connu énormément de trafics de cigarettes, de carburant, de nourriture et d’autres marchandises […] La contrebande est donc un phénomène très bien implanté, » précise l’analyste.

Pour Khalid Chegraoui, professeur à l’Institut d’études africaines, le trafic depuis le Sahel en direction de l’Afrique du Nord et de l’Europe n’a cessé d’augmenter ces dernières années, principalement en raison de l’arrivée des groupes jihadistes.

« De nombreux membres de ces mouvements étaient et sont toujours des trafiquants célèbres, comme Mokhtar Belmokhtar, qui était à ses débuts un important trafiquant de cigarette et qui est désormais l’un des leaders du terrorisme au Sahel et au Sahara, » indique Chegraoui.

Personne ne peut nier les liens « congénitaux » qui unissent trafic de drogues et terrorisme, explique Hatem Ben Salem, ancien ministre tunisien de l’Éducation devenu spécialiste des questions sécuritaires.

« L’émergence de nouvelles technologies sophistiquées permettant de surveiller et maintenir la sécurité aux frontières de l’Europe a conduit les barons de la drogue d’Amérique du Sud à exploiter les zones de non-droit apparues à l’issue des évènements de 2011 en Libye et en Tunisie pour y créer de nouveaux itinéraires, qui permettront de trafiquer des stupéfiants vers l’Europe, » ajoute-t-il.

Le trafic est une activité dangereusement attrayante pour les jeunes désœuvrés qui vivent dans les régions frontalières des pays du Maghreb, souligne Ben Salem.

La situation d’instabilité et d’insécurité a fait apparaître de nouveaux acteurs, relève-t-il, ajoutant que des sommes d’argent considérables ont été utilisées pour acheter la coopération des communautés locales, qui sont devenues des maillons de la chaîne du narcotrafic.

« Avec l’argent généré par le trafic de drogues, particulièrement la cocaïne, le réseau complexe du terrorisme représente désormais une menace majeure pour l’équilibre stratégique du Maghreb. Il est également l’une des causes principales de l’instabilité que connait la région euro-méditerranéenne, » déclare l’ancien ministre à Magharebia.

« Le rôle des groupes terroristes ne se limite plus à assurer la protection des convois qui acheminent la drogue jusqu’aux ports libyens et tunisiens. Il s’est aujourd’hui étendu et englobe la vente des stupéfiants et d’autres marchandises illégales, » poursuit Ben Salem.

L’arrivée des terroristes a redynamisé les trafics, ajoute Chegraoui. « Ceci a permis aux groupes islamistes qui coopèrent directement avec les cartels latino-américains de poursuivre leurs activités, et a entraîné la marginalisation des populations locales, en faisant d’elles des trafiquants, » dit-il.

Lors du sommet de l’Union africaine, le Président tchadien Idriss Deby a confirmé ce danger : « les attaques commises dans la région du Sahel, les actes terroristes perpétrés par Boko Haram au Nigeria et dans d’autres parties de l’Afrique occidentale […] ne font que nous motiver davantage à intensifier nos efforts pour combattre ce fléau. »

« Le terrorisme et le crime organisé nous obligent à entreprendre une action commune, » a-t-il affirmé.

source: http://magharebia.com/fr/articles/awi/reportage/2014/09/12/reportage-01

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L’Azerbaïdjan se tait à propos de l’autoroute de l’héroïne avec la Géorgie

 Même dans le meilleur des cas, le gouvernement azerbaïdjanais n’est pas très bavard. Mais son silence aux murs de pierre après que son voisin la Géorgie ait triomphalement confisqué de l’héroïne sur la frontière entre la Géorgie et l’Azerbaïdjan pour une une valeur d’environ 175 millions de dollars a suscité des questions sur les raisons de sa réserve.

Le 11 Juillet, la police géorgienne des frontières a trouvé un record de 2,79 tonnes d’héroïne liquide à l’intérieur de 93 conteneurs de 30 kg de lessive à la main véhiculées par un camion entre l’Azerbaïdjan et la Géorgie. Une vidéo diffusée par le ministère géorgien de l’Intérieur montre que les conteneurs portaient des drapeaux géorgiens et l’inscription « Clean Géorgie ». Le camion de marchandises affiche un nom légèrement floue de “Go“ ou “G3“ et le marquage “Internationale Spedition.“

Dans une déclaration du 25 juillet à un comité parlementaire géorgien, le ministre de l’Intérieur géorgien Aleksandre Chikaidze a affirmé que la cargaison appartenait à des Talibans d’Afghanistan qui, a-t-il allégué, avait financé son expédition vers l’Europe a rapporté le magazine de nouvelles Tabula. Deux citoyens géorgiens ont été arrêtés dans le cadre de l’expédition.

Chikaidze plus tôt avait affirmé que le marchandise avait voyagé de l’Afghanistan via l’Iran à l’Azerbaïdjan, et a été dirigé vers la Turquie et vers l’Europe. Citant une enquête en cours, il a refusé de faire davantage de commentaires.

Le statut de l’Azerbaïdjan et de la Géorgie dans le cadre d’un corridor de stupéfiants en provenance d’Afghanistan et de l’Iran vers l’Europe a été établi Les deux pays coopèrent avec les Nations Unies et la Drug Enforcement Administration des États-Unis (DEA) afin de sévir contre les réseaux internationaux de trafiquants.

Au cours des neuf premiers mois de 2012, la dernière année pour laquelle l’information est disponible, l’Azerbaïdjan a confisqué un total de plus de 654 kg de stupéfiants, selon le Département d’Etat américain, citant des données du gouvernement azerbaïdjanais.

Ce record du passé -qui a valu les éloges du département d’État – invite des Azerbaïdjanais à se demander comment l’héroïne a réussi à passer le contrôle azerbaïdjanais des frontières et en Géorgie.

Mais les responsables azerbaïdjanaises ne parlent pas.

Dans des commentaires à EurasiaNet.org, le porte-parole du service de contrôle des frontières de l’Azerbaïdjan Elhan Nagiyev a dit que son agence n’avait « aucune information » sur la saisie d’héroïne liquide à la frontière entre l’Azerbaïdjan et la Géorgie. « Les organes répressifs géorgiens ne nous ont pas saisi » pour les aider pour cette mission, a-t-il ajouté.

Le Porte-parole du Comité national des douanes d’Azerbaïdjan, le Ministère de l’Intérieur et le ministère de la Sécurité nationale ont également refusé de faire des commentaires.

Cependant un expert du trafic de drogue local estime que le gouvernement azerbaïdjanais a du coopérer avec les autorités géorgiennes sur cette saisie de drogue.

« Ces opérations sont en préparation depuis des mois et impliquent un réseau d’agents secrets » a déclaré Mazahir Efendiyev, coordinateur national de l’Azerbaïdjan pour le Programme antidrogue dans le Caucase du Sud de l’Organisation des Nations Unies.

Citant des sources gouvernementales anonymes, le journal pro-opposition Yeni Musavat a allégué que le ministre géorgien de l’Intérieur Chikaidze a discuté des détails de l’opération avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, le ministre de l’Intérieur Ramil Usubov et le chef du contrôle des frontières Eltchine Guliyev au cours d’une visite officielle du 13 au 16 mai à Bakou.

À l’époque, les médias azerbaïdjanais ont signalé que Chikaidze avait discuté de « questions de frontières ».

Si le rapport du journal Yeni Musavat est exact, certains observateurs se demandent pourquoi Bakou ne reconnaît pas son succès public avec la Géorgie.

Le Rapport 2014 d’International Narcotics Control Strategy du Département d’État des États-Unis estime que « jusqu’à 11 tonnes de stupéfiants », en grande partie à partir de l’Iran voisin, voyagent à travers l’Azerbaïdjan chaque année. La Turquie resserre ses contrôles aux frontières, l’Azerbaïdjan pourrait devenir « un pays de transit de plus en plus favorisé pour les drogues » a posé le rapport.

Les nouvelles de drogue d’héroïne liquide saisie par l’Azerbaïdjan et la Géorgie servirait à renforcer le message que Bakou prend cette menace au sérieux.

Mais Efendiyev affirme que peut-être Bakou a décidé de rester calme pour laisser la Géorgie, « un pays ami », gagner le feu des projecteurs et améliorer son propre prestige politique intérieur. L’annonce de Tbilissi sur la saisie d’héroïne a eu lieu deux jours avant les élections locales en Géorgie, un vote que la coalition du Rêve géorgien du gouvernement a gagné.

Ex-officier du contre-espionnage Arastun Orujlu, directeur du Centre de recherche pro-opposition Est-Ouest, voit une autre raison possible au silence de Bakou.

« Le service de contrôle ou les douanes de la frontière de l’Azerbaïdjan ne font pas leur travail correctement ou. . . ces les propriétaires de [ces drogues], ont de forts amis dans ces organes » a présumé Orujlu.

Le Conseil national des forces démocratiques, un bloc des plus grands partis de l’opposition de l’Azerbaïdjan, a fait écho à cette allégation, condamnant le gouvernement pour n’avoir rien dit sur la saisie d’héroïne, mais de faire des annonces « très fortes » sur l’arrestation de « militants de la société civile sur les faux possessions de drogues ».

Le gouvernement n’a pas répondu. Efendiyev a rejetté toute discussion sur les liens entre les trafiquants de drogue et des fonctionnaires azerbaïdjanais, notant que le pays a confisqué « plus de 10 tonnes » de stupéfiants depuis 2007.

Pourtant, malgré cette vigilance, a-t-il ajouté, « bien sûr, les barons régionaux de la drogue ont leur présence dans le pays ».

L’ambassade américaine à Bakou n’a pas répondu aux demandes de commentaires sur un rôle possible par la DEA américaine dans la détection de l’envoi d’héroïne liquide.

Le Département d’Etat a écrit dans son rapport « Stratégie internationale de contrôle des stupéfiants » que la DEA, qui a formé les employés de l’Etat azerbaïdjanais au travail anti-stupéfiants, « a contribué à ce que l’Azerbaïdjan poursuive les organisations internationales de trafic de drogue en 2013 ».

Il a noté que Bakou a fourni « une coopération extraordinaire » dans la lutte contre le trafic de drogue, et a déclaré qu’il s’attend à ce « que ce soutien se poursuivra ».

Note de la rédaction :

Shahin Abbasov est un journaliste indépendant basé à Bakou.

Eurasianet

vendredi 5 septembre 2014,
Stéphane ©armenews.com

SOURCE: http://www.armenews.com/article.php3?id_article=102781

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GIBRALTAR, le film diffusé actuellement sur Canal +, s’est inspiré très librement de l’histoire de Marc Fievet

Quelques opérations parmi d’autres!

Eté 1993

Quelques problèmes en mer d’Oman!

ile-de-Socotra

L’intervention américaine en Somalie perturbe les plans de Claudio Pascuale Locatelli. Des avions de l’US Air force ne cessent de survoler la zone où le cannabis afghan enlevé dans la région de Gwadar, sur la côte ouest du Pakistan, devait être transféré à bord du Melor, entre l’extrême Est du Yémen et le Nord de l’île de Socotra.

Le cargo iranien qui avait chargé  dans le port pakistanais n’a pu attendre le Melor et a improvisé en transférant les trente-deux tonnes  à bord d’un discret boutre local qui attend sagement le navire Melor dans la zone de Obock, au nord-est de Djibouti, sans attirer l’attention des pilotes américains.

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D’un saut d’avion, NS 55 (Marc Fievet) va rejoindre l’équipage en escale à Djibouti avant l’opération de chargement, et s’assure que tout est en ordre.

Le transbordement  s’effectuera le 14 juillet  1993 sans problème.

MELORM/S Melor finançé à l’origine par la Douane française pour l’opération « Claudine » menée avec le British Customs Excise

mer-d-Oman-golf-d-Oman-golf

Malheureusement le Melor n’a qu’un « Brons » de 360 CV et ne peut affronter les vagues , le vent et les courants de la mousson qui s’est établi dans l’océan indien.

mousson-so-ne

Claudio Pascuale Locatelli trouve la solution en nolisant un « supplyer » à Mascate.

supplyer

Gil, le  responsable de la marchandise, a suivi avec le télex du Melor pour assurer la continuité des communications. Toutes les factures qui arrivent à la compagnie Rio Plata ltd de Gibraltar seront transmises à Jean Paul Garcia, attaché de la Douane française à Madrid, aujourd’hui en 2014 directeur de la DNRED;

Les numéros contactés parleront: des échanges avec un télex dans le Var en France mais sur liste rouge…Et de nombreux échanges avec une grande banque de New York!

Le TRACFIN n’ a certainement pas eu les moyens de s’exprimer!

Début novembre 1993 en atlantique nord

Europe-mers-d-Europe-Océan-Atlantique-Amérique-du-Nord

27 tonnes pour le Canada

Ricky Anthony Parsons, rentre au port de Clarenville-St Jones, au Nouveau Brunswick.  Son bateau, le « M/V Cutknife II » est chargé de vingt-sept tonnes de cannabis afghan qu’il a récupéré sur le supplyer  en eaux internationales. La Royal Canadian Mounted Police (RCMP)  saisit la cargaison.

5 tonnes pour l’Angleterre

Le 3 novembre, un bateau de pêche, le  » Schema  » est arraisonné par les douanes anglaises à Bideford, en Cornouailles. Il y a cinq tonnes de cannabis afghan à bord.

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