AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — marcfievet@live.fr — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

Terroristes et trafiquants passent une alliance impie

Il existe un lien établi entre les trafiquants de drogues en Amérique latine, dont la Colombie, et les gangs armés dans la région du Sahel.

7764337469_marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-2013Après le SAC  (http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_d%27action_civique), le GAL  (http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupes_antiterroristes_de_lib%C3%A9ration) et  l’IRA  (http://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_r%C3%A9publicaine_irlandaise), c’est au tour des groupes islamistes présents dans le Sahel comme AQMI, le MUJAO, Ansar Dine et Boko Haram de « fonctionner » grâce aux profits générés par la cocaïne.

Les groupes terroristes disposent de deux sources principales de financement, explique le président de la CMAIS Mountacir Zian à Magharebia : le trafic de drogues et les enlèvements avec demande de rançons.

Imrane Binoual à Casablanca a contribué à ce reportage pour Magharebia – 12/09/2014

Alors que l’on craint que les combattants de l’État islamique (EI) ne deviennent une source d’inspiration pour les jihadistes hors du Moyen-Orient, les spécialistes lancent une mise en garde : le groupe a donné aux extrémistes de la zone du Sahel-Sahara le courage de s’enhardir.

Les groupes islamistes appartenant à la franchise al-Qaida sont d’ores et déjà solidement implantés sur de vastes territoires. Cette menace qui plane, associée à l’avancée de l’EI, a poussé l’Union africaine à tenir un sommet sur le terrorisme, le premier de ce type pour l’organisation.

Les chefs africains des services de renseignement, qui se sont réunis à Nairobi le mois dernier avant la conférence, ont également mis en garde contre « les alliances formées par les groupes terroristes dans le monde entier, la sophistication des sources de financement » et les « frontières poreuses » de l’Afrique, a rapporté l’AFP.

[AFP/Luis Robayo] L'annonce d'une saisie record de cocaïne le 8 septembre au Maroc met en lumière le lien qui unit la drogue, la criminalité et la sécurité frontalière au Maghreb.[AFP/Luis Robayo] L’annonce d’une saisie record de cocaïne le 8 septembre au Maroc met en lumière le lien qui unit la drogue, la criminalité et la sécurité frontalière au Maghreb.

Les jihadistes africains semblent en effet observer et apprendre de l’EI, alertent les experts.

« L’ampleur et la sophistication des récentes attaques, ainsi que la régionalisation accrue du terrorisme avec Boko Haram, al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et al-Shabaab, requiert une réponse collective plus robuste au niveau régional et continental, » a estimé l’Institut d’études sur la sécurité (ISS) dans un récent article.

Le sommet de l’Union africaine dans la capitale kényane a ouvert ses portes quelques heures après la mort d’ Ahmed Abdi Godane (alias Mukhtar Abu al-Zubayr), le commandant d’al-Shabaab, dans une frappe menée en Somalie par un drone américain.

« La paix et la stabilité de notre continent sont pour nous une source de préoccupation, » a déclaré le chef de l’État tchadien et président du conseil de sécurité de l’UA Idriss Déby Itno en inaugurant la conférence de Nairobi.

Seulement quelques semaines auparavant, le Conseil avait publié un rapport sur les dangers qui menacent la sécurité au Sahel.

« Les liens entre le terrorisme, le narcotrafic et la criminalité transfrontalière donnent aux groupes armés terroristes et criminels la capacité de régénération et de nuisance qui menace tous les pays du Sahel et au-delà, » indiquait ce rapport daté du 13 août. « Cette situation est aggravée par la porosité des frontières et les faibles capacités des États à y remédier. »

« La dégradation continue de la situation politique et sécuritaire en Libye s’ajoute aux préoccupations sécuritaires dans la région, » a souligné ce rapport de l’UA.

Les pays du Maghreb sont également confrontés à un autre problème.

Les autorités marocaines ont saisi une quantité record de 226 kilos de cocaïne, d’une valeur marchande estimée à quelque 20 millions d’euros, a annoncé la police lundi 8 septembre. La drogue était cachée dans des caisses de poissons à bord d’un camion réfrigéré en provenance du sud du pays.

Cet incident met en lumière le lien qui unit la drogue, la criminalité et la sécurité frontalière dans la région. Non seulement les stupéfiants transitent par les frontières du Maghreb, mais en plus, les recettes générées par leur vente contribuent au financement du terrorisme ; et les liens entre les terroristes et les barons de la drogue s’étendent sur la planète entière.

Le chemin emprunté par la cocaïne pour relier Afrique et Amérique du Sud porte même un surnom.

Selon la Compagnie méditerranéenne d’analyse et d’intelligence stratégique (CMAIS), cet itinéraire est connu sous le nom « Autoroute 10 ». Un nom qui fait référence au dixième parallèle, le plus court chemin entre les continents, que ce soit par les airs ou par la mer.

La drogue traverse le Maghreb avant de rejoindre l’Europe.

La frontière tunisienne, une zone dangereuse

Dès le mois de décembre dernier, le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal avait alerté les autorités tunisiennes sur le fait que les groupes terroristes présents dans le Jebel Chaambi tiraient leur financement des recettes de la contrebande.

Les frontières tunisiennes sont devenues un vivier pour les extrémistes, les jihadistes et les criminels, avait souligné le Groupe international de crise à l’automne dernier. Des drogues dures, des armes et des explosifs entrent régulièrement en Tunisie en provenance de Libye, a précisé ce groupe de recherche dans un rapport détaillé, baptisant ce phénomène « islamo-gangstérisme ».

Ces gangs combinent jihadisme et crime organisé.

« Les mouvements terroristes et les réseaux de trafiquants entretiennent des relations étroites dans les régions frontalières, en particulier dans les zones clairement sous-développées, » expliquait ce rapport.

Les trafiquants de drogues font passer de la cocaïne à travers le Sahel avec l’aide des terroristes, en empruntant les itinéraires des caravanes, et ce partenariat du crime fournit aux extrémistes meurtriers une nouvelle source de revenus.

Les groupes islamistes présents dans le Sahel comme AQMI, le MUJAO, Ansar Dine et Boko Haram fonctionnent grâce aux profits générés par la cocaïne.

Les groupes terroristes disposent de deux sources principales de financement, explique le président de la CMAIS Mountacir Zian à Magharebia : le trafic de drogues et les enlèvements avec demande de rançons.

« Il existe un lien établi entre les trafiquants de drogues en Amérique latine, dont la Colombie, et les gangs armés dans la région du Sahel. D’importantes quantités de stupéfiants proviennent d’Amérique latine, par avion ou par bateau, » souligne-t-il.

Les terroristes tirent différents types de profits de leurs partenariats avec les narcotrafiquants.

« Parce qu’ils échangent leurs services en matière d’acheminement de la drogue contre des armes, des technologies de la communication, etc. Cela leur permet d’envoyer leurs recrues se former en Syrie et dans d’autres régions, de diffuser leur propagande sur Internet, d’imprimer des brochures, de faire des vidéos, de distribuer des bandes, entre autres choses, » précise-t-il.

Et la région du Sahel-Sahara a prouvé qu’elle était une bénédiction pour les barons de la drogue, relève un autre spécialiste de haut niveau de la sécurité de la région, Mohamed Benhammou.

En Afrique, les trafiquants ont découvert un itinéraire alternatif, déclare Benhammou, qui préside la Fédération africaine des études stratégiques (FAES) et le Centre marocain d’études stratégiques (CMES).

« Cet itinéraire permet d’acheminer des drogues comme la cocaïne depuis l’Amérique latine jusqu’aux pays d’Afrique de l’Ouest, du Sahel et du Sahara, » poursuit Benhammou.

« Un kilo de cocaïne s’échange pour une somme comprise entre 26 000 et 27 000 euros dans les pays du Sahel et du Sahara, » explique-t-il.

Une fois la cocaïne arrivée, elle est transportée sur les anciennes routes des caravanes par des gangs armés qui opèrent sous la protection des jihadistes.

Ces cartels de trafiquants ont trouvé un soutien auprès de réseaux très actifs en Afrique de l’Ouest, au Sahel au Sahara, ajoute Benhammou.

« C’est une région qui a connu énormément de trafics de cigarettes, de carburant, de nourriture et d’autres marchandises […] La contrebande est donc un phénomène très bien implanté, » précise l’analyste.

Pour Khalid Chegraoui, professeur à l’Institut d’études africaines, le trafic depuis le Sahel en direction de l’Afrique du Nord et de l’Europe n’a cessé d’augmenter ces dernières années, principalement en raison de l’arrivée des groupes jihadistes.

« De nombreux membres de ces mouvements étaient et sont toujours des trafiquants célèbres, comme Mokhtar Belmokhtar, qui était à ses débuts un important trafiquant de cigarette et qui est désormais l’un des leaders du terrorisme au Sahel et au Sahara, » indique Chegraoui.

Personne ne peut nier les liens « congénitaux » qui unissent trafic de drogues et terrorisme, explique Hatem Ben Salem, ancien ministre tunisien de l’Éducation devenu spécialiste des questions sécuritaires.

« L’émergence de nouvelles technologies sophistiquées permettant de surveiller et maintenir la sécurité aux frontières de l’Europe a conduit les barons de la drogue d’Amérique du Sud à exploiter les zones de non-droit apparues à l’issue des évènements de 2011 en Libye et en Tunisie pour y créer de nouveaux itinéraires, qui permettront de trafiquer des stupéfiants vers l’Europe, » ajoute-t-il.

Le trafic est une activité dangereusement attrayante pour les jeunes désœuvrés qui vivent dans les régions frontalières des pays du Maghreb, souligne Ben Salem.

La situation d’instabilité et d’insécurité a fait apparaître de nouveaux acteurs, relève-t-il, ajoutant que des sommes d’argent considérables ont été utilisées pour acheter la coopération des communautés locales, qui sont devenues des maillons de la chaîne du narcotrafic.

« Avec l’argent généré par le trafic de drogues, particulièrement la cocaïne, le réseau complexe du terrorisme représente désormais une menace majeure pour l’équilibre stratégique du Maghreb. Il est également l’une des causes principales de l’instabilité que connait la région euro-méditerranéenne, » déclare l’ancien ministre à Magharebia.

« Le rôle des groupes terroristes ne se limite plus à assurer la protection des convois qui acheminent la drogue jusqu’aux ports libyens et tunisiens. Il s’est aujourd’hui étendu et englobe la vente des stupéfiants et d’autres marchandises illégales, » poursuit Ben Salem.

L’arrivée des terroristes a redynamisé les trafics, ajoute Chegraoui. « Ceci a permis aux groupes islamistes qui coopèrent directement avec les cartels latino-américains de poursuivre leurs activités, et a entraîné la marginalisation des populations locales, en faisant d’elles des trafiquants, » dit-il.

Lors du sommet de l’Union africaine, le Président tchadien Idriss Deby a confirmé ce danger : « les attaques commises dans la région du Sahel, les actes terroristes perpétrés par Boko Haram au Nigeria et dans d’autres parties de l’Afrique occidentale […] ne font que nous motiver davantage à intensifier nos efforts pour combattre ce fléau. »

« Le terrorisme et le crime organisé nous obligent à entreprendre une action commune, » a-t-il affirmé.

source: http://magharebia.com/fr/articles/awi/reportage/2014/09/12/reportage-01

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L’Azerbaïdjan se tait à propos de l’autoroute de l’héroïne avec la Géorgie

 Même dans le meilleur des cas, le gouvernement azerbaïdjanais n’est pas très bavard. Mais son silence aux murs de pierre après que son voisin la Géorgie ait triomphalement confisqué de l’héroïne sur la frontière entre la Géorgie et l’Azerbaïdjan pour une une valeur d’environ 175 millions de dollars a suscité des questions sur les raisons de sa réserve.

Le 11 Juillet, la police géorgienne des frontières a trouvé un record de 2,79 tonnes d’héroïne liquide à l’intérieur de 93 conteneurs de 30 kg de lessive à la main véhiculées par un camion entre l’Azerbaïdjan et la Géorgie. Une vidéo diffusée par le ministère géorgien de l’Intérieur montre que les conteneurs portaient des drapeaux géorgiens et l’inscription « Clean Géorgie ». Le camion de marchandises affiche un nom légèrement floue de “Go“ ou “G3“ et le marquage “Internationale Spedition.“

Dans une déclaration du 25 juillet à un comité parlementaire géorgien, le ministre de l’Intérieur géorgien Aleksandre Chikaidze a affirmé que la cargaison appartenait à des Talibans d’Afghanistan qui, a-t-il allégué, avait financé son expédition vers l’Europe a rapporté le magazine de nouvelles Tabula. Deux citoyens géorgiens ont été arrêtés dans le cadre de l’expédition.

Chikaidze plus tôt avait affirmé que le marchandise avait voyagé de l’Afghanistan via l’Iran à l’Azerbaïdjan, et a été dirigé vers la Turquie et vers l’Europe. Citant une enquête en cours, il a refusé de faire davantage de commentaires.

Le statut de l’Azerbaïdjan et de la Géorgie dans le cadre d’un corridor de stupéfiants en provenance d’Afghanistan et de l’Iran vers l’Europe a été établi Les deux pays coopèrent avec les Nations Unies et la Drug Enforcement Administration des États-Unis (DEA) afin de sévir contre les réseaux internationaux de trafiquants.

Au cours des neuf premiers mois de 2012, la dernière année pour laquelle l’information est disponible, l’Azerbaïdjan a confisqué un total de plus de 654 kg de stupéfiants, selon le Département d’Etat américain, citant des données du gouvernement azerbaïdjanais.

Ce record du passé -qui a valu les éloges du département d’État – invite des Azerbaïdjanais à se demander comment l’héroïne a réussi à passer le contrôle azerbaïdjanais des frontières et en Géorgie.

Mais les responsables azerbaïdjanaises ne parlent pas.

Dans des commentaires à EurasiaNet.org, le porte-parole du service de contrôle des frontières de l’Azerbaïdjan Elhan Nagiyev a dit que son agence n’avait « aucune information » sur la saisie d’héroïne liquide à la frontière entre l’Azerbaïdjan et la Géorgie. « Les organes répressifs géorgiens ne nous ont pas saisi » pour les aider pour cette mission, a-t-il ajouté.

Le Porte-parole du Comité national des douanes d’Azerbaïdjan, le Ministère de l’Intérieur et le ministère de la Sécurité nationale ont également refusé de faire des commentaires.

Cependant un expert du trafic de drogue local estime que le gouvernement azerbaïdjanais a du coopérer avec les autorités géorgiennes sur cette saisie de drogue.

« Ces opérations sont en préparation depuis des mois et impliquent un réseau d’agents secrets » a déclaré Mazahir Efendiyev, coordinateur national de l’Azerbaïdjan pour le Programme antidrogue dans le Caucase du Sud de l’Organisation des Nations Unies.

Citant des sources gouvernementales anonymes, le journal pro-opposition Yeni Musavat a allégué que le ministre géorgien de l’Intérieur Chikaidze a discuté des détails de l’opération avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, le ministre de l’Intérieur Ramil Usubov et le chef du contrôle des frontières Eltchine Guliyev au cours d’une visite officielle du 13 au 16 mai à Bakou.

À l’époque, les médias azerbaïdjanais ont signalé que Chikaidze avait discuté de « questions de frontières ».

Si le rapport du journal Yeni Musavat est exact, certains observateurs se demandent pourquoi Bakou ne reconnaît pas son succès public avec la Géorgie.

Le Rapport 2014 d’International Narcotics Control Strategy du Département d’État des États-Unis estime que « jusqu’à 11 tonnes de stupéfiants », en grande partie à partir de l’Iran voisin, voyagent à travers l’Azerbaïdjan chaque année. La Turquie resserre ses contrôles aux frontières, l’Azerbaïdjan pourrait devenir « un pays de transit de plus en plus favorisé pour les drogues » a posé le rapport.

Les nouvelles de drogue d’héroïne liquide saisie par l’Azerbaïdjan et la Géorgie servirait à renforcer le message que Bakou prend cette menace au sérieux.

Mais Efendiyev affirme que peut-être Bakou a décidé de rester calme pour laisser la Géorgie, « un pays ami », gagner le feu des projecteurs et améliorer son propre prestige politique intérieur. L’annonce de Tbilissi sur la saisie d’héroïne a eu lieu deux jours avant les élections locales en Géorgie, un vote que la coalition du Rêve géorgien du gouvernement a gagné.

Ex-officier du contre-espionnage Arastun Orujlu, directeur du Centre de recherche pro-opposition Est-Ouest, voit une autre raison possible au silence de Bakou.

« Le service de contrôle ou les douanes de la frontière de l’Azerbaïdjan ne font pas leur travail correctement ou. . . ces les propriétaires de [ces drogues], ont de forts amis dans ces organes » a présumé Orujlu.

Le Conseil national des forces démocratiques, un bloc des plus grands partis de l’opposition de l’Azerbaïdjan, a fait écho à cette allégation, condamnant le gouvernement pour n’avoir rien dit sur la saisie d’héroïne, mais de faire des annonces « très fortes » sur l’arrestation de « militants de la société civile sur les faux possessions de drogues ».

Le gouvernement n’a pas répondu. Efendiyev a rejetté toute discussion sur les liens entre les trafiquants de drogue et des fonctionnaires azerbaïdjanais, notant que le pays a confisqué « plus de 10 tonnes » de stupéfiants depuis 2007.

Pourtant, malgré cette vigilance, a-t-il ajouté, « bien sûr, les barons régionaux de la drogue ont leur présence dans le pays ».

L’ambassade américaine à Bakou n’a pas répondu aux demandes de commentaires sur un rôle possible par la DEA américaine dans la détection de l’envoi d’héroïne liquide.

Le Département d’Etat a écrit dans son rapport « Stratégie internationale de contrôle des stupéfiants » que la DEA, qui a formé les employés de l’Etat azerbaïdjanais au travail anti-stupéfiants, « a contribué à ce que l’Azerbaïdjan poursuive les organisations internationales de trafic de drogue en 2013 ».

Il a noté que Bakou a fourni « une coopération extraordinaire » dans la lutte contre le trafic de drogue, et a déclaré qu’il s’attend à ce « que ce soutien se poursuivra ».

Note de la rédaction :

Shahin Abbasov est un journaliste indépendant basé à Bakou.

Eurasianet

vendredi 5 septembre 2014,
Stéphane ©armenews.com

SOURCE: http://www.armenews.com/article.php3?id_article=102781

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GIBRALTAR, le film diffusé actuellement sur Canal +, s’est inspiré très librement de l’histoire de Marc Fievet

Quelques opérations parmi d’autres!

Eté 1993

Quelques problèmes en mer d’Oman!

ile-de-Socotra

L’intervention américaine en Somalie perturbe les plans de Claudio Pascuale Locatelli. Des avions de l’US Air force ne cessent de survoler la zone où le cannabis afghan enlevé dans la région de Gwadar, sur la côte ouest du Pakistan, devait être transféré à bord du Melor, entre l’extrême Est du Yémen et le Nord de l’île de Socotra.

Le cargo iranien qui avait chargé  dans le port pakistanais n’a pu attendre le Melor et a improvisé en transférant les trente-deux tonnes  à bord d’un discret boutre local qui attend sagement le navire Melor dans la zone de Obock, au nord-est de Djibouti, sans attirer l’attention des pilotes américains.

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D’un saut d’avion, NS 55 (Marc Fievet) va rejoindre l’équipage en escale à Djibouti avant l’opération de chargement, et s’assure que tout est en ordre.

Le transbordement  s’effectuera le 14 juillet  1993 sans problème.

MELORM/S Melor finançé à l’origine par la Douane française pour l’opération « Claudine » menée avec le British Customs Excise

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Malheureusement le Melor n’a qu’un « Brons » de 360 CV et ne peut affronter les vagues , le vent et les courants de la mousson qui s’est établi dans l’océan indien.

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Claudio Pascuale Locatelli trouve la solution en nolisant un « supplyer » à Mascate.

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Gil, le  responsable de la marchandise, a suivi avec le télex du Melor pour assurer la continuité des communications. Toutes les factures qui arrivent à la compagnie Rio Plata ltd de Gibraltar seront transmises à Jean Paul Garcia, attaché de la Douane française à Madrid, aujourd’hui en 2014 directeur de la DNRED;

Les numéros contactés parleront: des échanges avec un télex dans le Var en France mais sur liste rouge…Et de nombreux échanges avec une grande banque de New York!

Le TRACFIN n’ a certainement pas eu les moyens de s’exprimer!

Début novembre 1993 en atlantique nord

Europe-mers-d-Europe-Océan-Atlantique-Amérique-du-Nord

27 tonnes pour le Canada

Ricky Anthony Parsons, rentre au port de Clarenville-St Jones, au Nouveau Brunswick.  Son bateau, le « M/V Cutknife II » est chargé de vingt-sept tonnes de cannabis afghan qu’il a récupéré sur le supplyer  en eaux internationales. La Royal Canadian Mounted Police (RCMP)  saisit la cargaison.

5 tonnes pour l’Angleterre

Le 3 novembre, un bateau de pêche, le  » Schema  » est arraisonné par les douanes anglaises à Bideford, en Cornouailles. Il y a cinq tonnes de cannabis afghan à bord.

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Dockyard Workshop and Waterfront, Gibraltar

MAROC: l’une des richesses du roi, c’est le commerce international de la drogue (Narcotrafic).

Avatar de Marc FievetThe international informant

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsVu ses révélations accablantes sur les vérités de la monarchie marocaine et ses services d’espionnage dans les enlèvements, la torture et le trafic de drogue, on vous présente la traduction intégrale de l’interview de l’ex-officier marocain des services secrets comme publiées dans le journal Echourouk “Echoroque”http://www.echoroukonline.com/ara/articles/209832.html

Quelles sont les raisons qui vous ont poussés à quitter les services secrets marocains, et quelles sont les tâches qu’on vous a consignés?

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsTous d’abord je dois remercier le journal d’Echoroque et son équipage d’avoir offert cette occasion qui est rare dans mon pays bien-aimé à cause des pratiques sordides du Makhzen qui impose la censure contre toutes les voies libres qui demandent le changement, la liberté et la vraie démocratie.

Revenons à votre question, l’une des raisons qui m’a poussé à quitter les services secrets marocains est l’absence d’une loi qui encadre ces services et définit leur mission. Au même temps, il…

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East Lancasshire (UK) – Narcobusinessman Darren Bowling involved in a conspiracy to supply class A and class B drugs and money laundering

Lancashire Telegraph: Businessman Darren BowlingA ‘NOTORIOUS’ drug dealer was living a luxury lifestyle while peddling thousands of pounds of cocaine and cannabis.

Businessman Darren Bowling was involved in a conspiracy to supply the drugs which spread across the North West and the entire country, police said.

Investigators said breaking up the gang represented a ‘massive dint’ in the importation and selling of class A and B drugs in East Lancashire.

Police said Bowling had been living in a luxury €1.5million villa in Malaga, complete with swimming pool and had properties in Bulgaria as

well as a converted barn in East Lancashire.

Lancashire Telegraph: Businessman Darren BowlingThe 48-year-old drove a Porsche Cayenne with a personal number plate 36 BOW and also had a brand new Volkswagen Golf.

He owned his own storage company in Hapton as well as a car sales business in Burnley and had a stake in a popular town centre bar.

But despite all of this, police said they had never seen him do a hard day’s work.

Officers said Bowling teamed up with Paul Bell, 49, from Cheadle, and alleged dealer Michael Donnelly, to set up an underground drugs business.

Donnelly has not been seen since he fled the United Kingdom to South Africa via Dubai in September last year.

Bowling, who admitted, conspiracy to supply class A and class B drugs and money laundering, was living the life of a millionaire while organising drug deals police said.

Speaking after the hearing Det Insp Martin Kane, who led the year-long serious and organised crime unit investigation, said: « In my experience of investigating organised crime, Darren Bowling was certainly one of those individuals that lived a fantastic luxury lifestyle from the proceeds of crime.

« From our investigation, we know that he owns property in Spain and Bulgaria and has a converted barn-style house in Barrowford. He owns the Castle Mill premises, Mojitos bar and the Castle Car Sales and he drove around in a Porshe.

« But we never saw him do a hard day’s work, despite him owning all these things.

« There is no doubt Bowling has become a very wealthy man over the years from importing and supplying cocaine into the United Kingdom and Lancashire. »

Dennis Bury, who co-owned Mojitos bar with Bowling, of Colne Road, Barrowford, said he bought his business partner’s share as soon as the allegations against him came to light.

He said: “Mojitos has nothing more to do with Bowling. That company ceased trading and Dennis Bury Ltd bought it.

“I wanted nothing to do with him and I had no idea what was going on.”

The police’s Operation Victor investigation, which saw officers seize more than 2kgs of cocaine, 15kgs of amphetamine, cannabis and £200,000 in cash, came to a head in January.

They had been monitoring Bowling’s activities, which included him frequently heading to his properties in Spain to arrange for cocaine to be imported to the UK.

He would then meet up and talk with his co-conspirators to organise deals.

Also involved in the conspiracy was Mark Waring, 39 of Peel Mount, Blackburn. He was described as a courier for Donnelly and pleaded guilty in December 2013 to possession with intent to supply 2kgs of cocaine and production of cannabis. He was sentenced to seven years imprisonment.

Shaun McDonald, 37, of Colshaw Road, Manchester, was a courier for Bell, who had only been out of prison for a short while after being sentenced to 20 years in 2003 for being part of a gang that imported drugs with a street value of £200million, when he got involved with the conspiracy.

McDonald admitted being in possession with intent to supply 15kgs of amphetamine and money laundering in October 2013 and was sentenced to three years four months behind bars.

Stephen Barton, 42, of Brandy House Brow, Blackburn, was a customer of Donnelly and was found guilty of conspiracy to supply class B drugs at Preston Crown Court. He was cleared of charges of possessing criminal property.

Barton stood trial alongside Melvin Harrison, 52, of Causey Foot, Nelson, who faced two charges of concealing criminal property. He was an employee of Bowling who had worked for the family company for 27 years.

The court heart how he admitted creating a hide from a cardboard box with a metal container inside for his boss at Castle Storage, Hapton but denied he knew or suspected the cash inside to be ‘dirty’ drugs money. He was found not guilty on both charges.

Det Insp Kane said: « This investigation is another example of Lancashire’s serious and organised crime unit’s relentless effort to combat the supply of controlled drugs.

« Drugs like cocaine cause misery to communities. The amount of cocaine and the scale of the supply of it on the streets of Lancashire can never be underestimated.

« We are now continuing to investigate the properties and wealth Bowling has amassed over the years to support proceeds of crime proceedings later this year. »

The gang will be sentenced on October 10.

source:http://www.lancashiretelegraph.co.uk/news/11428803._Notorious__East_Lancs_cocaine_kingpin_s_life_of_luxury/?ref=var_0

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SPAIN: DEA, Spanish Police Bust Colombian Cocaine-Smuggling Gang

Spanish police working in cooperation with the U.S. Drug Enforcement Agency say they have arrested six members of a Colombian-based drug-trafficking gang and seized 240 kilograms (530 pounds) of cocaine that had been hidden inside a yacht.

According to Saturday’s police statement, their investigation  opened in April after police learned that a Spanish citizen based in Colombia was smuggling cocaine into Europe by sea.

Police say they raided three premises after the gang leader, his wife and four gang members from Colombia traveled to Spain as part of their latest cocaine-smuggling operation. The gang leader and his wife were arrested in Madrid, the four henchmen in the southwest province of Huelva.

The drugs were found concealed within the hull of the yacht at the Huelva port of A

SOURCE: http://latino.foxnews.com/latino/news/2014/08/24/dea-spanish-police-bust-colombian-cocaine-smuggling-gang/

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La guerre à la drogue et la DEA : le gâchis d’argent public par excellence. Mais, si l’on cesse ces inepties gouvernementales, à quoi les occupera-t-on ces budgétivores?

DEALa guerre à la drogue et la DEA : le gâchis d’argent public par excellence

Publié le 20 août 2014 dans Amérique du Nord

Par Kevin Saab.

De nombreux éditorialistes de Contrepoints ont déjà démontré en long et en large la futilité du plan gouvernemental de Guerre à la Drogue actuellement en place aux États-Unis (cf ici, ici). J’aimerais cependant prendre le temps de démontrer encore une fois au lecteur dubitatif, en faisant appel à son bon sens de contribuable, pourquoi une telle approche prohibitive n’est qu’un gigantesque bûcher d’argent public.

Pour ce faire, plongeons sans tarder dans les dossiers de la Drug Enforcement Administration (DEA), la fameuse agence fédérale créée par Nixon en 1973 pour chapeauter le programme de Guerre à la Drogue (« War on Drugs » en version originale).

Dotée de 2,867 milliards de dollars de budget et de 11 025 employés pour 2014, la DEA pointe allègrement à 260 000 dollars de dépenses par employé. Un chiffre difficilement justifiable au vu des résultats obtenus. Ainsi de 2005 à 2013, la DEA affirme avoir saisi des actifs et des drogues ayant causé aux trafiquants des pertes de 25,7 milliards de dollars. C’était sans oublier les lois les plus basiques de l’économie et la relation entre le prix, l’offre et la demande. Pour faire simple, à chaque fois que la DEA crée 1 $ de perte marchande au gang A en saisissant sa marchandise, le gang B se frotte les mains en voyant disparaître un concurrent sans avoir à tirer un coup de feu, une fois n’est pas coutume dans ce milieu, avant de saisir la balle au bond et de venir combler le vide. Si les coups de filet se multiplient et que l’offre vient réellement à se tendre un peu plus, on peut potentiellement assister à une augmentation des prix et à une baisse des consommateurs potentiels. Sans vouloir entrer dans un débat technique d’économiste sur l’élasticité de la demande de drogue en fonction du prix, on peut aisément comprendre qu’il est naïvement simpliste d’affirmer que causer 25,7 milliards de pertes à certains trafiquants, revient à causer 25,7 milliards de pertes à tous les trafiquants, loin de là.

flic credits Elvert Barnes (licence creative commons)

Pour atteindre ce montant de saisies entre 2005 et 2013, la DEA a dépensé sur la période près de 23,2 milliards de dollars. Bref, pour chaque $1 dépensé, la DEA a à peine stoppé $1,11 de revenu aux trafiquants. Une efficacité douteuse pour une agence gouvernementale qui broie à elle-seule près de 3 milliards de dollars par an.

Enfin, selon l’inventaire du très sérieux Cato Institute, les dépenses annuelles totales, locales et fédérales, résultant de la lutte contre la drogue totalisaient pas moins de 41,3 milliards de dollars en 2010. À l’heure où les États-Unis attendent (encore) un déficit d’environ 500 milliards cette année, il est vraiment temps de tirer une croix sur cet (autre) héritage coûteux et inutile de l’ère Nixon qu’est la « Guerre à la Drogue ».

source/ https://www.contrepoints.org/2014/08/20/177593-la-guerre-a-la-drogue-et-le-dea-le-gachis-dargent-public-par-excellence

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Ex capos del narcotráfico (Gilberto y Miguel Rodríguez Orejuela) en Estados Unidos, a declarar en caso Galán

BOGOTÁ
15 de Agosto de 2014 01:43 pm

Una comisión de la Fiscalía General de la Nación viajará en los próximos días a Estados Unidos para tomar la declaración de los hermanos Gilberto y Miguel Rodríguez Orejuela, excapos del Cartel de Cali, y de Jorge Luis y Fabio Ochoa, excapos del Cartel de Medellín, dentro de la investigación que se adelanta por el homicidio de Luis Carlos Galán.

« No hay una tesis de la participación de jefes del narcotráfico en este homicidio. Sin embargo, testigos que están colaborando nos han dado indicios para escucharlos, por eso se les tomará la declaración ». Así lo señalo Ninfa Azucena Correa, fiscal especializada de la Unidad de Análisis y Contextos.

Además anunció que el próximo 22 de octubre iniciará el juicio en contra del mayor (r) Luis Felipe Montilla, excomandante de Policía de Soacha y el coronel (r) Manuel Antonio González, jefe en su momento de la Oficina de Orden Público del DAS, como coautores de homicidio agravado.

También se tendrá en cuenta la declaración de más de 20 testigos dentro de la etapa de juicio, entre ellos estarán el vicepresidente Germán Vargas Lleras, quien el día del homicidio acompañaba a Galán; José Herchel Ruiz, fotógrafo de la campaña; la periodista Olga Behar y exmiembros de la Policía de Cundinamarca. Estos últimos, investigados por el delito de coautores de homicidio agravado, son: José Ignacio Aguillón, Gentil Vidal Sarria y Guillermo Correa Cortés, entre otros testimonios.

El ente investigador reveló, además, que se encuentran en indagación preliminar para determinar la responsabilidad de la plana mayor de la Policía de Cundinamarca para la época de los hechos.

La Fiscalía tiene tres líneas de investigación sobre el crimen de Galán: una sobre narcotráfico y paramilitares, otra de orden político y, por último, una denominada Agentes del Estado que desviaron la investigación.

FUENTE: http://www.eluniversal.com.co/colombia/ex-capos-del-narcotrafico-en-estados-unidos-declarar-en-caso-galan-167779

Exnarcotraficantes extraditados declararán en caso de Luis Carlos Galán

El magnicidio de Luis Carlos Galán se registró el 18 de agosto de 1989, durante un mitín político en Soacha, Cundinamarca.

Elpaís.com.co I Colprensa

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La Justice canadienne…ou les tartuffes en action!

Avatar de Marc FievetThe international informant

La demande de révision de Marc Fievet AKA NS 55 DNRED

RCMP

La réponse de Maître Eric CLEMOT, LL.D. Avocat, Ministère de la Justice du Canada, Groupe de la révision des condamnations criminelles, 284, rue Wellington (222 Queen, 11ième étage -OTTAWA, Ontario – K1A OH8) pour rejeter ma demande de révision.

Vous prétendez aujourd’hui que vous agissiez à l’époque en qualité d’informateur des Douanes dans la lutte que se livrait l’Etat français contre le trafic de stupéfiants. Vous dites que vous avez été recruté en 1988 par le D.N.R.E.D. et que vous étiez enregistré sous le N° : NS 55. Vous avez commencé à travailler pour les Douanes françaises le 5 mai 1988. Vous n’étiez pas un agent des douanes et étiez rémunéré pour toute information menant directement à une poursuite judiciaire. Vous prétendez que vous étiez à l’époque en contact avec les autorités douanières jusqu’à une date antérieure à votre…

Voir l’article original 6 571 mots de plus

Légalisation du cannabis : le débat relancé au Maroc

Après les associations en 2008, des parlementaires de l’Istiqlal et du Parti de l’authenticité et de la modernité reviennent à la charge.

Des projets de loi ont été déposés par les deux formations politiques pour demander la légalisation de la culture à des fins thérapeutiques et industrielles et solliciter l’amnistie pour les 48 000 cultivateurs qui vivent en semi-clandestinité dans le nord du pays. L’Istiqlal propose que la culture du cannabis soit limitée à cinq régions, Al Hoceima, Chefchaouen, Ouazzane, Tétouan et Taounate, tandis qu’une agence étatique devrait se charger de contrôler l’exploitation et la commercialisation. Au Maroc, la culture du cannabis est officiellement prohibée. Dans les faits, en vertu d’un dahir de 1917 (décret royal), elle est tolérée dans la région de Ketama-Issaguen, fief historique berbère situé dans les montagnes du Rif. Dans cette région rebelle qui n’a cessé de s’opposer au pouvoir, le cannabis est cultivé depuis le 15e siècle. À l’indépendance du Maroc en 1956, le roi Mohammed V, grand-père du souverain actuel, a tenté de l’interdire, mais a fait marche arrière devant la colère des Rifains. Aujourd’hui, le cannabis demeure la source principale de revenus pour les paysans. Une situation ubuesque où la culture n’est ni totalement interdite ni totalement légale.

Quatre-vingt-dix mille familles concernées

« Nous devons sortir les petits cultivateurs du trafic et des chiffres de la drogue et nous attaquer à ceux qui maîtrisent le trafic », explique Chakib Al Khayari, figure de proue du combat associatif pour la légalisation du cannabis et président de l’Association Rif des droits humains (ARDH). Il faut en effet dire que le cannabis marocain qui inonde la quasi-totalité des marchés européens rapporte principalement aux barons locaux, tandis que les petits cultivateurs végètent. Au total, près de 90 000 familles s’adonnent à la culture du cannabis.

Selon le dernier rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), paru fin juin, le Maroc continue d’être le principal producteur mondial de cannabis, avec plus de 38 000 tonnes en 2012, loin devant le Mexique (12 166 tonnes) et l’Afghanistan (1 400 tonnes). Dans le royaume chérifien, les surfaces totales cultivées sont estimées à 52 000 hectares, contre 130 000 il y a dix ans environ. Des chiffres à prendre avec des pincettes, car depuis 2005, les experts de l’ONUDC ne sont pas autorisés à venir sur place pour enquêter. De fait, ces données sont celles transmises par les autorités marocaines.

Un débat vif entre les partis

« C’est une bonne chose que les parlementaires s’emparent du débat sur la légalisation du cannabis, mais les projets de loi ont été déposés dans la précipitation. Il y a de nombreux points qui ne sont pas abordés. Le sujet mérite un débat national sur plusieurs années, avec la participation des associations et des cultivateurs, mais aussi celle d’experts, de médecins, d’économistes, de juristes », relève Chakib Al Khayari, qui craint qu’une telle précipitation ne torpille le projet. Selon la presse marocaine, l’empressement de l’Istiqlal et du Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM) s’expliquerait par des visées électoralistes, en vue des prochaines communales de 2015. Le Rif est un réservoir de voix non négligeable, d’environ un million d’électeurs. « Une surenchère électorale inacceptable », a ainsi déclaré Abdellah Bouanou, député du Parti de la justice et du développement, parti islamiste au pouvoir, dans une sortie fin juin à la Chambre des représentants. Pour autant, le PJD n’est pas opposé à travailler sur la question de la légalisation du cannabis, tout comme un autre parti, l’Union constitutionnelle. « Sur le fond, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) n’est pas contre. Notre collectif avait envoyé un texte à tous les groupes parlementaires dès 2012 et le PJD avait répondu favorablement à l’idée d’engager des discussions. Légaliser le cannabis n’est pas une fin en soi, c’est un moyen. Le but ultime c’est de développer la région du Rif et de lutter contre le trafic illicite », rappelle Chakib Al Khayari. C’est que la lutte contre le trafic de cannabis au Maroc reste un sujet délicat. Le militant en sait quelque chose. Il a déjà passé deux ans et demi en prison pour avoir dénoncé le trafic de drogue à Nador.

SOURCE: http://www.cannabis-infos.com/2014/08/legalisation-du-cannabis-le-debat.html
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El narcotraficante marroquí Mohamed Tayeb Uazzani AKA ‘El Nene’, víctima de tiroteo entre « narcos »

MarocRifCannabisEN EL NORTE DE MARRUECOS
El narcotraficante marroquí, en paradero desconocido desde el domingo, resultó herido en un supuesto tiroteo entre traficantes de droga.

El narcotraficante marroquí Mohamed Tayeb Uazzani, El Nene, cuya desaparición fue denunciada en la madrugada del lunes por su esposa en Ceuta, resultó herido en un supuesto tiroteo entre traficantes de droga en aguas del norte de Marruecos.

Según informó este martes el Observatorio del Norte de Derechos Humanos en un comunicado y también confirmaron fuentes policiales marroquíes a la prensa local, el enfrentamiento ocurrió el pasado domingo en lo que parece ser un ajuste de cuentas entre narcotraficantes.

El diario Ajbar al Yaum, que cita fuentes policiales de alto nivel, explica que el enfrentamiento se produjo en aguas españolas entre dos bandas de narcotraficantes, cerca de las costas marroquíes de Fnideq (Castillejos) debido a diferencias sobre las cargas de droga, el tráfico y el dinero.

Por su parte, el diario Assabah explica que Uazzani salió a navegar en su yate desde Ceuta cuando fue perseguido y tiroteado por los miembros de otra red de un narcotraficante conocido como « Socato ».

Fuentes policiales españolas dijeron que la desaparición de « El Nene » se produjo en las costas de Restinga, al sur de Castillejos y por consiguiente en aguas marroquíes, a unos 800 metros de tierra.

Ninguna fuente oficial marroquí se ha pronunciado sobre los hechos, pero fuentes policiales, sin confirmar el tiroteo, recordaron que « no es la primera vez » que los narcos se enzarzan en tiroteos en la costa mediterránea al sur de Ceuta.

De hecho, El Nene ya protagonizó en 2003 otro suceso similar al del pasado domingo, en aquel caso con otro « narco » rival llamado Munir Erramach.

Las investigaciones sobre aquel tiroteo desencadenaron una vasta operación policial que sacó a la luz las conexiones de los « capos » de la droga con altos mandos de las fuerzas de seguridad y magistrados.

A raíz de este caso, El Nene fue condenado en 2004 en Marruecos a ocho años de cárcel por tráfico de drogas, tenencia ilícita de armas, falsificación, emigración clandestina y homicidio voluntario.

El Nene, que llegó a tener la nacionalidad española pero fue desposeído más tarde, se fugó de la cárcel de Kenitra en diciembre de 2007 pero fue detenido por las autoridades españolas cuatro meses después y repatriado a Marruecos donde cumplió el resto de su pena.

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Droga en buque de España habría sido cargada en Cartagena

buqueLa Guardia Civil detiene en el propio barco a tres marineros, dos españoles y un ecuatoriano

Europa – Agosto 6 de 2014, 2:00 pm
 En España avanzan las investigaciones sobre la cocaína encontrada en el buque. Tres marineros subieron la droga.
Más de 120 kg de cocaína procedente de Colombia fueron descubiertos a bordo del buque escuela de la Armada española, el « Juan Sebastián de Elcano », tres de cuyos marineros fueron detenidos en julio por presunto narcotráfico, informaron las autoridades españolas.
« La guardia civil ha intervenido 127 kilos de cocaína en el buque escuela », un bergantín-goleta de cuatro mástiles y 113 metros de eslora que, con cerca de 200 marineros, surca desde 1928 los mares de todo el mundo formando a oficiales de la marina de guerra española, informó este cuerpo policial en un comunicado.
Durante una escala realizada hace meses en Cartagena de Indias « varios marineros fueron captados por narcotraficantes para transportar la droga », afirmó la guardia civil, precisando que ésta estaba escondida « en unas dependencias de muy difícil acceso », donde se guardan las velas del barco.
« Muy pocos marineros tenían acceso » a esa zona del buque, entre ellos dos de los detenidos, según la misma fuente.
Los registros se realizaron a raíz de la detención el 12 de julio de tres alumnos del buque cuando éste fondeaba en la localidad gallega de Bueu, en el noroeste de España, antes de llegar al puerto de Marín, tras un crucero de instrucción de seis meses.
Los marineros, dos españoles y un ecuatoriano a los que « se les imputan los delitos de tráfico de drogas », fueron encarcelados en una prisión militar cercana a Madrid, informó la guardia civil.
COLOMBIESon sospechosos de haber transportado unos 20 kg de cocaína desde Cartagena de Indias a Nueva York, aprovechando sendas escalas del « Juan Sebastián de Elcano ».
« La droga iba fraccionada y disimulada en la ropa de los marineros e introducida de este modo en el buque de la Armada, y escondida entre los efectos personales de los tripulantes », explicaba el comunicado.
« De igual modo fue descargada y entregada en Nueva York a otros narcotraficantes colombianos que pagaban entonces el servicio prestado », agregó.
En mayo, una vez que el buque ya había zarpado de Nueva York, los traficantes que habían recibido la droga fueron detenidos por las autoridades estadounidenses, quienes se incautaron de la droga entregada.
Se inició así la operación que llevó a la detención de los tres oficiales de la Armada española en formación.
Las autoridades españolas intentan determinar ahora si es la primera vez que el « Juan Sebastián de Elcano », entre cuyos insignes exalumnos figuran el actual rey Felipe VI de España y su padre Juan Carlos I, ha sido utilizado como instrumento de narcotráfico.
Además de ser buque escuela, el velero « actúa también como buque de apoyo a la política exterior del Estado, portando la insignia nacional en todos los países que visita, y recibiendo a bordo a diferentes autoridades y personalidades nacionales y extranjeras », afirma la Armada en su página web.
AFP
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127 kg de cocaïne saisis à bord du voilier école de la marine espagnole

Le Monde.fr avec AFP | 06.08.2014 à 17h11 • Mis à jour le 06.08.2014 à 17h16

Le "Juan-Sebastian-de-Elcano", le voilier école de la marine espagnole, le 22 juillet 2012 à Lisbonne.

Les autorités espagnoles ont saisi 127 kilogrammes de cocaïne à bord du voilier école de la marine espagnole, le Juan-Sebastian-de-Elcano, où l’actuel roi d’Espagne a suivi une partie de sa formation militaire, a annoncé mercredi 6 août la garde civile.

La drogue a été découverte lors de perquisitions « dans plusieurs endroits très difficiles d’accès (entre les voiles de rechange du navire) et auxquels peu de marins avaient accès », précise la garde civile dans un communiqué. Deux Espagnols de l’équipage ont été arrêtés le 12 juillet dernier avec un Equatorien, juste avant l’arrivée du bateau dans le port de Marin, en Galice, dans le nord-ouest de l’Espagne, après six mois de formation en mer. Ils ont été transférés à la prison militaire d’Alcala-Meco, à Madrid, et sont inculpés pour « trafic de drogue et délit commis par des militaires ».

ESCALE EN COLOMBIE

Les trois hommes ont profité d’une escale de plusieurs jours en Colombie pour entrer en contact avec des narcotrafiquants locaux, qui leur ont confié les stupéfiants à destination de New York, contre de l’argent, détaille la garde civile. La cocaïne était cachée dans leurs vêtements et c’est ainsi qu’ils ont pu la charger à bord du bateau, puis la décharger pour la livrer à d’autres trafiquants colombiens.

Ces derniers ont été arrêtés à la mi-mai en possession de 20 kilogrammes de cocaïne, après le départ du Juan-Sebastian-de-Elcano de New York. La coopération entre la garde civile, le HSI (branche chargée des enquêtes au sein du département de la sécurité intérieure américain) et la marine a permis d’éviter que les trois marins ne profitent d’autres escales pour décharger plus de stupéfiants, se félicite la garde civile.

Les autorités cherchent désormais à savoir si c’est la première fois que le voilier, qui a compté, parmi les plus prestigieux de ses élèves, l’actuel roi, Felipe VI et son père Juan Carlos I, a servi à transporter de la drogue. Depuis 1928, cette goélette à quatre mâts de 113 mètres de long et qui peut accueillir près de 200 personnes à bord, sillonne les mers du globe et forme les futurs officiers de la marine, les guardias marinas.

SOURCE: http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/08/06/de-la-cocaine-saisie-a-bord-du-voilier-ecole-de-la-marine-espagnole_4467607_3214.html

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Alertan sobre auge del narcotráfico vía marítima y aérea

La Unión Europea y la Ameripol destacan que el envío de drogas a través de contenedores representa la mayor amenaza, pues es rápido, eficaz y con poco riesgo

BOGOTÁ, 30 de septiembre.- El comercio mundial en contenedores se ha cnarcotrafico3092013gale2_0onvertido en un instrumento del narcotráfico para enviar drogas a cualquier parte del mundo de una manera rápida, eficaz y con poco riesgo, alertó un informe de la Unión Europea (UE) y la Comunidad de Policías de América (Ameripol) divulgado hoy en Bogotá.

El informe ‘Análisis situacional del narcotráfico’ aborda este problema desde una perspectiva policial y considera el uso de los contenedores como « la mayor amenaza » de las mafias para llevar drogas a los grandes mercados consumidores, principalmente a Europa y Estados Unidos.

Los cárteles han establecido una nueva ruta por la que, desde América del Sur y sobre todo desde Brasil, envían la droga oculta en contenedores de barcos mercantes hacia países balcánicos o de Europa del Este »

Sin duda alguna, el no poder revisar más que un mínimo porcentaje de los contenedores que transitan en el mundo, constituye un punto considerable a tener en cuenta por las organizaciones policiales y aduaneras », señala el estudio, elaborado con base en investigaciones de las policías de Bolivia, Brasil, Colombia, Ecuador, Panamá y Perú.

Para los autores del informe, la cuestión de los contenedores debe ser un reto en relación a los análisis de riesgos en puertos, para tratar de minimizar en la medida de lo posible esta amenaza.

El método más utilizado en los puertos sudamericanos es el ‘gancho ciego’, que consiste colocar drogas en los compartimentos de refrigeración de los contenedores, tras lo cual vuelven a sellarlos.

Con este procedimiento ‘contaminan’ los envíos legales de mercancías al exterior, modalidad que también se usa en los contenedores usados para guardar maletas en las aerolíneas internacionales, según las autoridades policiales.

El análisis hecho no sólo ha permitido identificar una proximidad de la situación del narcotráfico en esos países sino también un análisis de las tendencias del crimen organizado, el lavado de activos y nuevos métodos y rutas que se están utilizando », explicó la embajadora de la UE en Colombia, María Antonia van Gool.

El estudio también apunta el crecimiento de la llamada ‘vía africana’, usada como ruta para el envío de drogas a Europa aprovechando la debilidad institucional, los altos índices de corrupción y las deficiencias de seguridad de varios países de ese continente.

Según el informe, un porcentaje indeterminado de la cocaína que se consume en Europa pasa por África occidental, especialmente por Ghana, Liberia, Mali, Nigeria, Senegal y Sierra Leona.

Es muy difícil cuantificar cuánta droga pasa por África, o se va a Europa, ni siquiera nos atrevemos a decir cuánto se produce. Lo que si se sabe es que cada vez hay más mercados, nuevas rutas, nuevas organizaciones delictivas que buscan nuevos socios », concluye el documento.

jrr

30/09/2013 12:08 EFE / Fotos: AP y Reuters

FUENTE:http://www.excelsior.com.mx/global/2013/09/30/921083#imagen-2
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Descabezado en Madrid un clan de la Camorra dedicado al narcotráfico

Una treintena de personas ha sido detenida en la operación . La red se dedicaba a comprar droga en Colombia y al blanqueo

Descabezado en Madrid un clan de la Camorra dedicado al narcotráfico. / ATLAS 

La Policía y la Guardia Civil, dirigidas por la Audiencia Nacional y la Fiscalía Anticorrupción y coordinadas con la Fiscalía Antimafia de Nápoles, han desarticulado en España e Italia un clan de la Camorra en una operación aún en marcha en la que se han producido de momento una treintena de detenciones.

LEER: http://politica.elpais.com/politica/2014/07/08/actualidad/1404805514_830251.html

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Espagne : 11,5 kg d’héroïne saisies et 17 personnes arrêtées

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La police espagnole a procédé récemment à la saisie à Murcie (sud de l’Espagne) de 11,5 kg d’héroïne en provenance des Pays-Bas.

C’est ce qu’a indiqué dimanche 29 juin 2014 la police espagnole.

LIRE: http://www.aujourdhui.ma/international/international/espagne-11-5-kg-d-heroine-saisies-et-17-personnes-arretees-111054#.U8L7rLGTO-c

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DNRED: la revue de presse internationale (de la Russie au Chili en passant par la Roumanie, tout le monde en parle de la DNRED)

Полиция Италии изъяла 43 тонны каннабиса у берегов Сицилии

РИА Новости Украина–27 juin 2014
… DNRED) французского ведомства, отвечающего за разведку, контроль и борьбу с мошенничеством в сфере таможенных и акцизных …
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DNRED: retour sur l’Opération Dinero

Les Blanchisseurs de Jeffrey Robinson!Les Blanchisseurs de Jeffrey Robinson! Extrait du livre écrit en 1994, par Jeffrey Robinson, un américain vivant en Grande Bretagne, s’intitulant : « Les Blanchisseurs ».

Quelques approximations, mais globalement c’est conforme!

 

« Anguilla…91 kilomètres carrés de sable et d’hôtels au cœur des Antilles. La pêche et le tourisme sont les deux mamelles de l’économie. Colonie de la couronne britannique, l’île dispose d’une large autonomie. On y trouve aussi des banques. Mais jamais on n’avait vu dans les Caraïbes une banque semblable à celle qui y a été ouverte en 1994.
A la différence de la plupart des autres banques, celle-là n’était constituée que d’un ordinateur, d’un télécopieur et de sept clients. Elle ne fonctionnera que six mois. Mais pendant ce bref laps de temps, 52 millions de dollars appartenant qu cartel de Cali furent blanchis par son intermédiaire.
Si le nom de cette banque a été maintenu secret, le plan qui a abouti à sa création est connu sous le nom d’  « opération Dinero ».
Fondée et administrée par la Drug Enforcement Agency, elle instituait un précèdent de taille : pour la première fois, le gouvernement américain finançait la création d’une institution financière à seule fin de prendre des blanchisseurs au piége.
Tout avait commencé en 1991, quand des agents infiltrés de la DEA, s’étant fait passer pour des blanchisseurs, collectèrent des fonds en espèces appartenant à des trafiquants de New York, de Houston, de Los Angeles et de Miami. L’un d’eux leur suggéra en passant de fonder une banque. L’idée fit son chemin, et le procureur général des Etats-Unis conféra personnellement les autorisations nécessaires à la DEA pour que l’agence puisse blanchir des fonds issus du NARCOTRAFIC.
Les Britanniques furent informés de ce plan et acceptèrent d’y coopérer, mais le gouverneur général d’Anguilla fut la seule personnalité de l’île à être mise au fait de l’opération. La DEA estimait trop dangereux de mettre trop d’autochtones « dans le coup ».
Au débLes Blanchisseurs de Jeffrey Robinson!ut de 1992, une identité plausible fut donnée aux agents qui devaient jouer le rôle de banquiers. C’était là un point crucial, dans la mesure où les gens du cartel de Cali ne manqueraient pas d’engager des avocats et des détectives privés pour enquêter sur le passé de leurs interlocuteurs. La DEA fournit donc à ses hommes des faux noms, de fausses familles et de fausses adresses personnelles (dans un cas précis, on alla même jusqu’à faire emménager l’agent concerné à l’adresse qui lui avait été attribuée), sans compter des références professionnelles plus que suffisantes pour rassurer les trafiquants.
Ensuite, ces agents créèrent une banque à part entière au moyen d’une douzaine de sociétés écrans et ouvrirent plus de 50 comptes d’entreprise dans d’autres banques, afin que leur établissement soit en mesure de fournir à ses plus gros clients toutes sortes de facilités en matière d’opérations de change, de chaque de caisse et de virement par câble.
Le cartel mordit à l’hameçon et entra donc en relations d’affaires avec la DEA. À un moment donné, un de ses émissaires déclara même à nos faux banquiers que ses chefs appréciaient tellement la façon dont se déroulaient  les choses à Anguilla qu’ils espéraient bien pouvoir y blanchir environ 500 millions de dollars. Ils souhaitaient également que la banque émette des prêts destinés à l’achat de navires et cautionnés par des dépôts d’espèces.
Chaque dépôt, chaque transfert télégraphique permettait à la DEA – assistée par l’IRS[1] et le FBI –  de collecter des preuves et des noms. C’est ainsi que l’enquête fit surgir ceux de deux importants contacts italiens du cartel : Pasquale Locatelli et Roberto Severa.
Locatelli évadé par hélicoptère d’une prison française où il purgeait une peine de vingt ans pour commerce de drogue, avait des affaires un peu partout en Europe et au Canada. Il était spécialisé dans le transport de la cocaïne colombienne vers la France, la Roumanie, la Croatie, l’Espagne, la Grèce et le Canada. En conséquence directe de l’Opération Dinero, l’un de ses navires fut arraisonné par les forces de l’OTAN alors qu’il cherchait à contourner l’embargo sur la Croatie ; à son bord, on trouva des conteneurs remplis d’armes légères et de munitions.
Quant à Severa, un des parrains du narcotrafic romain, on découvrit qu’il blanchissait des fonds par le biais d’un réseau de supermarchés et de parcs de stationnement. Ce réseau avait des ramifications jusqu’à New York, au Canada et en Colombie.
Peu après que la DEA eut décidé d’abattre ses cartes et de fermer la banque, il fut procédé à 88 arrestations dans cinq pays. Les agents américains avaient blanchi prés de 200 millions de dollars pour le compte du cartel de Cali. L’essentiel était reparti depuis longtemps vers la Colombie et le Venezuela, où il avait aussitôt disparu. Faire une croix sur de telles sommes représentait une décision difficile à prendre pour les services américains, qui savaient toutefois qu’à la moindre tentative de confiscation ; l’entière opération aurait capoté. Or celle-ci avait pour objectif d’arrêter le plus grand nombre possible de trafiquants. Les agents de la DEA réussirent tout de même à récupérer quelques millions de dollars, 9 tonnes de cocaïne et trois tableaux de grande valeur – un Picasso, le Saint Paul de Rubens et un portrait d’homme signé Joshua Reynolds.
Sans doute plus important encore, l’analyse des comptes des sept clients qui utilisaient la banque à des fins de blanchiment donna aux services  de répression du trafic une vision claire des affaires financières internationales du cartel. Notons aussi que les généreuses commissions versées par les trafiquants à nos pseudo banquiers suffirent à amortir tous les frais de l’Opération Dinero.
A Washington aujourd’hui, vous ne trouverez personne pour vous dire si la banque de l’Opération Dinero est le seul, ou le dernier, établissement financier administré par DEA. Il y en a probablement d’autres. L’idée consiste sans doute à donner à réfléchir aux narcotrafiquants désireux de se lancer dans le blanchiment sous le soleil des Caraïbes. Vont-ils traiter avec une banque, ou avec le gouvernement américain ? Dans le second cas de figure, les termes du contrat sont limpides, ils risquent d’en prendre pour vingt ans, et sans intérêts ?

IRS : (US) Internal Revenue Service : Administration Fiscale

Les Blanchisseurs de Jeffrey Robinson!

Extrait du livre écrit en 1994, par Jeffrey Robinson, un américain vivant en Grande Bretagne, s’intitulant : « Les Blanchisseurs » et paru en septembre 1995 aux éditions  « Presses de la Cité » avec pour N° ISBN le : 2-258-04057-4 et N° code barres le : 9 782258 040571.

SOURCE: http://marcfievet55.skyrock.com/3211350207-Les-Blanchisseurs-de-Jeffrey-Robinson.html
Lorsque l’agent NS 55 de la DNRED a rencontré, puis infiltré l’organisation de Pascuale Claudio Locatelli au début de 1993, l’opération DINERO du DEA (Drug Enforcement Agency) était déjà commencée depuis plusieurs mois…

http://books.google.fr/books?id=0HDzY6YPX-MC&pg=PT133&lpg=PT133&dq=op%C3%A9ration+dinero+marc+fievet&source=bl&ots=yVcc1VcgvJ&sig=8bhh-GrTmAnFsH6p3Yot-9RC630&hl=fr&sa=X&ei=9BCYUfaaFvDb4QS63oCACw&ved=0CDEQ6AEwAQ
Drogues Store: Dictionnaire rock, historique et politique des drogues – Résultats Google Recherche de Livresbooks.google.fr/books?isbn=235949077X
Arnaud Aubron – 2012 – Reference
FIÉVET,. Marc. L’année 1994 fut délicate pour Pasquale Claudio Locatelli, un parrain … L’opération «Dinero », qui impliquait les forces de police de pas moins …
et
http://www.nytimes.com/1994/12/17/us/fake-bank-set-up-by-us-agents-snares-drug-money-launderers.html
Fake Bank Set Up by U.S. Agents Snares Drug-Money Launderers …www.nytimes.com/…/fake-bank-set-up-by-us-agents-…‎En cacheTraduire cette page
17 déc. 1994 – Mr. Locatelli, who escaped from a French jail by helicopter in a wild … Officials involved in the latest investigation, called Operation Dinero, said …U.S. Says Sting Pierced Cali Operations – Los Angeles Timesarticles.latimes.com/1994-12…/mn-9981_1_cali-carte…‎En cacheTraduire cette page
http://articles.latimes.com/1994-12-17/news/mn-9981_1_cali-cartel
17 déc. 1994 – Operation Dinero established a direct link between the Cali cartel and an Italian organized crime group headed by Pasquale C. Locatelli, which …Nation .Nil .Us Agents Nail Cali Drug Carte Fake Bank .Laundered …news.google.com/newspapers?nid=2457… – Traduire cette page
http://news.google.com/newspapers?nid=2457&dat=19941216&id=ewFgAAAAIBAJ&sjid=Tw4NAAAAIBAJ&pg=1451,375821
Begun in January 1992 opera tion Dinero » was described by a dozen US and … Administration holds a news conference Friday to discuss operation Dinero. » Photo) . Pasquale Locatelli, identified by Constantine as the head of a new Italian …
http://books.google.fr/books?id=syvKmh-ld7EC&pg=PA261&lpg=PA261&dq=op%C3%A9ration+dinero+Locatelli&source=bl&ots=-kRPJv4qm-&sig=-9EvkzMXmuZZ_ExJAGQEktRwANc&hl=fr&sa=X&ei=8AyYUfCcH-mF4AS_mIGQDQ&ved=0CEIQ6AEwAw#v=onepage&q=op%C3%A9ration%20dinero%20Locatelli&f=false
L’argent sale: dans les réseaux du blanchiment – Page 261 – Résultats Google Recherche de Livresbooks.google.fr/books?isbn=2738499988
Philippe Broyer – 2000 – Money laundering
L’opération « Dinero » a été conduite par différents services américains … mis fin aux activités de l’organisation dirigée par Pasquale Locatelli ; ce puissant clan …DEA – Publications – Briefing Book – Operation Dinerowww.druglibrary.org/schaffer/dea/pubs/…/4_5.htm‎En cache
Pages similairesTraduire cette page
http://www.druglibrary.org/schaffer/dea/pubs/briefing/4_5.htm
Operation Dinero began in the DEA Atlanta Division during 1992 when DEA Special Agents penetrated the Cali mafia and were commissioned by the …International Narcotics Control Strategy Report (1995) – Page 47 – Résultats Google Recherche de Livresbooks.google.fr/books?isbn=0788120573 – Traduire cette page
DIANE Publishing Company – 1995 – Political Science

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NARCOTRAFICO: una operación franco-italiana intercepta 28,2 toneladas de resina de cannabis

La DNRED à l’origine de cette deuxième importante saisie.

Publié le : mercredi 2 juillet 2014 |
 
Après la saisie historique de 42,7 tonnes, la douane française est à nouveau à l’origine de cette opération, en coopération avec la Guardia di Finanza.

Le 28 juin 2014 après-midi, la Guardia di Finanza a effectué une nouvelle saisie de 28 tonnes de cannabis dans le canal de Sicile à bord d’un navire nommé le « JUST NORAN », sans pavillon mais immatriculé en Moldavie, en provenance du Maroc (Casablanca) et à destination de la Turquie (Mersin). Une enquête de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) est à l’origine de cette saisie.

Suite à la fouille complète du navire, 28 tonnes et 200 kilos de résine de cannabis d’une valeur de 5Nouvelle saisie majeure de cannabis en Méditerranée : 28 tonnes interceptées6,4 millions d’euros ont été saisies. Cette saisie fait suite à l’arraisonnement de l’Arberdeen et à la saisie de 42 tonnes et 672 kilos de résine de cannabis en début de semaine.

Les 10 membres de l’équipage, pour la plupart de nationalité libyenne, ont été remis aux autorités judiciaires italiennes.

Saisie majeure de 28 tonnes de cannabis en Méditerranée | © Guardia di Finanza

La douane française a mené des investigations sur ces deux navires interceptés la semaine dernière. Elle a notamment signalé ces deux cibles à ses partenaires européens via le réseau douanier de renseignement maritime MARINFO, mais aussi via le centre opérationnel d’analyse du renseignement maritime pour les stupéfiants (MAOC-N).

Cette affaire illustre l’efficacité de la coopération entre les services européens afin de lutter contre les trafics de stupéfiants.

Au total, ce sont plus de 70 tonnes de drogue qui ont été interceptées, en une semaine, sur renseignements des services douaniers français, causant ainsi un important préjudice aux organisations criminelles qui se livrent à ce trafic.

SOURCE: http://www.douane.gouv.fr/articles/a12076-nouvelle-saisie-majeure-de-cannabis-en-mediterranee-28-tonnes-interceptees

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Una operación franco-italiana intercepta 28,2 toneladas de resina de cannabis

02 de julio de 2014 • 07:43

La cooperación entre las autoridades aduaneras de Francia e Italia ha permitido confiscar 28,2 toneladas de resina de cannabis en el canal de Sicilia, que iban a bordo de un barco procedente de Marruecos y con destino a Turquía, informó hoy la Dirección General de Aduanas francesa.

LEER: http://noticias.terra.cl/mundo/europa/una-operacion-franco-italiana-intercepta-282-toneladas-de-resina-de-cannabis,860f01ecf96f6410VgnCLD200000b2bf46d0RCRD.html

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