AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — marcfievet@live.fr — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

FRANCE 🇫🇷 (Air cocaïne) : la justice a tranché

Heureux hommes que les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret, respectivement âgés de 61 et 60 ans, qui après avoir été condamnés en première instance à six ans de prison, le 5 avril 2019 et, contre lesquels lundi, l’avocat général Pierre Cortes, par un raisonnement logique avait requis six ans de prison contre eux deux, ont donc été acquittés.

Ils sont sortis, sans un mot, du palais de justice d’Aix-en-Provence, totalement sonnés par ce verdict annonçant  la fin d’un cauchemar, qui avait débuté en mars 2013 sur l’aéroport de Punta Cana en République Dominicaine alors que 26 valises contenant 700 kilos de cocaïne venaient d’être embarquées dans leur Falcon 50.

Souvenons nous pourtant de Marc Fievet, cet agent infiltré condamné lui, à perpétuité puis à 20 ans en France, sans prise en compte de son temps de détention passée en Espagne, Angleterre et Canada, qui aurait aimé être jugé par une cour d’assises spéciale d’appel, si les autorités douanières ne lui avaient pas déconseillé tout appel qui, d’après elles,  retarderait son élargissement pour privilégier le recours en grâce présidentiel.

La suite, on la connait, le Directeur général de l’époque, un dénommé François Auvigne refusa d’assumer les engagements pris par la Douane française et, somma le directeur de la DNRED Jean Puons de ne plus l’importuner avec cette affaire.

François Auvigne laissa pourrir délibérément Marc Fievet, 9 ans encore dans les meilleurs établissements pénitentiaires français.

Depuis sa sortie en 2005, Fievet se bat pour faire reconnaitre cette triste affaire juridico-administrative malgré le fait que le « Secret défense » soit toujours appliqué sur son dossier.

000000

Un tribunal francés absolvió este jueves a los dos pilotos del caso « Air cocaína », poniendo así fin a ocho años de un enredo judicial que comenzó en República Dominicana con la incautación de 700 kg de droga en un jet.

Bruno Odos y Pascal Fauret, de 61 y 60 años respectivamente, habían sido condenados en primera instancia a seis años de cárcel en abril de 2019. El lunes el fiscal general Pierre Cortes pidió seis años de prisión para los dos.

leer mas

000000

FRANCE 🇫🇷 (DNRED- OCTRIS-OFAST) : quant à la lutte antidrogue

Nausées garanties après la lecture

de

« TRAFICS D’ÉTAT ».

Constat une fois encore que le problème, le seul et unique problème depuis trop longtemps, ce sont les responsables politiques !

J’ai la gerbe !

Ce monde des régaliennes est vraiment pourri !

0000

 

FRANCE 🇫🇷 : ce que vous n’apprendrez pas en allant au musée de la Douane française à Bordeaux

FRANCE 🇫🇷 (DNRED – OCRTIS) : retour sur l’opération Myrmidon

000000

FRANCE 🇫🇷 (OFAST): Sofiane Hambli, AKA « la chimère », a pris le large

À la demande des autorités françaises, Interpol a émis une notice rouge à l’encontre de Sofiane Hambli surnommé «La Chimère», au casier judiciaire chargé de lourdes condamnations pour trafic de cannabis. Cet avis de recherche international est consultable sur le site internet de l’organisation de coopération policière.

«Je pense qu’il s’est dit « ils ont tout organisé pour que je sois coincé, ils vont me remettre en détention, ils veulent absolument ma peau ». Du coup il a décidé sans doute de partir», a déclaré son avocat Hugues Vigier, qui a indiqué ne pas savoir où se trouvait son client.

Sofiane Hambli (dont le prénom est parfois orthographié «Sophiane») est le personnage clé d’une enquête sur les pratiques de l’ex-patron de la lutte antidrogue François Thierry, qui avait conduit au remplacement de l’Ocrtis par l’Ofast (Office anti-stupéfiants) en 2019.

source et plus

000000

FRANCE 🇫🇷 (Interpol) : Sofiane Hambli de nouveau en cavale

Mais où est donc passé Sophiane Hambli ? Selon nos informations, une notice rouge Interpol vient d’être émise par la France à l’encontre de ce trafiquant de drogue français de grande envergure, assortie de trois photos anthropométriques de l’intéressé.

Ces fiches sont destinées à alerter les autorités de police du monde entier sur les fugitifs recherchés à l’échelle internationale. Autrement dit, ce personnage central de la retentissante affaire dite du scandale des « stups », un dossier pour lequel il a été doublement mis en examen en compagnie notamment de François Thierry, l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis, remplacé par l’Ofast en janvier 2020), serait de nouveau en cavale. Il en compte déjà un certain nombre à son actif.

Lire

0000

ESPAGNE 🇪🇸 (Andalousie) : depuis plus de 30 ans, les structures mises en place, la logistique criminelle, les contacts et ramifications avec différents services spéciaux sont toujours d’actualité

NARCOTRAFIC : le trombinoscope des années 90

Carlos Gaston Ferran, dit « Le Grand »

ICI lors d’un séjour en Algérie dans sa jeunesse.


Jean Gilbert Para, un proche collaborateur de Charles Ferran, disparu le 11 mai 2002, dans la région de Ronda en Andalousie. (Son 4X4 a été retrouvé criblé de balles!)

Il était copropriétaire avec Carlos Ferran, Edouard ´Doudou´ Mari-Chica et Abdel Omar (Adiel OUANOUGLU) »Le Chacal » du ´My Lady Palace´ y ´Play Boy´ de Marbella et d’autres établissements similaires à Torremolinos et Benalmádena. Il gérait aussi un restaurant Plaza del Socorro à Ronda.



Adiel OUANOUGLU ou Abdel OMAR, dit « Le Chacal ».

enregistré par les autorités françaises de la DNRED et de l’OCRTIS

« C’est un personnage qui a fait bénéficier la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, NDLR) comme d’autres services français d’un carnet d’adresses très étoffé« , expliquait Jean-Michel Pillon, chef de bureau au sein de la direction des douanes lors d’une audition devant la brigade financière en mars 2016

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Alain David Benhamou dit ´Doudou´ Mari-Chica

Le beau-frère de Carlos Ferran

ici à Marbella

 


Ricardo RUIZ COOL, commissaire de Police à Estepona (Andalousie) dans les années 90, chargé de la sécurité des GAL sur la Costa del Sol, était un contact très proche de Carlos Ferran. Il mettait à sa disposition le fichier de la Police Nationale espagnole et sécurisait les rendez-vous de Carlos Ferran avec Rafael Vera, le ministre espagnol de la sécurité.

Son adjoint à Estepona, Florentino Villabona Madera pourrait, j’en suis certain nous parler de cette grande époque, s’il n’est pas frappé d’amnésie sélective. Aujourd’hui, il est « Director Adjunto Operativo (DAO) de la Policía »!


Le GAL

fg-vera-barrionuevo

Felipe Gonzalez (au centre), le fondateurs du GAL et ses meilleurs collaborateurs Rafael Vera (à gauche) et José Barrionuevo.

°°°°

ESPAGNE (les années sombres du terrorisme et du narcotrafic d’Etat): retour sur les cloaques de Felipe Gonzalez, José Barrionuevo, José Luis Corcuera, Rafael Vera et des mercenaires du GAL

LIRE: NARCO-TERRORISMO (G.A.L.): los mercenarios de la OAS en España.

ET aussi: l’histoire du GAL

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

La DNRED était copropriétaire de ce restaurant en bordure de mer à Estepona avec Marc Fievet

Lire plus :
DOUANE FRANÇAISE : quand la DNRED tenait un restaurant à Estepona en Andalousie

000000

MAROC 🇲🇦 (Interpol) : Sofiane Hambli aurait été incarcéré n’était qu’une rumeur !

Un mandat international d’arrestation délivré par la France sur la personne de Sofiane Hambli aurait été mis à exécution par les autorités policières marocaines.

A suivre

000000

 

FRANCE 🇨🇵 (Marseille-Fos) : les gabelous ont même dressé le barème de rémunération de ceux qui flanchent

Une autre inquiétude grandit : que les bassins connaissent une « dérive havraise », où la criminalité organisée a mis le pied dans le port avec la complicité des dockers les plus jeunes.

Pour Guy Jean-Baptiste : « Le renseignement est particulièrement difficile à obtenir dans un port en raison notamment de la puissance des corporations qui y travaillent », relève le directeur des douanes à Marseille.

« Ce n’est pas un scoop qu’il est difficile de travailler sur le port » souffle en écho le patron de la police judiciaire Éric Arella, « pour des raisons que vous connaissez et sur lesquelles je ne m’étendrai pas »

Extrait d’ une enquête d’Olivier-Jourdan Roulot et Xavier Monnier à lire dans le numéro de mai de GQ (en kiosques cette semaine)

°°°°°

Marc Fievet

 » J’ajouterai qu’hormis l’omerta établie par la peur de représailles qui peuvent aller jusqu’à l’élimination pure et simple de celui qui rencarderait les autorités, qu’elles soient douanières ou policières, le flou de la Perben 2 vis à vis des repentis qui n’offrent aucune garantie à ces derniers et l’exemple accablant de la lâcheté et du manque d’honneur des DG de la Douane Française, toujours en mémoire suite au lâchage de Marc Fievet, cet agent free-lance  infiltré pour le compte de la DNRED et adoubé par le ministre Michel Charasse ne peut encourager des vocations. Ce serait suicidaire !  »

000000

FRANCE 🇨🇵 (OFAST) : la « Darmaniphobie » en question

La lutte anti-drogues cible principalement les consommateurs et tend à automatiser la sanction avec des amendes, « au détriment des mesures sanitaires », selon une note publiée mardi par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies.

« En Allemagne, on consacre plus de fonds à lutter contre le trafic qu’à interpeller des usagers »

Lire beaucoup plus

000000

En FRANCE, aucune protection pour ceux qui luttent contre le narcotrafic

 

Malgré le témoignage de Jean Paul Garcia, attaché douanier en poste à Madrid, devant les magistrats espagnols, précisant que l’agent infiltré Marc Fievet serait plus utile dehors qu’incarcéré…Les autorités douanières françaises, au manque d’honneur avéré, l’ont laissé partir pour un périple carcéral de 3888 jours à travers l’ Espagne, l’Angleterre, le Canada et la France.

Explications avec

DOUANE FRANÇAISE (DNRED – Années 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1994): qui est donc Marc Fievet qui ne peut « zapper » cette période?

 

000000

 

FRANCE 🇫🇷 (DNRED – Douane française) : Marc Fievet, AKA NS 55, était interviewé par « Génération WeeD »

La video

000000

FRANCE 🇫🇷 (Justice et Narco-embrouille) : l’affaire Robert Dawes ne fait que commencer !

En juillet 2020, après la condamnation en appel de son client à 22 ans de prison pour l’importation de plus d’une tonne de cocaïne en France, Me Thomas Bidnic avait prévenu : « L’affaire Robert Dawes commence vraiment. »

Promesse tenue puisque l’avocat parisien vient de porter plainte avec constitution de partie civile le 2 avril à Nanterre (Hauts-de-Seine) pour faux et usage de faux en écriture publique.

lire la suite

°°°°°°

FRANCE 🇫🇷 (Narco-embrouille): au tribunal, François Thierry…comme témoin, rencontrera-t-il Sofiane Hambli ?

relire

000000

FRANCE 🇫🇷 (DNRED – Gendarmerie – GIR – OFAST) : les nominés au titre de « DRUG LORD »

Depuis 2019, l’office des stups dresse un classement de ses cibles prioritaires, surnommé en interne le « top 25 » des trafiquants de drogue français.

Sans doute pour ne pas lui donner un caractère trop prestigieux, ce tableau, classé confidentiel, a été, cette année, sobrement rebaptisé « liste nationale ».

Pour intégrer ce cercle restreint des principaux narcos français, les prétendants doivent remplir un certain nombre de critères témoignant de leur puissance et de leur dangerosité : implications dans des règlements de comptes, capacité à se projeter à l’étranger, à corrompre des agents publics, des policiers, des douaniers, moyens logistiques, usage des technologies de dissimulation…(Et en capacité de rétribuer en cash les meilleurs avocats… Marc Fievet)

Voici les dix plus gros trafiquants de cette liste par Vincent Monnier

1- Moufide Bouchibi. AKA « Poto », « Mouf », « Karim », « le Parisien »

2- Reda Abakrim. AKA « Turbo », « Mourad de Poissy »

3- Nordine D. AKA « Mac Do », « Monsieur N. »

4- « Ben de Trappes »

5- Bouchaïb El Kacimi. AKA « Bouch de Dreux », « R8 ».

6- Kevin Doure. AKA « El Negro », « Cali », « le Pablo Escobar français »

7- Rachid El M. AKA « Le Chinois »

8- Nasserdine et Abdelrani T.  AKA « Tic et Tac » , « les Jumeaux ».

9- Younès L. AKA « le Nantais », « le Grand ».

10- Ali et Messaoud Bouchareb. AKA « Ryan » pour Ali

SOURCE et Plus

000000

 

 

FRANCE 🇫🇷 (Cour des miracles) : l’OCRTIS de nouveau à la « Une »

C’est un livre choc qui met à nu les dérives de la lutte antidrogue en France. Emmanuel Fansten, journaliste au service police-justice du journal Libération, publie Trafics d’Etat, enquête sur les dérives de la lutte antidrogue. Un ouvrage sous forme d’enquête qui montre comment une partie de la police française a favorisé le transit de tonnes de drogue entre l’Espagne et la France pendant des années. Invité d’Europe Soir, le reporter raconte comment il a pu mettre à jour ce qu’il appelle « un système d’État ».

Tout commence le 18 octobre 2015, lorsque les forces de l’ordre saisissent 7 tonnes de cannabis dans le 16e arrondissement de la capitale, un record. Durant ce coup de filet, un suspect est interpellé : Sofiane Hambli, trafiquant à la renommée internationale. Or cet homme est également le principal indic de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis). Un informateur bien connu des stups, puisqu’il a été recruté en Espagne par François Thierry. le chef de l’Ocrtis.

source et plus

000000

 

 

Les douaniers de la DOD de la DNRED, verts de jalousie des succès de François Thierry, décident de s’intéresser à ses activités … La musique sera orchestrée par Erwan Guilmin. La suite, on la connait, la saisie de 7 tonnes de cannabis Boulevard Exelmans…

En novembre 2020, Aviseur International faisait paraitre cet article

FRANCE 🇫🇷 (narcotrafic): l’OFAST remet au trou Sofiane Hambli

000000

 

NARCO-BUSINESS (OFAST 🇫🇷 ) : le « Who’s Who » des narcos français

—-

Les noms des protagonistes, leurs surnoms, leurs affinités avec d’autres clans, leur point d’ancrage y figurent.

Depuis 2019, l’office des stups dresse un classement de ses cibles prioritaires, surnommé en interne le « top 25 » des trafiquants de drogue français. Sans doute pour ne pas lui donner un caractère trop prestigieux, ce classement a été, cette année, sobrement rebaptisé « Liste nationale », ce qui a permis également, au gré des enquêtes en cours et des renseignements récoltés, de l’allonger au-delà de 25 personnes.

Stéphanie Cherbonnier

A quoi sert ce document classé confidentiel ? « Ce n’est pas un simple album photo » explique Stéphanie Cherbonnier, la patronne de l’Ofast

« Derrière chaque nom, il y a une stratégie opérationnelle, des enquêtes en cours, des mises à jour des informations. »

source

000000

FRANCE 🇫🇷 (Douane Française – DNRED) : comment François Auvigne a démontré sa lâcheté dans la gestion du dossier de NS 55 malgré les demandes de Jean Puons, DI DNRED

Comment l’Etat assassine les lanceurs d’alerte (Quatrième partie)

par

Stéphanie Gibaud

De très nombreux citoyens sont victimes du mensonge de nos dirigeants politiques, économiques, financiers, mais aussi administratifs, militaires, sanitaires.

Les lanceurs d’alerte de tous horizons ont prouvé depuis des années que la vérité fait peur, isole. Il est plus simple de détruire les vies de ceux qui agissent avec leur conscience, avec bienveillance pour le bien de la communauté que de proposer des solutions pérennes. Mais les lanceurs d’alerte au sens de la loi Sapin II ne sont pas les seuls à alerter des dysfonctionnements de l’Etat.

lire l’article

000000

BALKANS (Albanie 🇦🇱) : l’État balkanique approvisionne l’Allemagne en cannabis et en cocaïne depuis des années, mais pas que !

Dans les années 90, l’Albanie frappée par une grave crise économique était déjà affaiblie par la guerre en Yougoslavie. De nombreux jeunes Albanais considéraient le trafic de drogue comme le seul moyen de sortir de ce réseau de pauvreté et de corruption.

Depuis le pays est devenu le premier narco-État d’Europe. Et ceci en dépit du fait que l’Albanie est membre de l’OTAN et est sur le point de négocier son adhésion avec l’UE.

Dès le début des années 2000 de jeunes adolescents furent envoyés en Angleterre, en Allemagne, en Belgique en France, en Italie et aux Pays-Bas et, sous l’étiquette de réfugiés, s’implantèrent dans ces différents pays avec l’aide des services d’accueil à l’enfance. Ces jeunes gens devenus adultes et bien intégrés ont permis la mise en place de « cellules dormantes », disponibles pour toutes opérations de narcotrafic ou de vente d’armes.

Dans un rapport, VICE s’est entretenu avec deux trafiquants de cocaïne d’une banlieue délabrée de la capitale albanaise, Tirana.

Ils venaient de rentrer d’un voyage en Allemagne. Comme beaucoup de leurs collègues, Artin et Luli sont passés du cannabis à la cocaïne. Cela rapporte plus d’argent et le matériel est facile à obtenir. Ils gagnent environ 20 000 euros s’ils apportent un kilo de cocaïne dans les pays riches d’Europe. Et le marché se développe: « Il faut faire le tour de l’Allemagne, de l’Italie ou de l’Angleterre si l’on veut réaliser quelque chose ici. La cocaïne est un vrai travail », déclare Artan.

Le trafic de drogue en Albanie a une longue histoire

Entre-temps, le pays est devenu le premier narco-État d’Europe. Selon la définition du Fonds monétaire international, un narco-État est un pays «dans lequel toutes les institutions légitimes sont imprégnées de la puissance et de la richesse du trafic de drogues illicites».

Les exemples habituellement donnés sont le Venezuela, la Guinée-Bissau et l’Afghanistan, mais certains pays européens font aussi partie de la liste comme l’Albanie entre autres.

source

000000

FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : retour sur l’affaire Fievet – NS 55 DNRED

Madame la directrice générale de la Douane française Isabelle Braun-Lemaire sera-t-elle comme son prédécesseur lointain l’énarque – IGF François Auvigne et tous ses successeurs qui ont refusé d’assumer les engagements pris par l’administration qu’elle dirige ?

——

 

En France, dans la bibliothèque du Sénat

Elise Lucet :
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.
Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet :Honhon !
Michel Charasse : Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues…
Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleursparce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue …
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse :On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet ; Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Michel Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

La preuve par l’image:

Quelques années plus tard:


000000

FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : retour sur l’opération « Gisèle » et les stratagèmes douaniers

En préalable, avant de lire cet article, j’ai fait un tweet au Procureur Jacques Dallest, juge d’instruction à l’époque des faits

Je viens de relire le dossier « Gisèle » … abordé par Philippe Bordes dans « Enquête aux frontières de la loi ». Quelle différence entre les écrits de toutes sortes et la réalité! Une vérité judiciaire dérangeante.

°°°°

Le journal « Le Monde » du 7 octobre 1992 faisait paraitre cet article sous le titre:

Au tribunal correctionnel de Lyon – Le dérapage douanier de l' » Opération Gisèle « 

Le procès des cinq trafiquants britanniques

Ce PV-là est, à première vue, un modèle de PV, serein, précis, exhaustif :  » Ce jour, mercredi 6 juin 1990, (…) en service de contrôle de véhicules, place Carnot, à Lyon-2, à 5 h 20, heure légale, nous faisons les signaux réglementaires d’arrêt à l’adresse d’un camping-car immatriculé G 942 BLB, en vertu de l’article 61 du code des douanes. Ce véhicule sort du passage sous la gare de Perrache…  » La routine, qui transpire entre chaque ligne du prologue, est bientôt relayée par un hasard absolument munificent. Dans le camping-car en question, les chanceux gabelous  » tombent  » sur pas moins de 1 058 kg de résine de cannabis et interpellent, dans la foulée, cinq ressortissants britanniques : les deux occupants du véhicule, Alan Morgan, trente-cinq ans, et Michael Cook, quarante-deux ans, mais aussi, à leur hôtel lyonnais, James O’Dea, quarante-cinq ans, Terence Stuart, cinquante ans, et un simple comparse, Jeffrey Thurgood, trente et un ans.

L’affaire des Britanniques de Perrache, parmi lesquels trois sérieux récidivistes, est joliment bouclée.Effet d’annonce, choc des photos, poids des statistiques, félicitations, congratulations…  » Ce PV est un faux ! « , clament pourtant aujourd’hui, chacun à sa manière, les huit avocats des accusés. (comme ils avaient raison!)De fait, un  » flag  » de rêve peut cacher une opération d’infiltration poussée… à l’extrême.

Comme M. Jacques Dallest, juge d’instruction à Lyon, n’avait pas tardé à le découvrir en prenant en charge le dossier, la prise réalisée par les douaniers en uniforme n’était que l’ultime phase d’une enquête rapprochée, qualifiée d' » occulte  » par les avocats,  principalement menée par l’échelon de Lyon de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) sous le nom de code d' » Opération Gisèle « .

Bien plus qu’une  » livraison surveillée « , légalisée depuis longtemps, il s’agit d’une  » livraison contrôlée « , et même  » encadrée « , dans laquelle Jean-Pierre Cazé, contrôleur divisionnaire à l’antenne lyonnaise de la DNRED, a joué un rôle de premier plan. Et ambigu…

Il vous reste 64.19% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

N’étant pas abonné, je ne peux que vous dire qu’ayant été le transporteur maritime de cette opération, la relecture des écrits concernant les exploits douaniers de cette époque m’étonne encore.

C’est ce Motor Yacht qui a transporté 1 tonne  285 de cannabis (1 tonne 255 de savonettes et 30 kilos de pollen), chargée au large de l’île de Perejil dans le détroit de Gibraltar.

Ce Motor Yacht avait été rebaptisé en « Tancrède », immatriculé à Toulon par la fourniture d’un livret de francisation délivré par la DNRED

Motor Yacht Windarra

Enregistré à Gibraltar 🇬🇧 – Propriétaire Rio Plata Ltd, compagnie off-shore de Marc Fievet, financé par Marc Fievet et les opérations de la DNRED

A réalisé le transport pour l’échelon DNRED de Lyon d’une tonne 285 de cannabis du Maroc à Port la Nouvelle (Saisie fortuite place Belcourt à Lyon d’une tonne) – Opération d’achat-transport réalisée par Jean Pierre Cazet et Michel Ribatet.

Il manquait donc plus de 200 kilos de cannabis lors de la spectaculaire saisie…Mais, ouf, tout baigne puisque l’ on ne revient pas sur la chose jugée!

000000

CÔTE D’IVOIRE 🇨🇮 (Spaghetti connection): le procureur Adou Richard-Christophe sort-il de son rôle en menaçant les narcotrafiquants?

Adou Richard-Christophe, Procureur de la République estime que la condamnation mardi dernier des quatre ressortissants italiens doit servir de leçon aux auteurs d’infractions à la législation sur le trafic et l’usage illicite des stupéfiants et le blanchiment de capitaux.

Dans un communiqué transmis à KOACI, le Procureur de la république réaffirme que les auteurs desdites infractions seront activement recherchés et appréhendés par ses services afin de leur faire subir la rigueur de la loi pénale.

Ci-dessous quelques extraits du communiqué d’Adou Richard-Christophe

« Le 17 septembre 2018, les services douaniers du Port de Santos au Brésil saisissaient 1,19 tonne de cocaïne soigneusement dissimulée à l’intérieur de rouleaux en acier de plusieurs engins lourds de type CATERPILLAR, éventrés à cet effet.

Ces engins devaient être embarqués sur un navire pour être déchargés au Port Autonome d’Abidjan en Côte d’Ivoire.

L’analyse des documents afférents à ces engins révélait que ceux-ci avaient été commandés par la société AGL basée à Abidjan, Cocody-Les Deux Plateaux.

Une enquête, au nom de code « Opération Spaghetti », a été menée sur plusieurs mois.

Elle a nécessité, conformément à la convention des Nations Unies du 15 novembre 2000 sur la criminalité transnationale, une étroite coopération des services de police ivoiriens avec les services de police étrangers, notamment français, italiens et brésiliens. Elle a permis de découvrir que les associés de la société AGL, de nationalité italienne, étaient en relation avec un fonctionnaire de police de nationalité ivoirienne et que leur activité consistait à introduire de la cocaïne en Côte d’Ivoire lors de l’importation d’Amérique latine, d’engins de chantier de type CATERPILLAR. Cette drogue était par la suite reconditionnée et réexportée en Italie, incrustée dans des morceaux de bois. Cinq personnes ont été interpellées dans le cadre de la procédure. Il s’agit des nommés :

–   Angelo ARDOLINO, 57 ans, Italien, Gérant d’AGL ;

–   Antonio CUOMO, 54 ans, Italien, Directeur technique d’AGL ;

–   Vincenzo GIULIANO, 62 ans, Italien, Restaurateur ;

–   Guiseppe RAMAGLIA, 46 ans, Italien, Directeur de société ;

–   Véronique DION, 43 ans, Ivoirienne, Fonctionnaire de Police.

Le Juge d’Instruction saisi par le Parquet, après la clôture de son information judiciaire, a renvoyé les mis en cause devant le Tribunal Correctionnel pour y être jugés conformément à la loi. Le Tribunal Correctionnel vidant sa saisine le 02 février 2021, après avoir relaxé Dame DION Véronique pour délit non établi, a déclaré les quatre (04) autres prévenus coupables des faits de Trafic international de stupéfiants, notamment de Cocaïne, de Blanchiment de capitaux, de détention illégale d’armes à feu et de munitions de la première catégorie et d’association de malfaiteurs. En répression, le Tribunal les a condamnés à une peine d’emprisonnement de 20 ans et à cent millions (100.000.000) de francs CFA d’amende. Il a été en outre prononcé à leur encontre, la confiscation au profit de l’État de Côte d’Ivoire, de tous les biens meubles et immeubles leur appartenant, évalués à plusieurs milliards de francs CFA.

Le Procureur de la République rappelle que les infractions à la législation sur le trafic et l’usage illicite des stupéfiants et le blanchiment de capitaux ne sauraient rester impunies. Il voudrait indiquer que les auteurs desdites infractions seront activement recherchés et appréhendés par ses services afin de leur faire subir la rigueur de la loi pénale« .

source

000000