COKE en STOCK (CCXLV): le chaînon manquant du trafic et retour sur Marbella 🇪🇸

Il venait de quitter un endroit où la mafia russe commençait à prendre la main sur le trafic en Méditerranée. Précurseur de pas mal de techniques innovantes, aujourd’hui répandues chez les trafiquants, il avait choisi en effet de s’installer dans l’île même de Margarita, point névralgique du départ de la drogue vers l’Europe comme on l’a vu. Repéré bien tardivement, faute au manque de participation évident de la police vénézuélienne avec qui il avait signé cette sorte de pacte de non agression en lui accordant pas loin de 2 millions de dollars pour qu’elle se taise, l’homme est aujourd’hui de nouveau en fuite, ayant réussi paraît-il à s’échapper sur un « petit avion » dont on a peut-être bien retrouvé la trace, impliqué comme il se devait dans un autre trafic decoke… l’affaire aboutissant à nouveau au final en Guinée-Bissau, autre paradis pour trafiquant comme on le sait, et avec la redécouverte d’un autre avion, un jet, qui avait fait en 2009 la une des journaux… un Gulfstream IIB, comme celui par lequel nous avons démarré cette mini-série, comme pour boucler une ronde… sans fin véritable.

Trois affaires sur le dos pour Llorca

Revenons plutôt et encore une fois (la dernière, promis !) à Marbella dans les années 70 (2) car c’est là que tout a débuté, comme on l’a dit à l’épisode précédent, avec un personnage incroyable évoqué, aujourd’hui toujours en fuite, et qui est en fait en quelque sorte le saint patron du trafic entre les Colombiens, la Guyana, les Antilles avec l’île Margarita et les mafieux espagnols ou siciliens. La pierre philosophale du trafic qui perdure depuis 40 ans !!! Son nom, José Manuel Carlos LLorca Rodriguez, (appelé communément Carlos Llorca) était en effet apparu après l’affaire du Libera (cf l’épisode précédent) dans trois gros dossiers compromettants : « l’Operación Malaya », contre la corruption généralisée à Marbella et les constructions incontrôlées qui avaient rapidement tout défiguré là-bas (3). Il faisait aussi dans le béton et c’était un as du genre, versant en douce jusqu’à quatre millions d’euros en commissions à Juan Antonio Roca, l’ancien responsable de l’urbanisme de la municipalité de Marbella (4) ! Rien qu’avec la réhabilitation d’un immeuble à Manresa, il avait empoché 1 100 millions de pesetas (6,6 millions d’euros) !!! Sa société Pharus était alors déjà liée au narcotraficant italien Luigi Protani, impliqué dans le trafic massif de coke comme on l’a vu. Llorca avait ensuite été cité dans l’opération « Ballena Blanca », également contre le blanchiment d’argent, avec comme inculpé Aki Kujala, et dans « l’Operación Troika », où étaient apparus deux mafieux russes – à gauche leurs gros bras-, Gennadi Petrov (ci-dessous à droite), un ancien boxeur (et son gang « Malyshevsky » et Yaznarov (Alexander) Malyshev, à Astapa. Dans ce sens aussi c’était un pionner en quelque sorte : à Marbella, les deux mafieux russes, que jusqu’ici tout opposait violemment, avaient fait la paix des braves, le premier étant le redoutable chef du Gang Tambov. Gennadi Petrov ayant surtout mis un pied en Espagne grâce à ses relations avec la soeur du roi Juan Carlos. Pour The Atlantic, c’est un « gangster de la Méditerranée »… Lors de son arrestation, avaient été saisis 307 000 dollars en espèces, 23 voitures de luxe, et 12 millions d’euros lui appartenant avaient été gelés dans des comptes bancaires. En 2001, Petrov avait acheté un yacht de 3,5 millions d’euros baptisé « Sasha » déclaré valant 700 000 euros mais qui s’était fait redresser de 500 000 par le fisc espagnol qui connaissait son montant réel (5) ! On avait aussi remonté avec lui jusque Michael Rebo, installé à Berlin et spécialiste blanchiment de l’argent du trafic de drogue (6). A l’époque, au sein de la mafia russe, le nom Oleg Deripaska circulait déjà. (7) Juste avant la perquisition, le Monde raconte « qu’à la mi-octobre, l’attention des policiers a été attirée par un incessant va-et-vient de caisses, transportées vers un jet privé stationné sur l’aéroport de Palma de Majorque-Son Sant Joan. Il n’en fallait pas plus pour lancer la perquisition et ordonner la saisie des caisses en partance pour la Russie. » Derispaka qui possède trois jets, des … Gulfstream, mais trois G-550, immatriculés M-ALAY, M-UGIC et le plus ancien, le M-SAWO. A savoir inscrits dans l’île de Man !!

LIRE

(1) revoir les cinq épisodes précédents parus ici (de CCXL à CCXLV, de 240 à 44, celui du jour étant le 245). Une première parution nous avait fait oublier le « L » du chiffrage, pardonnez-nous !

(2) Le premier hôtel de Marbella était une ancienne ferme détenue par une famille d’aristocrates, celle du Marquis d’Ivanrey… dont la famille était allemande d’origine. C’est raconté ici par Christopher Clover, Directeur Général de Panorama Properties, la première agence mobilité du lieu: « C’était en 1946, environ sept ans après la fin de la Guerre Civile espagnole, Marbella était alors un petit village de moins de 10 000 habitants et avec une histoire très intéressante. Au cœur du village se trouvait (encore actuellement) l’ancien château arabe construit au IXe siècle et entouré de ruines romaines qui sont encore visibles aujourd’hui, tout au long de la ville (…) À cette époque, les terrains les plus étendus appartenaient à cinq familles : Juan et Enrique Belón, Juan Lavigne et Juan Lima, toutes originaires de Marbella, Elvira Tallefer et son mari Salvador Guerrero de Málaga (c’est à elle qu’on doit le nom d’Elviria), et Norberto Goizueta de Navarra (l’éventuel fondateur de Guadalmina). La majorité des champs étaient loués et cultivés par des paysans. L’activité économique principale en ce temps-là était l’agriculture et l’extraction minière du fer et du graphite (…) Le premier à promouvoir la ville de Marbella fut le versatile et éclectique aristocrate espagnol Ricardo Soriano Sholtz von Hemensdorff, Marquis d’Ivanrey, qui acheta en1943 la propriété El Rodeo, d’une étendue de 220 000 m2 (22 hectares) à son ami Norberto Goizueto, qui possédait de son côté une immense parcelle de 350 hectares dans la zone. En 1945, Ricardo construisit et ouvrit les portes du premier hôtel de style “motel” américain à Marbella, l’Hôtel El Rodeo, et invita plusieurs de ses amis à visiter la région. En 1946, son neveu, le prince Alfonso von Hohenlohe et le père d’Alfonso, le prince Maximiliano Egon von Hohenlohe-Langenburg, visitèrent Marbella pour la connaître en personne. Le père d’Alfonso était un aristocrate allemand très connu, dont la famille datait du VIe siècle. Sa mère, la marquise de Belvís de las Navas, était également connue en Espagne, et son parrain était le roi d’Espagne, Alfonso XIII. Sa lignée, unie à la vision pionnière de son oncle Ricardo, poussa Alfonso à continuer de promouvoir les idées de son oncle. Autrefois, rejoindre Marbella depuis Malaga prenait deux heures en voiture sur une terrible route côtière à double sens. Alfonso et son père arrivèrent à Marbella dans une vieille Rolls Royce équipée d’un moteur qui, en raison de la pénurie d’essence durant ces années de l’après-guerre, avait été transformé pour fonctionner avec des gaz produits avec du charbon » (Une rolls-Royce à gazogène !!) (…) Ils tombèrent tellement amoureux de Marbella, et spécialement de ce domaine, qu’ils revinrent l’année suivante pour l’acheter. Alfonso et son père construisirent une magnifique maison dans leur nouvelle propriété, et avaient pour habitude d’y inviter leurs amis. La ferme originale de la propriété fut rapidement transformée en un club social en plus de bar-restaurant, qui était fréquenté par les habitants de la région…et c’est ainsi qu’est né le “Marbella Club » (…) . Grâce à Alfonso, son père, sa mère et son oncle Ricardo, une grande quantité de gens visitèrent la zone (et le Marbella Club), et nombreux furent ceux qui ne trouvaient pas de logement. Le flux de visiteurs était tel que, en 1953, Alfonso décida de construire, à côte de la ferme originelle, un petit hôtel de 18 chambres distribuées autour d’un patio central, semblable aux populaires “motels” des États-Unis qu’il avait découverts lors de ces récents voyages. Il décida de l’appeler l’Hôtel Marbella Club. L’hôtel ouvrit ses portes au public en 1954 et attira immédiatement le tourisme de qualité. En 1955, le Comte Rudi von Schönburg, parent d’Alfonso, venait d’obtenir son diplôme à l’université Swiss Hotel Management University de Lausanne, et s’unit à Alfonso comme directeur de l’hôtel. Encore actuellement, le Comte Rudi joue toujours un rôle important au Marbella Club et au sein du Groupe, où on peut le rencontrer chaque jour. » La ferme originelle existe toujours, et a été transformée en restaurant et bar principal de l’Hôtel »… (…) Afonso ne douta pas à inviter toute la jet-set du moment au premier hôtel de luxe de la Costa del Sol. Marbella devint immédiatement l’endroit à la mode de toute l’Europe. Dans les années soixante, de nombreuses célébrités visitaient déjà Marbella et l’Hôtel Marbella Club assez fréquemment. La plupart d’entre elles achetèrent des parcelles pour construire leurs maisons, parfois directement à Alfonso. Parmi ces “grands noms” se trouvait José Banús, qui vint à Marbella en 1962 (l’auteur omet de dire que c’est un poche de Franco) et acquit les terres de l’actuel Puerto Banús et Nueva Andalucía (à cette époque de nombreuses personnes considéraient que sa vision était “détraquée”), Jaime de Mora, Manolo Lapique, Ignacio Coca – fondateur de Los Monteros et du Club de Golf Rio Real – et d’autres grands noms tels que les von Thyssen, Princess von Bismark, la famille Füstenberg, Mel Ferrer et Audrey Hepburn, le Duc et la Duchesse de Windsor, le Prince Rainier de Monaco et Grace Kelly, Ava Gardner, Cary Grant, Laurence Olivier, Guy de Rothschild, Terry von Pantz, Deborah Kerr, Jimmy Stewart, Teddy Kennedy, Jean Negulesco et de nombreux autres… à rappeler que tout se passait alors sous la dictature de Franco ! Dans les années 80, ce sont les émirs qui vont plutôt se pointer : la Famille Royale saoudienne ou Akram Ojjeh, (du Groupe d’entreprises TAG) le Prince Salman, frère du prince héritier Fahad, oui le fils aîné du Prince Fahad, le Prince Faisal Bin Fahd mais aussi Sheik Zayed bin Sultan Al Nahyan, l’Émir d’Abu Dhabi et Président des Émirats Arabes Unis, la famille Marzook venue du Koweït ; Rafic Harriri, (ah tiens voici le Premier Ministre du Liban !) ; le Sheik Kamal Mouaffak Bin Jamil Al Midani, qui finira par racheter le complexe de luxe de Puerto Banús en 1979, bâti au bout du terrain de l’hôtel, sans oublier Adnan Khashoggi , le roi de la fête à l’époque (il est dit qu’il dépensait alors 250 000 dollars par jour !) qui arrivait en DC8 ou à bord de son immense yacht, le Nabila (revendu à Donald Trump !) !!! Sa villa immense, avec zoo et stand de tir, à Marbella s’appelait Al Baraka ! Ci-dessus ses 4 moyens de transport : les yachts Khalida (le plus petit) et le Nabila; son DC-8 particulier (VR-CKA) et un DC-9 immatriculé VR-CKE baptisé « Omaria » avec devant le Hughes 500 destiné à a fille.

Pour le 66e anniversaire du frère de la reine Fabiola de Belgique. on avait compté devant la villa 31 Rolls-Royce. La chanteuse d’opéra coréenne Kimera était venue pousser la chansonnette devant le Cheikh Mohamed Ashmawi, grande figure extravagante du lieu qui voyageait en BAC-111 personnel ou Jetstar. Son gros biréacteur arc-en-ciel VP-CMI à l’intérieur rose (?) a été revendu à des mexicains du Grupo Adelac pour devenir XA-ADC. Il promènera en 2006 l’équipe de NBA des San Antonio Spurs (ici à gauche). Il est devenu ensuite XA-CMG. puis XB-KQL en 2009 et a fini par être stocké à Toluca en 2012 (il y était toujours en 2016). L’homme on le sait, un marchand d’armes, a été mêlé à l’affaire des Contras via l’affairiste Manucher Ghorbanifar et à celle d’ Imelda Marcos, la (riche) veuve du président des Philippines, Ferdinand Marcos. Selon Seymour Hersh, dès 2003, Khashoggi dans un entretien avec Richard Perle, âme damnée des Bush, aurait évoqué, déjà, l’invasion prévue de l’Irak !!!!

(3) dans un long texte dégoté ici, on explique de façon savoureuse cette corruption effrénée lors du mandat surtout de l’ineffable Vicente Gil, proche ami de jeunesse de Franco : « La semaine a été chargée pour le juge Miguel Angel Torres Segura, le jeune magistrat chargé de l’opération «Malaya». Le week-end dernier, les principaux protagonistes de l’affaire, la mairesse de Marbella, Marisol Yagüe, sa députée, Isabel Garcia Marcos, et le consultant en planification de la mairie, considérés comme le cerveau derrière la corruption au sein de l’autorité locale, Juan Antonio Roca, ont tous été interrogés et envoyés en prison sans caution (Roca a écopé de 12 ans de prison et est sorti récemment, le 14 mars 2018 !). Le juge a décrit Yagüe comme une « marionnette », alors que l’homme qui tirait vraiment les ficelles à la mairie de Marbella était Juan Antonio Roca. Alors que le maire – qui, selon des sources, n’a pas exclu la possibilité de démissionner – a été inculpé de corruption, de perversion du cours de la justice et de trafic d’influence, la liste de crimes présumés de Roca comprend tout cela en plus du blanchiment d’argent, de la fraude, de la prix, détournements de fonds et atteintes à l’environnement. (Ce dernier fait référence à sa collection d’animaux exotiques empaillés). Isabel Garcia Marcos, dirigeante de l’opposition socialiste et critique féroce de Jesus Gil avant de rejoindre les anciens « Gilistas »), partage la cellule de Yagüe et est accusée de corruption et de modification des prix .(…). L’opération « Malaya » contient tous les ingrédients du complot d’un feuilleton américain des années quatre-vingt. En fait, les scénaristes auraient probablement trouvé certains détails trop exagérés pour être crédibles. L’idée des deux femmes glamour qui jadis à la barre de la mairie partageaient désormais une cellule dans la prison d’Alhaurín a laissé tout le monde imaginer les dialogues entre ces quatre murs, l’une espérant une visite de son mari de seulement trois semaines et l’autre lorsque les 57 points laissés après une opération de liposuccion récente seraient supprimés. La déléguée principale, Isabel García Marcos, a expliqué une partie des 370 000 euros trouvés en espèces chez elle comme étant des cadeaux de mariage. La famille de la maire de Marisol Yagüe avait précédemment rapporté avoir eu un kyste retiré du dos, mais après de nombreuses spéculations, la nature esthétique de son opération a été révélée. Les similitudes avec un complot « Dynasty » ne s’arrêtent pas là. Il suffit de regarder l’incroyable fortune du prétendu chef, Juan Antonio Roca. Dans l’une de ses nombreuses propriétés, la police a découvert 30 vieilles voitures d’une valeur comprise entre 30 000 et 48 000 euros et un certain nombre de voitures de collection. En outre, 103 chevaux de race pure et 100 taureaux figurent sur la liste, ainsi que de petites demeures seigneuriales, une dans un domaine de Murcie avec son propre héliport et une autre ornée de têtes en peluche de girafes, d’éléphants et de rhinocéros, sans oublier les 275 œuvres d’art. Comparez cela à l’image d’un Roca en faillite qui est arrivé à Marbella à la fin des années 80 dans un Seat Panda. C’était avant qu’il ne soit choisi comme disciple de Jesus Gil, le « parrain » décédé, dont l’ombre plane toujours sur son ancien territoire (réélu 3 fois, et banni après pour 28 ans, il a aussi été pendant 16 ans le dirigeant de de l’Atlético Madrid, tout en ayant les mêmes qualités intellectuelles qu’un Trump aujourd’hui, ce dernier imitant ses frasques, casquette comprise !). La deuxième personnalité féminine, Isabel García Marcos, qui était onze ans le pire ennemi de Jesús Gil, (qui avait fondé on le rappelle le parti GIL… ou Grupo Independiente Liberal) partage maintenant une cellule avec un de ses disciples. « Ce sera la seule zone verte restante à Marbella lorsque vous aurez terminé », a-t-elle déclaré, à Gil, tenant une plante en pot. Elle semble maintenant avoir aidé à accomplir sa prophétie. » Aujourd’hui elle n’est plus loin du compte…

(4) Ça a bien changé depuis en effet… « C’est que le petit cercle des débuts s’est nettement élargi. Pour ne pas dire totalement dissous dans le flot des vacanciers. Reprise économique aidant, ils étaient 7 millions, en 1999, à avoir goûté au sable de ses plages, dont 700 000 pour le seul mois d’août. Cette année, Marbella en attend 8 millions au total. Une véritable explosion! Bien loin de s’en plaindre, la ville fait tout pour entretenir le phénomène. Depuis dix ans, elle inaugure chaque année de nouvelles infrastructures: promenade maritime, ronds-points flambant neufs, trottoirs élargis, parkings en sous-sol et même une autoroute ».

« Voté en mai dernier, avec deux ans de retard, le budget municipal de 1999 a atteint un record de 911 millions de francs. Dont, et c’est révélateur, 50 millions réservés aux seules infrastructures urbaines (aménagement et construction), 16 millions à l’éclairage et 62… à la propreté. Jour et nuit, 500 balayeurs remettent la ville à neuf. Côté sécurité, Marbella n’y va pas, là non plus, de main morte. En plus des 197 agents de la police nationale et des 87 gendarmes, 368 policiers municipaux veillent sans relâche sur les vacanciers. Excès de zèle? Sans doute, mais les touristes en redemandent: le nombre de sociétés de sécurité privées est en plein essor. Ancien para et grand admirateur du général Franco, José Perna Calderon dirige l’une d’elles, Franjus Security. Lancée il y a douze ans avec 7 agents, elle en compte aujourd’hui 374. Ici, on ne plaisante pas avec l’argent du tourisme. « Dernier vestige du «paradis» – très élitiste – d’antan, le

Marbella Club est, finalement, un hôtel comme les autres (ici à droite quelques ratages immobiliers abandonnés). Princes et princesses ont beau peupler la légende de Marbella, la ville ne leur appartient plus. Le parfum du jasmin a fait place à d’autres odeurs, moins subtiles, mêlées d’huile solaire, d’essence et d’argent sale. Ses nouveaux princes roulent en coupé Mercedes. «La ville est toujours un paradis, mais d’abord celui des investisseurs!» ironise José A. Nieto, président de l’association des professionnels du tourisme de Marbella. » Ci-contre, Marbella aujourd’hui : à gauche la villa du tycoon norvégien John Fredriksen devenu chypriote pour payer moins d’impôts, le roi du pétrole, le dirigeant de la plus grande flotte mondiale de pétroliers. C’est la 71 eme fortune mondiale avec 14,3 milliards de dollars !

(5) Selon le New-Yorker, « À un moment donné, Petrov a appelé un haut responsable de la justice à Moscou pour se plaindre de ce qu’un chantier naval russe avait pris du retard dans la construction du nouveau yacht commandé par Petrov. Selon un compte rendu espagnol confidentiel de la conversation, le responsable russe a promis d’aller voir le constructeur de navires avec certains de ses « garçons » et de lui montrer « beaucoup d’affection ». Quelques jours plus tard, une autre écoute électronique espagnole a surpris deux associés de Petrov en train de rire. Comment ça, les forces de sécurité auraient laissé le constructeur de navires se faire terroriser ? Le yacht était de retour à l’heure. Lors de centaines d’appels téléphoniques interceptés au cours de l’année précédant l’arrestation de Petrov en 2008, les enquêteurs espagnols ont écouté le chef de la mafia bavarder avec de puissants hommes d’affaires, des criminels notoires et des hauts responsables du gouvernement de Vladimir Poutine. Au cours d’un voyage en Russie, Petrov a appelé son fils pour lui dire qu’il venait de rencontrer un homme qui se révélait être le ministre russe de la Défense, et pour annoncer qu’ils avaient réglé un accord foncier, la vente d’avions et un stratagème. pour investir dans des entreprises énergétiques russes. « Voulez-vous rejoindre le gouvernement? », A raconté un blagueur à Petrov lors d’une conversation suivie par des enquêteurs espagnols. « J’ai acheté une valise pour stocker tous les pots-de-vin que vous obtiendrez. » Petrov semblait apprécier l’ironie, mais se disait très satisfait du contrôle politique continu de Poutine ».

(6) la puissante Mafia russe inquiétait très sérieusement les espagnols et à juste raison, car elle touchait directement au sommet du pouvoir russe : « dans une rencontre à Londres avec le procureur anti-mafia espagnol José Grinda, Litvinenko a affirmé que les mafias russes, à l’instar de leurs oligarques, étaient presque organiquement liées à l’État. Le système de favoritisme en vertu duquel les deux parties avaient pris racine dans une alliance que Poutine et d’autres anciens combattants du KGB avaient établie avec des personnalités de la pègre à Saint-Pétersbourg, au début de sa carrière politique, a déclaré Litvinenko. Le partenariat avait évolué à mesure que Poutine consolidait son pouvoir et que les criminels russes élargissaient leur portée. « La théorie de Litvinenko était que Poutine et les services de renseignement ont pris le contrôle des groupes criminels, les ont manipulés et assimilés », a déclaré Grinda dans une interview. Grinda, un bourreau de travail barbu avec un sens de l’humour aride, a persuadé Litvinenko de témoigner contre les truands en Espagne. Mais seulement quelques mois plus tard, le témoin potentiel a été témoin de la mort presque angoissante, après avoir été empoisonné par des matières radioactives, introduite chez lui par deux hommes soupçonnés d’avoir été embauchés par le FSB. Une enquête britannique a par la suite conclu que l’opération avait probablement été approuvée par Poutine lui-même, en représailles des accusations de Litvinenko contre des responsables russes et de sa coopération avec les services de renseignement britanniques et espagnols. Des photographies de journaux de l’ancien espion cadavérique, regardant de son lit d’hôpital, ont secoué les Espagnols. Mais la preuve qu’il aurait pu être tué sur ordre du gouvernement russe a donné une nouvelle crédibilité à leur travail ».

(7) cité dans l’enquête de Mueller sur les agissements des russes avec Trump… le deux personnes en cause étant Adam Waldman, l’envoyé d’Oleg Deripaska, chez qui Manafort travaillait. Waldman étant en même temps le conseiller de Sergei Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe, inamovible depuis 2004. L’enquête de Mueller vient de se clore, mais les investigations montrent bien que des contacts ont eu lieu avant les élections. Trump s’est réjoui un peu vite des résultats, il semble bien, car c’est son patrimoine dont on va désormais parler, ou de ses dissimulations d’impôts ou de ses faillites à répétition…

000000000000000000

DNRED 🇫🇷(Douane Française): la qualité première des DG de la Douane française n’a jamais été le courage, surtout quand il s’agissait d’assurer la continuité du service de l’Etat

000000000000000000000000000

FRANCE 🇫🇷 (Cocaïne): Mardi 9 avril 2019 à 21 heures – Narcotrafic, la nouvelle guerre – Inédit Proposé et présenté par Laurent Delahousse

La consommation de cocaïne est devenue un véritable fléau en France.

Le nombre d’intoxications et de décès a doublé au cours des deux dernières années. 2,2 millions de Français en ont déjà consommé. 450 000 le font régulièrement.

A l’autre bout de la chaîne, il y a les producteurs, essentiellement basés en Amérique du Sud. Des cartels hors la loi, qui fonctionnent comme des multinationales.

LIRE

0000

FRANCE 🇫🇷 (Air cocaïne): les jeux sont faits, rien ne va plus

L’intime conviction des magistrats de la Cour d’assises spéciale a permis de prononcer les sentences des accusés dans cette affaire très, trop médiatisée pour que la sérénité ait pu s’installer dans cette salle d’assises durant ces 7 dernières semaines.

Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos: 6 ans

Frank Colin: 12 ans

Fabrice Alcaud: 6 ans

Pierre-Marc Dreyfus: 6 ans

François-Xavier Manchet: 5 ans

Ali Bouchareb: 18 ans

Michel Ristic, considéré comme l’homme de main d’Ali Bouchareb, a été acquitté.

Henri Bartolo, l’ancien gérant de discothèque, a été acquitté.

Comme je le soulignais voici quelques jours, des leçons vont-elles être tirés de cette affaire et une vigilance accrue sera-t-elle mise en place pour contrôler tous ces vols d’affaires?

Ça ne peut passer que par un renfort douanier. Puisse le DG Rodolphe Gintz en tenir compte!

0000

FRANCE 🇫🇷: les enjeux contemporains du renseignement

La collecte d’informations confidentielles recueillies à l’insu de tous est une pratique très ancienne qui pose des difficultés particulières à une démocratie censée agir en toute transparence…

Il faut distinguer dans le renseignement la collecte et l’exploitation. Une information ne devient du renseignement que lorsqu’elle est exploitée. Bien évidemment, la collecte de l’information est un art que nous pratiquons tous […]Notamment avec les outils numériques.

En revanche, nous ne pratiquons pas le renseignement, parce que nous ne l’exploitons pas à des fins stratégiques.

« Le secret a pour but de protéger l’État et nos sources » par Bernard Bajolet, ancien directeur de la DGSE

Témoignage d’un ancien agent du service de la DGSE

Le Renseignement intérieur

°°°°

Comment les services secrets sont-ils mis à contribution pour appuyer l’action de l’Etat ? Les missions des agents : collecte d’information, recrutement dans les pays sensibles, opérations de déstabilisation. Au nom de l’intérêt supérieur de la nation, tous les coups sont-ils permis ? En France, c’est la Direction générale des services extérieurs – la fameuse DGSE – qui est chargée de ces missions. Dans les années 90, la DGSE aurait recruté en ex-Yougoslavie un chef de guerre dont elle aurait financé les activités. Or, le Parlement européen lui impute de nombreux crimes de guerre. En 1988, une militante anti-apartheid a été assassinée en plein Paris. Plusieurs mercenaires français ont été mis en cause mais l’affaire n’a jamais été élucidée. Une enquête sur les jeux troubles des services secrets français.

 

0000000000000

NARCOTRAFIC 🇫🇷 (BCRP-DGSE-DRM-DRSD-DGSI-SCRT-DNRED-TRACFIN): qui pourrait encore croire que nos services ne savaient pas grand chose dans l’affaire « Air Cocaine » ?

 

En France, 8 services s’occupent de recueillir des informations, auxquelles s’ajoutent les renseignements recueillis par l’OCRTIS, les GENDARMES…et les informations transmises par EUROPOL et le DEA !

°°°°

Sous la tutelle du ministère de la Justice et des libertés:

Le bureau central du renseignement pénitentiaire (BCRP)

Sous la tutelle du Ministère des Armées:

La direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), chargée de l’espionnage et du contre-espionnage à l’extérieur du territoire national

La direction du Renseignement militaire (DRM), chargée du renseignement tactique et stratégique sur les théâtres et futurs théâtres d’opérations de l’armée

La direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD), chargée de la sécurité des installations et du personnel militaires

Sous la tutelle du ministère de l’Intérieur:

La direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), chargée du contre-espionnage et de la lutte antiterroriste

Le service central du renseignement territorial (SCRT)

Sous la tutelle du ministère de l’économie et des finances:

La direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), chargée des enquêtes douanières et des mouvements de marchandises douteux

Le TRACFIN (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins), chargé du renseignement sur les circuits financiers douteux et clandestins

La France dépense environ trois milliards par an pour ses services de renseignement

0000

 

FRANCE 🇫🇷 (Aviation d’affaires): y aura-t-il des directives données par la Douane pour mieux contrôler?

Actuellement, en cette dernière semaine du procès « Air cocaïne », après le réquisitoire fleuve de l’avocat général Marc Gouton, les avocats des accusés vont tous se défoncer pour une issue la plus favorables possible pour tous.

Maitre Eric Dupond-Moretti, avocat de Pascal Fauret et Bruno Odos, a achevé sa plaidoirie par un: « Si vous n’acquittez pas ces deux hommes, c’est à désespérer de tout«  et Maitre Vey, d’ajouter à l’adresse de la cour: « Nous espérons que vous allez les acquitter  pas uniquement au bénéfice du doute , mais pour rétablir leur honneur, c’est important pour des militaires« .

Bravo! Effets de manche et trémolos dans la voix ont réussi à extirper des larmes des proches des pilotes…Mais en réalité, ce n’est pas le jugement qui sera prononcé contre tous ces hommes qui sera important. Pour l’exemple, peut-être, une fois encore, la justice massacrera des vies sans s’intéresser au laxisme des autorités en charge de la sécurité des Français et qui ne font pas le job.

La DNRED ne sait rien sur cette affaire ou ne souhaite pas s’exprimer et peut compter sur le mutisme professionnel de Corinne Cleostrate, l’OCRTIS, c’est pareil, d’ailleurs l’office a été dessaisi, les gendarmes ont fait ce qu’ils ont pu…et la DCRI, service pointu s’il en est un, ne sait pas non plus…Il est triste de constater que toutes ces agences de renseignements et d’enquêtes, filatures et autres écoutes en tous genres aient été incapables de fournir des éléments concrets aux magistrats de la cour d’assises spéciale.

Comment ces magistrats, professionnels du droit, certes, pourront-ils prononcer un jugement sur une affaire de narcotrafic avec une certitude absolue sans éléments de preuves irréfutables?

Comment…? Ah mais oui! Ce sera l’intime conviction!

Mais pensez-vous, lecteurs, que des leçons vont être tirés de cette affaire et qu’une vigilance accrue sera mise en place pour contrôler tous ces vols d’affaires? Que nenni! Bercy, actuellement est en train de casser la Douane en supprimant régulièrement des brigades et en diminuant les effectifs de celles encore maintenues.

°°°°

Bienvenue dans l’univers doré de l’aviation d’affaires! Prenons un exemple, à Cannes-Mandelieu, le manque de fonctionnaires est en tout cas criant.

Les trois douaniers en poste (contre cinq en 2012) doivent en priorité assurer un contrôle quotidien des bateaux qui arrivent au port de plaisance, situé à une vingtaine de minutes de l’aéroport. Résultat, le bureau des douanes est vide tous les jours de 10 heures à 16 heures. « Le type qui arrive avec des mallettes, il fait ce qu’il veut, résume Claude. Je dirais même que s’il s’intéresse un peu à notre fonctionnement, il sait exactement à quel moment il n’y a personne. »

Une note interne de la direction régionale des douanes confirme ce constat accablant.

Daté du 28 mars 2018, ce document, dont l’objet initial est d’évaluer l’impact futur du Brexit, relève que « l’effectif actuel de trois agents [à Cannes] n’est pas suffisant [et ne permet pas de] réaliser le moindre contrôle alors que l’on connaît la sensibilité de la Côte d’Azur pour certains trafics, notamment liés au blanchiment des capitaux ». Un effectif de douze agents, soit quatre fois plus qu’aujourd’hui, « serait un minimum pour permettre une présence quotidienne », ajoute la note.

Gérald Darmanin, le ministre très réactif dés qu’il s’agit de se faire mousser des saisies douanières effectuées, est d’une discrétion absolue sur ce sujet.

Rodolphe Gintz, le DG de la Douane Française, qui est un twitteur confirmé, ne twitte pas à ce sujet et ne semble pas concerné par cette carence d’effectif. C’est Jérôme Fournel qui mène la danse et le démembrement!

Depuis quelques jours, des directives pleuvent sur DR et DI soumis et au panurgisme avéré, puisque suite au mouvement des douaniers, Rodolphe Gintz va jusqu’à faire surveiller les douaniers qui font des contrôles par des policiers avec l’aide de préfets de régions tout en donnant l’ordre de limiter les contrôles…Naturellement, avec la plus grande attention de Jérôme Fournel…Même qu’il y aurait eu des menaces de sanctions!

Sont-ils tous devenus fous et l’arrivage de la cocaïne et autres « marchandises »…sur l’hexagone ne semblent donc pas les émouvoir autrement ?

Pourtant l’aviation d’affaires est régulièrement dans le collimateur des renseignements, notamment pour le transport d’argent liquide aussi.

« Le passage de pognon en cash, malgré les transferts électroniques, ça reste une valeur sûre. Un avion privé, pour ça, c’est bonnard« , confirme un agent de la DNRED. Mais ce n’est pas tout. Selon un rapport d’Europol publié en 2011, y circulent aussi illégalement des « diamants, bijoux, drogue et armes à feu », et même des migrants, victimes du trafic d’êtres humains.

Interrogé en 2018, un porte-parole de la police européenne affirme que le phénomène est toujours en augmentation.

En France, tout baigne!

Ah! Mais bon sang, mais c’est bien sûr, j’avais oublié que désormais pour maintenir la fluidité de circulation des marchandises, la douane française a conçu une solution technologique innovante: la frontière intelligente.

Ouf, on est sauvé! Adieu BSI, BSE et autres SURV, l’avenir est dans la DATA!

0000

CARAÏBES 🇫🇷 (Affaire des 285kg de cocaïne saisis à Gd Case): l’un des auteurs en cavale s’est suicidé

Les investigations menées par le détachement la Section de recherches de Saint-Martin en co-saisine avec l’OCRTIS, Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants, permettent de localiser un des mis en cause en Guadeloupe continentale.

Le 29 janvier 2019, il est repéré dans le secteur du Gosier.

Il se donnera la mort pour échapper à son interpellation. Une vaste opération judiciaire est alors déclenchée simultanément en Guadeloupe et à Saint-Martin.

Elle conduit à l’interpellation de onze individus et donne lieu à la saisie de plusieurs véhicules, bateaux et fortes sommes numéraires en espèce.
4 personnes sont placées en détention provisoire.

L’information judiciaire ouverte auprès de la Juridiction inter-régionale spécialisée de Fort-de-France se poursuit.

PLUS

0000

DNRED (Douane française): opérations d’infiltration menées par NS 55 et quantités de drogues saisies

Opération d’inflitration Date Marchandise Quantité saisie COMMENTAIRES
Mai-Juin 88
NATAJAK cannabis marocain 300kg + Sloop de 16m Saisie Douane française
Premier contact avec Michel charasse à Bercy pour rendez-vous
G.A.L. Premier contact avec l’organisation – Photos transmises
ALTAÎR cannabis marocain 300 kg La douane n’est pas intervenue
MOYER cannabis marocain 3 tonnes et 1 voilier Saisie par HM Customs-excise
MIKADO cannabis marocain 2 tonnes sur  voilier « banana split » Saisie par HM Customs-excise
Première réunion avec Charasse et Comolli à BERCY
GASTON cannabis marocain 200 kg et 1 voilier Saisie par SVA
ARCO-IRIS cocaïne 150 kg et 1 bateau de pêche Saisie Guardia Civil
HALIFAX cannabis afghan Pas vu
1989
INDIGO

Sottogrande

cannabis marocain saisie partielle des 600kg transportés Solde du financement du Motor/Yacht WINDARRA
BRIGANTINE cannabis marocain 1 tonne et 1 voilier Saisie par Autorités portugaises
DAUDET-FERRAN – GAL Équipe protégée par commissaire Ricardo Kohl d’Estepona
PÊCHE Alicante cannabis marocain 800 kg et bateau de pêcheur Douaniers ripoux du SVA arrêtés suite fréquences radio SSB du SVA  communiquées aux narcos
GOLDEN SUNSET cannabis marocain 3.000 KG Pas de surveillance ce jour là
Bryan PRICE cannabis marocain 600 kg Saisie SVA
HALIFAX 2 cannabis marocain 300 KG Pas vu par les Canadiens
FUMÉE NOIRE cannabis marocain 1.000 KG Pas vu par la Douane, tous les avions en GV en même temps; le seul dispo était à Nice pour transporter Michel Charasse au GP de Monaco

Restaurant

Saint Georges

1990

Financement, équipement et le douanier Francis Geoffroy

WINDARRA

avec

SERVICES allemands + SVA

cannabis marocain saisie partielle de 800 kg Cafouillage du SVA et investigations en Allemagne
BACARDI cannabis marocain 600 kg Pas vu
Opération de LYON cannabis marocain Enlèvement d’1 tonne au Maroc Engagement de Michel Ribatet, chef d’Echelon DNRED Lyon de verser à Marc FIEVET la somme de 1,000,000 F
LYON cannabis marocain 1 tonne
Port la Nouvelle cannabis Chargement d’un petit camion loué par la DNRED

DNRED – rue du Louvre

°°°

Gérard RIVIÈRE

Préparation Reçu 500.000 F sur 1 million promis – Reçu signé et récupéré par Gérard Estavoyer et G.Bastien

°°°

Remorqueur « Le Vaillant »

Big John (Sottogrande) Préparation Motor Yacht « Golden Sunset »
INDIGO

Gibraltar

600 kg INFILTRATION de 3 officiers du HM Customs.

Livraison Bobby Mills

HALIFAX cannabis marocain 1.200 KG Pas vu par les Canadiens
JOUGUET-JOFI cannabis 800 KG Pas vu par les Canadiens
1991
SCARAB cannabis marocain 500 kg et Speedboat Speedboat Fuengirola
Anne-Liese (Amsterdam) cannabis marocain 3,5 tonnes + Bateau Anne-Liese  Saisie par Police
De GROOT (Amsterdam) Préparation Achat du MELOR – financement Douane Française à 50% (Argent déposé par Lesquert et Capitaine à Anvers) et argent de narcos anglais à 50% sorti par John Short – Customs officer
1992
Camion

FH12-VOLVO

cannabis marocain 6 tonnes Pas contrôlè au Perthus!

Saisie effectuée par la Police à Neuilly

A/R Caraïbes avec MELOR

DUBLIN

cocaïne IRA et narcos
SCHIPOL-ROTTERDAM IRA et narcos
CLAUDINE cocaïne 1 tonne Plusieurs journées en Écosse avec John Hector du HM Customs et Marc Lerestre, attaché douanier à Londres

IRA et narcos

Sept 92
DUBAÏ cannabis afghan 15 tonnes Préparation avec John Short
Herbe de la Jamaïque 8 tonnes Préparation avec John Short
1993
BRINDISI Cannabis  1.600 KG Début infiltration Locatelli
CAGLIARI Cannabis 2.400 KG Refus de C.Gatard de faire saisir les 2 tonnes de cannabis sur MELOR
ALMEER III Résine de cannabis afghan 15.000 KG Marchandise jetée à la mer
ROTTERDAM

BARCELONE

°°°

DJIBOUTI

Acquisition Poseidon  Signalement à Gatard et Lesquert à Barcelone.

°°°

Escale MELOR pour enlèvement 32 tonnes

Hôtel Meurice Meeting avec Graham – Financier des 80 tonnes de cannabis afghan Refus d’agir décidé par Joseph Le Luarn – DI DNRED
Hôtel Concorde Lafayette – PARIS Réunion avec Joseph Le Luarn et Gatard: opération 10 tonnes de cocaïne sur Corse et blanchiment prévu de 2 millions de dollars par l’ex DG WEBER
Brunswick Canada 30/10/1993 cannabis afghan Opération BELT* Signalement effectué à Jean Paul Garcia – Douane Française -Madrid
CANBERRA (UK) 03/11/1993 cannabis afghan 5 tonnes Saisies par HM Customs-excise
POSEIDON cannabis marocain 6 tonnes Saisie et arraisonnement à 1000 milles de l’Angleterre
*BELT résine de cannabis afghan 27 tonnes Saisies par Autorités canadiennes
JERSEY
Janvier 1994
Hervé Maignier, divisionnaire DNRED, rencontre la douane de Jersey à Jersey et fait noircir ma photo sur mon passeport Charles Henri de Bossieu, le propriétaire du « Sea Harmony »
PACIFICO 22/02/1994 cocaïne 5,4 tonnes Saisie après poursuite par navire militaire canadien et bidonnage du « plotter » pour pouvoir saisir le  cargo Pacifico.
Opération DINERO

°°°

FRANCE

°°°

BASTILLE

Nombreuses réunions avec le DEA de Paris et Rome à Paris, La Baule, Nantes et l’Ambassade américaine

°°°°

Meeting avec Pouyanné, le DI DNRED et Gatard pour faire charger 1 tonne de cocaïne sur le M/Y « Sea Harmony »…

TOTAL

des

signalements

ayant entrainés saisies

Plus de

110 Tonnes

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Conclusions

Christian Gatard n’a pas été autorisé à s’exprimer…

—————————————————————–

.

J.L Viala

Le DG J.L Viala n’a rien fait.Le DG P.M Duhamel a tenté une approche avec Md Strachan du HM Customs-excise à Stockholm, l’attaché douanier Philippe Galy de Londres m’a menacé de m’en faire prendre pour dix ans si je ne plaidais pas coupable.

P.M Duhamel

°°°

Le DI Pouyanné m’a fait dire que je pourrais plaider non coupable au Canada.

°°°

Christian Gatard, le DR de Marseille, B.Roux, l’attaché à Washington et O. Arribe le consul général de France à Moncton sont venus au Canada me dire de plaider coupable et que « On arrangerait les affaires une fois de retour en France » sur ordre d’un des conseillers de D.Strauss-Kahn, le ministre des finances.

°°°

Le ministre Michel CHARASSE n’a rien fait et a perdu son procès en première instance et en appel qu’il avait intenté contre Marc Fievet pour diffamation, suite à:

« CHARASSE M’A LACHÉ« 

paru dans « le Parisien »

°°°

Le DG François Auvigne a refusé d’intervenir malgré les suppliques de Jean Puons, DI de la DNRED. Il a dit qu’il n’avait pas à assumer les décisions prises par ses prédécesseurs!

°°°

Le DG François Mongin n’a rien fait!

°°°

Résultat

3.888 jours de détention « non stop » dans quatre pays, 23 prisons et 392 cellules

°°°

Jérôme Fournel a fait manipuler les faits  pour que la demande d’indemnités déposée par Marc Fievet soit rejetée aidé par Erwan GUILMIN, Elizabeth MELSCOET puis Thomas CHARVET et Michel BARON avant d’intervenir pour que le film « L’Aviseur » soit rebaptisé GIBRALTAR avec scénario modifié, écartant une scène où Michel Charasse apparaitrait.

°°°

La Juge d’instruction Sophie Clément a blanchi Marc Fievet de toutes actions de narcotrafic!

°°°°

Et le dossier de Marc Fievet est toujours classé « SECRET DEFENSE« 

00000000000000000000

FRANCE 🇫🇷(Douane française): la hiérarchie mise en cause


———————————

De 2011 à 2014, c’était Corinne Cleostrate qui était la directrice régionale des douanes et droits indirects à Roissy Voyageurs.

Perry Menz était directeur des services interrégional de Roissy jusqu’en 2014. Pouvait-il ignorer les trafics de bagages ?

—————————

La DG de la Douane française est toujours restée aux abonnés absents!

—————————

Seul Jérôme Fournel répondra pour affirmer que la hiérarchie ne savait rien!

Comme toujours!

Et en dernier recours…

De vous à moi, je peux vous le dire…ils ne savent jamais rien…sauf quand ils peuvent s’enorgueillir de la réussite d’une belle affaire! NS 55

000000000000

FRANCE 🇫🇷: la lutte contre la drogue, une priorité pour Emmanuel Macron

Un OBJECTIF fixé au ministre de l’intérieur comme remonter les filières et ceux qui se font vraiment de l’argent!

Dix mois après un discours très ferme du chef de l’État, les premières mesures sont en préparation dans les ministères de l’Intérieur et de la Justice.

«Ce qui est clair, c’est qu’on a perdu la bataille du trafic dans de nombreuses cités.» Comme à son habitude, Emmanuel Macron ne prend pas de gants en présentant, le 22 mai 2018, ses mesures pour les banlieues. Il parle «d’embrasement», d’organisations «au moins nationales, et bien souvent internationales, qui sont derrière ces trafics et qui conduisent au pire des crimes». Et conclut: «Pour le mois de juillet, je veux qu’on ait finalisé un plan de mobilisation sur la lutte contre les trafics de drogue.»

L’été s’en est allé sans plan. En février dernier, à Évry, le président revient sur le sujet et parle d’un «objectif pour les prochaines semaines, que j’ai assigné au ministre [de l’Intérieur], sur la lutte contre les stupéfiants et les trafics, de reprendre le combat avec de nouvelles méthodes».

Et d’évoquer quelques pistes: «remonter les filières et ceux qui se font vraiment de l’argent, qui amènent la production et qui arrivent à entretenir cette économie parallèle», «éviter …

LIRE PLUS

Et pendant ce temps-là:

Dans un silence total des DI, DR et autres administrateurs, suite au feu vert donné par Rodolphe Gintz, le directeur général de la Douane française, ce jeudi matin, la police a engagé des discussions avec les douaniers pour qu’ils stoppent leur «grève du zèle».

LIRE

0000

FRANCE 🇫🇷: lutte contre le phénomène des mules en provenance de Guyane

En France, on aime bien signer des protocoles…

°°°°

Signature du protocole de mise en œuvre du plan d’action interministériel de lutte contre le phénomène des « mules » en provenance de Guyane

Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la justice, Annick Girardin, ministre des outre-mer, Christelle Dubos, Secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Laurent Nunez, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, ainsi que Rodolphe Gintz, directeur général des douanes et droits indirects, ont signé ce mercredi 27mars le protocole de mise en œuvre du plan d’action interministériel de lutte contre le phénomène des « mules » en provenance de Guyane.

Ce protocole permettra de renforcer et mieux coordonner les efforts de ces acteurs dans la lutte contre ce fléau, tant en métropole qu’en Guyane.

Nicole Belloubet et Annick Girardin avaient annoncé lors de leur déplacement en Guyane un plan interministériel de lutte contre le trafic de cocaïne vers la métropole .

Le protocole, conjugué aux nouvelles dispositions légales récemment entrées en vigueur dans la loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice, va permettre de relever ce défi.

Il est le fruit d’un travail de concertation intense entre les différents ministères concernés.

C’est ainsi qu’aux termes de ce protocole, l’ensemble des parties prenantes s’engage :

En Guyane :

Premièrement, à renforcer les contrôles dès la frontière avec le Suriname. A cet égard, les effectifs de la brigade de recherche de Saint Laurent du Maroni seront renforcés dès cet été, passant de 18 à 22 militaires ;

Deuxièmement à intensifier les contrôles à l’aéroport de Cayenne en accentuant le ciblage des passeurs de drogue et en assurant un meilleur échange de renseignements entre les brigades des douanes de Cayenne et d’Orly.

Troisièmement à créer de nouvelles chambres d’hôpital à Cayenne, permettant de doubler le nombre des passeurs de drogue in corpore pris en charge, de 4 à 8 ;

Quatrièmement à reconduire les opérations de dissuasion renforcée aux abords de l’aéroport.

En Métropole :

Tout d’abord à renforcer la qualité du ciblage effectué par les agents des douanes pour affiner la détection des passeurs de drogue, y compris s’ils parviennent à échapper aux contrôles dans les aéroports ;

Ensuite à renforcer les effectifs douaniers permettant une intensification des contrôles des passeurs en provenance de Cayenne ;

Enfin à créer en septembre prochain une antenne de l’OCRTIS, office central de police judiciaire spécialisé dans la lutte contre les trafics de stupéfiants, à l’aéroport d’Orly, à l’instar de ce qui existe à Roissy.

En bout de chaîne, une politique pénale de fermeté sera mise en œuvre par les parquets de Cayenne et de Créteil en termes de poursuites et de réquisitions à l’audience.

Source

0000

FRANCE 🇫🇷: une morale pour les aigles, une autre pour les pigeons

https://narconews.fr/wp-content/uploads/2022/01/djemni-wagner.jpg?w=275

 

Sonya Djemni-Wagner, à gauche du Président Macron

En espérant que Madame Sonya Djemni-Wagner, conseillère justice au cabinet du président de la République, puisse écouter Eric De Montgolfier.

J’ai toujours en mémoire sa répartie lorsque ma condamnation canadienne a été adaptée au droit français en aggravant cette dernière.

La jeune substitut du procureur de Bobigny qu’elle était m’a envoyé à la tête cette phrase de véritable ponce pilate: « Je réclame 20 ans, vous n’aurez qu’à demander la ‘grâce présidentielle‘! »

Voir l’article original

et la vidéo

0000000000000000000000000000

Avatar de Marc FievetThe international informant

Magistrat connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche et dit « incorruptible », il a été sous le feu médiatique en tant que Procureur de la République pour avoir instruit des affaires politico-financières sensibles et des systèmes mafieux qui ne l’ont pas épargné. Aujourd’hui à la retraite, il réserve son temps libre à l’écriture et est sollicité par les médias pour son expertise. Il a publié récemment « Une morale pour les aigles, une autre pour les pigeons » chez Michel Lafon.

En seconde partie d’émission Jacques Dor, jeune pianiste de talent nous fait découvrir les oeuvres isolées de Chopin qu’il a réunies dans un disque (Rejoyce). D’une étonnante modernité et très profonds, les quelques extraits permettent une parfaite introduction à une discussion spirituelle entre ces deux invités aux univers différents.

00000000000000

Voir l’article original

FRANCE 🇫🇷 (Le Havre): la CELTICS de la DNRED, premier rempart contre l’arrivée de la coke en France

Aller inaugurer un nouveau navire…C’est bien, mais prendre la décision d’augmenter les effectifs de la CELTICS dédiés au ciblage, ce serait mieux!

En quelques années, le port du Havre est devenu la principale porte d’entrée de la cocaïne en France. La technique en vogue chez les trafiquants, c’est le « rip-off », qui consiste à placer la drogue dans un conteneur à l’insu de l’expéditeur et du destinataire grâce à d’indispensables complices… les dockers !

Tout-puissants sur le port, les dockers forment une communauté très fermée.

Combien sont-ils à tremper dans le trafic de stupéfiants ?

Suivi des missions de la douane française sur le port du Havre, dans un laboratoire d’analyse ainsi que dans la cellule d’étude et de lutte contre le trafic illicite par conteneur.

Le 14 septembre 2018, les douaniers ont saisi 750 kilos de cocaïne dans un conteneur sur le port du Havre. Presque une routine sur ces quais devenus en quelques années la principale porte d’entrée de la cocaïne en France. La technique en vogue chez les trafiquants, c’est le « rip-off », qui consiste à placer la drogue dans un conteneur à l’insu de l’expéditeur et du destinataire grâce à d’indispensables complices… les dockers ! Tout-puissants sur le port, omniprésents, soudés, les dockers forment une communauté impénétrable. En mars 2016, six d’entre eux ont été interpellés dans une affaire de cocaïne. Sur le port du Havre, combien sont-ils à tremper dans le trafic de stupéfiants ? Comment sont-ils recrutés ? Quand la « grapille » devient trafic mondial « Complément d’enquête » sur cette communauté très fermée, protégée par la toute-puissante CGT, redoutée des pouvoirs publics. Les dockers défendent farouchement, depuis plus d’un demi-siècle, leur statut et leurs acquis sociaux. Et, pour certains, des passe-droits comme la « grapille », le surnom pudiquement donné au pillage des conteneurs. Vidéos et témoignages à l’appui, découvrez la technique du « rip-off ». Sur le port du Havre, la « grapille » prend aujourd’hui la forme d’un trafic mondial qui rapporte des centaines de millions d’euros aux donneurs d’ordre. Un documentaire exceptionnel qui vous embarque des plantations de bananes colombiennes infiltrées par les cartels jusqu’aux terminaux du Havre.

Mais dans le quartier des Neiges, le bastion historique des dockers au milieu du port, malheur à celui qui parle aux journalistes…

Une enquête de Claire Tesson, Damien Brunon et Franck Zahler.

L’invité : Vincent Le Beguec, chef de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS)

00000000000000

DNRED 🇫🇷 (Douane française): la controverse, quand Christian Gatard contredit l’administrateur Michel Baron

Il y a le film et… la réalité!

« Gibraltar » : l’auteur du livre rétablit SA vérité.
lundi 3 février 2014 – 18h00
L’auteur du livre et protagoniste des faits qui ont inspiré le film « Gibraltar », écrit par Abdel Raouf Dafri et réalisé par Julien Leclercq, a tenu à répondre aux propos des deux hommes, tenus sur le site ALLOCINE.
© Mika Cotellon / SND 

Réponse de Marc Fiévet, suite à la polémique autour du tournage de Gibraltar, dans son intégralité :

« Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Marc Fievet, je suis l’homme qui a inspiré le film « GIBRALTAR » après la parution de mon livre « L’AVISEUR ».

Suite aux vidéos mises en ligne sur Allocine (celles d’Abdel Raouf Dafri et Julien Leclercq) et la controverse soulevée, j’estime nécessaire d’apporter quelques précisions supplémentaires sur le film produit par Dimitri Rassam et réalisé par Julien Leclercq, avec dans le rôle de Marc Duval, Gilles Lellouche, dans le rôle de l’officier recruteur des douanes françaises et agent traitant, Tahar Rahim et dans le rôle du narco Claudio Pasquale Locatelli – considéré comme le Copernic du narcotrafic mondial par Roberto Saviano dans son dernier livre Zero, zero, zero – Riccardo Scamarcio.Le  scénario initial tiré du livre « L’Aviseur » que j’ai écrit, et qui a inspiré l’écriture par Abdel Raouf Dafri, du scénario auquel j’ai participé et pour lequel j’ai signé un contrat de consultant, n’a pas été respecté par le réalisateur et ne correspond en rien à ce qui devait être tourné…

En effet comment aurais-je pu accepter d’être présenté comme ce Marc Duval, tenancier d’un « bar à tapas » de troisième zone, incapable de faire marcher son business et s’entêtant toutefois à garder un voilier qu’il n’était pas capable d’assumer financièrement ?

Comment aurais-je pu accepter que le réalisateur Julien Leclercq tourne des scènes qui n’ont strictement rien à voir avec la réalité de mon vécu ?

Comment aurais-je pu accepter de voir sali le rôle que j’ai joué auprès des autorités régaliennes et des opérations undercover des services de lutte contre le narcotrafic ?

J’ai rencontré le réalisateur Julien Leclercq pour la première fois lors de la projection privée à laquelle j’ai assisté, accompagné de mes avocats, le 15 juin 2013. Je lui ai immédiatement demandé pour quelles raisons la scène de ma rencontre avec le ministre Michel Charasse ne figurait pas dans le film (alors qu’elle se trouvait dans le scénario d’Abdel Raouf Dafri)? 

Après un bafouillage, il m’expliqua que c’était une question de coût !

Fichtre, tourner une scène dans un bureau avec un ventru à bretelles fumant le « Cohiba » aurait au moins démontré la volonté politique des actions d’infiltration. Mais c’était trop cher !!!

Ce sera l’unique rencontre que j’aurais eu avec ce « grand » professionnel.

Ce qui me navre, c’est que je suis présenté dans ce mauvais film comme un pauvre mec aux abois et pis encore, comme un mauvais agent d’infiltration. »

Pourtant, si l’on en croit les propos de :

Christian Gatard (le douanier joué par Tahar Rahim) a été interviewé par Ouest France le 7 octobre 2013:

« Marc Fiévet a été très productif et très professionnel en matière de renseignements. Il travaillait de manière rigoureuse avec une production dense, riche et intéressante sur les individus et les mouvements de bateaux. Il a rencontré plusieurs fois le ministre, Michel Charasse, et les Douanes lui ont même financé l’achat d’un restaurant à Estepona, près de Marbella.

Notre coopération opérationnelle a duré six ans et malheureusement il a été arrêté par les Britanniques, à la demande des Canadiens. »

À la question « Pourquoi a-t-il été arrêté ? » :
« Au fil du temps, il s’est infiltré dans les réseaux et a été, entre autre, en relation avec un gros baron de la drogue, Claudio Locatelli. Il a participé à de nombreuses opérations, notamment six tonnes de cocaïne au Canada. Bien que les Britanniques aient profité des renseignements de Marc Fievet, ils avaient une dent contre lui au sujet d’une livraison de cocaïne pour l’IRA qui n’avait pas eu lieu et ils l’ont « flingué ».
Grâce à lui, on les avait informés de cette livraison, ils étaient très intéressés, ils espéraient arrêter des membres de l’IRA et ont donné des instructions précises.
Marc Fievet devait attendre en pleine mer la livraison par avion, en provenance du Vénézuela. Mais, dans la zone concernée, les Américains ont procédé inopinément à des contrôles renforcés et le largage n’a donc pas eu lieu.
Après un mois d’attente, Marc Fievet est reparti et les Anglais ont été très désappointés.
Cet épisode est d’ailleurs relaté dans le film de manière déformée. Après son arrestation, il n’a pas été soutenu par la France. Il aurait peut-être pu bénéficier d’une remise de peine suite à son rapatriement du Canada, deux ans après sa condamnation, mais le directeur général des douanes avait changé ainsi que le ministre. »

Que pensez-vous du film ?
« Il est assez violent. Heureusement, ces meurtres n’ont pas existé ! Il y a des invraisemblances. On me fait faire des contrôles en Espagne alors que c’est impossible. Il y a des choses aménagées par rapport à la réalité.
Je n’ai pas un mauvais rôle, mais le film ne retrace pas les nombreux échanges qu’on a eus avec Marc Fievet. J’ai toujours des contacts avec lui et une certaine admiration, car il fallait du courage pour faire ce qu’on lui demandait.L’angélisme et le milieu du renseignement sont deux mondes très éloignés. Depuis cette période, il y a eu de gros progrès technologiques mais le renseignement est toujours nécessaire. »

Interrogé à mon tour le 18 octobre 2013 par Ouest France

Comment avez-vous rencontré Christian Gatard ?
« J’étais en recherche d’emploi, il m’a contacté par téléphone puis nous nous sommes rencontrés à Gibraltar. J’ai accepté de travailler pour les douanes car c’était une activité d’observation dans laquelle je pensais pouvoir m’intégrer et obtenir des résultats. J’estimais que j’étais en capacité de donner le change afin d’éviter le danger et de pouvoir passer au travers des suspicions et de la paranoïa des narco-trafiquants.
Nous avions des résultats exceptionnels. Cela a bien marché jusqu’à un changement de politique en mars 1993. Nicolas Sarkozy devenu ministre du budget du gouvernement Balladur a donné pour directive de supprimer toutes les actions d’infiltration, mais moi, j’étais déjà infiltré dans l’organisation dirigée par Claudio Locatelli, baron de la drogue. Les responsables des douanes avec lesquels j’étais en relation ont été mutés.
À l’époque, je naviguais sur un bateau, financé à 50 % par les douanes françaises et pour le reste par des narco-trafiquants anglais. N’étant pas informé de cette nouvelle orientation politique, j’ai continué mon activité et fin juin, j’ai organisé à l’hôtel Meurice un rendez-vous avec deux financiers d’un trafic de quatre-vingts tonnes de cannabis. J’ai avisé Christian Gatard pour que soit mis en place un dispositif afin de les identifier. La direction parisienne de la DNRED et en particulier Joseph Le louarn ont refusé de mettre à disposition des hommes pour soutenir l’équipe nantaise et le dispositif a échoué. »

Quelles ont été vos relations avec Christian Gatard ?
« Christian Gatard me disait d’être prudent, mais j’étais axé sur la culture du résultat et infiltré à un niveau tel que je ne pouvais plus reculer. Je me suis retrouvé sous la coupe de Locatelli qui m’a mis à l’abri avec ma famille à un moment où j’étais menacé ; les douanes françaises que j’avais sollicitées m’avaient laissé tomber.
Christian Gatard a ensuite été muté à Marseille et a reçu l’ordre de ne plus suivre mon affaire. Il a cependant été sollicité par sa hiérarchie pour se rendre au Canada après mon arrestation pour me dire que je devais plaider coupable, que je serai après rapatrié en France et qu’on solliciterait une grâce présidentielle.
Quand je suis rentré, François Auvigne, le directeur général des douanes de l’époque, a refusé d’intervenir et d’assumer la continuité du service de l’Etat. De son côté, Michel Charasse, que j’avais rencontré cinq fois, n’est pas intervenu auprès de Jacques Chirac pour que je sois gracié. Ce sont eux les deux responsables.
Christian Gatard ne m’a pas laissé tomber, on a travaillé ensemble pendant six ans et je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais. On se rencontre de temps en temps et c’est toujours un plaisir, même si cela provoque chez moi un retour d’adrénaline et me renvoie des années en arrière. »

Que pensez-vous du film Gibraltar ?
« Il ne reflète pas du tout la réalité, ce n’est pas mon histoire. Je passe pour une vieille tâche. On oublie les relations politiques, il n’y a plus d’adoubement. La chronologie n’est pas du tout respectée et (lors de la promo de sortie du film faite par Gilles Lellouche) Je suis présenté par les médias comme un narco-trafiquant repenti, ce qui est faux.
Au début, j’ai eu un contrat de coscénariste et j’ai participé aux quatre premiers scénarios (il y en a eu sept). Après j’ai été écarté et je n’ai plus eu de nouvelles. Je n’ai pas été approché par Julien Leclercq, le réalisateur, ni par Gilles Lellouche qui joue mon personnage. »

« Comment aurais-je pu approuver le rôle du personnage censé me représenter, tel que le joue Gilles Lelouche, alors même que ce dernier s’est refusé à toute rencontre avec moi, arguant du fait qu’il ne voulait pas être « subjugué » ou « déçu » ».

« Un acteur, pour moi, lorsqu’il joue le rôle d’un individu bien réel qui a inspiré un scénariste,  doit respecter le profil de celui qu’il incarne à l’écran. Et s’il a la chance que ce dernier soit vivant et qui plus est consultant sur le film, le minimum semble au moins qu’il accepte de passer quelques jours avec lui sur le tournage.

Au lieu de cela, et c’est Gilles Lellouche lui-même qui le précisera lors d’une interview le 7 septembre 2013 avec Charlotte Bouteloup (Télématin-France 2),  il réécrivait les dialogues et revoyait la mise en scène avec Tahar Rahim lors des soirées à l’hôtel, pendant le tournage en Andalousie. L’acteur a donc arrangé le scénario et les dialogues à sa façon, avec l’aval du prétendu réalisateur.

Dans ces conditions, les états d’âme de Gilles Lellouche sont surprenants.
Alors, pourquoi ce film qui ne représente en rien la réalité ? C’est la question que je me pose et que je pose à Dimitri Rassam ! »

Pourquoi avoir changé le scénario, le titre du film et le nom du personnage principal ?

« J’ai appris de la bouche même d’Abdel Raouf Dafri (qui le tient de Dimitri Rassam avec lequel il a eu une conversation téléphonique assez houleuse à ce sujet) que le changement de mon nom en Marc Duval venait d’informations transmises à SND (le distributeur du film) par un agent de la DST (La Direction de la Surveillance du territoire était un service de renseignements du ministère de l’Intérieur, au sein de la Direction générale de la Police)… Ce mystérieux agent aurait informé la société SND que je serais un individu sulfureux… Et qu’il valait mieux changer mon nom.

Dafri n’en a pas cru un mot, s’est brouillé définitivement avec le producteur et le réalisateur et a tourné le dos au film, 8 jours avant le début du tournage.

Personnellement, je pense qu’il vaut mieux en rire quand on sait que la DST n’existait déjà plus à l’époque de la mise en chantier du film, car remplacée par la DCRI (Direction centrale du Renseignement intérieur) au 1er juillet 2008, et que la postface de mon livre, Infiltré, au coeur de la mafia, fut écrite par un ancien patron de la DST qui « connait la chanson »! »

En réalité, c’est Jérôme Fournel, le DG de la Douane française, qui a manipulé Rassam et la production, allant même jusqu’à s’en vanter auprès de Jean Paul Garcia, à l’époque à l’A2, un service de la DG.

Marc Fievet

°°°°°°°°°°
A VOIR EGALEMENT
Trop cher de montrer un acteur jouant le ministre Michel Charasse recevant Marc Duval!
Mais pourtant, Julien Leclercq va créer une scène pour y faire tourner sa compagne…Là ça ne devait sans doute rien couter…Mais ça n’apportait rien au film!
00000000000000000000000

FRANCE 🇫🇷 (Air Cocaïne): le témoin à charge était-il un indic ? Y a-t-il eu provocation?

Se dirige-t-on vers de la provocation (Entrapment) ?

Un « témoin de l’accusation » était fiché comme source, a affirmé hier un gendarme devant la cour d’assises, à Aix, en contradiction avec la version d’un enquêteur

« Quelle vie je vais avoir avec les conneries qu’il raconte ! ? » André (1) avait lâché cette phrase, devant la cour d’assises spéciale, à Aix-en-Provence, alors qu’un gendarme avait affirmé à la même barre que ce sexagénaire était sur le point d’être inscrit au fichier des « indics » (2), avant d’être rattrapé par l’affaire Air Cocaïne en 2015.

Mais, hier, un autre gendarme a donné une version différente. « J’étais l’agent traitant d’André, il était inscrit au fichier des sources depuis 2009 ou 2010, a témoigné, par visioconférence, cet officier. Mais personnellement je ne l’ai vu qu’à partir de janvier 2015… »

Quel est son rôle dans l’affaire ?

André, 66 ans, est l’homme qui a transporté un sac de billets pour « acheter le silence » de Frank Colin (qui utilise cette expression), organisateur des trois vols suspects pour le compte d’un commanditaire surnommé « Rayan ».

L’argent avait été livré, sur le parking d’un hôtel Campanile de Montpellier, à un proche de Frank Colin, alors en détention provisoire.

LIRE PLUS

—————————————————-

En matière d’infractions à la législation sur les stupéfiants

C’est surtout le contentieux des opérations de surveillance et de livraison contrôlée de stupéfiants qui a fourni à la chambre l’occasion d’affirmer sa doctrine et de sanctionner l’opération lorsqu’elle a été montée de toutes pièces par des fonctionnaires dont l’intervention a été déterminante de la commission des faits ; dans cette hypothèse, la chambre a rappelé à plusieurs reprises que la provocation, par un agent de l’autorité publique, à commettre l’infraction exonérait le prévenu de sa responsabilité pénale lorsqu’elle procédait de manoeuvres ayant déterminé les faits délictueux et porté ainsi atteinte au principe de loyauté des preuves (30).

Si, à l’inverse, l’intervention des policiers n’a pas déterminé le prévenu à commettre les faits, mais qu’elle a eu pour seul effet de permettre de constater un trafic de stupéfiants déjà commis et d’y mettre fin, l’opération est alors régulière. Il en a ainsi été jugé, par exemple, lorsqu’un officier de police judiciaire se fait passer pour l’ami d’une personne décédée par overdose et déclare vouloir acquérir de la drogue auprès d’un tiers soupçonné d’avoir fourni la dose mortelle. Par un arrêt rendu le 24 février 1999, la chambre a jugé que la preuve résultant de cette action ne constituait pas un stratagème ni des manoeuvres déloyales susceptibles de dénaturer l’opération de police et de la rendre illicite (31).

source: https://www.courdecassation.fr/publications_26/rapport_annuel_36/rapport_2004_173/deuxieme_partie_tudes_documents_176/tudes_diverses_179/travers_quelques_6401.html

00000000000000000000

FRANCE 🇫🇷 (OCRTIS): Francois Thierry, la Juge, les policiers espagnols et Sofiane Hambli

En 2015, excédée des succès de François Thierry dans la lutte contre le trafic de drogue, la DNRED et ses plus fins limiers passèrent à l’action pour saisir quelques camionnettes lestées au cannabis.

En provenance d’Estepona, petite ville andalouse située entre Marbella et Gibraltar, et bien connue de la DNRED qui y avait été copropriétaire d’un restaurant avec Marc Fievet Aka NS 55, la marchandise illicite attendait sagement sa distribution bd Exelmans à Paris.

Taper en plein Paris une telle quantité de hachis mérita même les honneurs d’une visite présidentielle au siège de la DNRED en présence de la DG Hélène Crocquevieille et du DOD Erwan Guilmin, aujourd’hui ‘chargé de mission au secrétariat général des ministères financiers’.

Tous étaient aux anges…n’imaginant pas le retour de bâton qui s’en suivrait dans les mois à venir, découvrant alors les exploits douaniers qui n’avaient rien à envier aux exploits policiers.

Aujourd’hui, dans ce bal des maudits, on constate mois après mois que la lenteur de la justice française bat des records, permettant à l’opinion publique d’oublier les faits.

Merci à Libération de nous rafraîchir la memoire, puisque les principaux protagonistes viennent à nouveau d’être mis en examen pour « participation à une association de malfaiteurs« , « complicité de trafic de stupéfiants » et « faux en écriture publique« …pas moins, par les juges d’instruction lyonnais Michel Noyer et Marc-Emmanuel Gounot qui soupçonnent l’existence d’un«système organisé» ayant permis l’importation de quantités astronomiques de drogue sur le territoire français. Pour l’instant ce ne sont que des soupçons….

Et pourtant, tout avait si bien commencé!

Pour Sofiane Hambli, tout allait bien depuis qu’il avait été discrètement recruté dans sa prison espagnole par François Thierry.

Rentré en France et incarcéré à Nancy, pour purger alors une peine de dix-huit ans, qui sera réduite à quatre ans et demi pour bons et loyaux services. Vous avez bien lu…remise de peine de 75%!

La justice sait parfois se montrer aménageante.

Faudra m’expliquer pourquoi la Douane française n’a pas su arranger la situation de Marc Fievet et l’a laissé pourrir en taule. Certes la responsabilité d’un DG de la Douane, l’inspecteur des finances énarque François Auvigne…est engagée, mais pas que ! Les administrateurs conseillers de Montreuil n’ont rien fait non plus, allant jusqu’à réécrire l’histoire, comme l’a fait l’administrateur Michel Baron en refusant de prendre en compte le témoignage de Christian Gatard.

Mais revenons aux protagonistes de l’opération Myrmidon, en lisant l’article d’Emmanuel Fansten qui paraît dans Libération et qui nous éclaire un peu plus encore sur les exploits de l’OCRTIS et de la haute hiérarchie policière. (clic sur Libé )

0000

DNRED 🇫🇷 (Douane française): retour sur l’affaire Fievet – NS 55

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

LIRE PLUS d’un clic

FRANCE (NS 55 DNRED): le « SECRET DEFENSE »!

000000000000000000000000

COKE en STOCK 🇪🇺 (CCXIV): le chaînon manquant du trafic ou un autre Viktor Bout (e) ?

Nous avons débuté il y a déjà quatre épisodes une recherche à propos du trafic historique de drogue arrivant en Europe.

Un trafic qui continue aujourd’hui comme on peut le constater. En réalité, tout a commencé dans les années 70 avec des transferts de plus en plus importants de cocaïne partie le plus souvent de l’île Margarita à destination de l’Europe, à savoir en premier lieu de l’Espagne. Toute une noria de skippers de voiliers ont été ainsi enrôlés par des trafiquants colombiens pour acheminer la coke vers l’Europe, via l’archipel des Açores notamment comme relais quand ce n’était pas le Cap-Vert. Aujourd’hui encore, cette route « historique » demeure très fréquentée…

Le point de départ de tout le trafic: un bateau nommé « Liberté » !

Revenons à Marbella dans les années 70.

Il faut bien nourrir désormais toute la côte en cocaïne. La jet-set qui déboule à faim de plaisirs. Et comme les jets ne sont pas encore très répandus (1), c’est à la voile que l’on traverse l’Atlantique avec une cargaison de coke pour les approvisionner, en passant d’abord par l’Italie (car le maître-d’œuvre est la mafia, et son représentant de Marbella est romain d’origine !). En 2001, les douaniers et la brigade financière de Goa interceptent en mer un voilier appelé le « Libera » (la Liberté !) à destination d’Anzio et le remorquent au port de Cala Galera, à Argentario. Là, il l’inspectent et trouvent, après quelques difficultés, une cargaison cachée. A bord, il y a 244 kilos de cocaïne pure, un record toutes catégories pour l’époque. Un passionnant document retrouvé 18 ans plus tard dans les archives du journal Repubblica nous en détaille l’arrivée (on notera bien son point de départ au passage) : « le voilier, appelé « Libera », avait un double fond dans un espace creux, mais le repaire n’avait pas trompé les enquêteurs qui surveillaient le bateau dès le 9 juin, alors qu’il avait largué ses amarres dans le port de Ile de Margarita (et oui, déjà, l’endroit est à l’origine du trafic !!!). « Le « Liberté » a été perquisitionné le 5 août et la nouvelle a été gardée cachée jusqu’à hier par la Guardia di Finanza, qui a travaillé de concert avec la police espagnole (à l’époque les vedettes de la brigade sont des Meattini de 20 m, ici à droite).

Au cours des derniers jours, le juge Laviola a émis sept ordonnances de détention provisoire en prison. Quatre personnes se sont retrouvées en prison, trois ont réussi à échapper aux menottes. Parmi les fugitifs, l’acheteur du gros lot de cocaïne (1520 milliard de lires la valeur en gros, au moins le quadruple au détail).(…).

Parmi les personnes arrêtées se trouve le nom de Luigi Protani, âgé de 47 ans, d’origine romaine mais résidant à Marbella depuis des années, entrepreneur en bâtiment et éditeur du célèbre magazine glamour (« Absolute », qui a donné son nom à l’enquête des finances). Personnage célèbre dans le magnifique monde de la Costa del Sol, Protani a été arrêté à la sortie de sa villa à Benalmadena, un véritable château avec piscine et terrains de football. L’homme était au volant d’une Ferrari avec à ses côtés sa magnifique et jeune compagne, une beauté de couverture de magazine qui s’est révélée être totalement étrangère à l’histoire. En prison ont été envoyés le frère de Protani, Giacinto, 53 ans, de Velletri, le cousin Fabio Lommi, 35 ans, de Genzano et Luigi De Angelis, 48 ans de Zagarolo.

Outre les Catalans, on trouve aussi le bras droit de Protani, Sasha Babic, un slave cosmopolite (ah tiens la filière « balkanique » existait déjà !) et le skipper du « Libera », Loris De Dominicis. Le playboy entrepreneur – et éditeur – était déjà depuis quelques années, dans le collimateur d’une vaste enquête antidrogue, mais les enquêteurs n’avaient pas réussi à l’arrêter. Luigi Protani a parcouru le monde de manière continue et a su éviter les interceptions et les traques. Ses contacts avec les Catalans se limitent à quelques conversations téléphoniques laconiques et il a fallu tous les efforts conjugués des policiers pour identifier le trafic de cocaïne qui s’est déplacé de l’Amérique du Sud vers la capitale. Selon les enquêteurs, Protani avait organisé au plus deux expéditions par an, selon les enregistrements. Sous la direction des services centraux de lutte contre la drogue, les enquêteurs ont également enregistré les dernières innovations internationales dans le domaine du trafic de drogue. L’héroïne « tient » et, après la chute des talibans, les gangs tentent de planter de nouvelles cultures en Amérique du Sud. Les gangs kosovars, qui gèrent maintenant presque tout, ont également essayé de cultiver la coca sur leur territoire, mais sans succès. Et c’est aussi une bonne nouvelle, du moins pour le moment ».

Dix ans plus tard, autre bateau qui relie directement à la filière des Balkans

Libero Quotidiano nous donnera en 2012 deux autres exemples de cette organisation bien rodée. On démarre par l’affaire du Blaus VII (ici à gauche) : « Les skippers cocaïne ont pour la plupart une quarantaine d’années et sont passionnés d’aventure. Vous les appelez des jeunes un peu lassés de la vie de bureau et de la routine; des difficultés qu’une tonne de cocaïne pure importait d’Amérique du Sud à bord de voiliers et de petits navires. Les deux personnes que nous avons rencontrées affirment avoir fait partie de l’équipage à bord du Blaus VII, un bateau chargé de deux ou trois tonnes de cocaïne en déplacement avant d’être saisi. Un navire si grand qu’il est maintenant utilisé comme navire-école pour les cadets de la marine portugaise ».

Le voilier appartenait à la famille Bellocco (un clan de la ‘Ndrangheta); « le groupe avait acheté les stupéfiants par l’intermédiaire d’une association basée en Bulgarie, importée en Italie et dont le centre d’opérations était Milan. Des enquêtes ultérieures coordonnées par le parquet du district anti-mafia de Milan ont montré que les Bulgares avaient apparemment exercé l’activité de courtage également en faveur des Italiens et des étrangers qui importaient effectivement de la cocaïne en provenance d’Argentine (…) Sept Italiens arrêtés. Fabio et Lucio Cattelan, considérés comme des organisateurs de voyages et de recrutement de skippers ».

Dans l’ouvrage fondamental « ZeroZeroZero: Look at Cocaine and All You See Is Powder. Look through cocaïne and you would see the world .. »de Roberto Saviano, on trouve d’autres noms de bateaux ayant été recrutés par les frères Cattelan: le Mariposa, le Linnet, le Kololo II, skippé par un romain de 40 ans (les deux derniers interceptés sur les côtes de Sardaigne) mais aussi le Oct Challenger, un cargo de 62 mètres et cette fois arrêté en même temps que le Blaus VII.

 

Selon le livre, les deux skippers Gudo Massolino et Antonio d’Ercole venus de Turin, tous deux dépassant la soixantaine, auraient raté le rendez-vous aux Baléares et auraient disparu lors d’une tempête.

Un roi bulgare de la coke ?

Parmi les personnes arrêtées, on trouve un Bulgare comme organisateur du réseau. « En menottes également deux Paduans, père et fils, Antonio et Alessandro Melato.

Les deux ont pu organiser des équipages entiers transportant des croisières transocéaniques chargées de cocaïne, en particulier du Venezuela à l’Espagne.

LIRE PLUS

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccxiv-le-chainon-manquant-du-trafic-ou-un-autre-viktor-bout-e/

0000

DNRED 🇫🇷(Douane francaise): retour sur le lâchage lamentable de NS 55

Première partie

°°°°

Deuxième partie

0000