NARCOTRAFIC: les transports de la drogue

par Gérard Feldzer
samedi 25 juin 2016
écouter l’émission disponible jusqu’au 21/03/2019

Saisie record douanes françaises

© douanes françaises
Demain 26 juin, a lieu la journée Internationale contre l’abus et le trafic de drogues, sous l’égide des Nations Unies. Et qui dit trafic dit évidemment transport.

Au-delà de la santé les réseaux financent entre autres des conflits armés.

Pour Danièle Jourdain Menninger, Présidente de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues, et aux conduites addictives, les saisies sont impressionnantes mais l’imagination des trafiquants est sans limite et surtout leur absence de scrupules lorsqu’ils mettent en danger les mules.

Les mules sont des passeurs à qui les trafiquants font avaler des capsules de cocaïne censées être rejetées dans les selles, mais le risque est énorme. On a d’ailleurs déploré une passeuse martiniquaise victime d’une overdose suite à la rupture d’une des capsules.

Ecouter l’Interview complète de Danièle Jourdain-Meninger

Clément Vives, commissaire, chef de la Mission Anti-drogue à la Police Nationale, nous explique que les coopérations internationales sont essentielles, et que les moyens doivent être à la hauteur de ceux des trafiquants.

Ecouter l’Interview complète de Clément VIVES

J’ai moi-même été témoin, lorsque j’étais pilote de ligne sur un retour de Bogota -un vol de 10 heures- d’un passager qui se sentait mal, à l’arrivée. Il a avoué aux douaniers qu’il était accompagné par une dizaine d’autres mules.
Pour Nicolas Chiellino, chef du ciblage, du contrôle et de la contrebande aux douanes au sein de l’INRED, les trafiquants sont sans scrupule. Certains même n’hésitent pas à installer des implants mammaires à de pauvres femmes qui acceptent souvent sous la contrainte.

Ecouter l’Interview complète de Nicolas Chiellino

Pour les grosses quantités, c’est surtout le transport maritime qui est utilisé. Grâce à des complicités achetées dans les ports, la drogue est glissée dans des containers à l’insu des transporteurs ; on a ainsi démantelé récemment au Havre toute une organisation.

Mais il y a également des cargos qui sont concernés par le problème, et là il faut faire vite, car on ne peut pas bloquer indéfiniment un bateau de commerce.
Nicolas Chiellino nous explique  qu’il faut connaitre toutes les planques possibles. Des formations permanentes sont prodiguées à l’École des Douanes.

Les « Go Fast », bateaux capables d’atteindre 100 km/h, sont très utilisés pour acheminer le cannabis depuis le Maroc, le principal fournisseur de l’Europe. Les go fast routiers sont de grosses cylindrées qui roulent en convoi à plus de 200 kms/h, quitte à forcer les barrages.

Il faut beaucoup de moyens aux services des douanes, de police et de gendarmerie, Clément VIVES nous explique qu’il existe un « fond drogue » alimenté par l’argent confisqué ou saisi aux trafiquants ! On estime le marché de la drogue en France à plus de 2 milliards d’euros.

Devant de tels enjeux financiers, et de criminalité, on peut se poser la question de dépénaliser et règlementer un certain type de drogue.

Eric Piol, le maire de Grenoble, demande une véritable réflexion « dépassionnée » qui puisse à la fois éviter les dommages collatéraux (nuisances, sécurité des quartiers, financements illicites, achats d’armes,…) et en même temps qui puisse contenir, prévenir les consommations. L’expérience de la prohibition de l’alcool aux États-Unis, n’avait pas fait baisser les consommations, mais avait augmenté la criminalité.

Les services tentent d’assécher un océan avec une cuillère (Eric Piol).

Ecouter l’Interview complète d’Eric Piol

La réponse de Nicolas Chiellino est que cela ne résout pas le problème de la production, et des pays producteurs qui ne veulent pas lâcher une telle manne financière. Sans compter les paradis fiscaux qui alimentent le blanchiment par le secret bancaire.

Une fois de plus la finance prend le pas sur la moralité et la santé des citoyens.  

Ma séquence insolite de cette semaine concerne les « narco sous marins » et « narco torpilles ».
Face à la surveillance maritime et aérienne américaine, les trafiquants colombiens n’hésitent à construire des sous-marins ou semi-submersibles, capables d’emporter en toute discrétion 10 tonnes de cocaïne.

On a même découvert dans un chantier en Amazonie un sous-marin en construction pouvant emporter dix fois plus. Le coût de ce type de submersible est évalué à 2 millions de dollars pour une marchandise transportée qui en vaut 20 fois plus. Donc un seul voyage suffit, il est coulé à l’arrivé !

Et dernièrement ces trafiquants ont conçu des torpilles qui restent sous l’eau, tirées par de simples bateaux de pêche. S’ils se font repérer, ils larguent la torpille et placent une bouée émettrice d’un signal pour la récupérer plus tard. De la « narco technologie » en quelque sorte.

Mon coup de cœur est cette semaine pour la race canine
Côté face, il y a les trafiquants qui utilisent des chiens comme mules si j’ose dire, il leur font  avaler des capsules de drogues et les dépècent à l’arrivée. L’horreur absolue. Mais côté pile il y a ces chiens renifleurs, j’ai rencontré dans un salon spécialisé Stéphanie, maitre-chien au service des douanes.

Ecouter l’Interview complète de Stéphanie, maître-chien

Les douaniers, on le sait, ont du flair dans tous les sens du terme, mais la criminalité liée aux drogues et aux blanchiments a encore de beaux jours devant elle.

http://www.franceinfo.fr/emission/transportez-moi/2015-2016/les-transports-de-la-drogue-25-06-2016-13-59

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FRANCE (Air cocaïne): l’organisateur présumé écroué en France

L’organisateur présumé des importations de stupéfiants dans le dossier Air Cocaïne, le Lyonnais Ali Bouchareb a été remis à la France par les autorités espagnoles, « il y a une quinzaine de jours », et écroué apprend-on aujourd’hui de source judiciaire.

Arrivé par l’aéroport de Roissy, il avait aussitôt été conduit dans le bureau de la juge marseillaise Christine Saunier-Ruellan qui instruit le dossier Air Cocaïne depuis mars 2013. Ali Bouchareb, 44 ans, a été mis en examen notamment pour importation de stupéfiants en bande organisée et placé en détention provisoire.
Lire:

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/06/24/97001-20160624FILWWW00347-air-cocaine-l-organisateur-presume-ecroue-en-france.php

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BELGIQUE: ils vendaient de la drogue sur le « dark web »en se cachant derrière des sociétés

imageDe concert avec les autorités policières américaines et roumaines, la police judiciaire fédérale de Flandre orientale a démantelé une bande de trafiquants de drogue.

La bande vendait de la drogue sur le « dark web » et envoyait les commandes par colis postal aux Etats-Unis, en mentionnant comme expéditeur le nom d’entreprises situées en Belgique, en France ou en Allemagne.

Lire:

http://m.lalibre.be/actu/belgique/ils-vendaient-de-la-drogue-en-se-cachant-derriere-des-societes-576c15d235705701fd8d3bc6

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MARTINIQUE (Douane française): trois passagers en possession de cocaïne arrêtés à l’aéroport

Martinique-MapLes douaniers de l’aéroport Aimé Césaire (Lamentin) ont saisi près de 4 kilos de cocaïne dans les valises de trois passagers martiniquais qui partaient vers la France.

Samedi dernier (11 juin), les douaniers de l’aéroport, intrigués par le comportement d’une passagère qui devait prendre l’avion pour Paris, décident de contrôler ses bagages et découvrent 1 kilo 500 grammes de cocaïne au milieu de ses effets personnels. La propriétaire de la valise, une martiniquaise d’une cinquantaine d’années est immédiatement arrêtée.

Le lendemain (dimanche 12 juin), nouvelle intervention des douaniers de l’aéroport qui contrôlent cette fois un couple de martiniquais, d’une trentaine d’années. Les agents mettent la main sur 2 kilos de cocaïne, « emballés simplement dans une des valises du couple », indique la direction de la douane en Martinique.

lire plus sur:

http://m.la1ere.francetvinfo.fr/martinique/trois-passagers-en-possession-de-cocaine-arretes-l-aeroport-372107.html

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FRANCE (Isère-Sud): 24,5 kilos de haschich et plus de 80 000 euros saisis par la PJ de Grenoble

Police_nationale_logoDouze personnes ont été interpellées à Echirolles et Pont-de-Claix en Isère mais aussi à Annemasse et Saint-Julien-en-Genevois en Haute-Savoie, en début de semaine, par les policiers de la PJ de Grenoble, aidés par leurs collègues de la PJ des deux Savoies et du Gir (groupe d’intervention régional) de l’Isère.

LIRE sur:

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2016/06/18/24-5-kilos-de-hasch-et-plus-de-80-000-euros-saisis-par-la-pj-de-grenoble

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FRANCE (Hauts-de-Seine): saisie record de cannabis

Un automobiliste qui roulait à vive allure a refusé d’obtempérer aux injonctions des policiers de la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine (92). Ces derniers ont ouvert le feu, stoppant net le véhicule. Une fois le conducteur interpellé, les fonctionnaires, qui dépendent de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), ont ouvert le coffre et ont découvert près de 200 kilos de cannabis.

Le dealer possédait la clé d’un box situé dans le Val-de-Marne. Là, les enquêteurs ont mis la main sur l’autre partie de la drogue, la saisie totale s’établissant à 767 kilos. En 2012, le kilo de résine de cannabis était évalué à 2 000 euros.

D’autres interpellations à venir

Le conducteur a été placé en garde à vue. D’autres interpellations devraient avoir lieu dans les prochains jours

LIRE sur:

http://www.lepoint.fr/faits-divers/hauts-de-seine-saisie-record-de-cannabis-18-06-2016-2047708_2627.php

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DRUGS: how the military benefits from Myanmar’s growing opium economy

Myanmar’s military government has, since the late 1980s, used the drug economy as a means to finance its own state-building objectives, rather than launch sustained efforts to dismantle it.


A soldier from the Ta-ang National Liberation Army, one of the ethnic rebel groups, burning a pile of seized drugs in Homain village, Nansam Township, Northern Shan State, Myanmar. (Photo: AAP).14 June 2016
Author:
Patrick Meehan recently completed his PhD in the Department of Development Studies at the School of Oriental and African Studies (SOAS), University of London.
For the past 10 years drug production in Myanmar has been on the rise. The amount of land used to grow poppy — from which the opium sap used to make heroin is derived — has more than doubled since 2006. According to the UN, Myanmar now accounts for more than 25 per cent of the global area under illegal poppy cultivation, making the country the second largest producer of illegal opium in the world after Afghanistan.carte birmanie-The vast majority of opium is produced by poor farmers in highland areas of Shan State close to the country’s borders with China, Thailand and Laos, which have been affected by decades of conflict between ethnic armed groups and the central government. In 2012, studies conducted by local researchers recorded opium cultivation in 49 out of Shan State’s 55 townships involving more than 200,000 households.Drugs play an ambiguous role in Myanmar’s borderlands. Drug abuse has taken far more lives than armed conflict in many communities over the past decade and the growing heroin epidemic across parts of Shan and neighbouring Kachin State is one of the main drivers of HIV/AIDS in Myanmar.

 

READ MORE: http://www.eastasiaforum.org/2016/06/14/how-the-military-benefits-from-myanmars-growing-opium-economy/

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DROGUES: la Guerre de l’opium ou le libéralisme économique va-t-en guerre (II)

Suite de

DROGUES (Histoire de l’opium): le siècle de la Honte (I)

« l’Inde dépendait entièrement des profits du commerce avec la Chine. Comme la Grande-Bretagne était fiscalement dépendante du thé dans la métropole, elle était aussi fiscalement dépendante de l’opium en Inde. « 

Par Mélanie Talcott

Blog : L’Ombre du Regard

L’hégémonie occidentale est une goule insatiable. Qu’importent les guerres, les peuples, les destructions massives et les millions de morts, pourvu qu’elle puisse dicter sa loi et imposer son modèle au monde entier ?

Bataille navale – Première guerre de l’opium

Depuis l’arrivée au XVIe siècle des Portugais à Macao, suivis par les Espagnols et les Hollandais, le commerce avec la Chine était tout, sauf rentable ! Acheter le poivre de Sumatra, les clous de girofle de Moluques ou la muscade des îles Banda (Indonésie), la soie, l’or et la céramique importées de Chine, coûtaient les yeux de la tête aux marchands européens. Car, si les Chinois ne sont pas intéressés par les produits occidentaux, il n’en va pas de même dans l’autre sens. En Angleterre, en France, aux Pays-Bas, dans les cours princières allemandes, on raffole des produits chinois, les fameuses « chinoiseries ». Chaque année, ce sont ainsi des dizaines de milliers de tonnes de thé, de la soie, de la porcelaine, des meubles ou des objets laqués qui sont importés en Europe. Résultat : la balance commerciale des pays européens avec la Chine est totalement déséquilibrée, les Chinois n’achetant pratiquement rien en Europe, sinon quelques produits de luxe essentiellement, comme les fourrures russes ou les verreries italiennes ! En Grande-Bretagne, l’effervescence de la Révolution Industrielle oblige les capitalistes de l’époque à créer de nouveaux marchés, afin d’écouler sa production. La Chine est prometteuse. Malheureusement, si elle fournit des quantités astronomiques de thé aux Anglais, (12 700 tonnes en 1720, 360 000 tonnes en 1830), les cotonnades du Lancashire ou la quincaillerie de Birmingham, qui ne se vendaient d’ailleurs pas plus à Cochin (Inde), intéressent peu les Chinois. Comment faire pour occuper économiquement un pays protectionniste, le dépecer de ses richesses, le spolier de ses régions stratégiques ou riches en matières premières, en devenir le maître tout  ? La réponse est invariablement la même à toutes les époques. L’occuper militairement, hier au nom du christianisme et du progrès, aujourd’hui au nom de la démocratie et du libéralisme économique, l’affaiblir, lui faire signer des traités re-négociables, créer une dépendance factice. Les puissances occidentales ont joué à ce jeu des siècles durant aux quatre coins du monde, en affichant clairement leurs positions dominatrices. Elles continuent à le faire, sauf que la donne a changé de main et que les joueurs autour de la table de poker sont de plus en plus nombreux.

Il n’y a pas que l’or qui brille…

Les Occidentaux compensaient cette balance négative de paiement par l’envoi massif de lingots d’argent, dont la Chine était extrêmement friande. La croissance exponentielle de sa population, l’expansion économique et commerciale avivaient cette nécessité insatiable en liquidités, d’autant plus que les Chinois méprisaient l’argent papier (les billets de banques) et prudents, lui préféraient grandement le métal, aussi bien les sapèques en cuivre1 ou les taels2 en argent. Bien que la Chine se trouva moins séduite par l’or, elle n’en était pas moins une grande exportatrice. Le ratio officiel du poids de l’argent à l’or étaient très favorables aux Occidentaux, d’autant plus qu’il n’était même pas nécessaire de faire venir l’argent d’Europe. Au Japon, grand producteur d’argent, le ratio était similaire à celui de l’Europe. Les Britanniques, les Hollandais et les Français échangeaient également d’importantes quantités d’argent américain à Canton, contre de l’or. Il faut y ajouter les flux monétaires en argent qui provenaient du commerce triangulaire et de la vente des esclaves, florissante notamment aux Antilles, afin de satisfaire la demande croissante de consommation en sucre pour adoucir les breuvages exotiques à la mode, comme le café, le chocolat et particulièrement le thé. Servant donc à combler la balance commerciale déficitaire sans cesse croissante, des quantités toujours plus importantes d’argent arrivaient en Chine. Le ratio de l’argent à l’or en Chine augmenta de façon continue durant le XVIIIe siècle, jusqu’à ce qu’il atteigne les niveaux mondiaux au milieu du siècle. L’échange pour de l’or chinois devint donc de moins en moins profitable et disparut finalement dans les années 1760. La Chine, qui produisait peu d’argent, ne pouvait en satisfaire son besoin que par le commerce et selon les estimations, au milieu du XVIIIe siècle, elle absorbait plus de 20% de la production totale mondiale.

Commercer avec l’Orient exigeait donc des déplacements colossaux d’argent métal pour les pays occidentaux. La dépendance croissante, par exemple, des Britanniques envers le thé n’était pas seulement physique, mais également fiscale et rapportait, en provenance de toute l’Angleterre, un dixième de ses revenus au ministère des finances britanniques ! En 1830, le vérificateur de la Compagnie des Indes, la British East India Company, véritable armée de négociants d’aventuriers et de mercenaires, rapportait que « l’Inde dépendait entièrement des profits du commerce avec la Chine. Comme la Grande-Bretagne était fiscalement dépendante du thé dans la métropole, elle était aussi fiscalement dépendante de l’opium en Inde.  » L’opium, outre ses vertus narcotiques propices à abrutir un peuple, se révéla donc une puissance arme économique, capable d’influencer les flux monétaires et les intérêts politiques.

La dépendance crée souvent les besoins

Dès 1820, la Compagnie des Indes intensifie, avec l’accord bienveillant des autorités anglaises, le trafic de l’opium dans le Céleste Empire. Elle va l’acheter en Inde et le revend clandestinement en Chine. A chaque époque, ses VIP et son business ! En 1835, les objectifs sont atteints : l’opium représente en valeur les trois quart des importations chinoises et la balance des paiements a retrouvé son équilibre. Mieux, c’est tout bénéfice pour l’Occident. Pas question de lâcher une affaire aussi juteuse. C’est la ruée vers l’opium. Aventuriers de tout poil, intermédiaires plus ou moins véreux, sociétés privées telle la firme Jardine & Matheson… tous se lancèrent avec enthousiasme dans la contrebande de l’opium indien.

LIRE  sur: https://blogs.mediapart.fr/melanie-talcott/blog/060616/la-guerre-de-lopium-ou-le-liberalisme-economique-va-t-en-guerre-ii

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FRANCE (Vitry-sur-Orne): 55 kg de cannabis saisis par les gendarmes

Vitry_sur_OrneLes gendarmes avaient commencé par saisir 20 kg de cannabis en janvier dernier, à Vitry-sur-Orne .

Plus sur: http://www.estrepublicain.fr/actualite/2016/06/14/55-kg-de-cannabis-saisis

photo:https://fr.wikipedia.org/wiki/Vitry-sur-Orne#/media/File:Vitry_sur_Orne.jpg

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FRANCE (Vosges): la gendarmerie a découvert 712 grammes d’héroïne, 105 grammes de cocaïne, 505 grammes de résine de cannabis

gendarmerie jpgLes gendarmes vosgiens viennent d’effectuer un joli coup de filet anti-stupéfiants en fin de semaine dernière, sur plusieurs communes du territoire.

Depuis six mois, les militaires surveillaient de près des individus impliqués dans un trafic de drogue.

Après plusieurs semaines d’observation, les enquêteurs sont passés à l’action en procédant, vendredi matin, à l’interpellation de quatre individus. Les gendarmes de la communauté de brigades de Capavenir Vosges, ceux de la brigade de recherches de Remontante-Epinal mais aussi du PSIG d’Epinal, Remiremont et Saint-Dié ont ainsi mis la main sur des individus âgés de 25 à une quarantaine d’années. Ce quatuor était domicilié sur les secteurs de Thaon-les-Vosges, Nomexy et Rambervillers.

lire sur: http://www.vosgesmatin.fr/edition-d-epinal/2016/06/14/vosges-quatre-trafiquants-de-drogue-arretes-apres-six-mois-d-enquete

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FRANCE (frontière franco-belge) : beau travail de douaniers pour les gendarmes nord mosellans

Un arrivage local de drogue stoppé à la frontière belge

Un arrivage local de drogue stoppé à la frontière belge

Les gendarmes ont réussi un joli coup à la frontière franco-belge en interceptant des trafiquants de drogue nord mosellans qui tentaient de revenir …

Lire sur: http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2016/06/14/un-arrivage-local-de-drogue-stoppe-a-la-frontiere-belge

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OCRTIS France: le Commissaire Vincent Le Beguec va-t-il faire évoluer les méthodes de travail de l’Office Central de la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants ?

OCRTIS1 FRANCE (OCTRIS année 1989): un grand cru pour Mario Le Corff

ET

Pour mémoire,

les drôles dessous d’une grosse saisie de cocaïne réalisée par l’OCRTIS

Mercredi, 4 Mai, 1994
L’Humanité

Le procès qui s’est ouvert hier à Grasse n’aurait été que celui de trafiquants pris dans le filet des stups si un commissaire suisse n’y était allé de quelques confidences explosives.

De notre envoyé spécial à Grasse

Le procès qui s’est ouvert hier à Grasse (Alpes-Maritimes) pourrait avoir d’importantes répercussions. Tout démarre en février 1992 dans le département avec l’arrestation de plusieurs trafiquants de drogue. Ce jour-là, dans la petite ville de Cagnes-sur-Mer, des inspecteurs de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS) interceptent Vittorio Ceretta, un Calabrais de cinquante-deux ans, en train de remettre 63 kilos de cocaïne au conducteur d’un semi-remorque, Rosario Dioguardi, chargé de passer la frontière franco-italienne avec la marchandise.

Trois mois plus tard, nouveau coup de filet. 53 kilos de coke sont saisis et quatre autres personnes sont interpellées. Un couple d’Espagnols, Manuel et Manuella Munoz, ainsi que Drissia Bonacina et son époux suisse, Sergio Bonacina. Du beau travail donc, réalisé par les policiers français en relation avec leurs homologues brésiliens.

Tout irait pour le mieux et les autorités pourraient assurer que la répression du trafic porte ses fruits si Fausto Cattaneo, policier et suisse, commissaire de surcroît, ne dénonçait, dans un rapport en date du 27 novembre 1992 et adressé au Conseil d’Etat du canton du Tessin et au ministère public de la Confédération, les dessous de l’opération. A la lecture de ce volumineux rapport, on se dit effectivement que tout cela n’est pas bien propre.

Qu’écrit Cattaneo? Tout d’abord que la prise de cocaïne effectuée sur la Côte d’Azur est la ramification d’un trafic beaucoup plus important que le policier surnomme Mato Grosso, du nom de l’Etat brésilien dans lequel se fabrique une partie des produits acheminés par une filière colombienne. Le commissaire explique comment il a infiltré le réseau, parle de son travail avec les indics et les multiples problèmes qui ont surgi. Il raconte son contact avec un industriel brésilien lié à l’ex-président Collor et à Roméo Tuma, chef de la police, accusé de corruption et disposant de comptes bancaires à Genève «gérés, entre autres, par un fonctionnaire de la police genevoise».

Mais Cattaneo ne s’arrête pas là. Il dénonce également l’attitude et le rôle des services français – notamment d’un commissaire des stups parisien – accusés de l’avoir écarté de l’opération Mato Grosso: «Les services français et les indicateurs, ainsi que les éléments de la police fédérale brésilienne (…) se sont introduits entre fournisseurs et acheteurs en remplaçant les vrais trafiquants à l’origine du flux de drogue», écrit-il.

Et un peu plus loin, à propos de la cocaïne saisie près de Nice, on peut lire: «La drogue ne provenait pas des cartels colombiens ou des raffineries du Mato Grosso mais a été mise à disposition par la police brésilienne.» Les indicateurs ayant remis la cargaison avec l’accord des services français et brésiliens «ont encaissé environ 800.000 dollars qu’ils se sont partagés avec les fonctionnaires de police».

Le procès de Grasse, interrompu en milieu de matinée, après l’audition de trois témoins, pour cause d’enterrement du bâtonnier, ne pourra éviter de traiter des méthodes pour le moins surprenantes des enquêteurs. L’OCTRIS jure que ces pratiques lui sont étrangères, alors que deux des principaux accusés assurent que les indics ont été volontairement laissés en liberté. Il reste que le commissaire Cattaneo était absent et qu’il risque de le rester jusqu’à la fin du procès, prévue pour jeudi soir.

http://www.humanite.fr/node/78968

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Cent kilos de coke qui pèsent lourd

Jeudi, 5 Mai, 1994
L’Humanité

AU procès des trafiquants de cocaïne, à Grasse, c’était hier l’audition de Sergio Bonacina, considéré comme le chef du groupe appréhendé en deux temps dans la région niçoise, le 24 février et le 29 mai 1992, ainsi que 100 kilos de cocaïne. Sergio ne manque pas d’aplomb: «Les accusations de trafiquants portées contre moi viennent de la fantaisie de M. Cattaneo». Fausto Cattaneo est un commissaire suisse, auteur d’un rapport mettant en cause l’attitude des services français dans cette affaire, reliée selon lui à un trafic beaucoup plus important surnommé «Mato Grosso» et portant sur cinq tonnes de «coke».

Mais Cattaneo n’a pas été autorisé par sa hiérarchie à se présenter à la barre des témoins «pour des raisons de sécurité». Bonacina, de son côté, reconnaît s’être livré au Maroc au «trafic de stupéfiants mais, après ça, finito, basta!». Il avoue, en revanche, être un consommateur occasionnel de poudre blanche. Le président Acquaviva semble amusé par ses déclarations: «Vous avez pourtant une certaine stature dans les activités illicites.» L’homme nie tout. Il prétend être «un homme sous l’influence de sa femme». Mais cette dernière, présente dans le box des accusés, dit le contraire, se bornant à répéter que son mari en savait long sur toute l’opération et sur les contacts avec deux Sud-Américains, pourvoyeurs de drogue.

De ces deux Sud-Américains, il en fut longuement question lors de l’audition de Mario Le Corff, commissaire principal à l’Office central des stupéfiants. Ce dernier affirme que les prises effectuées en 1992 sur la Côte d’Azur n’ont rien à voir avec l’affaire «Mato Grosso». Pour lui, «le rapport Cattaneo relève de la mégalomanie». Tout s’est passé légalement, dans le cadre d’une livraison surveillée, c’est-à-dire sous haute surveillance policière, jusqu’à l’interpellation. Dans le cadre de l’enquête, plusieurs personnes étaient suivies. «Puis sont apparus des individus non identifiés que nous avons considérés comme étant sud-américains», dit le policier français. Malheureusement, ils ne seront jamais appréhendés, ce qui déclenchait de la part de la défense une vive polémique. Me Baudoux laisse entendre que les Sud-Américains travaillaient pour les policiers. Après deux jours de débats, le flou continue de régner dans ce procès. La seule certitude que l’on ait est que la Mafia est solidement implantée dans le sud de la France, région devenue privilégiée pour les trafics en tout genre entre l’Hexagone et l’Italie.

http://www.humanite.fr/node/79083

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Des trafics et une enquête qui intrigue

Samedi, 7 Mai, 1994
L’Humanité

Le procureur a requis des peines de douze à dix-huit ans de prison pour achat, importation et tentative d’écoulement de 117 kilos de cocaïne. La défense invoque un coup monté par les policiers français.

De notre correspondant régional.

ETRANGE procès en vérité que celui qui vient de se tenir dans les locaux du tribunal de Grasse, et dont le verdict a été mis en délibéré jeudi soir. Les personnes jugées l’étaient, selon l’acte d’accusation, pour achat, importation et tentative d’écoulement de stupéfiants. Le trafic portait sur 117 kilos de cocaïne. La France, et plus particulièrement la Côte d’Azur, n’étant qu’un lieu de transit avant l’acheminement vers l’Italie.

Des faits assez graves pour que le procureur de la République, Jean-Luc Cabaussel, requière des peines allant de douze à dix-huit ans d’emprisonnement, avec ce petit commentaire qui résume bien l’atmosphère: «Je suis toujours très satisfait de requérir face à des malfrats.»

Une phrase qui n’était pas gratuite. Depuis l’ouverture des débats, quelque chose semblait gripper la machine judiciaire. Plus exactement, un rapport établi par un commissaire suisse, Fausto Cattaneo, en partie corroboré par le numéro deux de la section antidrogue de l’office du procureur de la Confédération helvétique, Jacques-André Kaeslin.

Les deux hommes, dans deux notes séparées et officielles, soulignent les pratiques des services français et plus particulièrement de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS). Des révélations de taille comme celle lue par le procureur lui-même, à propos de la drogue saisie, qui «proviendrait des stocks de Marco Cavallero, numéro deux de la police fédérale des stupéfiants du Brésil, et aurait été importée, livrée et vendue par des informateurs».

Le procureur n’a pas soutenu la demande de supplément d’informations exigée par les avocats de la défense. «Ce serait énorme», dit-il: «Ce rapport, c’est un jet d’encre craché par un mollusque marin avant qu’il ne tombe dans l’épuisette.»

Que les accusés ne soient pas des enfants de choeur, ou plutôt de «Marie», selon les termes d’un défenseur, personne ne semblait le nier, sauf peut-être ceux qui attendent de connaître leur sort.

Selon Interpol, deux d’entre eux, Vittorio Ceretta et Stefano Fasanotti, seraient membres de la N’Dranghetta calabraise et un troisième larron, Renato Macri, appartiendrait à une organisation mafieuse dans le Piémont. Sergio Bonacina n’est pas non plus un inconnu pour les stups de différents pays et son épouse Drissia vivait auparavant avec un «mauvais garçon» en cheville avec des trafiquants basés en Amérique latine.

Mais l’audition de plusieurs policiers en qualité de témoins et notamment de Mario Le Corff, commissaire principal à l’Office central des stupéfiants, devait jeter le trouble.

A l’écoute de ces fonctionnaires, on avait une sensation de non-dit. Comme si certaines pratiques n’avaient pas à être évoquées. Comme si, la fin justifiant les moyens, seules importaient les «prises» record de drogue. Qui étaient les Sud-Américains, fournisseurs repérés dans cette affaire, jamais arrêtés ni photographiés de face contrairement aux autres protagonistes?

Je ne sais pas, répondait Le Corff, qui répétait devant le tribunal que dans cette procédure, aucun indicateur n’avait été utilisé. Mais selon Fausto Cattaneo (absent à l’audience), il s’agirait d’informateurs et il donne leurs noms. Mais le procureur, une fois de plus, s’est refusé à en tenir compte, ne serait-ce que pour que la lumière soit faite. «Ce rapport ne vient pas du ciel mais de l’enfer dans lequel se morfond Fausto Cattaneo.»

Les défenseurs avaient alors beau jeu de demander dans leurs plaidoiries si «l’efficacité de la répression permet tout», si la justice «allait servir le droit ou la pyromanie policière» ou encore de dénoncer «le mur de l’Etat policier».

Au mois de février déjà, à Marseille, dans un procès portant sur une saisie de 5 tonnes de hasch, les avocats des prévenus avaient invoqué un coup monté par l’OCTRIS… Ni la justice ni la police n’auraient à gagner à couvrir de tels agissements. Car si quelques «mules» tombent grâce à ces stratagèmes, ils n’ont pas d’effet sur les cartels qui continuent de proliférer tandis que les narcodollars pénètrent toujours plus l’économie mondiale.

C’est dire si le verdict du tribunal de Grasse, prévu pour le 24 mai, est attendu. Avec crainte ou espoir, c’est selon…

http://www.humanite.fr/node/79247

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UNDERCOVER: Robert Mazur, alias Bob Musella, a infiltré pendant 18 mois le cartel de Medellín au temps de Pablo Escobar

J'ai infiltré pendant 18 mois le cartel de Medellín au temps de Pablo EscobarLe cartel de Medellín utilisait les moyens aériens afin de créer et d’acheminer la cocaïne aux États-Unis et y développer un marché de la drogue. (Robert Mazur)

Robert Mazur, alias Bob Musella, a blanchi l’argent du cartel colombien tout en enquêtant pour l’IRS. Il raconte son histoire incroyable.

En partenariat avec « Ulyces ».

Les propos ayant servi à réaliser cette histoire ont été recueillis par Arthur Scheuer au cours d’un entretien avec Robert Mazur. Les mots qui suivent sont les siens.

Je viens d’une famille italo-américaine pauvre, et nous vivions dans un quartier pauvre de Staten Island, à New York. Le premier appartement dans lequel j’ai habité comportait trois chambres. Quatre familles y logeaient : mes grands-parents, les deux sœurs de ma mère, moi, mon frère, mon père et ma mère.

Mes parents travaillaient très dur, mon père cumulait deux ou trois emplois à la fois. Ils désiraient plus que tout aider leurs enfants à avoir une meilleure vie que la leur. Déjà à l’époque, leur objectif était de nous tenir éloignés de la mauvaise graine du quartier dont j’ai plus tard, en tant qu’agent infiltré, prétendu faire partie. Ils tenaient à faire de mon frère et moi les premiers membres de la famille à entrer à l’université. C’est arrivé.

IRS_logo_blue_PDNos économies étaient maigres quand j’ai fait mes premiers pas à la fac, et j’avais besoin d’un job pour payer mes livres. J’ai décroché un entretien par l’intermédiaire de l’université me permettant de devenir ce qu’ils appelaient un étudiant « coopté » au sein d’une organisation. Il s’agissait d’une unité spéciale de l’IRS (https://fr.wikipedia.org/wiki/Internal_Revenue_Service).

À l’époque, on l’appelait la « division du renseignement », c’est elle qui s’était chargée de monter le procès d’Al Capone.

Suivre le cash

flucasUne fois engagé, je travaillais deux jours par semaine, le week-end et l’été. Mon rôle se limitait à porter les valises des gars, je n’ai rien fait de très important et je n’ai traité aucun dossier. Je faisais des photocopies, de la retranscription d’entretiens, je n’étais pas sur le terrain. Un des dossiers les plus importants concernait Frank Lucas, le plus gros trafiquant d’héroïne de Manhattan (photo de droite) (plus sur: http://users.skynet.be/dosscrim/franklucas/index.html). Nous étions chargés de poursuivre la banque au sein de laquelle il blanchissait de l’argent. Ironie du sort, son nom était la Chemical Bank, la « banque chimique ».

LIRE sur:

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160603.OBS1849/j-ai-infiltre-pendant-18-mois-le-cartel-de-medellin-au-temps-de-pablo-escobar.html

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AFRIQUE: base de transit, de transformation et maintenant, de production de stupéfiants


Depuis peu, l’Afrique de l’Ouest est devenue la plaque tournante du trafic international de drogue. Cette enquête fait la lumière sur ces réseaux et leurs répercussions politiques et sociales dévastatrices.
➜ Ces dix dernières années, le trafic international de drogue a connu un développement fulgurant en Afrique de l’Ouest, au point de faire de la région l’une des principales plaques tournantes pour les narcotrafiquants internationaux. Depuis l’Amérique latine, région productrice, entre 60 et 250 tonnes de cocaïne transitent chaque année par la Guinée-Bissau, le Mali, le Sénégal ou le Cap-Vert avant d’inonder l’Europe, premier marché consommateur. Un trafic extrêmement lucratif, qui générerait plus de 400 milliards de dollars par an. Face à cette tendance, l’un des bureaux régionaux de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime s’est installé à Dakar, haut lieu du narcotrafic.

Immobilisme

Mais le combat reste très inégal, d’autant que la drogue profite quelquefois à ceux qui tiennent les rênes du pouvoir. C’est le cas en Guinée-Bissau, où plusieurs hauts gradés de l’armée sont même impliqués dans des meurtres politiques, ou dans le nord du Mali, où les mouvements séparatistes et islamistes collaborent avec les trafiquants pour financer leur achat d’armes. Outre la violence et l’exacerbation des écarts de richesse, cette situation a fait exploser la toxicomanie dans des régions aux infrastructures quasi inexistantes. Comment les autorités nationales et internationales entendent-elles lutter contre cette mafia mondialisée, qui tire profit du défaut de démocratie, du manque de moyens et de l’instabilité politique des pays d’Afrique occidentale ? Entre Bissau, Dakar et Bamako, cette enquête de terrain interroge les acteurs de la lutte contre le narcotrafic – membres de rares brigades anti-drogue, magistrats et journalistes d’investigation -, montrant combien l’immobilisme et le manque de volonté politique encouragent ce fléau.

➜ L’organe international de contrôle des stupéfiants présente son rapport pour l’année 2015. Une donnée connue de longue date se confirme : l’Afrique est bel et bien une porte d’entrée, une zone de transit pour tous types de drogues qui sont ensuite acheminées vers les Etats-Unis, l’Europe et l’Asie. Fait nouveau, le continent devient aussi une zone de fabrication de drogues de synthèses.

Cocaïne à l’Ouest, héroïne à l’Est, drogues de synthèse et marijuana partout. Le continent africain est toujours une porte d’entrée pour tous types de drogues. « Le trafic de cocaïne demeure une préoccupation majeure », pointe le rapport. La Guinée-Bissau, la Gambie ou encore le nord du Mali sont des zones d’arrivées et de transit connues, mais, signe que ce dossier est ultrasensible, aucun de ces pays n’est cité dans le rapport. Seul le Cap-Vert est présenté comme une plaque tournante du trafic de cocaïne, une demi-tonne a été saisie.

Dans ce rapport, aucun lien n’est établi entre les cartels d’Amérique latine et les groupes jihadistes présents en Afrique de l’ouest. De plus, il ne donne aucun détail sur l’argent généré par ce trafic.

Changement de méthode

Les trafiquants d’Amérique latine ont changé de méthode. Moins de grosses cargaisons, c’est via des colis plus petits que la cocaïne est acheminée en Afrique, notamment de l’Ouest. La multiplication des vols commerciaux depuis le Brésil explique en partie cette augmentation : 120 kilos saisis à Lagos en 2014, 286 kilos à Lomé.

Autre élément, la confirmation que l’Afrique, notamment de l’Est est une zone de transit de l’héroïne. Les saisies ont fortement augmenté en Tanzanie, au Kenya, en Egypte. Dans ce dernier pays, 260 kilos ont été saisis en 2013 et plus de 600 kilos en 2014.

Dernier point qui inquiète, l’Afrique de l’Ouest, notamment au Nigeria, en Côte d’Ivoire et Guinée, est devenue une zone de fabrication de drogues de synthèse. Dix laboratoires ont été démantelés l’an dernier. Plus de 100 kilos de méthamphétamine en provenance du Mali ont été saisis au Sénégal.

Pour fabriquer ces drogues, il faut des produits chimiques, par exemple de l’éphédrine. Des produits légaux et qui sont importés en toute légalité sur le continent africain. Pour le moment, les contrôles pour savoir quelle est la destination finale de ses produits sont insuffisants.

➜[Reportage Et Documentaire] « HD »

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FRANCE (Trafic international de cocaïne): le dernier prévenu de ce vaste réseau condamné à Périgueux

tgi-perigueuxL’homme était à la barre du tribunal correctionnel de Périgueux lundi après-midi

Il en restait un à juger dans cette vaste affaire de trafic de drogue entre la Guyane, le Surinam et la France, qui transitait par Périgueux.

Un homme qui a donc comparu lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Périgueux, un peu plus d’un mois après ses acolytes.

lire plus: http://www.sudouest.fr/2016/05/04/les-trafiquants-en-prison-2349970-4720.php

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FRANCE-BENELUX (Bilan des opérations «anti-drogue» de ce week-end): 8 arrestations, 22 kilos de marijuana saisis

karte_beneluxDu jeudi 9 juin au dimanche 12 juin 2016, les services de la police et de la douane ont organisé dans le Benelux et en France une opération internationale commune contre le trafic de moyens stupéfiants et le tourisme de la drogue.

82 des 1954 personnes contrôlées étaient en possession de drogue. 8 personnes ont été arrêtées et 7 véhicules ont été saisis. Au total, 224 policiers ont participé à cette opération de contrôle.

Coopération internationale

L’opération a remporté un véritable succès et ce, grâce au traité Benelux relatif à la coopération policière. Depuis janvier 2005, ce traité permet aux fonctionnaires de police du Benelux de poursuivre et contrôler des suspects dans les trois pays. Lors de cette opération, des contrôles ont été effectués le long des autoroutes et des routes provinciales, à bord de trains, dans des bus ainsi que dans des immeubles de la drogue. La collaboration intensive entre les trois pays participants s’est particulièrement bien déroulée.
Lire sur:
http://m.lavenir.net/cnt/dmf20160613_00840428/

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FRANCE: le commissaire Vincent Le Beguec est le nouveau patron de l’OCRTIS

OCRTIS1Mardi, le commissaire divisionnaire Vincent Le Beguec a été nommé à la suite de la commission administrative paritaire (CAP) – l’instance chargée d’étudier les mutations dans la police. Pur flic de PJ, Le Beguec, 52 ans, arrive de la Direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes (DIPJ).

Auparavant, il a dirigé la brigade des stups de Lille, est passé par Nantes et Marseille, avant d’occuper un poste important à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Au 11 rue des Saussaies, Le Beguec dirigeait la Division des études et prospectives, chargée de l’élaboration des différents textes de loi.

«Peu causant», «procédurier», Vincent Le Beguec a été choisi pour recrédibiliser un Office ébranlé par les méthodes de son ancien patron François Thierry.

lire plus:

http://www.liberation.fr/france/2016/06/09/un-nouveau-patron-pour-les-stups_1458373

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OCRTIS FRANCE (Drogue): la chute de Madjid Djemai, AKA « le maire de Saint-Denis »

OCRTIS1Considéré comme un des plus gros importateurs de résine de cannabis de la région parisienne, Madjid Djemai a été arrêté.

Dix ans qu’il figurait comme cible prioritaire de la Jirs de Paris. Dix ans que tous les services de police se cassaient les dents sur son cas. Madjid Djemai, 48 ans, a finalement été mis en examen vendredi et placé en détention, avec ses deux principaux lieutenants, pour « association ou entente en vue de commettre un trafic de stupéfiants » suite à une très longue enquête de l’OCRTIS (Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants). Sans revenus ni activité déclarés, le natif de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) habitait pourtant un hôtel particulier situé à deux pas de la porte Maillot, dans le 16e arrondissement de Paris…

« C’est bien simple : c’est lui qui approvisionnait en shit toutes les cités de Saint-Denis »

Jusqu’à cette semaine, les antécédents judiciaires du quadragénaire culminaient avec des infractions routières, un peu de recel, quelques vols et usages de stupéfiants. Mais depuis les années 1990, « Bado », son premier surnom, a fait du chemin et, selon plusieurs sources judiciaires, il se faisait lui-même appeler le « maire de Saint-Denis ». « C’est bien simple : c’est lui qui approvisionnait en shit toutes les cités de Saint-Denis », soutient un policier du département. « Il ne vit de rien », explique une source proche de l’enquête. « C’est quelqu’un qui a organisé son insolvabilité. Officiellement, c’est un homme de paille qui possède son hôtel particulier. Son frère, une villa à Enghien… » L’OCRDF (Office central pour la répression de la grande délinquance financière) a d’ailleurs été cosaisi pour tenter de tracer l’étendue de sa fortune.

Pour les spécialistes de la lutte antidrogue, Djemai appartiendrait à la catégorie des « gros bonnets » qui, tout en tirant les ficelles, se gardent bien de toucher à l’opérationnel que ce soit en banlieue parisienne ou sur la Costa del Sol

LIRE sur:http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/La-chute-du-maire-de-Saint-Denis-790333

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FRANCE: filés sur l’A31, les trois Nancéiens convoyaient 10 kg d’héroïne

Police_nationale_logoDe retour des Pays-Bas, trois Nancéiens ont été interceptés à Essey-lès-Nancy avec 10 kg d’héroïne pure. Près de 30 policiers à bord d’une quinzaine de véhicules ont été mobilisés.

12/06/2016

Dans la région nancéienne, l’héroïne diluée à un produit de coupe se négocie entre 20 et 25 € le gramme auprès des consommateurs. Les trafiquants interpellés lundi soir sur la Zac de la porte verte à Essey, étaient chargés de 10 kg de matière pure et de 50 kg de produit de coupe. Au total et selon une fourchette basse, le bénéfice supposé à la revente de cette cargaison qui s’apprêtait à inonder la cité Stanislas et au-delà, peut donc être estimé à 1,2 million d’euros.

Mais la marchandise n’a pas eu le temps d’arriver sur le marché. En possession d’un précieux renseignement leur indiquant l’organisation d’un convoi de stups entre les Pays-Bas et Nancy, les SRPJ de Metz et Nancy réagissaient au quart de tour. Et organisaient lundi, dans l’urgence, un dispositif d’interception. Avec le renfort de la BRI de Strasbourg. Près de 30 policiers à bord d’une quinzaine de véhicules formaient alors une longue chaîne en des points stratégiques tout au long de l’A31. Avant de prendre en filature les deux véhicules suspects peu après leur entrée sur le territoire français, après le passage de la frontière luxembourgeoise.

Les convoyeurs de stups quittaient l’autoroute au niveau de Bouxières-aux-Dames pour reprendre Lay-Saint-Christophe et la voie rapide de l’Amezule, un itinéraire sans doute plus discret dans l’espoir de déboucher incognito aux portes de la cité Stanislas.

Un donneur d’ordres depuis la prison ?

A son arrivée à Essey vers 22h30, le véhicule ouvreur tombe dans les mâchoires de la tenaille policière. A bord, deux hommes âgés d’une vingtaine d’années domiciliés à Nancy et Tomblaine, sont interpellés. L’un d’eux n’est autre que le frère d’un trafiquant nancéien qui purge actuellement une lourde peine pour importation d’héroïne.

LIRE plus:

http://www.republicain-lorrain.fr/faits-divers/2016/06/12/les-trois-nanceiens-convoyaient-10-kg-d-heroine

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ESPAGNE (Marbella): ses plages, ses villas, ses trafiquants de drogue

PuertoBanusMarina de luxe située à Marbella (Andalousie), Porto Banus voit défiler toute la jet set locale mais aussi les barons du trafic international de stupéfiants.

Lire et voir:

http://www.liberation.fr/france/2016/06/09/marbella-ses-plages-ses-villas-ses-trafiquants-de-drogue_1458301

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