DNRED: infiltré au coeur de la mafia.

infiltre21Bonjour à tous ! A la une de L’heure du crime, l’histoire vraie d’un « infiltré », dont la mission était de faire tomber un réseau international de trafic de stupéfiants, et qui se retrouve quelques années plus tard condamné à perpétuité !

Cet homme s’appelle Marc Fievet. Il est mon invité. Son nom est peu ou pas connu du public, mais son aventure a inspiré les scénaristes du film « Gibraltar », qui sort mercredi prochain au cinéma.

Pendant six ans, il  était connu sous le nom de code NS 55. Il a permis aux services des douanes; qui l’avaient recruté en 1988, de récupérer près de 100 tonnes de stupéfiants !

LIRE  et VIDEO

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/l-heure-du-crime-vendredi-6-septembre-2013-infiltre-au-coeur-de-la-mafia-7771230825

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NARCOTRAFIC MARITIME: la France adopte la dissociation

Le vraquier « Luna S » pourrit dans le port de Toulon depuis septembre 2013. Cette situation devrait moins se produire désormais. (Photo : Jean-Marc Tanguy)

Le vraquier « Luna S » pourrit dans le port de Toulon depuis septembre 2013. Cette situation devrait moins se produire désormais. (Photo : Jean-Marc Tanguy)
Publié le 02/06/2016 12:52

Le droit français s’adapte pour prendre en compte la réalité des opérations de narcotrafic menées en haute mer principalement par la Marine, parfois par les Douanes seules. Désormais, il suffira de collecter un échantillon de drogue interceptée en mer, et non plus de ramener la totalité de la cargaison (et l’embarcation servant et transport), pour que la saisie soit juridiquement valable.

http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/defense/25477-narcotrafic-la-france-adopte-la-dissociation

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OCÉAN INDIEN: 510 kilos d’héroïne saisis lors de l’opération Shirikisho

Nivôse,Le mois dernier, 500 kilos d’héroïne ont été découverts dans l’océan Indien. Le 27 mai, la frégate de surveillance Nivôse, basée à La Réunion, a détecté deux boutres suspects avec huit ballots contenant 130 kilos d’héroïne.
Le Nivôse participe en effet à l’opération Shirikisho dont l’objectif est la lutte contre les trafics de stupéfiants, d’armes et de charbon en océan Indien.

« L’absence de pavillon et leur localisation inhabituelle, à plusieurs milliers de nautiques de leur port base et sur une route maritime fréquemment empruntée par les trafiquants, ont attiré l’attention et l’ont conduit à procéder à des fouilles », précise la Préfecture de La Réunion.

Le 21 mai, ce sont 380 kilos d’héroïne qui ont été saisis lors d’une action conjuguée entre le Falcon 50 Marine (qui soutient le Nivôse dans l’opération Shirikisho) et la frégate australienne Darwin.

510 kilos d’héroïne saisis dans l’océan Indien
510 kilos d’héroïne saisis dans l’océan Indien
510 kilos d’héroïne saisis dans l’océan Indien

http://m.zinfos974.com/510-kilos-d-heroine-saisis-dans-l-ocean-Indien_a101802.html

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FRANCE: un réseau de drogue entre l’Espagne et la Côte d’Azur démantelé

Par Lisa Melia, France Bleu Azur vendredi 3 juin 2016

Les prises des forces de l'ordre
Les prises des forces de l’ordre – Région de gendarmerie PACA

Les gendarmes ont démantelé un réseau de trafic de drogues entre les Alpes-Maritimes et l’Espagne. Le coup de filet a eu lieu dimanche dernier. Les enquêteurs de la section de recherche Provence-Alpes-Côte-d’Azur et la brigade de recherches de Cannes ont arrêté la bande, basée en Espagne.

C’était un business très familial : dimanche 29 mai, dans le cadre d’une commission rogatoire d’un juge de Grasse, les enquêteurs de la section de recherche PACA, basée à Fréjus, et ceux de la brigade de recherche de Cannes ont stoppé une équipe de malfaiteurs spécialisée dans le trafic de drogue.

LIRE plus:

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/un-reseau-de-drogue-entre-l-espagne-et-la-cote-d-azur-demantele-1464983153

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FRANCE (Bouches-du-Rhône): 80 kilos de cocaïne de synthèse saisis à Fuveau

80 kilos de cocaïne de synhèse saisis dans une villa à FuveauPar Thibault Maisonneuve et Fabien Le Dû, France Bleu Provence vendredi 3 juin 2016

80 kilos de cocaïne de synhèse saisis dans une villa à Fuveau © Maxppp

La police judiciaire de Marseille a saisi 80 kilos de cocaïne de synthèse dans une villa à Fuveau (Bouches-du-Rhône). Une saisie spectaculaire dans le cadre du démantèlement d’un trafic. Vingt-trois personnes ont été interpellées.

Un trafic de cocaïne de synthèse a été démantelé par la police judiciaire de Marseille. Dans dans une villa de Fuveau (Bouches-du-Rhône), 80 kilos de cette drogue ont été saisis.

« Il s’agit d’une prise exceptionnelle » confirment les enquêteurs de la police judiciaire de Marseille. La valeur marchande de la drogue saisie est de  cinq millions d’euros.

Une drogue entièrement chimique

Deux ans d’enquête ont été nécessaires pour démanteler ce réseau, qui s’était spécialisé dans la drogue de synthèse, c’est-à-dire une drogue entièrement artificielle, fabriquée en laboratoire, avec des produits chimiques.

Vingt-trois interpellations

Ce trafic alimentait surtout Aix-en-Provence et Marseille.

Vingt-trois personnes ont été interpellées et 17 d’entre elles ont été présentées au parquet d’Aix-en-Provence.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/80-kilos-de-cocaine-de-synthese-saisis-1464948502

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DOUANE FRANÇAISE: près de 800 kg de cannabis saisis en 3 jours dans le Languedoc-Roussillon par les BSI* de Perpignan et Montpellier

Près de 800 kg de cannabis saisis en 3 jours dans le Languedoc-Roussillon

Publié le : vendredi 3 juin 2016

La valeur des stupéfiants est estimée à plus de 6 millions d’euros sur le marché illicite de la revente de stupéfiants au détail.

Entre le 24 et le 27 mai 2016, les douaniers de Perpignan et de Montpellier ont saisi près de 800 kg de cannabis sur l’autoroute A9. La valeur totale de la marchandise est estimée à plus de 6 millions d’euros sur le marché illicite de la revente de stupéfiants au détail.

Le vendredi 27 mai 2016, les agents de la brigade de Perpignan contrôlent un ensemble routier immatriculé aux Pays-Bas. Le chauffeur déclare transporter des graines de lin et des produits textiles. A l’ouverture de la remorque, les douaniers constatent la présence de bobines et de sacs de graines de lin, mais sont intrigués par le volume intérieur de la remorque qui leur semble plus petite qu’un modèle standard. La mesure de celle-ci confirme leurs doutes. Les agents décident donc de percer la paroi réfrigérée au fond de la remorque et y découvrent 26 cartons ainsi que 6 sacs noirs, renfermant 298 kg d’herbe de cannabis.

Le chauffeur a été remis aux services de la Police judiciaire de Perpignan, les suites judiciaires étant confiées au TGI de Perpignan.

3 jours plus tôt, le mardi 24 mai, ce sont, cette fois, les agents de la brigade de Montpellier qui avaient procédé à la saisie de 376 kg de résine et 106 kg d’herbe de cannabis, sur cette même autoroute, transportés dans un poids lourds immatriculé en Italie. Le conducteur leur a déclaré avoir déchargé toutes ses marchandises en Espagne et revenir à vide vers Fos-sur-mer.

À l’ouverture de la remorque, les agents avaient alors constaté la présence de plusieurs palettes sanglées en tas, au fond de la remorque. Leur examen a permis aux douaniers de découvrir, dissimulés derrière de simples cartons, 12 « valises marocaines » (sacs en toile de jute utilisés par les trafiquants pour le transport de la résine de cannabis), et 9 sacs en toile contenant des sacs thermosoudés d’herbe de cannabis.

Une information judiciaire a été ouverte.

Contact presse

  • Service presse de la douane : presse@douane.finances.gouv.fr, Tél. /
  • Direction régionale des douanes de Montpellier : François Brivet, Tél. /
  • Direction régionale des douanes de Perpignan : Didier Martinez, Tél. /

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12854-pres-de-800-kg-de-cannabis-saisis-en-3-jours-dans-le-languedoc-roussillon


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FRANCE (Sedan): un trafic d’héroïne démantelé

 Une belle opération menée par la BSU de Sedan et la gendarmerie.

Jugés en comparution immédiate hier après-midi pour trafic de stupéfiants, un des trois prévenus ayant demandé un délai c’est donc le 23 juin que se tiendra leur procès.

Illustration

Une belle opération menée par la BSU de Sedan et la gendarmerie.

Ils ont été placés en détention provisoire à Charleville, Reims et Chalons-en-Champagne. Si l’affaire n’a pas été jugée sur le fond hier, on en sait malgré tout un peu plus sur les raisons qui ont mené les trois Sedanais au tribunal. Sur instruction du parquet, après plusieurs mois de filature, une opération a été menée ce lundi dans le quartier ancien de Sedan, notamment rue de l’Horloge et rue Saint-Michel.

lire sur:

http://www.lunion.fr/737838/article/2016-06-03/sedan-un-trafic-d-heroine-demantele

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FRANCE (Dealer de drogue présumé abattu sur l’A31): « on tente d’étouffer une bavure policière », selon son avocat

Nancy – 02/06/2016
LORACTU.fr La Rédaction
Dealer de drogue présumé abattu sur l’A31: "on tente d’étouffer une bavure policière", selon son avocat

La police à un point de contrôle de la frontière franco-belge dans le nord de la France. (PHOTO: MINISTERE DE L’INTERIEUR)

EXCLUSIF. L’avocat du dealer présumé abattu sur l’A31 en Meurthe-et-Moselle prend la parole pour la première fois et défend son client. Pour lui, le jeune homme de 24 ans soupçonné d’appartenir à un réseau de trafiquants de drogue a été abattu alors «qu’il n’était pas armé».

Le 26 mai dernier, un homme de 24 ans était abattu par la BRI (Brigade d’Intervention Régionale) de Strasbourg lors d’une tentative d’interpellation sur une brettelle d’autoroute de l’A31 à Lesmenils (Meurthe-et-Moselle), près de Nancy. L’homme, dealer de drogue présumé, était abattu d’une balle dans la tête alors qu’une course poursuite s’était engagée sur l’autoroute avec la police. Sa voiture, une Renault Espace d’un modèle assez ancien, avait été stoppée sur la bretelle d’accès de l’autoroute pour rejoindre Nancy. Les faits s’étaient déroulés entre 3H et 4H.

LIRE sur:

http://loractu.fr/nancy/13364-dealer-de-drogue-presume-abattu-sur-l-a31-on-tente-d-etouffer-une-bavure-policiere-selon-son-avocat.html

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DOUANE FRANÇAISE: 600 000 euros découverts sur une personne voyageant entre la Suisse et la France

600 000 euros découverts sur une personne voyageant entre la Suisse et la France
Saisie de 600000 euros | © Douane

La somme découverte par les agents des douanes de Saint-Louis-Bâle était dissimulée dans une gaine en tissu, cousue sous le pull de la personne.

Le jeudi 19 mai 2016, les agents des douanes de Saint-Louis-Bâle ont saisi plus de 600 000 euros en liquide lors du contrôle d’une femme de nationalité serbe.

En opération dans le TGV Zurich-Paris, les douaniers contrôlent une femme voyageant seule. Elle affirme ne rien avoir à déclarer et simplement rentrer chez elle à Paris après avoir rendu visite à sa famille à Zurich.
Poursuivant leur contrôle, les agents constatent alors la présence d’une épaisseur anormale sous ses vêtements, qu’elle justifie par la présence de pansements.

Arrivés en gare de Mulhouse, les douaniers la conduisent dans les locaux du service pour approfondir le contrôle. Ils découvrent alors une importante quantité de billets en euros et en dollars américains dissimulés dans une gaine en tissu, cousue sous son pull. D’autres liasses sont ensuite découvertes dans ses vêtements.

Au total, les agents comptabilisent 600 000 euros en coupures de 50, 100 et 200 euros ainsi que 20 000 dollars américains et 14 000 francs suisses.

Outre l’infraction relative au manquement à l’obligation déclarative1 (MOD), les propos confus et la situation financière personnelle de l’intéressée ont amené les agents à suspecter un délit de blanchiment d’argent.

Les suites judiciaires ont été confiées au Service national de douane judiciaire (SNDJ) de Lyon par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy.

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12851-600-000-euros-decouverts-sur-une-personne-voyageant-entre-la-suisse-et-la-france

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FRANCE (Guyane): Cazeneuve promet plus de moyens pour la lutte anti-drogue – Toute l’actualité de la Guyane sur Internet – FranceGuyane.fr

Mercredi 1 Juin 2016 – 17h59
Cazeneuve promet plus de moyens pour la lutte anti-drogue
Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, le 28 mai 2016 à Paris – FRANCOIS GUILLOT (AFP)

Interpellé le 16 mars dernier par le député Gabriel Serville sur le renforcement des moyens alloués à la lutte contre le trafic de stupéfiants, le Ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve vient d’apporter sa réponse. Il promet des moyens supplémentaires qui devraient être précisés lors de sa venue en Guyane en juillet prochain.

Bernard Caseneuve annonce un doublement des effectifs de la brigade des stupéfiants, l’accroissement de l’implication de la gendarmerie dans la lutte contre les trafics, qui sera désormais chargée des saisies dans l’Ouest guyanais, le renforcement du matériel à disposition des forces de l’ordre, et l’installation, dans les locaux de l’hôpital de Cayenne, de toilettes spécifiquement conçues pour améliorer les conditions de récupération des ovules transportées par les mules. Le ministre rappelle par ailleurs que des négociations sont en cours avec les autorités du Suriname afin de créer un centre de coopération policière et douanière.

http://www.franceguyane.fr/actualite/politique/cazeneuve-promet-plus-de-moyens-pour-la-lutte-anti-drogue-296265.php

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FRANCE (Sablé): le trafic de drogue courait sur trois départements

gendarmerie jpgDe décembre 2015 à mai 2016, trois vagues d’interpellations ont permis de démanteler un vaste trafic de drogue, basé à Sablé et dans ses alentours.

C’est la dernière d’une série de trois vagues d’interpellations qui s’est déroulée, le 23 mai, à Sablé-sur-Sarthe. Les gendarmes, qui enquêtaient depuis décembre 2015, ont démantelé un important réseau de trafic de drogue dans la commune et ses alentours.

Au cours de ces opérations, les militaires ont interpellé 28 personnes, la grande majorité en Sarthe, mais aussi en Mayenne et dans le Maine-et-Loire. Dix d’entre elles ont été mises en examen et placées en détention provisoire.
Plus:http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/sable-sur-sarthe-72300/sable-le-trafic-de-drogue-courait-sur-trois-departements-4267649

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POLYNÉSIE (Douane française): 210 plants de paka saisis à la presqu’île

PAPEETE, le 31 mai 2016. La douane a mis la main ce mardi matin sur 210 plants de paka à la presqu’île.

La douane est intervenue ce mercredi matin dans deux maison à la presqu’île et a découvert une plantation de 210 plants, soit après effeuillage 3 kilos de pakalolo, précise la douane. Trois personnes ont été mises en cause. Une enquête pénale a été ouverte.
La douane réclamera 3 millions de Fcfp au titre de l’amende, précise un communiqué de la douane.

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NARCOS: les secrets des mafias ouest-africaines de la cocaïne

Mis en ligne le 29.05.2016

Ecrit par:
Olivier Guéniat, chef de la police judiciaire neuchâteloise
Anaïs Gasser, étudiante en Master de criminologie à l’Ecole des sciences criminelles – UNIL

On croit souvent à tort, tant du point de vue politique et journalistique que populaire et même policier, que l’apparition de la vente de cocaïne sur rue par des requérants d’asile d’Afrique de l’Ouest a une origine récente se limitant aux seuls phénomènes migratoires du début du 21ième siècle. Pourtant, une recherche historique et bibliographique nous démontre qu’il s’agit plutôt d’une lente construction apparue dès les années cinquante résultant de facteurs tant logiques que complexes et débouchant sur une situation presque inexorable. Pour mieux comprendre le contexte de ce marché illicite assez visible et dérangeant dans les villes suisses, voici un levé du voile sur les secrets d’une organisation criminelle très efficace qui a su s’adapter à toutes les contraintes répressives.

Les origines du trafic de cocaïne transitant par l’Afrique de l’Ouest

La première utilisation de l’Afrique de l’Ouest comme plaque tournante du trafic de drogue remonte aux années 50 par des trafiquants libanais impliqués dans la contrebande d’héroïne vers les Etats-Unis. Servant d’abord de passeurs aux narcotrafiquants libanais, les mafias nigérianes ont pris le contrôle d’une partie du transport de l’héroïne dans les années 80 en se fournissant directement en Inde, au Pakistan et en Thaïlande. Rapidement, elles ont noué des liens avec les organisations criminelles asiatiques du Triangle d’or et les triades chinoises. Ainsi, elles se sont affirmés dans le trafic d’héroïne. En 1994 par exemple, 30% des saisies d’héroïne aux Etats-Unis concernaient des mules contrôlées par des trafiquants nigérians.

Plus tôt, dans les années 60, des trafiquants nigérians et ghanéens entreprirent l’exportation de marijuana vers l’Europe pour satisfaire la demande inhérente au mouvement hippie. Ce trafic, a priori mineur, a alors ouvert la voie à un marché narcotique de plus grande échelle dans les années 80 et représentait une voie de passage supplémentaire à exploiter.

Dans les années 80, après cinq siècles de colonisation et à l’époque où les derniers pays ouest-africains célébraient leur indépendance, l’Afrique de l’Ouest était plongée dans des conflits politiques, militaires et managériaux ; elle a alors éprouvé une forte crise économique. Pour se sortir de cette impasse, la plupart des pays[1] ont été contraints d’emprunter au Fonds monétaire international et à la Banque Mondiale qui mirent en place une procédure de libéralisation économique connue sous le nom d’ajustement structurel. Ce plan de réajustement a notamment engendré de très fortes restrictions budgétaires, des coupes importantes dans les dépenses publiques et des licenciements d’employés des services publiques. De ce fait, la population s’est vue engouffrée dans de très sévères difficultés financières, recherchant, pour survivre, la formation de capital parfois par tous les moyens, même illégaux. Cette période coïncide avec l’expansion des réseaux nigérians dans le trafic d’héroïne et l’implication progressive de ces derniers dans l’importation, d’abord mineure et individuelle, de cocaïne.

En plus de la diaspora africaine héritée de la colonisation et de la traite internationale d’esclaves noirs, s’en est suivi, au milieu des années 80, une diaspora nigériane autant sur le continent africain qu’en Amérique latine[2]. À l’aune de la migration internationale inhérente à la mondialisation, des marchés tant licites qu’illicites ont bénéficié de conditions favorables à leur développement. En effet, les principes de la libre-circulation et du libre-échange ont, par ailleurs, suscité de nouvelles opportunités criminelles que les réseaux nigérians ont su saisir l’intérêt.

Jusqu’au début des années 90, la Bolivie et le Pérou étaient les premiers cultivateurs mondiaux de feuilles de coca. Les narcotrafiquants colombiens s’y approvisionnaient pour fabriquer la cocaïne dans le but de la revendre principalement aux Etats-Unis. Or, au début des années 90, les Etats-Unis ont mis en place l’opération Air Bridge Denial pour couper la route de cet approvisionnement. Ce resserrement répressif a provoqué un « effet ballon » inattendu, poussant les narcotrafiquants colombiens à développer et augmenter leurs propres cultures. En même temps, les Etats-Unis et les pays ouest-européens avaient renforcé les contrôles dans leurs ports maritimes et leurs aéroports, parvenant ainsi à mener de multiples interceptions couronnées de succès. En conséquence, le trafic devenait de plus en plus risqué, pour les narcotrafiquants inter continentaux, notamment le long des routes traditionnelles qui passaient par le Golf Caribéen en direction des Etats-Unis et de l’Europe.

À la fin des années 90, en plus du renforcement sécuritaire sur les routes principales d’acheminement, le marché américain de la cocaïne a connu non seulement un monopole détenu par les cartels mexicains, mais aussi une saturation liée à une baisse de la demande. Vraisemblablement pour ces deux raisons, les narcotrafiquants, pour la plupart colombiens, ont effectué le calcul coût-bénéfice de diversifier les routes et de se tourner vers l’Europe où, contrairement aux Etats-Unis, la demande était en augmentation, y compris en Suisse. En effet, la fin du conflit entre le Kosovo et la Serbie ainsi que la situation de guerre en Afghanistan coïncident à une réelle pénurie d’héroïne dès 1999, créant la demande pour une autre substance, la cocaïne. Pendant ce temps, les réseaux nigérians avaient poursuivi leur approvisionnement en cocaïne en Amérique du Sud, établissant de solides contacts avec les trafiquants de ce continent. Les trafiquants nigérians y étaient reconnus pour leur polyvalence en matière de trafic ainsi que pour leur habileté à évoluer, innover et se sophistiquer.

Les avantages de l’Afrique de l’Ouest

Au début des années 2000, le transit de la cocaïne par l’Afrique de l’Ouest s’est donc vite imposé comme une solution idéale aux yeux des narcotrafiquants colombiens……………………

LIRE sur: http://www.hebdo.ch/les-blogs/gu%C3%A9niat-olivier-polisse/les-secrets-des-mafias-ouest-africaines-de-la-coca%C3%AFne

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EUROPE (Drogues): le cannabis toujours en tête

Plus de 88 millions d’adultes, soit plus d’un quart des personnes âgées de 15 à 64 ans dans l’Union européenne, ont déjà consommé des drogues illicites

Publié le 31-05-2016

cannabis_325Le cannabis reste la drogue la plus consommée en Europe (51,4 millions d’hommes et 32,4 millions de femmes y ont goûté au moins une fois) (c) Afp

Plus de 88 millions d’adultes, soit plus d’un quart des personnes âgées de 15 à 64 ans dans l’Union européenne, ont déjà consommé des drogues illicites, rappelle l’OEDT dans son rapport annuel, publié mardi à Lisbonne.

« L’Europe est confrontée à des problèmes de drogue de plus en plus importants. L’offre et la demande de nouvelles substances psychoactives, de stimulants, d’héroïne et d’autres opiacés continuent d’augmenter, ce qui a des conséquences majeures en termes de santé publique », note Dimitris Avramopoulos, commissaire européen pour les Affaires intérieures, cité dans l’étude.

Le marché des drogues illicites dans l’UE est estimé à 24,3 milliards d’euros en 2013. Avec 38%, le cannabis (importé ou produit localement) représente la plus grande part de ce marché et sa production est devenue « un générateur de revenus majeur pour la criminalité organisée », selon l’OEDT. Viennent ensuite l’héroïne (28%), la cocaïne (24%), les amphétamines (8%) et l’ecstasy (3%).

Le cannabis représente aussi les trois quarts des saisies de drogue en Europe (50% pour l’herbe et 24% pour la résine), très loin devant la cocaïne et le crack (9%), les amphétamines (5%), l’héroïne (4%), l’ecstasy (2%)… L’observatoire estime à environ 1% la part des adultes européens consommateurs quotidiens ou quasi quotidiens de cannabis.

Les niveaux de teneur en principe actif de l’herbe (8% à 12% de tétrahydrocannabinol, THC) et de la résine de cannabis (12% à 18% de THC) sont historiquement élevés, « une hausse peut-être due à l’émergence de techniques de production intensive en Europe et, plus récemment, à l’introduction de plants à forte teneur en principe actif au Maroc« .

– « Marketing sophistiqué » –

Si le cannabis reste la drogue la plus consommée en Europe (51,4 millions d’hommes et 32,4 millions de femmes y ont goûté au moins une fois), l’OEDT constate que l’éventail disponible est toujours plus diversifié, avec notamment une « résurgence » de l’ecstasy, « tant auprès des consommateurs de stimulants classiques qu’auprès d’une nouvelle génération de jeunes usagers ».

« Des poudres, cristaux et comprimés fortement dosés, avec toute une série de logos, de couleurs et de formes, sont disponibles, de même qu’une production à la commande et un recours à un marketing sophistiqué et ciblé. Il pourrait s’agir d’une stratégie délibérément mise en oeuvre par les producteurs afin d’améliorer la réputation de cette drogue après une longue période pendant laquelle sa piètre qualité » et les nombreux faux ont fait diminuer sa consommation, note-t-il.

Les producteurs d’ecstasy « se battent pour attirer davantage de consommateurs et certains comprimés sont produits pour des évènements spécifiques, comme des gros concerts ou des festivals », a précisé Paul Griffiths, directeur scientifique de l’observatoire lors d’une conférence de presse à Lisbonne.

Des disparités régionales peuvent être observées sur le marché des stimulants, la consommation de cocaïne étant plus élevée dans les pays d’Europe de l’Ouest et du Sud, tandis que les amphétamines sont plus présentes au Nord et à l’Est. Tous ces produits ont vu une amélioration de leur pureté, avec des prix stables.

L’observatoire souligne que « le potentiel d’expansion de l’offre de drogue en ligne semble considérable », avec le marché des « darknets » (réseaux clandestins non référencés), les échanges de pair-à-pair, le cryptage des données et des techniques de paiement difficiles à retracer (utilisation de monnaie électronique type bitcoin), même si la plupart des transactions se déroulent hors ligne.

Enfin, l’OEDT met en garde contre les nouvelles substances psychoactives (cannabinoïdes et opiacés de synthèse notamment), parfois toxiques: « les jeunes consommateurs peuvent, à leur insu, servir de cobayes humains pour des substances dont les risques potentiels pour la santé sont dans une large mesure inconnus ». Pas moins de 98 nouvelles substances ont été signalées en 2015, 101 en 2014.

Au moins 6.800 décès par surdose, principalement associés à l’héroïne, ont été recensés dans l’UE en 2014, avec des hausses « préoccupantes » en Irlande, Lituanie, Suède et au Royaume-Uni.

Source : AFP

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20160531.AFP6911/drogues-en-europe-le-cannabis-toujours-en-tete.html

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FRANCE (Drôme et Ardèche): un gros trafic de drogue démantelé sur Le Teil et Montélimar

gendarmerie jpgPar Florence Beaudet et Nathalie De Keyzer, France Bleu Drôme-Ardèche mardi 31 mai 2016

Un vaste coup de filet la semaine dernière a permis d’interpeller onze personnes et de saisir plus de huit kilos de résine de cannabis ainsi que cinq armes.

Un trafic de drogue qui durait depuis au moins l’été dernier a été démantelé par les gendarmes de l’Ardèche. La semaine dernière, onze personnes ont été interpellées simultanément par 140 gendarmes sur l’Ardèche, la Drôme, le Gard et l’Ain. La tête présumée de ce réseau est un trentenaire originaire du Teil en Ardèche. Il a été incarcéré ainsi que trois de ses complices présumés.

50 kilos de drogue écoulés en dix mois

Lors des perquisitions, 8,2 kilos de résine de cannabis ont été saisis ainsi que 5 armes et 62 000 euros en liquide. Ce trafic aurait porté en dix mois sur cinquante kilos de drogue.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/gros-trafic-de-drogue-demantele-sur-le-teil-et-montelimar-1464708399

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FRANCE (Nîmes): 14 arrestations dans le cadre d’une opération anti-drogue

Depuis une dizaine de jours, les policiers de la sécurité publique du Gard ont mené de multiples opérations de lutte contre la revente de résine de cannabis dans le secteur du quartier Saint-Charles, à Nîmes. 14 personnes ont été interpellées. 3 sont passées devant un juge et 2 sont écrouées.

Par Fabrice Dubault – Publié le 31 mai 2016

Nîmes - Hôtel de police - archives © F3 LR© F3 LR Nîmes – Hôtel de police – archives

Des opérations de lutte anti-drogue ont été menées à Nîmes dans le quartier Saint-Charles, ces 10 derniers jours.

Les policiers ont particulièrement traqué la revente de résine de cannabis. Le but des opérations était de stopper un important deal de rue dans un quartier en cours de rénovation urbaine.

La BAC, le groupe voie publique avec les moyens techniques de la ville de Nîmes ont été mobilisés. Soit une cinquantaine d’hommes.

Au total, 14 personnes ont été arrêtées pour infractions à la législation sur les stupéfiants. Les policiers ont aussi réalisé des saisies de résine de cannabis.
3 d’entre elles ont été présentées au parquet du tribunal de grande instance de Nîmes et 2 ont été écrouées.

La police doit procéder à de nouvelles opérations dans les jours à venir.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/gard/nimes/14-arrestations-nimes-dans-le-cadre-d-une-operation-anti-drogue-1011193.html

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FRANCE (OCRTIS): le patron des stups poursuivi…. ça changera quoi ?

Publié le 31 mai 2016 dans Libertés publiquesOCRTIS1

Par Édouard H.

Scandale, stupeur et surprise dans le monde de la prohibition française du cannabis ! Dans une enquête publiée le 23 mai dernier, Libération révèle le rôle qu’aurait eu François Thierry, anciennement à la tête de la lutte anti-drogues en France, dans l’importation de dizaines de tonnes de cannabis. Tel Jérôme Cahuzac qui donnait des conférences sur la fraude fiscale, le journal rappelle que l’ancien patron de l’office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) avait pour habitude de poser devant les plus grosses prises aux côtés des ministres de l’Intérieur successifs.

Si ce scandale est avéré, il est peu probable que la hiérarchie de l’Ocrtis n’ait pas été informée de ces agissements: cette révélation serait ainsi une mise à nu de l’ampleur de la corruption du système anti-drogue français. Sans surprise pour les personnes s’intéressant de près ou de loin au débat sur la politique des drogues, la prohibition démontre une nouvelle fois à quel point elle tend à corrompre les administrations chargées de la mettre en place. Comme aux États-Unis durant la prohibition de l’alcool dans les années 1920, la prohibition du cannabis en France crée d’immenses incitations à la corruption pour l’administration étatique. La France, malgré sa politique répressive, est le premier consommateur de cannabis en Europe : les gains financiers pour les personnes répondant à cette demande sont colossaux.

LIRE sur: https://www.contrepoints.org/2016/05/31/254937-patron-stups-poursuivi-ca-changera-quoi

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DOUANE FRANCAISE (BSI de Limoges): 101 kilos de cannabis saisis après une course-poursuite

bsilimoCharente : 101 kilos de cannabis saisis après une course-poursuite
A la Une / Angoulême / Publié le 31/05/2016 . Mis à jour à 11h14 par S. C.

Le conducteur transportait 101 kilos de résine de cannabis dans son coffre. © photo DIRECTION REGIONALE DES DOUANES
La brigade des douanes a du faire usage d’une herse pour stopper le véhicule en fuitebsilimo1

Dimanche dernier, vers 22h30, la brigade des douanes de Limoges a voulu effectuer le contrôle d’un véhicule sur la RN141. Le conducteur au volant de sa Mercedes a d’abord fait mine de s’arrêter, avant d’accélérer et de prendre la fuite. Une course-poursuite s’est engagée sur la RN141 dans le sens Angoulême-Limoges.

Une deuxième patrouille douanière à moto a réussi à intercepter le fuyard en utilisant une herse pour crever les pneus de son véhicule. L’interpellation a eu lieu à hauteur de Chabanais.

A l’intérieur du véhicule, les autorités ont découvert 101 kilos de résine de cannabis. Le conducteur a été remis aux services de la police judiciaire.

http://www.sudouest.fr/2016/05/31/charente-101-kilos-de-cannabis-saisis-apres-une-course-poursuite-2382640-813.php

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LIRE ou Relire: La criminalité organisée en France ? Circulez…

La criminalité organisée en France, un thème absent de la campagne présidentielle de 2012. Totalement nié lors des débats concernant la vie économique, politique ou sociologique de la France et des pays connectés géopolitiquement à Paris. Remis au goût du jour suite aux attentats depuis 2013. Et après ? 

http://www.thierry-colombie.fr/news.php?item.41.7

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FRANCE: pour qui roulent les Stups ?

Ecrivain et essayiste, Thierry Colombié est spécialiste du crime organisé et du grand banditisme en France. Il est notamment l’auteur de la French Connection, les entreprises criminelles en France (éditions Non Lieu).

«A chaque nouveau scandale, tout le monde s’offusque. Mais depuis longtemps, certains policiers s’adonnent à ce type d’activités, à la fois pour répondre à leurs objectifs mais bien souvent aussi pour faire carrière. Or, la plupart de ceux qui ont fait carrière dans la lutte antidrogue ont été obligés de recourir tôt ou tard à des systèmes parallèles. On ne prend pas la juste mesure de l’ampleur du trafic. Pendant longtemps, tout était sous cloche. C’était le règne de l’entre-soi, basé sur la rétention d’informations au sein de la police judiciaire.

«La démultiplication des réseaux de renseignement, notamment dans le cadre de la délinquance économique et financière, permet désormais à un plus grand nombre de policiers d’avoir une vision d’ensemble. Et depuis quelques années, il y a une volonté de décloisonner le renseignement.

«Cette question de la collecte d’informations est cruciale. Les réseaux criminels sont très structurés et implantés durablement en France. Ils ont recours à des techniques extrêmement sophistiquées et sont capables de contourner la répression. Ces groupes exploitent depuis longtemps le fait qu’ils pouvaient s’allier avec des personnes qui détiennent le renseignement.

«Car l’information est le principal capital sur lequel les trafiquants vont pouvoir mener à bien leurs projets. Le point d’orgue, pour eux, n’est pas d’être un indic mais de faire en sorte que leur agent traitant devienne un associé. Si le policier met le doigt dans ce système, il ne peut plus se retirer. Certains peuvent alors basculer et aller jusqu’à prendre des parts dans le business.»

LIRE l’article:

http://www.liberation.fr/france/2016/05/23/pour-qui-roulent-les-stups_1454692

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