AVISEUR INTERNATIONAL

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FRANCE: aux stup’s, les mauvaises habitudes ont la vie très très dure…

OCRTIS123 mai 2016

Par CREDO

Blog : Le blog de CREDO

Après RTL, le Parisien et nous même (info.agencedepresse-credo.fr le 16 mars 2016), c’est Libération qui, ce matin, y va de son dossier sur les méthodes de travail de l’Office central du trafic illicite des stupéfiants… Sauf qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, loin de là !

L’IGPN (la police des polices) continue son enquête autour de la saisie, en octobre 2015 dans le XVIe arrondissement de Paris, de 7 tonnes (!) de cannabis par les services des douanes. « Une incroyable histoire » pour certains observateurs. Encore plus incroyable si l’on en croit les confidences d’un « infiltré » publiées aujourd’hui par Libé qui raconte comment, au printemps 2012, il a gardé une villa espagnole où sont parvenus près de 19 tonnes de shit transbahutées, selon cet informateur, par les policiers eux-mêmes. Et bien, malheureusement cette histoire n’est ni extraordinaire, ni unique. Que peut-on reprocher aux policiers de l’OCRTIS, en commençant par leur patron ? Leur trop grande proximité avec un très important trafiquant de drogue qui aurait aussi été leur indic, y compris dans cette affaire de 7 tonnes de shit. Au fil des informations livrées à la sagacité de chacun, depuis le début de l’affaire, on avait compris que ces 7 tonnes de shit faisaient en fait partie d’une livraison « surveillée ».

Franco et Carlos

Cette méthode est tolérée par la justice, à condition d’être très encadrée par des magistrats. Ainsi ne faut-il pas que la police soit à l’initiative de la fourniture  de la drogue, même en la faisant transiter par un trafiquant qu’elle manipulerait. Contre toute attente, à l’OCRTIS, il fut une époque où cette (mauvaise) façon de faire était tombée dans le quotidien. Deux sud-américains, Franco et Carlos, étaient appointés par les policiers français pour « monter des coups ». Ils avaient même leur bureau aux stup’s où – officiellement – ils étaient appointés comme interprètes… La drogue provenait souvent de saisies antérieures. Les policiers allaient même parfois la chercher auprès de collègues d’Amérique du Sud. Je me souviens de l’arrivée à Paris de plusieurs dizaines de kilos de coke convoyés par un commissaire de l’OCRTIS qui, déclinant son identité auprès du commandant de bord, avait fait passer le contenu du colis comme étant classé secret défense afin de le garder avec lui en cabine. La came venait des services fédéraux anti stup’s brésiliens. A Roissy, les voitures de l’OCRTIS attendaient sur le tarmac afin que le commissaire – convoyeur ne passe ni par la douane ni par la Police aux frontières (PAF). Le scandale des affaires menées par Franco et Carlos avait été découvert par un policier et un magistrat Suisse. L’un des indics avaient fini par raconter que, dans leur magouille, tout le monde se sucraient, des policiers en premier. Mais aucune enquête n’avait été réellement menée dans les rangs de la police française. L’un des patrons de l’OCRTIS devint même par la suite directeur central de la police judiciaire. En 2008, un commissaire de police, principal artisan de cette « police connection »,  avait été discrètement exfiltré de l’OCRTIS à la DCRI. Les terroristes et les espions n’avaient qu’à bien se tenir ! Aujourd’hui, c’est le chef de l’office qui, voici peu, a été transféré à la sous – direction antiterroriste de la PJ où il est devenu adjoint de l’adjoint du chef. En attendant que l’IGPN et la justice éclairent ses pratiques. Trafic d’Etat lance Libération ! Pour nos confrères il est quasiment impossible que personne n’ait été au courant de ces pratiques au-dessus du chef de l’OCRTIS. Et le quotidien de promettre très vite du mou dans la corde à noeux de la DCPJ. La principale interrogation que soulève cette dernière affaire est celle des relations du patron des stup’s avec cet indic, interpellé depuis en Belgique et livré à la France, et devenu au fil du temps un des « barons » du trafic de shit en France. En résumé, si l’on ne fait pas de « bonne police, sans basse police », jusqu’où peut-on aller dans la basse pour atteindre la bonne ? Et à la question : qui à la PJ était au courant, il y en a une autre, loin de n’être que subsidiaire : l’OCRTIS invoquant des livraisons contrôlées, des magistrats savaient-ils ? Ont-ils donné leur accord ? Si oui, pour ce volet du dossier, les policiers pourraient dormir tranquille. Ou alors, un procureur et/ou un juge d’instruction ont-ils juste fermé les yeux ? D’habitude, dans ce genre de procédure bien pourrie, c’était souvent parole de flic contre parole de voyou. Cette fois-ci, ce pourrait – être parole de flic contre parole de magistrat…

Alain Hamon/agence de presse CREDO

https://blogs.mediapart.fr/credo/blog/230516/aux-stup-s-les-mauvaises-habitudes-ont-la-vie-tres-tres-dure

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FRANCE (OCRTIS – DNRED): règlement de comptes au boulevard Exelmans

A la Une : le patron des Stups au cœur du trafic du drogue !
lundi 23 mai 2016
AFP
Un scoop retentissant dans Libération ce matin : le journal révèle et détaille par le menu « le rôle central de François Thierry, ancien numéro 1 de la lutte antidrogue, dans l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis en lien avec un des plus gros trafiquants européens. Un système d’une ampleur inédite qui s’apparente, dénonce Libération, à un trafic d’Etat. »

Explications : tout commence avec la saisie par les douanes en octobre dernier, dans les beaux quartiers de Paris d’un peu plus de 7 tonnes de cannabis entreposées dans trois camionnettes. Une saisie record pour la capitale. Et l’enquête va réserver quelques surprises… Libération raconte : « Une facture retrouvée dans une des camionnettes et des traces ADN permettent rapidement de remonter jusqu’à un certain Sofiane H., bien connu des services de police. L’homme habite justement boulevard Exelmans, près du lieu où le cannabis a été retrouvé, dans un penthouse de 300 m2 avec piscine intérieure, dont le loyer de 9.000 euros est réglé chaque mois en cash. Mais il a surtout la particularité d’être un indic de l’Ocrtis, l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants, dûment immatriculé au Bureau central des sources. Un informateur au pouvoir exorbitant, directement traité par le patron de l’Office, et capable d’importer chaque mois plusieurs tonnes de shit en ‘livraison surveillée’. Cette technique d’enquête, très prisée des services de stups, permet de laisser passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat, afin de démanteler des réseaux de revendeurs à l’arrivée. Une technique légale. Sauf qu’en l’espèce, pointe Libération, Sofiane H. semblait bénéficier d’une protection en haut lieu, ce qui lui permettait de poursuivre ses activités sans jamais être inquiété. »

Des policiers déchargeant de la drogue…

Alors, s’interroge Libération, « jusqu’où l’Office central des stups était-il impliqué dans ce gigantesque scandale ? Et dans quelle mesure les magistrats ont-ils validé certaines procédures ? Un témoignage édifiant permet d’éclairer ce système de l’intérieur. »

Libération poursuit son récit : « ancien indic de François Thierry, bien connu des autorités françaises, Stéphane V. a livré de nombreux éléments à l’Inspection générale de la police nationale, chargée de l’enquête sur les méthodes des Stups. Il affirme notamment avoir été mandaté par François Thierry pour garder une villa, dans le sud de l’Espagne, entre mars et avril 2012. Pendant près de trois semaines, a-t-il expliqué, cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue, récupérées sur des Zodiac venus du Maroc. Au total, 19 tonnes auraient transité par la villa au cours de ce seul séjour. Une mission payée à Stéphane V. en cash par François Thierry. Il sera à nouveau sollicité plusieurs fois par le grand patron des Stups pour des opérations identiques, jusqu’en décembre 2014. Selon ce témoin, jugé crédible par le parquet, le schéma était parfaitement rodé. La drogue était achetée en gros à Marbella. Une partie des équipes, préalablement identifiées par l’Ocrtis, était ensuite interceptée dans des ‘go-fast’ à la remontée. Les autres pouvaient alors inonder le marché sans être inquiétées. La came étant payée au départ, rien n’était perdu. Une stratégie basée sur un double objectif : faire grossir la taupe de François Thierry tout en éliminant les équipes concurrentes, grosses saisies et convocation de la presse à l’appui. »

Complicité ou incompétence ?

Cette affaire, digne des plus grands romans policiers, pose bien des questions… « La première est dérangeante, s’exclame Libération. Admettons que, pour mettre à terre les trafics internationaux, frayer avec l’illégalité soit nécessaire. A défaut d’être de la bonne justice, on parlera de ‘bonne police’. Mais quelles sont toutes les ramifications de cette filière ? Combien de petits trafiquants et de crimes se sont greffés à ces tonnes de cannabis ? Savoir que des policiers français ont directement mis la main à la pâte pour récupérer de la drogue venant d’Afrique – carrefour de trafics de toutes sortes, du crime organisé et du terrorisme combattu par… des soldats français – interroge, pour le moins. Quand on connaît la porosité entre la délinquance et le terrorisme en Europe, des Buttes-Chaumont à Molenbeek, on se dit qu’il y a matière là aussi à demander des comptes. »

Autre question posée par Libé, question posée à l’Etat : « comment un tel trafic de stupéfiants a-t-il pu se monter au nez et à la barbe de la hiérarchie, des magistrats, des parquetiers, des politiques et des premiers flics de France, de Guéant à Cazeneuve ? Par complicité, complaisance ou incompétence ? »
Deux précisions pour clore provisoirement ce chapitre explosif : contacté dimanche matin par Libération, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir avant la publication de l’enquête.
Et le commissaire François Thierry, discrètement débarqué des Stups en mars dernier, est actuellement N°2 de la Sous-direction antiterroriste de la PJ. Peut-être plus pour longtemps. Lui non plus, n’a pas souhaité répondre aux questions de Libération.

ÉCOUTEZ: http://www.rfi.fr/emission/20160523-une-france-patron-stups-coeur-trafic-drogue-cannes-cinema

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Par lefigaro.fr

Un témoignage met en cause l’ancien patron de la lutte antidrogue

L'enquête ouverte après la saisie record de sept tonnes de cannabis dans trois véhicules à Paris en octobre 2015 aurait révélé certains éléments surprenants, impliquant notamment un informateur, selon Libération.

Un individu se présentant comme un «infiltré» avec comme agent traitant l’ex-responsable des Stups, accuse ce dernier, dans Libération, d’avoir facilité l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis avec des informateurs.

Un «trafic d’État», écrit Libération. Un témoignage publié ce mardi par le journal met en cause l’ex-patron de la lutte antidrogue. Stéphane V. se présente à Libération comme un «infiltré» ayant effectué «plusieurs missions pour l’État» avec pour agent traitant François Thierry, ex-patron de l’Ocrtis (Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants). Ce témoin, qui dit être inscrit comme informateur au Bureau central des sources en 2007, a été entendu par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris à la suite de ce témoignage, selon Libération.

L’homme âgé de 52 ans, qui affirme avoir travaillé également pour l’agence antidrogue américaine (DEA), dénonce «les méthodes de l’Office des stups depuis des années» en France. Il raconte qu’entre mars et avril 2012, «François Thierry (lui) a demandé d’aller garder une villa à Estepona» en Espagne. Là, «pendant vingt jours, cinq hommes se sont relayés pour charger et décharger des paquets de drogue sur la plage. François Thierry me les a présentés comme des policiers français. J’en avais déjà vu certains à l’Ocrtis», affirme Stéphane V. «Le cannabis arrivait du Maroc dans des Zodiac» et «en tout, 19 tonnes ont transité par la villa au cours de ce seuls séjour. La drogue remontait vers la France par “go-fast”», c’est-à-dire via des convois de voiture. «Seule une partie des voitures étaient interceptées», ajoute le témoin.

Une saisie record boulevard Exelmans éveille les soupçons

D’après l’enquête de Libération, François Thierry, qui a récemment quitté ses fonctions à la tête de l’Ocrtis, aurait ainsi joué un «rôle central» dans l’importation de «plusieurs dizaines de tonnes de cannabis» au bénéfice d’un présumé trafiquant de drogue, interpellé le 22 février en Belgique. Cet homme de 40 ans, Sofiane H., était recherché dans l’enquête sur la prise record de sept tonnes de cannabis à Paris, boulevard Exelmans, en octobre 2015, derrière laquelle de nombreuses zones d’ombre demeurent. Le fait que ce suspect soit un informateur et que la marchandise soit issue d’un lot beaucoup plus important, partiellement saisi au cours des jours précédents, aurait éveillé certains soupçons.

Selon Libération, Sofiane H. aurait été recruté comme informateur par François Thierry. Lui aussi enregistré au bureau central des sources, il a réussi à «s’imposer comme le plus gros trafiquant de l’Hexagone grâce à la protection» de l’ex-patron de l’Office central des stups. Cet informateur «au pouvoir exorbitant» était, toujours selon le journal, en mesure d’importer tous les mois plusieurs tonnes de stupéfiants en «livraison surveillée», une technique qui permet de laisser entrer de la drogue de façon contrôlée, pour mieux remonter aux revendeurs. Ce qui lui aurait permis de mener ses activités sans être inquiété par les autorités.

D’après le quotidien, le témoin Stéphane V. est «jugé crédible par le parquet». Il met en cause un commissaire de police félicité pour ses nombreux succès dans la lutte antidrogue. En-dehors de cette mise en cause personnelle, rappelle le quotidien, son témoignage risque de fragiliser certaines procédures dans le cadre d’affaires liées notamment à Sofiane Hambli.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/05/23/01016-20160523ARTFIG00077-un-temoignage-met-en-cause-l-ancien-patron-de-la-lutte-antidrogue.php

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FRANCE (lutte contre le narcotrafic): les « Tartuffes » dans la tourmente

Des policiers qui « bougent » des valises marocaines! Du grand classique des méthodes utilisées dans la lutte contre le narcotrafic!

C’était déjà le cas il y a 20 ans!

DNRED (provocation douanière): vers Caracas avec des « James Bond » des Douanes françaises

Aujourd’hui
pour marcoFRANCE (Stups): révélations sur un trafic d’Etat
OCRTIS 2016: bis repetita placent

NARCOTRAFIC (France): quand la cocaïne était rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS et la DNRED

AIR COCAÏNE: la DNRED, l’OCRTIS, le TRACFIN avaient ils des informations sur cette affaire ?

FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

 

Il est grand temps de pratiquer un ménage complet dans nos institutions régaliennes si l’on veut réellement éviter de nouveau ce « Grand Bal des « Faux-culs  » auquel nous allons assister!

Car tous, j’écris bien tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et ……… le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez ».

Marc Fievet – NS 55 DNRED

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NARCOTRAFIC (France): quand la cocaïne était rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS et la DNRED

Avatar de Marc FievetAVISEUR INTERNATIONAL

les PIEDS NICKELÉS chez les narcotrafiquants

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C’est un des derniers tabous dans les affaires de stups : la provocation policière, ou comment monter un dossier de toutes pièces pour réaliser une grosse saisie ou faire tomber un réseau. Cette pratique, formellement proscrite par le code de procédure pénale, est difficile à établir faute d’éléments probants. C’est pourtant pour cette raison que la cour d’appel de Paris vient d’annuler l’intégralité d’une procédure visant un vaste trafic de drogue entre la…

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AIR COCAÏNE: la DNRED, l’OCRTIS, le TRACFIN avaient ils des informations sur cette affaire ?

Avatar de Marc FievetAVISEUR INTERNATIONAL

Depuis la fameuse saisie des camionnettes  lestées  de cannabis  qui permit à  François Hollande d’aller faire le beau avec son copain Michel Sapin au siège  de la DNRED pour encenser ce grand service dont le directeur, le DI Jean Paul Garcia, était  absent .
Comme sont absents aujourd’hui dans le dossier  » Air cocaïne  » nos services spécialisés en matière de stupéfiants.
Nos services spéciaux ne seraient ils  aujourd’hui  devenus que des « faire valoir » des politiques?

Que savent ils  réellement  sur le narcotrafic, sur le narco-terrorisme, sur l’ Aero-narcotrafic, sur l’évasion  fiscale …et surtout que font ils réellement pour lutter contre ces plaies societales actuelles ?

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FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

Avatar de Marc FievetAVISEUR INTERNATIONAL

ecusson-OCRTIS« L’OCRTIS est devenu le premier narcotrafiquant de France! »

dixit un ancien magistrat instructeur

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Magouille institutionnelle, dossiers montés et arrangés, les « suceurs de roues » n’ont guère évolué depuis l’époque de Mario Le Corff. (Marc Fievet -NS 55 DNRED)

LIRE: NARCOTRAFIC: quand Mario Le Corff de l’OCTRIS montait des opérations douteuses…Mais ça c’était hier!

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OCRTIS 2016: bis repetita placent

francois-thierry-ocrtisEt s’il s’agissait d’une histoire « à la Michel Neyret » ? François Thierry était à la tête du prestigieux Office centrale de répression du trafic de stupéfiants (Ocrtis), c’est-à-dire la prestigieuse brigade des stups. Il a depuis été muté à la sous-direction antiterroriste… et ce n’est pas une promotion.

Grand flic, il avait alors pour habitude de se montrer devant ses saisies record de drogues, en compagnie des ministres de l’Intérieur successifs – Claude Guéant, puis Manuel Valls et enfin Bernard Cazeneuve.francois-thierry-aimait-s-afficher-avec-les-ministres-de-l-interieur-succesifs

François Thierry aimait s’afficher avec les ministres de l’Intérieur succesifs lors de ses plus belles prises – ici avec Claude Guéant. Photo archives AFP

A-t-il protégé un des plus gros trafiquants d’Europe?

Mais ce haut gradé de la police judiciaire est aujourd’hui soupçonné de pratiques illicites : il aurait laissé entrer en France des dizaines de tonnes de résine de cannabis avec la complicité d’un des plus gros trafiquants européens, le Mulhousien Sofiane Hambli. La pratique est légale mais extrêmement encadrée… Or, cette fois, le trafiquant aurait pu poursuivre ses activités illicites sans jamais être inquiété, selon « Libération« .

C’est le 17 octobre dernier que le système, bien rodé, aurait déraillé : ce jour-là, les douanes tombent sur une fourgonnette garée en plein XVIe arrondissement de Paris.

Sophiane Hambli,Sophiane Hambli, un trafiquant de drogue originaire de Mulhouse, en cavale depuis six ans et condamné à 18 ans de prison par la justice française, a été arrêté à Marbella (Espagne). En août 2003, il s’était évadé de l’hôpital Bon-Secours de Metz.

7,1 tonnes de cannabis

À l’intérieur, 7,1 tonnes de cannabis. Mais ce n’est qu’une partie des 15 tonnes qui sont entrées en France par les mêmes canaux… en quelques semaines seulement. Mais, cette fois, les douanes ont été mystérieusement informées…

Le trafiquant défendu par la compagne de Thierry

A-t-on voulu faire tomber Sofiane Hambli ? Ou François Thierry, le grand flic qui lui permettrait de poursuivre ses trafics en toute impunité ? Hambli habite un luxueux appartement de 300 mètres carrés, boulevard Exelmans, là où a été retrouvée la fourgonnette pleine de drogue.

Qui a payé l’amende de 2 millions?

Arrêté en 2009 en Espagne, Hambli est alors recruté comme indic par François Thierry. Il est condamné à 13 ans de prison deux ans plus tard, en France. Mais il sort dès 2014… Autre fait étrange, son avocate – spécialisée dans le droit immobilier – est la compagne de François Thierry.

Et Hambli a tout de même dû régler 2 millions d’euros d’amende. Mais le mystère demeure quant à l’origine des fonds…

Enfin, Hambli n’est pas réputé être un détenu modèle : il s’était évadé, en 2003, lors d’un transfert prison-hôpital, à Metz, grâce à un complice à moto. Repris en Espagne l’année suivante, il avait déjà été condamné à trois ans ferme en 2005.

Des policiers qui déchargent de la drogue…

L’enquête pose aujourd’hui d’intrigantes questions : un autre ex-indic de François Thierry, Stéphane, jugé crédible par les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (les fameux « bœufs-carottes »), aurait dû surveiller une villa par laquelle auraient transité des tonnes de drogue, transportée par des policiers français. Le tout… à la demande de François Thierry.

Au total, 19 tonnes de drogue seraient passées par la villa d’Espagne, depuis le Maroc.

Aujourd’hui, les questions s’accumulent : si François Thierry a effectivement couvert – voire accompagné – de si gigantesques trafics, a-t-il pu agir seul ? Ou a-t-il lui-même bénéficié de pr: otections au plus haut niveau de l’État ? A-t-il simplement aidé Sofiane Hambli à se débarrasser de la « concurrence », tout en opérant de grosses saisies ?

http://www.lalsace.fr/actualite/2016/05/22/drogue-l-ex-chef-des-stups-implique-dans-un-vaste-trafic

LIRE: FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »

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FRANCE (Stups): révélations sur un trafic d’Etat

Par Emmanuel Fansten 22 mai 2016

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 Photo WITT.SIPA

Saisie record à Paris, le 17 octobre : 7,1 tonnes de cannabis sont saisies dans trois camionnettes boulevard Exelmans (XVIe arrondissement). Le lendemain, François Hollande se rend sur place, accueilli par Hélène Crocquevieille, la directrice générale de la Douane française en l’absence remarquée de Jean Paul Garcia, le « Boss » de la DNRED.

C’est un scandale qui risque de provoquer une déflagration au sommet de la police judiciaire. L’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), François Thierry, est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis au cours des dernières années, avec la complicité d’un des plus gros trafiquants européens, recruté par ses soins. Visage de la lutte antidrogue française depuis 2010, le commissaire avait pris l’habitude de poser devant ses plus belles saisies, aux côtés des ministres de l’Intérieur successifs, Claude Guéant, puis Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Que savaient ces derniers des méthodes de François Thierry ? Ont-ils cautionné ce trafic d’Etat ? De nouveaux éléments et un témoignage accablant recueilli par Libération dévoilent l’ampleur de ce système, dont l’existence pourrait mettre en péril des dizaines de procédures judiciaires. Contacté dimanche matin, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir avant la publication de notre enquête.

Le déclic

DNRED11Le système a déraillé brutalement le 17 octobre à Paris. Ce soir-là, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) met la main sur 7,1 tonnes de cannabis entreposées dans trois camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement. Une saisie record pour la capitale. Le lendemain, François Hollande se déplace en personne au siège des douanes pour saluer ce «coup fatal» porté aux trafiquants. Mais l’enquête ouverte le jour-même par le parquet de Paris, confiée à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), va réserver quelques surprises. Une facture retrouvée dans une des camionnettes et des traces ADN permettent rapidement de remonter jusqu’à un certain Sofiane Hambli , bien connu des services de police. L’homme habite justement boulevard Exelmans, dans un penthouse de 300 m2 avec piscine intérieure, dont le loyer de 9 000 euros est réglé chaque mois en cash. Mais il a surtout la particularité d’être un indic de l’Ocrtis, dûment immatriculé au Bureau central des sources. Un informateur au pouvoir exorbitant, directement traité par le patron de l’Office, et capable d’importer chaque mois plusieurs tonnes de shit en «livraison surveillée». Cette technique d’enquête, très prisée des services de stups, permet de laisser passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat, afin de démanteler des réseaux de revendeurs à l’arrivée. Une technique légale. Sauf qu’en l’espèce, Sofiane Hambli  semblait bénéficier d’une protection en haut lieu, ce qui lui permettait de poursuivre ses activités sans jamais être inquiété.

L’affaire d’Exelmans est jugée d’autant plus sérieuse par le parquet que la drogue saisie à Paris fait partie d’un lot beaucoup plus important. Trois jours plus tôt, les douanes avaient déjà intercepté 1,9 tonne de cannabis sur l’autoroute A11, en direction de Nantes. Puis quelques jours plus tard, 6,2 tonnes sont saisies dans une fourgonnette en Belgique. A chaque fois, la marchandise a la même origine. Pour le seul mois d’octobre, plus de 15 tonnes sont donc passées par le même canal sans aucun encombre. Avant que les douanes, avisées par un mystérieux informateur, ne fassent capoter l’opération. Quel rôle a joué Sofiane Hambli dans ce trafic ? Et surtout, quelle était la nature de sa relation avec François Thierry pour bénéficier d’une telle impunité ? Après quatre mois de cavale, le trafiquant est finalement interpellé le 22 février en Belgique. Un témoin tellement exposé que le parquet a jugé bon d’envoyer les gendarmes d’élite du GIGN pour aller le chercher en hélicoptère lors de son extradition. Une première en Belgique, quelques jours avant le rapatriement de Salah Abdeslam dans les mêmes conditions. Entendu depuis à deux reprises par les enquêteurs, Sofiane Hambli est resté très évasif, laissant simplement entendre qu’il avait toujours agi sous les ordres de l’Ocrtis.

Le recrutement

Sophiane Hambli,Sofiane Hambli

Le parcours de Sofiane Hambli est à la mesure du scandale qui couve depuis la saisie record du boulevard Exelmans. L’homme peut en effet se targuer d’être le plus gros importateur de cannabis en France, ni plus ni moins.

Dès la fin des années 90, à seulement 20 ans, il est déjà considéré comme un des barons du trafic international entre le Maroc, l’Espagne et la France. Recherché pour l’importation de plusieurs tonnes de shit, il est condamné en 2002 à cinq ans de prison, puis à dix-huit ans pour avoir continué à trafiquer depuis sa cellule. Sur une écoute téléphonique, on l’entend menacer un de ses acolytes de «lui trouer les genoux avec une perceuse» après le vol présumé d’une tonne et demie de marchandise. Quelques mois plus tard, il parvient à s’évader de la prison de Metz lors d’un transfert et s’installe dans le sud de l’Espagne. Une période faste au cours de laquelle Sofiane Hambli se refait rapidement un nom dans l’élite du trafic international.

Mais après avoir échappé à plusieurs coups de filet, le Français est finalement arrêté en mars 2009 à côté de Marbella, en Andalousie, dans le cadre de l’opération «Baleine blanche», la plus grosse enquête jamais menée en Espagne sur le blanchiment lié au trafic de drogue. L’opération, qui porte sur un montant de 250 millions d’euros, permet d’interpeller une cinquantaine de personnes et de saisir plus de 200 propriétés et véhicules de luxe. En garde à vue, Sofiane Hambli essaiera d’effacer ses empreintes digitales en se frottant les doigts aux barreaux de sa cellule. Selon plusieurs sources, c’est lors de sa détention en Espagne qu’il aurait été recruté par François Thierry. «Tamponné», comme on dit dans le milieu.

Extradé en France, Sofiane Hambli est condamné en avril 2011 à treize ans de prison. Mais il a désormais une bonne avocate. Anne Claire V. n’est autre que la compagne de François Thierry. A l’énoncé du verdict, elle dénonce une «peine sévère». Mais à peine trois ans plus tard, l’avocate spécialisée en droit immobilier dans un grand cabinet d’affaires parvient à faire libérer le trafiquant. Contre toute attente, Sofiane Hambli bénéficie d’une remise de peine exceptionnelle suivie d’une libération conditionnelle, accordée par un juge d’application des peines de Nancy. Une mesure rarissime, réservée à certains repentis. Selon nos informations, Sofiane Hambli a dû s’acquitter au passage d’une amende douanière de 2 millions d’euros.

Qui a réglé cette somme ? Avec quel argent ? Et comment a été payée l’avocate ? Contactée par Libération, Anne Claire V. n’a pas souhaité s’exprimer. Seule certitude : Sofiane Hambli va désormais s’imposer comme le plus gros trafiquant de l’Hexagone grâce à la protection de François Thierry. «Un homme à la tête du troisième réseau d’Europe en termes de volume de trafic», selon un enquêteur spécialisé.

Le trafic

Jusqu’où l’Office central des stups était-il impliqué dans ce gigantesque scandale ? Et dans quelle mesure les magistrats ont-ils validé certaines procédures ? Un témoignage édifiant permet d’éclairer ce système de l’intérieur. Ancien indic de François Thierry, bien connu des autorités françaises, Stéphane V. a livré de nombreux éléments à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée de l’enquête sur les méthodes des Stups. Il affirme notamment avoir été mandaté par François Thierry pour garder une villa à Estepona, dans le sud de l’Espagne, entre mars et avril 2012. Pendant près de trois semaines, a-t-il expliqué aux «bœufs-carottes», cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue, récupérées sur des Zodiac venus du Maroc.

esteponaAu total, 19 tonnes auraient transité par la villa au cours de ce seul séjour. Une mission payée à Stéphane V. en cash par François Thierry. Il sera à nouveau sollicité plusieurs fois par le grand patron des Stups pour des opérations identiques, jusqu’en décembre 2014.

Selon ce témoin, jugé crédible par le parquet, le schéma était parfaitement rodé. La drogue était achetée en gros à Marbella. Une partie des équipes, préalablement identifiées par l’Ocrtis, était ensuite interceptée dans des «go-fast» à la remontée. Les autres pouvaient alors inonder le marché sans être inquiétées. La came étant payée au départ, rien n’était perdu. Une stratégie basée sur un double objectif : faire grossir la taupe de François Thierry tout en éliminant les équipes concurrentes, grosses saisies et convocation de la presse à l’appui.

Les conséquences

Difficile d’imaginer qu’un commissaire loué pour sa prestance, son professionnalisme et sa connaissance des dossiers ait pu agir de la sorte sans l’aval de sa hiérarchie. Combien d’équipes sont tombées dans les pièges tendus par l’Ocrtis ? Combien de livraisons surveillées ont été autorisées ces dernières années sur la foi d’informations tronquées ? Combien de suspects sont désormais potentiellement libérables par des avocats pugnaces ?

Toutes les procédures judiciaires dans lesquelles le nom de Sofiane Hambli apparaît risquent en tout cas d’être fragilisées. Comme en juillet 2015, quand la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a annulé l’ensemble d’une procédure ayant abouti à la saisie de 132 kilos de cocaïne par l’Ocrtis, dans l’affaire dite de la «coopérative». «Une provocation policière», avait estimé les magistrats pour motiver leur décision, soulignant le rôle «déterminant» de l’Office dans la mise en place du trafic. A l’époque, cet arrêt avait mis en émoi les services enquêteurs, inquiets de voir leurs méthodes soudainement retoquées par la justice. Cette nouvelle affaire, autrement plus sensible, risque de relancer sérieusement le débat.

Emmanuel Fansten

http://www.liberation.fr/france/2016/05/22/stups-revelations-sur-un-trafic-d-etat_1454417
Lire aussi :François Thierry : tuyaux, «tontons» et tonnes de shit
Lire aussi :«En tout, 19 tonnes de cannabis ont transité par la villa au cours de ce seul séjour»
LIRE aussi:
FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »
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LIRE ou Relire: « Cocaïne, fric et flics »
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AFGHANISTAN: dans le Sud afghan, on fête une récolte de pavot exceptionnelle

afghanistanPublié le : 22/05/2016

NAQIL (Afghanistan) (AFP) – Les lassos fendent l’air, des cris de joie fusent. Cette année, dans le Sud afghan, on fête une récolte de pavot exceptionnelle qui laisse entrevoir des revenus confortables pour cette région pauvre où les talibans tiennent la dragée haute à l’armée.

En Afghanistan, le printemps est synonyme d’offensive des insurgés islamistes… et de récolte de pavot. Cette année encore, des centaines de petites mains ont fait route vers Naqil, dans la province d’Uruzgan, pour y recueillir la résine brune, matière première de l’opium et de l’héroïne.

La moisson s’annonce prometteuse et, au crépuscule, les hommes laissent éclater leur joie en s’adonnant au « jeu du lasso ». Au milieu de la foule, les participants font tournoyer une lourde corde puis assomment leurs adversaires. On rit, on chahute. Le public enturbanné est conquis et le vendeur de glaces à la framboise se frotte les mains.

« C’est le seul moment de l’année où on gagne de l’argent », explique Afzal Mohammed, un ouvrier agricole venu de Kandahar pour la récolte. « Ici, les gens travaillent pendant 15 jours et le reste de l’année ils n’ont pas d’emploi ». A en croire les habitants, nombre d’ouvriers agricoles venus récolter le pavot sont des talibans arrivés d’autres régions.

« Le monde entier a beau dire que sans pavot, il n’y aurait pas de guerre en Afghanistan, pour nous, sans pavot, il n’y aurait ni travail ni nourriture », se lamente Abdul Bari Tokhi, un chef tribal dont la famille possède plusieurs hectares de terres cultivées à Naqil.

Le succès de la récolte souligne la précarité de la situation économique de l’Afghanistan, où le chômage touche officiellement un actif sur cinq. Il met surtout en lumière l’échec des onéreuses campagnes d’éradication de la culture du pavot lancées par l’Occident après la chute des talibans en 2001.

Car l’Afghanistan reste le leader mondial incontesté en la matière. En 2014, l’année où l’Otan a mis fin à sa mission de combat, le pays a même connu sa meilleure récolte de pavot depuis 2002.

L’an dernier a vu une forte chute de la production, mais d’après l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, c’est davantage en raison de la sécheresse que des campagnes d’éradication. Alors, pour pallier le manque à gagner, les cultivateurs ont redoublé d’efforts cette année.

‘Etat de guerre’

D’ordinaire, les offensives des talibans sont en nette baisse durant la récolte de pavot, ce qui montre bien la main-mise des insurgés dans la culture de l’opium, juteux marché de 3 milliards de dollars.

« La récolte est sur le point de s’achever (…),….PAVOTAFGHAN

Des fermiers afghans récoltent le pavot dans un champ le 29 avril 2016 à Naqil © AFP RATEB NOORI

– See more at: http://www.goodplanet.info/actualite/2016/05/22/dans-le-sud-afghan-on-fete-une-recolte-de-pavot-exceptionnelle/#sthash.h7LiwVLI.dpuf

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HÉROÏNE AFGHANE: la police italienne met à jour les liens entre Daesh et la Camorra

| 26 mars 2016

La police italienne a arrêté à Naples un Irakien de 46 ans, Aziz Ehsan, qui faisait office d’officier de liaison entre Daesh et la “Camorra” (organisation mafieuse de Campanie).

Les officiels évoquent également des liens de Daesh avec “Cosa Nostra” en Sicile et la “Ndrangheta” en Calabre.

Depuis septembre 2014, Daesh contrôle le trafic d’héroïne afghane. Cependant, jusqu’à présent cette information n’avait été publiée que par le Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants, jamais par des autorités ouest-européennes

http://www.voltairenet.org/article190917.html

lire aussi:AFGHANISTAN: la famille Karzaï a confié le trafic d’héroïne à l’Émirat islamique

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AFGHANISTAN: la famille Karzaï a confié le trafic d’héroïne à l’Émirat islamique

Selon les Nations unies, la production mondiale d’héroïne est de 430 à 450 tonnes, dont seulement 340 tonnes arrivent sur le marché, le reste étant détruit ou saisi [1].

Les pays producteurs sont : l’Afghanistan (au moins 380 tonnes), puis le Myanmar et le Laos (au moins 50 tonnes).

Selon John F. Sopko, inspecteur général spécial des États-Unis pour l’Afghanistan, les efforts de reconstruction de l’Afghanistan se sont effondrés face au développement de la culture des drogues et des organisations criminelles. Les producteurs afghans aurait gagné 3 milliards de dollars en 2013 [2].

Depuis 2010, les autorités russes accusent l’Otan d’exporter l’héroïne afghane vers l’Europe [3].

Le basculement du trafic des avions de l’Otan aux jihadistes de l’Émirat islamique atteste des liens entre les deux organisations. Il intervient juste après que la famille Karzaï ait quitté la présidence afghane (le 29 septembre 2014). [4]

L’Émirat islamique utilise des cocktails de drogues pour conditionner ses combattants selon des protocoles qui semblent avoir été définis par la CIA [5].

Selon le Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN), plus de la moitié de l’héroïne consommée en Europe provient désormais d’Afghanistan, via l’Émirat islamique [6].

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[1] « Trafic de stupéfiants », Office des Nations unies contre la drogue et le crime, site consulté le 29 novembre 2014.

[2] « Explosion de la production d’opium et d’héroïne en Afghanistan », Réseau Voltaire, 10 juin 2014.

[3] « Pavot : la Russie met en cause la responsabilité de l’OTAN », Réseau Voltaire, 3 mars 2010.

[4] « L’opium, la CIA et l’administration Karzai », par Peter Dale Scott, Traduction Anthony Spaggiari, Réseau Voltaire, 10 décembre 2010. « Le partenaire afghan de Monti », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 9 novembre 2012.

[5] « Comment manipule-t-on des jihadistes ? Qui le fait ? », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti), Réseau Voltaire, 24 novembre 2014.

[6] « L’ÉI fournit 50% de l’héroïne consommée en Europe (FSKN) », Ria-Novosti, 26 novembre 2014.

http://www.voltairenet.org/article186098.html

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RUSSIE (Crime organisé): de hauts responsables russes recherchés par la justice espagnole

espagne05 Mai 2016

La justice espagnole recherche plusieurs hauts responsables russes dont un député du parti au pouvoir Russie unie dans le cadre d’une enquête sur les activités en Espagne de la mafia russe AFP

Plusieurs hauts responsables russes sont dans le collimateur de la justice espagnole qui enquête sur les activités de la mafia russe en Espagne. Parmi les personnes recherchées se trouve notamment un député du parti au pouvoir Russie Unie, Vladislav Reznik ainsi que sa femme Diana Gindin.

 Le juge chargé de cette enquête a émis le 22 janvier douze mandats d’arrêt en tout qui visent  aussi Nicolai Aulov, directeur adjoint de l’agence fédérale antidrogue et Igor Sobolevsky, ancien directeur adjoint du Comité d’enquête russe.

Dans un arrêt d’une cinquantaine de pages, le juge détaille leurs liens présumés avec Gennadios Petrov, qui aurait blanchi en Espagne des dizaines de millions d’euros de bénéfices tirés d’activités criminelles d’une organisation de la mafia russe, la Tambovskaya, se consacrant au trafic de drogue, d’armes, aux vols et aux enlèvements notamment. Petrov, désormais en fuite, s’était installé en Espagne à la fin des années 1990, et maintenait «des liens étroits avec le pouvoir économique, politique, judiciaire et policier en Russie, de même qu’avec des membres du milieu du crime organisé international afin de mener à bien des projets communs», lit-on dans l’arrêt.
Ainsi, a-t-il créé avec sa femme et son fils, depuis sa luxueuse villa en bord de plage de la station balnéaire de Calvi à Mallorca (Baléares, est) un réseau de sociétés investissant ces gains, notamment dans le secteur immobilier.

Le député Reznik intimement lié à la mafia ILLUSTRATION. La justice espagnole recherche plusieurs hauts responsables russes dont un député du parti au pouvoir Russie unie dans le cadre d'une enquête sur les activités en Espagne de la mafia russe

Vladislav Reznik, assure encore le juge, faisait partie de cette association de malfaiteurs et «contrôlait les activités criminelles», de groupes agissant en Russie «depuis ses résidences en Espagne». Dans ce pays il a acquis des immeubles, véhicules, embarcations. Il avait «un lien étroit tant au niveau personnel que pour affaires avec Gennadios Petrov», comme Nicolai Aulov. Petrov et l’un de ses associés auraient «utilisé le général Aulov pour faire des démarches au plus haut niveau des sphères administratives en Russie».

Sur les quinze personnes visées par cette enquête, six ont déjà été renvoyées devant un tribunal par le juge d’instruction, dont les époux Petrov et Reznik.
En 2008, la vaste opération qui avait conduit au démantèlement de l’organisation, avait permis aux policiers de saisir de nombreuses voitures de luxe et un tableau du peintre Salvador Dali.

http://www.leparisien.fr/international/crime-organise-de-hauts-responsables-russes-recherches-par-la-justice-espagnole-05-05-2016-5770287.php

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MOLDAVIE: beaucoup de Moldaves vont devenir très riche au cours des prochaines années grâce à la Cocaïne

TransnistrianRegionMapEn Moldavie, qui héberge rappelons-le en son sein l’incroyable Transnitrie, un trafic intense existe en effet, comme l’explique Wensley Clarkson dans  « Cocaine Confidential: True Stories Behind the World’s Most Notorious Narcotic » qui revient sur ces fameux avions Moldaves  « Le trafic de cocaïne en Moldavie, comme dans toutes les anciennes républiques soviétiques, a augmenté de façon spectaculaire depuis la disparition de l’Union soviétique. Les crimes économiques et liés à la drogue, résultats les plus visibles et prévisibles de la situation économique qui se détériore dans les pays nouvellement indépendants, ont submergé les ressources humaines et financières qui leur sont consacrées. Le rôle de la Moldavie en tant que point de transbordementconfidential pour les drogues illicites est au cœur de toutes les connexions de ce pays à la cocaïne.  Sammy affirme même qu’un certain nombre de pilotes locaux – à l’origine formés dans l’armée – ont récemment été embauchés par les barons de la coke colombienne pour déplacer un avion de ligne nouvellement acquis de la Moldavie vers la Roumanie, et ensuite vers la Guinée-Bissau, en Afrique de l’Ouest. ‘Tu vois ? Tout le monde est payé quand ils ont besoin de se déplacer de la cocaïne », dit Sammy. Ceci est seulement le début, mon ami. La Cocaïne va faire beaucoup de Moldaves très riches au cours des prochaines années. » La Moldavie, et le trafic d’armes de son enclave de la Transnitrie, cocaïne et armes étant étroitement liées. Un pays fort peu fiable, questions transactions économiques, donc, où tout se règle… en espèces !

air moldova airbusLa Moldavie, sujette à d’autres secousses avec l’implication d’hommes politiques véreux dans le circuit. L’histoire du trafic moldave est elle aussi une histoire à tiroirs, nous dit Moldova 24. C’est d’abord celle de la compagnie Air Moldova, justement, privatisée et vendue en 2000 à la société allemande Unistar Vencer, ou plus exactement Unistar Vencer s’était octroyé 49% des parts de l’entreprise. En fait c’était un beau tour de passe-passe.  Car le directeur de l’Administration de l’aviation moldave , Victor Topa, avait alors expliqué  fort sérieusement aux députés moldaves que la reprise d’Air Moldova par Unistar Vencer avait été accomplie par une augmentation des actifs de la société. Ce qui signifiait qu’Unistar avait ajouté des fonds dans les actifs d’Air Moldova et donc en était devenu propriétaire. Or  Unistar Vencer avait en fait comme propriétaire Victor Topa lui-même !!! Le terrain ayant été préparé depuis 1999 par le responsable en charge de laprivatisation des actifs des entreprises publiques, Vlad Filat, du  Parti libéral-démocrate de Moldavie (PLDM), alors futur premier ministre, un  fidèle ami de Victor Topa. Les avions d’Air Moldova ont ensuite été impliqués en Afrique dans des transports d’arme ou de drogue, payés en or ou en diamants, les pays où ils atterrissaient n’ayant pas de monnaie forte. Le nom d’un baron de la drogue était apparu auprès de celui de Victor Topa, lors de l’opération Cellmate, déclenchée par la DEA et l’UE. yak-42-air-moldova1C’était une entreprise familiale : c’est Viorel Topa, alors à la tête de la Caisse d’épargne moldave (BEM), a avait fourni des prêts à Air Moldova : un million de dollars avaient ainsi été transférés chez Victor, en utilisant les comptes d’Air Moldova. Un transfert effectué par une obscure société offshore nommée Sparks Corporation. Rattrapé par la justice, Topa, devenu aussi ministre des transports en 2001 se voyait poursuivi par le procureur Andrei Nastase. Mais l’affaire s’était réglée comme par miracle quand la famille de Anastase part s’installer à Francfort, dans une maison… offerte par Victor Topa. Entretemps ce dernier s’était emparé de la banque Victoria, après voir extorqué (par la menace) à sa propriétaire Galina Proidisvet les droits de 15% que sa famille possédait encore, d’une valeur de  9.000.000 de dollars. « En 2011, le magazine allemand Der Spiegel avait scandalisé l’opinion publique avec une histoire qui prétendait que l’avion du gouvernement de Theodor Heuss, utilisé par la chancelière allemande Angela Merkel, avaitété vendu avec l’aide de certains investisseurs Est-européens à l’Iran (un Airbus A-310 devenu EP-MMX pour Mahan Air). Le problème était que l’avion était devenu une partie de la flotte iranienne, en violation de l’embargo européen imposé à l’Iran. Ce qui est illégal et scandaleux. Plus intéressant encore, l’avion avait été vendu par une société enregistrée à Gibraltar, sous le nom d’Aero Flight Limited, dont le titulaire principal est Avalon Services Limited, enregistrée aux Bahamas. Le propriétaire d’Aero Flight inscrite à Gibraltar est nul autre que Victor Topa. Il est intéressant de voir comment la mvlad filat goodême société, Aero Flight Limited, était également le propriétaire de Victoria Aircraft Lease, dans laquelle Vitor Topa et Vladimir Orsovschi étaient autrefois gestionnaires. Cette entreprise fut plus tard rebaptisée German Medical Diagnostic GmbH, dont le propriétaire était le German Diagnose Centrer. Et maintenant, retour au régime de privatisation d’Air Moldova. Étrangement similaire à elle est la manière dont la République de Moldova a perdu ses actions à la Banque d’épargne en 2013. Ça avait été fait de la même manière, par une augmentation de capital. Nos héros ont utilisé une méthode qui a été prouvée comme fructueuse grâce aux actions de Topa et Filat depuis 2000. Comme nous l’avons dit, rien n’est accidentel lorsque beaucoup d’argent est en jeu. Tant le hold-up d’Air Moldova que la fraude de BEM ont eu lieu dans des conditions politiques instables. Dans les deux cas, Filat (ici à gauche) tenait les postes-clés qui lui ont permis de camoufler ces méfaits ».  En Octobre 2011, Victor Topa a été condamné à 10 ans de prison pour extorsion suivie par l’acquisition de biens, en grandes proportions (telles les actions de VictoriaBank), l’APB, puis a été recherché par l’intermédiaire d’Interpol. En septembre 2015 le ministère de la Justice de la République de Moldova a adressé aux autorités allemandes demandent l’extradition de Victor et Viorel Topa. Vlad Filat a été arrêté en octobre dernier seulement pour la disparition de… 1 milliard de dollars de trois banques moldaves, pas moins (la Banque des Economies, Unibank et la Banque sociale). Dont 250 millions versés en pots de vin sur le compte de « Fortuna United », le nom de deux coquilles vides appartenant à Filat aux Seychelles ! Pour beaucoup, dans ce pays parmi les plus pauvres d’Europe, c’est « la fraude du siècle » ! Pour d’autres, c’est le « hold-up de tout un pays« , dont on a fait fort peu de cas hélas, en France, ou… au Canada !!!

EXTRAIT de: http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-7/

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DROGUE: le Maroc menace la sécurité de l’UE

Par
Une industrie florissanteUne industrie florissante

«Il ne fait aucun doute que les marchés des drogues illicites sont l’une des principales menaces pour la sûreté de l’UE», souligne le rapport 2016 sur les marchés des drogues dans l’Union qui note que le royaume est le principal pourvoyeur du Vieux Continent en résine de cannabis.

Retour de boomerang. Les pays européens comme la France soutiennent que le Maroc joue un rôle stabilisateur au Maghreb. Le royaume le leur rend bien. Pour les remercier de cette attention il les inonde de cannabis à tel point où des voix s’élèvent pour crier haut et fort que leur sécurité court un grand danger.
«Il ne fait aucun doute que les marchés des drogues illicites sont l’une des principales menaces pour la sûreté de l’UE», souligne le rapport 2016 sur les marchés des drogues dans l’Union qui note que le royaume est le principal pourvoyeur du Vieux Continent en résine de cannabis.
Ce document qui est une publication conjointe de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (Emcdda) et de l’Office européen de police (Europol) met en outre en exergue la connexion entre le trafic de drogue et le terrorisme. «Il existe des éléments probants» de certains liens entre des Groupes criminels organisés impliqués dans le trafic de drogue et des organisations terroristes soulignent ces deux organismes.

LIRE PLUS:

http://www.lexpressiondz.com/internationale/241950-le-maroc-menace-la-securite-de-l-ue.html

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FRANCE (Drogue au volant): le Sénat autorise le prélèvement salivaire

Le Sénat a autorisé jeudi, au cours de l’examen de la loi santé, les forces de l’ordre à effectuer un prélèvement salivaire, à la place d’un prélèvement sanguin, pour simplifier la procédure de constatation de l’infraction de conduite sous usage de drogue.

lire plus:

http://m.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/22954-securiteroutiere-drogue-volant-senat-autorise-prelevement.html#

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COLOMBIA: cocaína por toneladas

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Estamos nadando en coca

 

Solo en una de las tantas regiones donde se cultiva, comercializa y trafica la coca en el país, solo en una caleta y en un solo operativo, la Policía y su Dirección Antinarcóticos decomisaron 9 mil 355 kilos del alcaloide, listo para ser sacado a través del Golfo de Urabá. El cargamento más grande descubierto en los últimos diez años y la prueba incontrovertible de que el narcotráfico sigue vivo y activo a lo largo y ancho del territorio nacional.

¿Qué pensar de otras zonas como Catatumbo, Putumayo e incluso Vichada y Guaviare, también marginales, fronterizas, vulnerables y con presencia de grupos armados ilegales y traficantes, en donde la escala de producción y almacenamiento de drogas ilícitas puede ser igual o mayor?

Se trata de escenarios limítrofes con países donde la corrupción está al orden del día: Venezuela y Brasil, por ejemplo, o donde los controles militares y policiales son bastante limitados: Ecuador y Panamá. A ello se suma la enorme penetración del narcotráfico, por supuesto, en la vida de las regiones colombianas.

Estas cantidades gigantescas de droga, además de hablar del crecimiento de los cultivos ilícitos en el país los dos últimos años (de 60 mil a 159 mil hectáreas, según informes cruzados de agencias de monitoreo), permiten dimensionar el complejo circuito económico que hay detrás:

Movilización de precursores (permanganato, ácidos clorhídrico y sulfúrico y anhídrido acético), destrucción de cientos de hectáreas de bosque nativo donde funciona la cadena siembra-recolección-elaboración de pasta, mano de obra (campesinos, “químicos”, “caleteros”), transportadores (flotillas de avionetas, lanchas rápidas y semisumergibles), funcionarios civiles y policiales involucrados y equipos de asesores contables y financieros dedicados a camuflar y mover capitales millonarios que deben ser “lavados” y filtrados a la economía legal.

Se trata de un universo criminal complejo que más que describir en detalle, hay que decir que se encuentra en plena operación, al parecer robustecido y dinámico, si se juzga el valor del cargamento incautado en Urabá, por ejemplo: unos 250 millones de dólares, puesto en los mercados internacionales.

Las preguntas son obligadas: ¿cómo logran operar estas redes capaces aún de enviar cada semana toneladas de cocaína al exterior? ¿Dónde están y quiénes son sus enlaces políticos, empresariales y financieros? Colombia continúa contaminada y penetrada por el narcotráfico.

Si las guerrillas y las bandas criminales, sin discusión, están asociadas a este emporio narcotraficante (ya por el cobro de impuestos, ya por el control de rutas, ya por el envío mismo de droga), hablamos de la presencia actual y renovada de amenazas al Estado, su institucionalidad y su ciudadanía. Peor, incluso, hay que aceptar que valores sociales y culturales de ese submundo mafioso perviven y tienen efectos desastrosos.

El decomiso de más de nueve toneladas de cocaína, al parecer a alias “Gavilán”, segundo al mando del “clan Úsuga David”, no puede verse solo como un golpe policial importante, significativo, sino que debe mirarse, por el revés, para entender la fuerza que retoma el narcotráfico a las puertas del cierre de una negociación con las Farc.

Es imposible taparse los ojos ante la evidencia de que, como se ha dicho, y aunque haya que citarse de nuevo con incomodidad, “estamos nadando en coca”.

http://www.elcolombiano.com/opinion/editoriales/cocaina-por-toneladas-FX4167531

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FRANCE (Michel Neyret): la chute de l’ex-commissaire vue par trois anciens patrons de la police

neyretMichel Neyret devant le tribunal correctionnel de Paris, le 2 mai 2016. (ELISABETH DE POURQUERY / FRANCETV INFO)

Comment Michel Neyret, grand flic talentueux, admiré de tous, a-t-il pu franchir la « ligne jaune » au point de se retrouver jugé dans une affaire de corruption ? La question est centrale dans le procès de l’ex-numéro 2 de la police judiciaire lyonnaise, qui comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris.Pour y répondre, Michel Neyret a été confronté, au début du procès, à un exercice délicat : commenter sa propre chute. Mercredi 18 mai, ce sont les témoins cités par le prévenu qui s’en sont chargés.
« J’ai été agréablement surpris par ses compétences alors qu’il sortait d’école »

Cheveux blancs clairsemés sur le crâne, vêtu d’un costume de velours noir, Michel Richardot, 74 ans, est le premier à parler. Il a rencontré le jeune et fringant Michel Neyret au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Versailles dans les années 1970. « J’ai été agréablement surpris par ses compétences alors qu’il sortait d’école », se souvient-il.

En 1982, Michel Richardot devient directeur régional de la PJ lyonnaise, fonction qu’il exerce jusqu’en 1990. C’est lui qui fait venir Michel Neyret à Lyon, en 1983. Aujourd’hui encore, il est élogieux envers lui.

J’ai été impressionné par ses qualités. Je dois admettre que c’est de très loin le meilleur commissaire de police que j’aie connu de toute ma carrière.

Michel Richardot

devant le tribunal correctionnel de Paris

Grâce à lui, Michel Neyret est nommé dès 1984 à la tête de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Lyon. « Il était chargé d’un travail de recherche et intervention dans la criminalité », décrit Michel Richardot. Car dans la capitale des Gaules, la BRI a une spécificité : « l’enquête d’initiative ». « La brigade antigang mène des enquêtes en partant d’auteurs potentiels, en guettant le flagrant délit, pour tomber sur les malfaiteurs au moment propice, choisi dans la mesure du possible par les policiers », explique Richard Schittly, journaliste et auteur de Commissaire Neyret, chute d’une star de l’antigang.

« Ses résultats étaient exceptionnels »

Michel Neyret se révèle brillant. « Il avait le profil pour être très bon, je ne pensais pas qu’il serait aussi bon », commente Michel Richardot. A tel point qu’il reste à la tête de la BRI jusqu’en 2004, une durée anormalement longue. « Il devait partir en même temps que moi. Il est resté parce que ses résultats étaient exceptionnels. » Le constat de Michel Richardot est amer : « Il aurait fallu qu’il parte. Il faut savoir abandonner. »

Le président du tribunal, soucieux de comprendre, cherche des réponses dans cet aspect de la carrière de Michel Neyret.

« Pourquoi est-il resté ?

– Il n’avait pas envie de partir pour deux raisons. D’abord il était admiré, il avait des succès. Et il n’avait pas envie de partir parce qu’on ne lui a rien proposé. »

L’ex-chef de l’antigang lyonnais a pâti d’une absence de réseau personnel au sein de son univers professionnel, à en croire son ancien responsable. « Neyret, dans la police nationale, il est le fils de personne, il n’appartenait à aucun syndicat, à rien du tout », dit à plusieurs reprises Michel Richardot, qui déroule son raisonnement à la barre.

Comme il n’appartient à rien, personne ne l’a soutenu. Je dirais même que c’est le contraire. Tout le monde l’a enterré. Alors que lorsque vous parliez de Neyret, tout le monde l’admirait.

Michel Richardot

devant le tribunal correctionnel de Paris

De fait, Michel Neyret est devenu commissaire divisionnaire après vingt-sept ans de carrière, alors qu’en moyenne un policier y accède en quinze ans. Michel Richardot donne le sentiment d’un grand gâchis : « Il fallait le récompenser pour ses succès et éviter qu’il prenne des risques comme il a pris, ce qui l’a conduit à être ici aujourd’hui. » Pendant ce temps, Michel Neyret écoute, les yeux fermés, une main sur le visage, ou parfois la tête baissée, le regard rivé sur la moquette délavée de la salle.

« Rester vingt et un ans et deux mois à la BRI, c’est anormal »

« Qu’on l’ait gardé dix-neuf ans [à la tête de la BRI] est une faute, qu’on l’ait fait revenir, c’est pire encore », estime Michel Richardot. Pour comprendre cette critique en creux de la direction nationale de la police judiciaire, il faut se souvenir du parcours de Michel Neyret : après la BRI, il est muté deux ans à Nice en 2004. Puis il revient à Lyon en 2007 en qualité de directeur adjoint de la police judiciaire régionale.

« Rester vingt et un ans et deux mois à la BRI, corrige Pierre Richard, qui a le souci du détail, c’est anormal. » Ce témoin de 85 ans à la chevelure blanche brillante est l’un des tout premiers supérieurs de Michel Neyret. « Et on le renomme là où il était avant. C’est une ineptie ! » Pierre Richard, sous-directeur central de la PJ à la retraite, parle même d’une « faute professionnelle », « pire qu’une erreur ».

La direction centrale ne peut s’exonérer d’une grande responsabilité dans l’affaire qui nous occupe aujourd’hui.

Pierre Richard

devant le tribunal correctionnel de Paris

Peu après, interrogé par l’un des avocats de Michel Neyret, il précise : « Je ne dis pas que c’était fait volontairement, mais le résultat, c’est celui-là. » Gérard Girel, directeur du SRPJ de Lyon entre 1990 et 1995, apporte un autre éclairage à la dérive dans laquelle Michel Neyret s’est laissé entraîner, grâce à une question du président du tribunal. Une plongée dans un autre univers, qui l’a séduit.

« Si vous êtes directeur de la PJ et si votre adjoint va aider au tournage du film [Les Lyonnais, d’Olivier Marchal], vous en pensez quoi ?

– J’en pense que c’est pas bien. Il peut faire ça à la retraite, à la limite. Car ça confine à un mélange des genres. Ce sont des personnes d’un autre monde. Cela permet éventuellement des dérapages absolus. »

« Il fallait le faire partir pour qu’il puisse éviter de dériver »

Jusqu’où est allée cette dérive, et jusqu’à quel point l’ex-commissaire en est-il responsable ? Michel Richardot offre un début de réponse : « Le Neyret que j’ai connu et le Neyret que j’ai lu dans la presse, ce n’est pas le même. Il fallait le faire partir pour qu’il puisse éviter de dériver. La faute principale vient de Neyret, mais ceux qui l’ont dirigé auraient pu faire l’effort de le faire partir. »

Ce sera toutefois à la justice de trancher, et c’est un magistrat qui le rappelle. Christian Cadiot, dernier témoin de la journée cité par Michel Neyret, est venu pour « porter la mémoire de l’homme brillant et inestimable qu’[il a] connu ». Les deux hommes se sont rencontrés à Lyon, ville dans laquelle le premier était magistrat entre 1992 et 2002, « période lumineuse » de Michel Neyret, selon lui.

Pour Michel Neyret, il vous faudra faire la part du temps, le temps de l’engagement et celui de la dérive.

Christian Cadiot

devant le tribunal correctionnel de Paris

En prononçant cette phrase, Christian Cadiot, 64 ans, aujourd’hui conseiller à la Cour de cassation et qui se présente à l’audience comme un « vieux juge », s’adresse au président du tribunal les yeux dans les yeux. Michel Neyret encourt dix ans de prison.

http://mobile.francetvinfo.fr/societe/affaire/affaire-neyret/neyret-il-est-le-fils-de-personne-la-chute-de-l-ex-commissaire-vue-par-trois-anciens-patrons-de-la-police_1456123.html#xtref=acc_dir

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MALI: importante saisie de cannabis

Ghana-Burkina-MaliL’Office central des stupéfiants a mis la main sur 2,7 tonnes de cannabis dans un camion en provenance du Ghana, près de Bamako.

Près de trois tonnes de cannabis, pour une valeur marchande estimée à environ 100 millions de francs CFA (plus de 152 000 euros). C’est la plus importante saisie de drogue des vingt dernières années dans la capitale malienne et sa périphérie.

© Crédit : Office central des stupéfiants du Mali

La drogue était dissimulée sous forme de balles de friperie et cachée dans un camion de transport, plus précisément dans un compartiment situé entre la locomotive et la remorque. Les trafiquants s’apprêtaient à décharger le contenu du camion à l’entrée de Bamako lorsqu’une unité de l’Office central des stupéfiants a débarqué. Armes au poing, le capitaine Moussa Touré et ses hommes ont immédiatement mis la main sur la marchandise. Au moins deux personnes ont été arrêtées.

Un réseau Ghana-Burkina-Mali démantelé

Les enquêtes ont commencé. On sait déjà que le camion venait du Ghana. Il a transité par le Burkina Faso avant d’entrer au Mali par le sud, plus précisément par la ville de Sikasso. « Nous venons de démanteler un réseau de trafiquants de drogue entre ces trois pays », a expliqué un enquêteur. A Accra, capitale du Ghana, des arrestations ont également eu lieu explique la même source.

→ A (RE)ECOUTER : Sahel-Sahara: une zone de trafics

Ce jeudi doivent avoir lieu de nouvelles auditions des suspects arrêtés au Mali. Et l’Office central des stupéfiants, qui travaille sans grands moyens, pourrait rapidement envoyer une mission au Ghana.

http://www.rfi.fr/afrique/20160519-saisie-record-cannabis-mali-drogue-office-central-stupefiants-ghana

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NARCO TRANS AFRIQUE: Daech assure le transport du haschich marocain vers l’Europe dixit Franco Roberti

franco-roberti « En Afrique du Nord, Daech assure le transport du haschich marocain vers l’Europe »

Daech et la mafia italienne ont travaillé ensemble dans le trafic du cannabis de l’Afrique du Nord vers l’Europe, a déclaré le chef des services anti-terroristes de l’Italie, Franco Roberti.
Dans une interview accordé au journal britannique The Independent, Roberti a affirmé que les services italiens de lutte contre la mafia ont trouvé des éléments qui prouvent que le crime organisé italien et des « terroristes présumés » ont travaillé ensemble dans le trafic de haschich.
lire plus:

http://diasporasaharaui.blogspot.fr/2016/04/franco-roberti-en-afrique-du-nord-daech.html?m=1

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FRANCE (Mayenne): 300 gendarmes mobilisés, 33 arrestations

leguyaderLe chef d’escadron, Laurent Le Guyader commande la compagnie de gendarmerie du Nord-Mayenne.

Par Audrey VAIRE/Ouest-France

Les gendarmes de Mayenne viennent de démanteler un important trafic d’héroïne, cocaïne et cannabis venant des Pays-Bas. Les interpellations ont concerné cinq départements.

« De l’héroïne, de la cocaïne, mais aussi du cannabis étaient importés depuis les Pays-Bas, précise le chef d’escadron Laurent Le Guyader, commandant de la compagnie qui a dirigé l’opération, secondé par le capitaine Denis Lancel. De multiples filatures, observations et surveillances ont été nécessaires », avant une première vague d’interpellations, le 9 mai.

LIRE:

http://www.ouest-france.fr/normandie/drogue-300-gendarmes-mobilises-33-arrestations-4235795

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