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Gisors : les trafiquants d’héroïne et de cocaïne tombent dans le filet des gendarmes de l’Eure
Mardi 26 Avril à 20:38
Les gendarmes de la compagnie des Andelys ont interpellé sept individus, soupçonnés de se livrer à un juteux trafic de stupéfiants. Trois des mis en cause étaient déjà en prison pour d’autres faits.
3,9 Kg d’héroïne, 170 grammes de cocaïne plus de 2300 euros en liquide, 500 grammes de résine de cannabis, 275 flacons de Méthadone et de l’ecstasy : tel est le bilan des perquisitions effectuées lors d’une opération judiciaire visant à démanteler un trafic de stupéfiant à Gisors et ses environs dans la journée du lundi 18 avril dernier.
Trois suspects interpellés…en prison
Ce coup de filet, qui avait pour point de départ un commerce de Gisors, « est le fruit d’une enquête débutée depuis le 1er avril 2015 », précise la gendarmerie sur sa page Facebook. Il a ainsi permis l’interpellation des principaux trafiquants présumés : 7 individus âgés de 25 à 45 ans, dont quatre sont domiciliés à Gisors et ses proches environs. Les trois autres suspects purgeaient déjà des peines à la maison d’arrêt d’Évreux – où ils ont été interpellés – pour des faits antérieurs.
Durant l’enquête, 29 consommateurs avaient pu être identifiés : ils ont été entendus également par les gendarmes.
Des mesures judiciaires adaptées
Pour les besoins de cette opération, conduite par la brigade de recherche des Andelys, il a été fait appel au concours de diverses unités, dont les militaires de la communauté de brigades de Gisors et le Peloton de surveillance et d’intervention (PSIG) des Andelys.
« Les mis en cause ont écopé de mesures adaptées à leur niveau de responsabilité, allant du simple placement en garde à vue au contrôle judiciaire renforcé avec obligation de soins », précise la gendarmerie.
Certains seront cités à comparaître à une date ultérieure devant le tribunal correctionnel d’Évreux.
La Police Judiciaire de Marseille a intercepté une livraison de 145 kilos de cannabis en provenance de Barcelone. La quantité de drogue transportée dans un camion réfrigéré représenterait plus de 900.000 euros selon le quotidien régional La Provence.
Derrière ce vaste trafic, un homme de 32 ans connu de la police pour des vols avec arme et autres recels, et qui vient de s’installer dans le 11e arrondissement de Marseille. Deux autres personnes sont mises en examen dans cette affaire. L’enquête va continuer afin de localiser le producteur espagnol.
Des gendarmes déguisés en avocats, une interpellation factice organisée à l’aéroport d’Orly, un titre de séjour obtenu sous un prétexte fallacieux, des escroqueries immobilières pouvant se chiffrer à plusieurs millions d’euros…
Jusqu’où ont pu s’égarer deux enquêteurs de la section de recherche (SR) de la gendarmerie de Paris pour satisfaire la vénalité de leurs informateurs ?
Jeudi 17 mars, deux militaires de cette prestigieuse unité d’enquête ont été mis en examen pour complicité…
Diplomats and top officials from governments around the world gathered last week at United Nations headquarters in New York to discuss what to do about the global drug problem. Over the course of four days and multiple discussions, the assembled dignitaries vowed to take a more comprehensive approach to the issue than in years past — but they also decided to keep waging the war on drugs.
The « outcome document » adopted during the UN General Assembly’s special session (UNGASS) calls for countries to « prevent and counter » drug-related crime by disrupting the « illicit cultivation, production, manufacturing, and trafficking » of cocaine, heroin, methamphetamine, and other substances banned by international law. The document also reaffirmed the UN’s « unwavering commitment » to « supply reduction and related measures. »
Yet according to the UN’s own data, the supply-oriented approach to fighting drug trafficking has been a failure of epic proportions. Last May, the United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC) issued its 2015 World Drug Report, which shows that — despite billions of dollars spent trying to eradicate illicit crops, seize drug loads, and arrest traffickers — more people than ever before are getting high.
L’Ancien Premier Ministre Libanais Saad Hariri serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en provenance des cartels de la drogue colombien, annonce le quotidien français Le Parisien, dans son édition du dimanche 24 avril alors que le bureau de ce dernier dément tout lien avec l’affaire en cours.
Le chef du Courant du Futur, Saad Hariri. Photo d’archives AFP/Patrick Baz
Un réseau d’une quinzaine de personnes, toutes libanaises et opérant à travers l’Europe, a été démantelé en janvier dernier dans le cadre de l’opération « Cedar », selon des informations rapportées par Le Parisien.
OLJ
25/04/2016
Le quotidien Le Parisien rapporte, dans son édition de dimanche, que les services américains et français ont démantelé un vaste réseau de blanchiment de l’argent de la drogue de Colombie, « via un système de commerce de montres et de voitures de luxe destinées au Liban ». Selon l’enquête, le réseau bénéficiait au Hezbollah. Mais le nom des Hariri est également cité dans l’enquête. La famille Hariri a démenti tout lien avec l’affaire.
« Un an d’enquête, des dizaines d’heures d’écoute ont permis d’aboutir à l’interpellation discrète, en janvier dernier, d’une quinzaine de personnes à travers toute l’Europe, dont sept au moins ont été incarcérées, certains protagonistes étant libérés sous contrôle judiciaire, d’autres faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international. Tous sont libanais, ce qui a donc valu son nom à cette opération Cedar, traduction anglaise de « cèdre ».
Cette opération est le résultat d’une enquête menée par les policiers français de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), en partenariat avec la DEA, l’agence antidrogue américaine. Des détails sur ce réseau, qui aurait été fondé en 2008, sont livrés par Le Parisien, dans un dossier intitulé « Au cœur de la machine à blanchir des cartels » et signé Nicolas Jacquard.
« Une grande famille libanaise dans la tourmente » Selon le Parisien, les enquêteurs ont ainsi découvert qu’en arrière-plan le système finançait le Hezbollah. Plus surprenant, le nom des Hariri est également cité dans l’enquête.
Dans les faits rapportés par le Parisien, il s’agirait d’un réseau de blanchiment d’argent provenant d’un trafic de drogue dirigé par des cartels colombiens. L’argent sale, récupéré en Europe par un réseau impliquant des Libanais, est transformé en montres et voitures de luxe à destination du Liban. Le montant des ventes, transformé en argent propre, était ensuite reversé aux cartels colombiens.
« Bien sûr, le service n’était pas gratuit, et chacun prélevait sa dîme au passage, explique le Parisien. Les enquêteurs ont ainsi découvert qu’en arrière-plan, le système finançait le Hezbollah, qui combat aux côtés (du président syrien) Bachar el-Assad ».
Et le journal de poursuivre : « Etonnamment, le nom de la famille de Rafic Hariri, que le même Hezbollah est soupçonné d’avoir assassiné, est également avancé par les protagonistes en tant que bénéficiaire de sommes conséquentes ».
Selon le Parisien, l’argent passait par un homme présenté comme étant l’avocat de Saad Hariri, dont le nom revient à plusieurs reprises dans l’affaire de l’opération Cedar. L’un des membres du réseau de blanchiment, Ali Z., détenu par les autorités, « confie aux enquêteurs que 100.000 euros ont été livrés à son cabinet à Me Béchara T., un avocat libanais installé à Paris », raconte le Parisien. « Ali Z. affirme : ‘C’est l’avocat de Saad Hariri’. Une somme de 30.000 euros avait été déposée à la même adresse le 11 décembre dernier, et le même montant le lendemain », ajoute le quotidien. « Au total, sept millions d’euros ont été remis à l’avocat, au profit de Saad Hariri », confie un autre coursier détenu, Hassan T.
« Ces élites politico-mafieuses » Répondant à ces informations du Parisien, reprises par le quotidien libanais as-Safir, Saad Hariri affirme dans un communiqué « n’avoir aucun lien professionnel ou personnel » avec Béchara T., et que celui-ci n’est pas son avocat. « Les affirmations des membres détenus du réseau sont donc sans fondement », poursuit M. Hariri.
Le nom de l’ancien Premier ministre n’est pas le seul à figurer dans l’affaire. Le Parisien affirme que celui de son frère Fahd, le plus jeune des Hariri, apparaît également dans les relevés téléphoniques de certains membres du réseau. Contactée par le quotidien français, la famille Hariri dément fermement ces informations. Fahd précise au journal « n’être ni de loin ni de près impliqué dans une quelconque affaire de ce type ».
Pour comprendre le lien entre la famille Hariri et le Hezbollah, le Parisien a interrogé un universitaire libanais, resté anonyme : « On peut (…) imaginer que ces élites politico-mafieuses fassent des affaires entre elles ». Une source proche du dossier affirme toutefois au Parisien : « Si les Hariri ont bien touché ces fonds, pour une raison ou pour une autre, je n’imagine pas qu’ils aient eu connaissance de leur provenance ».
Le Parisien précise que pour l’instant, « ni l’avocat (Béchara T.), ni la famille Hariri n’ont été mis en cause par la justice ».
Lire l’intégralité du dossier dans Le Parisien ici
Par Eric Pelletier et Jean-Marie Pontaut, publié le 04/02/2009
En mai 2007, l’ex-président et son épouse emménageaient à titre « très provisoire » dans un appartement avec vue sur le Louvre, prêté par leurs amis libanais Hariri. Ils y sont toujours. Une installation envisagée, semble-t-il, bien avant leur départ de l’Elysée.
« En France, le provisoire est éternel. » Balzac, fin observateur des faiblesses de la condition humaine, l’avait déjà souligné : le temps s’écoule au rythme des puissants. Ainsi, depuis plus de vingt mois, et son départ de l’Elysée, le 16 mai 2007, le couple Chirac réside-t-il dans un somptueux appartement situé en front de Seine, au 3, quai Voltaire, dans le VIIe arrondissement de Paris. Un logement qui appartient à la famille de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, tué dans un attentat, à Beyrouth, en février 2005.
Au printemps 2007, Le Parisien souligne les conditions particulièrement opaques de cette faveur accordée aux Chirac. Ces informations déclenchent une polémique. Comme le feu couve, et qu’il faut l’étouffer au plus vite, la lance à incendie prend l’allure d’un communiqué, ciselé au mot près, adressé à l’Agence France-Presse (AFP), le 24 avril : « Compte tenu des obligations qui sont les leurs, M. et Mme Chirac n’ont pas encore eu le temps de trouver leur logement. Ils occuperont à titre très provisoire un appartement quai Voltaire qui leur est prêté par M. Ayman Hariri [NDLR : l’un des fils du dirigeant libanais], le temps de trouver leur domicile définitif. « Depuis, les saisons ont passé, l’eau a coulé sous le pont du Carrousel, les Chirac sont toujours là. Et l’enquête de L’Express retraçant le roman vrai de cet appartement d’exception permet de douter en partie de la version avancée à l’époque par l’ex-président de la République…
Malgré les échos d’une circulation dense et une exposition nord-est, limitant l’ensoleillement, il fait sans doute bon vivre dans ces 396 mètres carrés – et non 180 comme évoqué dans un premier temps par de nombreux médias. La vue embrasse la façade du Louvre et file le long du fleuve. « Les trois pièces de réception donnant sur la Seine sont dotées d’une hauteur sous plafond exceptionnelle, souligne un bon connaisseur des lieux. Elles offrent une vue splendide à la nuit tombée, quand s’allument les obélisques du pont du Carrousel. »
Le « document hypothécaire normalisé » de la Direction générale des impôts détaille ces huit pièces : » Deux entrées, un office, un séjour, un salon, une salle à manger, cinq chambres, deux cuisines, trois salles de bains, une salle d’eau, un rangement, trois débarras, trois WC, une pièce, dégagements et balcon ». Il faut y ajouter un entresol de 31,6 mètres carrés (avec cuisine, séjour et alcôve), ainsi qu’une cave, un garage et l’emplacement d’un véhicule dans la cour pavée. Mieux vaut cependant ne pas s’y aventurer en talons hauts, tant elle est de guingois, à l’image du vieil escalier de service. Pour les colocataires, l’arrivée des Chirac a eu au moins un avantage : le remplacement, aux frais d’une société des Hariri, de la vieille porte cochère, vrillée et vermoulue, par une copie à l’identique, en chêne massif, disposant d’un système moderne d’ouverture automatique.
Un quartier chargé d’histoireLe secteur du VIIe arrondissement de Paris où se situe l’appartement occupé par les époux Chirac est imprégné d’Histoire et de culture. En 1778, Voltaire rendait l’âme un peu plus loin, à l’angle de la rue de Beaune. Baudelaire écrivit dans un hôtel voisin quelques vers des Fleurs du mal. Plus récemment, Montherlant s’y suicida. Le danseur Noureïev demeura très longtemps dans les parages; le styliste Karl Lagerfeld y demeure toujours.
L’immeuble du 3, quai Voltaire n’échappe pas à la légende. La chronique raconte qu’il fut loué de 1695 à 1710 à Louise Renée de Penancoët de Keroualle, « la plus avide des 13 maîtresses du roi Charles II ». Elle y entassa tout ce qu’elle avait pu soustraire aux collections du souverain anglais ! L’hôtel particulier -non classé, à la différence de son voisin immédiat- fut entièrement reconstruit en 1828. En 2001, quand les Hariri décident d’acquérir l’appartement, l’immeuble abrite toujours quelques personnalités, dont un représentant de la famille Hermès et l’une des héritières du fondateur de la galerie Maeght.
L’histoire récente de cet appartement est en soi riche en péripéties. De 1990 à 2000, il a été occupé par des bureaux du groupe de luxe LVMH, qui y avait installé une équipe chargée de créer une ligne de vêtements. Mais la distribution des lieux se prêtait peu à un usage professionnel. En 2000, quand un voisin se propose de l’acheter, LVMH saisit l’occasion. Aussi incroyable que cela paraisse, l’acquéreur vise en fait les cinq… parkings dépendant du logement ! Pour eux, il est prêt à mettre le prix. En 2000, il s’offre donc l’ensemble (appartement + places de stationnement) pour 21 000 000 francs (3 201 430 euros). Il ne sait pas encore qu’il vient de réaliser une affaire exceptionnelle.
Dans le courant de l’année 2001, les Hariri recherchent en effet un nouveau « pied-à-terre » à Paris et sollicitent une agence spécialisée dans l’immobilier de luxe. Bien sûr, ils disposent déjà, à deux pas du Trocadéro, d’un magnifique hôtel particulier, dont la légende dit qu’il fut occupé par Gustave Eiffel afin de surveiller les travaux de « sa » tour. Mais ils prospectent, une fois n’est pas coutume, hors des VIIIe et XVIe arrondissements.
Après avoir envisagé un temps d’acquérir un 300-mètres-carrés situé côté soleil, place des Vosges, ils finissent par opter pour un autre quartier. Un proche de la famille, interrogé par L’Express, explique ce choix par le parcours de l’un des fils de Rafic Hariri, Ayman. Selon cette source, « Ayman avait fait une partie de ses études à Paris avant de les prolonger à l’université Georgetown, à Washington. Son père souhaitait le voir rentrer en France pour favoriser les affaires familiales. Il fallait donc lui trouver un pied-à-terre. Il était sensible au charme du Quartier latin, qu’il avait fréquenté dans sa jeunesse »…
Deux spécialistes de l’immobilier haut de gamme, Belles Demeures et l’agence Féau, proposent alors le 3, quai Voltaire. A l’époque, le représentant des Hariri explique que le logement en question sera destiné à l’une des filles (et non à un fils) de son patron. En tout cas, l’appartement, même en mauvais état et transformé enbureaux par LVMH, plaît.
Les Hariri ne mégotent pas sur le prix. En juin 2001, leur groupe, par l’intermédiaire de sa filiale immobilière de l’époque, la Fradim, crée spécialement une société civile immobilière (SCI), baptisée « 3, quai Voltaire ». Et, le 14 septembre 2001, la SCI règle comptant 29 000 000 francs (4 421 021 euros).
Les trafiquants de drogue colombiens se servaient d’un système de commerce de montres et de voitures de luxe pour blanchir leur argent. le 24 avril 2016
@ PHILIPPE DESMAZES / AFPDe l’argent sale transformé en voitures de luxe et en montres, des dépenses somptuaires dans les plus beaux palaces et restaurants autour des Champs Elysées… Une filière libanaise qui blanchissait l’argent de trafiquants de drogue vient d’être démantelée au bout de quelques mois. Un trafic entre la Colombie et le Liban, qui passait par Paris, ou quelques personnes viennent d’être arrêtées ces derniers temps.
Un trafic parfaitement rodé.
Selon le Journal du Dimanche et Le Parisien, cinq personnes ont en effet été arrêtées en janvier dernier et au total une quinzaine dans toute l’Europe, la plupart de nationalité libanaise. Comme dans un film policier, tout était extrêmement bien rodé. D’un côté de l’Atlantique, des Colombiens qui exportent leur cocaïne en Europe. De l’autre, des collecteurs qui récupèrent l’argent de la vente de drogue en liquide en France, en Italie, en Espagne ou en Allemagne.
Une blanchisseuse d’argent sale.
Un joli magot avec lequel ils achètent des voitures ou des montres de luxe, revendues ensuite à des complices au Liban. Voilà comment on se retrouve avec de l’argent propre qui repart immédiatement en Amérique du Sud grâce à des courtiers libanais installés en Colombie, pas trop regardants sur l’origine des fonds.
Les Américains ont intercepté plus de huit millions d’euros en liquide.
C’est en janvier 2015 qu’une information judiciaire est ouverte en France, suite à un signalement de la DEA – la police antidrogue des Etats Unis. Car il existe des éléments très probants. Exemple : en décembre 2014, un suspect libanais est arrêté en Hollande, au volant d’une Toyota. Dans un sac noir caché derrière le siège du conducteur, on retrouve pas moins de 500.000 euros, uniquement en petites coupures. Pour donner une idée de l’ampleur de ce système, les Américains ont intercepté plus de huit millions d’euros en liquide entre 2012 et 2014.
Son imposant SUV est garé dans la cour de la bicoque familiale. Dans cette cité des hautes Plaines-Wilhems, tout le monde sait qu’il est dans le business.
Le chemin en face est constamment barré par des groupes de junkies qui, assis sur les talons, attendent leur dose de « brown ».
Ici, les voitures de police patrouillent en groupe. Portant bagues et chaînes en or, ainsi qu’une dentition du même métal, le caïd fait le décompte de ses clients. Ses seconds couteaux équipés de cellulaires sont postés à des points stratégiques. La vente peut maintenant débuter.
Dans la même rue, des voisins dealent du gandia bio et synthétique. Chacun en a pour son compte, sauf l’Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu) qui éprouve de grandes difficultés à coincer cette nouvelle génération de trafiquants. Plus rusés, ces derniers jonglent avec les nouvelles technologies pour brouiller leurs communications et en connaissent un rayon sur les moyens de blanchir leurs gains.
Les enquêteurs chevronnés ne savent plus où donner de la tête. Les moyens font défaut et les hommes n’ont pas vraiment le cœur à l’ouvrage. D’autres finissent au service des trafiquants tentés par l’argent facile – d’où des noms figurant sur la liste d’Ally Lazer (voir plus loin).
°°°
EXTRAIT
Les noms soumis aux Français figurent-ils sur votre nouvelle liste ?
Évidemment. Beaucoup sont toujours en liberté. Mais je dois faire ressortir que c’est une famille mauricienne établie à Paris qui est à la tête du trafic de Subutex. Lorsque j’ai soumis ma liste, certains membres de cette famille ont été arrêtés à Maurice comme en France.
La prise réalisée à Poitiers – Photo de la Police Nationale
Un beau coup de filet pour les policiers de Poitiers : ils ont saisi 13 kilos 900 de résine de cannabis l’équivalent de 98 000 euros à la revente. 8 personnes ont été interpellées, 6 ont été présentées à la justice.
Les policiers de Poitiers ont réalisé une belle prise cette semaine. Tout commence lundi en fin de journée : les policiers de la BAC, Brigade Anti Criminalité, repèrent un véhicule suspect avenue de la Fraternité à Buxerolles et parmi les 3 occupants un jeune de 19 ans qui est recherché. D’ailleurs lorsque celui-ci voit les policiers arriver, il jette une sacoche blanche sous la voiture. A l’intérieur, les forces de l’ordre trouvent deux savonnettes de résine de cannabis de près de 200 grammes. Les 3 individus sont conduits au commissariat, des perquisitions ont lieu à leur domicile et là ce sont 600 grammes de résine de cannabis qui sont découverts, du matériel de pesée également.
Le chef de file du réseau interpellé
Mercredi, l’enquête prend une nouvelle tournure : le matin, la police procède à 4 nouvelles interpellations dans un appartement de Poitiers et là ce sont carrément 13 kilos de résine de cannabis qui sont découverts. Dans l’après midi, un garçon de 23 ans est interpellé aux Couronneries en pleine rue, de nouveau par la BAC. C’est le chef de file présumé du réseau. Chez lui plus d’un millier d’euros en liquide est découvert.
Le trafic a duré 6 mois avec pour but d’alimenter une partie des Couronneries mais aussi l’agglomération de Poitiers. Au total : 13,9 kilos de résine ont été saisis ce qui représente 98 000 euros à la revente. Les auteurs présumés de ce trafic devraient être jugés lundi en comparution immédiate à Poitiers.
Deux Loir-et-Chériens ont été interpellés de retour de Belgique avec douze kilos de drogue dure dans leur véhicule. Ils ont été placés en détention.
Douze kilos d’héroïne et un kilo de produit de coupe. Le chiffre est extrêmement important pour le Loir-et-Cher. Si bien que la question de l’écoulement de cette drogue dure se pose. Le marché loir-et-chérien ne serait vraisemblablement pas le seul destinataire de cette héroïne. Selon la qualité du produit, que les expertises vont déterminer, la marchandise est estimée au bas mot à 200.000 €, mais ce chiffre pourrait grimper à quelque 400.000 euros.
Ces douze kilos d’héroïne ont été saisis mercredi par les douaniers de Cambrai à bord d’un véhicule qui circulait en provenance de Belgique sur l’autoroute A 2, à hauteur de Hordain, dans le Nord.
La drogue était conditionnée par pain d’un kilo et était dissimulée dans la voiture, dans laquelle se trouvaient deux personnes. Le passager et le conducteur sont deux jeunes Loir-et-Chériens. Le chauffeur est âgé de 22 ans et réside à Saint-Aignan. Il n’a pas d’antécédents judiciaires. Le passager, du même âge, avait un point de chute à Mer, et est connu de la justice pour un fait mineur.
Les deux jeunes hommes sont partis du Loir-et-Cher pour se rendre à Bruxelles. L’un d’eux a déclaré qu’il y était allé pour rencontrer des prostitués et n’être au courant de rien. Le second a justifié de la même raison ce voyage en Belgique, tout en concédant qu’il devait également récupérer de la drogue pour une tierce personne, dont il tait le nom.
Une information judiciaire a été ouverte et devrait permettre d’établir le rôle exact de chacun des deux protagonistes, leur place dans le réseau, et éventuellement d’identifier d’autres personnes impliquées dans ce trafic d’héroïne. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Tours.
Les deux jeunes hommes ont été déférés au palais de justice de Blois hier. La vice-procureure, Alexandra Pethieu, a requis leur placement en détention provisoire lors de la présentation des deux jeunes hommes devant le juge des libertés et de la détention. Les réquisitions du ministère public ont été suivies. Les deux hommes ont été incarcérés.
La sortie de Jean-Marie Le Guen lundi sur BFMTV a, une fois de plus, relancé le débat sur la dépénalisation du cannabis… et ses éventuels bienfaits sur notre économie, à défaut de notre santé.
Après Vincent Peillon puis Cécile Duflot en 2012, c’est au tour d’un autre ministre de souhaiter la dépénalisation du cannabis en France. Hier, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, déclarait en effet sur BFMTV que « la prohibition du cannabis en France mérite d’être discutée. » Avant d’ajouter que « la situation actuelle ne marchant pas, il faut peut-être aller vers des mécanismes de légalisation contrôlée ». Bien que le ministre ait pris soin de préciser qu’il s’exprimait alors à titre personnel, le gouvernement a tenu à répliquer dès ce matin par la voix de son porte-parole. Stéphane le Foll est ainsi venu clore de nouveau le débat en assurant : « Ce n’est pas la position du gouvernement. Il n’y a aucune piste, ni de travail, ni de réflexion, engagée sur cette question. »
Dommage, estiment certains, qui voient dans la légalisation du cannabis un bon moyen de doper la croissance, s’appuyant pour cela sur les étonnants effets de cette plante sur l’économie des états américains qui ont décidé d’en autoriser le commerce. Ainsi, en 2015, la marijuana a rapporté 43 millions d’euros en taxes à l’état du Colorado, pour un chiffre d’affaires global de 425 millions d’euros. Et selon l’économiste Jeffrey Miron, si cette drogue était légalisée au niveau fédéral, ce sont 41 milliards d’économies qui pourraient être faites par le gouvernement américain.
En France, des chercheurs se penchent aussi régulièrement sur les bienfaits supposés de la légalisation du cannabis sur notre économie. Dans un rapport de 2014 le think Tank Terra Nova tablait sur un gain de 2 à 2,2 milliards d’euros pour notre économie. Pierre Kopp, professeur d’économie à l’université Panthéon-Sorbonne, démontrait l’an passé dans un article publié dans une revue scientifique (lire ici) que la dépénalisation pourrait rapporter entre 1 et 1,8 milliard d’euros à la France. En effet, d’un côté les ventes rapporteraient des recettes fiscales : en tablant sur un prix au gramme dix fois supérieur à celui du tabac, cela représenterait 800 millions d’euros de rentrées supplémentaires par an. De l’autre, la légalisation libèrerait la police d’un certain nombre de tâches et rendrait inutiles les poursuites judiciaires, soit une économie annuelle de 915 millions d’euros (dont 300 millions qui correspondent aux seul coût des interpellations de délinquants). Et si l’on considère que la légalisation n’augmente pas la consommation (comme cela a été démontré aux Pays-Bas par exemple), les dépenses de santé liées au cannabis resteraient alors les mêmes, soit un peu plus de 700 millions d’euros par an. Alors, faut-il vraiment clore ce débat ?
ILLUSTRATION. Le camion en provenance d’Espagne a été intercepté sur l’aire du Caylar, à 70 kilomètres au nord ouest de Montpellier. (CAPTURE GOOGLE STREET VIEW.)
Les douaniers ont saisi 1,7 tonne de cannabis dans la nuit de jeudi à vendredi, à bord d’un camion, sur l’aire de repos de l’A75 du Caylar, près de Montpellier (Hérault).
Le semi-remorque était en provenance d’Espagne. La drogue avait été dissimulée dans une cachette aménagée dans les parois de la remorque. Sa valeur dépasserait les 10 millions d’euros, selon infos-H24.fr.
Les deux Espagnols, conducteurs du camion, ont été interpellés et devraient être déférés dans la journée de ce samedi au parquet de Montpellier.
Placé en garde à vue mercredi, le suspect nie toute implication dans cette histoire de drogue…
Suspecté d’être le propriétaire de la marchandise, un homme âgé de 48 ans, résident au quartier du Breil à Nantes, a été placé en garde à vue mercredi et est poursuivi pour détention de drogue. En février dernier, la police avait découvert pas moins de 13 kilos de cannabis dans la cave d’un immeuble de son quartier. Un butin qui représenterait plus d’une dizaine de milliers d’euros.
Au début de l’enquête, la brigade des stups avait remarqué qu’un habitant avait disparu de la circulation juste après la saisie, rapporte Ouest-France. Étrangement, plusieurs semaines après les faits le quadragénaire suspecté était réapparu. Un autre suspect a disparu
Suite à sa garde à vue de mercredi, l’homme a été relâché et convoqué au tribunal correctionnel le 23 août afin de s’expliquer. Lors de son audition, il a affirmé ne pas être le détenteur de cette drogue. D’autant plus qu’il n’est pas locataire ou propriétaire de cette cave.
Cependant, d’après Ouest-France, il a révélé que la marchandise avait été cachée par une connaissance, mais elle aussi a disparu de la circulation. Les recherches pour retrouver l’individu sont en cours.
Les douaniers ont saisi le lundi 18 avril au péage de Biriatou (Pyrénées-Atlantiques) plus de 300.000 euros dissimulés dans une cache aménagée à bord d’une voiture venant d’Espagne et avec à bord deux Néerlandais, somme qui proviendrait d’un présumé trafic de stupéfiants, ont annoncé vendredi les Douanes.
Contrôlée sur l’autoroute A3, la grosse cylindrée disposait d’un coffre dissimulé sous la moquette au niveau de la banquette arrière dans lequel a été découvert un caisson contenant deux sacs. A l’intérieur, se trouvaient quelque 17 000 billets de banque représentant 308 410 euros. Les deux hommes ont dit qu’ils se rendaient en Allemagne.
Un chien anti-stupéfiants ayant marqué un vif intérêt pour la cache et les billets de banque, l’infraction de délit de blanchiment d’argent lié à un trafic de stupéfiants a été retenue. L’infraction au Manquement à l’obligation déclarative (Mod), qui oblige toute personne transportant des sommes d’un montant égal ou supérieur à 10.000 euros en provenance où à destination de l’étranger, a également été retenue, indique la Direction générale des Douanes dans un communiqué.L’enquête a été confiée à la Police judiciaire de Bayonne et les deux hommes ont été présentés à la Juridiction interrrégionale spécialisée (JIRS) de Bordeaux, en vue de leur mise en examen, a-t-on appris de source proche de l’enquête.
En 2015, la Douane a constaté 1427 Manquements à l’obligation déclarative pour une valeur de 64,8 millions d’euros. Le nombre de constatations portant sur des faits de blanchiment a presque quadruplé, passant de 18 en 2014 à 69, pour un montant de 12 millions d’euros.
Mardi 19 avril, 71 gendarmes et des policiers ont mené une opération de lutte contre le trafic de drogue. Le fruit d’une enquête qui a duré 6 mois C’est un trafic de drogue dans un secteur plutôt rural de l’Eure.
Tout est parti d’une saisie en novembre dernier chez un habitant de Gaillon. A l’époque, 5 kilos de cannabis avaient été saisis « dans un quartier populaire » selon nos sources.
Un juge d’Evreux a été chargé de ce dossier.
Mardi 19 avril, les gendarmes de Louviers, des Andelys, de Bernay, Evreux, de Verneuil-sur-Avre, et du Petit-Caux ont quadrillé le terrain avec des équipes cynophiles de Lisieux et des policiers.
Neuf personnes ont été interpellées et placées en garde-à-vue. Un homme de 31 ans est suspecté d’être le chef de réseau. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire.
Marie-France Etchegoin est journaliste, ancien grand reporter à « l’Obs ». Son livre « Marseille, le roman vrai », vient de paraître aux éditions Stock.
Les raccourcis sont nombreux mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Marseille a connu 11 règlements de compte depuis le début de l’année. Tous sont liés à la drogue. Quelle est l’emprise du trafic sur la ville ?
L’emprise la plus visible se calcule d’abord au nombre de morts. Banalisés à force d’être répétitifs. Pour 2016, on en est à 11. Mais en moins de dix ans, on en compte plus de cents ! A tel point qu’une note confidentielle du ministère de l’Intérieur parle de « narco-banditisme« . Comme à Naples ou à Bogota.
L’emprise est aussi économique. A la Castellane, la cité de Zidane, devenue « supermarché de la drogue », un seul plan stup peut générer 60.000 euros de chiffres d’affaires par jour, 23 millions d’euros par an. Le marché est tellement juteux que le milieu dit « traditionnel », ou « corso marseillais », commence à nouer des alliances avec les trafiquants des cités.
L’emprise est aussi sociale. Des générations de gamins vivent avec l’idée qu’aucune autre activité n’est possible quand on est un jeune promis au chômage. Et que cette activité est un commerce comme un autre. Les chefs de réseau se prennent pour des chefs d’entreprise. Ils demandent à leurs petites mains d’être polis avec les habitants. « Ils sont gentils, ils nous aident à monter les courses ». Combien de fois je ne l’ai pas entendu.
Les dealers ont remplacé les concierges ?
Rien de la vie de la cité ne leur échappe. Par exemple, ils guettent dans les boîtes à lettres des immeubles, les courriers des huissiers pour repérer les familles les plus endettées. Ils en font des « nourrices » qui stockent de la drogue chez eux.
C’est une cohabitation forcée. Et parfois aussi acceptée. J’ai assisté à des réunions de mères qui avaient perdu…………………..
Lundi matin, un important dispositif se déploie dans le quartier de la Pierre-Trouée. La cible, une Étaploise de 36 ans suspectée d’être impliquée dans un trafic de cocaïne et de cannabis.
Sur place, les militaires de la brigade d’Étaples, du PSIG et l’équipe cynophile de Lesquin parviennent à prendre en flagrant délit un second individu qui pourrait être l’une des têtes de ce réseau. Ce suspect originaire de Colombes (Hauts-de-Seine) venait, semble-t-il, de ravitailler l’Étaploise en produits stupéfiants.
Les Douanes ont interpellé deux hommes sur l’A13, dans l’Eure, jeudi 14 avril, en possession de cocaïne et d’argent liquide. L’un d’eux avait des plants de cannabis à son domicile.
La Douane a interpellé deux hommes en possession de cocaïne et d’argent liquide. (Photo d’illustration)
Jeudi 14 avril 2016, les services des Douanes du Havre (Seine-Maritime) ont procédé à des contrôles sur l’autoroute A13, dans l’Eure. Deux hommes ont été interceptés. À l’intérieur de leur voiture, les fonctionnaires découvriront 125 grammes de cocaïne, ainsi que 2 000 euros en liquide. Les mis en cause seront interpellés. Une enquête a été ouverte et une perquisition menée à leur domicile. Chez l’un d’entre eux, résidant dans le département du Morbihan, les gendarmes retrouveront « une production assez importante d’herbe de cannabis ».
Jugés dans le cadre d’une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d’Évreux, les deux suspects ont été condamnés à 18 mois d’emprisonnement avec révocation d’un précédent sursis pour l’un, ainsi que de 12 mois d’emprisonnement avec six mois de sursis et de mise à l’épreuve pour l’autre. Les deux jeunes hommes devront également s’acquitter d’une amende douanière solidaire de 9 450 euros.
Um cabo-verdiano foi preso na posse de 12 quilos de heroínas num posto de controle em Virsac, na França. O indivíduo, que estava acompanhado de um holandês – ambos aparentam ter 40 anos -, viajou da Holanda em direcção a Portugal. Os homens foram detidos pelo esquadrão anti-drogas da Direcção Inter-Regional de Polícia Judiciária. Presentes ao tribunal, foi-lhes decretado a prisão preventiva.
Os dois homens (um cabo-verdiano e um holandês) conduziam um “Ford Fiest Sedan” registado em Portugal. Foram presos na quarta-feira, 13, num posto de controlo em Visrsac, no percurso de sul para o norte na A 10.
O condutor da viatura foi convidado pelos polícias a desligar o motor. Fizeram uma vistoria de fundo na viatura, com “auxílio” de um meio altamente sofisticado e indispensável para este tipo de averiguações: um endoscópio que identifica e mede os espaços em branco num veículo.
Encontraram nas portas traseiras do carro cerca de 12 quilos de heroína, acondicionados em embalagens seladas, com 500 gramas cada. A droga estava escondidas nas cavidades por trás do plástico.
Os dois homens foram detidos pelo esquadrão anti-drogas da Direcção Inter-Regional de Polícia Judiciária. Presentes ao tribunal, foram mandados para prisão preventiva.
Entretanto foi aberto um inquérito judicial sobre importação e posse de narcóticos. Ao que tudo indica, os dois homens tinham deixado a Holanda em direcção a Portugal. A investigação prossegue.