FRANCE 🇫🇷 (Drogues): la prohibition, une efficacité illusoire

Par Jean-Pierre Couteron, Pierre-Yves Geoffard et Katia Dubreuil

Publié le 05/05/2021 à 09:46, Mis à jour le 05/05/2021 à 14:13

La régulation des drogues contient trois volets essentiels: le volet sanitaire, avec le contrôle du produit et la prévention éducative surtout chez les plus jeunes; le volet judiciaire; et le volet économique.

TRIBUNE – Trois experts des problèmes liés à la consommation de drogues (l’un est addictologue, l’autre économiste de la santé, la troisième magistrate) expliquent en quoi la régulation des usages serait, selon eux, plus efficace que la prohibition pure et simple.

Le 19 avril, le Président de la République a fait part de sa volonté de «lancer un grand débat national sur la consommation de drogue». L’usage de substances et objets pour se sentir «bien», «mieux» ou «plus performant» accompagne depuis ses débuts le développement de l’humanité. Des usages de plantes aux molécules pharmaceutiques, de l’usage du feu à celui des écrans, chaque étape a nécessité une évaluation des bénéfices apportés et des risques rencontrés, évaluation difficile tant elle mobilise d’expertises diverses. À découvrir

Les rapports de Bernard Roques (1998) puis de David Nutt (2009) ont pu proposer des classements de la dangerosité des psychotropes, mais le tableau complet de leurs bienfaits et méfaits reste à faire… La récente mission parlementaire sur les usages du cannabis a osé explorer l’angle des usages. Usage médical, qui répondra aux attentes de nombreux concitoyens, usage social, visant le bien-être. Le CBD s’y est introduit, arguant de son absence d’effets «psychoactifs» et de ses effets «myorelaxant». Quant au cannabis, il a joué d’une comparaison avantageuse avec l’alcool, produit à l’usage banalisé mais aux effets psychoactifs et aux risques sanitaires importants, pour revendiquer un libre usage.

Nous partageons le constat d’une nécessaire régulation des usages des substances psychoactives, autant que celui des effets délétères de la prohibition du cannabis associée au laxisme de la régulation de l’alcool. Ce constat doit conduire les pouvoirs publics, non à se perdre sur le seul axe «sécurité», mais à assumer une fonction de régulateur, avec trois volets essentiels. « Sur l’alcool, l’État a abandonné, au nom d’enjeux financiers, la posture régulatrice qu’il semblait adopter avec la loi Evin dont nous avons célébré les trente ans. »

Le volet sanitaire justifie un contrôle du produit, de sa production à sa vente. Pour l’usage médical, ce contrôle revient aux acteurs de la médecine et de la pharmacie; à eux d’en poser indications, galénique, règles d’usage et de délivrance. Pour les usages sociaux, la régulation devrait s’inspirer de celle réclamée pour l’alcool. L’étude scientifique des différentes régulations de l’alcool, selon les pays, a bien documenté l’intérêt d’une politique de santé publique répondants au déterminants sociaux, associant prix minimum et taxes, encadrement de la publicité et de la vente et information sur les risques. Mais en France, l’État a abandonné, au nom d’enjeux financiers, la posture régulatrice qu’il semblait adopter avec la loi Evin dont nous avons célébré les trente ans.

Depuis vingt-cinq ans, l’OFDT établit que l’entrée dans l’usage du cannabis se joue entre la fin du collège et le début du lycée, période que les neurosciences décrivent comme celle d’un décalage de maturation du cerveau, entre émotion et contrôle. Dans un contexte fortement addictogène, l’expérience d’usage va se substituer aux apprentissages de compétences sociales: affirmation de soi, gestion des conflits, expression des émotions, etc. Ces risques éducatifs justifient un volet prévention et intervention précoce, soutenant les familles et les institutions d’éducation, prenant en compte les déterminants individuels des usages, répondant aux standards des pratiques de réduction des risques et des dommages. « Cet abandon éducatif n’a donné lieu qu’à des effets de nostalgie et de postures sur l’autorité perdue. »

Or malgré les données des travaux d’évaluation, ni les programmes de développement des compétences psychosociales, ni les consultations jeunes consommateurs, ni l’«aller vers» de la réduction des risques, ni l’intervention précoce n’ont été portés et financés sur la durée. Cet abandon éducatif n’a donné lieu qu’à des effets de nostalgie et de postures sur l’autorité perdue, des sauvageons de l’un à l’ensauvagement de l’autre.

La politique répressive innefficace

Sur le pan judiciaire, on ne peut que constater l’ineffectivité́ d’une politique publique engloutissant des moyens énormes dans la répression. La France est le pays européen dans lequel la consommation de cannabis des adolescents, qui a fortement augmenté depuis les années 1990, est la plus importante alors même qu’elle expose à une peine d’emprisonnement et que le nombre d’interpellations pour usage de stupéfiants a explosé́ ces vingt dernières années. La réponse pénale s’est accrue, par le biais de procédures simplifiées permettant de porter des peines au casier judiciaire sans passer par un procès – la dernière étant l’amende forfaitaire délictuelle autorisant les forces de l’ordre à décider seules de condamnations pénales. « Faire des magistrats – aujourd’hui des policiers – qui ne sont pas des spécialistes de l’évaluation sanitaire, des intervenants de première ligne face aux consommateurs est absurde. »

La perspective d’une amende est manifestement inopérante pour ceux dont la consommation est motivée par l’effet d’apaisement du produit dans une situation issue d’événements traumatiques ou de pathologies somatiques. Elle n’est pas plus adaptée lorsqu’il s’agit de réguler des comportements de consommation aux motivation sociales et personnelles souvent diversifiées et complexes. Faire des magistrats – aujourd’hui des policiers – qui ne sont pas des spécialistes de l’évaluation sanitaire, des intervenants de première ligne face aux consommateurs est absurde. Enfin, dans le suivi des condamnés, l’interdit pénal relatif aux stupéfiants fait obstacle à l’articulation santé/justice, les magistrats étant incités à exiger une abstinence totale et à sanctionner les rechutes qui font pourtant partie du parcours normal de soin de la personne.

La fable d’une société sans drogues

Ce constat s’étend à l’ensemble du contentieux pénal, de nombreux délits et crimes, des violences commises sous l’emprise de l’alcool aux vols commis pour financer l’achat de drogues, étant en lien avec les consommations problématiques de produits, interdits ou non: alcool, médicaments, stupéfiants. Malgré cet échec, le gouvernement continue de servir la fable d’une société sans drogues: l’amende fera diminuer la consommation de stupéfiants, puisqu’il n’y aura plus de demande… affaiblissant par magie des trafics que les juridictions sanctionnent systématiquement de plusieurs années de prison, tandis que d’autres reprennent la place, donnant ainsi aux magistrats l’impression de vider la mer à la petite cuillère.

L’analyse économique, quant à elle, part d’un constat simple: dès lors qu’un bien est peu coûteux à produire, et que des usagers sont disposés à payer bien plus que ce coût de production, un marché s’établit avec sa logique propre de distribution et d’organisation de la filière. Lorsqu’un bien est licite, cette organisation peut être régulée, afin de réduire les dommages éventuels causés par certains de ses usages, pour certains de ses usagers. Les pouvoirs publics disposent de nombreux outils pour agir sur les usages, en particulier par la fiscalité: toutes les drogues légales sont ainsi lourdement taxées, un prix plus élevé permettant de réduire la consommation tout en assurant des recettes fiscales parfois importantes (15 milliards par an sur le seul tabac). L’analyse montre aussi les gains à remplacer une filière illicite, organisée par et pour les mafias, à l’écart de l’état de droit et où la violence prospère, par des filières régulées, protégeant les travailleurs comme les investisseurs. Les Etats, de plus en plus nombreux, engagés dans la régulation légale du cannabis ont tous connu, malgré la grande diversité des modalités de la régulation, des milliers de création d’emplois pérennes, revitalisant parfois des territoires ou des populations en souffrance. « Aucun Etat engagé dans la régulation légale du cannabis n’envisage de revenir à la prohibition. »

Malgré des erreurs ici ou là, malgré parfois des résultats sanitaires, sécuritaires ou économiques qui tardent à se manifester, force est de constater qu’aucun Etat engagé dans la régulation légale du cannabis n’envisage de revenir à la prohibition.

Puisse le débat sur la consommation de drogue, s’il s’ouvre dans notre pays, se nourrir de ces expériences étrangères, des connaissances acquises par la recherche, et de décennies d’expérience des acteurs du terrain, davantage que de postures idéologiques.

Jean-Pierre Couteron, psychologue clinicien, exerce dans un CSAPA (Centres de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie), association Oppelia, Boulogne-Billancourt.

Pierre-Yves Geoffard, économiste spécialiste des systèmes de santé, est professeur à l’Ecole d’économie de Paris. Il a co-écrit avec Emmanuelle Auriole l’avis du Conseil d’analyse économique sur la régulation du cannabis (2019).

Katia Dubreuil, magistrate, juge d’instruction au tribunal judiciaire de Paris et président du Syndicat de la magistrature.

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FRANCE 🇫🇷 (Cambrai) : dans le Cambrésis, le trafic de drogues dures augmente depuis le confinement

L’arrondissement de Cambrai, 160 000 habitants et des démantèlements de trafics de stupéfiants devenus hebdomadaires.

Ce territoire rural, situé loin des grandes agglomérations, a longtemps été épargné par le trafic de drogue mais subit désormais ce fléau de plein fouet. En témoignent les interpellations à répétition de trafiquants et l’activité pénale du tribunal de Cambrai qui ne cesse d’augmenter.

Dernier exemple en date, l’impressionnante saisie par les policiers mercredi 22 septembre 2021 dans un logement situé au nord de Cambrai : 2,6 kg de cocaïne, 5kg de speed, 228 grammes de cannabis, 424 cachets d’ecstasy, 50 000 euros en liquide et des armes de guerre chargées. Originaires de la métropole lilloise, deux jeunes hommes âgés de 21 et 22 ans ont été interpellés et placés en détention provisoire dans l’attente de leur jugement le 22 octobre prochain.

Rémy Schwartz, procureur de la République de Cambrai

« Ubérisation » du trafic dans l’arrondissement

Rémy Schwartz, procureur de la République de Cambrai, a pris ses fonctions au début de l’année 2015. Et il l’assure : en six ans, il a constaté une forte augmentation des trafics un peu partout dans l’arrondissement. « Je constate ce phénomène, c’est une évolution qui a commencé il y a plusieurs années. Cette projection des grandes agglomérations vers d’autres territoires a commencé il y a plus de 5 ans. On est aujourd’hui face à un problème nouveau, qu’on n’avait pas il y a quelques années ».

Selon lui, le trafic s’est « ubérisé ». Il s’explique. « Avant, on avait une structure traditionnelle de consommateurs qui s’approvisionnaient auprès de détaillants, qui eux-mêmes s’approvisionnaient auprès de grossistes en allant se fournir à Lille ou en Belgique. Depuis quelques années, c’est l’inverse qui se produit ». Comprendre désormais que ce sont les trafiquants qui vont directement à la rencontre des consommateurs.

Des trafiquants qui s’installent au domicile des toxicomanes

Ces trafiquants viennent de la métropole lilloise, de l’agglomération de Creil dans l’Oise mais également d’Île-de-France. Ils parcourent parfois plusieurs centaines de kilomètres avec un objectif : décrocher de nouvelles parts de marché.

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FRANCE 🇫🇷 (Pays basque – BSI de Bayonne) : les douaniers saisissent 24 kg de résine de cannabis à Urrugne

Au Pays basque, mercredi 22 septembre, les douaniers ont interpellé un homme, sur la commune d’Urrugne, alors qu’il transportait de la drogue.

Au total 24 kilos de résine de cannabis, dissimulés dans des réfrigérateurs que transportait ce routier dans son camion. 

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ESPAGNE 🇪🇸 (Algésiras) : saisie de 8.200 kilos de haschich dans un camion à des narcos de Cambados (Galicia)

La DEA est omniprésente en Afrique et en Europe, comme partout ailleurs dans le monde pour « aider » les services des différentes douanes, de la police et des gendarmes.

Pourquoi, alors qu’elle est dans l’incapacité de ralentir le narcotrafic vers le territoire des États-Unis et de faire diminuer la consommation de drogue sur son propre territoire ?

Certainement le partage d’informations récoltées par les innombrables agences dédiées à la lutte contre le narcotrafic.

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Du grand classique dans le détroit de Gibraltar

L’organisation démantelée utilisait un camion qui prenait un ferry entre Tanger et Algésiras.

La « Policia Nacional » espagnole, dans le cadre d’une opération conjointe menée avec la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) du Maroc et la DEA (Drug Enforcement Administration) des États-Unis, a démantelé un réseau de trafic de drogues à Algésiras.

Plus de huit tonnes de haschich marocain ont été saisies et cinq personnes dont un Marocain arrêtées lors de l’opération.

Les agents, après avoir identifié le camion, ont mis en place un dispositif au port d’Algésiras afin de connaître la destination de la drogue importée et d’identifier et appréhender les acteurs de ce trafic mené depuis la localité Pontevedra de Cambados (Galice).

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Incautan a unos narcos de Cambados 8.200 kilos de hachís dentro de un camión

Así, y merced a la citada cooperación internacional, la Brigada Central (en concreto, la unidad Greco Galicia con base en Pontevedra) coordinó el operativo de vigilancia que le sirvió para detectar la llegada de un camión cargado de droga por el puerto de Algeciras . Mediante un sigiloso seguimiento, los agentes comprobaron que el vehículo se dirigía a una finca en una zona apartada, donde también se ocultaba una narcolancha. Dos vehículos salieron a su encuentro, uno de los cuales ya había sido detectado horas antes en el puerto controlando la salida de la droga.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – CELTICS) : les douaniers de Loon-plage saisissent 420 kilos de cocaïne

Le conteneur qui arrivait du Brésil a été contrôlé suite au ciblage réalisé par les agents de la CELTICS.

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FRANCE 🇫🇷 (Pas de Calais) : onze paquets de cocaïne ont été découverts depuis samedi sur les plages dans le secteur d’Ambleteuse

Les gendarmes du littoral ont renforcé les patrouilles pour éviter la récupération d’autres pains de cocaïne par des « touristes » et pour trouver l’origine de la drogue.

Depuis samedi, les gendarmes surveillent activement le secteur d’Ambleteuse et contrôlent les promeneurs. 90 militaires qui sont habituellement chargés de traquer les migrants qui veulent rejoindre l’Angleterre par la mer.

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane) : 387 kilos de cannabis interceptés, quatre hommes écroués

Quatre hommes ont été mis en examen, lundi, par un magistrat de la juridiction interrégionale spécialisée de Lyon, avant d’être placés en détention provisoire. Ils avaient été interpellés jeudi matin dans la Drôme par les douaniers à bord de trois voitures. Dans deux d’entre elles se trouvaient 387 kilos de résine de cannabis.

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FRANCE 🇫🇷 (Marseille) : la lutte sanglante de territoires ou les dessous de la guerre des stups

A Beauvau, on continue à utiliser la lutte contre la drogue comme arme de propagande pour Gerald Darmanin, le locataire des lieux

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Les guerres de territoires que se livrent les réseaux de trafiquants de drogue ont fait 16 morts depuis le début de l’été à Marseille. Un enquêteur de la brigade des stups qui travaille depuis sept ans dans les cités des quartiers nord nous livre les dessous de cette lutte sanglante.

 Comment expliquer ces « réglos » en série ?

À Frais-Vallon, les Oliviers, Campagne Lévêque, la Castellane, la Paternelle, les guerres de territoires ont toujours existé. La « vague » d’homicides constatée depuis quatre mois est un phénomène bien connu des enquêteurs locaux.

Dans ces cités gangrénées par les trafics, on tue « soit pour récupérer un point de vente, soit c’est du « carottage », quelqu’un qui a volé une nourrice ou de l’argent… » explique ainsi un enquêteur de la brigade des stupéfiants qui souhaite rester anonyme.

« Il y a aussi ceux qui étaient en prison et qui essaient de reprendre leurs points de vente à la sortie, c’est tout ça qui est mélangé. Pour savoir exactement ce qu’il s’est passé pour tel ou tel règlement de comptes, c’est très compliqué ». 

L’enquêteur ne croit pas aux vertus des passages par la case prison. « Aujourd’hui, la prison c’est un lieu de rencontre! ». « La répression comme elle est faite ne fonctionne pas. J’entends parler de guerre contre les stupéfiants, nous, à la brigade des stups, on est tous morts de rire. »

Il y a aucune guerre contre les stupéfiants, c’est une guerre de com.

Lors de sa venue à Marseille le 2 septembre, Emmanuel Macron a préconisé une politique de « harcèlement des trafics », annonçant le renfort de 200 policiers en 2022, pour « pilonner les quartiers ». 

Ces descentes de flics pour faire tomber des points de vente sont sans effet sur les trafics, selon l’enquêteur de la brigade des stups. Pour preuve, la dernière opération coup de poing qui a permis de saisir 30 kilos de drogue à Campagne-Lévêque ces derniers jours.

« Combien d’interpellés ? zéro ! ça ne sert à rien, on leur a pris 30 kilos mais ils font 70 et 100.000 euros/jour… ils n’en ont rien à faire. Même si vous interpellez le guetteur qui a 15 ans et le charbonneur qui en a 17, ça ne va pas casser le réseau… Derrière, la réponse pénale est très faible, quand il y en a une ».

Un travail de Sisyphe

En fait, pour lui, la saisie de stups n’est pas le plus important. Pour frapper fort et désorganiser un réseau, il faut identifier et « taper » tous les maillons de la chaîne, du livreur jusqu’au gérant de point.

« Dernièrement sur Tarascon, on a pris 11 personnes, du guetteur au jusqu’au patron, le point n’a pas rouvert à ce jour », assure l’enquêteur, qui ne se fait pas pour autant d’illusion. « Bien sûr qu’il va réouvrir, mais là, vous avez de l’impact ».

À Marseille, un point de vente qui tombe rouvre… quasi instantanément. « Ma plus grosse saisie, c’est 324 kilos sur une cité, une heure et demi après, le point était rouvert parce qu’on a tapé que dans les approvisionneurs pas dans la hiérarchie », raconte l’enquêteur de la brigade des stups. « Si vous enlevez les têtes, pour se réorganiser c’est très compliqué. Je ne dis pas que ça ne se remontera pas, mais ça va prendre du temps ». 

Si les descentes régulières sont à ses yeux nécessaires, la vraie solution pour lui, c’est une présence policière permanente au pied des immeubles.

« Si on veut faire la guerre, il faut se donner les moyens, mettre une compagnie de CRS, à l’année, nuit et jour, 365 jours par an, 24 heures sur 24, dans chaque cité, et il n’y a plus de réseaux, plus de deals. Aujourd’hui, on met des CRS mais de 10h à 16h, et à 16h quand ils s’en vont, le point de vente rouvre… »

La guerre contre les trafics de drogue doit se livrer « à la source ». À Marseille, les trafics s’organisent principalement autour de l’herbe et de la résine de cannabis. 90 % du shit arrive du Maroc.

« Tout le monde sait que ça vient de là-bas, alors qu’est-ce qu’on attend ?, interroge l’enquêteur, c’est bien de faire une guerre contre les stups, mais si on ne va pas à la source, ça ne sert à rien… c’est de la com. Si on veut vraiment s’attaquer au fond du problème, il faut verrouiller les frontières, c’est diplomatique. »

Le constat est amer. Le policier, qui a fait dix ans de Bac avant d’entrer aux stups, est allé voir le dernier film de Cédric Gimenez BAC Nord qui cartonne au cinéma. « C’est romancé, mais c’est totalement ça, ça colle à la réalité, j’ai vu des scènes que j’ai vécues », confie-t-il.

À Marseille, la réalité dépasse tristement la fiction !

source et plus

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FRANCE 🇫🇷 (Montchanin – RCEA) : 160 kilos d’herbe de cannabis saisis par les gendarmes

Lors d’un banal contrôle routier organisé vendredi à Montchanin sur réquisition du procureur de la République de Chalon, les gendarmes ont découvert 160 kg d’herbe de cannabis dans un camion de transport polonais.

plus

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FRANCE 🇫🇷 (lutte anti-drogues) : création du prix de « Bonnet d’Âne de l’année »

Malgré une lutte serrée, à Beauvau, on se félicite de la pôle position de Gérald Darmanin dans la course à l’obtention du « Bonnet d’âne 2021 » qui sera attribué le 5 janvier 2022.

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FRANCE 🇫🇷 (anti-drogues) : la politique de Gérald Darmanin remise en cause

Un an après la mise en place de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) qui vise les consommateurs de drogue, le Syndicat de la magistrature – qui milite pour la dépénalisation et la légalisation – ne voit pas l’utilité de cette nouvelle mesure.

« On se félicite du nombre d’amendes, on montre les muscles et après ? C’est une nouvelle politique du chiffre », juge Thibaut Spriet, son délégué régional en Bretagne.
Ajoutant : « En 2007, c’était déjà la même chose. Le gouvernement a mis en place les ordonnances pénales délictuelles qui devaient permettre des procédures simplifiées pour s’attaquer à la demande afin de réduire les débouchés pour les vendeurs. Il y a eu beaucoup d’amendes prononcées, beaucoup de communication sur les chiffres, le bilan c’est que la consommation de stupéfiants a continué à progresser en France. Mais aujourd’hui on refait pourtant la même chose… »

Et le juge Thibaut Spriet en remet une couche: « On dépense autour d’un demi-milliard par an pour la répression, alors que les sommes allouées à la prévention et aux soins sont infimes à côté […] Cela fait cinquante ans en France qu’on a choisi l’angle de la répression, il est temps de se rendre compte que ça ne marche pas. »

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FRANCE 🇫🇷 : activités et réactions anti drogue de ce 9 septembre 2021

MONTAUBAN : un vaste trafic de drogue démantelé dans la cité Beausoleil
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MARSEILLE: des armes, de la drogue et de l’argent liquide saisis à la Renaude
La police a effectué une importante saisie ce mercredi après-midi, moins de 24 heures après une fusillade qui a fait un mort dans ce …
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BRETAGNE – Amende à 200 € pour les consommateurs de drogue à Rennes : « On montre les muscles et après ? »
Un an après la mise en place de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) qui vise les consommateurs de drogue, le Syndicat de la magistrature – qui milite pour la dépénalisation et la légalisation – ne voit pas l’utilité de cette nouvelle mesure. « On se félicite du nombre d’amendes, on montre les muscles et après ? C’est une nouvelle politique du chiffre », juge Thibaut Spriet, son délégué régional en Bretagne.
 
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MARSEILLE : des caméras pour régler les problèmes de drogue dans les cités
Lors de sa venue à Marseille le 2 août, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place de 500 caméras de vidéosurveillance, notamment dans les …
 
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PERPIGNAN :  on rase un immeuble pour chasser les dealers
Cette semaine, grand branle-bas de combat au cœur du quartier Saint Jacques de Perpignan. La municipalité dirigée par le maire RN Louis …

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COCAÏNE (narco-transport) : EUROPOL jamais avare de constat, mais quant à se décider à sécuriser les ports, c’est autre chose!

La Belgique et les Pays-Bas sont devenus les principaux centres de transit de la cocaïne en Europe, dépassant l’Espagne comme principale route d’approvisionnement, a révélé ce mardi 7 septembre 2021 Europol, l’agence de police de l’Union européenne.

Profitant de l’augmentation de l’offre de cocaïne, principalement en provenance de Colombie, des bandes criminelles utilisent les villes portuaires de Rotterdam, Hambourg et surtout Anvers pour expédier la drogue aux Pays-Bas, d’où elle est distribuée dans toute l’Europe.

« L’épicentre du marché de la cocaïne en Europe s’est déplacé vers le nord », a déclaré Europol, qui a produit un rapport de 27 pages avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) basé à Vienne.

« L’augmentation des expéditions de conteneurs dans les ports à haut volume d’Anvers, Rotterdam et Hambourg a consolidé le rôle des Pays-Bas en tant que point d’étape. »

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FRANCE 🇫🇷 (Contrôle du trafic de stups à Vannes) : l’inquiétante escalade de la violence

Coups de feu, enlèvement, passage à tabac… Depuis le début de l’été, le pays de Vannes est le théâtre d’une escalade de violence sans précédent, qui témoigne de fortes rivalités pour le contrôle du trafic de stupéfiants.

« En clair, on observe différentes communautés ethniques qui veulent récupérer le marché des stupéfiants après le démantèlement de la fratrie Blanchedent ».

Les coups de boutoir de la justice auraient déstabilisé la pyramide érigée par ces derniers. Aujourd’hui, tous les moyens semblent bons pour prendre leur place.

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ESPAÑA 🇪🇸 : la policía española se incauta de 26 toneladas de cannabis destinadas a Francia

Policías españoles, en cooperación con sus pares franceses de el OFAST, interceptaron el fin de semana cerca de Granada (sur) un cargamento de 26 toneladas de cannabis que se dirigía a Francia, indicó este martes una fuente conocedora de la operación.

Siete personas fueron detenidas –cinco en España y dos en Francia– y se encuentran actualmente en detención preventiva.

Fuente y mas

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : Stéphanie Cherbonnier aurait-elle fait des cachotteries à la Policía et à la Guardia civil d’Espagne ?

Par Marc Fievet – modifié à 22 h 30, le 7/09/2021

Le Parisien toujours bien informé nous apprend que nos meilleurs agents français de l’Ofast se seraient fait doublés par les meilleurs limiers d’Espagne dans la saisie de 26 tonnes de ‘chichon’ (cannabis sativa) en zone andalouse.

Mais ce n’est qu’une supposition, très mal prise par certains, alors que l’expression se faire doubler manquait de précisions. Qu’on se rassure, les policiers espagnols n’ont pas doublé les policiers de l’OFAST, ils ont intercepté le camion qui semblait prendre une direction non prévue au départ…Ce qui semble certain, c’est que policiers français et espagnols étaient bien rencardés sur ce transport.

Fichtre, si la Policía et la Guardia civil se mettent à taper tout ce qui passe, les consommateurs français, complices naturellement de la situation du trafic en France, vont devoir organiser des croisières Maritimes en mer d’Alboran pour pouvoir satisfaire leur passion pour le cannabis.

Les années décidément se suivent et ne se ressemblent pas et je ne manquerai pas de vous raconter , très prochainement, l’histoire d’une « guéguerre interservices » où l’on retrouvera les meilleurs éléments de la haute hiérarchie douanière et des opérationnels de la DNRED, tous ou presque tous, d’un courage total pour démontrer leur capacité à prendre la fuite devant les responsabilités.

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FRANCE 🇫🇷 (Fontaine-lès-Clerval – A36) : 50 kilos d’herbe de cannabis saisis sur une aire de repos par les douaniers

Dimanche matin, à Fontaine-lès-Clerval, les douaniers ont interpellé le chauffeur qui transportait 50 kilos d’herbe de cannabis. L’homme, qui s’était visiblement arrêté sur une petite aire d’autoroute, circulait en direction de Belfort.

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MARTINIQUE 🇲🇶 (OFAST 🇫🇷) : 657 kilos de cocaïne saisis sur une yole de pêche au Vauclin

L’intervention s’est déroulée sur la plage dite « Kay frè-frè », à la Pointe Théogène, une petite plage située derrière la Pointe Faula

C’est le 1er septembre dernier que les enquêteurs de l’OFAST de surveillance de nuit ont constaté qu’une yole de pêche où se trouvaient plusieurs individus avait accosté discrètement sur la commune du Vauclin. Après avoir accosté, ces individus ont par la suite chargé plusieurs ballots dans un fourgon qui était stationné à proximité immédiate de la plage.

Les enquêteurs ont immédiatement interpellé 7 individus se trouvant dans le fourgon et sur le bateau. Au total, 657 kg de cocaïne ont été saisis ainsi que des téléphones portables et un navigateur GPS.

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FRANCE 🇫🇷 (Narco-business) : alors Macron, l’idiot utile des gros trafiquants ?

Mercredi à Marseille, le Président a repris sa rengaine répressive contre les stupéfiants, accusant les consommateurs d’alimenter le trafic, alors que le statu quo sur la prohibition fait prospérer les réseaux illicites.

par Charles Delouche-Bertolasi

A six mois de la présidentielle, le président et quasi-candidat Macron a trouvé la solution pour régler la question du trafic de drogues : accuser les consommateurs d’en être les complices. L’ex-banquier nous ressort la règle d’or de la demande qui crée l’offre. «Il faut que tout le monde comprenne dans notre pays que les consommateurs de drogue sont des complices de fait» des trafiquants, a déclaré le chef de l’Etat, mercredi soir face à un parterre de policiers à Marseille, où les règlements de compte ont fait huit morts cet été. «L’idée que dans certains quartiers ce serait branché de prendre de la drogue pour que, dans d’autres, on ait des jeunes qui se fassent tuer parce qu’ils la vendent ou surveillent [le trafic], c’est terminé», a-t-il martelé, martial, dans une cité Bassens soigneusement nettoyée en prévision de sa venue.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Andalousie – Campo de Gibraltar) : avec l’opération Carteia, les forces de l’ordre (SVA – GC – PN) saisissent plus de 25 tonnes de drogues par mois

Quelque 25 tonnes de drogue par mois, environ 200 détenus et au moins « l’éclatement » d’une opération par semaine sont les chiffres des résultats de la lutte du SVA Hacienda, de la Guardia civil et de la Policia Nacional contre le trafic de drogue en Andalousie.

Le mois dernier a marqué les trois ans depuis la mise en œuvre du plan de sécurité pour le Campo de Gibraltar projeté par le ministère de l’Intérieur pour lutter contre l’impunité avec laquelle les trafiquants de drogue opéraient dans la région, avec une augmentation de la violence et, même le harcèlement des forces de sécurité.

Parallèlement au plan du gouvernement, la « Guardia civil » a lancé l’opération Carteia pour lutter contre le trafic de drogue de manière plus globale, en intégrant le travail des différentes commanderies en intégrant progressivement les différentes provinces andalouses dans le plan d’action sauf Jaén et Córdoba.

La création du Centre régional d’analyse et de renseignement contre le trafic de drogue (CRAIN) pour centraliser et interpréter toutes les informations et l’OCON Sur, un organe de coordination pour favoriser les enquêtes sur le terrain.

Le narcotrafic avant Carteia

Comment fonctionnaient les narcos avant Carteia ? Comme l’explique le commandant analyste en chef du CRAIN, les organisations ont basé leur activité « sur l’efficacité et l’économie de moyens », avec des actions rapides et au moindre coût possible.

Pour ce faire, ils ont placé à la fois les points de lancement des narco-bateaux, ainsi que les points de cargaison et de stockage dissimulé, le plus près possible pour économiser les coûts logistiques, ainsi que pour avoir moins d’exposition aux forces de sécurité.

Cependant, le lancement de Carteia frappait les organisations, avec le démantèlement des quais de la drogue le long de la côte andalouse et le démantèlement de certaines des organisations les plus puissantes.

« Les organisations pensaient que cela ne durerait pas longtemps et que l’averse passerait en quelques mois. Elles ont baissé leur profil avec la conviction que la pression policière passerait et qu’elles fonctionneraient comme avant », souligne le commandant.

Ce n’était pas le cas, et la « Guardia civil » a continué à intensifier son travail avec un nouvel « allié »: l’arrêté royal qui interdit désormais l’usage privé sans autorisation préalable des bateaux pneumatiques et semi-rigides à grande vitesse, les fameux ‘narcolanchas’; arrêté qui autorise leur confiscation bien qu’ils ne transportent pas de drogue ou de tabac lorsqu’ils sont détectés.

source et plus en Castillan

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