AVISEUR INTERNATIONAL

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COSTA del SOL (Andalousie): un peu d’histoire…

andalousie-originalDepuis le milieu des années 80, de nombreux truands français ont adopté le sud de la péninsule Ibérique. Se livrant une guerre sans merci, ils contrôlent tous les trafics. Et la nouvelle génération est encore plus violente que ses aînées

De lourds nuages ourlent la Costa del Sol d’un crêpe noir. Pendant la semaine sainte, qui précède Pâques, l’Andalousie s’offre souvent une pause lacrymale. Courte parenthèse: le Grand Sud espagnol affiche orgueilleusement trois cents jours de soleil par an.

«Le Turbulent», «le Bigleux», «Petit Momo» ou «Eddy»: plus de 200 voyous français profiteraient actuellement de cette exceptionnelle douceur de vivre, dans les cités balnéaires, de l’industrieuse Malaga à la précieuse Marbella, en passant par la très pieuse Séville, à l’intérieur des terres. Les plages, jalonnées de discothèques, desservies par autoroute, s’ouvrent face aux montagnes du Rif marocain. Régulièrement, barques de pêcheurs ou Zodiac chargés à ras bord livrent leur lot de kif. Or, depuis une bonne dizaine d’années, los bandidos franceses occupent une place de choix dans ce business. Ils n’ont pas seulement importé leur savoir-faire et leur faconde. Ils ont aussi emporté leurs inimitiés. Voilà pourquoi la région a tendance à se transformer en vaste cimetière sous la Lune. Enjeu de la guerre: l’or «gris» (le hasch du Maroc) et l’or «brun» (les filles d’Andalousie). Selon divers recoupements, 19 Français impliqués dans divers trafics en Andalousie ont ainsi été tués (ou ont disparu) depuis la fin de l’année 1996. La fièvre n’a cessé de monter ces derniers mois en Espagne.

A première vue, Ronda semble à l’abri de la frénésie côtière. Ce bourg touristique, situé dans l’arrière-pays montagneux de Marbella, vit replié sur ses célèbres arènes et ses ruelles pavées. Jean-Gilbert Para, 63 ans, a ouvert, voilà plusieurs années, une pizzeria en plein centre. Dans sa jeunesse, ce restaurateur français a bourlingué du Maroc aux Pays-Bas, où il a connu quelques ennuis passagers avec la justice. Marié à une Espagnole, il semblait aujourd’hui rangé. Mais, le 11 mars dernier, des inconnus attendaient Para sur le chemin qui mène à sa propriété. On ne retrouvera que son 4 x 4, quelques projectiles de 7,65 dans la portière et du sang sur les sièges. Propriétaire des murs du Playboy à Marbella (un puty club, comme on dit ici), Jean-Gilbert Para finalisait, selon ses proches, un projet hôtelier près de Ronda. Sa famille vient de lancer un appel à témoins pour tenter de le retrouver.

Un règlement de comptes de facture plus classique avait eu lieu sur la côte, le 5 mars. Vers 15 h 30, une fusillade éclate à Fuengirola. Des inconnus visent le conducteur d’une Mercedes, immatriculée à Paris. Le blessé, touché de cinq balles dans le bras, est finalement retrouvé, sous un faux nom, au centre de secours Mijas Costa. Les deux officiers de police français en poste dans la région identifient Samir Benbouabdellah, grâce à ses empreintes digitales. Ce Parisien de 19 ans a déjà un passé chargé. Il est notamment soupçonné d’avoir détourné un hélicoptère pour tenter de faire évader son frère de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), en mai 2001. Un surveillant avait été grièvement blessé dans la fusillade.

Louis Carboni avait également misé sur une cavale espagnole. Il a été repéré à Marbella, avant d’être arrêté dans le nord du pays, le 12 janvier dernier. Dans la villa qu’il occupait: un bon kilo de cocaïne, deux billets d’avion pour la Bolivie et un fusil d’assaut. Le Corse, lui aussi, avait joué les filles de l’air: il a eu son quart d’heure de gloire, en juin 2001, en réussissant son évasion par hélicoptère de la prison de Borgo, près de Bastia. Le Marseillais Farid Berrhama s’était également mis au vert sur la Costa del Sol. Il a finalement été interpellé, en décembre 2001, à Torremolinos. Son charmant surnom – «Gremlin’s» – donne une idée de la retenue du personnage passé minuit…

Dernier épisode en date: l’arrestation de Fabrice Havot, le 18 avril dernier. Condamné en France à la perpétuité pour viols, torture et actes de barbarie, il tenait un commerce à Torremolinos.

Au fil des semaines, les malheurs des Français éclipsent dans la presse régionale les quelques assassinats imputés aux mafias russe et italienne, ainsi que les ennuis judiciaires du maire de Marbella: Jesus Gil a été écroué, le 16 avril, pour détournements de fonds publics. «Les Français développent une criminalité très violente, centrée sur l’économie de la drogue, confirme le commissaire central de la province, Florentino Villabona Madera. Les règlements de comptes débordent rarement de la communauté.»

Evadés, braqueurs, trafiquants, maquereaux, assassins… Qui sont-ils réellement, ces nouveaux frères de la côte? Les «aînés» ont découvert cet eldorado au milieu des années 1980 et s’y sont installés. Souvent issus de l’antédiluvien gang des Lyonnais, ils se nomment alors Lothoz, Gandeboeuf, dit «Christo», ou Vidal, surnommé «Momond Vidal». A cette époque, les Français n’inquiètent guère les autorités locales. Mais tout bascule le 9 novembre 1987 au matin. Ce jour-là, l’enlèvement d’une enfant de 6 ans, sur le chemin de l’école, claque comme un coup de tonnerre dans le ciel sans nuages de Marbella. «Oscar» (pseudonyme des ravisseurs) exige 13 millions de dollars des parents de Mélodie, la chanteuse d’opéra pop Kimera et le milliardaire libanais Raymond Nakachian. Heureusement, le 20 novembre, les policiers libèrent la fillette. Huit Français sont inculpés pour ce rapt. Le cerveau, Jean-Louis Camerini, avait repéré sa proie en se déguisant en clown lors d’une réception donnée par les Nakachian… La lourde condamnation du truand – à plus de vingt et un ans d’emprisonnement en 1992 – met temporairement un frein aux appétits français. Temporairement, car, le 29 avril 1998, l’un des «anciens», Jean-Pierre Gandeboeuf, est arrêté par les Stup de Marseille. Il sort d’un grand hôtel de Madrid où il vient de déjeuner avec les clients de la chambre 501, des Mexicains. On le soupçonne d’avoir financé un vaste commerce triangulaire entre l’Espagne, la Colombie et la France. Un «beau mec», disent les policiers: la fiche de Gandeboeuf, 59 ans, évoque pêle-mêle braquages, règlements de comptes et même… un bris de clôture.

Aujourd’hui, bon nombre d’aînés ne profitent plus que du soleil. Ils ont laissé le champ libre à la deuxième vague d’immigration, arrivée dans la seconde moitié des années 1990: celle des «réfugiés». Ils sont parisiens, lyonnais ou marseillais d’origine et tiennent toujours le haut du pavé. Ces aristocrates du braquage ont posé leurs valises en famille pour échapper aux foudres de la justice ou au feu des 11,43. Une fois sur place, ils se sont embourgeoisés, investissant dans le hasch. Jacques Grangeon était l’une des figures de cette bruyante communauté, qui recevait, à l’occasion, la jet-set du cinéma. Il a, depuis, passé l’arme à gauche. Une sale histoire.

Il est près de 23 heures, ce 5 octobre 1996, à Marbella, dans une villa au luxe tapageur. La silhouette athlétique de Grangeon, 45 ans, et celle de sa compagne, Catherine, une ancienne prostituée, se dessinent derrière la baie vitrée. Le couple n’a pas encore tiré les rideaux chamarrés. Trois hommes débouchent du chemin de terre à l’arrière de la propriété. Dans le jardin, ils masquent leur progression en se cachant derrière les troncs des palmiers. Une fois sur la terrasse, ils ouvrent le feu au kalachnikov sans faire le détail. Ils achèveront les victimes au pistolet, sans s’embarrasser des règles du «savoir-tuer», qui imposent d’épargner les compagnes. Grangeon s’apprêtait à acheter un club situé à l’entrée d’Estepona. L’établissement de bains est, depuis, tombé entre les griffes de l’un de ses concurrents français. Un sauna décidément très chaud: le 4 octobre 1997, soit un an après l’élimination de Grangeon, une rafale fauchait, sur le perron, un autre malfaiteur français, surnommé «Sumo»…

Homme d’entregent, Grangeon tentait de resserrer les liens entre Lyonnais, Marseillais et Parisiens. Ainsi avait-il facilité l’implantation de Michel Crutel. Ce spécialiste du braquage éprouvait le besoin de mettre une frontière entre lui et la justice française. On impute, en effet, à ce self-made-man les plus importants hold-up de ces dernières années, comme l’attaque de l’Airbus de Perpignan, en août 1996. Avec sa bande, surnommée «la Dream Team», il s’est spécialisé dans les attaques de sociétés de transport de fonds. Ce violent Blitzkrieg lui a valu un surnom qui sent bon le sable chaud: «le Militaire». Crutel semblait avoir trouvé son équilibre à la Casa Calandria, une villa de Marbella qu’il louait «3 500 euros par mois», selon un policier espagnol. Il avait même inscrit son fils et sa fille dans une école privée. Une nuit du printemps 1999, il a pris la route d’Algésiras, à une centaine de kilomètres de là, pour une ultime opération.

Algésiras. Ville ouverte à tous les trafics. L’inspecteur en chef Fernando Calleja, imperturbable patron de l’Udyco (l’unité de lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé), se souvient encore de ce 21 mai 1999. A 8 h 40, le gardien de l’hôpital Punta Europa appelle le commissariat. Dans un fourgon blanc, abandonné devant l’entrée, il vient de découvrir le corps d’un homme tout de noir vêtu, des cheveux aux baskets Nike. Il gît la tête tournée vers le rocher de Gibraltar, au fond de la baie. L’inconnu d’Algésiras a des papiers au nom de «Christian David», trop passe-partout pour être honnête. Il s’appelle en réalité Michel Crutel. Le caïd allait fêter ses 44 ans et venait de raser sa célèbre moustache.

Ce matin-là, Crutel avait tenté le diable pour quelques dollars de plus. Juché sur une échelle métallique, à la fraîche, il avait forcé la fenêtre d’un garage, dans une friche industrielle d’Algésiras. A l’intérieur, 293 kilos de cannabis dormaient dans des sacs de plastique. Mais Crutel n’a pas le pied-de-biche léger: le bruit réveille Antonio, le gardien, qui somnole de l’autre côté de la cour. Le voleur de hasch s’en aperçoit et tire. Antonio riposte à la Winchester. Crutel chute lourdement. Ses trois complices l’embarquent dans leur Citroën Jumper, qu’ils abandonnent devant l’hôpital, à 2 kilomètres de là. La dernière campagne du «Militaire» n’aura pas été la plus glorieuse.

Son avocat et ami Denis Giraud se souvient d’ «un garçon hors norme, qui savait rester simple». Crutel ou une vie faite d’embardées. A la fin des années 1970, jeune voleur sans envergure, il prête sa moto à son amie pour qu’elle l’essaie sur l’autoroute. Il la suit en voiture. La moto dérape. Elle meurt dans ses bras. «Depuis, son comportement avait quelque chose de suicidaire, se souvient l’un de ses fidèles, qui l’a connu à la centrale de Poissy, entre 1979 et 1981, lorsque l’équipe s’est formée. Dans la cour, il passait inaperçu avec sa tête de paysan berrichon. Il n’en rajoutait jamais.» «Pour moi, il y a comme un mirage espagnol, résume joliment cet ami de vingt ans. Tous ceux qui y sont descendus ont déconné. Ils ont vu passer tellement d’argent qu’ils se sont dit: pourquoi pas moi? Quitte à faire des entorses à la mentale [la loi du milieu].»

La loi du milieu relève plus du glaive que de la balance. Nordine Benali, dit «la Puce», en sait quelque chose, lui qui a aussi succombé à l’attrait du Grand Sud. Paname, début des années 1990. Nordine Benali, braqueur en devenir, se rapproche du caïd Claude Genova. Mais l’assassinat du parrain, en août 1994, bouscule tous les équilibres du grand banditisme. C’est, à son échelle, une réplique de l’attentat de Sarajevo, en 1914: il précipite deux blocs l’un contre l’autre, dans une guerre totale (voir L’Express du 2 novembre 2000). Pour les policiers, Nordine est impliqué dans les règlements de comptes sanglants de l’époque, armant le bras de son frère Djamel. Ses proches retiennent qu’il est aussi capable de recueillir une petite chatte abandonnée, baptisée Pénélope.

Quoi qu’il en soit, en 1995, Paris a changé de mains. Fidèles de Genova jusqu’à sa fin, Nordine et Djamel Benali se replient en grande banlieue: sur la Costa del Sol. L’Espagne s’impose comme une évidence pour ces frangins, qui ne se lassent jamais de revoir le film de Carlos Saura Vivre vite. A Marbella, où ils élisent domicile dans une résidence de luxe, ils croisent la route d’autres exilés français. La police les soupçonne, d’ailleurs, de l’assassinat de Jacques Grangeon et de sa concubine. Nordine et Djamel Benali clament leur innocence et vont tenter leur chance à l’intérieur des terres, à Séville. «La Puce» s’était pris d’affection pour ces ruelles tortueuses, pour les visages graves des vierges en azulejos qui ornent les murs, près de la plaza de toros. En 1997, les affaires reprennent. «La Puce» (devenu la Pulga, en espagnol) et Djamel lancent un petit club, situé près de Gran Plaza. Avec un brin de nostalgie, ils baptisent l’endroit El Baron, allusion à un célèbre établissement de nuit parisien, près des Champs-Elysées. Un contentieux entre associés français a eu raison, depuis, du Baron sévillan. L’établissement s’est refait une virginité, en devenant une tranquille bodega.

Le vent tourne en octobre 1998. Les Benali sont arrêtés lors d’un coup de filet policier baptisé «Victoria», l’une des plus importantes opérations antidrogue jamais réalisées en Andalousie. Les affaires du passé semblent, elles aussi, resurgir jusque dans ce bout d’Europe: Djamel est assassiné, le 17 décembre 1999, un vendredi de ramadan. «La Puce» apprend la nouvelle en prison, où il n’absorbe que de la nourriture lyophilisée par peur d’être empoisonné. Il résume l’affaire d’une jolie formule: «Avec la disparition de Djamel, j’ai perdu mon oeil de derrière.» Ce jour-là, Nordine jure d’arrêter la cocaïne pour ne pas trembler au moment de venger son frère. Il ne carbure plus qu’au thé et à la baguette beurrée.

Nordine ne tremble d’ailleurs pas lorsqu’il meurt, à son tour, dans la nuit du 4 au 5 octobre 2001. Il vient d’emménager à Los Pajaros, un quartier populaire du nord de la ville qui lui rappelle Gagny et Le Raincy (Seine-Saint-Denis), où il a grandi. Ce soir-là, le braqueur rentre d’un dîner dans une petite pizzeria, la Casa Nostra, sur les bords du Guadalquivir. Il a laissé son colt 45 dans son nouvel appartement, au quatrième étage de la rue Mirlo. Il arrête sa voiture le long d’une placette en terre battue. Nordine Benali dépose sur le trottoir les petites assiettes, soulignées d’un liseré jaune, qu’il a achetées dans la soirée. Il claque le coffre de l’Opel lorsqu’une voix l’appelle dans son dos: «Nordine, Nordine.» Un «accent français», diront les témoins. Nordine Benali se retourne: la voix porte une cagoule noire. «La Puce» s’écroule, touché de plusieurs balles. Il tente de se relever, lorsque le tueur revient terminer la besogne. Un ami espagnol tiendra à payer une partie des obsèques. Avec la mort de Nordine Benali, voyou à l’ancienne, une page du grand banditisme français en Espagne est tournée.

Car, après la vague des aînés et le flot des «réfugiés», le Grand Sud espagnol subit de plein fouet la déferlante des «héritiers». Issus de cités de banlieue, ils n’appartiennent pas à la voyoucratie traditionnelle. Ce sont des «libéraux» qui militent pour la dérégulation du marché et la suppression des intermédiaires. Souvent d’origine maghrébine, ils sont, d’ailleurs, plus à l’aise que les anciennes générations pour traiter directement avec les fournisseurs marocains. Il faut ensuite remonter la came au plus vite vers le nord pour éviter les balles perdues des concurrents. Comme les armateurs d’antan, ils affrètent donc leurs équipages, mais pour conduire des voitures rapides, rémunérant leurs chauffeurs 150 euros du kilo.

GOFAST260En novembre 2001, la police judiciaire de Versailles stoppe ainsi un convoi sur une aire d’autoroute, près de Poitiers. Trois voitures rentraient, pied au plancher, de Torremolinos pour livrer, en direct, les cités des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis. Une BMW et un Renault Scénic ouvraient la voie à une Range Rover, chargée de 750 kilos d’ «aya», un cannabis de bonne qualité. La force prime sur la discrétion: les passeurs n’ont même pas pris la peine de jeter une couverture sur la marchandise.

Les «héritiers» ont retenu la leçon: il devient dangereux de construire des châteaux en Espagne. D’ailleurs, ils ne font que traverser l’Andalousie. A plus de 200 kilomètres à l’heure…

 

video et image:

-http://www.sortiespourtous.com/article-petit-voyage-europe-2014-121378533.html

-http://www.lexpress.fr/informations/los-bandidos-franceses_648091.html

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Lire ce témoignage d’un vécu sur la Costa del Sol

dans ce livre

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TRACFIN “The Panama Papers”: los traficantes de droga, de armas y estafadores que abrieron sociedades con Mossack Fonseca | CIPER Chile CIPER Chile

“The Panama Papers”: los traficantes de droga, de armas y estafadores que abrieron sociedades con Mossack Fonseca

 

mf 2Un abogado chileno integra la lista de defraudadores, estafadores y traficantes de droga, que han utilizado los servicios de Mossack Fonseca para crear sociedades offshore. Fernando del Valle, radicado hace varias décadas en España, fue protagonista de una de las operaciones más grandes de lavado de dinero en la historia de ese país. En la nueva nómina aparece también un narcotraficante peruano que exportaba cocaína en latas de espárragos y un ucraniano que ha ganado fama como “el mafioso más peligroso del mundo”.

Acceda aquí al buscador de sociedades de los “Papeles de Panamá” 

En noviembre de 2005, oficiales de Aduanas en el puerto holandés de Rotterdam recibieron una información: un cargamento de espárragos de Perú podría contener algo más que vegetales.

Una semana después, 60 paletas de espárragos blancos delgados llegaron al puerto en tres contenedores. El 80% de las latas contenía espárragos. El resto contenía cocaína, más de una tonelada y media.

Las autoridades holandesas y peruanas dijeron que un hombre conocido en Perú como “El Holandés” – Ment Dijkhuizen Cáceres – estaba detrás del tráfico de drogas a escala industrial. Investigadores hallaron que él y su abogado, Eduardo Gallardo Arciniega, usaron una serie de compañías offshore para lavar el dinero.

Cargamento decomisado de espárragos y cocaína

Cargamento decomisado de espárragos y cocaína

Dijkhuizen y Gallardo registraron al menos cuatro de esas compañías de fachada con Mossack Fonseca como agente registrado, la firma con base en Panamá que se ha hecho mundialmente conocida por crear compañías offshore difíciles de rastrear para políticos, inversores adinerados y, en muchos casos, conocidos criminales.

Dijkhuizen es uno de los “malhechores” de Mossack Fonseca –criminales y convictos que se han beneficiado de los servicios proveídos por la firma que está en el centro del escándalo de los “Papeles de Panamá”.

Los archivos internos de Mossack Fonseca incluyen compañías vinculadas a al menos 36 estadounidenses que han sido acusados o condenados por fraude y otros serios delitos financieros. Los archivos de la firma también incluyen a 33 personas y compañías en la lista negra del Departamento del Tesoro de EE.UU., debido a la evidencia de que han estado envueltos en negocios con capos mexicanos de la droga u organizaciones terroristas como Hizbulá.

Mossack Fonseca dijo a ICIJ y a otros medios asociados, que “no impulsa o promueve actos ilegales”.

Señaló, además, que confía en intermediarios a los que se refiere como sus “clientes” -banqueros, abogados y otras figuras que alimentan sus negocios-, para que se aseguren de que la gente que consigue compañías offshore por medio de la firma no esté involucrada en actividades criminales. La firma dijo que también tiene procedimientos de verificación diseñados para identificar a clientes sospechosos “en la medida de lo razonablemente posible”.

En casos en que las compañías formadas por Mossack Fonseca acabaron en manos de criminales, un portavoz señaló que firma ha “condenado enfáticamente la situación” y tomado acciones para lidiar con el problema.

El bufete panameño se negó a contestar preguntas sobre compañías offshore vinculadas a Dijkhuizen y cinco otras figuras notorias cuyos casos se exploran en este artículo, incluyendo a una narcotraficante conocida como la “Reina del Sur”, un estafador estadounidense que estableció una caridad falsa en el nombre de un santo católico y un supuesto mafioso conocido en el hampa ruso como el “Jefe de Jefes”.

COMPORTAMIENTO FINO Y EDUCADO

Nombre: Ment Floor Dijkhuizen Cáceres
Nacionalidad: Peruano
Fama: Narcotraficante
Lugar: Perú y Holanda
Alias: El Holandés

"El Holandés"

“El Holandés”

La operación de cocaína de Ment Dijkhuizen había estado bajo escrutinio por años, mucho antes de su arresto. Sandra Barrios Villacorta, secretaria de una figura clave de la organización de Dijkhuizen que había sido arrestada, fue asesinada mientras llevaba a su hija a la escuela. La policía sospechaba que ella “sabía demasiado”, de acuerdo al diario La República.

Tras descubrir en 2006 que Dijkhuizen había sido el blanco de un enorme arresto por drogas, Jürgen Mossack, co-fundador de Mossack Fonseca, expresó sorpresa por el hecho de que su firma había aceptado a un hombre como ese como cliente. “¿Hay cuentas bancarias?”, escribió Mossack. “¿Somos signatarios?… Me pregunto qué tipo de verificación se hace a los clientes en Perú”.

Mónica Ycaza, representante de Mossack Fonseca en Perú, respondió que no había forma de saberlo. El abogado de Dijkhuizen, Eduardo Gallardo, quien negoció la creación de las compañías, era “una persona de comportamiento fino y educado, lo que no nos dio causa para dudar de él”, dijo Ycaza. 

LA REINA DE LAS DROGAS

Nombre: Marllory Dadiana Chacón Rossell
Nacionalidad: Guatemalteca
Fama: Traficante de drogas, lavado de dinero
Lugares: Guatemala, Honduras, Panamá, México, Estados Unidos
Alias: Reina del Sur

En enero de 2012, las autoridades de EE.UU. identificaron a Mallory Dadiana Chacón Rossell como “una de las más prolíficas narcotraficantes en Centroamérica”. Agentes del Tesoro de EE.UU. la acusaron de enviar miles de kilos de cocaína desde Guatemala a los Estados Unidos y lavar miles de millones de dólares cada mes.

No es usual que una mujer obtenga el estatus de jefa de las drogas, por ello la prensa guatemalteca la nombró “la Reina del Sur”.

"La Reina del Sur"

“La Reina del Sur”

En la cumbre del reinado de Chacón Rossell, ella y su familia vivían en la opulencia en Ciudad de Guatemala, codeándose con políticos y la alta sociedad, y vacacionando en Europa. Para la segunda mitad de sus años 30, ya era madre de cinco hijos y la jefa de un imperio que incluía hoteles, una lotería nacional, una firma de construcción y una tienda de ropas de alta costura. Agentes de EE.UU. identificaron 24 negocios conectados a ella.

Mossack Fonseca tuvo un rol en su reinado, según indican los archivos internos de la firma.

En 2008, la firma ayudó a establecer Brodway Commerce Inc. donde Chacón Rossell figuraba como directora y presidenta. Mossack Fonseca también asistió a la compañía a crear cuentas con el Banco Banvivienda de Panamá y el Banco Reformador de Guatemala. Para octubre de 2009, la cuenta en el Banco Reformador tenía US$12 millones, según los registros.

En 2015, Chacón Rossell hizo un trato con el Departamento de Justicia de EE.UU., consiguiendo una reducción de sentencia a cambio de su cooperación con las autoridades estadounidenses. Su verdadero castigo es un secreto y un juez ordenó que su caso sea sellado por cinco años.

OPERACIÓN BALLENA BLANCA

Nombre: Fernando del Valle
Nacionalidad: Chileno
Fama: Lavado de Dinero
Lugar: España

Fernando del Valle

Fernando del Valle

En 2005, las autoridades españolas arrestaron a 50 personas en la Operación Ballena Blanca, en lo que fue considerado uno de los mayores episodios de lavado de dinero en la historia de España. En el centro de la supuesta operación de lavado de US$300 millones, dijeron los fiscales, estaba el abogado chileno Fernando del Valle, quien estableció compañías que ayudaron a narcotraficantes, mafiosos, contrabandistas de armas y proxenetas a meter dinero sucio en bienes raíces.

En 2007, dos años después de que fuera arrestado en el caso Ballena Blanca, Del Valle logró que Mossack Fonseca reactivara una compañía que había formado en 1979, llamada Nitel Values SA.

Mossack Fonseca no supo del arresto de Del Valle hasta 2009, cuando éste pidió crear una compañía nueva para un cliente alemán. Cerca de un mes después, Mossack Fonseca renunció a ser agente registrado de Nitel Values.

En 2011, una corte española sentenció a Del Valle a más de seis años en prisión por lavado de dinero y fraude de impuestos.

LISTA DE QUEHACERES

Nombre: Martin Frankel
Nacionalidad: Estadounidense
Fama: Estafador
Lugar: Estados Unidos

En febrero del 2000, las autoridades de EE.UU. acudieron a Mossack Fonseca por medio del fiscal general de las Islas Vírgenes Británicas, exigiendo información sobre dos compañías offshore propiedad del conocido criminal financiero Martin Frankel. Había sido por mucho tiempo cliente de la firma, incluso cuando se embolsó más de US$200 millones de compañías de seguros en cinco estados, llevándose parte del dinero consigo cuando fue descubierto.

Martin Frankel

Martin Frankel

Frankel también estableció una fundación caritativa falsa, que lleva el nombra de un santo católico y que prometía juntar dinero para los pobres pero en realidad financiaba su lujoso estilo de vida, que incluía mansiones, costosos autos, guardaespaldas y una serie de novias.

Cuando Frankel huyó de EEUU en 1999, dijeron las autoridades, dejó una carta astrológica que respondía a la pregunta “¿Iré a prisión?” y una lista de quehaceres que incluía “lavar dinero”. Cuando las autoridades finalmente alcanzaron a Frankel en Hamburgo, Alemania, hallaron 547 diamantes y nueve pasaportes falsos.

Mossack Fonseca tardó varios meses en responder al pedido oficial de documentos en 2000. En ese período, cerró compañías vinculadas a Frankel y buscó salirse de su asociación con él. En 2002, Frankel se declaró culpable de 20 cargos de fraude electrónico y cargos de fraude de valores y conspiración de crimen organizado. 

ARMAS Y DINERO

Nombre: John Knight
Nacionalidad: Británico
Fama: Traficante de armas
Lugar: Reino Unido

En noviembre de 2004, John Knight admitió que había negociado con Sudán para proveerle tanques, lanzacohetes, armas de artillería y aviones soviéticos, mientras se cometía genocidio en Darfur.

Knight ya era famoso en Gran Bretaña. En 1991, un reportero del Daily Mirror trabajó encubierto y armó un trato para comprarle fusiles Kalashnikov. Cuando el diario The Scotsman preguntó a Knight en 2004 por qué vendía armas al régimen sudanés, Knight señaló a Adolf Hitler, diciendo “la gente le suministraba cosas. Él fue el mayor tirano de todos”.

A través de un intermediario en Chipre, Knight compró en 2005 a Mossack Fonseca una compañía de Islas Vírgenes Británicas llamada Endeavour Resources Limited. Usó la sociedad offshore para traficar armas en el Medio Oriente, de acuerdo al gobierno británico.

En 2007, las autoridades aduaneras británicas allanaron la casa de US$3 millones de Knight en las afueras de Londres, buscando evidencia de que había estado comerciando armas con Irán. Hallaron documentos triturados que, cuando fueron reconstruidos, mostraron que Knight cubrió sus planes de compra de 130 armas automáticas a Irán para venderlas a Kuwait por medio de Endeavour Resources. Fue sentenciado a cuatro años de prisión por esto.

Mossack Fonseca renunció a ser agente registrado de Endeavour Resources, pero sigue siendo agente de Business Systems Consultant Ltd., una compañía de las Bahamas citada como directora de Endeavour Resources.

JEFE DE JEFES

Nombre: Semion Mogilevich
Nacionalidad: Ucraniano
Fama: Llamado “el mafioso más peligroso del mundo”
Lugar: Moscú
Alias: el Jefe de Jefes; Don Cerebro; Sr. Bigski; Seva

En 2009, el FBI incluyó a Semion Mogilevich en su lista de los 10 fugitivos más buscados, llamándolo un “estafador de nivel mundial y un despiadado criminal” que estaba “envuelto en tráfico de armas, asesinatos por contrato, extorsión, narcotráfico y prostitución a escala internacional”. Conocido como el Jefe de Jefes, el método de preferencia de este corpulento fumador ucraniano de neutralizar a sus enemigos era el coche bomba, reportó The Guardian.

Mogilevich se inició en el crimen organizado robando a otros judíos soviéticos que migraban a Israel, de acuerdo a The Independent. Se habría establecido en Hungría e Israel.

Una acusación hecha por las autoridades de EE.UU. en 2003 señalaba a Mogilevich como el hombre detrás del fraude de YBM Magnex International, una compañía de Pennsylvania que despojó a sus inversores de alrededor de US$150 millones.

Semion Mogilevich

Semion Mogilevich

Mogilevich tenía varias conexiones estrechas con compañías registradas por Mossack Fonseca, aunque ninguna parece haber estado a su nombre. En 2001, la oficina del fiscal general de las Bahamas escribió a Mossack Fonseca pidiendo información sobre Rosebud Consultants Inc., una compañía registrada por la firma en Nassau. Los funcionarios de las Bahamas actuaban en respuesta a un pedido de las autoridades de EE.UU. que investigaban lo que aseguraban eran pagos hechos a Mogilevich a través de Rosebud y su abogado Adrian Churchward en conexión con el escándalo de YBM Magnex. Los archivos internos de Mossack Fonseca no muestran vínculos entre Churchward y Rosebud, pero el pedido investigativo decía que fiscales de EE.UU. creían que Churchward estaba “asociado” a Rosebud y que la compañía desviaba US$20.000 por mes como “honorarios de consultor” a Mogilevich.

Churchward también era director de Trinity Films Inc. junto con Galina V. Grigoryeva, quien estuvo casada con Mogilevich, y luego con Churchward. Mossack Fonseca registró esa compañía en las Bahamas, en marzo de 1996.

Churchward ahora escribe thrillers, incluyendo Moscow Bound, sobre la atormentada esposa de un oligarca ruso y un abogado en fuga por un crimen que no cometieron. Tras la publicación de los primeros artículos de los Papeles de Panamá, Churchward criticó duramente a la industria offshore, diciendo en Twitter que los ricos y poderosos tienen “un firme agarre de su corrupción”.

“Nada cambiará”, añadió. “La élite global y sus sirvientes políticos no son pavos que están a punto de votar por Navidad”.

Al solicitársele comentarios sobre su conexión con compañías de Mossack Fonseca, Churchward dijo en un email: “Mis abogados me dijeron que si el Sr. Mogilevich va a juicio yo podría ser llamado por los fiscales o por la defensa para dar testimonio como testigo y, por lo tanto, no debería comentar sobre ningún aspecto de alguna supuesta relación con el Sr. Mogilevich”.

Otra conexión de Mogilevich en los Papeles de Panamá es Igor Fisherman, un estadounidense nacido en Ucrania, acusado por EE.UU. junto a Mogilevich en el caso YBM Magnex. La esposa de Fisherman, Olga Zhunzhurova, tenía poder legal sobre Hastan Finance SA, una compañía comprada en las Seychelles, un paraíso fiscal en el Océano Índico, a través de un intermediario en Suiza.

El FBI dijo en 2009 que Mogilevich vivía en Moscú. En 2015, la agencia lo sacó de su lista de “Diez Más Buscados”, señalando que “la extensa atención nacional e internacional que se le dedicó no generó información que ayude a su aprehensión”.

No se pudo dar con Mogilevich para que comente sobre este artículo. En un artículo de 1999, el New York Times lo citó diciendo: “No soy un líder o participante activo en ningún grupo criminal”. Cuando la BBC le preguntó sobre el caso YBM Magnex en 1999, dijo: “Bueno, si hallaron delitos, depende de ellos probarlo”.

Frankel, Knight y Dijkhuizen tampoco pudieron ser contactados. En un email, Del Valle dijo que no podía hacer comentarios. El abogado de Chacón Rossell dijo que su cliente también rechazaba hacerlo.

*Traducción diario ABC Color de Paraguay

http://ciperchile.cl/2016/05/09/the-panama-papers-los-traficantes-de-droga-de-armas-y-estafadores-que-abrieron-sociedades-con-mossack-fonseca/

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DROGUES (Cannabis, Héroïne, Cocaïne, Méthamphétamines etc.etc.): le coût de la politique de lutte contre les drogues en France et dans le monde

A défaut d’avoir une analyse exhaustive du coût de la guerre aux drogues en France dans le périmètre utilisé par la Commission mondiale des drogues, nous disposons de données objectives sur le coût direct de la politique gouvernementale de lutte antidrogues.

La dernière source d’information, difficilement contestable, est un rapport parlementaire publié en novembre 2014.

Une enquête parlementaire

Les données présentées ci-dessous sont issues du rapport d’information de la mission d’évaluation de la politique de lutte contre l’usage des substances illicites publié par l’Assemblée nationale le 20 novembre 2014. Ce rapport est le fruit du travail réalisé par des députés dans le cadre du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) de l’Assemblée nationale. Suite à la décision du Conseil d’Etat relative au projet de salle de consommation à moindre risque, le CEC avait en effet inscrit le 31 octobre 2013 à son programme de travail une évaluation de la politique de lutte contre l’usage des substances illicites, proposition formulée par le groupe SRC. Anne-Yvonne Le Dain et Laurent Marcangeli ont été désignés rapporteurs le 5 décembre 2013.

http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i2385.asp

La face émergée de l’iceberg

Les données collectées par la mission parlementaire d’information sont issues du document de politique transversale (DPT) annexé au projet de loi de finances 2014 et intitulé « politique de lutte contre les drogues et la toxicomanie » (rappel : un DPT permet d’individualiser le coût, pour l‘Etat, d’une politique publique). Le DPT 2014 regroupe ainsi les contributions de 26 programmes à cette politique publique. Dit autrement, il s’agit des crédits directement consacrés par l’Etat à la politique publique de lutte contre les drogues. Le coût total de ces programmes publics est de 1,185 milliard euros. Cet argent de l’Etat est dépensé dans trois directions.

Premier bloc : il s’agit des programmes qui traduisent l’activité répressive de l’Etat, en application de la loi de 1970 (répression des infractions à la loi sur les stupéfiants, de l’usage simple au trafic). Le poids budgétaire de cette activité répressive est de 850 millions d’euros, soit près des trois quarts des sommes totales consacrées par l’Etat à la lutte contre les drogues illicites (72%).

Détail

  • police : 225 millions
  • douanes : 252 millions
  • gendarmerie : 167 millions
  • services judiciaires : 101 millions
  • coopération : 48 millions
  • marine nationale : 21 millions

Il conviendrait d’ajouter à ces crédits traduisant l’activité répressive de l’Etat le coût des incarcérations en raison des ILS. Si l’on applique le ratio identifié par la Commission mondiale des drogues, un quart des 65 000 personnes détenues en France seraient donc en prison en raison d’une sanction pénale prise au titre de la loi du 31 décembre 1970, soit 16 000 personnes. Rappelons que le coût annuel moyen d’un détenu en France est de 30 000 euros. En appliquant ce coût moyen au nombre estimé de personnes en prison pour ILS, le coût total annuel pour le budget de l’Etat serait donc de 480 millions d’euros… qui seraient dès lors à ajouter aux montants précédents. Si l’on prend l’hypothèse minimaliste de 5% des détenus en France incarcérés pour usage simple (voir section 2, page 10), cela fait 3 250 détenus, soit un coût annuel total de 97,5 millions d’euros.

Second bloc : programmes de prévention de toutes les addictions (et pas seulement les produits classés comme stupéfiants) : 300 millions d’euros

  • enseignement élémentaire : 4 millions
  • enseignement secondaire : 274 millions
  • politique des sports : 9 millions
  • politique de santé publique : 11 millions

Troisième bloc : solde (35 millions)

  • animation interministérielle : 19 millions (notamment le fonctionnement de la MILDECA)
  • différents programmes transversaux (dont recherche)

A ces coûts directs imputés sur le budget de l’Etat, il convient d’ajouter le coût des dépenses de santé directement liées à la prise en charge des addictions et à la politique de Réduction des Risques. Ces coûts sont imputés sur le budget de l’Assurance-maladie à hauteur de 830 millions d’euros :

  • FNPEIS (dont le budget de l’expérimentation des salles de consommation à moindre risque)
  • CAARUD & CSAPA (les dispositifs médicosociaux dédiés aux usagers de drogues problématiques) : 375 millions (2013) – mais qui incluent aussi la partie alcoologie.
  • Filière hospitalière :
    • consultations hospitalières ou des équipes de liaison en addictologie : 100 millions (2012)
    • activité addictologie des autres établissements de santé : 285 millions (2011)
  • Prise en charge des traitements de substitution aux opiacés : 69 millions (2013) / NB : c’est la seule ligne de cette enveloppe « santé » qui concerne exclusivement les stupéfiants.

TOTAL coûts directs : 2 milliards euros = 0,1% PIB

[1] Office des Nations unies de lutte contre la drogue et la criminalité, l’agence spécialisée du système des Nations unies, et dont le siège est à Vienne.

[2] Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par l’Assemblée générale des Nations unies le 16 décembre 1966. Dans son article 6 consacré à la peine de mort, la convention précise que cette peine, dans les Etats où elle n’est pas abolie, ne peut être utilisée que pour « les crimes les plus graves ».

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Le coût mondial de la guerre aux drogues

Depuis une dizaine d’années, de nombreux instituts de recherches et organisations non gouvernementales publient des rapports documentant l’échec de la « guerre aux drogues », mais aussi son coût. En 2011, un groupe d’anciens responsables politiques de haut niveau, dont des anciens chefs d’Etat d’Amérique latine et l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, ont décidé de former la Commission mondiale des drogues (www.globalcommissionondrugs.org). Ce groupe, qui agit comme un think tank de haut niveau ciblant les décideurs publics actuels, collige régulièrement toutes les évidences produites pour documenter l’échec de la guerre aux drogues, et son coût ainsi que ses effets contreproductifs. Le dernier rapport produit par la Commission mondiale des drogues en septembre 2014 a brillamment synthétisé ce qu’il a appelé une « défaite » dans la guerre aux drogues. Source : http://www.globalcommissionondrugs.org/reports/.

Ce rapport présente « l’addition » d’une guerre ratée, au travers de six conséquences désastreuses pour le bien-être des individus, des communautés et des Etats. Les propos suivants reprennent in extenso les pages 12 et 13 du rapport de 2014.

UNE DÉFAITE!

La communauté internationale est plus que jamais aux antipodes d’un « monde sans drogues ». La production, l’offre et la consommation de stupéfiants continuent d’augmenter, malgré l’accroissement des ressources consacrées à la répression.

  • La « meilleure estimation » de l’ONUDC[1] du nombre de consommateurs dans le monde (usage pendant l’année précédant l’estimation) est passée de 203 millions en 2008 à 243 millions en 2012, ce qui représente, en quatre ans, une hausse en valeur absolue de 18 %, correspondant à une augmentation de la prévalence de l’usage de drogue en population générale de 4,6 % à 5,2 %.
  • La production illégale d’opium dans le monde a crû de plus de 380 % depuis 1980, passant de 1 000 tonnes à plus de 4 000 tonnes aujourd’hui. Simultanément, le prix de l’héroïne s’est effondré de 75 % en Europe depuis 1990, et de 80 % aux États Unis depuis 1980, malgré une augmentation du degré de pureté.
  • Le système international de contrôle des drogues « patauge », du propre aveu de ses représentants, face à la prolifération de nouvelles substances psychoactives (NSP). En 2013, le nombre de ces substances dépassait celui des drogues interdites en vertu du cadre international de contrôle des drogues.

UNE MENACE POUR LA SANTÉ PUBLIQUE ET LA SÉCURITÉ

L’application de lois punitives pour lutter contre la drogue attise la criminalité et accroît les risques sanitaires liés à l’usage de drogue, en particulier chez les personnes les plus vulnérables. En effet, la production, l’expédition et la vente au détail des drogues sont laissées entre les mains du crime organisé, et les usagers de stupéfiants sont criminalisés, au lieu d’être aidés.

  • La production et la vente au détail clandestines aboutissent souvent à la mise sur le marché de drogues frelatées, dont la puissance et la pureté sont inconnues et qui s’accompagnent de risques nettement supérieurs. Deux exemples : l’héroïne contaminée par de l’anthrax ou la cocaïne coupée avec du lévamisole, un vermifuge.
  • Plus du tiers (37 %) des 1,8 million de personnes qui s’injectent des drogues en Russie sont infectées par le VIH. En raison d’un choix des autorités russes pour la criminalisation des utilisateurs, l’accès à des services vitaux de réduction des risques, tels les programmes d’échange d’aiguilles et de seringues (PES), est très restreint voire, dans le cas des traitements de substitution opiacés (TSO), totalement interdit.
  • Le régime actuel de contrôle des drogues a créé des obstacles légaux et politiques à la distribution d’opiacés aux fins d’atténuation de la douleur et de soins palliatifs. Plus de 5,5 milliards de personnes ont un accès gravement limité – ou n’ont aucun accès – aux médicaments dont ils ont besoin.
  • Les politiques restrictives augmentent le risque de mort prématurée par surdose ou réaction aiguë à la prise de drogues. En 2010, par exemple, plus de 20 000 morts par surdose de drogue illégale ont été dénombrées aux États-Unis. Or la naloxone, médicament en mesure de contrer les effets des surdoses d’opiacés, n’est toujours pas disponible partout (c’est le cas en France).

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DISCRIMINATION ET ATTEINTES AUX DROITS HUMAINS

Les approches politiques punitives en matière de drogues portent atteinte aux droits humains dans toutes les régions du monde. Elles conduisent à l’érosion des libertés civiles et des normes d’équité des procès, à la stigmatisation de personnes et de groupes – particulièrement les femmes, les jeunes et les minorités ethniques – et à l’imposition de peines abusives et inhumaines.

  • Bien que la peine de mort pour des infractions liées à la drogue soit illégale en vertu d’un pacte international[2], elle est encore appliquée dans 33 pays. Ainsi, au motif de telles infractions, plus de 1 000 personnes sont exécutées chaque année dans le monde.
  • L’application des lois contre la drogue a fait exploser le nombre de détenus (peines d’emprisonnement, détention provisoire ou internement administratif). De nombreuses personnes sont en outre internées dans des centres de détention obligatoire pour toxicomanes, en particulier quelque 235 000 personnes en Chine et en Asie du Sud Est.
  • Dans le monde, davantage de femmes sont emprisonnées pour des infractions liées à la drogue que pour tout autre crime. Une femme sur quatre derrière les barreaux en Europe et en Asie centrale a été incarcérée pour une telle infraction, et dans de nombreux pays d’Amérique latine cette proportion est encore plus élevée, comme en Argentine (68,2 %), au Costa Rica (70 %) et au Pérou (66,38 %).
  • L’application des lois antidrogue affecte les minorités de manière disproportionnée. Aux États-Unis, les Afro-américains constituent 13 % de la population, pourtant ils comptent pour 33,6 % des arrestations liées à la drogue et 37 % des personnes incarcérées pour des condamnations liées à la drogue. Des disparités raciales similaires ont été observées et documentées ailleurs, comme au Royaume-Uni, au Canada et en Australie.

UN STIMULANT POUR LE CRIME ET L’ENRICHISSEMENT DES CRIMINELS

Au lieu d’apaiser la criminalité, les politiques basées sur l’application des lois antidrogue la stimulent activement. La cherté des drogues illégales donne un motif de profit aux groupes criminels pour entamer le commerce de ces drogues et pousse certains usagers dépendants à commettre des crimes afin de financer leur consommation.

  • La prohibition des drogues a alimenté un marché mondial illégal de l’ordre de plusieurs centaines de milliards, selon l’estimation de L’ONUDC. D’après les données de 2005, la production aurait atteint une valeur de 13 milliards de dollars, le commerce de gros, 94 milliards, et la vente au détail, 322 milliards. La taille du marché mondial de gros des drogues dépasserait l’estimation équivalente pour les céréales, le vin, la bière, le café et le tabac combinés.
  • Les marchés de la drogue clandestins, non réglementés, sont violents par nature. Paradoxalement, les efforts d’interdiction couronnés de succès et les arrestations de chefs de cartels de la drogue et de trafiquants ont tendance à créer une vacance du pouvoir, qui entraîne à son tour un regain de violence, les acteurs restants se disputant les parts de marché libérées.
  • Le trafic de drogues illégales peut renforcer des groupes armés opérant dans des zones étrangères à l’État de droit. Le commerce de l’opium, par exemple, rapporte jusqu’à 500 millions de dollars par an à des groupes paramilitaires qui sévissent le long de la frontière du Pakistan et de l’Afghanistan.

UNE ENTRAVE AU DÉVELOPPEMENT ET A LA SÉCURITÉ ET UNE SOURCE DE CONFLITS

Les producteurs de drogue clandestins et les trafiquants prospèrent dans des régions du monde fragiles, affectées par des conflits et sous-développées, où l’exploitation de populations vulnérables est facile. Il est largement admis que la corruption, la violence et l’instabilité engendrées par les marchés non réglementés de la drogue constituent une menace pour la sécurité et le développement.

  • Les estimations du nombre de morts violentes liées au commerce illégal de la drogue au Mexique depuis la guerre contre le trafic déclarée en 2006 ont changé d’échelle, passant de 60 000 à plus de 100 000.
  • Les profits tirés des drogues illégales alimentent les instabilités régionales en contribuant à armer des groupes rebelles, paramilitaires et terroristes. Le détournement des investissements intérieurs et étrangers des priorités sociales et économiques vers les secteurs militaires et policiers a un effet néfaste sur le développement.
  • En Colombie, des produits chimiques toxiques ont été appliqués par pulvérisation aérienne sur une superficie d’un million d’hectares environ entre 2000 et 2007 dans le cadre d’efforts d’éradication de cultures illicites. Malgré leur effet destructeur sur les moyens de subsistance et les terres, le nombre de lieux de culture illégaux de coca s’est accru pendant la période.

DES MILLIARDS GASPILLÉS ET DES ÉCONOMIES MINÉES

Des dizaines de milliards sont dépensés chaque année pour appliquer les lois antidrogue. Bien que ces milliards profitent à l’industrie de la défense, ils représentent un coût secondaire désastreux, tant sur le plan financier que sur le plan social.

    • L’accent mis sur des stratégies contreproductives d’application des lois pour s’attaquer aux stupéfiants entraîne un « déplacement » des politiques. Autrement dit, il détourne l’attention et les ressources d’interventions sanitaires éprouvées, d’autres priorités policières et d’autres services sociaux.
    • Le commerce de drogues illégales crée un environnement hostile pour les affaires légales. Il décourage l’investissement et le tourisme, crée des conditions de volatilité sectorielle et de concurrence déloyale (associées au blanchiment d’argent) et perturbe la stabilité macroéconomique de certains pays impliqués dans la production et le transit.
    • Le commerce de drogues illégales affaiblit également la gouvernance. Une étude mexicaine de 1998 révélait que les trafiquants de cocaïne dépensaient une somme de l’ordre de 500 millions de dollars par an en pots-de-vin, soit davantage que le budget annuel du Bureau du Procureur général du Mexique. En 2011, les groupes de trafiquants de drogue mexicains et colombiens auraient blanchi jusqu’à 39 milliards de dollars procurés par les revenus tirés de la distribution de gros.

http://gdgr.fr/section-5-les-couts-de-la-guerre-aux-drogues

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WORLDWIDE (Le trafic de drogue ne s’est jamais aussi bien porté): le point sur les réseaux mondialisés de cocaïne, héroïne et méthamphétamine

cargodrogueLIRE:

http://m.rtl.be/info/815371

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TRACFIN: le bitcoin, un moyen de paiement innovant mais sulfureux

Par AFP , publié le 02/05/2016 à 12:34 , mis à jour à 12:34

distributeur-de-bitcoinUne personne touche l’écran d’un distributeur de Bitcoin d’une entreprise espagnole à Barcelone le 10 juillet 2015

afp.com/JOSEP LAGO

Paris – Le bitcoin, très controversé en raison de son manque de transparence et de son utilisation dans des affaires criminelles, est une monnaie immatérielle internationale autorégulée dont le mystère entourant la création a été dissipé avec la révélation de l’identité de son fondateur lundi.

Q: Qu’est ce que le bitcoin’ 

R: Le terme dérive de l’anglais « coin« , pièce de monnaie, et « bit« , unité de mesure informatique binaire. Il désigne à la fois Bitcoin, système de paiement utilisable sur Internet, et le bitcoin, devise monétaire employée par ce système.

En principe, Bitcoin tient à jour un registre à la fois public et infalsifiable de toutes les transactions qui permet d’identifier chaque bitcoin depuis sa création.

Il tire son origine d’un logiciel mis en ligne en février 2009 par un ou plusieurs informaticiens, se cachant derrière le pseudonyme Satoshi Nakamoto.

Après des années de spéculation et de mystère, le véritable créateur de la monnaie numérique bitcoin a révélé lundi son identité à la BBC, The Economist et le magazine GQ: il s’agit de l’entrepreneur australien Craig Wright.

Lors d’une rencontre avec la BBC, il a signé numériquement des messages en utilisant des clés cryptographiques créées pendant les premiers jours du développement de cette monnaie numérique.

Ces clés sont « inextricablement liées » à des lots de bitcoins connus pour avoir été créés par Satoshi Nakamoto.

Q: Combien vaut un bitcoin et comment sont-ils créés ‘ 

R: Le taux, qui est extrêmement fluctuant, est défini sur différentes plateformes (où les valeurs peuvent être différentes au même instant). Ces dernières années, il a culminé jusqu’à plus de 1.000 dollars contre quelques centimes à son lancement. Lundi matin, un bitcoin valait environ 400 euros.

Ces évolutions très importantes lui ont attiré de nombreux détracteurs, qui dénoncent la création d’une bulle spéculative. De fait, certaines personnes achètent des bitcoins uniquement pour les revendre plus cher.

Pour obtenir des bitcoins, il faut tout d’abord télécharger un logiciel gratuit pour pouvoir en fabriquer. Le chercheur de bitcoins, appelé le « mineur« , rejoint alors un réseau réunissant des dizaines de milliers d’ordinateurs dans le monde.

Celui-ci se voit récompensé en bitcoins lorsqu’il résoud des séries d’équations. Avant de pouvoir obtenir son dû, la solution trouvée par le mineur est immédiatement vérifiée par les autres utilisateurs.

Grâce à un algorithme produisant à chaque fois un petit puzzle mathématique, un nombre précis de bitcoins est émis à intervalles réguliers.

Les utilisateurs peuvent dupliquer des bitcoins pour en produire de nouveaux, seulement si leur ordinateur est équipé de ce logiciel complexe.

La création d’un bitcoin à partir d’un codage informatique crypté valorise l’aspect collaboratif en « peer-to-peer » de la vaste communauté d’internautes chargée de contrôler le réseau, qui ne dispose pas d’une autorité centrale.

Il est en effet en théorie impossible de générer un bitcoin avec un seul ordinateur, celui-ci ne disposant pas d’assez de puissance de calcul.

En revanche, si la machine d’un membre du réseau qui met à disposition son ordinateur dans le traitement des transactions est la première à valider une transaction, il reçoit lui-même automatiquement quelques bitcoins.

Q: Quels sont les applications du bitcoin’ 

R: Le bitcoin permet de régler un achat auprès d’un vendeur qui accepte ce type de paiement, qui se fera nécessairement via une plateforme de serveurs nommés « mineur de bitcoins« , qui agrègent la puissance d’ordinateurs privés.

Contrairement par exemple aux paiements par Paypal, le bitcoin est sans frais, aucun intermédiaire ne touchant de commission.

Il peut notamment être échangé contre des devises et, dans certains pays, il est désormais possible de payer la course d’un taxi, de réserver une chambre d’hôtes ou même de se faire verser son salaire en bitcoins. Certains distributeurs de bitcoins ont été installés, permettant de faire des transactions. Mais ils ne délivrent pas de bitcoin physique.

Cette monnaie a été utilisée pour financer des activités illégales, criminelles ou terroristes, en garantissant l’anonymat de la transaction qui passe sous les radars des autorités.

http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/le-bitcoin-un-moyen-de-paiement-innovant-mais-sulfureux_1788234.html

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FRANCE (Affaire Neyret): la grande tartufferie avec un nombre incalculable de faux culs, de vierges effarouchées et de Dalloziens coincés !

Affaire Neyret : un système à la barre

Par Emmanuel Fansten — 1 mai 2016 

neyret22Le long procès qui s’ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris n’est pas seulement celui de Michel Neyret, 60 ans, ancien numéro 2 de la PJ lyonnaise soupçonné d’avoir basculé dans la voyoucratie. Poursuivi (entre autres) pour «corruption», «trafic d’influence», «violation du secret professionnel», «trafic de stupéfiants», «détournement de scellés» et «association de malfaiteurs», l’ex-star de l’antigang incarne aussi la dérive d’un système longtemps toléré. Trois autres policiers comparaissent avec lui (lire l’interview ci-contre), poursuivis pour avoir souscrit à ses méthodes policières «borderline».

Au travers du cas particulier de Michel Neyret, qui risque dix ans de prison, le procès parisien sera aussi celui de certaines méthodes policières, qui ont permis à la PJ lyonnaise de réaliser ses plus belles prises.

Une époque, pas si lointaine, où les entorses au code de procédure pénale étaient monnaie courante,…………………..lire sur: http://www.liberation.fr/france/2016/05/01/affaire-neyret-un-systeme-a-la-barre_1449869

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Tout le monde connaissait les méthodes de Michel Neyret.

Sa hiérarchie, mais aussi les magistrats, les parquetiers, les politiques.

Puis, quand l’affaire a éclaté, tout le monde a crié au loup en dénonçant des méthodes archaïques qui n’ont plus lieu d’être. Mais en Rhône-Alpes, les grosses affaires se sont quasiment arrêtées pendant quatre ans après la chute de Neyret. C’est d’une grande hypocrisie. Quand les douanes saisissent en octobre 7 tonnes de résine de cannabis sous les fenêtres d’un indic rémunéré par l’Etat, de quoi s’agit-il sinon d’un trafic de stups toléré ? On permet à un indic de transporter de la drogue d’un point A à un point B sous le contrôle de l’Etat. Où est la logique ? Si on veut laver plus blanc que blanc, il faut le faire tout le temps.

http://www.liberation.fr/france/2016/05/01/tout-le-monde-connaissait-les-methodes-de-michel-neyret_1449870

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EXTRAIT

Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse

Quand Michel Charasse était interviewé par Elise LucetMichel Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet ; Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Miche Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…

Lire la totalité de l’interview: http://marcfievet55.skyrock.com/2.html

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FRANCE (Dalloziens): le procès de Michel Neyret (PJ lyonnaise) s’ouvre ce lundi à Paris…

Avatar de Marc FievetThe international informant

michelneyret

par Caroline Girardon

Publié le 01.05.2016

Michel Neyret, un flic à l’ancienne «plein de paradoxes»

Un homme « attachant », « un flic redoutable et détestable ». C’est ainsi que David Metaxas, souvent dépeint comme l’enfant terrible du barreau de Lyon, décrit Michel Neyret, « son meilleur ennemi » à qui il a d’ailleurs consacré un livre et avec lequel il partageait bon nombre de soirées mondaines.

LIRE sur http://www.20minutes.fr/lyon/1837611-20160501-lyon-michel-neyret-homme-attachant-plein-paradoxes

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Pour mémoire

Un douanier niçois blanchi se confie sur l’affaire Neyret

vita piazzoli

Publié le jeudi 10 septembre 2015 à 19h45

Me De Vita, ici en face de Piazzoli(Photo Ch. Perrin)

Dans l’affaire Michel Neyret, flic à l’ancienne fréquentant certains caïds, plusieurs personnes de son entourage professionnel ont été éclaboussées. Dont Jean-Paul Piazzoli, directeur adjoint des enquêtes douanières, qui se confie.

Le commissaire Michel Neyret, flic à l’ancienne fréquentant caïds et indics, gueule de cinéma, avait marqué de son empreinte la PJ de Nice lors de…

Voir l’article original 263 mots de plus

DROGUES (Crystal Meth): la cocaïne du pauvre se propage en Europe

29/04 12:07 CET

Ces drogues synthétiques qui sévissent en Europe

Petrovice, en République Tchèque… La petite ville est toute proche de l’Allemagne, au sud de Dresde.

Patrick, dont nous avons changé le nom par mesure de sécurité, est un policier infiltré. Tous les jours, il traque les trafiquants de Crystal Meth …
Une drogue de synthèse hyper addictive et dangereuse, aussi surnommée la cocaïne du pauvre.

“Essayez de cacher votre caméra… Là, on est devant les bazars typiques où les Vietnamiens vendent le Crystal.”

Dans ces bazars frontaliers, tenus par des Vietnamiens, des t-shirts, des cages à oiseaux, des cartouches de cigarettes…, et du Crystal Meth.

“C’est très lucratif pour les Vietnamiens, la production revient à 8 euros le gramme, le prix de vente, c’est 25-30 euros”, explique le policier.

Selon la police tchèque, qui nous a fourni ces images, le business est florissant : 12 tonnes de Crystal sont produites chaque année en République Tchèque pour le marché européen.Nous longeons la frontière et nous traversons : direction Bayreuth, en Allemagne, au nord-est de Nuremberg.

Dans ce groupe des Narcotiques anonymes, beaucoup de jeunes viennent chercher de l’aide parce que dépendants du Crystal Meth. Nous rencontrons Johannes, ce jeune homme au t-shirt rouge.
C’est sa première réunion ce soir, ici.

L’accueil est chaleureux :
“Johannes, tu es nouveau, voici ta pièce de bienvenue…”

Il témoigne :

“Voilà mon défibrillateur, je le porte sous ma veste. Il a été adapté pour moi, et au cas où mon cœur flanche, ça m’envoie un choc. Cela vient d’une infection que je n’ai pas soignée. Parce que quand tu es hyper malade et que tu prends une ligne de Crystal, tu as l’impression d‘être en bonne santé après. C’est hyper dur d’arrêter… Je sais que moi, il me faut un arrêt radical. Car si je vois des potes, et qu’ils me proposent d’en prendre, je vais replonger immédiatement…”

Dans les parcours de désintoxication, on retrouve toutes les strates de la société, toutes les catégories sociales : ouvriers, jeunes diplômés, ingénieurs, cuisiniers. Autant de femmes que d’hommes.

Le Crystal Meth est une drogue facile d’accès et facile à produire.
Plus d’un millier de laboratoires serait en service en République Tchèque…
La police en démantèle quelques-uns, pas assez…

La recette de la métamphétamine est connue depuis les années 30.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, toutes les armées y ont eu recours ou presque. Mais ce sont les Nazis qui ont favorisé sa diffusion.
Sous forme de comprimés de Pervitin, et même dans du chocolat, ils la distribuaient largement, à tous les niveaux : trois millions de soldats en auraient pris régulièrement.

Le Crystal Meth d’aujourd’hui en est un dérivé beaucoup plus puissant. Il contient 10 à 20 fois plus d’amphétamines que son ancêtre.

Il tient les consommateurs éveillés plusieurs jours et plusieurs nuits d’affilée.

C’est ce qui a attiré Willy, 20 ans, en cure de désintoxication.
Il a commencé à en consommer pendant son apprentissage d‘électricien :

“J‘étais efficace au travail et mes problèmes semblaient disparaître. Mes rails de Crystal devenaient tellement longs que j’avais besoin de toute la longueur de la bordure de ma fenêtre pour les faire. Elle me rendait agressif, puis je me suis replié sur moi-même, je suis devenu froid. J’ai vécu une expérience proche de la mort, et ce n‘était pas joli.”

Willy est suivi par le docteur Abiodun Bernard Joseph, médecin-chef en clinique de désintoxication à Wermsdorf. Il a été l’un des premiers à alerter sur l’expansion du Crystal Meth en Allemagne.Pour lui, c’est une drogue qui s’adapte parfaitement à notre société et nos modes de vie :

“J’ai beaucoup de patients qui sont des ouvriers sur les chaînes de montage par exemple, des ouvriers qui travaillent toute la semaine…et qui, quand ils rentrent chez eux le vendredi soir, veulent aussi faire la fête avec leur famille ou avec leurs amis. Donc ils prennent du Crystal pour pouvoir tenir et ils se retrouvent dans cette spirale infernale. Et ça peut durer très longtemps comme ça…des années jusqu‘à ce que le corps ne puisse plus…”

En Saxe, le nombre de consommateurs a décuplé en 5 ans. Aujourd’hui, ils sont 5 000.Après plusieurs overdoses et des épisodes psychotiques, Willy veut reconstruire une nouvelle vie… Mais il sait que 75 % des personnes dépendantes du Crystal Meth rechutent.

Et ce fléau est en train de s‘étendre géographiquement. Chaque jour, ces douaniers allemands effectuent des contrôles à la frontière tchèque, ils témoignent :

“Nous faisons moins de saisies de Crystal qu’auparavant, mais nous prenons de bien plus grandes quantités. Malgré tous les contrôles que nous faisons, je dirais que nous n’arrivons à intercepter qu’une toute petite partie de ce qu’il y a sur le marché.”

Les autorités allemandes ont mis plusieurs années à prendre la mesure du problème. Aujourd’hui, le Crystal Meth, fabriqué dans les laboratoires tchèques, s’exporte en Belgique, aux Pays-Bas, ou encore en Grande-Bretagne.

Reportage d’Adeline Percept et Kilian Davy-Baujard.

http://fr.euronews.com/2016/04/29/crystal-meth-la-cocaine-du-pauvre-se-propage-en-europe/

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DARKNET (Web invisible): le paradis des narcotrafiquants

cryptomarcheUn nombre croissant de revendeurs de drogues canadiens réalisent leurs opérations sur des plateformes de commerce électronique «invisibles», selon les découvertes d’un chercheur de l’Université de Montréal.

Un phénomène encore méconnu.

Chaque année, plus de 180 M$ de stupéfiants sont échangés sur ce nouvel échiquier virtuel mondial selon les données présentées par David Décary-Hétu, professeur adjoint à l’École de criminologie de l’Université de Montréal. «Ce nombre n’est probablement que la pointe de l’iceberg. Nous n’avons pas étudié tous les cryptomarchés , et nous ne voyons pas tout.»

Le chercheur a  suivi les activités de 200 revendeurs canadiens sur le Web invisible pendant près de trois ans. Cette démarche particulière lui a permis d’estimer le nombre de ventes  de chacun d’entre eux.

Selon ses observations, 5% des échanges sont le lot de revendeurs canadiens, et ces derniers généreraient près de 5% des revenus mondiaux, soit environ 9M$.

Données cryptées
Pour arriver à leurs fins, les revendeurs ont recours au Web invisible, une partie d’Internet qui n’est pas référencée par les moteurs de recherche. L’utilisateur doit donc connaître l’adresse URL précise pour …..

LIRE plus sur:http://journalmetro.com/local/outremont-mont-royal/actualites/955076/web-invisible-le-paradis-des-narcotrafiquants/

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FRANCE: la « Lebanese Connection » passait par Paris

DEALa filière libanaise soupçonnée de blanchir l’argent des narcotrafiquants sud-américains avait ses habitudes en France. Révélations sur une enquête aux allures de roman policier, avec la DEA en vedette américaine.

La "Lebanese Connection" avait ses habitudes en France. Paru dans leJDD

La « Lebanese Connection » avait ses habitudes en France. (Pinel)

« À votre connaissance, l’argent collecté provenait-il du trafic de stupéfiants? » Cela fait presque trois jours que Mohammad Noureddine, 41 ans, est placé en garde à vue. C’est même sa neuvième audition devant des policiers de l’OCRGDF (Office central pour la répression de la grande délinquance financière) depuis son arrestation au terminal 2E à Roissy, le 24 janvier peu avant 20 heures, à l’arrivée de son vol en provenance de Beyrouth. « Non », répond le Libanais depuis l’Hôtel-Dieu où, diabétique, il a été admis. « Non, moi, je travaille avec l’argent, pas avec la drogue… Je croyais que c’était des gens qui voulaient mettre leur argent ailleurs, je croyais que c’était de l’évasion fiscale… » « Est-ce que c’est cohérent de faire de l’évasion fiscale avec des petites coupures? », insistent les enquêteurs en présence de leurs collègues américains de la lutte antidrogue. « Je garde le silence », lâche Noureddine en guise de réponse.

Un axe Paris-Beyrouth

Bienvenue au cœur d’un extraordinaire dossier international de blanchiment, que le JDD a pu parcourir, où se croisent narcos colombiens, banquiers libanais ou agents infiltrés de la DEA américaine. Un dossier où des millions d’euros sont collectés à travers l’Europe pour être blanchis entre Paris et Beyrouth grâce à un ­astucieux système de compensation basé sur le commerce de voitures d’occasion et de montres de luxe. Cinq Libanais, dont Mohammad Noureddine, ont été arrêtés à Paris en janvier. Trois ont été placés en détention provisoire. Deux autres, arrêtés en Allemagne, les ont rejoints la semaine dernière après être passés par le bureau du juge Baudoin Thouvenot en charge du dossier baptisé « Cedar », comme cèdre, l’arbre emblématique du Liban.

Tout démarre un an plus tôt. Début janvier 2015, l’OCRGDF est informé par l’officier de liaison de la Drug Enforcement Administration (DEA) des grandes lignes de ce ­réseau. Comment les trafiquants ­colombiens récupèrent-ils l’argent généré par la vente de leur cocaïne en Europe? Selon les agents de la DEA, ils s’appuient depuis 2012 sur un système de collecte d’ampleur internationale opérant entre l’Amérique du Sud, l’Europe et le Moyen-Orient. Les Américains ont des arguments. À plusieurs reprises, leurs « tuyaux » ont permis de matérialiser ces transferts d’argent, près de 8 millions d’euros interceptés aux Pays-Bas et en Belgique ces derniers mois. La dernière prise remonte au 11 décembre 2014 en Hollande. Ali Ibrahim Cheikh Ali, Allemand d’origine libanaise âgé de 53 ans, est stoppé près de Rotterdam. Dans un sac Adidas planqué derrière le siège conducteur de sa Toyota immatriculée en Allemagne, pas moins de 500.000 euros. Des billets de 20 et de 50 en très grande majorité.

Des collecteurs « au four et au moulin »

Toujours selon l’enquête américaine, le « superviseur » en chef est surnommé Alex et s’appuie sur un réseau de bureaux de change et de courtiers au Liban et en Colombie. Mais l’enquête préliminaire française va se concentrer sur le « coordinateur », un certain Mohammad Noureddine, aidé de Hamdi ­Zahreddine, son beau-frère et comptable au sein de la société Trade Point International, et surtout sur ses collecteurs identifiés au fil des écoutes diligentées sur les nombreux téléphones utilisés par Noureddine. Une information judiciaire pour « blanchiment de trafic de stupéfiants » et « association de malfaiteurs » est ouverte en février 2015.
Patiemment, les enquêteurs français se familiarisent avec les codes. Une « Volvo 75 » équivaut par exemple à 75.000 €. On compte parfois en « camions » (1 million d’euros) mais aussi en « montres » (100.000 euros) ou en « demi-montre » (50.000 euros). Il y a la filière du « moulin » (les Pays-Bas) et celle du « four » (Belgique) qui correspond à un salon de coiffure à Anvers. Au téléphone, on peste volontiers contre la taille des billets : « 110 dont 80 d’ordure » (comprendre 110.000 euros dont 80.000 euros en billets de 20). Pour mieux féliciter ceux qui fournissent des billets de 50 euros : « Lui, sa pointure est toujours à 50. » Depuis ­Beyrouth, Noureddine ou son beau-frère Zahreddine donnent les instructions – « Celui-là, tu lui dis juste : « C’est de la part de Al Haj » » –, passent les consignes de prudence, par exemple quand il est question d' »ouvrir une nouvelle ligne » et que la marchandise à récupérer risque d’être « entrée de gamme ». Ils négocient leur commission (2,5 % pour un client qui évoque la collecte d’un million par semaine) ; organisent la répartition…

Et surtout, les policiers commencent à mettre des noms sur ces numéros de téléphone anonymes qui carillonnent aux quatre coins de l’Europe, et à reconstituer les équipes. Comme celle de ­Hassan Tarabolsi, alias Samir, le « garagiste » de Düsseldorf, et de son homme de confiance Jamal Kahlil, dit Jimmy, qui disposerait d’une cache aménagée sous le boîtier des essuie-glaces de sa voiture et qui opère pour lui en ­Espagne et en Italie. Mais Tarabolsi aurait tendance à piocher dans la caisse, 5.000 euros par collecte. À raison de deux à trois par semaine, ses « employeurs » ­estiment le préjudice à 40.000 euros par mois. Il se fait évincer au profit d’Ali Zbeeb, un acheteur compulsif de montres de luxe basé en Allemagne qui, lui, travaille pour les collectes avec le fils de sa compagne, un certain Ali Mansour… Des connexions sont mises au jour en Côte d’Ivoire pour la revente de voitures, voire le passage d’argent : « Dis-moi, la Yaris automatique noire. Il y a des affaires au niveau de la portière », demande un des Libanais mis en examen. « Je les ai enlevées », le rassure son correspondant africain. Quand ce ne sont pas des complicités de haut rang notamment à l’aéroport de Beyrouth… Avec la géolocalisation, chaque remise d’argent est tracée et corroborée par les écoutes : plus de 13 millions en 2015 détectés selon la procédure.

125.000 euros fournis par les Américains

Tout l’argent ne prend pas la route du Liban. Mystères du système de compensation, certaines collectes sont réparties en plusieurs destinataires, comme ces 500.000 euros récupérés en Belgique en décembre 2015 dont plus de la moitié est distribuée à deux correspondants en Allemagne et à un avocat parisien. Le reste a servi à Ali Zbeeb. « Il récupère les espèces en Europe, achète des montres de luxe pour les exporter vers le Liban où son frère les revend à travers sa bijouterie à Beyrouth. Le produit de la vente est ensuite remis à Noureddine », résume une source proche de l’enquête. Les policiers estiment ainsi que Zbeeb a dépensé près de 800.000 euros en liquide chaque mois pour son business en 2014… Détail amusant : si les montres sont transportées par des mules, Zbeeb prend grand soin de faire expédier les boîtes, écrins et certificats pour leur commercialisation. La suite? Noureddine, qui est aussi actif dans le commerce de l’or, des diamants et l’immobilier, l’a en partie dévoilée, expliquant travailler, commission à l’appui, sous les ordres d’un certain Abbas Nasser, marié à une star de la télévision et de la chanson libanaise, qui dispose d’un bureau de change au Nigeria… Il se défend en revanche d’être lié au Hezbollah.

C’est pourtant un des arguments des Américains, qui, le jour même de l’arrestation de ­Noureddine à Paris, ont annoncé avoir gelé ses avoirs au titre de la lutte contre le financement du terrorisme. Des Américains qui collectent également des informations en Amérique du Sud. Les cartels en cheville avec le réseau libanais sont mexicains ou colombiens. Des contacts téléphoniques entre « narcos » et collecteur libanais ont été établis, notamment sur une remise d’argent opérée à Montreuil (Seine-Saint-Denis) en février 2015.

Mais c’est plutôt dans le secteur des Champs-Élysées que nos Libanais ont leurs habitudes : repas au Fouquet’s, nuits au Prince de Galles, shopping chez Vuitton… C’est d’ailleurs sur la plus belle avenue du monde que la DEA va piéger un autre « banquier libanais » dans la chambre d’un palace préalablement équipée d’un système de sonorisation et de captation d’images. C’est encore sur les Champs-Élysées qu’une ­remise d’argent sera effectuée sous étroite surveillance policière. Les 125.000 euros, gentiment fournis par la DEA, étaient arrivés deux jours plus tôt des États-Unis…

Stéphane Joahny – Le Journal du Dimanche

 

dimanche 24 avril 2016

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/La-Lebanese-Connection-passait-par-Paris-782489

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NARCOTRAFIC (The Golden Age of Drug Trafficking): How Meth, Cocaine, and Heroin Move Around the World

onudc1By Keegan Hamilton

Diplomats and top officials from governments around the world gathered last week at United Nations headquarters in New York to discuss what to do about the global drug problem. Over the course of four days and multiple discussions, the assembled dignitaries vowed to take a more comprehensive approach to the issue than in years past — but they also decided to keep waging the war on drugs.

The « outcome document » adopted during the UN General Assembly’s special session (UNGASS) calls for countries to « prevent and counter » drug-related crime by disrupting the « illicit cultivation, production, manufacturing, and trafficking » of cocaine, heroin, methamphetamine, and other substances banned by international law. The document also reaffirmed the UN’s « unwavering commitment » to « supply reduction and related measures. »

Yet according to the UN’s own data, the supply-oriented approach to fighting drug trafficking has been a failure of epic proportions. Last May, the United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC) issued its 2015 World Drug Report, which shows that — despite billions of dollars spent trying to eradicate illicit crops, seize drug loads, and arrest traffickers — more people than ever before are getting high.

READ: https://news.vice.com/article/drug-trafficking-meth-cocaine-heroin-global-drug-smuggling

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LIBAN: Saad Hariri impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent sale selon Le Parisien

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L’Ancien Premier Ministre Libanais Saad Hariri serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en provenance des cartels de la drogue colombien, annonce le quotidien français Le Parisien, dans son édition du dimanche 24 avril alors que le bureau de ce dernier dément tout lien avec l’affaire en cours.
LIRE sur https://libnanews.com/saad-hariri-implique-affaire-de-blanchiment-dargent-sale-selon-parisien/
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FRANCE (opération « Cedar »): les Hariri, logeurs de la famille Chirac, sont-ils impliqués dans un réseau de blanchiment

Le chef du Courant du Futur, Saad Hariri. Photo d’archives AFP/Patrick Baz

Un réseau d’une quinzaine de personnes, toutes libanaises et opérant à travers l’Europe, a été démantelé en janvier dernier dans le cadre de l’opération « Cedar », selon des informations rapportées par Le Parisien.

OLJ
25/04/2016

Le quotidien Le Parisien rapporte, dans son édition de dimanche, que les services américains et français ont démantelé un vaste réseau de blanchiment de l’argent de la drogue de Colombie, « via un système de commerce de montres et de voitures de luxe destinées au Liban ». Selon l’enquête, le réseau bénéficiait au Hezbollah. Mais le nom des Hariri est également cité dans l’enquête. La famille Hariri a démenti tout lien avec l’affaire.

« Un an d’enquête, des dizaines d’heures d’écoute ont permis d’aboutir à l’interpellation discrète, en janvier dernier, d’une quinzaine de personnes à travers toute l’Europe, dont sept au moins ont été incarcérées, certains protagonistes étant libérés sous contrôle judiciaire, d’autres faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international. Tous sont libanais, ce qui a donc valu son nom à cette opération Cedar, traduction anglaise de « cèdre ».

Cette opération est le résultat d’une enquête menée par les policiers français de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), en partenariat avec la DEA, l’agence antidrogue américaine. Des détails sur ce réseau, qui aurait été fondé en 2008, sont livrés par Le Parisien, dans un dossier intitulé « Au cœur de la machine à blanchir des cartels » et signé Nicolas Jacquard.

« Une grande famille libanaise dans la tourmente »
Selon le Parisien, les enquêteurs ont ainsi découvert qu’en arrière-plan le système finançait le Hezbollah. Plus surprenant, le nom des Hariri est également cité dans l’enquête.

Dans les faits rapportés par le Parisien, il s’agirait d’un réseau de blanchiment d’argent provenant d’un trafic de drogue dirigé par des cartels colombiens. L’argent sale, récupéré en Europe par un réseau impliquant des Libanais, est transformé en montres et voitures de luxe à destination du Liban. Le montant des ventes, transformé en argent propre, était ensuite reversé aux cartels colombiens.

« Bien sûr, le service n’était pas gratuit, et chacun prélevait sa dîme au passage, explique le Parisien. Les enquêteurs ont ainsi découvert qu’en arrière-plan, le système finançait le Hezbollah, qui combat aux côtés (du président syrien) Bachar el-Assad ».

Et le journal de poursuivre : « Etonnamment, le nom de la famille de Rafic Hariri, que le même Hezbollah est soupçonné d’avoir assassiné, est également avancé par les protagonistes en tant que bénéficiaire de sommes conséquentes ».

Selon le Parisien, l’argent passait par un homme présenté comme étant l’avocat de Saad Hariri, dont le nom revient à plusieurs reprises dans l’affaire de l’opération Cedar. L’un des membres du réseau de blanchiment, Ali Z., détenu par les autorités, « confie aux enquêteurs que 100.000 euros ont été livrés à son cabinet à Me Béchara T., un avocat libanais installé à Paris », raconte le Parisien. « Ali Z. affirme : ‘C’est l’avocat de Saad Hariri’. Une somme de 30.000 euros avait été déposée à la même adresse le 11 décembre dernier, et le même montant le lendemain », ajoute le quotidien. « Au total, sept millions d’euros ont été remis à l’avocat, au profit de Saad Hariri », confie un autre coursier détenu, Hassan T.

« Ces élites politico-mafieuses »
Répondant à ces informations du Parisien, reprises par le quotidien libanais as-Safir, Saad Hariri affirme dans un communiqué « n’avoir aucun lien professionnel ou personnel » avec Béchara T., et que celui-ci n’est pas son avocat. « Les affirmations des membres détenus du réseau sont donc sans fondement », poursuit M. Hariri.

Le nom de l’ancien Premier ministre n’est pas le seul à figurer dans l’affaire. Le Parisien affirme que celui de son frère Fahd, le plus jeune des Hariri, apparaît également dans les relevés téléphoniques de certains membres du réseau. Contactée par le quotidien français, la famille Hariri dément fermement ces informations. Fahd précise au journal « n’être ni de loin ni de près impliqué dans une quelconque affaire de ce type ».

Pour comprendre le lien entre la famille Hariri et le Hezbollah, le Parisien a interrogé un universitaire libanais, resté anonyme : « On peut (…) imaginer que ces élites politico-mafieuses fassent des affaires entre elles ». Une source proche du dossier affirme toutefois au Parisien : « Si les Hariri ont bien touché ces fonds, pour une raison ou pour une autre, je n’imagine pas qu’ils aient eu connaissance de leur provenance ».

Le Parisien précise que pour l’instant, « ni l’avocat (Béchara T.), ni la famille Hariri n’ont été mis en cause par la justice ».

Lire l’intégralité du dossier dans Le Parisien ici

http://www.lorientlejour.com/article/982850/les-hariri-impliques-dans-un-reseau-de-blanchiment-dargent-au-profit-du-hezbollah.html

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Révélations sur l’appartement des Chirac

Par Eric Pelletier et Jean-Marie Pontaut, publié le 04/02/2009

A Beyrouth, le 16 février 2005, le président Jacques Chirac aux obsèques de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, avec son fils AymanEn mai 2007, l’ex-président et son épouse emménageaient à titre « très provisoire » dans un appartement avec vue sur le Louvre, prêté par leurs amis libanais Hariri. Ils y sont toujours. Une installation envisagée, semble-t-il, bien avant leur départ de l’Elysée.

« En France, le provisoire est éternel. » Balzac, fin observateur des faiblesses de la condition humaine, l’avait déjà souligné : le temps s’écoule au rythme des puissants. Ainsi, depuis plus de vingt mois, et son départ de l’Elysée, le 16 mai 2007, le couple Chirac réside-t-il dans un somptueux appartement situé en front de Seine, au 3, quai Voltaire, dans le VIIe arrondissement de Paris. Un logement qui appartient à la famille de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, tué dans un attentat, à Beyrouth, en février 2005.

Au printemps 2007, Le Parisien souligne les conditions particulièrement opaques de cette faveur accordée aux Chirac. Ces informations déclenchent une polémique. Comme le feu couve, et qu’il faut l’étouffer au plus vite, la lance à incendie prend l’allure d’un communiqué, ciselé au mot près, adressé à l’Agence France-Presse (AFP), le 24 avril : « Compte tenu des obligations qui sont les leurs, M. et Mme Chirac n’ont pas encore eu le temps de trouver leur logement. Ils occuperont à titre très provisoire un appartement quai Voltaire qui leur est prêté par M. Ayman Hariri [NDLR : l’un des fils du dirigeant libanais], le temps de trouver leur domicile définitif. « Depuis, les saisons ont passé, l’eau a coulé sous le pont du Carrousel, les Chirac sont toujours là. Et l’enquête de L’Express retraçant le roman vrai de cet appartement d’exception permet de douter en partie de la version avancée à l’époque par l’ex-président de la République…

Malgré les échos d’une circulation dense et une exposition nord-est, limitant l’ensoleillement, il fait sans doute bon vivre dans ces 396 mètres carrés – et non 180 comme évoqué dans un premier temps par de nombreux médias. La vue embrasse la façade du Louvre et file le long du fleuve. « Les trois pièces de réception donnant sur la Seine sont dotées d’une hauteur sous plafond exceptionnelle, souligne un bon connaisseur des lieux. Elles offrent une vue splendide à la nuit tombée, quand s’allument les obélisques du pont du Carrousel. »

Le « document hypothécaire normalisé » de la Direction générale des impôts détaille ces huit pièces :  » Deux entrées, un office, un séjour, un salon, une salle à manger, cinq chambres, deux cuisines, trois salles de bains, une salle d’eau, un rangement, trois débarras, trois WC, une pièce, dégagements et balcon ». Il faut y ajouter un entresol de 31,6 mètres carrés (avec cuisine, séjour et alcôve), ainsi qu’une cave, un garage et l’emplacement d’un véhicule dans la cour pavée. Mieux vaut cependant ne pas s’y aventurer en talons hauts, tant elle est de guingois, à l’image du vieil escalier de service. Pour les colocataires, l’arrivée des Chirac a eu au moins un avantage : le remplacement, aux frais d’une société des Hariri, de la vieille porte cochère, vrillée et vermoulue, par une copie à l’identique, en chêne massif, disposant d’un système moderne d’ouverture automatique.

Un quartier chargé d’histoireLe secteur du VIIe arrondissement de Paris où se situe l’appartement occupé par les époux Chirac est imprégné d’Histoire et de culture. En 1778, Voltaire rendait l’âme un peu plus loin, à l’angle de la rue de Beaune. Baudelaire écrivit dans un hôtel voisin quelques vers des Fleurs du mal. Plus récemment, Montherlant s’y suicida. Le danseur Noureïev demeura très longtemps dans les parages; le styliste Karl Lagerfeld y demeure toujours.

L’immeuble du 3, quai Voltaire n’échappe pas à la légende. La chronique raconte qu’il fut loué de 1695 à 1710 à Louise Renée de Penancoët de Keroualle, « la plus avide des 13 maîtresses du roi Charles II ». Elle y entassa tout ce qu’elle avait pu soustraire aux collections du souverain anglais ! L’hôtel particulier -non classé, à la différence de son voisin immédiat- fut entièrement reconstruit en 1828. En 2001, quand les Hariri décident d’acquérir l’appartement, l’immeuble abrite toujours quelques personnalités, dont un représentant de la famille Hermès et l’une des héritières du fondateur de la galerie Maeght.

L’histoire récente de cet appartement est en soi riche en péripéties. De 1990 à 2000, il a été occupé par des bureaux du groupe de luxe LVMH, qui y avait installé une équipe chargée de créer une ligne de vêtements. Mais la distribution des lieux se prêtait peu à un usage professionnel. En 2000, quand un voisin se propose de l’acheter, LVMH saisit l’occasion. Aussi incroyable que cela paraisse, l’acquéreur vise en fait les cinq… parkings dépendant du logement ! Pour eux, il est prêt à mettre le prix. En 2000, il s’offre donc l’ensemble (appartement + places de stationnement) pour 21 000 000 francs (3 201 430 euros). Il ne sait pas encore qu’il vient de réaliser une affaire exceptionnelle.

Dans le courant de l’année 2001, les Hariri recherchent en effet un nouveau « pied-à-terre » à Paris et sollicitent une agence spécialisée dans l’immobilier de luxe. Bien sûr, ils disposent déjà, à deux pas du Trocadéro, d’un magnifique hôtel particulier, dont la légende dit qu’il fut occupé par Gustave Eiffel afin de surveiller les travaux de « sa » tour. Mais ils prospectent, une fois n’est pas coutume, hors des VIIIe et XVIe arrondissements.

Après avoir envisagé un temps d’acquérir un 300-mètres-carrés situé côté soleil, place des Vosges, ils finissent par opter pour un autre quartier. Un proche de la famille, interrogé par L’Express, explique ce choix par le parcours de l’un des fils de Rafic Hariri, Ayman. Selon cette source, « Ayman avait fait une partie de ses études à Paris avant de les prolonger à l’université Georgetown, à Washington. Son père souhaitait le voir rentrer en France pour favoriser les affaires familiales. Il fallait donc lui trouver un pied-à-terre. Il était sensible au charme du Quartier latin, qu’il avait fréquenté dans sa jeunesse »…

Deux spécialistes de l’immobilier haut de gamme, Belles Demeures et l’agence Féau, proposent alors le 3, quai Voltaire. A l’époque, le représentant des Hariri explique que le logement en question sera destiné à l’une des filles (et non à un fils) de son patron. En tout cas, l’appartement, même en mauvais état et transformé enbureaux par LVMH, plaît.

Faute de guérite, les policiers chargés de la protection de l'immeuble où vivent les époux Chirac (à dr., Bernadette) ne peuvent s'abriter.

Les Hariri ne mégotent pas sur le prix. En juin 2001, leur groupe, par l’intermédiaire de sa filiale immobilière de l’époque, la Fradim, crée spécialement une société civile immobilière (SCI), baptisée « 3, quai Voltaire ». Et, le 14 septembre 2001, la SCI règle comptant 29 000 000 francs (4 421 021 euros).

 

LIRE:  http://www.lexpress.fr/actualite/politique/revelations-sur-l-appartement-des-chirac_738501.html

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NARCOBLANCHIMENT: la « libanaise connection », blanchisseuse d’argent, démantelée

Les trafiquants de drogue colombiens se servaient d’un système de commerce de montres et de voitures de luxe pour blanchir leur argent.
La libanaise connection, blanchisseuse d’argent, démanteléele 24 avril 2016

@ PHILIPPE DESMAZES / AFP
De l’argent sale transformé en voitures de luxe et en montres, des dépenses somptuaires dans les plus beaux palaces et restaurants autour des Champs Elysées… Une filière libanaise qui blanchissait l’argent de trafiquants de drogue vient d’être démantelée au bout de quelques mois. Un trafic entre la Colombie et le Liban, qui passait par Paris, ou quelques personnes viennent d’être arrêtées ces derniers temps.

Un trafic parfaitement rodé.

Selon le Journal du Dimanche et Le Parisien, cinq personnes ont en effet été arrêtées en janvier dernier et au total une quinzaine dans toute l’Europe, la plupart de nationalité libanaise. Comme dans un film policier, tout était extrêmement bien rodé. D’un côté de l’Atlantique, des Colombiens qui exportent leur cocaïne en Europe. De l’autre, des collecteurs qui récupèrent l’argent de la vente de drogue en liquide en France, en Italie, en Espagne ou en Allemagne.

Une blanchisseuse d’argent sale.

Un joli magot avec lequel ils achètent des voitures ou des montres de luxe, revendues ensuite à des complices au Liban. Voilà comment on se retrouve avec de l’argent propre qui repart immédiatement en Amérique du Sud grâce à des courtiers libanais installés en Colombie, pas trop regardants sur l’origine des fonds.

Les Américains ont intercepté plus de huit millions d’euros en liquide.

C’est en janvier 2015 qu’une information judiciaire est ouverte en France,  suite à un signalement de la DEA – la police antidrogue des Etats Unis. Car il existe des éléments très probants. Exemple : en décembre 2014, un suspect libanais est arrêté en Hollande, au volant d’une Toyota. Dans un sac noir caché derrière le siège du conducteur, on retrouve pas moins de 500.000 euros, uniquement en petites coupures. Pour donner une idée de l’ampleur de ce système, les Américains ont intercepté plus de huit millions d’euros en liquide entre 2012 et 2014.

http://www.europe1.fr/faits-divers/la-libanaise-connection-blanchisseuse-dargent-demantelee-2728084

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MAURICE (Narcotrafic): l’escalade!

mauriceSon imposant SUV est garé dans la cour de la bicoque familiale. Dans cette cité des hautes Plaines-Wilhems, tout le monde sait qu’il est dans le business.

Le chemin en face est constamment barré par des groupes de junkies qui, assis sur les talons, attendent leur dose de « brown ».

Ici, les voitures de police patrouillent en groupe. Portant bagues et chaînes en or, ainsi qu’une dentition du même métal, le caïd fait le décompte de ses clients. Ses seconds couteaux équipés de cellulaires sont postés à des points stratégiques. La vente peut maintenant débuter.

Dans la même rue, des voisins dealent du gandia bio et synthétique. Chacun en a pour son compte, sauf ANTIDRUGMAURICEl’Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu) qui éprouve de grandes difficultés à coincer cette nouvelle génération de trafiquants. Plus rusés, ces derniers jonglent avec les nouvelles technologies pour brouiller leurs communications et en connaissent un rayon sur les moyens de blanchir leurs gains.

Les enquêteurs chevronnés ne savent plus où donner de la tête. Les moyens font défaut et les hommes n’ont pas vraiment le cœur à l’ouvrage. D’autres finissent au service des trafiquants tentés par l’argent facile – d’où des noms figurant sur la liste d’Ally Lazer (voir plus loin).

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EXTRAIT

Les noms soumis aux Français figurent-ils sur votre nouvelle liste ?
Évidemment. Beaucoup sont toujours en liberté. Mais je dois faire ressortir que c’est une famille mauricienne établie à Paris qui est à la tête du trafic de Subutex. Lorsque j’ai soumis ma liste, certains membres de cette famille ont été arrêtés à Maurice comme en France.

LIRE le reportage: http://defimedia.info/trafic-de-drogue-lescalade-26194/

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FRANCE: meurtres, drogue, clientélisme… Le « roman vrai » de Marseille

Meurtres, drogue, clientelisme; Le roman vrai de MarseilleA Marseille, 80% des règlements de compte sont liés au trafic de drogue (CAVALLERA/SIPA)

Marie-France Etchegoin, auteure de « Marseille, le roman vrai », a enquêté sur les bas-fonds d’une ville gangrénée par les trafics.

Interview.

Publié le 22 avril 2016

Marie-France Etchegoin est journaliste, ancien grand reporter à « l’Obs ». Son livre « Marseille, le roman vrai », vient de paraître aux éditions Stock.

Les raccourcis sont nombreux mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Marseille a connu 11 règlements de compte depuis le début de l’année. Tous sont liés à la drogue. Quelle est l’emprise du trafic sur la ville ?  

L’emprise la plus visible se calcule d’abord au nombre de morts. Banalisés à force d’être répétitifs. Pour 2016, on en est à 11. Mais en moins de dix ans, on en compte plus de cents ! A tel point qu’une note confidentielle du ministère de l’Intérieur parle de « narco-banditisme« . Comme à Naples ou à Bogota.

L’emprise est aussi économique. A la Castellane, la cité de Zidane, devenue « supermarché de la drogue », un seul plan stup peut générer 60.000 euros de chiffres d’affaires par jour, 23 millions d’euros par an. Le marché est tellement juteux que le milieu dit « traditionnel », ou « corso marseillais », commence à nouer des alliances avec les trafiquants des cités.

L’emprise est aussi sociale. Des générations de gamins vivent avec l’idée qu’aucune autre activité n’est possible quand on est un jeune promis au chômage. Et que cette activité est un commerce comme un autre. Les chefs de réseau se prennent pour des chefs d’entreprise. Ils demandent à leurs petites mains d’être polis avec les habitants. « Ils sont gentils, ils nous aident à monter les courses ». Combien de fois je ne l’ai pas entendu.

Les dealers ont remplacé les concierges ?

Rien de la vie de la cité ne leur échappe. Par exemple, ils guettent dans les boîtes à lettres des immeubles, les courriers des huissiers pour repérer les familles les plus endettées. Ils en font des « nourrices » qui stockent de la drogue chez eux.

C’est une cohabitation forcée. Et parfois aussi acceptée. J’ai assisté à des réunions de mères qui avaient perdu…………………..

LIRE sur:http://m.nouvelobs.com/societe/20160421.OBS8963/meurtres-drogue-clientelisme-le-roman-vrai-de-marseille.html#

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FRANCE: le cout de la défonce!

cocaine_349423« Selon des chiffres de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), le gramme de cocaïne coûte environ 65 euros ».

Il y a deux ans, en 2014, le prix moyen du gramme était de 75 euros. Il y a 25 ans, au début des années 1990, le gramme était vendu le double : 1.000 FF soit 152 €.

Le chlorhydrate de cocaïne provient de la distillation des feuilles de coca de l’arbuste appelé cocaïer. Il n’est pas vendu pur et les produits de coupage les plus fréquents sont le saccharose (jusqu’à 60 %), sucre commercial issu de la betterave à sucre, et la phénacétine (environ 30 %), un analgésique retiré de la vente en 1983. L’analyse d’échantillon de cocaïne présentée comme « pure » ne contiendrait que 8 % de cocaïne…

Sur le marché, 1 tonne de saccharose peut être acheté 20.000 dollars américains (17.000 euros), voire moins, soit 1 million de grammes de saccharose à 0,02 $ le gramme (0,017 € le gramme) !

lire: http://www.paristribune.info/notes/Quel-est-le-prix-du-gramme-de-cocaine_b9328899.html

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FRANCE: quant à l’économie clandestine par Alain Bauer

Alain Bauer Professeur de criminologie au conservatoire national des arts et métiers

Alain Bauer Professeur de criminologie au conservatoire national des arts et métiers

«L’économie clandestine s’adaptera»

Le trafic de drogue, et notamment de cannabis, est-il la première activité économique des cités françaises ?

Ça dépend comment on le regarde. Ça se joue entre le trafic de stups et le cybercrime. Le trafic de stups fait un gros chiffre d’affaires, mais la marge est faible. Il y a une seule catégorie de stupéfiant qui produit une grosse marge, c’est la Sinsemilia*, c’est le produit le plus concentré, quasiment une drogue dure. Contrairement à une idée répandue, on pense que le cannabis est une drogue douce, mais le taux de concentration en THC est très différent de ce qu’il était il y a 40 ans, il a quasiment décuplé.

L’État peut-il encore, aujourd’hui, reprendre la main dans les cités ou est-ce trop tard ?

Personne n’a jamais pris la main. Le trafic, qu’il soit d’alcool, de cannabis ou d’autre chose, a toujours existé. La question c’est quel est le niveau de pression qu’une société est prête à tolérer par rapport à ses addictions. Le rejet de la règle, le défi de l’interdit, existe depuis qu’on a le concept du tabou. On a sur le cannabis une position totalement contradictoire avec celle qu’on a sur le tabac et l’alcool. Ces deux produits légaux sont de plus en plus réprimés au nom de la santé publique, mais le cannabis pas, où on est dans la logique de dépénalisation et libéralisation. Le problème c’est que notre loi de 1970 mélange allègrement les consommateurs, les dealers et les criminels.

Une légalisation du cannabis mettrait-elle un sérieux coup d’arrêt à l’économie souterraine ?

En fait elle la transformerait. Ce qu’on voit, c’est qu’après une phase de libéralisation, il se produit deux mouvements. D’abord l’économie clandestine blanchit et prend le contrôle de l’économie légale – par exemple à la fin de la prohibition la pègre a pris le contrôle des bars et du réseau de distribution de l’alcool –, mais on voit aussi le transfert vers des produits qui resteront, eux, illégaux : la cocaïne, le crack, les drogues chimiques… Le problème c’est que ces questions sont traitées comme s’il s’agissait de problèmes séparés, alors que tout est lié.

Mais quelles seraient les conséquences en termes de sécurité ? Les trafics n’assurent-ils pas une certaine paix sociale dans les banlieues ?

Le trafic, c’est de la délinquance. La liquidation par kalachnikov, que ce soit à Marseille ou à Toulouse, ne fait pas partie de la paix civile. Je pense qu’il y aurait une redistribution du marché. Le crime a quelque chose de très évolutif. Ça modifiera les modes d’organisation du crime, notamment dans la qualité des produits, la diversité. Il y aura simplement une mutation du marché, comme ils l’ont fait depuis la prohibition de l’alcool en 1920. Tout le monde avait dit que la mafia italienne allait disparaître, mais non, elle est toujours là.

ITALIA/PAESI BASSI: storia di droga, ‘ndrangheta e tulipani

Storia di droga, ‘ndrangheta e tulipani

mafia-droga-italia-paesi-bassiVincenzo Crupi da 20 anni gestiva un’azienda di export nel mercato di fiori più grande d’Olanda, ma il suo negozio era in realtà un centro dello spaccio europeo di droga

Per i clienti del famoso mercato dei fiori Royal FloraHolland vicino Amsterdam Vincenzo Crupi era uno dei tanti commercianti di tulipani in una nazione famosa per essere la maggior esportatrice di fiori al mondo.

Per la polizia, invece, era sospettato di avere legami con la mafia e di trafficare tonnellate di droga nascosta tra i fragranti bouquet di fiori che trasportava con i suoi camion in Italia.

Fiutata la traccia, le forze dell’ordine hanno iniziato a sorvegliare con cimici, microfoni e telecamere nascoste li suoi uffici nel mercato dei fiori. Hanno scoperto che Crupi passava le giornate di lavoro a parlare di affari legati alla mafia: accordi sullo spaccio di droga, traffico d’armi e sanguinose guerre di potere con le famiglie mafiose in Canada.

PIU: http://www.tpi.it/mondo/paesi-bassi/mafia-droga-italia-paesi-bassi

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FRANCE (Nantes): vente de drogue au vu de tous à la station Commerce – Breizh-info.com

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Que font les agents de l’Echelon DNRED de Nantes?

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12/04/2016 ‑ 06h00 Nantes (Breizh-info.com)

Commerce, Pirmil, Souillarderie. Ces trois stations du réseau de tramway de Nantes connaissent d’importants problèmes de deal de drogue, selon les syndicats de la SEMITAN (CFDT, CFTC, UNSA, CGT) qui ont rendu public le 3 mars un courrier traduisant l’exaspération des agents face aux agressions, aux incivilités et au trafic qui s’étale chaque jour sous leurs yeux. La première est située au centre de Nantes, la seconde donne accès aux quartiers de la rive sud de la Loire, la troisième est située près du quartier sensible de la Bottière, à l’est. Un mois après, au cœur de Nantes, qu’est-ce qui a changé ? Rien ou presque. Une image flagrante du laisser-aller total offert par les autorités à la délinquance quotidienne dans la capitale bretonne.

Les incidents avec les dealers à Commerce sont récurrents depuis la fin de l’année 2015. En février, la CGT de la SEMITAN signalait qu’une agression physique a été évitée de justesse, ainsi qu’un vol aux abords du local de la TAN à la station Commerce. Le 11 mars 2016, lors de la réunion des délégués du personnel, le sujet est abordé par les élus de la CFDT : « malgré les courriers aux autorités, une action de la BSTC le 29 février sur les quais de la ligne 1 à Commerce, les agents de la SEMITAN ne sont plus en sécurité. Est-ce qu’il faut attendre une agression sur un agent pour qu’un plan et une action de fond soient mis en place ? ». La direction répond alors que la police municipale et la police nationale seront présentes sur les lieux pour une durée indéterminée.

lire sur: http://www.breizh-info.com/2016/04/12/41714/nantes-vente-de-drogue-de-a-station-commerce

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