AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

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FRANCE 🇫🇷 (autorisation de la consommation et de la production de cannabis dans un cadre régi par la loi) : 80,8 % des répondants à la consultation mission d’information parlementaire se disent d’accord

La fin d’un tabou ? En un peu plus de six semaines, 253 194 personnes ont participé à la consultation citoyenne en ligne sur le cannabis récréatif, lancée le 13 janvier par une mission d’information parlementaire et qui s’est achevée dimanche 28 février.

D’après les résultats de cette consultation, 80,8 % des répondants se disent d’accord avec une autorisation de la consommation et de la production de cannabis dans un cadre régi par la loi, ont affirmé des sources parlementaires à l’Agence France-Presse (AFP), lundi.

Et pourtant selon la « théorie de l’escalade », fumer du cannabis entraînerait le fumeur vers des drogues plus dures. Mais cela se vérifie-t-il vraiment ?

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : retour sur l’opération « Gisèle » et les stratagèmes douaniers

En préalable, avant de lire cet article, j’ai fait un tweet au Procureur Jacques Dallest, juge d’instruction à l’époque des faits

Je viens de relire le dossier « Gisèle » … abordé par Philippe Bordes dans « Enquête aux frontières de la loi ». Quelle différence entre les écrits de toutes sortes et la réalité! Une vérité judiciaire dérangeante.

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Le journal « Le Monde » du 7 octobre 1992 faisait paraitre cet article sous le titre:

Au tribunal correctionnel de Lyon – Le dérapage douanier de l' » Opération Gisèle « 

Le procès des cinq trafiquants britanniques

Ce PV-là est, à première vue, un modèle de PV, serein, précis, exhaustif :  » Ce jour, mercredi 6 juin 1990, (…) en service de contrôle de véhicules, place Carnot, à Lyon-2, à 5 h 20, heure légale, nous faisons les signaux réglementaires d’arrêt à l’adresse d’un camping-car immatriculé G 942 BLB, en vertu de l’article 61 du code des douanes. Ce véhicule sort du passage sous la gare de Perrache…  » La routine, qui transpire entre chaque ligne du prologue, est bientôt relayée par un hasard absolument munificent. Dans le camping-car en question, les chanceux gabelous  » tombent  » sur pas moins de 1 058 kg de résine de cannabis et interpellent, dans la foulée, cinq ressortissants britanniques : les deux occupants du véhicule, Alan Morgan, trente-cinq ans, et Michael Cook, quarante-deux ans, mais aussi, à leur hôtel lyonnais, James O’Dea, quarante-cinq ans, Terence Stuart, cinquante ans, et un simple comparse, Jeffrey Thurgood, trente et un ans.

L’affaire des Britanniques de Perrache, parmi lesquels trois sérieux récidivistes, est joliment bouclée.Effet d’annonce, choc des photos, poids des statistiques, félicitations, congratulations…  » Ce PV est un faux ! « , clament pourtant aujourd’hui, chacun à sa manière, les huit avocats des accusés. (comme ils avaient raison!)De fait, un  » flag  » de rêve peut cacher une opération d’infiltration poussée… à l’extrême.

Comme M. Jacques Dallest, juge d’instruction à Lyon, n’avait pas tardé à le découvrir en prenant en charge le dossier, la prise réalisée par les douaniers en uniforme n’était que l’ultime phase d’une enquête rapprochée, qualifiée d' » occulte  » par les avocats,  principalement menée par l’échelon de Lyon de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) sous le nom de code d' » Opération Gisèle « .

Bien plus qu’une  » livraison surveillée « , légalisée depuis longtemps, il s’agit d’une  » livraison contrôlée « , et même  » encadrée « , dans laquelle Jean-Pierre Cazé, contrôleur divisionnaire à l’antenne lyonnaise de la DNRED, a joué un rôle de premier plan. Et ambigu…

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N’étant pas abonné, je ne peux que vous dire qu’ayant été le transporteur maritime de cette opération, la relecture des écrits concernant les exploits douaniers de cette époque m’étonne encore.

C’est ce Motor Yacht qui a transporté 1 tonne  285 de cannabis (1 tonne 255 de savonettes et 30 kilos de pollen), chargée au large de l’île de Perejil dans le détroit de Gibraltar.

Ce Motor Yacht avait été rebaptisé en « Tancrède », immatriculé à Toulon par la fourniture d’un livret de francisation délivré par la DNRED

Motor Yacht Windarra

Enregistré à Gibraltar 🇬🇧 – Propriétaire Rio Plata Ltd, compagnie off-shore de Marc Fievet, financé par Marc Fievet et les opérations de la DNRED

A réalisé le transport pour l’échelon DNRED de Lyon d’une tonne 285 de cannabis du Maroc à Port la Nouvelle (Saisie fortuite place Belcourt à Lyon d’une tonne) – Opération d’achat-transport réalisée par Jean Pierre Cazet et Michel Ribatet.

Il manquait donc plus de 200 kilos de cannabis lors de la spectaculaire saisie…Mais, ouf, tout baigne puisque l’ on ne revient pas sur la chose jugée!

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USA 🇺🇸 (New york) : ‘propina’ pour garantir une protection d’un président…

Juan Orlando Hernandez
Lors de l’ouverture ce mardi du procès de Geovanny Fuentes à New York, le procureur Jacob Gutwillig a affirmé que Juan Orlando Hernandez, le président actuel du Honduras avait perçu par le passé 25.000 dollars pour garantir sa protection.

Selon le procureur Jacob Gutwillig, Geovanny Fuentes a « versé des pots-de-vin même au président du Honduras », et était devenu « intouchable » grâce à leur association. Le président du Honduras a touché, entre 2013 et 2014, quelque 25.000 dollars pour garantir la protection du narcotrafiquant, d’après Jacob Gutwillig.

L’avocat de Geovanny Fuentes, Eylan Schulman, a tenté de discréditer d’avance ces témoins à charge. « Supposément 25.000 dollars peuvent suffire à corrompre un président », a-t-il lancé.

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BOLIVIA 🇧🇴 (Felcn) : secuestran dos camiones en el occidente boliviano que transportaban 745 kilos de droga

Tras un trabajo de seguimiento e inteligencia, agentes de la Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotráfico (Felcn) secuestraron dos camiones que transportaban un total de 745 kilos de droga.

LEER MAS

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ITALIA 🇮🇹 (operazione « KATARION ») : Traffico di droga, i nomi dei 44 indagati

Il procuratore capo di Catanzaro, Nicola Gratteri

L’operazione “Katarion” colpisce ancora una volta il gruppo criminale dei Muto di Cetraro.

In carcere finisce Francesco Junior Muto, alias “Zorro”, figlio del “Re del pesce”, Francesco.


PER SAPERNE DI PIÙ

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FRANCE 🇫🇷 (violences urbaines et trafic de drogue) : le dogmatisme du gouvernement doit laisser la place au pragmatisme pour faire face à l’échec de la répression

Par Jean-Marcel Bouguereau , lu dans « La Rép des Pyrénées »

Contrairement à de nombreux autres pays qui ont opté pour une approche pragmatique (Canada, USA, …) et une légalisation, la France, au contraire, en instituant une amende forfaitaire de 200 euros qui visera tous les consommateurs l’an dernier, a loupé le coche.

Dans les beaux quartiers, l’amende ne sera pas dissuasive.

Dans les quartiers où le trafic prospère, ces contrôles ne feront qu’accroître cette inutile stratégie de harcèlement des points de vente. Avec, comme effet, de tendre un peu plus les relations police/population déjà très dégradées.

Pourquoi personne ne bouge ? Parce que la droite et l’extrême droite n’attendent que ça pour tirer à boulets rouges en accusant de laxisme ceux qui tenteront de faire bouger les lignes. Il faudra pourtant en passer par là, pour couper l’herbe sous le pied des dealers.

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FRANCE 🇫🇷 (Marseille) : près de 250 policiers mobilisés pour mener a bien une opération dans la cité de la Savine au nord de la ville

Des enquêteurs de l’OFAST, le RAID, des CRS… 250 policiers au total ont démantelé un vaste réseau de trafic de haschich, d’herbe de cannabis et de cocaïne dans la cité de la Savine à Marseille, dans le 15ème arrondissement.

Au total 19  personnes interpellées et placées en garde à vue, tous les lieux de stockage découverts. En plus des 450 kilos de cannabis , 258.100 euros ont été saisis ainsi que 235 grammes de cocaïne et un fusil à pompe.

Cette opération est le fruit de plus d’un an d’investigation et de surveillance.A Marseille de nombreux quartiers sont gangrenés par le trafic de drogue. Les réseaux se professionnalisent et deviennent plus violents, selon des spécialistes de criminologie.  D’après les derniers chiffres policiers, la ville compterait 156 « plans stups », c’est  à dire des points de deal.

Certains accueilleraient jusqu’à 2.000 clients par jour.

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QUID des consommateurs ?

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BELGIQUE 🇧🇪 (Narcos and Co) : plus de 1.500 policiers, appuyés par les forces des unités spéciales de la police fédérale, ont été mobilisés dans le plus grand secret par le parquet fédéral belge

Après EncroChat, c’est SKY ECC qui donne le départ d’un coup de filet inédit en Belgique ce mardi matin. Plus de 200 perquisitions ont été menées simultanément sur tout le territoire, sous la direction d’un juge d’instruction du tribunal de première instance d’Anvers, division Malines.

Plus de 200 perquisitions ont été menées mardi matin dans le pays dans le cadre d’un dossier visant une organisation criminelle soupçonnée de fournir des téléphones cryptés au milieu criminel, a indiqué en fin de journée le parquet fédéral. Au total, 48 personnes ont été privées de liberté pour audition et plus de 1,2 millions d’euros ont été saisis. L’enquête a été initiée par la police judiciaire fédérale (PJF), et plus particulièrement la PJF d’Anvers.  Il a été ouvert fin 2018 à la suite de plusieurs enquêtes menées dans toute la Belgique ces dernières années. Le constat a été posé, sur base du travail policier, que les organisations criminelles utilisaient de plus en plus souvent des “cryptophones”. Avant cette opération, 185 de ces téléphones, équipés du logiciel de cryptage de SKY ECC, une société opérant depuis le Canada et les États-Unis, avaient été saisis en Belgique.

L’enquête judiciaire vise non seulement des trafiquants de drogue, mais également d’autres personnes qui facilitent leurs activités criminelles, telles que des informateurs, des blanchisseurs d’argent ou des personnes qui ont été corrompues pour rendre des services aux criminels. L’enquête a mené également à des suspects établis à l’étranger.

Il s’agit de la plus grande opération de police jamais organisée en Belgique.

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FRANCE 🇫🇷 (trafic de drogues) : le trafic irrigue la quasi-totalité de la délinquance et utilise aujourd’hui tous les réseaux sociaux

Lu dans FIGAROVOX/TRIBUNE 

EXTRAIT

Pour le délégué général de l’IPJ (Institut pour la Justice), Pierre-Marie Sève, la lutte contre le trafic de drogue est essentielle pour endiguer la montée de la délinquance, mais en venir à bout, nécessitera la mise en place de moyens colossaux.

Le trafic de drogue est également le financeur de phénomènes bien plus graves comme l’achat d’armes de guerre mais surtout le terrorisme.

La drogue irrigue la quasi-totalité de la délinquance et en constitue véritablement le système vasculaire.
Estimé à 3 ou 4 milliards d’euros et net d’impôts, le trafic de drogue fait vivre des dizaines de milliers de personnes dans toute la France et est en constante expansion.

Michel Aubouin, haut-fonctionnaire et préfet, a publié un livre «40 ans dans les cités» dans lequel il décortique le processus d’autonomisation des cités. Il annonce notamment que si un jour le gouvernement décidait de lutter contre le trafic de drogue, les cités pourraient entrer dans un mode insurrectionnel et «alors la France pourra trembler, car il ne s’agira plus d’opérations de maintien de l’ordre classiques mais d’opérations de guerre exigeant des moyens dont nous ne sommes pas sûrs de disposer».

Le ministre de l’Intérieur est prévenu, la guerre contre la drogue nécessitera de prendre des moyens encore jamais vus.

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ETATS-UNIS 🇺🇸 (aéro-narcotrafic) : « Wright Brothers Aircraft Title Inc. » et « Aircraft Guaranty Corporation » ont immatriculés plus de 2 000 avions dans plus de 160 pays différents

Peu importe qui est impliqué dans l’achat d’un aéronef par l’intermédiaire d’un fiduciaire, la FAA considère le fiduciaire comme le propriétaire de l’aéronef.

Le propriétaire est donc responsable de la conformité réglementaire. La responsabilité des propriétaires-fiduciaires en matière de conformité réglementaire n’est pas nouvelle; la FAA a souligné cela dans une clarification de politique en 2013, décrivant clairement ce qu’elle attend des propriétaires d’aéronefs qui sont également des fiduciaires aux fins d’aider un citoyen non américain à acheter un avion et à l’immatriculer aux États-Unis.

«La FAA ne considère pas le statut du fiduciaire en tant que propriétaire de l’avion en vertu d’un accord de fiducie comme ayant un effet différent sur ses responsabilités en matière de conformité réglementaire par rapport aux autres propriétaires d’un avion immatriculé aux États-Unis», a écrit l’agence. «La FAA a déterminé qu’il n’y a rien d’inhérent au statut de propriétaire fiduciaire d’un aéronef immatriculé aux États-Unis qui affecterait ou limiterait ses responsabilités en matière de conformité aux lois et réglementations applicables. La FAA n’a connaissance d’aucune raison de traiter un type de propriétaire – comme un fiduciaire sous une fiducie non citoyenne – différemment de tout autre propriétaire d’un aéronef civil inscrit au registre américain lorsqu’elle examine les questions de conformité réglementaire. »

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Debbie Mercer-Erwin

L’acte d’accusation contre « Wright Brothers Aircraft Title Inc. » et « Aircraft Guaranty Corporation » a précisé:

Premièrement, les défendeurs enfreignent les règlements de la FAA et du Département du commerce concernant l’immatriculation des aéronefs aux États-Unis, tout en dissimulant la véritable propriété et l’exportation de l’avion. Deuxièmement, lorsque les forces de l’ordre saisissent un aéronef immatriculé chargé de stupéfiants, les défendeurs se désinscrivent ou transfèrent autrement la propriété de l’aéronef.

Enfin, les défendeurs ont participé à une série de fausses transactions de vente d’avions afin de dissimuler le mouvement de fonds obtenus illégalement.

Debbie Mercer-Erwin qui est la propriétaire de « Wright Brothers Aircraft Title Inc. » et « Aircraft Guaranty Corporation », a été accusé d’avoir « aidé » des narcos à enregistrer des avions aux États-Unis.

Les ‘Marshalls américains’ ont perquisitionné les bureaux d’Oklahoma City de « Wright Brothers Aircraft Title » avant Noël et ont arrêté Debbie Mercer-Erwin et sa fille Kayleigh Moffett.

Les deux ont été libérées avant la nouvelle année.

Les procureurs fédéraux ont accusé Debbie Mercer-Erwin, Moffett et six autres personnes extérieures à l’entreprise de sept chefs d’accusation différents.

Divers accusés sont accusés d’avoir géré un projet complexe de Ponzi de 350 millions de dollars, et d’avoir aidé des trafiquants de drogue à se désenregistrer et à modifier les registres de propriété d’aéronefs et/ou à ne pas enregistrer les exportations d’aéronefs et à participer à une série de fausses transactions d’aéronefs. (Les projets de Ponzi incitent les investisseurs à faire des investissements et à verser des bénéfices aux investisseurs précédents avec des fonds d’investisseurs plus récents).

350 millions de dollars d’activités criminelles

Plusieurs de ces avions ont été utilisés par des cartels de la drogue en Colombie, au Venezuela, en Équateur, au Belize, au Honduras, au Guatemala et au Mexique pour faire passer de grandes quantités de cocaïne aux États-Unis. L’acte d’accusation allègue en outre que le produit illicite des ventes ultérieures de drogue a ensuite été transporté sous forme d’espèces des États-Unis vers le Mexique et utilisé pour acheter encore plus d’avions et de cocaïne. Les achats d’aéronefs ont généralement été effectués  en transférant des fonds provenant des services de change et / ou des banques au Mexique à des sociétés écrans opérant aux États-Unis en tant que vendeurs / courtiers d’aéronefs.

Ces aéronefs étaient détenus en fiducie par « Aircraft Guaranty Corporation » au profit de sociétés ou de particuliers étrangers. Debbie Mercer-Erwin, Moffett et Federico Machado, propriétaire de « South Aviation » et « Pampa Aircraft Financing » ont été accusés d’avoir participé à un stratagème de fraude lié à l’acquisition d’aéronefs.

Les actes d’accusation indiquent que Machado a recruté des investisseurs pour investir dans des dépôts d’achat d’avions pour des transactions de vente qui n’ont jamais eu lieu. Les investisseurs auraient placé leurs fonds sur un compte bloqué détenu par « Wright Brothers Title Company ». La société dirigeait un projet de Ponzi et investissait l’argent à des fins personnelles.

Machado aurait détourné des fonds vers une mine de minéraux au Guatemala.

En février 2020, les autorités béliziennes ont saisi un avion contenant 2310 kg de cocaïne, ce qui en fait la plus importante saisie de drogue jamais réalisée dans le pays. Selon les documents déposés, plusieurs autres «aéronefs immatriculés par le défendeur ont été saisis ou détruits lors de la contrebande de drogue».

Criminalité transnationale

Le procureur américain par intérim, Nicholas J. Ganjei, a déclaré: « La menace posée par la criminalité transnationale ne peut être sousestimée. Le public américain peut s’attendre à ce que le district oriental du Texas soit implacable dans sa lutte contre la menace parfois invisible, mais toujours dangereuse, du crime organisé transnational. »

« L’acte d’accusation dans cette affaire démontre que les personnes qui choisissent de contourner les réglementations fédérales relatives à l’immatriculation et à la propriété des aéronefs seront poursuivies dans toute la mesure de la loi« , a déclaré Todd Damiani, agent spécial en charge, Région du Sud, Département américain de Bureau des transports de l’inspecteur général.

S’ils sont reconnus coupables, les accusés risquent une peine de prison allant d’un minimum de 10 ans à la prison fédérale à perpétuité pour les accusations de complot de drogue et jusqu’à 20 ans pour les infractions de blanchiment d’argent, d’exportation et de fraude électronique.

Cependant, les autorités soulignent que tous les accusés restent innocents jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie. «Il est important de noter qu’une plainte, une arrestation ou un acte d’accusation ne doit pas être considéré comme une preuve de culpabilité et que toutes les personnes accusées d’un crime sont présumées innocentes jusqu’à ce que leur culpabilité soit prouvée hors de tout doute raisonnable», selon le document du procureur américain. Bureau, District Est du Texas.

Personne de « Wright Brothers » n’était disponible pour répondre aux questions de « Corporate Jet Investor » au sujet des allégations.

Les spécialistes des transactions de l’Oklahoma affirment que « Wright Brothers » est l’une des six sociétés les plus actives impliquées dans les transactions aériennes. Le site Web de « Aircraft Guaranty Corporation » affirme que la société «contrôle plus d’un milliard de la valeur des avions. Avec plus de 2 000 avions immatriculés dans plus de 160 pays différents ».

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ESPAGNE 🇪🇸 (province de Malaga) : à la tête d’un labo, trois hispano-américains ont été arrêtés

La police espagnole a arrêté quatre personnes, dont deux vénézuéliens et un colombien, dans la ville côtière d’Estepona (sud), prétendument responsables d’un laboratoire clandestin dédié à la manipulation de la cocaïne.
Au cours de l’enquête, les agents ont vérifié que les suspects avaient deux maisons dans les villes touristiques de Mijas et Estepona (province de Malaga); celle de cette dernière ville était utilisée pour manipuler, falsifier et cacher des drogues.

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BELGIQUE 🇧🇪 (Anvers) : opération anti-drogue en cours

La police belge a mené une opération contre le crime organisé ce mardi 9 mars 2021 dès l’aube avec plus de 1 500 agents soutenus par des unités spéciales dans tout le pays, mais avec un accent sur la ville portuaire d’Anvers.

Plus de deux cents perquisitions ont été effectuées simultanément depuis cinq heures du matin. L’opération est dirigée avant tout contre les trafiquants de drogue, et en particulier ceux impliqués dans le trafic de cocaïne, avec des ramifications internationales.

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SUISSE 🇨🇭 (Valais) : pression constante contre le trafic de drogue

Un Fribourgeois, un Valaisan et un Irakien établis dans le canton ont écoulé environ 100 kilos de haschich et d’herbe dans le centre du Valais. Lors d’une vaste opération de police, plusieurs kilos de drogue et de l’argent ont été récupérés, notamment 7000 francs dans un appartement.

Ce trio a été interpellé au terme d’une longue enquête menée depuis fin 2019 par la police cantonale sous la direction du Ministère public. L’auteur principal, un Fribourgeois de 26 ans, opérait depuis une chambre louée qu’il utilisait exclusivement pour son commerce.

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ITALIE 🇮🇹 : qui arrêtera la Mafia ?

Dans « Débatdoc » le documentaire réalisé par Cécile Allegra et Mario Amura : Italie-Mafia, un pacte sanglant. En Italie, la Mafia a gangréné le pouvoir politique depuis l’après-guerre. C’est l’effrayant constat livré par ce documentaire. À l’aide de témoignages exclusifs, il dénonce l’accord passé entre l’organisation criminelle et la démocratie Chrétienne. Une liaison incestueuse entre l’Etat et la Mafia qui perdurerait, jusqu’à nos jours, en Italie.

sur LCP ce mardi 9 mars 2021

Avec:

Fabrice Rizzoli, docteur en Science politique de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, spécialiste de la grande criminalité. Auteur de « La mafia de A à Z : crime organisé, mafias, anti-mafia : 160 définitions pour un état des lieux » chez Tim Buctu Editions.

Jacques de Saint Victor, historien et écrivain, auteur de nombreux ouvrages sur les systèmes de droit et de criminalité organisée dont « Un pouvoir invisible. Les mafias et la société démocratie (XIXe-XXIe siècle) » chez Gallimard.

Charlotte Moge, maîtresse de conférences en Études italiennes à l’Université Jean Moulin-Lyon 3

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MEXIQUE 🇲🇽 (Chetumal – Quintana Roo) : le cimetière des « Hawkers » orphelins

Ce qu’il ressort depuis des mois, c’est que l’essentiel de ce trafic se tient désormais dans un cercle d’à peine 50 km de diamètre, autour de Chetumal, au sud du Quintana Roo, situé stratégiquement aux abords de l’Etat de Belize, là où les jets bourrés de coke ne cessent de se poser depuis des semaines, comme on l’a vu.

Le Guatemala n’étant pas très loin non plus.

A Chetumal, c’est fou ce qu’on trouve comme avions que l’on abandonne, comme ça, comme s’il s’agissait d’une vieille voiture qui refuserait d’avancer…

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USA 🇺🇸 (aéro-narcotrafic) : Debbie Mercer-Erwin, pourvoyeuse d’avions pour le narcotrafic, a été arrêtée

Debbie Mercer-Erwin, une dame bien sous tous rapports, qui pointe au Rotary-Club…

Membre du Rotary Club d’Oklahoma, elle présente tous les aspects d’une personne bien ordinaire et bien insérée dans la vie sociale quand les avions qu’elle vend se retrouvent aux mains de trafiquants notoires et que sa société ne sert qu’à dissimuler leur véritable propriétaire. Aux dernières nouvelles, comme on l’a dit, il y en avait un peu moins d’une centaine sous sa responsabilité directe (et bien plus, dix fois plus, avec l’héritage des avions de Connie Wood).

A Onalaska, où était installé Connie Wood (lire ici sa saga), il y avait déjà plus de 1000 avions d’enregistrés de la sorte qui se partageaient deux boîtes aux lettres seulement. Un joli scandale en perspective ! La création d’un nom d’entreprise fictive coûtait alors à peine 5 dollars…  Pire qu’au Delaware !!!

A droite, Debbie Mercer-Erwin en tenue de détenue…

On comprend son absence de sourire sur cette photo-là : elle risque gros désormais. La perpétuité, annonce-t-on déjà, parmi les options possibles pour son sort…

Le premier document qui avait alerté

Cela fait plus d’un an qu’elle était dans le collimateur de la justice US, dont la lenteur la concernant surprenant, à vrai dire. L’examen de ses transactions depuis 2014 étant sans appel, en effet.

Il faudra un reportage TV bien mené pour que ça change, avec deux hommes dont j’ignore s’ils ont lu les textes parus sur Coke en Stock depuis des années. Un document visible ici de février 2019 cite le cas de ces deux enquêteurs curieux dépêchés par WFAA-TV, une chaîne texane justement (il s’agit Stephen Lynch, député démocrate du Massachusetts, ici à gauche, membre du House National Security Subcommittee, et de Joe Gutheinz, ancien lui-même de la Federal Aviation Administration (FAA)) qui avaient trouvé des éléments fort troublants dans ces registres bidons, qui outrepassent aussi la simple crainte de les voir être utilisés par des trafiquants seulement (la crainte d’un autre 9/11 pointe toujours à l’horizon quand il s’agît d’avions gros porteurs « anonymes »):

Leur verdict avait été très net : « deux des avions enregistrés auprès de la société de fiducie ont été nommés lors d’une enquête fédérale sur une opération massive de trafic de drogue, selon les dossiers du tribunal fédéral déposés en 2013. Voici ce que les officiers de justice fédéraux ont détaillé dans les dossiers judiciaires pour saisir l’un de ces deux avions: il avait été enregistré dans une fiducie en 2012 au nom d’une société mexicaine. Le représentant légal de la société, Fausto Velez Urbina, a été condamné en 2005 pour trafic fédéral de cocaïne et renvoyé au Mexique en 2010. Urbina a acheté l’avion auprès d’un courtier en aéronefs nommé Mauricio DeLeon pour 1,69 million de dollars. DeLeon avait été lié par des enquêteurs à l’ancien chef du Cartel du Golfe Osiel Cardenas-Guillen. Cardenas-Guillen, désormais enfermé dans une prison fédérale aux États-Unis. Il a fondé le très redouté groupe de Los Zetas, composé d’anciens commandos militaires qui ont servi d’assassins impitoyables pour le cartel. Et ce n’est pas tout… (ici à droite l’arrestation le 9 février 2018 de José Maria Guizar Valencia alias Z43,  un des chefs du cartel, avec devant lui et ses acolytes l’impressionnante panoplie d’armes saisies.)

Un fonctionnement qui questionnait

L’article évoquait Onalaska (1764 habitants seulement, aujourd’hui !) de façon provocante, « une ville avec 1000 avions déclarés et pas d’aérodrome« .

L’avion atterri aux mains du cartel avait une histoire intéressante en effet : tout avait commencé il y a un peu plus de quatre ans avec cet appareil… introuvable :  « en 2016, la Drug Enforcement Administration a saisi l’un des avions de la société alors qu’elle enquêtait sur un complot international de trafic de drogue et de blanchiment d’argent, selon des archives déposées devant un tribunal fédéral de New York. L’avion a été saisi lorsque des agents ont arrêté l’un des chefs de file accusés, qui dirigeait une entreprise dans le Nevada. Lynch a déclaré à WFAA qu’une grande quantité d’héroïne avait été saisie avec l’avion. Le véritable propriétaire de l’avion, un ressortissant mexicain, n’a pas été inculpé. Cependant, selon les archives, il a payé plus d’un demi-million de dollars pour récupérer l’avion. « Quelqu’un arrive et est en mesure de récupérer son avion avec 550 000 $ en espèces », a déclaré Lynch (le député démocrate effectuant l’enquête)  « Je veux dire qui fait ça ? Que pensez-vous que l’on  fasse de l’avion maintenant? »… 

« selon les archives de la FAA, Aircraft Guaranty a initialement enregistré l’avion monomoteur à six places en 2013 pour le compte d’un résident de Nuevo Leon (au Mexique). Aircraft Guaranty a transféré le titre de l’avion au véritable propriétaire à la fin de 2017. La société est redevenue le fiduciaire de l’avion en mars 2018. Les défenseurs de l’industrie ont déclaré à WFAA que les exigences strictes en matière de citoyenneté de la FAA peuvent être onéreuses. Selon eux, il peut être difficile pour les sociétés cotées en bourse de déterminer si elles satisfont à toutes les exigences. Pour être considéré comme une entité américaine, le président d’une entreprise doit être citoyen. Les deux tiers de ses dirigeants ou administrateurs doivent également être des citoyens. Soixante-quinze pour cent de ses actionnaires doivent également être des citoyens américains. (…). Nous pensons que les informations mises à la disposition de la FAA aujourd’hui sont suffisantes », a déclaré le journal de la NBAA. La NBAA a également fait valoir dans le «livre blanc» que la législation de Lynch «entraînera des conséquences imprévues et des préjudices potentiels pour l’industrie aéronautique». Lynch se moquait des inquiétudes. Il a déclaré à la WFAA qu’il attendait avec impatience le résultat de deux enquêtes – l’une menée par le les enquêteurs du Congrès, le General Accountability Office, et celle de l’inspecteur général du ministère des Transports – sur la pratique. Le rapport du GAO devrait être publié plus tard cette année. «Tout dépend du résultat net du dollar pour les sociétés de fiducie», a déclaré Lynch. «Ils négocient et exploitent les lois qui existent dans notre pays pour leur gain financier privé. Mais ils mettent le public et la sécurité nationale en danger. » Les résidents d’Onalaska ont déclaré à la WFAA qu’ils n’avaient aucune idée du fait que de nombreux avions étaient enregistrés dans leur ville. «La majorité des personnes qui vivent ici en permanence et qui résident à Onalaska n’ont pas les moyens d’acheter un avion», a déclaré Zachary Davies, un agent immobilier local et père de cinq enfants. L’oncle de Davies, Roy Newport, ancien maire d’Onalaska, pensait que le nombre élevé d’avions immatriculés devait être une erreur. « Quel est le problème ? » Dit Newport. « Je n’achète pas ça. C’est un problème informatique ou quelque chose comme ça. Quel serait l’avantage de les enregistrer ici ? » Ce n’est pas un problème informatique. Et le secret est maintenant révélé… »

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MAROC 🇲🇦 (Fès) : saisie de 500 kg de haschich et une arrestation

L’opération a été menée au quartier Benssouda à Fès, sur la base d’informations fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

Le suspect a été arrêté à bord d’une voiture utilitaire. Les opérations de fouille du véhicule ont permis de saisir 20 ballots de résine de cannabis (chira) pesant 500 kg, trois téléphones mobiles et une somme d’argent soupçonnée provenir de cette activité criminelle.

FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : confinement et trafic de stupéfiants

J’avais prévu d’intervenir dans ce débat! Je m’étais arrangé pour m’arrêter dans un parking avec une bonne couverture 4G et je me suis connecté avec le serveur dédié…

Connexion établie, mais coupée 10 secondes après sans aucune possibilité de reconnexion !

C’est vrai que la lutte anti-stups n’est qu’affaire d’experts désignés !

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À quoi ressemblera le « monde d’après » du trafic de stupéfiants ? Conférence sur l’évolution de la délinquance liée aux drogues en temps de confinement, avec Stéphanie Cherbonnier (Police nationale) et Thierry Colombié (expert).

Le Rendez-vous de la recherche en visioconférence avait pour objectif de présenter les conséquences de la crise sanitaire sur le trafic de stupéfiants et sur l’activité des services de police.

Pour traiter ce sujet, l’Institut a convié Stéphanie Cherbonnier, contrôleuse générale de la Police nationale et cheffe de l’office anti-stupéfiants (OFAST), et Thierry Colombié, économiste, spécialiste du crime organisé.La séance a été animée par Christophe Soullez, chef de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Ce résumé a été rédigé par Juliette Papon, étudiante du Master 2 Droit et stratégies de la sécurité de l’Université Paris II Panthéon-Assas (association A2S).

La  crise sanitaire du Coronavirus et la période de confinement de la  population qui été décidée par le gouvernement ont, au moins durant un  temps, considérablement bouleversé le paysage criminel.

Fermeture des frontières, attestations de sorties, multiplication des contrôles, baisse de la demande et de l’offre… la situation a modifié les pratiques des trafiquants et des consommateurs, ainsi que la nature des crimes et délits enregistrés depuis deux mois.

Malgré une chute estimée entre 30% et 40% pendant le confinement, le trafic et la revente de produits  stupéfiants ont connu des évolutions remarquables et le marché s’est immédiatement restructuré – parvenant à assurer les 60 % restant.

De la même manière, les services de lutte contre le trafic de stupéfiants, et notamment les services spécialisés de la police  judiciaire, ont du s’adapter à cette nouvelle configuration.

Quelles sont les conséquences de ces crises sur ces organisations et sur les services de police, à court et long terme ?

On en parle « chez vous », avec deux spécialistes du sujet, le mardi 16 juin de 18h à 20h.

Accès libre via l’application Zoom.

Contexte

La crise sanitaire du Coronavirus et la période de confinement de la population ont considérablement bouleversé le paysage criminel. La fermeture des frontières, les attestations de sorties, la multiplication des contrôles ou encore la baisse de la demande et de l’offre, ont modifié les pratiques des trafiquants et des consommateurs, ainsi que la nature des crimes et délits enregistrés sur ces deux mois.

Intervention de Stéphanie Cherbonnier

Durant le confinement, quatre phases ont été observées.Tout d’abord, la première phase est la désorganisation des trafics avec une rupture quasiment immédiate des approvisionnements. Le vecteur routier est le principal vecteur d’approvisionnement de cannabis en France depuis le Maroc et l’Espagne (90 % du cannabis est importé par la voie routière). Pour la cocaïne, l’arrêt progressif du trafic aérien (fermeture de l’aéroport d’orly) a coupé la voie d’approvisionnement par le système des passeurs (communément appelés «mûles»), depuis la Guyane notamment. Cependant, certains distributeurs/consommateurs avaient anticipé la crise, on a donc vu se former, avant le confinement, des files d’attente devant les points d’approvisionnement. Une véritable stratégie d’entrave a été mise en place par les forces de sécurité (police/douane/gendarmerie), de manière à limiter l’arrivée de produits sur le territoire. Durant le confinement on a observé un mouvement de ralentissement global du trafic de l’ordre de 30%. Toutefois, la fermeture des frontières n’a pas totalement empêché la poursuite, à moindre mesure, de l’approvisionnement des marchandises.

Ensuite les trafiquants se sont adaptés aux nouvelles contraintes et ils ont mis en place une stratégie de contournement. Nous avons constaté un recours important aux réseaux sociaux (Snapchat, WhatsApp) pour des commandes, via un système de drive ou de livraison à domicile. Nous avons parlé d’«ubérisation» du trafic. Des saisies importantesde stupéfiants ont été observées pendant le confinement avec le développement de la culture «indoor» . Pendant longtemps, cette culture était plutôt cantonnée à l’Outre-Mer et depuis quelques années, on assiste une augmentation forte de ces cultures en métropole. Les saisies réalisées ces dernières années portent sur de nombreux plants de cannabis, pouvant aller de 500 à 1000 pieds. On parle de Cannabis Factory (industrialisation du phénomène). Le matériel est parfois acquis sur le darknet et de grands moyens logistiques sont déployés pour produire. Les techniques utilisées sont celles d’organisations criminelles, leur production génère des profits colossaux.La troisième phase est celle de la pénurie, effectivement, nous étions en flux tendu puisque le stock de produits permettait de tenir environs une dizaine de jours, au-delà la pénurie était assez inéluctable. On estime une augmentation de la violence de l’ordre de 20%, résultant des conquêtes et reconquêtes de territoires notamment dans de nombreuses villes de province (Rennes, Strasbourg ou Bordeaux) et une augmentation de 40 à 60% des prix, tous produits confondus. L’augmentation des prix a été moins observée dans les régions frontalières (Perpignan, Lille), où les consommateurs pouvaient encore s’approvisionner, pour de plus petites quantités en Espagne ou aux Pays-Bas. Enfin, la dernière phase est la reprise du trafic juste avant le déconfinement, des saisies majeures ont été réalisées par des services de la douane et de la police. La crise a bénéficié aux organisations les plus structurées. Elles avaient la capacité de mettre en œuvre des importations malgré le ralentissement de l’ensemble des vecteurs d’approvisionnement. Il y a eu une augmentation de la demande, pas forcément plus de nouveaux consommateurs mais une demande plus forte de quantité chez les consommateurs. Durant le confinement l’OFAST a développé la collecte de renseignements, en faisant appel à tous les capteurs (sources humaines, services locaux, recours à la technique). La coopération internationale durant cette période a joué un rôle majeur, nous avons continué à beaucoup échanger avec nos homologues d’Espagne, de Belgique, des Pays-Bas, du Brésil et de Colombie.

Intervention de Thierry Colombié

Trois remarques préliminaires doivent être évoquées. Premièrement, on ne parle pas de «fermeture des frontières» mais d’une «restriction des échanges commerciaux». Deuxièmement, la plupart des usagers ont été confinés et n’ont ni pu rejoindre leur point de vente, ni se rendre en soirée pour acheter leurs marchandises.Troisièmement, jusqu’à la veille du confinement, personne ne savait quelle serait la durée de ce dernier, ce qui a accentué un sentiment d’impuissance et une volonté pour les consommateurs d’anticiper la pénurie. Ainsi, cela pose des problèmes, pour les trafiquants, de logistique pour s’approvisionner en produit et, pour les forces de l’ordre, pour adopter des stratégies efficaces. Toutefois, nous avons pu voir que les trafiquants ont su s’adapter, par exemple, en janvier, lorsque se profilait la pandémie, les réseaux criminels ont importer des marchandises pour avoir plus de stocks pour anticiper la crise sanitaire. Il y a le commerce de gros, de demi gros, de détail, filière par produit, filières annexes et connexes. Tout est organisé, en effet, post confinement, on peut voir que les choses sont comme avant, rien n’a fondamentalement changé, au contraire les réseaux ont pu apprendre de leurs erreurs. Par ailleurs, à cause de cet arrêt temporaire des approvisionnements, des dealers se sont retrouvés au chômage technique, et ont pu avoir tendance à créer des troubles à l’ordre public.La crise a révélé deux phénomènes. D’une part, l’«ubérisation» avec l’«uberweed» ou l’«ubercoke». Grâce à l’air numérique, nous commandons avec notre téléphone et nous sommes livrés à notre domicile. Cela met en évidence l’explosion des circuits courts. D’autre part, au-delà des cités, dans les zones péri-urbaines et rurales, on a des réseaux qui existent depuis très longtemps, qui sont peu visibles, ce sont les cannabiculteurs. En outre, pendant le confinement des usagers se sont tournés vers la kétamine. Produite par l’Asie, il y aujourd’hui, une grosse production aux Pays-Bas.

FOCUS sur l’office anti-stupéfiants

Le trafic de stupéfiants génère d’autres infractions, comme le trafic d’armes, les homicides volontaires ou encore les règlements de compte. La mise en place d’un plan national de lutte contre les stupéfiants permet de mieux structurer cette lutte. C’est dans ce contexte que l’OFAST a été créé. Il s’agit d’une mesure phare du plan annoncé le 17 septembre 2019 par trois ministres à Marseille.Le but de cet office est d’articuler les acteurs entre eux puisqu’une multitude d’acteurs (douanes, police, gendarmerie) travaillent ensemble pour lutter efficacement pour ce fléau mondial. Pour être efficace, il faut coordonner nos forces et travailler ensemble.Depuis le 1erjanvier 2020, l’office est devenu un service à compétence nationale (SCN). L’agence est directement rattachée au directeur central de la police judiciaire. L’OFAST est devenu le chef de file de la lutte contre les stupéfiants en France. Ainsi, cette agence sert à réceptionner des informations au niveau national et international mais aussi à envoyer des informations et à apporter son expertise aux autres services sur le territoire. L’office anti-stupéfiants ne doit plus être perçu comme un concurrent mais permet de produire et partager des renseignements.L’OFAST comptera à la fin de l’année 2020, cent soixante-dix enquêteurs et l’objectif est de parvenir à deux cent quarante enquêteurs en 2022 (plan triennal de renforcement).La lutte contre le trafic de stupéfiants nécessite une approche globale qui inclut la lutte contre le blanchiment issu de ces trafics. En effet, Thierry Colombié évoque l’affaire «Virus», et énonce que sans blanchiment, il n’y a pas de trafic et sans corruption, il n’y a pas de crime organisé.On ne peut pas travailler tout seul sur le blanchiment, il faut travailler avec des partenaires, tels que l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) ou le Service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF) au sein de Bercy.
Pour conclure, le but principal de l’OFAST est de décloisonner les structures et les compétences pour inscrire la lutte sur le long terme.

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Voir aussi

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AFRIQUE DU SUD 🇿🇦 (CAPE TOWN) : la police sud-africaine a saisi près d’une tonne de cocaïne sur un navire au large de la côte de Saldanha, près du Cap

Dans une opération basée sur le renseignement, la police et les forces tactiques sont montées à bord d’un bateau de pêche lundi soir et ont trouvé 973 blocs de cocaïne comprimée dans trois compartiments du navire.

10 suspects, quatre Bulgares et six du Myanmar, ont été arrêtés et devraient comparaître devant « the Vredenburg magistrate’s court ».

SOURCE

source 2

Four Bulgarians and six Myanmar nationals filled the dock in the Vredenburg magistrate’s court on Thursday after they were arrested this week in connection with one of SA’s biggest drug busts.

The captain of the ship, Kyaw Kyaw Han, 42, and his crew, including chief engineer Khin Aung, 55, and sailors Nyein Win, 28, Thaw Tin Win, 52, Kyaw Win, 36, and Zin Kyaw, 27, were also arrested in the late-night bust by various tactical law enforcement units and members of the Western Cape organised crime detectives.

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FRANCE 🇫🇷 (Le Havre) : l’info était bonne, les policiers de l’OFAST saisissent plus de 600 kilos de coke

Un conteneur chargé de cocaïne et de café expédié du Guatemala faisait l’objet d’un suivi des agents de l’OFAST suite à une info transmise par un service de police étranger qui avait été prise très au sérieux.

Le conteneur qui renfermait cette cargaison de cocaïne, passé par Rotterdam  au Pays-Bas puis par Anvers en Belgique a été débarqué mercredi, dans le port du Havre.

Chargé par un transporteur, il a été suivi par les policiers qui ont attendu la livraison pour interpeller trois hommes. Des exécutants connus des services qui sans aucun doute ne sont pas les donneurs d’ordre.

Travailler sur info de services étrangers…C’est bien!

Mettre en place les moyens de contrôler toutes les entrées de conteneurs sur les ports français seraient mieux!  Que je sache, Gérald Darmanin, vous savez que la DNRED dispose de la CELTICS qui ne demande qu’à s’exprimer! Encore faudrait-il que les capacités de ce service, en sous effectifs reconnus, soient revus à la hausse. Mais, malheureusement je n’ai pas constaté que mesdames Isabelle Braun-Lemaire et Corinne Cleostrate se préoccupaient de renforcer les effectifs de la SURV!

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