FRANCE 🇫🇷 (Énarques, administrateurs civils et douaniers et autres DG de la Douane française): seraient-ils tous des menteurs?

Arrêté du 20 septembre 2005 portant délégation de signature (direction générale des douanes et droits indirects) – Article 19

 

 » Délégation est donnée à M. Erwan Guilmin, administrateur civil et à Mme Elisabeth Melscoet , inspectrice principale des douanes, à l’effet de signer, au nom du ministre délégué au budget et à la réforme de l’Etat, porte-parole du Gouvernement, toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’Etat, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs ainsi que tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects. »

Le 30 juillet 2010, Erwan Guilmin a été le signataire au nom du Ministre du budget, d’un mémoire de onze pages destiné à transformer l’action menée par Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED, pour permettre de rejeter sa demande d’indemnisation que ses avocats avaient déposée auprès du tribunal administratif.

Après vérifications faites auprès des douaniers du service opérationnel de la DNRED, Erwan Guilmin n’a jamais posé la moindre question concernant l’action de cet aviseur, pourtant considéré par le ministre Michel Charasse et par toute la hiérarchie douanière comme accomplissant une mission d’agent infiltré.

 

Christian Gatard, chef de l’échelon DNRED de Nantes écrira à Marc Fievet le 4 mars 2014:

« Comme je viens de te le dire par tel, j’ai lu ce mémoire dont je n’avais jamais entendu parler, ce qui veut dire que l’on ne m’a jamais consulté depuis mon départ à la retraite en 2006.
Je partage ton analyse globale: j’ai notamment noté que dès les premiers § il est écrit que tu as donné « quelques renseignements » ou quelque chose comme ça. Inutile de te préciser que ton rôle est largement sous estimé. »

Jean Henri Hoguet, (photo à gauche), patron de la DNRED, qui avait organisé le recrutement de Marc Fievet à Gibraltar, n’a jamais été contacté.

Est-ce à dire que l’administrateur civil Erwan Guilmin s’est autorisé à déformer la vérité des faits pour satisfaire les souhaits du directeur général de l’époque Jérôme Fournel (photo à droite)

Certes, la récompense est venue quelques années plus tard lorsqu’Erwan Guilmin a pris la direction de la DOD (Direction des opérations Douanières) à la suite de Vincent Sauvalere.

Comment puis-je aujourd’hui écrire ces quelques lignes ?

C’est qu’il s’avère en effet que l’énarque, administrateur civil, Erwan Guilmin est un faussaire, d’État certes, mais un faussaire quand même, puisque non content d’avoir faussé la totalité de l’action de Marc Fievet auprès de la DNRED, il a quelques années plus tard confirmé sa qualité de faussaire en étant confondu d’avoir modifier délibérément un document classé « Secret Défense » qui démontrait sa connaissance et sa participation à des faits habituellement reprochés aux escrocs internationaux et au monde du crime organisé. De caviardage tout simplement, l’énarque Erwan Guilmin s’est rendu coupable sur un document que l’on devrait considéré comme sacré puisque classé secret défense.

Pour Erwan Guilmin, tout va bien, Jérôme Fournel l’a reclassé à Bercy comme « Chargé de mission à la sous-direction des politiques sociales – Secrétariat général » au Ministère de l’économie et des finances et ce depuis janvier 2018, où il n’apparait jamais.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Thomas Charvet – Bruxelles

Conseiller Douanes – Contrôle et gestion du risque, accises et autres fiscalités, OMD), Union douanière GUD (législation, systèmes d’information, douane électronique, tarif douanier, accords internationaux, mouvements argent liquide, biens culturels

qui, au nom du ministre chargé des douanes, rédigea les 26 janvier 2012, 17 février 2012 et 30 spetembre 2013, trois réponses en défense pour le ministre du Budget sans se renseigner sur la réalité du dossier de Marc Fievet auprès des douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia.

Document incomplet et arrangé, dans lequel les mensonges sont entremêlés savamment au milieu de vérités.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Elizabeth Melscoet de la DG de la Douane (DGDDI), au nom du ministre chargé des douanes, dans la limite de ses attributions, peut signer toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’État, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs, tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects, les pouvoirs de représentation en justice, les décisions relatives aux demandes de bénéfice de la protection fonctionnelle des agents de l’État ainsi que les habilitations des agents des douanes visées à l’article 64 du code des douanes, à l’article L. 38 du livre des procédures fiscales et à l’article 64 du code des douanes dans ses versions respectivement applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie…. ne posa aucune question aux douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia, concernés par l’affaire de Marc Fievet, AKA NS 55, avant de rédiger le 21 mai 2015 une réponse incomplète, arrangée et mensongère au TA (Tribunal administratif).

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Michel Baron – administrateur des douanes, qui, au nom du ministre chargé des douanes, dans la limite de ses attributions, peut signer toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’Etat, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs, tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects, les pouvoirs de représentation en justice, les décisions relatives aux demandes de bénéfice de la protection fonctionnelle des agents de l’Etat ainsi que les habilitations des agents des douanes visées à l’article 64 du code des douanes, à l’article L. 38 du livre des procédures fiscales et à l’article 64 du code des douanes dans ses versions respectivement applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie…. ne posa aucune question aux douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia, concernés par l’affaire de Marc Fievet, AKA NS 55, avant de rédiger le 19 janvier 2016 une réponse incomplète, arrangée et mensongère au TA (Tribunal administratif).

°°°°°°°°°°°°

A Bercy, l’administrateur civil voyou Erwan Guilmin, l’administrateur civil Thomas Charvet, l’administrateur des douanes Michel Baron comme Elizabeth Melscoet de la DG de la Douane (DGDDI), certainement des grands spécialistes des actions d’infiltration à l’international, ont réécrit l’histoire en interprétant les actions que Marc Fievet a menées pour le compte de la DNRED, dans le seul but de dégager la Douane Française et la DNRED de toutes responsabilités.

000000

MAROC 🇲🇦 (Guergarate): saisie de plus de 800 kilos de chira

Le camion TIR était immatriculé dans un pays subsaharien.

Les fouilles menées à l’aide de chiens renifleurs, ont permis la saisie à bord du camion, d’une quantité de 854 kg de chira soigneusement dissimulée dans une cargaison de produits agricoles destinés à l’exportation vers un pays africain, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué.

La DGSN a fait savoir que les éléments de la police ont également interpellé le chauffeur du camion et son assistant, âgés respectivement de 38 et 54 ans.

Lire

0000

MAROC 🇲🇦 (Ouarzazate): destruction d’une grande quantité de drogue et de produits de contrebande

Les services compétents ont procédé, mercredi à Ouarzazate, à la destruction par incinération d’une grande quantité de drogues et de produits de contrebande, saisie au cours de plusieurs opérations effectuées par les services de sécurité au niveau de la région de Drâa-Tafilalet.

Il s’agit de 3,6 tonnes de chira, ainsi que d’une quantité de tabac en poudre et d’autres types de drogues, saisies durant les derniers mois, outre les produits de contrebande.

source

000000

BRÉSIL 🇧🇷 (aéroport international de São Paulo): PF saisit plus de 20 kg de cocaïne

Guarulhos / SP – La police fédérale, avec l’IRS, a saisi samedi 29 février, plus de 20 kg de cocaïne sur des passagers qui souhaitaient se rendre en Afrique, en Asie et en Europe.

Comunicação Social da Polícia Federal no Aeroporto Internacional de São Paulo/Guarulhos

Contato: (11) 2445-2212

0000000

MAROC 🇲🇦: l’ONU tire la sonnette d’alarme sur la guerre des stupéfiants

L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) met en garde le Maroc contre les réseaux internationaux de trafic de cocaïne. L’OICS révèle toutefois que le grand défi demeure l’explosion du trafic des psychotropes en Afrique du Nord, de l’Ouest et en Afrique centrale.

Un rapport de l’ONU tire la sonnette d’alarme sur la propagation des psychotropes dans le royaume en indiquant que les autorités sécuritaires marocaines avaient saisi en 2018 pus de 45 millions de comprimés psychotropes destinés aux jeunes.
Dans son rapport annuel, l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) indique que la consommation d’alcool et de tabac par les jeunes et les adolescents les pousse irrémédiablement vers l’usage du hachich, de la cocaïne et de l’opium. Le même document souligne que le trafic de cocaïne est lié aux nombreuses activités des réseaux de la criminalité organisée en Espagne, en Colombie, au Maroc et dans les pays des Balkans.
000000

FRANCE 🇫🇷 (Opérations douanières de la DNRED): navires utilisés par NS 55 dans les années 1990

Motor Yacht Windarra

Enregistré à Gibraltar 🇬🇧 – Propriétaire Rio Plata Ltd, compagnie off-shore de Marc Fievet, financé par Marc Fievet et opérations de la DNRED

A réalisé le transport pour l’échelon DNRED de Lyon d’une tonne 285 de cannabis du Maroc à Port la Nouvelle (Saisie fortuite place Belcourt à Lyon d’une tonne) – Opération d’achat-transport réalisée par Jean Pierre Cazet et Michel Ribatet

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°General cargo ships MELOR

Enregistré à Gibraltar 🇬🇧 – Propriétaire Rio Plata Ltd, compagnie off-shore de Marc Fievet

Financé en cash à 50 % par le trésor public français et 50 % en cash par John Short, un des lieutenants de Tony White

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

A réalisé plusieurs opérations, aussi bien pour le HM Customs excise anglais que le dernier pour la DNRED: l’enlèvement de 32 tonnes de cannabis au large de Djibouti entrainant « fortuitement » les saisies de 27 tonnes au Canada et de 5 tonnes en Angleterre.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

MV Poseidon

Enregistré à Saint Vincent 🇻🇨 – Propriétaire Fortitude Maritime Research ltd à Gibraltar

Financé par Locatelli en cash sortie de Suisse, via ABN AMRO

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

saisie de 6 tonnes de cannabis

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

General cargo ships PACIFICO

Enregistré à Chypre 🇨🇾 – propriétaire Jurgen Kirchoff financé par Locatelli en cash via Banco Atlantico de Gibraltar

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

saisie  de 5 tonnes 400 de cocaine

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

MY Sea Harmony

Enregistré à Jersey 🇬🇧 – Propriétaire Charles Henri De Bossieu, un des noms d’emprunt de NS 55

Financé par Locatelli en cash via Banco Atlantico – Gibraltar

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

devait réaliser le transfert de 10 tonnes de cocaïne sur Propiano en Corse

000000

FRANCE 🇫🇷 (DNRED de la Douane française): relire l’interview de Marc Fievet par 24 Ore

Marc Fiévet est une sorte de Donnie Brasco à la française – du nom de cet agent qui a infiltré des années durant une des principales familles de la mafia italo-américaine et dont l’histoire avait été portée à l’écran avec le duo Johnny Depp-Al Pacino.

Michel Charasse

A partir de1988, à la demande des autorités douanières françaises et de leur service action, la DNRED, l’agent NS55 a vécu au cœur d’une des principales organisations du trafic mondial, en devenant le numéro deux opérationnel. Fiévet a notamment été encouragé dans son action par le ministre du Budget de l’époque, Michel Charasse. Présenté par la justice canadienne comme le n° 1 du trafic mondial, condamné à perpétuité au Canada, finalement extradé, il aura au final payé de 11 années de prison les risques qu’il a pris pour le compte du gouvernement français, après avoir été lâché par ceux qui l’avaient envoyé au combat. En première ligne.

Claudio Pasquale Locatelli

24 Ore : C’est nous qui lui avons appris la nouvelle de la chute de Locatelli. Fiévet a travaillé à ses côtés pendant des années. Au cœur d’une des principales organisations du trafic international de came. En dépit de son évasion de la prison de Grâce en 1989, peu de monde sait qui est Locatelli en France. Après ceci, vous n’aurez plus d’excuses…

24 Ore: On vient d’apprendre ce week-end l’arrestation de Pasquale Claudio Locatelli. Pas vraiment un inconnu, pour vous…Alors, Locatelli, c’est qui?

Marc Fievet

Locatelli, c’était, c’est, et je suis certain que ce sera demain encore, un des principaux distributeurs de la cocaïne colombienne en Europe, doublé d’un des plus importants fournisseurs de cannabis marocain, notamment sur la péninsule italienne. C’est un gros faiseur, comme on dit. Un industriel de la came, pas un petit trafiquant. Du très très lourd. À l’époque où je m’étais rapproché de lui – j’étais chargé du transport et de la logistique de son réseau –, on dépassait toujours les 20 ou 30 tonnes en matière de cannabis. Et en matière de cocaïne, il n’était pas rare de parler de 5, 10 ou 15 tonnes.

24 Ore: Ce Locatelli a plusieurs noms, je crois, de multiples identités…

Oui. Moi, je connaissais Mario Maroni et Claudio Pasquale Locatelli. Plus une autre, que j’ai oubliée.

24 Ore: C’est vraiment la pointure au-dessus?

Quelqu’un d’excessivement brillant. Une belle machine, dotée d’une intelligence supérieure. Un type qui prend d’ailleurs lui-même de la coke pour accélérer ses propres capacités de raisonnement.

24 Ore: Si on établit une sorte de classement du business international de la came, avec de telles quantités, comme celles que vous évoquez, ça le placerait comment?

Écoutez…Là, on parle de l’élite mondiale. Avec Locatelli, on est face aux dix ou quinze personnes capables dans le monde de donner confiance aux expéditeurs et aux fournisseurs, d’une part, et, de l’autre côté, d’être en mesure d’exiger de la part des mafias locales un bon règlement, dans les meilleures conditions. Le genre de choses que peu de personnes sont capables de faire. C’est-à-dire que son nom est une garantie. Clairement, ici, on est au niveau du trafic d’État. Ce monsieur fait partie de ceux qui gèrent un business qui ne peut pas être stoppé par l’activité policière traditionnelle.

24 Ore: Quand on s’appelle Locatelli, les sommes en jeu, ça pèse quoi?

Quand je travaillais avec lui, il prenait 30%de la marchandise. Ça, c’était le prix du passage. En échange, il mettait à disposition les bateaux, l’avion et les infrastructures nécessaires. Très souvent, il négociait aussi l’acquisition des 70 % restants avec les expéditeurs. Il s’occupait lui-même de la redistribution et négociait le prix dans le territoire de destination. À l’époque, le kilo de coke, récupérée par parachutages en mer, se négociait à 2000 dollars. Derrière, pour la revente sur le territoire espagnol, c’était entre 18000 et 20000dollars le kilo. Dans ce cas, généralement, Locatelli redistribuait par 500 kg.

24 Ore: Au fond, il a quoi de plus que les autres? Qu’est-ce qu’il a su faire mieux, ou différemment?

Il a simplement fait grimper le volume des mouvements, n’hésitant pas à passer au stade industriel. Il a été un des tout premiers à faire du regroupement pour plusieurs organisations mafieuses à la fois. Du transport mutualisé, en réalité. Pour ça, il faut avoir la capacité de garantir l’atterrissage de la marchandise, sa tranquillité et sa bonne organisation. Notamment pour éviter que les différents destinataires ne se rencontrent au même moment, et que ça ne dégénère pas. En résumé, Locatelli est à la fois un très fin diplomate, mais avec, derrière, certainement une force de frappe. Deux qualités qui lui permettent d’imposer sa façon de concevoir le business.

24 Ore: Il est très bien entouré, je crois…

Oui. Il a des relais et des connections incroyables. À l’époque, on se retrouvait à l’apéro avec un magistrat. Il avait un avocat rayé du barreau pour quelques irrégularités mais qui avait une connaissance approfondie des procédures judiciaires. Il est capable aussi de trouver des appuis chez les policiers, des services qui lui permettent de repartir (Locatelli a été arrêté à plusieurs reprises en Espagne, avant d’être de façon assez incompréhensible relâché, alors que plusieurs pays demandaient son extradition, ndlr] et d’être à nouveau dehors. Enfin, j’en suis persuadé, il a des connexions étroites avec la DEA (le service anti-stups des Américains, ndlr), qui l’ont certainement aidé à sortir plus d’une fois d’un mauvais pas. Je ne peux pas imaginer avoir payé pour son compte, alors que ma situation d’agent infiltré des douanes était connue, et que lui n’ait pas été poursuivi, sans qu’il y ait eu une intervention des Américains. Il y a eu une guerre des services, et on a préféré sacrifier un agent infiltré français pour laisser se développer un marché qui génère d’énormes profits en matière d’économie souterraine.

24 Ore: Vous semblez toujours amer, même après l’annonce de cette arrestation…

Il y a de quoi. Ce monsieur a été arrêté dix jours avant moi, en 1994. Il a fait un peu de prison. Il est ressorti et s’est arrangé pour être de nouveau arrêté, plusieurs fois.
À chaque fois, il se débrouille pour faire frapper d’annulation toutes les demandes d’extradition, alors qu’il est poursuivi par la France, les États-Unis, le Canada…Une fois encore, j’ai la nausée. Pas parce qu’on vient de l’arrêter, mais parce qu’on m’a laissé pourrir en prison et que je suis toujours considéré comme un narco par le Canada.
Je vais vous dire…On a affaire à des ‘petites frappes’ policières qui font tout, sauf empêcher que nos économies et nos propres banques soient financées par le narcotrafic. Le reste, c’est encore du cinéma.

D’après 24 Ore

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Une partie de la flotte de Claudio Pasquale Locatelli

———————–

General cargo ships PACIFICO

Enregistré à Chypre 🇨🇾 – propriétaire Jurgen Kirchoff financé par Locatelli

————————————————-

MV Poseidon

Enregistré à Saint Vincent 🇻🇨 – Propriétaire Fortitude Maritime Research ltd à Gibraltar

——————————————-

MY Sea Harmony

Enregistré à Jersey 🇬🇧 – Propriétaire Charles Henri De Bossieu, un des noms d’emprunt de NS 55

 

000000

NARCOTRAFIC MARITIME: le registre du Cameroun est-il contaminé par le virus de l’usurpation?

Pour faire suite à une question posée par un lecteur d’Aviseur International suite à l’interception de l’Aressa au sujet de son  immatriculation au Cameroun: est-elle frauduleuse (c’est-à-dire délivrée sans l’accord du Cameroun)?

Les autorités d’Aruba ne manqueront pas de réclamer aux autorités compétentes du Cameroun toutes informations nécessaires à l’authentification des documents.

SUR LE SITE « A la Casse n° 57 de Novembre 2019 – Bulletin d’information et d’analyses sur la démolition des navires »

Cameroun : 45 navires sous pavillon de complaisance ou sous pavillon pirate?

Deux navires sont partis à la casse ce trimestre sous pavillon du Cameroun:

l’Aberdeen (OMI 7800540) un roulier arrêté pour trafic de drogue en Italie, 42,7 tonnes de cannabis saisies par la police financière italienne suite aux directives données par la DNRED de la Douane française.

et le Sevastopol (OMI6523951) ex ferry sous pavillon ukrainien puis russe exploité dans le détroit de Kerch en mer Noire. Ils ont tous deux été dirigés vers les chantiers d’Aliaga. Il s’agit des premiers navires échoués pour démolition sous ce pavillon corbillard émergent.

La question se pose de savoir s’il s’agit d’immatriculations officiellement agréées par les autorités camerounaises ou si elles résultent en totalité ou en partie d’une usurpation facilitée par le manque de vigilance de l’administration du Cameroun.

Dans les deux hypothèses, le gouvernement du Cameroun ne serait pas exempt d’imprudence et de reproche. L’Organisation Maritime Internationale (OMI) a alerté sur les immatriculations frauduleuses et étudie les cas des registres des Fidji, des Maldives, de la Micronésie, de Nauru, des Samoa, de la Tanzanie,de la République Démocratique du Congo et du Vanuatu.

La crainte que le registre du Cameroun soit à son son tour contaminé par le virus de l’usurpation ou de la corruption mérite d’être dissipée.

000000000000000000

 

FRANCE 🇫🇷 (Douane française): qui se souvient de Michel Charasse?

Michel Charasse vient de mourir, et nous allons être inondés de commentaires dithyrambiques sur ce grand homme d’État…qui fuyait Marc Fievet.

A croire que son échec judiciaire lorsqu’il avait poursuivi Marc Fievet pour diffamation lui restait en travers de la gorge. En première instance comme en appel, il avait perdu!

Lors de la dernière rencontre dans le canton de Puy Guillaume avec Michel Charasse

La dernière interpellation écrite que je lui avais adressée concernait les dérapages de la DNRED et en particulier ceux d’Erwan Guilmin de la DOD, restée sans réponse.

Mais que de souvenirs… de ce ministre couillu, utilisant parfois des méthodes peu conventionnelles pour la clique d’énarques qui l’entourait à Bercy. Il arrivait même à choquer son Directeur Général de la Douane Jean Dominique Comolli, qui n’est pourtant pas un enfant de chœur.

En vrac:

–Il n’hésita pas à menacer de faire cimenter les portes et fenêtres du directeur du trésor à qui il réclamait des cartes « American express » pour les agents des douanes qui infiltraient des réseaux de trafiquants de drogue..et qui disait que cela était impossible. Michel Charasse obtint ces fameuses cartes de crédit sous 48 heures!

-D’accord pour rencontrer régulièrement Marc Fievet dans son bureau à Bercy, très souvent en tête à tête et parfois en compagnie de Jean Domique Comolli, le Dg de la Douane, ou, et de Christian Gatard de la DNRED.

-D’accord pour monter un service parallèle d’agents infiltrés en recrutant dans le service de la DNRED pour une période d’infiltration ne pouvant dépasser 24 mois avec, à la sortie une prime de 2 millions de francs 1990, bloquée dés le départ à la caisse des dépôts. L’indien, surnom donné par Jean Henri Hoguet pour Comolli, s’y opposa farouchement.

-D’accord pour demander à Jean Dominique Comolli, qui faisait toujours la gueule quand il voyait Fievet, de bien vouloir le recevoir à l’Hôtel de Montalembert pour une réunion de travail avec le boss de la DNRED Jean Henri Hoguet et Christian Gatard

-D’accord pour laisser poursuivre la procédure contre François Sagan qui recevait quantité de cocaïne par courrier. L’affaire fut pourtant classée par un procureur aux ordres de Tonton!

-D’accord pour financer 50 % d’un restaurant, « le Saint Georges », à Estepona en Espagne pour NS 55 (Marc Fievet) qui avait sa base vie en Andalousie.

D’accord pour rendre visite à Marc Fievet à Marbella, à l’hotel ‘Puente Romano’ situé à San Pedro de Alcantara!

D’accord pour que la Douane française indemnise Marc Fievet à qui il avait donné ordre de se débarrasser du motor yacht ‘Windarra’, rebaptisé ‘Tancrède’ suite à l’opération de Lyon. La Douane française n’a jamais indemnisé Marc Fievet pour la perte enregistrée s’élevant à 1 million 800.000 francs en 1991 (300.000 euros).

-D’accord pour financer à 50 % le cargo ‘Melor’ en association avec John Short, un narcotrafiquant anglais. Les fonds, directement sortis du Trésor, furent apportés à Fievet au Novotel d’Anvers par les douaniers Lesquert et Capitaine.

-D’accord, pour suggérer et demander à Marc Fievet d’envisager de créer une banque à Zagreb, en Croatie, pour mieux connaitre les différentes voies impénétrables du blanchiment à l’international.

Et pourtant, et pourtant, lorsque Michel Charasse quitta Bercy, aucune consigne ne fut donnée à son successeur pour quelques mois Martin Malvy, ni à son successeur Nicolas Sarkozy.

Au contraire, ces ministres interdirent toutes actions d’infiltration en commençant par interdire aux fonctionnaires de se déplacer à l’étranger sans une demande préalable. Pour les agents infiltrés fonctionnaires, on les retira du circuit en les mutant très souvent dans les DOM-TOM.

Pour Marc Fievet, on le laissa continuer son infiltration dans l’organisation Locatelli sans prendre en compte les dangers réels qu’il encourait.

Qu’il repose en paix sachant qu’il aura pour l’éternité, l’étiquette du ministre qui a lamentablement lâché un de ses collaborateurs, après l’avoir envoyé infiltrer les réseaux de narcotrafic des seigneurs colombiens et européens de la drogue.

0000000000000000000000000000

MAROC 🇲🇦 (Fès): plus de deux tonnes de haschich saisies à Ain Taoujdate

Les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), ont permis d’intercepter une cargaison de drogue, chargée dans un camion immatriculé au Maroc, au niveau d’une station d’essence située à Ain Taoujdate.

0000

COCAÏNE zero zero zero: Saviano exploite le filon jusqu’au bout

Très attendue, la série se concentre sur un envoi massif de drogue par voie maritime et retrace le trajet du produit de sa confection à sa consommation, à l’instar de la séquence d’ouverture de Lord of War.

L’échelle sur laquelle se déroule l’intrigue est spectaculaire, et le casting est à la hauteur : Andrea Riseborough (The Grudge), Dane DeHaan (Chronicle, Valerian et la Cité des mille planètes ou A Cure for Life) et Gabriel Byrne (Hérédité) se frotteront à ce dangereux trafic.

Une bande-annonce est disponible, et elle est à la hauteur des attentes.

https://videos2.ecranlarge.com/2020/1581086755_480p_40902.mp4

LIRE

0000

MAROC 🇲🇦 (Agadir): saisie d’environ 2 tonnes de drogue

Le service préfectoral de la police judiciaire d’Agadir a procédé, mardi 24 décembre, à la saisie d’une tonne et 770 kilogrammes de résine de cannabis (chira) à bord d’un camion frigorifique.

Ceci, grâce aux informations précises fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

LIRE

0000

CÔTE D’IVOIRE 🇨🇮 (Aboisso): contrôle d’un camion et saisie de 3 tonnes 500 de cannabis

Suite à l’exploitation d’une information, les agents de Police de l’antenne de la Police des Stupéfiants et Drogues d’Aboisso ont intercepté et saisi à Samo, le 29 novembre 2019 à 16 heures, un camion chargé d’une importante quantité de cannabis dissimulés sous des sacs de noix de Coco.

Lesdits colis ont été chargés à et acheminés vers Abidjané où attendait le propriétaire.

Conduit dans les locaux de ladite antenne, la fouille dudit véhicule a permis de découvrir et de saisir 42 gros sacs de cannabis. Le décompte des blocs de cannabis contenus dans ces sacs a permis de saisir 3 264 Blocs de cannabis dont la pesée donne 3 500 KG. Soit, 3 tonnes 500KG.

Lire

0000

SÉNÉGAL 🇸🇳: la Douane a saisi de la cocaïne à l’AIBD et intercepté près de 600 kg de chanvre indien à l’intérieur du pays en 5 jours.

La Brigade de tourisme de la Subdivision des Douanes de l’AIBD a saisi, ce mercredi 27 novembre 2019, à 13 h, à l’aérogare, de la cocaïne et de la méthamphétamine encastrées dans deux objets d’art. Les dits objets d’art sont convoyés depuis la Guinée Bissau sous le couvert d’un envoi express par une Société de fret par un vol de la Compagnie Askyquia atterri à 7H30mn à l’AIBD. Intrigués par le fait que la marchandise avait une destination douteuse et qu’elle n’était ni accompagnée, ni
manifestée, les agents des Douanes ont pris en repérage les colis attendant que quelqu’un se manifeste pour les récupérer.

Source

0000

Les derniers TWEETS

NARCOTRAFIC (l’Inventaire de Coke en Stock): les plus grosses prises de ces dernières années

Des voyages incessants qui parfois ne se passent pas tout à fait comme prévu.

Par bateau aussi, la drogue parvient en Europe, en effet.  Avec parfois quelques déboires pour les trafiquants, dont celui arrivé en juin 2017 à un voilier, au large de Mimizan.

Cela démarre par cette photo, celle de paquets de cocaïne échoués sur la plage…. et une histoire qui ne manque pas de sel, racontée ici dans le JDD du 18 juillet 2017 : « Tout démarre par une annonce de location estivale postée sur le site du Bon Coin. Elle a été mise en ligne par une habitante de la région qui exerce la profession de… gardienne de prison. Ce qui explique sans doute sa réaction au téléphone. « Je ne parlerai à aucun journaliste », gronde-t-elle avant de raccrocher au nez du JDD. Et pour cause : à son insu, sa résidence secondaire a servi de base logistique pour le stockage de centaines de kilos de cocaïne. La réservation, passée selon nos informations par un Allemand sous le nom vraisemblablement fantaisiste de « Bosch », devait héberger les trafiquants de début juin à fin août. Un choix qui ne doit rien au hasard : une propriété reculée, à l’abri des regards, posée sur un terrain sec en périphérie du village d’Escource. Sur le ponton du port de plaisance de Mimizan, un pêcheur local assure, en revanche, avoir bien vu deux 4×4 mettre à l’eau deux ­bateaux pneumatiques le 19 juin au soir. Il faudra attendre l’aurore pour retrouver leur sillage, grâce à un autre pêcheur qui signale vers 6 heures du matin deux bateaux pneumatiques en difficulté avec un homme à la mer. Le temps que les secours arrivent, tout le monde a pu rejoindre le rivage. Fin de l’épisode ? Non. Vers 10h30, alors que la mairie a dépêché une pelleteuse pour désensabler un des canots, ce sont des agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui sont alertés de la présence de plusieurs véhicules manœuvrant sur des pistes interdites à la circulation. Des adeptes du camping sauvage ou d’une rave party en préparation ? Le contrôle se solde par une vérification d’identité avant que, depuis les dunes, les agents découvrent à la jumelle cinq hommes en train de rassembler 44 ballots de coke. Cette fois, la gendarmerie intervient. D’abord sur la plage » (ici à droite un voilier abandonné depuis plusieurs années sur cette même plage). « Puis dans la villa d’Escource, où 199 kg de cocaïne sont également saisis. Les restes d’un précédent débarquement ? « Des analyses sont en cours », répond prudemment au JDD Marie-Madeleine Alliot, procureur de la République de Bordeaux. Curieusement, aucune arme n’a été retrouvée, malgré une cargaison estimée à plus de 150 millions d’euros. Du sable d’une plage landaise aux rivages d’Amérique du Sud, en passant par les circuits financiers internationaux, c’est à une enquête planétaire que s’attellent gendarmes et policiers français. Des investigations ont déjà été lancées vers l’Espagne, l’Allemagne, la Grèce mais aussi auprès de tous les partenaires, américains compris, en prise sur la zone Caraïbes. Quant aux 12 membres de la « Greek connection » de Mimizan, ils ont été éparpillés dans toutes les prisons du Sud-Ouest. Dont celle où travaille la propriétaire de la villa d’Escource ».  

Pour passer inaperçus (ce qui avait raté, donc), les malfaiteurs venus en fait attendre la livraison de cocaïne par voilier avaient raconté à la propriétaire qu’ils « venaient tourner un film sur place » : « dans le secteur, l’arrivée du groupe n’est toutefois pas passée inaperçue. « Surtout avec trois gros 4×4 immatriculés outre-Rhin qui remorquent deux gros bateaux pneumatiques ! », souligne le propriétaire d’une maison voisine. Pendant trois semaines, les trafiquants jouent aux touristes. Le soir, ils n’hésitent pas à sortir le barbecue et à prendre l’apéro. Ils endorment les questions avec une couverture insolite. « Ils se faisaient passer pour des cinéastes en vacances ! », assurent des riverains encore bouche bée. Une voisine se souvient d’un jeune homme en short de bain venu demander une pelle ». Elle explique : «  avec le poids du bateau pneumatique, ils avaient ensablé un de leurs 4×4. On s’enlise facilement par ici… ».  Le sable et les baïnes, deux pièges que ne connaissaient donc pas les apprentis malfaiteurs… visiblement fort peu au courant des dangers sur les plages du Sud-Ouest !!! On peut être trafiquant et ignorer la géographie ou les courants marins. Voilà donc où on était resté, pendant trois longues années… et puis….

Un organisateur… argentin

L’enquête a rebondi trois ans après avec la découverte de l’organisateur de l’affaire « un argentin de 43 ans (il est né le 22 juin 1976) a été arrêté ce week-end dans la ville de Rosario (Argentine). Luciano Eugenio Conocchiari Scherer (ici à gauche accroché au mât de son bateau) est soupçonné d’avoir joué un rôle de logisticien dans l’acheminement par voilier de près de deux tonnes de cocaïne sur le littoral landais ». « La drogue, embarquée dans les Caraïbes, avait voyagé par voiliers. Le nom d’un bateau, battant pavillon américain, l’Island Time, a rapidement attiré l’attention (1). Mais c’est un autre voilier, saisi en Espagne, le « Ayane », qui a conduit à son propriétaire en Argentine. C’est près du domicile de sa mère à Rosario, selon la presse argentine, que La División Investigación Federal de Fugitivos y Extradiciones de la Policía Federal Argentina (PFA) a retrouvé la trace de Luciano Eugenio Conocchiari ». L’homme avait en effet affrété le bateau lui appartenant, l’« Ayane » de 14 mètres de long pour transporter la coke jusque d’abord Getxo, sur la côte espagnole à quelques encablures de Bilbao (à 12 km, d’ici décrit par le marin bloggeur Phil Winch qui navigue sur le Dark Tarn,).  C’est en tentant de transférer les balles de cocaïne dans les deux Zodiacs au large de Mimizan que la houle avait piégé ces deux embarcations de transfert, répandant en mer pour l’une d’entre elles les ballots qui avaient ensuite dérivé. L’homme s’était un peu trahi lui-même explique Tech2.;org « La détention de Conocchiari, qui figurait dans les réseaux comme un traducteur d’anglais, possédant une société de développement de logiciels et un entrepreneur agricole, a eu lieu au centre de Rosario, à quatre pâtés de maisons des tribunaux fédéraux, dans laquelle leur procédure de situation sera définie. Lucho qui, par le biais de ses réseaux sociaux, avait l’habitude de montrer ses voyages à travers le monde, souvent à bord d’un voilier, a déclaré, dans son profil professionnel en ligne après, avoir travaillé à la Bourse. Rosario exerçait des activités agricoles, ses racines familiales depuis une décennie. En outre, en 2010, il a développé une plate-forme Web (« Bochos S.R.L »),une entreprise créée en fait en 2011 avec un capital de 60 000 pesos) et une application Facebook pour étudier dans le cadre d’un projet d’éducation en ligne à Barcelone. Cependant, il n’y a actuellement aucune trace dans ses projets. Ils l’ont arrêté à Rosario pur un trafic de drogue en France. Luciano Conocchiari était recherché par Interpol depuis 2017 ». Quant à savoir quel voilier il pilotait, on penche pour un bel engin à pont de teck, mais plutôt vieilli : un Halberg Rassy (la firme a travaillé avec l’argentin Herman Frers).

Le défilé des saisies : beaucoup de marins anglais, irlandais, gallois ou néerlandais (2)

Le 6 septembre dernier, on apprenait qu’un yacht anglais appelé « Bold «   (« l’audacieux ! » en anglais, quelle ironie !) avait été arrêté quelques jours auparavant par la douane anglaise. La police était sur la piste de ses propriétaires, repérés depuis 2018 à Majorque, là où le voilier avait été acheté.  Après la visite d’Huleva en Andalousie, le navire s’était rendu à Ténérife, où on lui avait enlevé son immatriculation d’origine, pour s’embarquer direction le Suriname, puis faire le retour direct vers l’Angleterre et se faire pincer bien sûr au large du Pays de Galles avec à bord 750 kilos de cocaïne : ceux-là, ils n’étant pas allés au Suriname pour ramener des perroquets ou des fruits exotiques !  Les six occupants du bateau, dont une femmes, étaient des Gallois.  En fait il y a confusion sur le nom du bateau…

°°°°°°°°°°°°°°°°

HMC Protector

 

Le 28 août, c’était l’Atrevido et non le « Bold »  en effet (ici à droite), avec 750 kilos de coke (on pensait 250 seulement au départ) qui avait été ramené dans le port gallois de Fishguard par le HMC Protector.

A bord deux hommes et des complices retrouvés à Liverpool et Loughborough.

Le bateau est un Beneteau 50 (de 14,7 pieds).

 

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

le PETREL I

Le 2 septembre, c’est aux Canaries que l’on amène un voilier appelé Seascape (ici à gauche) placé sous la surveillance du navire espagnol  Petrel I de 72,5 m de long.

Le trio de trafiquants à bord vaut le détour : il est composé d’un serbe, d’un russe  et d’un mexicain, chargés du transport de 800 kilos de cocaîne !!!  Le voilier avait été observé et suivi à partir du le 24 août, à environ 200 miles au sud-ouest des îles Açores.  Lors d’un passage d’avion au-dessus de lui, au cours de la manoeuvre d’approche, aucun drapeau n’avait été brandi par l’équipage, ni aucun autre signe pouvant indiquer clairement la nationalité du navire.  Il présentera pourtant lors de son arrestation « un certificat d’enregistrement des États-Unis d’Amérique » indique le communiqué.

Le 21 août, c’est à Ibiza, haut lieu du tourisme (mais aussi de la coke et de la jet set fortunée) que se fait une autre  découverte lors d’une opération appelée « haircut » ...  il y a cette fois 300 kilos de coke, interceptés sur un drôle de bateau entre entre Majorque et Eivissa.  Là encore, les trafiquants étaient sous surveillance depuis au mois un an: « les enquêteurs  du SVA (le service de surveillance des douanes espagnol) ont concentré leurs recherches sur un groupe de trafiquants néerlandais qui utilisaient Majorque comme centre logistique. Les recherches ont mis en évidence le fait qu’ils introduisaient d’énormes quantités de cocaïne de Colombie en Europe. Ils l’ont fait par le biais d’un yacht de luxe basé à Port Adriano, qu’ils avaient l’habitude de collecter la drogue en haute mer et de la transporter dans des ports de la péninsule. » En fait de « yacht de luxe », c’est l’HCH-X, appelé auparavant le Lady Esther, et qui ne ressemble pas vraiment à un yacht ordinaire et moderne à moteur.  C’est un engin gris et blanc de 28,5 mètres de long en acier, construit en …1973, en Louisiane, par Halter Marine…(3) un fabricant de remorqueurs ou de bateau d’assistance pétrolière  (comme on peut le voir dans cette publicité d’époque ici à droite) !!!  Refait entièrement en 1994, il avait été proposé à la vente en Allemagne à 780 000 euros.  Parmi l’équipage il y a un allemand et quatre hollandais, le bateau battant pavillon de Gibraltar.

Fait notable, ses réservoirs d’eau peuvent stocker environ 75 700 litres d’eau douce, et il contient  75 700 litres de diesel dans ses réservoirs de carburant,  » ce qui lui permet de faire l’aller-retour entre Hambourg en Allemagne et New York (à la vitesse de 12 nœuds, grâce à ses deux moteurs Detroit Diesel de 557 hp), et de revenir avec un réservoir de carburant » indiquait son annonce de vente. A-t-il effectué un trajet vers les Caraïbes, on l’ignore… (il semblait plutôt hanter tranquillement l’Elbe et approvisionner le cœur de l’Allemagne, donc, et Hambourg en priorité, mais il remonte en Tchéquie, ne l’oublions pas !).  A noter que l’on en vend un, d’Halter Marine, mais de plus grande taille, en ce moment même en Polynésie française, mais à un tout autre tarif (c’est le Suri):

Du haschisch aussi…

Il n’y a pas que de la coke, dans les voiliers.  Le 19 mai, l’Opération Libeccio menée par les policiers italiens à partir de Palerme, aidés par le groupe aéronaval de Messine en collaboration internationale avec les autorités françaises et turques arrête un voilier turc, le « Solen 1 », un sloop de 42 pieds.  Il emportait 5,5 tonnes de hash et venait de Sardaigne après une halte… dans le golfe d’Oran (cf ici à droite) !

Le 23 avril 2019, on reparle de Malaga, avec des images d’un ketch parti en direction des Baléares, arraisonné par deux embarcations souples tournant autour de lui.  L’un des deux occupants arrêté habite… Ibiza. A bord, 600 kilos de cocaïne (ici réunies à droite) dissimulés dans une cloison située à l’arrière du navire !  Selon la presse, le dossier avait été suivi par « les services de la douane française et la police estonienne ». A bord les trafiquants étaient lituaniens !!  L’opération conjointe ayant permis son arrestation s’appelait « Rabbit ».

Ibiza sert aussi d’aire de réception à un autre trafic connu : le 14 mai 2019, un autre grand voilier est saisi.  Il contient 150 balles de… haschich, soit 5 tonnes (!!!), pour une valeur marchande de 7 935 000 euros !!!  La police espagnole l’avait bloqué au large de Majorque.  On note ici que « les patrouilleurs Paíño et Arao ont effectué l’embarquement à 140 km au sud des îles Baléares. A la surprise des patrouilles de la SAV, les personnes à bord du bateau, actuellement en garde à vue, auraient tenté de faire couler le bateau avec la drogue à son bord, avant d’être interpellées par les autorités ».  Le yacht était très certainement de type Sun Odyssey 47 comme on peut le constater ici à gauche. Le haschich avait déjà fait parler de lui avec, le 18 septembre, un chargement de 2,5 tonnes saisies à 60 milles nautiques de Cabo de Gata (à Almería).  Le voilier appelé Maldia semble être de type Sun Odyssey 49  d’après sa proue (ici à droite).  Un autre cliché le confirme.  Le haschich vient bien entendu du Maroc :  le sud de l’Espagne joue sur les deux tableaux question trafic !!! Le 8 juin, 10 tonnes de haschich en 280 ballots avaient été découverts dans un autre voilier, amené à Carthagène, d’une valeur de 12 millions d’euros, avec comme skippers deux bulgares !!  Il y en avait partout à bord !

Le 7 qui précédait c’était un grand voilier de type sloop (assez récent) de 16 mètres, officiellement le « Bella », arborant pavillon américain), avec 7 tonnes de haschich en 200 ballots à bord qui avait été saisi, poursuivi par le Colimbo IV, et retenu dans l’arsenal de Carthagène par le navire patrouilleur. Surprise : les deux marins à bord sont de nationalité… russe, originaires de Saint-Pétersbourg !!!  Des russes avec le drapeau US !!!  Le bateau était plein à ras-bord, des balles étant même visibles sur le pont selon l’avion qui l’avait survolé !  L’engin utilisé était en fait baptisé à l’arrière l’Amira et l’opération de poursuite et saisie était appelée Zacatin. Le yacht semble être un Hanse 540, de 2007, qui se négocie aujourd’hui en occasion vers les 200 000 euros. Il fait 16.45m, c’est un 54 pieds, un engin de bonne taille donc !

Il n’y a pas que les voiliers

En février 2019, c’est au Portugal que ça se passe, mais avec l’aide de la police espagnole.  La scène se situe à Setubal, où a été ramené de force un grand navire de soutien pétrolier bleu et blanc immatriculé au Panama, le Seascan 1. L’engin qui fait 490 tonnes et 41 mètres de long en impose.  Il est photographié à quai, il avait été l’objet d’un suivi aérien.  A son bord, il y avait 2,5 tonnes de coke dans des paquets multicolores.  Même pas dissimulés !

Le 23 octobre 2018, on  change à nouveau de catégorie de bateau et de contenu, pour revenir à de la coke :  c’est un remorqueur qui est pris cette fois dans le filet de la police espagnole et le patrouilleur offshore Rayo (P-42), le « Breath », enregistré en Moldavie ! A bord, 1,4 tonne de coke, qui permet au espagnols de franchir alors la barre des 15 tonnes (!!!) de coke saisies pour la seule année 2018 ! Le remorqueur est reconduit jusque Las Palmas. Trois hommes ont été arrêtés :  un turc, un Géorgien et un Bulgare, sur les dix suspects retenus.  La coke était censée alimenter la mafia turque !!!  Les enquêteurs découvriront avec étonnement que le remorqueur Moldave était allé se promener au Guyana, et au Venezuela, ainsi qu’à Trinidad et Tobago, là où il aurait embarqué la coke en pleine mer :

En septembre, on apprend qu’en août la même sorte de vecteur avait déjà servi : c’est encore un remorqueur, le Titan III (Tercero), qui cette fois avait été trouvé avec  bord 2,5 tonnes de cocaïne.  L’engin avait été intercepté à 500 milles nautiques des Canaries. Il était passé auparavant à Cadiz, Agadir et air Sénégal du 21 avril au 10 mai !!!

Quatre hommes avaient été arrêtés, deux espagnols et deux sénégalais, et la police avait alors remonté vers un gang de 23 personnes… en Galicie (et deux à Tolède, un à Malaga et un à Hueva : on reste bien dans les Canaries).  Parmi eux, les trois membres aussi d’un bateau de pêche qui aurait servi pour transvaser la coke à la côte.

Le 30 août 2018, on repart sur les côtes anglaises.  C’est un grand catamaran de 40 pieds, le Nomad, qui cette fois est stoppé en mer par le HMC Vigilant et ramené au port de Newlyn.   Son équipage est fort représentatif du trafic actuel, à vrai dire :  il y a à bord deux anglais, Nigel Clark, 63 ans, et Dean Waters, 60 ans, le skipper
Richard Must, 48 ans, qui lui est estonien, et le reste de l’équipe avec Voldemars Gailis, 20 ans, venu de Lettonie et Raymond Dijkstra, 27 ans, un hollandais, on ne peut plus éclectique :  en prime, le catamaran est enregistré en… Belgique ! On n’indique hélas pas la quantité de cocaïne saisie ce jour-là, mais un cliché nous montre plusieurs ballots bien classiques lovés dans les pontons de l’engin (ici à gauche).

Le Le 3 juillet 2018, c’est l’interception de l’énorme voilier Wallstreet avec 1,4 tonne de coke à bord et deux ressortissants croates (aux initiales Vice Copic et Karlos Antoviz, qui avaient déjà été poursuivis pour trafic d’héroïne en 2009 et 2007, et un citoyen américain Roberto Juan Price Huelín, installé comme restaurateur à Malaga, quel hasard, tiens, encore. Le « Wallstreet », pris en chasse par le patrouilleur de la marine espagnole «Atalaya», arborait un pavillon hollandais.  Les militaires montés à bord n’en étaient pas revenus : les 90 millions d’euros de coke contenus dans 54 ballots n’étaient même pas dissimulés, « ils occupaient n’importe quelle place à bord« comme j’ai déjà pu vous le dire ici même en mars dernier au début de cette mini-série. Le bateau nous avait mené à une autre mafia, galicienne celle-là. Et pas moins pire que les autres.  Le bateau, au départ parti pour le Brésil (et Salvador de Bahia), avait chargé sa cocaïne dans la rivière Esequibo, en Guyana de l’est, revendiquée par le Venezuela.  « Il est clair que le Wall Street s’est amarré à Las Palmas le 20 avril en tant qu’étape précédente pour parcourir les 4 800 kilomètres (2 591 milles marins) qui manquaient encore vers la Guayana ». L’engin tombé en panne en Méditerranée était arrivé le 3 avril à Carthagène (en Murcie), puis le lendemain jusqu’à Motril (en Andalousie) pour arriver à Marbella (on y revient !) : « en fait cela ressemblait fort à une façade de croisière pour tromper ses suiveurs » avais-je écrit.  Ici à gauche le yacht intercepté, et à droite le même modèle faisant le charter en Grèce.  J’avais dit que « la discrétion sur le yacht intercepté s’expliquait par le fait que c’est un voilier très récent (aux lignes très basses de type Contest hollandais de grande taille, un 67CS comme le PH3) valant lui-même une fortune (plus de 3 millions de dollars), au contraire de tous les autres… »  Mais vérification faite, ce n’est pas un Contest, ce que confirment de nouveaux clichés de sa saisie (ici à gauche les détails de son pont). L’engin n’est pas neuf, non plus, à voir l’état de sa coque abîmée à plusieurs endroits.  Après deux jours de recherche intensive à éplucher les catalogues, on finit par retrouver l’engin exact :  c’est en fait bien un 62 pieds, en tout cas qui sert par exemple en charter chez Sotiris F. à faire découvrir les Cylades en Grèce, ou l’île de Santorin à 8800 euros la semaine, ou pour visiter Hydra, Syros, ou Mykonos. C’est un modèle de chez Dufour, dessiné en 1983 par Philippe Briand, le Dynamique en fait, de 19.2m de long.  Un modèle de ce genre est mis en vente à 239 000 euros, très loin du chiffre que je vous avançais (à droite son pont caractéristique sur le charter grec, avec la zone ronde en teck visible en partie sur le bateau saisi) !!!  Nous ne sommes pas très loin des colombiens achetant des jets Hawker 125 dans les mêmes tarifs pour les faire atterrir en plein champ au Mexique !!! (celui-là avait été annoncé en vente à 300 000 dollars, il a dû partir à moins !). Les investissements, sur mer comme sur l’eau, sont à peu près les mêmes.  Si certains voiliers s’échouent parfois, ou perdent en route leur cargaison, les avions eux aussi se plantent. Dans les champs ou sur les chemins, comme à Belize ou à la frontière mexicaine.  Je ne résiste pas à vous monter le plus récent dans le genre (atterri le 11 septembre dernier) :  saisissant, non, l’atterrissage en plein dans un champ de soja ?

 

Plus récemment, le 18 juillet 2018, c’est un yacht de 60 pieds, le Marcia, battant pavillon néerlandais, qui est intercepté par le HMC Vigilant, un modèle Damen bien connu, à environ 120 milles au sud-ouest de la côte des Cornouailles. A bord Maarten Peter Pieterse, le capitaine, âgé de 61 ans et un membre de l’équipage, Emile Adriaan Jeroen Schoemaker, 45 ans.  Les marins britanniques découvrent d’abord 1 600 kilogrammes de blocs enveloppés dans des sacs en plastique, placés dans un compartiment sous la zone de pont à l’arrière du bateau, et en cherchant davantage ce sont 2,1 tonnes de cocaïne de haute pureté qui sont trouvées, pour une valeur de gros estimée à 50 millions de livres sterling et 134 à la revente.  Les  paquets remontés sur le pont du voilier font un tas impressionnant. Le navire provenait… de Marina d’Angra, à Terceira, dans les Açores, qu’il venait de quitter le 9 juillet 2018 !!! Le capitaine était connu jusqu’ici comme joaillier, sponsor d’un festival de danse, (du tango et du LindyHop) de son quartier d’Oudedijk à Kralingen, près de Rotterdam (dans le quartier des boîtes de nuit (4)) A noter que dans l’affaire, Emile Adriaan Jeroen Schoemaker, ancien directeur d’une boîte de vidéo, EuworksDirect LTD, sera plus tard acquitté…

En juin 2018, c’est un autre record qui avait été battu : un double record, avec d’abord le Pepper Sauce, un voilier de 40 pieds (12 mètres) intercepté au large des Canaries avec à bord 61 balles de coke pesant 1,850 kilos (voir les vidéos ici) », et l’interception au sud de Faial (aux Açores) du yacht Oggi (ici à gauche, un modèle ancien indéterminé) inscrit aux British Virgin Islands (celles qui jouxtent l’île de Jeffrey Epstein !),
avec 1,4 tonne de coke, soit plus de 3 tonnes pour ce mois-là.  Le second avait un équipage triple composé d’un anglais de Torquay, d’un hollandais et d’un croate, le premier était aussi triple avec un anglais de Newquay, un surfer réputé appelé James McNaught,… et deux français cette fois dont les noms ne sont pas révélés.  L’avion d’Ibbotson emmenant Sala avait été photographié à Newquay, on le rappelle.  Ici en vidéo on voit l’interception de nuit du Pepper Sauce par le patrouilleur espagnol Petrel 1.  On le distingue aussi à quai au début du reportage.  Dans le même reportage, on montre les visages des deux occupants du Pepper Sauce autres que James McNaught (ici à droite)… le bateau lui-même apparaissant ci-dessous :  un bateau « sportif », sans cabine ou cockpit extérieurs d’un modèle ancien indéterminé. Le skipper n’était pas un ancien surfeur pour rien !!!

Les cargos aussi…

Les cargos aussi ne chôment pas. Le 25 avril 2018, près de 9 000 kilos de cocaïne, sont retrouvées dissimulés dans un conteneur réfrigéré de bananes, une pratique courante, en provenance de Colombie et voyageant à bord du navire «Lucie Schulte», battant pavillon singapourien, qui venait de les charger dans le port de Turbo (Colombie). Les paquets de coke (numéros) portaient pour certains la marque « iPhone ! (cf ici  à gauche). « La surveillance du conteneur a conduit les enquêteurs à un bâtiment industriel à Malaga, où trois personnes de nationalité espagnole ont été arrêtées. Deux autres hommes d’affaires membres de l’organisation qui avaient fui ont également été arrêtés. Ce sont deux personnes de nationalité française et résidant à Malaga dont la détention a été possible grâce à un mandat d’arrêt européen et aux efforts de la douane française ».
Il y en a pour 470 millions d’euros et l’expéditeur est le Cartel du Golfe mexicain, installé à Matamoros, dans le Tamaulipas, à la frontière avec le Texas, proche du Golfe du Mexique.  On notera la présence des deux français à la tête du réseau d’envoi :  ils habitaient Malaga, comme quoi rien n’a changé depuis la grande époque racontée en détail ici-même (Marbella et Malaga étant les deux mamelles nourricières du trafic depuis les années 70 !).

Toute cette drogue servait à qui et à quoi ?  Oh, là encore on a des surprises.  Ainsi a-t-on appris que des trafiquants espagnols, installés à Estepona sur la Costa del Sol, en Andalousie Orientale et à Malaga (encore une fois cité, on le remarque !) avaient bien sûr dilapidé leur argent en s’achetant moult voitures de luxe, montres de marques, des villas ou vivaient dans des hôtels.  Le quotidien de la frime des dealers, on le sait, ceci n‘est pas vraiment une surprise.  Ils pouvaient, en effet : il gagnaient 1,2 million d’euros par semaine de la revente de leur coke colombienne (ils en vendaient une tonne par an !).  Mais ce n’est pas ça qui a fini par les faire repérer.  Non, c’est leur comportement. Ils avaient en effet tout simplement décidé qu’ils avaient tellement d’argent qu’ils ne lavaient même plus leurs vêtements et en rachetaient continuellement de nouveaux quand ils étaient sales !!!!

(1) une info reprise ici dans « Ekathimerini.com », un quotidien grec  : « l‘un d’entre eux, âgé de 29 ans, s’est rendu en Colombie en mars et un autre de 28 ans s’est rendu au Venezuela quelques semaines à peine avant d’être arrêté en France. Il existe également des preuves selon lesquelles un suspect espagnol aurait déjà séjourné en Grèce et aurait pu jouer le rôle d’intermédiaire dans l’acquisition de la drogue en Amérique latine. Le propriétaire présumé du yacht à moteur Island Time, quant à lui, semble s’être rendu à l’île de la Martinique en mars à bord du navire, qui aurait également été enregistré au large des côtes du Venezuela. » Tout cela s’avérera une fausse piste, donc.

(2) le but n’est pas d’être exhaustif, j’ai simplement retenue les plus grosses prises de cette année et de l’année dernière surtout, (bien aidé par le site de l’ami Marc Fievet, dont je vous recommande la lecture bien entendu !) en souhaitant surtout montrer le rôle du pôle central de distribution que jouent les Canaries (et les Açores), ainsi que l’implication des principales mafias européennes.  Je n’ai pas non plus retenu le formidable travail de fond des forces françaises déployées dans l’arc des Caraïbes, notamment avec la frégate Ventôse (qui est allée aussi visiter l’Afrique) et ses prises importantes, mais qui ne peuvent expliquer le circuit qu’empruntent habituellement les trafiquants.  Sa dernière prise remonte au 26 et 27 mai dernier avec 416 kilos de cocaïne, saisis à deux dominicains.  En août dernier, la République Dominicaine annonçait en avoir fini avec un redoutable gang dirigé par deux champions de baseball Octavio Dotel des « Detroit Tigers », aujourd’hui retraité, et Luis Castillo et un propriétaire de boîtes de nuit, Cesar Emilio Peralta (alias « César The Abuser » !).  Quelques jours plus tard, un juge, José Alejandro Vargas, libérait les deux joueurs « faute de preuves » selon lui.  Dotel avait déjà versé un million de dollars pour sa caution !!!

(3) Halter Marine fabrique aujourd’hui des bateaux rapides d’assaut pour les Navy Seals, comme ici à droite ce HSAC MK MOD 2 « High Speed Assault Craft » mis en vente dans le civil (il semble avoir subi des dégâts !). Voilà qui devrait intéresser d’autres… trafiquants !

(4) Parmi les incongruités des enquêtes, il y a celle-ci : on tombe sur un cliché de notre homme, invité d’une émission de télévision réputée présentée par Angela Groothuizen, une ancienne chanteuse,et appelée « Un nouveau départ » ayant comme thème le relèvement d’individus brisés dans la vie.  Ce jour-là, l’invitée s’appelle Iris, et on raconte qu’à 17 ans elle est tombée amoureuse de son patron de 19 ans plus vieux qu’elle.  Aveuglée par l’amour, elle a abandonné ses études pour voyager avec lui.  Or c’est vite devenu un cauchemar pour elle, l’individu étant accro à l’héroïne et à la cocaïne, et « il passe son temps à la rabaisser » explique l’article.  Elle mettra trois ans à le quitter et renter chez elle, après avoir rompu tous ses liens avec sa famille.  « Elle s’est fait refaire depuis le nez, et à retrouvé un travail » note le magazine et « Maarten Pieterse de Het Juweel (un fabriquant de bijoux) lui a donné un beau collier ».

source

000000000000000000000000

ALGÉRIE 🇩🇿 (Cocaïnegate): le séisme politique au sein de la « coupole » des décideurs algériens de l’été 2018

Le 14 octobre 2018, cinq des généraux algériens au cœur du pouvoir réel, récemment limogés, ont été incarcérés pour « enrichissement illicite ». Un séisme politique difficile à comprendre du fait de l’opacité du régime.

Habib Souaïdia, ancien lieutenant de l’armée algérienne et auteur du livre La Sale Guerre (2001), donne à Algeria-Watch des informations essentielles pour le déchiffrer.

Lire

0000

FRANCE 🇫🇷 (Haut-Rhin): Samir Labdazi a été abattu sur le parking du centre de contrôle technique qu’il venait de créer à Kingersheim dans la banlieue de Mulhouse

Samir Labdazi a été exécuté lors d’un traquenard. Ce Mulhousien de 39 ans surnommé « Samir les yeux bleus », était impliqué dans des affaires de stupéfiants depuis de nombreuses années.

Mulhouse…Mulhouse, c’est là aussi que Sofiane Hambli a débuté dans le narcobusiness avant d’être enregistré au SIAT et de devenir le faiseur de saisies de l’OCRTIS de François Thierry.

Pourquoi ce meurtre ?

Aujourd’hui, une seule question se pose, Samir Labdazi était-il enregistré au SIAT, ce qui pourrait peut-être alors apporter une explication à ce meurtre.

Le décryptage de NS 55

0000

NARCOTRAFICO🇲🇽 🇺🇸 🇪🇺: sin « El Chapo » Guzmán, quién es ahora el capo más buscado?

La declaratoria de culpabilidad y la cadena perpetua para Joaquín Guzmán Loera, «El Chapo», no solo significó su caída como capo criminal. Sino que dejó un vació en el mote del narcotraficante más buscado del mundo.

Este hueco no tardará en llenarse, pues hay varios capos de la droga que están en la mira del gobierno de Estados Unidos. Hay al menos cinco líderes criminales que podrán ocupar el lugar que Guzmán Loera tuvo alguna vez.

RAFAEL CARO QUINTERO, «El Narco de Narcos» es una añeja piedra en los zapatos para el gobierno de Estados Unidos. Rafael Caro Quintero, uno de los líderes del extinto cártel de Guadalajara, fue detenido el 4 de abril de 1985, en Costa Rica para luego ser extraditado a México.

Caro Quintero, junto con Miguel Ángel Félix Gallardo, «El Jefe de Jefes»; y Ernesto Fonseca, «Don Neto», fueron acusados –aparte de narcotráfico– de la tortura y asesinato de Enrique «Kiki» Camarena, agente encubierto de la Administración para el Control de las Drogas (DEA, por sus siglas en inglés).

Rafael, detenido y sentenciado por la muerte de Camarena, fue liberado en 2013 tras 28 años de prisión por violaciones al debido proceso, el capo tuvo que ser juzgado por un juez local y no federal, puesto que la víctima no ostentaba ningún cargo diplomático.

El gobierno estadunidense nunca ha perdonado el asesinato de «Kiki», por lo que ha buscado desde su liberación a Caro Quintero.

En la lista de los más buscados del Buró Federal de Investigación (FBI, por sus siglas en inglés) y de la DEA, Rafael Caro Quintero tiene sobre sus hombros una recompensa por 20 millones de dólares a quien dé información por su captura.

En diversas entrevistas que «El Narco de Narcos» dio a la periodista Anabel Hernández, el capo aseguró que él no estuvo implicado en el asesinato de «Kiki», que ya se había retirado del narcotráfico, que apenas costeaba su vida e hizo un llamado para que lo dejaran de perseguir.

Sin embargo, las autoridades estadunidenses lo colocan en la cúpula del cártel de Sinaloa, aunque se presume que en realidad mantiene una organización independiente con presuntos vínculos con la guerrilla colombiana para traficar droga a Estados Unidos a través de Sonora.

«El Narco de Narcos» es quizá la primera opción para ser el narcotraficante más buscado del mundo tras la caída de «El Chapo».

El jefe de la DEA, Ray Donovan, ha dicho que la prioridad de su administración es capturar a Caro Quintero, asegurando con Rafael se tiene «algo personal».

«EL MENCHO»

A pocos días de la declaratoria de culpabilidad contra Guzmán Loera, dos de los fiscales que hundieron a «El Chapo» en Nueva York ya tenían su siguiente objetivo: Nemesio Oseguera Cervantes, «El Mencho».

Se trata de Andrea Goldbarg y Anthony Nardozzi. Ambos fiscales tienen en sus manos las investigaciones contra «El Mencho» que datan desde el 2014.

El líder del cártel de Jalisco Nueva Generación (CJNG) comenzó a ser perseguido de forma ardua por el gobierno estadunidense desde agosto del año pasado, cuando aumentaron la recompensa en su contra a 10 millones de dólares, mientras que en México es de 30 millones de pesos.

Asimismo, dicha organización criminal que lidera fue ingresada como una de las cinco más violentas del mundo.

El CJNG ha aumentado su presencia en Estados Unidos, pisándole los pies al cártel de Sinaloa y ya desplazándolo en México como la organización criminal más extendida en el país.

Autoridades estadunidenses, sin embargo, lo han calificado como un fantasma, escondido en los límites de Jalisco, Michoacán y Colima.

«EL MAYO»

Ismael Zambada García, «El Mayo», es uno de los pendientes del gobierno estadunidense, tras medio siglo en el negocio de las drogas, nunca ha sido capturado y las posibilidades cada vez se disminuyen.

Cofundador del cártel de Sinaloa, «El Mayo» siempre se ha mantenido bajo la sombra de «El Chapo», cauteloso y fuera de los reflectores, se mantiene oculto dentro de la robusta sierra del Triángulo Dorado.

A diferencia de él, su familia sí ha sabido lo que es dormir en una fría celda. Su hermano Jesús «El Rey» Zambada y su primogénito, Vicente Zambada Niebla, «El Vicentillo», fueron piezas fundamentales en la caída de Guzmán Loera frente a los tribunales.

«El Mayo» está en la lista de los más buscados de la DEA y de la Fiscalía General de la República (FGR), esta última dependencia ofrece 30 millones de dólares por su captura.

Durante el juicio, los defensores de «El Chapo» aseguraron que el verdadero líder del cártel de Sinaloa era Zambada García y que, debido a la red corrupción que ha implementado tanto en México como en Estados Unidos, ambos países no les interesa atraparlo.

«LOS CHAPITOS»

Iván Archivaldo y Jesús Alfredo Guzmán Salazar, los hijos de «El Chapo» más aventajados en el «negocio», también podrían ocupar el lugar que dejó su padre.

«Los Chapitos» son hijos de la primera esposa de «El Chapo», Alejandrina María Salazar Hernández.

«Los Chapitos» acapararon con violencia el liderato del cártel de Sinaloa, lo disputaron con Dámaso López Núñez, «El Licenciado», y contra su tío, así como hermano de «El Chapo», Aureliano Guzmán Loera, «El Guano».

Actualmente hay fuertes rumores de que comenzaría una disputa por el cártel con «El Mayo».

Jesús Alfredo, apodado como «El Alfredillo», ingresó el año pasado a la lista de los diez más buscados de la DEA. Iván Archivaldo, por su parte, ha ingresado a prisión, pero liberado por «falta de pruebas».

Mientras que el 21 de febrero de este año, unas semanas después de que «El Chapo» fuera declarado culpable, el Departamento de Justicia de Estados Unidos acusó a Joaquín Guzmán López y Ovidio Guzmán López de distribuir cocaína, metanfetamina y marihuana.

Ambos son hijos de Guzmán Loera y de su segunda esposa identificada como Griselda López.

fuente

0000/

SÉNÉGAL 🇸🇳 (Port de Dakar): les douaniers ont saisi plus de 750 kilos de coke

Plus de 750 kg de ont été saisis au , dans la nuit de samedi à dimanche 30 juin 2019, à bord d’un navire en provenance du Brésil.

Les 750 kilogrammes de cocaïne saisis par la douane sénégalaise au port de Dakar étaient à bord d’un navire appartenant au groupe .

La drogue était dissimulée dans des emballages et des sacs de voyage et cachés dans une dizaine de voitures embarquées dans un navire en provenance du port de Paranagua au Brésil.

SOURCE

00000000000000000000000000