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Samedi 1er juin 2019, les agents de la brigade de surveillance extérieure (BSE) de Saint-Denis-Gillot ont sélectionné pour contrôle un passager au débarquement d’un vol en provenance de métropole.
Le passage de son bagage à l’appareil à rayons X a fait apparaître l’image d’un flacon paraissant contenir des masses organiques suspectes. Dans la valise, les agents ont trouvé un flacon de lait de douche.
Un nouveau passage à l’appareil à rayons X a confirmé que le flacon ne contenait pas que du liquide. Douze boudins conditionnés avec du ballon de baudruche et du film alimentaire ont été extraits du flacon. Ils contenaient tous de la poudre blanche qui a réagi positivement au test chimique d’identification de la cocaïne.
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Uruguay, Colorado, Washington, et désormais Canada
Les Etats qui franchissent le cap de la légalisation du cannabis récréatif sont de plus en plus nombreux. Comment expliquer un tel mouvement et quelles sont les conséquences économiques de l’irruption de ce nouveau marché vert ?
Troisième étape de notre exploration de l’économie de la drogue.
Aujourd’hui, retour à la légalité et cap sur l’Amérique du Nord où le nouveau marché du cannabis prend son essor. Après l’Uruguay, pionnier de la légalisation, le Canada est devenu le premier pays du G20 à autoriser le cannabis récréatif, au mois d’octobre. Aux Etats-Unis, ce sont 10 Etats qui ont sauté le pas au cours des dernières années. Alors, quels sont les enjeux économiques de ce marché qui suscite l’appétit des géants de l’industrie et d’innombrables start-up ? Le commerce du cannabis légal parviendra-t-il à éradiquer le marché noir et à diminuer la consommation des plus jeunes ?
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La Marine française, chargée de la lutte contre les trafics dans l’Océan indien, a saisi 520 kilos d’héroïne à bord d’un boutre.
Publié le
En commençant cette mini-série, à partir de l’arrestation par la DEA, à Zagreb, d’un colombien qui aurait été mêlé à une vente d’armes à l’AQMI, au Mali, je savais que je marcherai sur des œufs. Dès que l’on aborde le sujet de la vente non officielle d’ armes, ça devient vite sulfureux.
Mais franchement, bien que cela fasse près de 10 ans maintenant que je m’intéresse au sujet, dont le primordial découvert fortuitement en 2009 dans les sables du désert, je ne m’attendais pas autant à retomber sur un autre volet de cette affaire tentaculaire, et un dossier bien français, dont j’avais déjà subodoré la présence dès 2011, il est vrai. Les services secrets français et américains jouent sur place une partie d’échecs qui nous échappe mais dont l’événement que je viens de vous rappeler n’est que le dernier avatar, à l’évidence, comme je vais vous le démontrer. Comme dans un puzzle, tout s’imbrique en effet parfaitement comme vous allez le constater … c’est ça, aujourd’hui, le plus étonnant ! Mais revenons d’abord à Bamako-Sénou, avec de drôles de machines laissées à l’abandon sur la latérite jouxtant l’aérodrome sur lequel l’armée française était venue s’installer lors de l’opération Serval décidée par François Hollande…

Un gros porteur ensablé depuis 10 ans
Comme tout revient régulièrement, en effet, on s’aperçoit que notre fameux importateur de Gulfstream, Jean-Claude Okongo Landji, fait aussi référence à une vieille histoire déjà décrite ailleurs, quand il parle d’un DC-9 qu’il aurait souhaité utiliser au Mali : « parmi les autres vues postées (sur un blog géré par l’équipe du fameux Eric Vernet, d’Aéro Service Mali et son Piper Navajo N202HF) « on découvrira aussi un DC-9 32, sur la piste bordée de latérite de Sénou-Bamako, un appareil de Trans African Airlines, immatriculé 3D-MES (il vient donc du Swaziland !). L’avion est très intéressant, car il est ancien, affiche 45 ans (il date de 1968) et il a été sorti visiblement du désert du Mojave où il avait été longuement entreposé (on le voit ici encore sous cocon en 2003), après avoir servi Air Canada depuis au moins 1996, loué par Xerox Canada Finance Inc. Cet appareil âgé, sorti du désert US et appartenant à une entreprise fantôme aurait-il servi de courrier à coke, lui aussi, comme l’avait le célèbre DC-9 mexicain pris avec 4,5 tonnes de coke à bord ? En tout cas, il intrigue sérieusement en effet. En tout cas, il ne peut pas se poser dans le désert, au contraire du 727, conçu également pour les pistes en terre, et ne peut décoller ou se poser que sur du dur. Que faisait-il à Bamako depuis 2005, voilà bien un autre mystère : selon les registres, cela ferait dix ans qu’il avait été vendu à STA (il avait été peint au Québec en 2003 aux couleurs de la société STA juste créée). Selon le Forum PPrune, fort bien informé par mes pilotes qui y participent, en date de 2005, une autre indication le rend plutôt inquiétant : ses pilotes auraient été vénézuéliens (à son arrivée, voilà qui pèse plutôt dans la balance du trajet retour vers leur mère patrie, ce qui signifierait que les cartels colombiens auraient songé dès 2003 à effectuer des vols transatlantiques de cocaïne !). Volait-t-il encore au moins en 2008 au moment où est pris le cliché ? Sur Google Earth on peut suivre ces (faibles) déplacements. Jusqu’en 2010, on le tracte à un autre endroit et semble avoir effectué des vols en 2011 pour se retrouver en bout de tarmac à nouveau pour ne pas bouger en 2012. Son propriétaire… serait français (en fait lugano-français) : il s’agît de Melhem Élie Sabbague, en fait un malien originaire du liban et possédant la nationalité franco-libanaise ! Un deuxième DC-9 sera photographié au même endroit en 2011 ». Sabbague était alors associé au Sénégalais Pape Sow Thiam, détenteur de 10 % du capital, mais surtout ancien patron d’Air Afrique et directeur général de SAT. Pour compléter sa flotte, STA louait un A-310 et son équipage auprès de la compagnie française Euralair. Pour compliquer la chose, un deuxième A310 était sous-loué à Air Togo. Un A-310 de l’entreprise française Eagle Aviation fondée en 1999, comme son nom ne l’indiquait pas. Eagle Aviation, dirigée par Manuel Garbaccio, dont le siège social se trouvait sur l’Aéroport de Saint-Nazaire et dont le siège opérationnel sur l’Aéroport de Paris-Charles de Gaulle (à Roissy).
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Le nouvel avion de transport régional (ATR) 72-500 de la compagnie Afrijet sur le tarmac de l’aéroport de Libreville, le 24 octobre 2018.
Depuis 2005, Michel Tomi est à la tête, avec son fils, Jean-Baptiste de la compagnie Afrijet Business Service, qui possède 3 ATR 72-500 ; 2 ATR 42-500 ; et 1 Falcon 900 .
En 14 ans, Afrijet est devenu l’une des principales compagnies aériennes opérant en Afrique centrale. Fondée sur un ‘business model original’ et équilibré, la compagnie tire pour moitié ses revenus de l’aviation d’affaires et des navettes pour l’industrie pétrolière et pour moitié de l’aviation commerciale.
Avec un associé, il a mis la main sur Gabon Airlines et des ‘écoutes de 2007’ soulignaient ses relations privilégiées avec la famille du président gabonais d’alors, Omar Bongo, et surtout son fils, Ali, à l’époque ministre de la défense. Ce dernier a succédé à son père, mort le 8 juin 2009.
Les Tomi avaient aussi noué des liens solides avec Frédéric Bongo, chef du renseignement. Les enquêteurs pointaient les services rendus à la famille Bongo: frais d’hospitalisation en France, mise à disposition d’avions, de bateaux et achats de véhicules de prestige en guise de présents. « Ils n’ont pas besoin de moi pour cela », corrige-t-il.
L’ère gabonaise des Tomi est-elle aujourd’hui terminée?
Leur influence a reculé à mesure que celle du directeur de cabinet d’Ali Bongo, Maixent Accrombessi, grandissait. Les Tomi ont réduit leurs activités au Gabon pour s’investir au Mali où leur ami Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK », a été élu président en 2013.
Durant l’élection présidentielle, IBK (Ibrahim Boubacar Keïta) a voyagé avec les avions d’Afrijet . Selon un diplomate français, rencontré en juin 2013 à Bamako, « la force des Tomi, c’est qu’ils étaient proches d’IBK quand il n’était rien, ils ont du flair ». Aujourd’hui, alors qu’IBK installe encore son pouvoir, il s’appuie sur cette confiance scellée avec les Tomi.
« J’ai un casino à Bamako depuis vingt ans et je n’en ai pas ouvert un deuxième parce que je sais où me situer, je connais beaucoup de chefs d’Etat africains mais ma relation avec eux est de rester à ma place sans interférer », dit Michel Tomi.
Sur ses liens avec une figure du grand banditisme insulaire, Richard Casanova, tué en 2008, Michel Tomi confirmait aux policiers, le 18 mai 2010, « une relation presque familiale » et il confiait sa proximité avec le beau-frère de Richard Casanova, Jean-Luc Germani, recherché pour assassinat et présenté comme le nouvel homme fort du milieu français. Un petit voyou, premier repenti corse, Claude Chossat, avait révélé, en 2010, que le groupe criminel de la Brise de mer, dont M. Casanova était un pilier, avait blanchi « 4 millions d’euros » par l’intermédiaire de M. Tomi.
Ce dernier dément. « Si nous étions amis avec Richard, je n’ai jamais fait d’affaires avec lui. »
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CAE Aviation (Luxembourg 🇳🇱), dont les avions traquaient les pirates dans le sud de l’océan Indien, effectue-t-il des missions au-dessus du Sahel?
Pour mémoire, c’est CAE qui avait mis à disposition de la DGSE l’avion espion appartenant à la France qui s’est écrasé le lundi 24 octobre 2016 dans la matinée à l’aéroport de Malte avec cinq passagers à bord.
Dix secondes. C’est le temps qui s’est écoulé entre l’envol du Fairchild SA227 « Merlin IV » et l’impact avec le sol le 24 octobre 2016 sur l’aéroport de Luqa, à Malte.
Les 5 français en mission pour les services secrets étaient en route pour une opération de reconnaissance en Libye.
Aucune information n’a été donnée sur l’objectif exact de la mission, ni sur les raisons du crash.
L’avion en question, un Fairline Merlin, immatriculé N5577MX 🇺🇸, avait été racheté aux USA avant d’être modifié par des experts français pour servir dans les missions d’espionnage. Il avait déjà été utilisé dans le sahel pour des missions du même genre.
A Paris, le ministère de la défense avait refusé de préciser la destination de l’avion ou l’objet de sa mission de reconnaissance. Le gouvernement maltais a annoncé à l’époque dans un communiqué que les dépouilles de cinq hommes français avaient été retrouvées sur le lieu du drame.
Parmi les cinq personnes à bord, trois relevaient « du ministère de la défense » – elles travaillaient pour la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) – et deux étaient des salariés d’un contractant privé, la société luxembourgeoise CAE Aviation, qui détenait l’appareil, a précisé le ministre.
La DGSE ou la DNRED de la Douane Française ?
Les trois employés de la DGSE ou de la DNRED intervenaient-ils lors de missions de renseignement pour repérer les routes de trafics. C’est ce que le gouvernement maltais avait affirmé dans un premier temps: « le vol faisait partie d’une opération de surveillance menée depuis cinq mois par les douanes françaises pour repérer les routes de trafics d’êtres humains et de drogues en particulier ».
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Le reportage accusateur
Un très intéressant reportage de Spécial Investigation de mars 2010, lisible ici, avait expliqué la méthode pour amener la drogue sur l’archipel des Bijagos et y décharger la coke. Un colombien disant s’appeler « Willmer » avait choisi de s’installer dans une petite maison ronde qui était tout simplement installée au bout d’une piste d’atterrissage débouchant sur l’Atlantique. Des enfants interviewés parlaient de gros fûts à débarquer pour aider le colombien. Ça ne pouvait être plus clair (cf ici à droite, l’image est saisissante) !!!
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1995 Création de Grupo Pefaco. Début de ses activités au Brésil.
1997 Début de ses activités au Togo.
1998 L’entité du Brésil s´agrandit avec l’acquisition d’entreprises de jeux locales. Ouverture du siège à Barcelone, en Espagne.
1999 Début de ses activités au Nicaragua et au Bénin.
2001 Début de ses activités au Burundi.
2002 Début de ses activités au Burkina Faso.
2004 Début de ses activités au Niger.
2006 Début de ses activités en République Démocratique du Congo. Vente de ses activités au Brésil.
2007 Début de ses activités au Paraguay.
2008 Vente de ses activités au Nicaragua.
2009 Pefaco Hotels et Pefaco West Africa (PWA) démarrent leurs activités. Début de ses activités en Côte d’Ivoire.
2010 Investments Cofip 2010 démarre ses activités.
2012 Lancement de l’African Poker Tour au Togo et au Burundi. Début des activités de paris sportifs Sports4Africa au Burundi. Création de Satall Industries.
2013 Inauguration de Pefaco Hotel Alima Palace 5* à Oyo, en République du Congo.
2014 PWA transfert son siège à Malte et devient Pefaco International PLC.
Ouverture du capital de Pefaco International et levée de fonds pour son développement international.
2015 Inauguration de Pefaco Hotel Maya Maya 5* à Brazzaville, en République du Congo. Début de ses activités au Rwanda.
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Mais qui est Francis Perez ?Il n’est pas corse mais pied-noir, ça ne l’a pas empêché de se payer une part du gâteau sur les prérogatives commercialo-criminelles dévolues aux corses à l’accoutumée.
Originaire d’Oran et fils de médecin (qui aurait été membre de l’OAS) le jeune Francis après sa formation dans l’hôtellerie, se lance dans les machines à sous, notamment au Portugal, aux côtés d’une autre figure de jeux, Georges Santa Maria. Au milieu des années 1980, il tente l’aventure brésilienne, toujours dans les machines à sous. Il est alors en contact avec une famille corse implantée au Brésil : les Filipeddu, Jérôme, Francis et Julien.
Après sa réussite brésilienne, Francis revient en France et rachète une série de casinos entre 1988 et 1991 : Port-Bacarès, Sète, Balaruc-les-Bains, Palavas-les-Flots, Gruissan ou encore Lons-le-Saulnier. On le considère alors comme proche du «parrain des jeux» Robert «Bob l’Africain» Feliciaggi (abattu en Corse en mars 2006).
Pour gérer ces casinos, il crée la holding «Grand Sud». cité en 1993 dans le rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur la pénétration de la mafia en France («Commission d’Aubert») car soupçonnée d’accueillir des capitaux douteux.
Suite à une inculpation pour abus de biens sociaux en mars 1992 et à une «guerre commerciale» avec Georges Tranchant (le «Groupe Tranchant» est également présent dans les casinos), Francis décide de développer ses activités en Afrique, grâce au «patronage» des caïds corses Robert Feliciaggi et Michel Tomi. (Le Monde ; L’Express)
En 1998, il fonde à Barcelone la PEFACO pour ses activités d’hôtellerie et de machines à sous en Afrique (présence dans une dizaine de pays, plus de 300 salles, plus de 4.000 salariés) et en Amérique Latine, auxquelles s’ajoutent près de 530 bars, 4 hôtels 5 étoiles au Togo et au Congo (article de Remi Carayol pour Jeune Afrique en décembre 2015).
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Celle concernant un homme connu historiquement, mêlé à l’assassinat de JFK, et la «main » de la CIA, Lucien Conein qui avait, on vient de l’apprendre seulement, comme relation directe à Miami Carlos Hernandez Rumbaut, trafiquant notoire, mêlé aux exilés cubains de Miami. « Le monde de la drogue qui supprime les stupéfiants !!! les intermédiaires sont appelés à contrôler les transactions, et d’ énormes sommes d’argent sont manipulées par un manque total de scrupules entraînant de la corruption ou en caressant dans le sens du poil celui qui fait obstacle aux transactions. Il n’est pas étonnant que le gouvernement, et les responsables des stupéfiants se tournent si souvent comme assistance vers des figures aussi détestables que le commerce lui-même. Un argument pourrait être opposé comme quoi un autre type de personne pourrait en toute sécurité fonctionner efficacement dans un tel environnement. Mais comme un homme est affecté par la société qu’il entretient, ici ce sont des fonctionnaires et leurs responsables qui se retrouvent retournés par les informateurs qu’ils emploient. L’histoire de Carlos Hernandez Rumbaut, un des « Deacon « un informateur, montre jusqu’à quel point une telle alliance peut aller ».
Nota les « Deacon » étant les infiltrés choisis par Richard Helms en personne, le directeur de la CIA, à l’époque comme l’écrivent, page 28, Peter Dale Scott et Jonathan Marshall dans « Cocaine Politics: Drugs, Armies, and the CIA in Central America ». Rumbault avait été recruté en 1969 après avoir été pris à trafiquer à Mobile, en Alabama, avec 467 livres de marijuana. Il était plus tard devenu le garde du corps du président costaricain José Figueres Ferrer. Installé à Mexico, Rumbaut sera payé 1400 dollars la semaine, par la DEA, comme informateur.
Pour Marc Fievet aucun doute : Rumbautl travaillait bien pour la CIA !
David May, l’attaché du DEA à Paris en 1994, au cours des nombreuses réunions de travail en compagnie des douaniers Christian Gatard, Jo LeSquert et Hervé Maignier de l’échelon DNRED de Nantes, oubliera de préciser que Carlos Hernandez Rumbaut travaillait pour eux. 
Pourtant, les 100 000 dollars que Carlos Hernandez Rumbaut avait prêté à Claudio Pasquale Locatelli pour finaliser la préparation du M/Y Poseidon sortaient directement de l’ambassade des Etats-Unis à Madrid.
Photo prise par le BAN (Douane française)
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Pour information
Dans les quelques 3 000 pages que le gendarme Fournier a donné à Marc Fievet, seules preuves auxquelles il eut accès, il s’avère qu’il n’y avait aucune trace des enregistrements des conversations téléphoniques de Messieurs Claudio Locatelli et Carlos Hernandes Rumbaut en place à Montréal au moment des faits.
Marc Fievet a eu accès au dossier de Jürgen Kirchhoff, le capitaine du Pacifico, et, grâce à sa complaisance, il a pu récupérer les enregistrements de ces trafiquants.
Marc Fievet précise que:
Le mercredi vingt-deux octobre 1997, les gendarmes Degresley et Fournier sont venus me rendre visite au pénitencier de Springhill en Nouvelle Ecosse et m’ont rapporté une partie de mon dossier de défense. Le reste sous quinzaine me diront-ils Degresley me demande d’agir sur le capitaine du Pacifico, Jürgen Kirchhoff, détenu dans le même établissement pour qu’il supprime son appel. J’accepte, pour que personne ne se méprenne sur mon appartenance à la DNRED.
A ma demande, Jürgen Kirchhoff, le capitaine propriétaire du cargo Pacifico se désistera, pourtant les avocats de Kirchhoff étaient sûrs de faire casser le jugement de la saisie du M/S Pacifico qui étant illégale reste illégale.
La « légalisation » de la saisie du M /V Pacifico en Eaux Internationales n’avait pu intervenir qu’en utilisant la seule jurisprudence créée par la saisie en haute mer du M/V Poseidon, décrétée légale par le juge Devonshire dans le jugement de Mills.
La GRC a déjà récupéré le montant de la vente du Pacifico, obtenue après dessaisissement du juge Alex Deschenes qui ne voulait pas légaliser cet acte de piraterie. Pourquoi se compliquer la vie, ici au Canada, comme ailleurs, quand un juge ne veut pas enfreindre la loi, il suffit d’en changer! Le nouveau juge canadien Roger McIntyre se verra offrir un voyage à Londres pour rencontrer le juge Devonshire pour conforter la décision qu’il doit prendre et demander au juge Devonshire d’ajouter dans le jugement de Mills, le narco anglais condamné pour la saisie « légale » en haute mer du Poseidon afin que cette dernière soit utilisée comme jurisprudence. La « pression » qu’il a de la GRC est très forte puisque le fils du juge Roger McIntyre est poursuivi par la GRC pour trafic de stupéfiant.
Pour récompenser la docilité et la soumission de ce juge acceptant la collusion, les poursuites contre le fils du juge McIntyre seront abandonnées.
Le Narco trafiquant Carlos Hernandez-Reumbeaut, toujours incarcéré à Renous, plaide non coupable sur les charges sur lesquelles, moi Marc Fiévet, l’agent infiltré, j’ai dû plaider coupable. Il ne craint plus qu’un seul témoignage: mon témoignage. Les Autorités canadiennes, par le sergent Degresley et le gendarme Fournier, m’informent que Carlos Hernandez-Reumbeaut a émis des menaces de mort sur ma famille si je me décidais à témoigner contre lui.
Ils utiliseront le service de sécurité de la prison de Springhill, N.S, pour me faire parvenir ces menaces. Ces menaces seront également transmises à l’ambassade de France d’Ottawa, Ambassadeur Loïc Hennekinne[1] et aux Douanes françaises.
Le consul général de France à Moncton, Monsieur Olivier Arribe me confirme ces menaces et me dit lors d’une visite, que ces menaces ont été prises très au sérieux par les Autorités françaises.
[1] En 2000, par courrier, le secrétaire général du Quai d’Orsay qu’est devenu Loîck Hennekinne, me dira qu’il n’avait plus souvenir des menaces transmises par les gendarmes canadiens…
[1] Mills: Narco anglais impliqué dans l’affaire Poseidon
Carlos Hernandes Rumbaut acquitté….
Carlos Hernandes Rumbaut, le présumé co-dirigeant d’un complot pour importer 5,5 tonnes de cocaïne au Canada, qui a été acquitté lundi à Bathurst, est en route pour Montréal où Immigration Canada décidera de son sort. L’avocat de Carlos Rumbaut, Scott Fowler, a indiqué à Radio-Canada que les autorités avaient placé son client dans un avion lundi soir à Moncton sans que celui-ci puisse le contacter. L’homme a cependant été pris d’un malaise à bord de l’appareil et les autorités ont dû opter de faire le trajet jusqu’à Montréal en automobile. Rumbaut n’a pas été libéré immédiatement après son acquittement car Immigration Canada affirme qu’il est techniquement au pays illégalement.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/16/16662.htm
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La consommation de cocaïne est devenue un véritable fléau en France.
Le nombre d’intoxications et de décès a doublé au cours des deux dernières années. 2,2 millions de Français en ont déjà consommé. 450 000 le font régulièrement.
A l’autre bout de la chaîne, il y a les producteurs, essentiellement basés en Amérique du Sud. Des cartels hors la loi, qui fonctionnent comme des multinationales.
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Les convoyeurs de ce go-fast ne sont pas arrivés à leur destination. Les policiers des Brigades de recherche et d’intervention (BRI) nationale, de Creil (Oise) et de Versailles (Yvelines) étaient mobilisés depuis plusieurs semaines et surveillaient les suspects explique Le Parisien.
Les trois hommes revenaient d’Espagne à bord d’une voiture ouvreuse et d’une camionnette chargée de drogue en provenance du Maroc. Ces derniers sont originaires de la région parisienne selon une source proche de l’affaire citée par le journal francilien. « Cette importante quantité de produits stupéfiants était destinée à alimenter les réseaux de revente de Paris, de sa banlieue et du nord de la France ».
L’interpellation des trois suspects s’est déroulée vers 17h30 sur l’autoroute A10, en Eure-et-Loir. Les policiers ont découvert une tonne de résine de cannabis dans la camionnette. Le trio a été placé en garde à vue dans les locaux de la Direction interrégionale de police judiciaire de Lille (Nord), qui va mener la suite de l’enquête.
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Christian Gatard n’a pas été autorisé à s’exprimer…
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Le DG J.L Viala n’a rien fait.Le DG P.M Duhamel a tenté une approche avec Md Strachan du HM Customs-excise à Stockholm, l’attaché douanier Philippe Galy de Londres m’a menacé de m’en faire prendre pour dix ans si je ne plaidais pas coupable.
P.M Duhamel
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Le DI Pouyanné m’a fait dire que je pourrais plaider non coupable au Canada.
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Christian Gatard, le DR de Marseille, B.Roux, l’attaché à Washington et O. Arribe le consul général de France à Moncton sont venus au Canada me dire de plaider coupable et que « On arrangerait les affaires une fois de retour en France » sur ordre d’un des conseillers de D.Strauss-Kahn, le ministre des finances.
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Le ministre Michel CHARASSE n’a rien fait et a perdu son procès en première instance et en appel qu’il avait intenté contre Marc Fievet pour diffamation, suite à:
paru dans « le Parisien »
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Le DG François Auvigne a refusé d’intervenir malgré les suppliques de Jean Puons, DI de la DNRED. Il a dit qu’il n’avait pas à assumer les décisions prises par ses prédécesseurs!
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Le DG François Mongin n’a rien fait!
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3.888 jours de détention « non stop » dans quatre pays, 23 prisons et 392 cellules
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Jérôme Fournel a fait manipuler les faits pour que la demande d’indemnités déposée par Marc Fievet soit rejetée aidé par Erwan GUILMIN, Elizabeth MELSCOET puis Thomas CHARVET et Michel BARON avant d’intervenir pour que le film « L’Aviseur » soit rebaptisé GIBRALTAR avec scénario modifié, écartant une scène où Michel Charasse apparaitrait.
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La Juge d’instruction Sophie Clément a blanchi Marc Fievet de toutes actions de narcotrafic!
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Les messageries instantanées, nouvel eldorado des trafiquants
Les dealers peuvent ainsi profiter du chiffrement des conversations de bout en bout, et ainsi ne plus être inquiété par une surveillance policière.
Chainalysis, une société spécialisée dans l’étude des activités cyber-criminelles indique dans un rapport que « lorsque ces applications sont utilisées, les transactions sont décentralisées et de personne à personne ; il y a peu de risque que les forces de l’ordre ferment tout le réseau en fermant un site Web ».
Les trafiquants mettent également au point des chatbots, ces robots conversationnels automatiques permettant de rester en contact avec le client 24h/24, sans se faire repérer en divulguant leurs identités.
Le chiffrement en question pour les gouvernements
Le chiffrement complet de ces messageries reste un sujet sensible pour les gouvernements. L’Australie vient de voter une proposition de loi controversée exigeant des éditeurs de ces systèmes des portes dérobées permettant aux autorités de pouvoir avoir accès aux données des utilisateurs et à leurs conversations et aux clés de cryptage utilisées.
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Funcionarios de la Agencia Tributaria han incautado un total de 2.992 kilos de hachís distribuidos en 92 fardos hallados ocultos en el interior de un doble fondo de una embarcación.
El barco tenía como destino un puerto deportivo de la costa malagueña en el marco de la operación ‘Marduk-Bachus’ contra el tráfico ilegal de sustancias estupefacientes en la que se han detenido a siete personas -seis hombres y una mujer de nacionalidad británica, española y alemana-, integrantes de una organización que se dedicaba a importar hachís desde Marruecos y Gibraltar hasta España para su posterior distribución.
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Réponse de Marc Fiévet, suite à la polémique autour du tournage de Gibraltar, dans son intégralité :
« Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Marc Fievet, je suis l’homme qui a inspiré le film « GIBRALTAR » après la parution de mon livre « L’AVISEUR ».Suite aux vidéos mises en ligne sur Allocine (celles d’Abdel Raouf Dafri et Julien Leclercq) et la controverse soulevée, j’estime nécessaire d’apporter quelques précisions supplémentaires sur le film produit par Dimitri Rassam et réalisé par Julien Leclercq, avec dans le rôle de Marc Duval, Gilles Lellouche, dans le rôle de l’officier recruteur des douanes françaises et agent traitant, Tahar Rahim et dans le rôle du narco Claudio Pasquale Locatelli – considéré comme le Copernic du narcotrafic mondial par Roberto Saviano dans son dernier livre Zero, zero, zero – Riccardo Scamarcio.Le scénario initial tiré du livre « L’Aviseur » que j’ai écrit, et qui a inspiré l’écriture par Abdel Raouf Dafri, du scénario auquel j’ai participé et pour lequel j’ai signé un contrat de consultant, n’a pas été respecté par le réalisateur et ne correspond en rien à ce qui devait être tourné…
En effet comment aurais-je pu accepter d’être présenté comme ce Marc Duval, tenancier d’un « bar à tapas » de troisième zone, incapable de faire marcher son business et s’entêtant toutefois à garder un voilier qu’il n’était pas capable d’assumer financièrement ?
Comment aurais-je pu accepter que le réalisateur Julien Leclercq tourne des scènes qui n’ont strictement rien à voir avec la réalité de mon vécu ?
Comment aurais-je pu accepter de voir sali le rôle que j’ai joué auprès des autorités régaliennes et des opérations undercover des services de lutte contre le narcotrafic ?
J’ai rencontré le réalisateur Julien Leclercq pour la première fois lors de la projection privée à laquelle j’ai assisté, accompagné de mes avocats, le 15 juin 2013. Je lui ai immédiatement demandé pour quelles raisons la scène de ma rencontre avec le ministre Michel Charasse ne figurait pas dans le film (alors qu’elle se trouvait dans le
scénario d’Abdel Raouf Dafri)?
Après un bafouillage, il m’expliqua que c’était une question de coût !
Fichtre, tourner une scène dans un bureau avec un ventru à bretelles fumant le « Cohiba » aurait au moins démontré la volonté politique des actions d’infiltration. Mais c’était trop cher !!!
Ce sera l’unique rencontre que j’aurais eu avec ce « grand » professionnel.
Ce qui me navre, c’est que je suis présenté dans ce mauvais film comme un pauvre mec aux abois et pis encore, comme un mauvais agent d’infiltration. »
Pourtant, si l’on en croit les propos de :
Christian Gatard (le douanier joué par Tahar Rahim) a été interviewé par Ouest France le 7 octobre 2013:
« Marc Fiévet a été très productif et très professionnel en matière de renseignements. Il travaillait de manière rigoureuse avec une production dense, riche et intéressante sur les
individus et les mouvements de bateaux. Il a rencontré plusieurs fois le ministre, Michel Charasse, et les Douanes lui ont même financé l’achat d’un restaurant à Estepona, près de Marbella.
Notre coopération opérationnelle a duré six ans et malheureusement il a été arrêté par les Britanniques, à la demande des Canadiens. »
À la question « Pourquoi a-t-il été arrêté ? » :
« Au fil du temps, il s’est infiltré dans les réseaux et a été, entre autre, en relation avec un gros baron de la drogue, Claudio Locatelli. Il a participé à de nombreuses opérations, notamment six tonnes de cocaïne au Canada. Bien que les Britanniques aient profité des renseignements de Marc Fievet, ils avaient une dent contre lui au sujet d’une livraison de cocaïne pour l’IRA qui n’avait pas eu lieu et ils l’ont « flingué ».
Grâce à lui, on les avait informés de cette livraison, ils étaient très intéressés, ils espéraient arrêter des membres de l’IRA et ont donné des instructions précises.
Marc Fievet devait attendre en pleine mer la livraison par avion, en provenance du Vénézuela. Mais, dans la zone concernée, les Américains ont procédé inopinément à des contrôles renforcés et le largage n’a donc pas eu lieu.
Après un mois d’attente, Marc Fievet est reparti et les Anglais ont été très désappointés.
Cet épisode est d’ailleurs relaté dans le film de manière déformée. Après son arrestation, il n’a pas été soutenu par la France. Il aurait peut-être pu bénéficier d’une remise de peine suite à son rapatriement du Canada, deux ans après sa condamnation, mais le directeur général des douanes avait changé ainsi que le ministre. »
Que pensez-vous du film ?
« Il est assez violent. Heureusement, ces meurtres n’ont pas existé ! Il y a des invraisemblances. On me fait faire des contrôles en Espagne alors que c’est impossible. Il y a des choses aménagées par rapport à la réalité.
Je n’ai pas un mauvais rôle, mais le film ne retrace pas les nombreux échanges qu’on a eus avec Marc Fievet. J’ai toujours des contacts avec lui et une certaine admiration, car il fallait du courage pour faire ce qu’on lui demandait.L’angélisme et le milieu du renseignement sont deux mondes très éloignés. Depuis cette période, il y a eu de gros progrès technologiques mais le renseignement est toujours nécessaire. »
Interrogé à mon tour le 18 octobre 2013 par Ouest France
Comment avez-vous rencontré Christian Gatard ?
« J’étais en recherche d’emploi, il m’a contacté par téléphone puis nous nous sommes rencontrés à Gibraltar. J’ai accepté de travailler pour les douanes car c’était une activité d’observation dans laquelle je pensais pouvoir m’intégrer et obtenir des résultats. J’estimais que j’étais en capacité de donner le change afin d’éviter le danger et de pouvoir passer au travers des suspicions et de la paranoïa des narco-trafiquants.
Nous avions des résultats exceptionnels. Cela a bien marché jusqu’à un changement de politique en mars 1993. Nicolas Sarkozy devenu ministre du budget du gouvernement Balladur a donné pour directive de supprimer toutes les actions d’infiltration, mais moi, j’étais déjà infiltré dans l’organisation dirigée par Claudio Locatelli, baron de la drogue. Les responsables des douanes avec lesquels j’étais en relation ont été mutés.
À l’époque, je naviguais sur un bateau, financé à 50 % par les douanes françaises et pour le reste par des narco-trafiquants anglais. N’étant pas informé de cette nouvelle orientation politique, j’ai continué mon activité et fin juin, j’ai organisé à l’hôtel Meurice un rendez-vous avec deux financiers d’un trafic de quatre-vingts tonnes de cannabis. J’ai avisé Christian Gatard pour que soit mis en place un dispositif afin de les identifier. La direction parisienne de la DNRED et en particulier Joseph Le louarn ont refusé de mettre à disposition des hommes pour soutenir l’équipe nantaise et le dispositif a échoué. »
Quelles ont été vos relations avec Christian Gatard ?
« Christian Gatard me disait d’être prudent, mais j’étais axé sur la culture du résultat et infiltré à un niveau tel que je ne pouvais plus reculer. Je me suis retrouvé sous la coupe de Locatelli qui m’a mis à l’abri avec ma famille à un moment où j’étais menacé ; les douanes françaises que j’avais sollicitées m’avaient laissé tomber.
Christian Gatard a ensuite été muté à Marseille et a reçu l’ordre de ne plus suivre mon affaire. Il a cependant été sollicité par sa hiérarchie pour se rendre au Canada après mon arrestation pour me dire que je devais plaider coupable, que je serai après rapatrié en France et qu’on solliciterait une grâce présidentielle.
Quand je suis rentré, François Auvigne, le directeur général des douanes de l’époque, a refusé d’intervenir et d’assumer la continuité du service de l’Etat. De son côté, Michel Charasse, que j’avais rencontré cinq fois, n’est pas intervenu auprès de Jacques Chirac pour que je sois gracié. Ce sont eux les deux responsables.
Christian Gatard ne m’a pas laissé tomber, on a travaillé ensemble pendant six ans et je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais. On se rencontre de temps en temps et c’est toujours un plaisir, même si cela provoque chez moi un retour d’adrénaline et me renvoie des années en arrière. »
Que pensez-vous du film Gibraltar ?
« Il ne reflète pas du tout la réalité, ce n’est pas mon histoire. Je passe pour une vieille tâche. On oublie les relations politiques, il n’y a plus d’adoubement. La chronologie n’est pas du tout respectée et (lors de la promo de sortie du film faite par Gilles Lellouche) Je suis présenté par les médias comme un narco-trafiquant repenti, ce qui est faux.
Au début, j’ai eu un contrat de coscénariste et j’ai participé aux quatre premiers scénarios (il y en a eu sept). Après j’ai été écarté et je n’ai plus eu de nouvelles. Je n’ai pas été approché par Julien Leclercq, le réalisateur, ni par Gilles Lellouche qui joue mon personnage. »
« Comment aurais-je pu approuver le rôle du personnage censé me représenter, tel que le joue Gilles Lelouche, alors même que ce dernier s’est refusé à toute rencontre avec moi, arguant du fait qu’il ne voulait pas être « subjugué » ou « déçu » ».
« Un acteur, pour moi, lorsqu’il joue le rôle d’un individu bien réel qui a inspiré un scénariste, doit respecter le profil de celui qu’il incarne à l’écran. Et s’il a la chance que ce dernier soit vivant et qui plus est consultant sur le film, le minimum semble au moins qu’il accepte de passer quelques jours avec lui sur le tournage.
Au lieu de cela, et c’est Gilles Lellouche lui-même qui le précisera lors d’une interview le 7 septembre 2013 avec Charlotte Bouteloup (Télématin-France 2), il réécrivait les dialogues et revoyait la mise en scène avec Tahar Rahim lors des soirées à l’hôtel, pendant le tournage en Andalousie. L’acteur a donc arrangé le scénario et les dialogues à sa façon, avec l’aval du prétendu réalisateur.
Dans ces conditions, les états d’âme de Gilles Lellouche sont surprenants.
Alors, pourquoi ce film qui ne représente en rien la réalité ? C’est la question que je me pose et que je pose à Dimitri Rassam ! »
Pourquoi avoir changé le scénario, le titre du film et le nom du personnage principal ?
« J’ai appris de la bouche même d’Abdel Raouf Dafri (qui le tient de Dimitri Rassam avec lequel il a eu une conversation téléphonique assez houleuse à ce sujet) que le changement de mon nom en Marc Duval venait d’informations transmises à SND (le distributeur du film) par un agent de la DST (La Direction de la Surveillance du territoire était un service de renseignements du ministère de l’Intérieur, au sein de la Direction générale de la Police)… Ce mystérieux agent aurait informé la société SND que je serais un individu sulfureux… Et qu’il valait mieux changer mon nom.
Dafri n’en a pas cru un mot, s’est brouillé définitivement avec le producteur et le réalisateur et a tourné le dos au film, 8 jours avant le début du tournage.
Personnellement, je pense qu’il vaut mieux en rire quand on sait que la DST n’existait déjà plus à l’époque de la mise en chantier du film, car remplacée par la DCRI (Direction centrale du Renseignement intérieur) au 1er juillet 2008, et que la postface de mon livre, Infiltré, au coeur de la mafia, fut écrite par un ancien patron de la DST qui « connait la chanson »! »
En réalité, c’est Jérôme Fournel, le DG de la Douane française, qui a manipulé Rassam et la production, allant même jusqu’à s’en vanter auprès de Jean Paul Garcia, à l’époque à l’A2, un service de la DG.
Marc Fievet
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FRANCE (NS 55 DNRED): le « SECRET DEFENSE »!
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Si dans un passé récent le Mali était jusque-là considéré comme une zone de transit du cannabis, elle est devenue maintenant un marché de consommation et de production.
En effet, dans certaines localités du pays des agriculteurs s’adonnent à la culture de cannabis et l’on se rappelle que l’Office central des stupéfiants, à travers son antenne régionale de Sikasso, avait procédé à d’importantes saisies de chanvre indien dans des villages.
Cette situation est, en fait, le prolongement d’une tendance relevée en Afrique de l’ouest où le cannabis, herbe et résine, est de loin la substance illicite plus couramment consommée. Ce qui sous-tend un marché où la demande ne cesse de croître au fil des années. Mais les tendances de consommation d’autres drogues comme la cocaïne, l’héroïne et les amphétamines vont crescendo. Ce qui explique aussi les saisies d’importantes quantités que les trafiquants destinaient à l’approvisionnement aussi bien du marché national que du marché de l’Afrique de l’ouest en passant par le Mali.
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