VENEZUELA 🇻🇪 (État de Zulia) : arrestations de maires et réseau où l’on retrouve les anciens présidents de Colombie 🇨🇴 Álvaro Uribe et Iván Duque

Les arrestations de sept maires au Venezuela montrent comment le gouvernement du président Nicolás Maduro a instrumentalisé la prétendue lutte contre le crime organisé à des fins politiques.

Plus d’un tiers des 21 maires municipaux de l’État de Zulia ont été arrêtés depuis octobre 2024.

La dernière arrestation a eu lieu le 2 avril, lorsque les services de renseignement ont arrêté Indira Fernández, maire de la municipalité de Guajira. Le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, l’a liée, ainsi que six autres maires, à un réseau présumé de trafic de drogue, accusé d’avoir importé près de 32 tonnes de cocaïne, saisies cette année.

La dernière de ces saisies, plus de 15 tonnes saisies dans la ville de Los Puertos de Altagracia le 8 avril, faisait suite à celle de 5,4 tonnes réalisée près de la frontière entre l’État de Zulia et la Colombie à la mi-mars, que Cabello avait qualifiée de record.

Le réseau faisait partie d’un complot impliquant la cheffe de l’opposition María Corina Machado et les anciens présidents colombiens Álvaro Uribe et Iván Duque, qui visait à utiliser des forces paramilitaires pour renverser Maduro, a affirmé Cabello lors d’une conférence de presse le 4 avril. « Il s’agit d’une opération de corruption, de conspiration, de terrorisme et de trafic de drogue, car ils sont liés », a déclaré Cabello, ajoutant qu’il attendrait que l’affaire soit portée devant les tribunaux pour présenter des preuves à l’appui de ses allégations.

Quatre des maires arrêtés en lien avec le complot présumé appartiennent au Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) de Maduro et trois à l’opposition. Un huitième maire de Zulia, Nabil Maalouf, est également en détention depuis décembre, mais Cabello ne l’a pas lié au trafic de drogue présumé. Ces arrestations interviennent à l’approche des élections régionales de mai. Étant donné que l’ancien maire de Maracaibo, capitale de l’État de Zulia, Rafael Ramírez Colina, n’a pas été revu depuis son arrestation en octobre et qu’il se trouverait incarcéré dans la tristement célèbre prison de l’Hélicoide, où sont détenus des prisonniers politiques et des personnalités, il est peu probable que les personnes arrêtées puissent se présenter à une réélection.

Analyse criminelle d’InSight

À moins de deux mois des élections régionales, ces arrestations visent probablement à prendre le contrôle total de Zulia, un État d’une importance criminelle et politique considérable. Situé de l’autre côté de la frontière avec la plaque tournante de la cocaïne, Catatumbo, en Colombie, cet État est au cœur du trafic de cocaïne vénézuélien.

Si Cabello a affirmé avoir porté un coup au marché international des stupéfiants, son implication présumée dans le trafic de drogue, ainsi que celle de l’armée vénézuélienne et de la guérilla colombienne de l’Armée de libération nationale (ELN), alliée du gouvernement de Maduro, suggère un autre motif derrière ces arrestations : le contrôle incontesté des routes du trafic de cocaïne.

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WORLWIDE (Kohler, MSC et la coke) : comment des trafiquants infiltrent la compagnie maritime de ses cousins

Alors que MSC devenait une force dominante du commerce mondial, elle est également devenue un canal privilégié de trafic de cocaïne pour les gangs des Balkans.

Soupçonné de l’avoir favorisée depuis le ministère des finances, à Bercy, voire depuis le secrétariat général de l’Élysée, Alexis Kohler (qui s’était mis à son service comme directeur financier en 2016-2017), a été mis en examen en septembre dernier pour « prise illégale d’intérêt ». Nous reproduisons ci dessous (en accès libre) une remarquable enquête de l’agence américaine Bloomberg du 16 décembre dernier qui explorait l’infiltration de la compagnie maritime Italo-Suisse des cousins d’Alexis Kohler par des trafiquants de cocaïne.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Terminal de Paraná) : les douaniers saisissent 146, 5 kilos de coke au terminal à conteneurs de Paranaguá

Terminal de Paraná

Les douaniers ont saisi 146,50 kg de cocaïne cet après-midi, le 13, au terminal à conteneurs de Paranaguá. La drogue a été introduite dans le conteneur à l’insu de l’exportateur, selon une méthode connue sous le nom de « rip-on-rip-off ». Sa destination finale était l’Arabie saoudite, avec une escale en Espagne.

Avec la saisie d’aujourd’hui, 263 kg de cocaïne ont été retenus dans le port de Paraná par le Service fédéral des impôts cette année. En 2024, les employés de l’agence ont saisi 1,3 tonne de cocaïne dans le complexe portuaire de Paranaguá.

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VENEZUELA 🇻🇪 (opération « Eclair) : dans la zone du Lac de Maracaibo, saisie de 5,4 tonnes de cocaïne, de semi-submersibles et des armes

C’est la saisie exceptionnelle effectuée par les autorités vénézuéliennes dans le nord-ouest du pays, dans la zone du lac de Maracaibo, près de la frontière colombienne, a annoncé, vendredi 14 mars, le ministre de l’intérieur du Venezuela, Diosdado Cabello.

Au moins neuf personnes, dont deux maires membres du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) – la formation au pouvoir, dont Diosdado Cabello est le numéro deux –, ont été arrêtées lors de l’opération baptisée « Eclair ».

Comme souvent par le passé, M. Cabello a aussi accusé les anciens présidents colombiens Alvaro Uribe et Ivan Duque de participer au trafic de cocaïne. Ces deux présidents de droite étaient très hostiles au président de gauche Nicolas Maduro pendant leurs mandats respectifs.

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ÉQUATEUR 🇪🇨 (Guayaquil) : la police équatorienne a arrêté 36 personnes à Guayaquil en lien avec des expéditions de conteneurs

50 arrestations et 73 tonnes de cocaïne saisies dans un vaste réseau reliant l’Équateur et l’Europe

L’organisation criminelle opérait principalement depuis l’Allemagne et l’Espagne et elle disposait de tous les mécanismes pour contaminer les conteneurs et a même enduit les paquets de drogue d’un produit pour échapper aux agents canins.

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PARAGUAY 🇵🇾 (Asunción) : les évêques dénoncent la corruption et les trafiquants de drogue

À l’issue de leur assemblée plénière, les membres de la Conférence épiscopale du Paraguay dénoncent dans leur message final le scandale de la corruption au sein de l’État et le pouvoir des trafiquants de drogue. Ils exhortent à défendre la justice pour affirmer la dignité de tous et que soit respectée la Constitution du pays.

par Xavier Sartre – Cité du Vatican

C’est un message fort que les évêques paraguayens ont adressé aux fidèles à l’issue de leur 244e assemblée plénière. Dans ce texte publié au début du Carême, ils abordent tous les problèmes qui affectent selon eux le Paraguay. Corruption généralisée, trafic de drogue, environnement, justice sociale, les thèmes référencés sont nombreux. Déjà, ils avaient relevé « les signes de cris et d’espérance » dans une lettre pastorale de novembre 2024.

Dans cette nouvelle prise de parole, ils insistent sur «le trafic d’influence» et le «pouvoir du trafic de drogue». Ils constatent que «la corruption cherche à manipuler et à affaiblir le système démocratique en faveur des biens mal acquis d’individus égoïstes et de groupes de pouvoir qui peuvent tordre la justice selon leurs désirs».

Assurer une justice pour tous

D’où «le devoir sacré», selon l’épiscopat, de défendre la justice afin d’affirmer la dignité de tous, d’assurer «la coexistence dans la paix et la fraternité», en favorisant «l’équité, la rectitude, l’impartialité et la modération dans les relations sociales, dans l’accès aux biens nécessaires de tous et aux opportunités de développement».

Ils appellent à veiller à ce que «les activités d’extraction», dans les campagnes ou dans les mines, respectent l’environnement et la justice sociale. Ils demandent aussi à ce que «les populations indigènes et les paysans soient protégés contre les expulsions violentes qui menacent l’intégrité et la dignité de ces populations».

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DNRED 🇫🇷 (opérations anti-stups internationales 🇪🇺 🇬🇮 🇪🇸 🇹🇷 🇮🇹 🇬🇹 🇧🇪🇨🇭🇩🇯 🇬🇧 🇨🇦 🇨🇴🇱🇮 🇳🇱 🇵🇹 🇻🇪 🇺🇸 🇪🇬): le regard de Jean-Henri Hoguet, ancien patron de la DNRED (1987-1991), qui a « recruté » Marc Fiévet.

Sans fioritures:

Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.

Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?

Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.


Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?

Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.

L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.


Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…

C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.


Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?

En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?


Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?

Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.

Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.

Par David Servenay

Dans la peau d’un narco infiltré au cœur de la mafia de Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc

Au service de l’État à travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan

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ÉQUATEUR 🇪🇨 (Puerto bolivar) : le domaine des cartels de la drogue

Les affaires qui prospèrent sont l’extorsion d’argent, les enlèvements, les assassinats, la pêche illégale, le blanchiment d’argent et le trafic de cocaïne.

Sur la côte sud-ouest de l’Équateur, les gangs de trafiquants de drogue opèrent en toute impunité et les habitants terrifiés constatent les limites de la politique du président sortant Daniel Noboa en matière de sécurité, dans ce territoire devenu une zone de non-droit.

Puerto Bolivar, l’un des ports exportateurs de bananes les plus importants au monde et comptoir commercial pour les fruits de mer, a une importance vitale pour l’économie de l’Equateur.

Mais aujourd’hui, les grues qui chargent les conteneurs et les quais en eau profonde sont presque vides.

Puerto Bolivar est devenu un théâtre d’affrontements entre cartels de la drogue rivaux en concurrence pour exporter des quantités record de cocaïne de la Colombie et du Pérou vers l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie.

En 2024, les marines équatoriens ont découvert une trentaine de corps dans les eaux près du port, certains décapités, d’autres mutilés.

« Il n’y a pas de sécurité », se lamente un habitant qui demande à ne pas être nommé. « Le pays a été complètement abandonné ».

Le président Daniel Noboa a déclaré l’état d’urgence, procédant à des arrestations médiatisées et envoyant l’armée dans les rues et les prisons contrôlées par les gangs. Mais à Puerto Bolivar, ces mesures ont eu peu d’impact.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Porto de Santos) : les douaniers tapent 815 kilos de cocaïne dans une cargaison de café destinée à Anvers 🇧🇪

La cocaïne a été découverte cachée dans une cargaison de 100 tonnes de café destinée à être exportée vers le port d’Anvers, en Belgique.

La cargaison illicite, contenue dans cinq conteneurs, a été détectée grâce à des contrôles douaniers de routine et à des inspections par imagerie, avec l’aide de chiens renifleurs. Sur signal d’un chien renifleur, des sacs de café spécifiques ont été identifiés et se sont avérés contenir de la cocaïne au lieu de grains de café.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Paranaguá) : la Police Fédérale des Autoroutes (PRF) a saisi 211,4 kilos de cocaïne en deux opérations

Ce mercredi 5 février, lors d’une inspection sur la BR-277, à Balsa Nova, région métropolitaine de Curitiba, les agents de la PRF ont arrêté un camion qui transportait 32 tonnes de soja.

Lors de l’inspection, les agents ont utilisé un chien renifleur, qui a signalé la présence éventuelle de drogue dans le compartiment de chargement. Pour confirmer les soupçons, un endoscope a été utilisé. L’analyse a révélé l’existence d’un double fond où étaient cachés 100 pains de cocaïne, totalisant 107,4 kilos de cocaïne.

Plus tôt, ce même mercredi, la PRF avait déjà procédé à une autre saisie lors d’un contrôle sur la BR-476, à Araucária, la police avait trouvé 104 kilos de cocaïne dans un véhicule.

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COLOMBIE 🇨🇴 (port de ‘Cartagena de Indias’) : le conteneur devait partir pour Hambourg en Allemagne 🇩🇪

Saisie de 600 kilos de cocaïne

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COLOMBIE 🇨🇴 (Buenaventura) : la DEA et l’UDYCO ont participé à la saisie de 8.200 kilos de cocaïne

La COKE était mélangée à de l’engrais minéral et devait entrer en Europe via Algésiras avant d’être transportée à l’intérieur du pays ibérique.

William René Salamanca, qui a supervisé l’opération au port a ajouté que « la cocaïne a été soumise à un processus chimique pour la camoufler parmi les engrais minéraux et générer une odeur tendant à contrecarrer l’odorat des « canidés ».

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COLOMBIE 🇨🇴 (Norte de Santander) : Carlos Fernando Gómez Moreno, alias Bobby, accusé d’être le chef du groupe criminel ‘Tren de Aragua’ au Chili a été arrêté

Source et plus dans Narcodiario

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ESPAGNE 🇪🇸 (Gran Canaria) : le SVA et l’UDYCO ont récupéré 3.500 kilos de coke qui arrivaient du Venezuela

Le « PETREL » du SVA (Service de surveillance douanière) est arrivé ce vendredi au port de Las Palmas de Gran Canaria avec une nouvelle saisie de 3.500 kilos de cocaïne.

C’est dans le cadre d’une opération menée par la ‘Policia Nacional’ et, plus précisément, par UDYCO Central que les 3.500 kilos de coke ont été interceptés.

Source et beaucoup plus en castillan avec Narcodiario

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NARCO-BUSINESS (Coopération entre pays européens et la Colombie) : 5.800 kilos de cocaïne saisies et 32 ​​arrestations

Dans le cadre d’une longue enquête soutenue par Europol, les autorités policières de Belgique 🇧🇪, d’Espagne 🇪🇸 et de Colombie 🇨🇴 ont démantelé un réseau logistique orchestrant un trafic de cocaïne à grande échelle de la Colombie vers l’UE.

Les différents services nationaux ont arrêté 32 individus au total, dont le chef du réseau avec la saisie de 5,8 tonnes de cocaïne en Colombie (Carthagène et Baranquilla), sur le sol européen en Espagne (Barcelone et Valence) et en Belgique (Anvers).

L’opération a été coordonnée par la Taskforce opérationnelle d’Europol

Cette opération fait suite aux arrestations de deux fugitifs de la Camorra de haut niveau, relevant d’enquêtes différentes, qui ont entraîné les résultats de la journée d’action du 5 novembre 2024 : 6 arrestations en Colombie (Baranquilla, Cartagena, Colombia Medellin et El Guamo) ; 5 perquisitions domiciliaires ; Saisie de téléphones portables et de documents. Résultats globaux des actions ciblant ce réseau criminel : 32 arrestations en Colombie et en Espagne (26 effectuées en 2023) ; 5,8 tonnes de cocaïne saisies en Belgique, en Colombie et en Espagne ; Saisies de biens, notamment de biens mobiliers et immobiliers.

Lutte contre la corruption pour couper la chaîne logistique

L’enquête, menée dans le cadre de la Task Force opérationnelle d’Europol ciblant le trafic de cocaïne à grande échelle en provenance des pays d’origine d’Amérique latine, a été lancée en avril 2023. Lors de la journée d’action de cette semaine, la police nationale colombienne a arrêté des individus jouant différents rôles majeurs au sein de l’organisation. Parmi les six suspects figurent le chef présumé du réseau, des investisseurs, des coordinateurs des opérations de trafic, des autorités corrompues et des travailleurs tout au long de la chaîne logistique.

L’enquête a révélé que le cartel de la drogue ciblé était capable d’exporter des quantités importantes de cocaïne par le biais de navires commerciaux. Les suspects ont utilisé différentes routes maritimes. Ils ont dissimulé de la cocaïne dans des conteneurs, puis ont expédié la cargaison vers des ports européens depuis plusieurs ports colombiens, tels que Carthagène et Barranquilla. Le trafic maritime et les navires commerciaux jouent un rôle crucial dans l’exportation à grande échelle de stupéfiants.

Les membres du réseau collaboraient avec des autorités corrompues pour éviter les contrôles de police et de douane pendant les différentes phases du trafic de cocaïne.

L’identification et l’interception des fonctionnaires corrompus ont été cruciales pour démanteler toute la chaîne de commandement et l’organisation logistique de ce cartel. Le trafic de drogue à grande échelle nécessite une organisation logistique complexe, les cartels de la drogue ont tendance à corrompre les autorités pour faciliter le trafic de drogue tout au long des différentes phases, de la production à l’exportation.

Soutien et groupe de travail opérationnel d’Europol

Pendant les activités d’enquête, Europol a coordonné l’échange d’informations entre les autorités nationales, les réunissant pour cibler efficacement l’ensemble du réseau de trafic de drogue. En outre, Europol a fourni un développement et une analyse continus du renseignement pour aider les enquêteurs. Ces renseignements ont permis aux forces de l’ordre de découvrir une image complète du réseau secret opérant dans divers pays et continents. Les renseignements fournis par Europol ont contribué à certaines des saisies effectuées au cours de ces enquêtes. Au cours des journées d’action, Europol a déployé des experts en Colombie pour fournir un soutien analytique et technique aux agents sur le terrain.

Law enforcement authorities:

  • Colombia: Colombian National Police (Policía Nacional de Colombia)
  • Belgium: Belgium Federal Police (Federale Politie/Police Fédérale) 
  • Spain: Civil Guard (Guardia Civil) and National Police (Policia Nacional)

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EQUATEUR 🇪🇨 (le cas ‘Metástasis’) : Juges, procureurs, chefs de police, avocats et hommes d’affaires reconnus coupables de collaboration avec des ‘narcos’

L’ancien chef du pouvoir judiciaire du pays, Wilman Terán Carrillo (Photo ci-dessus)

Et

L’ancien chef du SNAI et directeur de la lutte contre les stupéfiants, Pablo Ramírez

ont été condamnés à des peines de 9 ans et 4 mois de prison.

The show must go on

Malgré cela, les ports de Guayaquil continuent d’être la plus grande navette de cocaïne vers l’Europe.

C’est à lire en castillan sur Narcodiario

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COLOMBIE 🇨🇴 : la marine colombienne saisit 2.300 kilos de cocaïne

Lors d’opérations de contrôle maritime contre le crime transnational de trafic de drogue, la marine colombienne a saisi 2,3 tonnes de chlorhydrate de cocaïne à 290 milles marins de l’archipel de San Andrés.

source GOV.CO

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COLOMBIE 🇨🇴 (Force Opérationnelle Conjointe du Commandement Sud des États -Unis – JIATFS 🇺🇲 ) : saisie de 3.379 kilogrammes de cocaïne

Dans le cadre de la lutte frontale contre le crime transnational de trafic de drogue conduite par la Marine colombienne à travers le Commandement spécifique de San Andrés et Providencia, dans le cadre d’une opération conjointe avec la Force Aérienne Colombienne et multinationale avec la Force Opérationnelle Conjointe du Commandement Sud des États – Unis-JIATFS, 3 379 kilos de chlorhydrate de cocaïne ont été trouvées qui étaient transportées à bord d’un bateau de type Go Fast, qui naviguait à grande vitesse dans la zone nord du département de l’Archipel.

Trois Colombiens et deux Honduriens ont été arrêtés.

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ÉQUATEUR 🇪🇨 (Guayaquil et Machala) : les administrations des ports maritimes du pays sont totalement infiltrées par le narco-business

Les narcotrafiquants ont accès à des informations telles que le nom du navire, l’identification des conteneurs, les destinations de chacun d’entre eux et dansles systèmes de sécurité avec le nom des personnes impliquées dans l’expédition de marchandises exportables.Tout cela , ils l’obtiennent dans les ports maritimes par l’extorsion et le chantage des employés.

C’est l’une des conclusions d’un rapport commandé par la Commission européenne qui expose la situation de totale vulnérabilité dans la sécurité des ports de Guayaquil (Guayas) et de Machala (El Oro).

L’enquête, qui a duré six mois avec des entretiens et des visites sur le terrain, révèle une infiltration inquiétante du crime organisé dans les activités portuaires, les organisateurs du narco-business parvenant également à accéder à des informations cruciales par l’intermédiaire d’agents des services officiels..

L’étude de 137 pages, intitulée « Sécurité dans les ports de Guayaquil » et publiée en juin 2024, souligne que le concept de « contamination » appliqué à la cybersécurité implique que les réseaux criminels aient accès aux informations de sécurité.

Cela inclut des informations sur les gardes, les patrouilles, les escortes (et leurs mouvements), ainsi que sur les systèmes opérationnels et de sécurité utilisés (et les personnes impliquées). La cybersécurité et la transformation numérique dans la chaîne logistique d’exportation constituent donc l’un des principaux défis.

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BRÉSIL 🇧🇷 (EUROPOL) : 16 suspects ont été arrêtés dans le cadre d’une opération internationale contre un groupe criminel organisé qui trafiquait de la cocaïne entre le Brésil et l’Europe

Le chef du gang, un ressortissant serbe résidant au Brésil, figure parmi les personnes arrêtées.

L’enquête, menée dans le cadre de l’Operational Taskforce (OTF) « Balkan Cartel » d’Europol, est le fruit d’une collaboration entre les autorités chargées de l’application de la loi des deux côtés de l’océan Atlantique. Au cours de la dernière année et demie, les autorités impliquées ont travaillé sans relâche pour recueillir des renseignements et coordonner les activités opérationnelles. Le groupe criminel ciblé, connu pour son réseau complexe s’étendant des deux côtés de l’Atlantique, était impliqué dans le trafic à grande échelle de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud vers diverses destinations européennes.

Aux premières heures du 5 octobre, une série de raids ont été menés à différents endroits au Brésil (São Paulo, Ceará, Paraná, Rio Grande do Norte et Santa Catarina). En conséquence, 16 suspects ont été arrêtés, dont plusieurs avaient des liens avec l’organisation criminelle « Primeiro Comando da Capital ». Le chef serbe était l’une des cibles les plus importantes de l’OTF Balkan Cartel d’Europol en raison de son rôle dans l’organisation de nombreuses expéditions de drogue entre les continents.

Les enquêteurs brésiliens ont pu relier ce gang criminel à deux récentes saisies de cocaïne : une de 5,7 tonnes de cocaïne à bord d’un bateau de pêche au Cap-Vert en avril 2022, et une seconde de 1,3 tonne de cocaïne à bord d’un bateau de pêche à Fortaleza, au Brésil, en août 2022.

Au total, 12 suspects – 10 ressortissants brésiliens et 2 ressortissants monténégrins – avaient été arrêtés à ces deux occasions.

L’enquête a été menée en grande partie au sein de l’OTF Balkan Cartel d’Europol, Europol fournissant des informations et des analyses continues pour soutenir les enquêteurs de terrain au Brésil et les agences impliquées dans l’opération. Les preuves recueillies lors des raids seront désormais analysées pour identifier de nouvelles pistes d’enquête qui pourront être développées plus avant au sein de l’Operational Taskforce, qui comprend les autorités chargées de l’application de la loi de 11 pays.

Les autorités suivantes ont participé à l’enquête :

• Brésil : Police fédérale (Polícia Federal), Marine brésilienne (Marinha do Brasil)

• Cap-Vert : Police nationale (Policia Nacional)

• Serbie : Direction de la police criminelle (Управа криминалистичке полиције)

• Royaume-Uni : National Crime Agency (NCA)

• États-Unis : US Drug Enforcement Administration (US DEA)

• Europol • MAOC-N

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