AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — marcfievet@live.fr — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

CANADA: un importateur de la mafia libéré d’office sous haute surveillance

giuseppe-torre-lors-arrestation-lavalGiuseppe Torre lors de son arrestation à Laval, en novembre 2006, dans le cadre de l’opération Colisée.

Publié le 27 avril 2015 à 20h01 | Mis à jour le 27 avril 2015 à 21h19

Un lieutenant de la mafia qui supervisait les importations de cocaïne à l’aéroport PET durant l’enquête Colisée est libéré d’office tout en étant assujetti à des conditions spéciales par la Commission des libérations conditionnelles du Canada.

Un importateur de la mafia libéré d’office sous haute surveillance »>Giuseppe Torre, 43 ans, qui avait été condamné à 9 ans et quatre mois de pénitencier en 2009 pour deux complots d’importation de 218 et de 38 kilos de cocaïne, ne devra posséder ou utiliser aucun dispositif de communication sans fil, sauf avec autorisation préalable, devra fournir toute information financière et ne pourra communiquer avec toute personne ayant un casier judiciaire ou faisant partie d’une organisation criminelle.

Au cours de sa sentence, Giuseppe Torre a tenté à deux reprises d’obtenir sa libération conditionnelle, en vain.

Durant l’enquête Colisée, Torre s’était retrouvé au centre d’un litige lorsque les dirigeants de la mafia, qui attendaient une importation de 118 kilos de cocaïne, se sont rendus compte que 100 kg avaient été ajoutés à leur insu, les responsables de cet ajout ne voulant vraisemblablement pas payer de taxes à l’organisation sur les kilos supplémentaires.

Devant les commissaires aux libérations conditionnelles, Torre a assuré que ce litige était aujourd’hui réglé.

C’est la cellule dirigée par Giuseppe Torre qui a notamment corrompu la douanière Marilyn Béliveau également accusée dans l’enquête Colisée.

Torre a oeuvré dans l’immobilier commercial durant plusieurs années et n’a pas toujours payé ses taxes et ses impôts, soulignent les commissaires aux libérations conditionnelles.

«Vous n’avez pas d’antécédent criminel mais votre association avec le crime organisé traditionnel italien (COTI) peut laisser croire à l’existence d’une criminalité cachée à travers les années. Selon l’information à votre dossier, il s’agit d’une criminalité de choix, nettement organisée et structurée», écrit la Commission des libérations conditionnelles du Canada dans une décision rendue le 14 avril.

Daniel Renaud

La Presse

00000000000000000000000000000000000000000000000

BRÉSIL: coke en stock (XCII)

Il nous reste encore un avion, dont des lecteurs attentifs ont signalé l’absence dans la série. En fait d’absence, c’est un oubli volontaire de ma part, car cet appareil nous amène ailleurs que dans les pays visités jusqu’ici. Le Brésil, jusqu’ici épargné par mon enquête, pour une raison simple : je ne peux pas tout évoquer, et il faut bien mettre des sujets en retrait, pour mieux les traiter après, d’autant plus que ce pays est un arrivant plus récent que les autres dans la course à la production, même s’il sert depuis plus longtemps de relais, comme le fait le Venezuela. Sao Paulo sombre dans le crack, pourtant, car c’est le produit le plus abordable. Dans le pays, c’est en effet la consommation qui a fait un énorme bon en avant… hélas. Tout le monde le confirme. Il faut bien aller chercher la drogue… au Venezuela ; ou bien la porter… au Mexique, dans ses pays limitrophes. C’est à quoi s’échinent plusieurs pilotes.

Revenons donc sur notre appareil « oublié ». Pas par notre désormais célèbre ministre Padrino, il est vrai, qui en avait fait aussitôt un tweet, comme à son habitude, dès le 10 avril 2014. Affirmant selon lui de façon bien prétentieuse que « les narcotrafiquants ne respectaient pas la souveraineté du pays », sous-entendant que l’avion, encore une fois, avait été abattu…  Le communiqué paru dans le Latin American Tribune le 12 avril 2014 suivant était lui ainsi rédigé : « Brasilia – Un jet privé qui a décollé du Brésil et est entré dans l’espace aérien vénézuélien avec son transpondeur désactivé a été intercepté par la force aérienne de la nation andine,a déclaré vendredi l’armée brésilienne. L’avion, un Learjet 25, a quitté le Brésil jeudi sans plan de vol approuvé (…) À un certain moment entre le décollage et l’entrée dans l’espace aérien du Venezuela, le transpondeur de l’avion a été désactivé, en violation des règles de l’aviation internationale, selon la déclaration. Les forces armées vénézuéliennes ont forcé l’avion Learjet à atterrir sur le soupçon d’être utilisé pour des « activités illicites », a déclaré la force aérienne du Brésil. Les autorités brésiliennes enquêtent sur les occupants de l’avion, a indiqué le communiqué ». Sur le blog de Padrino, certains s’étonnaient déjà de ne pas voir d’immatriculation, d’autres évoquant déjà le fait que l’appareil s’était posé et avait été incendié après….

Un bloggeur moqueur retrouvait vite l’appareil, le Learjet 25D PT-OHD brésilien, un avion ancien (il date de 1979, c’est l’ex : N712RW, N712SJ, N55DD, N55MJ) photographié ici également en 2007 à Florianopolis, sur l’île de Santa Catarina, ici dans une plus ancienne livrée d’une bonne dizaine d’années. L’appareil aurait décollé le 10 avril du Belem/Val-de-Cans-Julio Cezar Ribeiro International Airport (ici en photo à cet endroit) . L’avion n’avait pas été enregistré depuis le 21 octobre 1998, la dernière fois chez Superjet Aerotaxi Ltda, une firme effectivement installée à Florianopolis, sur l’aéroport local d’Hercilio Luz.  L’avion appartiendrait à un dénommé Valdir Coronel Salinas, et l’avion serait en fait parti de Breves, exactement, une piste de décollage située a 222 km de Belém et aurait survolé la Guyana, donc pour se rendre au Venezuela. Dans ses registres, le petit Learjet référencé 296 a appartenu aussi à Tupy Taxi Aereo Ltda, détenteur d’un M-8 Mitsubishi. L’appareil est surtout apparu en janvier 2014 comme étant en vente, à Fioranopolis, dans l’Etat de Santa Carina, au prix de 900 000 dollars.

Notre vaillant ministre vénézuélien Padrino avait déjà tweeté l’arrivée d’un autre appareil du même type, un Learjet 35 cette fois, à moteurs Garrett TFE731-2 à la place des General Electric CJ610 du modèle précédent. La photo qu’il avait alors tweeté était plutôt étrange : on y voyait deux colonnes de fumées sortant tout droit de hublots cassés, l’avion étant encore sur ses roues, posé près de San Fernando de Apure. Il en avait fait également une intervention télévisée, montrant l’appareil saisi selon lui le 30 novembre 2013. L’intervention mêlait en diapositives deux avions, un Beechcraft 90 et un Learjet, dont on montrait l’immatriculation bien visible : N175BA. Or on pouvait facilement se rendre compte que ce n’était qu’un faux numéro, fait rapidement au ruban adhésif. Un numéro qui était celui d’un Learjet décommissionné en 1988 !!! le PT-LKQ de Pollux Taxi Aereo Ltd en fait, « scrappé » le 9 juillet 1989. En revanche, des observateurs remarquaient vite les couleurs de l’avion, celle du Learjet PT-XLI (numéro de série 35A-299), qui avait été interdit de vol, n’ayant pas réussi à passer les tests de la Annual Maintenance Inspection (IAM). Un appareil appartenant jadis à la First Security Bank of Utah (Trustee) mais devenu Lider Taxi Aero SA…

Des Learjet brésiliens ? Ce n’est pas ce qui manque en effet, avec la firme Lider, une société de taxi aérien a créé le 12 Novembre 1958 à Belo Horizonte, avec au départ trois petits Cessna 170A monomoteur à quatre places, avant de passer au Beech 18 bimoteur, puis trois Aero Commander 500B et avant d’importer le premier jet d’affaires au Brésil, le Learjet 24, dont elle est devenue le représentant au Brésil. Un homme d’affaire bien particulier lui en acheté… beaucoup. Il s’appelle Nelson Almeida Taboada, c’est le quatrième fils de Joseph Vidal Taboada, patriarche de dynastie de Bahia, et dans un livre dédié à l’imposante famille d’industriels, on le voit parader dans les années 70 dans son premier Learjet, le PT-LBJ. L’homme est un ancien coureur automobile (sur Volkswagen Cocinelle dopée !), qui s’est lancé dans la céramique puis dans l’agriculture extensive à la brésilienne, avec notamment Terra Norte Empreendimentos Rurais e Comerciais S.A, qui occupe d’énormes superficies agricoles, là-bas… L’industriel, qui adore collectionner les diplômes d’honneur, semble avoir énormément d’emprise sur le pouvoir, au point d’obtenir en 2010 une dérogation pour faire voler ses anciens Learjets devenus trop bruyants. Et lorsqu’on découvre le document qui le précise, on reste bouche bée devant le nombre de Learjets lui appartenant :  soient les PT- LQK, PT-LMM, PT-LBW, PT-ISO, PT-OHD, PT-IIQ (mis en vente en 2011 après 11 303 heures de vol et .. 10 142 atterrissages, preuve qu »il évoluait plutôt en « régional », PT-JKQ, PT-LEA, PT-LEN, PT-LKD, PT- LNN, PT-LMS (photographié ici en train de s’amuser ou de démontrer que les pistes de terre ne lui font pas peur, à Cascavel par exemple) et pour finir, dit le texte, l’avion PT-LUZ, à la superbe décoration noir bleu-nuit.. Treize Learjet, dont… notre fameux PT-OHD, pourtant jamais apparu comme enregistré chez Terra Norte !!! Notre industriel se targue d’avoir développé toute une région, en précisant que dans sa plus grande ferme a été construit une piste de 2500 mètres de long ! La « réserve » d’anciens Learjet est donc conséquente au Brésil !!

D’autres appareils se sont posés du Brésil, et ce n’est pas un hasard en effet : le pays est en plein développement. Le marché brésilien en effervescence repose désormais sur un cartel qui lui est propre, qui fait craindre pour la prochaine coupe du monde de 2016, étant donné la violence engendrée et le taux élevé d’armement des trafiquants. La frontière bolivienne étant particulièrement sensible. Mais c’est la géographie et l’histoire du pays qui déterminent ce trafic, orienté à la fois vers le Mexique, mais aussi vers l’Afrique rappelle America’s Quartely  : « alors que le géant sud-américain ne produit pas de cocaïne, son vaste littoral de 10, 500 miles (17 000 kilomètres) de frontières faiblement surveillées (plus de la moitié est de la jungle) présente une opportunité intéressante pour les trafiquants. Dix pays partagent des frontières avec le Brésil, dont les trois plus grands pays de la cocaïne pays producteurs (Bolivie, Colombie et Pérou) et l’un des plus grands producteurs de marijuana (Paraguay). En outre, la relation de plus en plus le commerce légitime entre le Brésil et l’Afrique a ouvert un nouveau corridor pour le trafic illicite. Le commerce avec ce continent atteint 17,2 milliards de dollars en 2009. Ce n’est pas par hasard que dans la même année, le Brésil est également devenu le principal point d’origine de cocaïne expédiée à l’Afrique ». L’article citant l’Angola et le Nigeria comme points d’expéditions privilégiés.

L’excellent site Insight Crime pointe les faiblesses évidentes du pays dans le domaine de la lutte contre les cartels de drogue :  « le système juridique du Brésil est lent, corrompu et inefficace. En 2012-2013, selon le Global Competitiveness Report du Forum économique mondial, le Brésil est placé 71 sur 144 pays pour son indépendance judiciaire. Seulement 8% des cas d’homicides annuels du Brésil sont résolus, selon les chiffres officiels. Il y a partout un mélange de tribunaux fédéraux et régionaux, que ce soient des tribunaux militaires, pour le travail ou les questions électorales, tandis que le plus haut tribunal du pays est la Cour suprême fédérale (Cour suprême). Les prisons du Brésil sont surpeuplées, avec des détenus gardés dans des conditions terribles. Les plus grands groupes criminels, traite notamment du Red Command et le PCC, ont été fondés dans les prisons. Leurs dirigeants effectuent le trafic de drogue, les enlèvements et les schémas d’extorsion de l’intérieur. Les prisons fonctionnent à 170%t de leurs capacités, avec une population de 550 000 détenus en 2012. On estime de 3 80 000 à 9 500 .000 armes à feu illégales au Brésil, et 5,2 millions d’armes à feu enregistrées. La plupart des armes sur le marché noir sont soupçonnés d’avoir été fournies par l’industrie légale des armes du Brésil, le deuxième plus grand dans l’hémisphère occidental. La disponibilité généralisée des armes illégales a contribué au nombre élevé de décès par armes au Brésil, qui se élèvent à environ 70 pour cent de tous les homicides ».

C’est encore InSight Crime qui a révélé en novembre dernier l’organisation du trafic brésilien. L’origine se situait à Sinop, a 503 km de Cuiaba, d’où partaient des avions vers le Honduras, tel celui-ci, un Piper PA-31T Cheyenne II bien reconnaissable retrouvé crashé dans un champ dans la région d’Olancho. A bord, on avait trouvé 600 kilos de cocaïne. L’avion arborait un petit drapeau colombien, alors qu’il présentait un enregistrement brésilien. Un Cheyenne peut emporter 226,7 kg de bagages seulement, au départ, malgré ses 5,73 m3 de capacité d’emport (ici la soute d’un Chieftain). Autrement dit, l’avion était… plein de cocaïne  ! Le procédé était bien rodé  : « La police, qui a commencé à étudier l’organisation en 2011, estime que près d’une tonne de cocaïne a été expédiée chaque mois à partir de la région vénézuélienne de l’Apure, à la frontière colombienne et dominé par les Forces armées révolutionnaires de Colombie, ou FARC, au Honduras au profit des cartels de la drogue mexicains. Le réseau criminel basé au Brésil achetait des avions dans ce pays et modifiait leurs codes d’identification, les adaptaient pour transporter des marchandises et le utilisaient pour expédier des drogues en provenance du Venezuela vers le Honduras. Les avions étaient alors abandonnés. Les membres de l’organisation retournaient ensuite au Brésil sur des vols commerciaux… »

Au Honduras, des jets peuvent aussi faire l’affaire. Et celui apparu de façon totalement inattendue le 15 août 2013 sur l’aéroport de Roatan peut aussi y postuler. « Apparemment, les pilotes ont fait irruption certains règlements aériens internationaux et ont ensuite quitté l’avion sur la piste, donc on a donné l’ordre d’envoyer l’appareil à la base militaire pour la recherche », a déclaré le colonel Javier Barrientos » L’avion est alors effectivement renvoyé et parqué à de la Ceiba, sur la base militaire Héctor Caraccioli Moncada, où il est photographié. Des agents de la Direction de Lutte contre le trafic de drogues et tests de toxicologie seront déployés pour déterminer si des drogues ou d’autres substances interdites ont été transportés dedans. « L’avion poursuivra sa détention pendant la durée du processus de recherche. Les résultats des tests réalisés restent à déterminer « , a déclaré le militaire. Selon l’accusation, le jet de luxe était piloté par Luis Lozano et Mark Gordon Solís, qui ont été détenus à Roatan. Les autorités n’ont pas déterminé leur nationalité, bien que les deux sont des résidents américains » pouvait-on lire. L’avion porte sur le flanc avant, bien visible, le nom de ses propriétaires : l’Aero Group. Il porte l’immatriculation N95IRK. Celui-là, on en reparlera bientôt, si vous le voulez bien…

Un autre appareil aussi, venu du Brésil mérite toute notre attention. Un Beechcraft 90 blanc, doré et vert photographié ici par Luis Augusto B. Fernandes le 6 mars 2009… oui vert, et non bleu comme on peut l’imaginer parfois. On l’avait aperçu à Curitiba Bacacheri, une station balnéaire réputée où l’armée brésilienne avait un aéroport militaire et une base pour former ses cadets (la Escola Paraense de Aviação). Mais ce n’est pas là qu’il deviendra célèbre, mais au Venezuela…   une station balnéaire pour personnes riches, semble-t-il : le 8 nov 2012, un Piper PA-31T2-620 Cheyenne IIXL de Táxi Aéreo Hércules, immatriculé PT-MFW, s’y écrasait un peu avant de se poser à l’aéroport, à Capivara dos Monfron, une zone durale de d’Almirante Tamandaré. A bord, il y avait Leandro Ferreira dos Santos ; un employé de la Brink’s ; mort avec les deux pilotes. Un passager, retiré blessé des débris, décédera un peu plus tard. L’avion transportait 5,5 millions de dollars… Et il y en a d’autres encore, à examiner…

 http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xcii-direction-le-165760

0000000000000000000000000000000000000000000000000

MARTINIQUE (aéroport Aimé Césaire): les douaniers trouvent 7 kilos de cocaïne dans deux cubis et une bouteille de rhum

Vendredi soir (24 avril) à l’aéroport Aimé Césaire, au Lamentin, les douaniers repèrent un homme de cinquante ans qui s’apprête à prendre un vol pour Paris. Comme le veut la procédure, ses bagages font l’objet d’une fouille méthodique et les soupçons des douaniers se confirment.
De la cocaïne dans des cubis de rhum

Plus de sept kilos de cocaïne sont retrouvés dans deux cubis et une bouteille de rhum. Le quinquagénaire joue visiblement le rôle d’une mule. Un terme qui s’applique aux passeurs de stupéfiant, qui traversent les frontières, en transportant de la cocaïne produite en Amérique du sud vers l’Europe, et la France en particulier.

L’homme, qui habite en région parisienne, se dit surpris par cette découverte. A ce stade il est présumé innocent d’autant que les mules ne savent pas toujours forcément qu’elles transportent des stupéfiants, parfois le produit est introduit dans leurs bagages à leur insu. La marchandise est saisie et le quinquagénaire remis aux autorités judiciaires.

Nouvelle saisie

Dans la journée de samedi (25 avril), les douaniers ont saisi un kilo de cocaïne à l’arrivée d’un colis au fret de l’aéroport du Lamentin. La marchandise a été saisie mais le destinataire du colis n’a pas été arrêté pour l’instant.

source: http://martinique.la1ere.fr/2015/04/26/un-voyageur-arrete-l-aeroport-avec-de-la-cocaine-dans-des-recipients-de-rhum-251039.html

0000000000000000000000000000000

BOLIVIA: el coronel Germán Cardona (militar exiliado en España) acusa a Quintana de encabezar el “Cártel de las Estrellas”

veja

En una entrevista publicada hoy por la revista brasileña Veja, titulada “Los aviones de la cocaína”, el coronel Germán Cardona afirma que el ministro de la presidencia Juan Ramón Quintana encabezaría el denominado “Cártel de las Estrellas”, que el militar exiliado en España define como “un apéndice del Cártel de los Soles de Venezuela”.

Cardona indica que el “Cártel de las Estrellas” estaría integrado por altos oficiales militares y policiales de Bolivia, y agrega que los “aviones de la cocaína”, que según dice parten del aeropuerto de Chimoré en El Chapare, serían “un negocio montado entre Morales y Maduro”.

El militar también incluye en el tema al vicepresidente Álvaro García Linera y su hermano Raúl.

Cardona asevera que al aeropuerto de Chimoré “no entran las Fuerzas Armadas” y que el mismo estaría bajo el control de “grupos municipales”.

En otro tramo de la entrevista, el coronel advierte que el Movimiento Al Socialismo estaría creando una “fuerza armada paralela”, con armamento llegado en los vuelos venezolanos que incluiría fusiles Kalashnikov y misiles antiaéreos.

veja 2

– See more at: http://eju.tv/2015/04/veja-cardona-acusa-a-quintana-de-encabezar-el-cartel-de-las-estrellas/#sthash.VBeYqpPz.dpuf

000000000000000000000000000000000000000000

ESCOCIA: DNRED* (Aduanas francesas) permite decomisar más de 2 toneladas de cocaína frente a las costas

PARÍS
25 de Abril de 2015

La marina británica se incautó el jueves de más de dos toneladas de cocaína a bordo de un remolcador inspeccionado al este de Escocia en base a informaciones facilitadas por DNRED de Francia, anunció este fin de semana el servicio de aduanas francés.

Las aduanas francesas « trasladaron informaciones precisas que permitieron a dos buques de la Royal Navy y de los guardacostas británicos inspeccionar un remolcador a 100 kilómetros al este de Escocia, que transportaba una importante cantidad de cocaína, superior a las dos toneladas », declaró en un comunicado.

La embarcación, detectada por los investigadores de las aduanas francesas a mediados de abril cuando abandonaba las Islas Canarias (España) rumbo al norte de Europa, transportaba « una importante cantidad de cocaína, superior a las dos toneladas », precisó.

El valor de la mercancía decomisada a bordo « aún debe determinarse », así como la cantidad exacta de cocaína hallada, precisó en un comunicado la agencia británica de lucha contra el crimen organizado, NCA.

La droga se encontró a bordo del « Hamal », un remolcador con bandera de las Islas Marshall y operado por una compañía ucraniana.

Después de las Islas Canarias, el trayecto del barco, que rodeó las Islas Británicas por el oeste al margen de las rutas marítimas habituales, levantó sospechas sobre « un cargamento de cocaína procedente de América Latina » a bordo, precisó el servicio de aduanas francés.

La fragata británica « HMS Somerset » y el patrullero de los guardacostas « Valiant » interceptaron el « Hamal » al este de Aberdeen (Escocia).MV Hamal

Los nueve miembros de la tripulación, de nacionalidad turca y de 26 a 63 años, se encuentran detenidos a la espera de comparecer ante un tribunal de Aberdeen el próximo lunes acusados de narcotráfico, según la NCA.

En junio de 2011, una operación franco-británica condujo al hallazgo de 1,2 toneladas de cocaína a bordo de un yate en Southampton, en el sur de Inglaterra.

Las incautaciones mundiales de cocaína pasaron de 634 toneladas en 2011 a 671 toneladas en 2012, según un informe sobre drogas publicado en 2014 por Naciones Unidas.

Los tres principales países productores -Perú, Colombia y Bolivia- producen unas 1.000 toneladas anuales en total, cuya cuarta parte está destinada a Europa.

fuente: http://www.eluniversal.com.co/mundo/decomisan-mas-de-2-toneladas-de-cocaina-frente-las-costas-de-escocia-191727

*DNRED: Direction Nationale de Renseignements et d’Enquêtes Douanières

00000000000000000000000000000000

COLOMBIA: duro golpe al narcotráfico – Cayeron más de 70 miembros del Clan Úsuga

https://berthoalain.files.wordpress.com/2009/10/colombie.gifLos detenidos están acusados por delitos como homicidio, extorsiones, narcotráfico y prostitución de menores. Las autoridades consideran que están cerca de capturar al líder « Otoniel » y desmantelar a la banda criminal

Un total de 72 miembros de la banda narcotraficante Clan Úsuga fueron capturados durante un megaoperativo que se llevó a cabo esta semana en distintos puntos de Colombia, en lo que ha sido un intento por cercar al líder de la organización, Dario Úsuga, alias « Otoniel ». De ellos, 65 eran requeridos por delitos como homicidio, extorsiones, narcotráfico y proxenetismo.

Según informó la Policía, entre los detenidos hay seis hombres que comandaban las operaciones de la banda, así como funcionarios públicos que facilitaban información a los criminales y una mujer que captaba menores de edad para que prestaran servicios sexuales a los líderes del clan

La operación policial comenzó el martes por la madrugada, de acuerdo con el diario colombiano El Tiempo, y se realizó en paralelo en los departamentos de Antioquia, Chocó, Valle del Cauca, Sucre, Córdoba y Atlántico, situados en el oeste y norte del país. También fueron incautadas armas de fuego, computadoras y memorias virtuales, que según la Policía contienen « importante información sobre las acciones ilegales del clan ».

En las últimas semanas, las autoridades han mantenido una ofensiva permanente contra el Clan Úsuga, la principal banda criminal de Colombia, luego de que en marzo el presidente Juan Manuel Santos ordenara aumentar las recompensas por información que lleve a la captura de sus líderes. En especial, las operaciones van dirigidas a dar con el paradero de « Otoniel », el cabecilla del grupo y con cuya captura las autoridades esperan desmantelar grupo.

El ministro de Defensa, Juan Carlos Pinzón, evaluó la operación y aseguró que dejó al Clan al borde de la fractura. « Buscamos romper de una vez por todas la espina dorsal de la estructura logística extorsionista y de homicidio del Clan Úsuga. Entre los capturados tenemos a alias ‘Lute’, contratista de la Alcaldía de Rio Sucio, a quien se le decomisó una subametralladora con silenciador, y a ‘Yarlington’, un asistente de la Fiscalía señalado de suministrar información de los procesos que se adelantaban en contra del Clan Úsuga », señaló.

El Clan Úsuga, también conocido como Los Urabeños o Autodefensas Gaitanistas de Colombia, surgió tras la desmovilización de unos 32.000 paramilitares de derecha durante el primer gobierno de Álvaro Uribe (2002-2006) y actualmente tiene influencia nacional.

De acuerdo con un informe revelado en marzo por el Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos, grupos como el Clan Úsuga « son el reto principal en seguridad pública hoy en día » en el país, incluso más que las FARC.

Colombia vive un conflicto armado de más de medio siglo en el que han participado guerrillas, paramilitares y agentes del Estado, y que ha dejado oficialmente al menos 220.000 muertos y más de cinco millones de desplazados.

DNRED (Douane française): le remorqueur « Hamal » positionné par le BAN a été arraisonné à l’Est de l’Ecosse par les « perfides »

Deux tonnes de cocaïne saisies au large de l’Écosse

Le Monde.fr avec AFP | 26.04.2015 à 02h21 • Mis à jour le 26.04.2015 à 06h09

La marine britannique a saisi jeudi plus de deux tonnes de cocaïne à bord d’un remorqueur arraisonné à l’Est de l’Écosse sur la base de renseignement fournis par la France, a annoncé dimanche 26 avril la douane française.

La direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) « a transmis un renseignement précis permettant à deux navires de la Royal Navy et des garde-côtes britanniques d’arraisonner un remorqueur à 100 km à l’est de l’Écosse transportant une quantité très importante de cocaïne, supérieure à deux tonnes », affirme la douane dans un communiqué.

Hamal-730120

Route suspecte

La drogue a été découverte à bord du Hamal, un remorqueur de 35 mètres immatriculé aux Iles Marshall et appartenant à une société ukrainienne.

Le navire, repéré par la DNRED, remontait des Canaries, quittés mi-avril, vers le nord de l’Europe. Son trajet, qui contournait les îles britanniques par l’ouest, à l’écart des routes maritimes habituelles, « faisait craindre qu’un chargement de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud était intervenu au large des Iles Canaries », précise la douane française.

Jeudi, la frégate britannique HMS Somerset (Photo) et le patrouilleur des garde-côte Valiant ont intercepté le Hamal à l’est d’Aberdeen (Ecosse).

MV Hamal

Les neuf membres turcs de l’équipage, âgés de 26 à 63 ans, sont en garde à vue et doivent être présentés lundi à un tribunal d’Aberdeen pour être poursuivis pour trafic de drogue, selon la NCA. Cette saisie intervient dix jours après celle de 2,25 tonnes de cocaïne au large de la Martinique à bord d’un voilier, la plus importante jamais réalisée par la douane française.

MV Hamal

source: http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/04/26/deux-tonnes-de-cocaine-saisies-au-large-de-l-ecosse_4622858_3214.html

LIRE aussi:

ÉCOSSE: saisie de plus de deux tonnes de cocaïne.

00000000000000000000000000000000000000

ECOSSE: saisie de plus de deux tonnes de cocaïne

Hamal  – Type: Tug ( Remorqueur )       IMO:7719698       Callsign:5IM601       MMSI:677050100 (https://www.vesseltracker.com/fr/Ships/Hamal-7719698.html)
******
25/04/2015 à 20h28
 Selon nos informations, les douaniers anglais de la National Crim Agency (NCA) sont ce samedi en train de vider les cales d’un remorqueur de 35 mètres, le Hamal, à Aberdeen arraisonné vendredi à 100 km à l’Est des côtes écossaises. Plus de deux tonnes de cocaïne ont été saisies, et il resterait encore de la drogue à l’intérieur du bateau.

DNRED: 220 kilos de cocaïne saisis par les douanes françaises au large des Antilles

Interception de cocaïne aux Antilles le 21 mars 2015
Interception de cocaïne aux Antilles le 21 mars 2015 – 20 Minutes

20 Minutes avec agences

Publié le 22.04.2015 à 12:32

Mis à jour le 22.04.2015 à 12:32

Quelques 220 kilos de cocaïne ont été saisis par les douanes, dans la nuit de vendredi à samedi, au nord-est des Antilles françaises.  Une saisie qui intervient alors qu’une enquête de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) avait récemment mis au jour un «probable transfert par voie maritime de plusieurs centaines de kilos de cocaïne entre le Guyana et le nord de l’arc caribéen».

Selon le ministère des Finances qui a communiqué l’information ce mardi seulement, la drogue, dissimulée dans cinq bidons, a été découverte lors d’un contrôle de la cargaison d’un navire par la Marine nationale. Le navire, qui battait pavillon Guyana, naviguait à 350 miles au nord-est des Antilles françaises.le patrouilleur Guyanien "Misty.B et le voilier "Le Silandra" juste à coté, les deux bateaux saisis par les services de l'Etat © Fabrice Defremont

Le patrouilleur Guyanien « Misty.B et le voilier « Le Silandra » juste à coté, les deux bateaux saisis par les services de l’Etat

Le navire était déjà sous surveillance

Les quatre membres d’équipage, qui se déclaraient résidents guyaniens, ont été arrêtés et ramenés à Fort-de-France où ils ont été remis aux services de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS).

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget, ont «félicité» les douanes pour cette saisie. Une semaine plus tôt, les autorités françaises avaient mis la main sur 2,2 tonnes de cocaïne, une prise record pour les douanes, dans un voilier au large de la Martinique, au terme d’une opération internationale préparée depuis deux ans.

http://www.20minutes.fr/societe/1592847-20150422-cocaine-220-kilos-saisis-douanes-large-antilles

Aussi: GIBRALTAR…Souviens-toi Jean Paul Garcia de la DNRED!.

00000000000000000000000000000000

DNRED: French customs seize 2.25 tons of cocaine from sailboat

= RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / DOUANE FRANCAISE" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS =

= RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / DOUANE FRANCAISE" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS =

dnredThe agency (DNRED) busted the vessel on Wednesday more than 125 miles off the coast of Martinique after a two-year investigation. Authorities arrested three Spanish nationals and a Venezuelan aboard.

Below deck they discovered massive blocks of cocaine wrapped in plastic.

The total was more than a third of the total amount of cocaine French customs seized in 2014.

http://m.nydailynews.com/news/world/french-customs-seize-2-25-tons-cocaine-sailboat-article-1.2191069

Tous les articles

French customs seizes 2.25 tons of cocaine from sailboat in Caribbean

New York Daily News – ‎Il y a 17 heures ‎
Talk about the high seas. A sailboat in the Caribbean was carrying 2.25 tons of cocaine when it was intercepted by French customs officers, authorities said. The illicit haul was a new record for the agency. The Silandra boat sailed under an American flag, …

French Customs Officials Seize Record Cocaine Haul in Caribbean

TIME – ‎19 avr. 2015‎
More than two tons of cocaine was seized from a boat off Martinique that was falsely sailing under an American flag, French authorities said Saturday, marking a record haul. France’s Finance Ministry said the Wednesday raid took place 125 miles off the coast …

Aussi: GIBRALTAR…Souviens-toi Jean Paul Garcia de la DNRED!.

000000000000000000000000000000000000000000000

DNRED (Dirección Nacional de Investigaciones Aduaneras de Francia): el destino de las 2,25 toneladas de cocaína era España

Detenido venezolano con 2,25 toneladas de cocaína
Por el caso también fueron aprehendidos dos españoles, quienes poseen registros por narcotráfico y terrorismo etarra. Pueden cumplir condena de hasta 20 años.
EFE
Foto: AFP

Es la mayor incautación de cocaína realiza por autoridades francesas / Foto: AP

20 Abr, 2015 | Un venezolano junto a dos españoles, fueron arrestados por las aduanas francesas en aguas del Caribe el pasado miércoles cuando navegaban en un velero con 2,25 toneladas de cocaína.

Uno de los españoles tiene antecedentes por haber pertenecido a ETA en los años 80. El valor de las dos y media toneladas de cocaína es superior a USD 105 millones.

Un portavoz de la Dirección Nacional de Investigaciones Aduaneras (Dnred) de Francia en Martinica contó a la agencia de noticias EFE que los dos españoles tenían antecedentes en España por narcotráfico. Los hombres fueron identificados como José Luis Folgueras Álvarez, un antiguo miembro de ETA; el también español Luis Roberto Sánchez Arija y el venezolano Juan Carlos Yovera.

L'interception du <i>Silandra</i>.Junto con el venezolano con el que iban en el velero « Silandra » cuando fueron capturados por dos barcos franceses en aguas internacionales, a unos 220 kilómetros de la Martinica, los íberos fueron trasladados a esta isla francesa de las Antillas, donde deben ser presentados ante un juez con vistas a su inculpación y su ingreso en prisión.

Teniendo en cuenta la gran cantidad de droga que llevaban a bordo del velero, al que habían puesto una bandera de Estados Unidos que no le correspondía -en realidad no hay constancia de que el « Silandra » esté registrado en país alguno-, podrían enfrentarse a penas de entre 10 y 20 años de cárcel.

El portavoz de la Dnred indicó que « probablemente » el destino de la cocaína era España, y que aunque no saben de forma certera el punto de partida, presumen que sea de algún país « del sur del Caribe ».

La operación fue el resultado de dos años de trabajo en el que con las aduanas francesas colaboraron el Centro de Inteligencia contra el Crimen Organizado de España (CICO) y la Agencia Nacional para la Delincuencia del Reino Unido (NCA).

Para los aduaneros franceses, se trata de la mayor incautación de cocaína de su historia, ya que su récord hasta ahora databa de 2010 y había sido de 1,4 toneladas, también en el Caribe. Durante todo el pasado año requisaron 6,6 toneladas de esta sustancia.

http://www.elsoldemargarita.com.ve/posts/post/id:149004/Detenido-venezolano-con-2,25-toneladas-de-coca%C3%ADna-

000000000000000000000000000000000000000000000

ARGENTINE: les trafiquants graissent la patte aux douaniers ou aux policiers

 Coke en Stock (XC) : « la route de l’argent K »

La corruption en Argentine a atteint des dimensions assez conséquentes, ces dernières années. Elle a beau être de tradition, hélas, dans ce pays, elle a en effet pris une tournure systématique qui nuit à l’exercice de la démocratie véritable. Les margoulins en tout genre s’engouffrant dans la brèche, et les trafiquants en profitant pour graisser la patte aux douaniers ou aux policiers. Un homme avait montré le chemin il y a une décennie et demie. Retrouvé suicidé, il était au cœur d’un gigantesque et dangereux trafic, qui l’avait contraint à habiter dans des villas devenues de véritables forteresses blindées. L’homme était un proche du président Carlos Menem. Son suicide prématuré avait empêcher la vérité d’éclater. Elle était simple : la mafia dirigeait le pays, sous Menem, qui profitait en personne de ses largesses (avec sa Ferrari reçue en « cadeau » !)… 15 ans après la condamnation des coupables de l’assassinat d’un journaliste qui avait soulevé le voile de la nébuleuse de Yabran, le doute persiste… sur sa présence en plus haut lieu ,en fantôme du palais (*)

Mais revenons une seule fois encore à cet appareil, et un peu auparavant encore, en 2010. Une photo plutôt floue nous donne un élément de poids dans l’argumentaire. La photo de Christina Fernandez et son mari Nestor Kirchner, en train de remonter dans un jet privé, après leur visite du 25 octobre 2010 dans la ville de Rio Gallegos, où il étaient descendus tous deux pour le week-end.  Amenés dans le désormais fameux Cessna Citation 750 LV-BRJ, une machine louée, et celle surtout qui avait transporté Antonini Wilson avec la célèbre valise ! Le couple présidentiel étant accompagné par Carlos Zanini, Guillermo Moreno, Débora Giorgi et Dante Gullo, entre autres ; soit le gratin du pouvoir du pays. Or c’était aussi l’avion de Pablo Javier Yabran, le fils d’Alfredo Yabrán, celui qui nous plonge à nouveau dans les vertiges du régime pourri jusqu’à la moelle de Carlos Menem comme on va le voir… L’avion de Royal Air SA, autrement dit le nouveau nom de Lanolec SA, une entreprise de taxi aérien fondée, justement par Alfredo Yabran. L’entreprise a eu de nombreux appareils, la plupart étant des Cessna Citation, tels le LV-WDR ou le V-AXN ou le LV-WMT et le LV-PLE. En 2013, la présidente argentine, désireuse de changer de jet, avait jeté son dévolu sur un autre appareil. « L’avion, enregistré sous le matricule LV-CRI date de 1989 est un très beau Falcon 900 qui a coûté environ 6 millions de dollars (il a appartenu au Gouvernement d’Abu Dhabi, au Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan). Il emporte 14 personnes, y compris l’équipage » apprend-t-on. Or il avait été acheté à « Royal Class », une fois encore. Et l’univers qui entoure la famille Yabran, il faut bien le constater, est tout, sauf recommandable…

Car le dénommé Alfredo Yabran est un cas assez extraordinaire : ce sulfureux homme d’affaires argentin a été retrouvé mort, apparemment suicidé chez lui, le 21 mai 1998. Défiguré par un coup de fusil de chasse. L’homme d’affaires avait entretenu pendant des années auparavant le mystère sur lui : personne ne connaissait même sa photo avant 1998 : « son visage ne avait jamais été publié et il était fier de cela. « Faire de moi une photo de moi c’est comme me tirer en plein front, » avait-il dit dans une interview. « même les services de renseignement n’ont pas de photo de moi, » était aussi une expression qui lui est attribuée. Il donnait rarement des interviews, et quand il le faisait, il demandait que le journaliste ne soit pas accompagné par un photographe » précise le site La Nacion. Pourquoi donc un tel mystère entretenu ? C’est que notre industriel avait des choses à cacher, semble-t-il. Ce fils d’immigrants libanais s’était installé à Buenos Aires au début des années 60, pour se lancer dans les affaires, dans les domaines de la sécurité et de la banque. 20 ans après, sous la présidence de Raúl Alfonsín. Il est alors arrivé à la tête des opérations de sécurité de l’aéroport de la capitale mais aussi des autres principaux aéroports du pays. Il s’occupait aussi de logistique, avec notamment la société Ocasa, ou des envois postaux avec Correo OCA (qui détiendra 30% du marché postal argentin), des rampes d’accès portuaires ou même d’Edcadassa (une société de gestion des entrepôts fiscaux). Il était devenu aussi l’ami du sulfureux président Menem, l’homme aux rouflaquettes et aux Ferrari)… ces activités concentrées dans tous les secteurs des échanges commerciaux l’avaient fait rapidement soupçonner de trafic de drogue, d’armes et de blanchiment d’argent. Ce qui lui vaudra, cinq jours avant l’annonce de sa mort, d’être inculpé par un juge, avec mandat d’arrêt et avis de recherche lancé .

Mais auparavant, un autre fait notable s’est produit. L’homme qui n’avait jamais été photographié était paru en short de bain, aux côtés de sa femme, sur une plage, à la une du magazine Noticias. L’auteur de la photo était un journaliste, José Luis Cabezas, celui qui enquêtait sur le trafic de drogues et d’armes, qui sera retrouvé assassiné (calciné dans sa voiture), le 25 Janvier 1997, pendant le gouvernement d’Eduardo Duhalde. Le 2 Février 2000, un procès retentissant condamne quatre hommes à la prison à vie : Horacio Braga, José Auge, Sergio González et Hector Retana et Gregorio Ríos, le chef de la sécurité de Yabrán, et l’instigateur du crime et les policiers Camaratta Sergio Anibal Lune et Gustavo Prellezo. Entre temps, Carlos Menem s’était beaucoup impliqué pour retarder le fameux procès, et tout faire également pour que son nom n’apparaisse pas dans l’affaire. Lors de l’annonce du « suicide » de Yabran, il s’était surtout montré également fort distant. Alors que des proches l’avaient régulièrement vu en compagnie d’Alfredo Yabran, dont ses propres ministres. « La relation entre le bureau du président et d’autres responsables gouvernementaux avec Yabrán est un fardeau très lourd que l’exécutif traîne depuis qu’ont commencé les allégations d' »organisations mafieuses », affirme l’ancien ministre Domingo Cavallo et cela s’est aggravé avec l’assassinat du photographe José Luis Cabezas. « La relation entre Menem et Yabrán était beaucoup plus proche que ce que je nl’imaginais, » a dit Cavallo avant de quitter le cabinet. Dans son livre fort détaillé « Le poids de la vérité », Cavallo précise en effet qu’« Alfredo Yabrán avait envoyé un premier lot de quatre millions de dollars à la campagne du référendum qui était alors prévu, pour assurer la réélection de Menem et aussi, il s’était engagé à financer la totalité de cette campagne … « .

Car Alfredo faisait effectivement dans le trafic de l’héroïne, alors que Menem le savait, ce que deux documents d’octobre 1995 et janvier 1996 avaient révélé : « selon des sources locales proches de l’enquête, la DEA a mis en place un groupe de travail spécial chargé d’étudier l’environnement du président Menem et ses liens possibles avec Yabrán, du juge espagnol Baltasar Garzón a initié l’enquête surnommée « Yomagate », impliquant la belle-soeur du président, Amira Yoma et son ex-mari, agent de renseignement syrien Ibrahim al Ibrahim. Le suspect a affirmé que Yabrán était lié au trafic d’héroïne de la vallée de la Bekaa en Syrie. Un bon ami de l’ambassade américaine, Domingo Cavallo, a conclu que Carlos Menem et Monzer al Kassar-étaient les deux autres branches de la « triangle syrien » d’armes, de drogue et le blanchiment de l’argent, mais il n’a jamais pu le prouver. En tout cas, il est à noter que Edward Gillen, -un de ceux qui ont planifié l’infiltration dans le Groupe Yabrán- était le seul agent américain qui ait témoigné devant Baltasar Garzón par rapport à l’épisode du navire « Achille Lauro » attribué au marchand d’armes Monzer Al Kassar. » Le suicide de Yabran ne signifiait pas pour autant la fin des trafics. Loin de là.

On retrouve une première fois le fantôme d’Alfredo Yabran avec la découverte en Espagne de 60 kg de cocaïne à bord d’un avion de la compagnie Southern Winds, dans le vol 6420 du 17 septembre 2004. La drogue a été dissimulée dans des haut-parleurs, dans des bagages abandonnés, qui portent l’adresse… de l’ambassade d’Argentine ! Sont mêlés au trafic Anibal Fernandez, Ricardo Jaime et l’ambassadeur argentin à Madrid, un ancien business man, Carlos Bettini, ancien militant des Montoneros (d’extrême gauche, on l’accuse d’avoir assassiné le capitaine Jorge Bigliardi) et ami de Cristina Fernández… et de Felipe González. Bettini, fait agravant, a aussi été le directeur d’Aerolineas Argentinas, société soupçonnée elle aussi d’avoir trafiqué de la drogue. Placé devant l’évidence, le président Kichner se retrouve obligé de dissoudre la Police de L’Air du pays, héritée de l’ère Yabran, et de mettre au rencart le responsable de la sécurité portuaire de l’aéroport d »Ezeiza, Alberto Beltrame et trois adjoints, Fernando Arriete, ancien employé d’American Airlines, Claudio Baudino, et Walter Beltrame (le propre fils du directeur). Le juge argentin chargé de l’affaire recevra alors les aveux de Walter Betrame, âgé de seulement 22 ans, qui lui indiquera que le couple portant les bagages « voyageait fréquemment sur le même trajet depuis 2002, sans aucun contrôle portuaire ». La Nacion rappelant à cette occasion, que 50 tonnes de coke de Colombie, Pérou et Bolivie entrent en Argentine. On retrouve l’événement relaté dans un câble Wikilieaks, visible ici. Il y est dit que Walter Betrame a effectué un vol de routine le 14 septembre, pour avertir à son arrivée Claudio Baudino, d’envoyer les bagages par le vol suivant du 16 septembre. Durant le fameux vol, le vice-président de Southern Winds, Enrique Monteron, était à bord, une simple coïncidence, pour les enquêteurs. On peut aussi ajouter que les avions de Southern Wings utilisaient l’Areoparque Jorge Newbury comme base, ajoutant à l’implication en plus haut lieu, déjà évoquée ici.

Derrrière le problème de l’aéroport, on aperçoit l’ombre de Yabran en effet, avec le service de sécurité de l’endroit. « Donda Tigel (ancien capitaine de la marine) était l’un des célèbres responsables de Zapram, la compagnie de sécurité qui a supervisé les transferts d’argent à l’aéroport Ezeiza quand il appartenait encore à Yabrán. Il a également travaillé dans le contrôle de la qualité en collaboration avec Víctor Danemark, un ancien agent du service de détention pendant la dictature, un autre des répresseurs de cette période embauché par Yabrán. La « Galerie des tortionnaires de l’Argentine » en ligne, signale non seulement son fichier au gouvernement, mais aussi sa relation avec la sécurité de l’aéroport ».

Un fantôme omniprésent aujourd’hui encore, qui réapparait une deuxième fois en 2011, avec la saisie d’une autre cargaison de drogue à bord d’un avion… une saisie monstrueuse, puisque cette fois ce sont 900 kilos de cocaïne qui sont découverts à bord d’un jet de plus petite taille. L’avion, un Challenger 601 immatriculé N600AM est arrêté à l’aéroport d’El Prat, alors qu’il venait d’El Palomar, puis d’Ezeiza, vers le Cap-Vert et devait atterrir à Barcelone, sa destination finale étant Madrid. Je vous en avais parlé à l’époque ici-même. L’avion est enregistré dans le Delaware… La drogue n’y est même pas dissimulée : « La dernière information que nous passions nos collègues de Catalogne donne à penser que les 940 kilos de cocaïne sont arrivés dans l’avion sans même se cacher, apparemment dans les soutes, et les policiers ont découvert des doses de cocaïne, enveloppés dans des couleurs différentes, rangés à bord comme des sets de table. L’avion est venu du Cap-Vert où il semble que la drogue a été chargé », a déclaré l’informateur espagnol », nous dit El Tiempo.

On apprendra plus tard qu’un agent de la DEA s’était très certainement infiltré dans le réseau, dont on ignore toujours comment et où il a pu charger la quantité de drogue à bord, mais ce n’était certes pas au Cap-Vert : « le Challenger 604, N600AM enregistré aux USA, a quitté l’aéroport international d’Ezeiza le 1er janvier à 22h 40 à destination de l’île de Sal, Cap-Vert, où il a fait une escale technique présumée. Mais l’avion de luxe était à Ezeiza depuis le 30 décembre, c’est à dire qu’ il a fallu près de trois jours pour redécoller. Le Challenger était arrivé en Argentine auparavant, le 5 novembre à partir des États-Unis, pour se poser sur la base aérienne de Morón (BAM). La garde et la sécurité de l’aéroport sont partagées entre la Force aérienne et de l’Administration nationale de l’aviation civile (ANAC). Depuis des jours, entre les officiers de l’Air Force et des douanes et de l’immigration, la méfiance règne ».  Le Challenger 604 était resté dans un hangar de la base aérienne de Morón, du 17 au 30 Décembre 2010… « Selon la déposition que Julia a livrée au bureau du plan de vol avant Morón devant Clarin, le vol a été opéré pour la société « Federal Insurance Company », basée aux Etats-Unis .. Cette même société a été utilisé » pour les vols d’essai du Challenger le 18 et 30 décembre à Morón. En outre, les frères Julia ont fait un vol à destination de Mar del Plata, le 7 décembre et sont revenus un jour plus tard. Ce sont les seuls quatre voyages du Challenger 604 effectués avant de partir pour Barcelone ».

Et la découverte est encore plus surprenante quand on découvre qui en sont les pilotes. « En effet : Julia Gustavo le pilote de l’avion arrêté et le principal actionnaire de l’entreprise et son frère, ne sont autre que les fils du général de brigade Joseph Julia, l’ancien commandant des forces aériennes argentines sous la présidence de Carlos Menem. Et ce n’est pas tout : il y avait paraît-il quatre hommes dans l’avion (enfin, les autorités hésitent toujours sur le nombre exact (le quatrième étant le fameux agent de la DEA, éclipsé dès l’arrivée en Espagne)… Le troisième à bord, et le co-pilote effectif lors de l’atterrissage à Barcelone, n’est autre que Gaston Miret,  le propre fils du général de brigade José Miret, qui était secrétaire de la planification au cours de la dictature de Jorge Videla ! Celui qui avait racheté la maison de campagne paraguayenne du dictateur Lino Oviedo, révèle la presse, et le fameux ministère l’endroit où avaient eu lieu des détournements de fonds et de biens, dans des proportions phénoménales, Videla, lui aussi, ayant aussi pillé son propre pays. » En photo, à gauche, Eduardo Juliá (le pilote), Matías Miret (le copilote, à droite) et au milieu Gustavo Juliá (également pilote).

« Le père du pilote, (Joseph Julia), a occupé le siège de la Force aérienne entre 1989 et 1993 dans la première présidence de Carlos Menem, a déclaré Erman González, le ministre de l’Economie dans ces années là. Ses contacts étaient de « haut vol » et la justice enquête pour détournement de fonds : José Juliá ne peut pas expliquer comment il a acquis des propriétés et des voitures de luxe. Il ne peut expliquer comment à 20 ans seulement, il a signé un contrat millionnaire avec Edcadassa, qui contrôlait l’entrepôt fiscal d’Ezeiza qu’ Alfredo Yabrán manipulait par procuration. En 1994, Julia a créé Medical Jet et Federal Aviation. Il a rapidement signé des contrats avec l’opulente administration Menem dans l’Aeroparque Metropolitano Jorge Newbery de Buenos Aires. Le transport des politiciens et des célébrités a fait décollé la société. Au tournant du siècle, il a élargi sa flotte et en 2007 il a vendu un avion privé à l’entrepreneur Lazaro Baez », qui a aussi dirigé la Banco de Santa Cruz.  Lázaro Báez, un millionnaire, fort proche de Néstor Kirchner, a acheté 1,3 millions de dollars  un Lear Jet 35 en août 2009, immatriculé LV-ZSZ, dont la base est située à Rio Gallegos… dans le fief des Kichner. L’appareil appartenait auparavant à … Medical Jet SA, la société de Gustavo Juliá, et de son fils Gustavo !

C’est une faible partie, en fait, de l »a route de l’argent K » ( La ruta del dinero K ») des Kichner et de Lazaro. Une très longue saga… En 2013, Baeez rejettera toute collusion, affirmant par exemple que son Learjet appartenait à American Jet, une société argentine de locations d’avions et qu’il n’était qu’actionnaire seulement de Top Air.

En avril 2013, quelqu’un d‘Expediente Politico dresse le bilan de ces diverses magouilles politiques : la gangrène atteint jusque… les avions de l’armée argentine. « La compagnie d’aviation d’affaires de Lazaro Baez dépasse désormais le taxi aérien Air Top. L’impresario de Kirchner contrôle, par ses associés, la société sud-Atlantic Aviation SA (AASSA), un atelier situé à San Fernando où passent jets privés les plus luxueux. L’atelier est le centre officiel en argentine de l’avionneur, Bombardier Aerospace, le Learjet étant le modèle choisi par les politiciens et les hommes d’affaires les plus riches du pays. « La société appartenait à Lito Cano et à Edgardo Ferreira, ce dernier étant une ancien pilote d’Aerolineas Argentinas. Ferreira a ensuite vendu sa part et Cano, a été remplacé par ses fils Emilio et Federico », résume une source de l’aviation de Clarin. Actuellement, c’est Emilio Cano qui est déclaré en tant que directeur. Mais l’entreprise est dirigée par Walter Zanzot, que toutes les sources établissent comme l’acolyte de Baez. Zanzot a été mentionné l’an dernier par le Directeur de l’aviation civile de Tierra del Fuego en tant que gestionnaire de Top Air. (…) Selon une source qui connaît tous les mouvements de la région de San Fernando, où Lazaro a trois hangars, Zanzot s’est rendu à Ushuaia le 3 avril dernier à bord du LV-ZSZ (ancien avion de Coca Cola) détenu par Top Air « .

Et bien entendu, on retrouve dans le lot notre sous-ministre au Learjet vu précédemment : « South Atlantic Aviation est une station de réparations qui non seulement fonctionne avec la lignée des Learjet mais aussi avec celle des Challenger et des Global Express. Learjet est la marque préférée des politiciens et des hommes d’affaires. L’ancien Ricardo Jaime, secrétaire aux Transports est l’un des cas emblématiques. Ont également opté pour ce modèle les gouverneurs de Tucumán, Chaco et de Santiago del Estero, entre autres. Ces avions de luxe sont achetés sous le couvert de donner un usage médical pour la province, mais servent surtout a transporter les gouverneurs ou amis d’affaires. Lázaro Báez a également un Learjet dans sa flotte. Ce est le LV-ZSZ, avec lequel ils a transféré des millions d’euros loin du pays, selon les aveux de Leonardo Fariña et Federico Elaskar de Periodismo para Todos.  Sur le marché aéronautique, on dit qu’AASSA avait à voir avec la préparation de l’avion qui s’est rendu en Espagne avec près d’un millier de kilos de cocaïne. Des sources proches de l’employeur ont nié catégoriquement (…) Récemment, le hangar a été reconnu par l’état-major conjoint pour l’entretien des avions de la Défense, qui lui a permis de devenir un fournisseur des forces armées »... tel le Learjet T-22 de lutte électronique de l’armée argentine, visible ici à droite (les argentins volent bas, en meeting)…

Le fantôme est bien là, un peu partout…. En octobre 2014, une école de plongée installée dans la carrière de la Capybara a plongé le fuselage d’un avion dans les eaux pour pratiquer cette discipline. Un vieux Rockwell NA-265-306 Sabreliner de type 60 FF, LV-WXX, depuis longtemps baptisé « El Tehuelche ». C’était encore un des avions d’Alfredo Yabran, décidément toujours présent !!!

(*) extrait :

« Il ne s’agit plus de la corruption individuelle, traditionnelle, évoquée avec cynisme par le fameux tango Cambalache d’Enrique Santos Discépolo. Il s’agit désormais d’une activité entrepreneuriale, avec des complicités à tous les niveaux de l’Etat, y compris le sommet, la famille présidentielle et son entourage. L’insécurité et la violence croissantes en Argentine sont liées à l’impunité dont jouissent les pratiques illicites et à la dégradation des institutions qui devraient veiller au respect de la loi. »

document de référence : « la route de l’argent K » (« La ruta del dinero K« )

documents à lire :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/0f652780-a785-11e2-a4a8-c21a3316ea2a/La_route_de_largent_des_&eacute ;poux_Kirchner_m&egrave ;ne_en_Suisse

http://www.lefigaro.fr/international/2013/05/15/01003-20130515ARTFIG00499-questions-sur-la-fortune-des-kirchner.php

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/11/27/en-argentine-le-patrimoine-de-la-presidente-kirchner-est-scrute-par-la-justice_4530047_3222.html

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2736p054-055.xml0/

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/02/20/argentine-le-crepuscule-des-annees-kirchner_4580641_3222.html

COCAÏNE: marché en expansion

Le marché de la cocaïne en expansion

La cocaïne est aujourd’hui la deuxième drogue consommée en Europe. Elle progresse chez les jeunes, notamment en France.
Reportage de France 2
VIDEO
http://api.dmcloud.net/embed/4e7343f894a6f677b10006b4/5533f75594a6f652e408cc81?auth=1461056264-0-af9y80uf-23ff5fc23d36e65ae5ebc014b6f0a0d1&autoplay=1
(FRANCE 2)

Des cacahouètes remplies de cocaïne, des tubes de dentifrice pleins de poudre blanche ou encore des boules de bowling : pour transporter la drogue, l’imagination des trafiquants est sans limites. Ils s’appuient sur des passeurs qui dissimulent tant bien que mal la cocaïne.

Car ce marché est très lucratif et la France n’est pas épargnée. L’année dernière, 6,6 tonnes de poudre de cocaïne ont été saisies par les douanes. La revente de cette drogue rapporterait 900 millions d’euros aux trafiquants dans notre pays. Les pays producteurs à l’origine du trafic sont essentiellement situés en Amérique du Sud (Pérou, Colombie, Bolivie…) et 80% de la marchandise est transportée par des bateaux qui passent par les Antilles avant de rejoindre l’Europe.

Plus de 1,5 million de Français ont consommé de la cocaïne

Les clients sont de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes. Le prix de la poudre blanche a baissé de moitié en vingt ans. Un gramme s’achète aujourd’hui 65 euros. Résultat, l’usage se développe en France. Plus d’un million et demi de personnes ont déjà consommé de la cocaïne, malgré les risques parfois mortels.

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/saisie-record-de-cocaine/le-marche-de-la-cocaine-augmente_881279.html

00000000000000000000000000000

MEXIQUE: le Prof, chef d’un cartel de la drogue. 

Avatar de honeyposthoneypost

Servendo Gomez Martinez,voit le jour en 1966 à Arteaga, même même région où il régnera en maître quelques années plus tard. Servando grandit dans un milieu modeste. Il rentre dans l’éducation nationale en 1985. Chez lui, on l’appellera plus communément « le prof ». Il ouvre dans sa commune le premier centre de lutte contre les addictions à la drogue. Mais vient le moment de l’arroseur arrosé!

Il va très vite tremper dans le trafic de marijuana qui est bien plus que florissant au Mexique. De nombreuses familles vivent grâce à la culture et à la vente de cannabis. Il y a 14 ans, il troque définitivement les craies et les bancs d’école pour les « kalach » et la poudre blanche. Petit à petit l’oiseau fait son nid, Gomez gravit les échelons jusqu’à devenir le second de La Familia Michoacana, qui fait raigner la peur dans cet Etat du Mexique.

En 2011, Nazario…

Voir l’article original 313 mots de plus

DNRED (Douane française): la DED permet la saisie de 2,25 tonnes de cocaïne

***

Selon Europe 1, qui révèle l’information, parmi les trois hommes interpellés figure un Espagnol d’une cinquantaine d’années, ancien membre d’ETA. Les deux autres sont un Espagnol et un Vénézuélien. La radio précise que les enquêteurs des renseignements douaniers (DNRED)* ont commencé à enquêter dès 2012 sur un possible trafic international de stupéfiants transitant par la mer des Caraïbes, entamant «en collaboration avec les services espagnols et britanniques» une surveillance des embarcations suspectes. Constituée de cocaïne pure, la cargaison aurait une valeur de 100 millions d’euros. La douane française avait saisi un total de 6,6 tonnes de cocaïne sur toute l’année 2014. La saisie de cocaïne cette semaine compte parmi les plus importantes jamais réalisées. Le record date de novembre 2006, avec une prise de 4,3 tonnes réalisée par la Marine nationale sur un cargo panaméen au large de la Martinique. L’opération de mercredi dernier est le fruit d’une enquête de deux ans menée par la DNRED, en lien avec des services espagnols et britanniques.

Dans leur communiqué, Michel Sapin et Christian Eckert «se réjouissent du succès de cette opération témoignant à la fois de la qualité de la coopération internationale en matière de lutte contre les narcotrafics et de la qualité du travail de renseignement effectué par la douane».Ils «saluent l’engagement des unités aéromaritimes douanières dans cette opération difficile et risquée».

***

La région des Caraïbes est une plaque tournante du trafic de drogue, proche des trois principaux pays producteurs (le Pérou, la Colombie et la Bolivie), qui produisent à eux seuls environ 1.000 tonnes de cocaïne par an, dont près du quart est destiné à l’Europe. La saisie de cette semaine « illustre la stratégie du bouclier qui consiste à protéger l’Europe en agissant au plus près des zones de production de la cocaïne », s’est félicité Simon Riondet.

– ‘De nuit, par une mer déchaînée’ –

Cette opération est le fruit d’une enquête de deux ans menée par le renseignement douanier français, en lien avec des services espagnols et britanniques.

Elle a mobilisé un avion et deux vedettes garde-côtes des douanes mercredi vers 21H00 (heure locale), à quelque 200-220 kilomètres au large de la Martinique. « Les trois suspects, qui se trouvaient à bord d’un voilier de 20 mètres, ont refusé de se soumettre au contrôle. Nous avons dû faire stopper le bateau de nuit, par une mer déchaînée », a raconté à l’AFP Michaël Lachaux, de la DNRED.(DNRED, un service de renseignement français..)

silandra-

Dans le bateau, le « Silandra », qui voyageait sous un faux pavillon américain, les forces de sécurité ont trouvé pas moins de 80 ballots dans lesquels la cocaïne était conditionnée. « Il y en avait partout », a-t-on commenté aux douanes.

Les deux Espagnols interpellés étaient « défavorablement connus » des services de douanes et de police pour des affaires de trafic de stupéfiants, selon Michaël Lachaux. Le nom de l’un d’eux est lié à des « faits de terrorisme dans les années 80 », a-t-il ajouté, évoquant l’organisation séparatiste basque ETA. « C’est un profil que l’on retrouve de temps en temps, d’anciens terroristes qui se recyclent dans des activités de contrebande », a-t-il commenté.

Les trois hommes étaient samedi en garde à vue – mesure qui peut durer 96 heures dans les affaires de drogue – à Fort-de-France. Ils devraient être présentés à un juge en début de semaine.

http://actu.orange.fr/faits-divers/saisie-historique-de-cocaine-au-large-des-antilles-afp_CNT0000009c5FK.html

La cargaison était dissimulée dans le voilier <i>Silandra</i> battant faux pavillon américain.
Le Silandra, le voilier convoyant la drogue,
———————
Saisie record de 2 tonnes de cocaïne au large de la Martinique
La drogue était partout dans le bateau.

EN IMAGES/VIDÉO – Les autorités françaises ont mis la main mercredi sur 2,2 tonnes de drogue dans un voilier au large de l’île antillaise, au terme d’une opération internationale préparée depuis deux ans.

C’est une saisie record et spectaculaire pour les douanes françaises: 2,2 tonnes de cocaïne ont été retrouvées mercredi sur un voilier au large de la Martinique. Une cargaison estimée à 70 millions d’euros. Samedi, les douanes françaises se félicitaient de la réussite d’une opération préparée depuis deux ans.

Cette prise représente un tiers du total (6,6 tonnes) des saisies de cocaïne effectuées par les douanes françaises au cours de l’ensemble de l’année 2014. «Il s’agit d’un record pour la douane et la police», selon un responsable de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières. La plus importante prise de «blanche» par les autorités françaises (4,3 tonnes) avait été réalisée en novembre 2006 sur un cargo panaméen par la Marine nationale, déjà au large de la Martinique.

Cette opération est le fruit d’une enquête de deux ans menée par le renseignement douanier français, en lien avec des services espagnols et britanniques.

L'interception du <i>Silandra</i>.

Elle a mobilisé un avion et deux vedettes garde-côtes des douanes mercredi vers 21 heures (heure locale), à environ 200 kilomètres au large de la Martinique. «Les trois suspects, qui se trouvaient à bord d’un voilier de 20 mètres, ont refusé de se soumettre au contrôle. Nous avons dû faire stopper le bateau de nuit, par une mer déchaînée», a raconté Michaël Lachaux de la DNRED.

Dans le bateau, le Silandra, qui voyageait sous un faux pavillon américain, les forces de sécurité ont trouvé pas moins de 80 ballots dans lesquels la cocaïne était conditionnée. «Il y en avait partout», a-t-on dit aux douanes.

La cargaison aurait une valeur marchande de 70 millions d'euros.

Les deux Espagnols interpellés étaient «défavorablement connus» des services de douanes et de police pour des affaires de trafic de stupéfiants, selon Michaël Lachaux. Le nom de l’un d’eux est lié à des «faits de terrorisme dans les années 1980», a-t-il ajouté, évoquant l’organisation séparatiste basque ETA. «C’est un profil que l’on retrouve de temps en temps, d’anciens terroristes qui se recyclent dans des activités de contrebande», a-t-il commenté.

Les trois hommes étaient samedi en garde à vue – mesure qui peut durer 96 heures dans les affaires de drogue – à Fort-de-France. Ils devraient être présentés à un juge en début de semaine.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/04/19/01016-20150419ARTFIG00019-saisie-record-de-2-tonnes-de-cocaine-au-large-de-la-martinique.php

Se souvenir: GIBRALTAR…Souviens-toi Jean Paul Garcia de la DNRED!.

 0000000000000000000000000000000000000000

Guerre aux drogues, guerre raciale !

DNRED (DNED): mémoires de Jean-Pierre Cazé, infiltré dans les réseaux de la drogue

https://i0.wp.com/douanesinsignes.chez-alice.fr/medaille%20avec%20boite%20dnred%20lyon.jpg

DNRED échelon de Lyon .

Médaille remise aux agents de l’échelon de la DNRED de Lyon en 2000

pour fêter l’anniverssaire de sa création.

 ***

Jean-Pierre Cazé est un ancien douanier d’un genre particulier. Jusqu’au début des années 90, son travail fut d’infiltrer les réseaux de trafiquants de drogue en France et au Maroc pour le compte du service français de renseignement des douanes. Il témoigne dans un livre intitulé Au cœur du trafic, Mémoires d’un douanier infiltré, chez Nouveau monde éditions. Il répond à nos questions. 

Afrique Drogue: Travailler en tant qu’infiltré dans un réseau de trafiquant de drogue, cela consiste en quoi?

Jean-Pierre Cazé: Il faut d’abord avoir des « aviseurs », autrement dit des informateurs. Ces gens-là connaissent une organisation frauduleuse ou criminelle sur le point d’importer, par exemple, en France une quantité importante de drogue ou qui détient une quantité importante de drogue. Et c’est par l’intermédiaire de cette personne que l’agent va pouvoir être présenté à cette organisation, sans bien sûr que ses membres sachent qu’il est fonctionnaire…Ce fonctionnaire va agir sous couverture, sous un nom d’emprunt, une profession d’emprunt. Et cet informateur, qui connaît bien les voyous, va présenter ce « nouvel ami », bien le présenter pour qu’il soit accepté par l’organisation. Et ensuite, ce fonctionnaire va  vivre complètement en immersion au sein de l’organisation.

A.D: Justement, vous l’avez fait à plusieurs reprises. Dans votre livre, vous parlez d’une opération d’infiltration, réussie au Maroc. Racontez-nous comment vous avez fait. 

J-P C: Cela a duré plusieurs semaines, même deux mois. C’était un contact que nous avions du côté de Tanger qui nous informait qu’une bande organisée était sur le point de faire acheminer vers la France environ une tonne de résine de cannabis. A cette époque, c’était une grosse quantité. On parlait plus souvent de prises de 5 ou 10 kilos. Et donc l’occasion m’était donnée de m’infiltrer dans cette organisation au Maroc et de leur présenter la chose en étant transporteur. Il faut savoir qu’au Maroc, ce n’est pas dur de trouver des stupéfiants, de la résine de cannabis. Mais ce qui est compliqué pour les fournisseurs marocains, c’est d’acheminer la marchandise en France. Moi, j’avais ma qualité de transporteur routier. J’avais sous mes ordres des chauffeurs, des civils, que nous avions recruté à cet effet, pour pouvoir acheminer les stupéfiants du Maroc en France et suivre la progression du Maroc jusqu’en France, jusqu’à ce que les acheteurs viennent récupérer la marchandise.

A.D : Comment faisiez-vous pour véritablement vous faire passer pour une personne impliquée dans le trafic de drogue, parce qu’il y a des codes, il y a des réflexes, il y a des choses que peuvent remarquer les trafiquants qui peuvent vous confondre…

J-P C: C’est tout ce qu’on appelait l’éducation de l’agent. Partir en infiltration, c’est toute une préparation en amont. Il faut changer sa manière de vivre, il faut changer sa manière de parler, son comportement, son aspect physique. On oublie tout, on est plus fonctionnaire, on est plus douanier. Moi, j’avais donc comme couverture camionneur qui avait une entreprise dont la situation était très mauvaise et qui voulait se refaire. Donc il me fallait de l’argent. Et j’acceptais de transporter des stupéfiants pour le compte de ces trafiquants. C’est comme ça que je devais me faire accepter. Mon aspect physique, c’était cheveux longs, le style un peu baroudeur.

A.D: Est-ce que, à un moment ou à un autre, vous avez pensé que vous alliez vous faire coincer?

J-P C: Je faisait tout, justement, pour ne pas me faire repérer. Mais c’est vrai qu’il ne faut pas faire d’erreur. Il y a des choses qu’il ne faut pas dire. On ne parle pas de cannabis, on ne parle par de haschich. On parle de n’importe quoi, de marchandise, de pommes de terre ou de chocolat…Il y a les attitudes aussi. Refuser un ou deux verres de bourbon, ça ne se fait pas non plus. En outre, j’avais appris absolument tout le fonctionnement des camions, toute la mécanique, justement pour que si on me posait des questions, je puisse répondre.

A.D : Est-ce que cela veut dire aussi parfois qu’il faut franchir la ligne rouge, pour être crédible vis-à-vis des trafiquants ?

J-P C: C’est une chose, dans la mesure du possible, qu’il ne faut jamais faire. Par exemple, il vont vous demander de consommer des stupéfiants pour voir si vous êtes bien de leur côté. C’est une chose qu’il faut toujours éviter. Moi je ne l’ai jamais fait, c’était ma ligne de conduite. C’est de toujours refuser mais avec des motifs valables.

A.D: Vous expliquez aussi qu’à plusieurs reprises vous avez été dans des situations où les trafiquants ou ceux qui voulaient acheter la marchandise que vous étiez censé transporter, ont demandé que vous leur montriez une partie de la marchandise afin qu’ils puissent l’emporter afin de prouver que vous étiez vraiment trafiquant et détenteur d’une grosse quantité de cannabis. Comment vous faisiez dans ces situations-là?

J-P C: C’était ça le gros problème. C’était la finalité de l’affaire. La marchandise était remontée en « livraison surveillée », était mise en dépôt. Et c’était le jour où les trafiquants venaient chercher la marchandise. Mais dans ce cas-là, ils n’arrivent pas comme ça avec un fourgon. Ils disaient: « Ok. Vous avez une tonne que vous avez ramenée. La tonne m’appartient, je l’ai payé. Maintenant, il faut que je sache vraiment de quel côté vous êtes, il faut qu’on soit sûr. Maintenant, vous allez lâcher par exemple, 25 ou 50 kilos. » Là, c’était un gros problème. On l’a fait une fois sur une affaire à Dijon. Ce qui nous a d’ailleurs valu de gros soucis ensuite avec la police et la justice. Pourquoi? Parce que, à cette époque, il n’y avait aucune loi encadrant cela. Aujourd’hui, un agent infiltré peut transporter de la marchandise, l’entreposer et même en céder à la fin, quand il ne peut pas faire autrement avant de remettre toute la marchandise.

A.D: Effectivement, vous avez mené ces opérations d’infiltration à une époque où ce n’était pas du tout encadré sur le plan législatif. Dans le livre, vous racontez que vous agissiez totalement sans filet et que cela vous a même valu d’être arrêté et de vous retrouver face à la justice, même si par ma suite vous avez été blanchi…

J-P C: Oui. C’est sur une affaire dans laquelle les trafiquants ont envoyé un homme de main chercher de la marchandise. Avant de la remettre, j’ai réussi à m’exfiltrer et à demander l’autorisation de mes supérieurs, qui m’ont donné l’autorisation. Donc j’ai « fait » 25 kilos, comme on dit dans le jargon du métier, pour que tout soit crédible. Et ils sont partis dans la nature. Et le lendemain, ils sont venus chercher le reste. Ils sont venus chercher 500 kilos sur 525 kilos. Et puis on a réussi à interpeller tous les trafiquants. Mais comme la loi n’avait pas encore été votée, on a eu les pires ennuis.

A.D: Aujourd’hui donc, le travail d’infiltration est encadré par la loi. Est-ce qu’elle couvre tous les cas de figure?

J-P C: Les fonctionnaires qui vont faire de l’infiltration sont toujours confrontés à ce qu’on appelle la mise à l’épreuve. C’est à dire que quand vous arrivez dans une organisation, on peut pour vous mettre à l’épreuve vous faire faire n’importe quoi. On peut vous dire: « ce soir on monte sur un braquage, tu seras chargé de conduire le véhicule ». Qu’est-ce qu’on fait? On se sauve ou on reste? Si on continue l’infiltration, on est obligé de participer au braquage. Le problème, c’est que s’il y a des problèmes, un blessé, voire un mort, qu’est-ce qui va se passer après? L’agent est en infiltration. Mais il est tout de même un peu complice…Donc je ne sais pas si la loi va assez loin.

A.D : Vous estimez que, aujourd’hui, pour lutter contre le trafic de drogue, on est obligé de faire de l’infiltration?

J-P C: C’est une technique qui est redoutable. Parce que quand vous êtes infiltré, vous entendez tout, vous voyez tout. Vous comprenez tout le système d’acheminement. Vous connaissez tous les personnages qui sont autour de l’affaire. Il est certain que quand vous avez un agent infiltré dans une organisation, il est sûr que cela fait mal parce que tout le monde tombe.

A.D: Avez-vous l’impression que le travail d’infiltration est devenu plus difficile par rapport à l’époque où vous la pratiquiez?

J-P C: J’ai fait cela pendant une vingtaine d’années. C’était une technique que nous avions empruntée aux américains. Cette méthode-là n’était pas connue. On avait une longueur d’avance sur les trafiquants. Aujourd’hui, ils savent qu’en France des agents pratiquent l’infiltration. Donc il est certain que les agents qui vont s’infiltrer, vont avoir un plus de mal à se faire accepter et à pouvoir pratiquer cette infiltration dans les circuits frauduleux.

Ecouter l’interview  diffusée sur rfi

source: http://afriquedrogue.blogs.rfi.fr/article/2012/05/06/memoires-dun-infiltre-dans-les-reseaux-de-la-drogue

°°°°°°°°°°°°°°

A l’époque, le ministre de tutelle de la Douane française était Michel Charasse.

Quand Michel Charasse était interviewé  par Elise Lucet***

L’interview de Michel Charasse par Elise Lucet

Quand Michel Charasse était interviewé  par Elise Lucet Dans une bibliothèque du Sénat.
***

 

Elise Lucet:
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Quand Michel Charasse était interviewé  par Elise LucetMichel Charasse:
Bonsoir.
Elise Lucet:
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse: Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en  mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet: Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet: Honhon !
Michel Charasse: Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues…
Elise Lucet: Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleurs parce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue …
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse:  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet: Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet: Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse: Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Miche Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

LIRE aussi:

DNRED, un service de renseignement français..

GIBRALTAR…Souviens-toi Jean Paul Garcia de la DNRED!.

0000000000000000000000000000000

ECUADOR: aprehensión de siete presuntos narcotraficantes y incautación de 511 kilos de clorhidrato de cocaína

Una lancha con motor fuera de borda y una canoa fueron decomisadas durante el operativo antinarcóticos Titán. Martín Herrera
Pretendían contaminar un buque con cocaína

El teniente de navío Esteban Espinosa, del Coguar, indicó que la Unidad de Inteligencia Antinarcóticos con Coordinación Europea (Uiace) conoció que en el muelle de La Fragata, sector Los Esteros, en el sur de Guayaquil, iba a cometerse un ilícito, por lo que acudieron a colaborar en el operativo.

“En el operativo conjunto estaba dispuesto que la Policía llegue por tierra (y) las unidades guardacostas y de infantería de marina por agua; de esta manera se cerraban las rutas de escape de las personas con la sustancia ilícita”, explicó la Armada en un boletín.

La acción se ejecutó alrededor de las 19:00 del pasado domingo, recordó Espinosa, cuando agentes antinarcóticos llegaron hasta La Fragata y descubrieron que sujetos pasaban el alcaloide a una embarcación, desde un vehículo Chevrolet Blazer, de placa PCZ-662.

En el sitio estaban otros dos automotores, un auto Chevrolet Aveo, de placa GRR-451, y un auto Hyundai Acent, de placa GSC-3548, cuyos ocupantes, según la Policía Nacional, “colaboraban con la organización brindando seguridad durante el trayecto que determinaban para trasladar la droga”.

Espinosa indicó que el Coguar retuvo dos embarcaciones, una lancha de fibra con motor fuera de borda y una canoa de madera. Se conoció, además, que otro grupo de supuestos narcotraficantes escapó en otra embarcación.

El oficial manifestó que una de las naves retenidas fue interceptada a la altura del primer puente de la vía Perimetral. “Después del operativo, el cuerpo de guardacostas y de la Infantería de Marina sacaron sus lanchas y estuvieron unas cinco horas más inspeccionando y buscando a la otra lancha”.

El capitán de navío Oswaldo Unda, comandante del Coguar, indicó que, al parecer, los supuestos narcotraficantes pretendían contaminar algún buque mercante que se encuentre en alta mar.

La lancha incautada es de alta velocidad. “Es usada para trasladarse de puerto a puerto en el río Guayas y también el transporte de los prácticos que se suben a los buques mercantes”, explicó Espinosa. (I)

450 bloques de droga, en 15 sacos de yute, fueron decomisados.

Operativo
Investigaciones

Capturados
Los detenidos son: Marco G., de 33 años; Luis F., de 33; Julio T., de 46; Jimmy R., de 28; Javier H., de 30; Geovanny F., de 38; y Víctor C., de 33.

Destino
Las primeras investigaciones policiales determinan que la droga tenía como destino Europa. El operativo fue denominado Titán.

FUENTE: http://www.eluniverso.com/noticias/2015/04/14/nota/4767826/pretendian-contaminar-buque-cocaina

0000000000000000000000000000000000000

MAROC: un membre important de la mafia italienne arrêté au Maroc

13 avril 2015 – 13h56
Un membre important de la mafia italienne arrêté au Maroc

Encore un joli coup de la part du FBI marocain. Un des hommes les plus recherchés d’Italie et membre de la mafia vient de finir sa cavale au Maroc, où il a été arrêté par le Bureau central d’investigation judiciaire.

Marco Rollero, l’un des plus importants trafiquants italiens de drogue a en effet été interpellé au Maroc. La police italienne a annoncé aujourd’hui, via in communiqué, son arrestation après une cavale de plus de 5 ans.

L’homme était spécialisé dans l’acheminement de drogue d’Afrique vers l’Europe. Il était, précise le communiqué, « en mesure d’envoyer chaque semaine environ 1.000 kg de drogue du Maroc vers l’Italie, de la cocaïne en provenance d’Amérique Latine et du haschich en provenance d’Afrique ».

Après une condamnation à six de prison pour trafic de drogue, il avait trouvé refuge au Maroc. Il vient d’être arrêté suite une information transmise par les autorités italiennes.

– Par: Bladi.net

source: http://www.bladi.net/mafia-italienne-arrete-maroc,41697.html

———————-

L’opération  d’arrestation de Marco Rollero a été menée par les éléments du Bureau Central d’Investigations Judiciaires (BCIJ) relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

Selon un communiqué du BCIJ publié dimanche, ce ressortissant italien dirigeait un réseau de trafic international de stupéfiants de différents types notamment les drogues dures entre des pays d’Amérique latine et d’Europe. Il était inscrit depuis plusieurs années par une notice rouge de l’organisation internationale de police criminelle (Interpol).

Le mis en cause, qui séjournait au Maroc à l’aide d’un passeport falsifié et sous une fausse identité, a été arrêté à Rabat après que les investigations aient permis de déterminer sa véritable identité et de le localiser.

Par ailleurs, selon la police italienne, le prévenu est soupçonné d’être «un broker mondial de la drogue».

Cet homme de 60 ans travaillait essentiellement pour des familles de la N’drangheta, la mafia calabraise, mais avait aussi dans le passé proposé ses services à des groupes de Cosa Nostra, la mafia sicilienne, assure la même source.

SOURCE: http://www.aujourdhui.ma/une/faits-divers/mafia-arrestation-a-rabat-d-un-des-fugitifs-les-plus-dangereux-d-italie-117776#.VSwmU5OVeJc

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

PARAGUAY: quién es Marco Antonio Estrada González, el capo narco más poderoso del país

Desde su prisión domiciliaria controla 10 cocinas de cocaína en Flores. Tiene un ejército de 300 soldados y 50 sicarios. Paga $20 millones al mes en coimas. Fue miembro de Sendero Luminoso

Una reciente denuncia lo volvió a poner en el ojo del huracán: aunque cumple los últimos años de una insignificante condena por narcotráfico y otros delitos en un lujoso country del Tigre, Marco Antonio Estrada González, alias « Marcos » o « Gordo », dirige una fábrica de cocaína en el seno de la villa 1-11-14, donde controla 15 manzanas de territorio liberado. La acusación partió de Jorge Rodríguez, un ex investigador del Ministerio de Seguridad que denunció a sus jefes por inacción. El ex asesor de Nilda Garré contó con lujo de detalle cómo opera la organización que con mano de hierro dirigen este ciudadano peruano de 52 años y el resto de sus hermanos.

Marcos llegó a la Argentina de manera ilegal en 1997. Por esos días, Julio Chamorro Revollar se había hecho del control de la venta de droga en la villa 1-11-14, luego de asesinar a su anterior « dueño », el paraguayo Julio Valderrama. Apenas dos años después, el 12 de febrero de 1999, Marcos y dos ex compañeros en el grupo terrorista peruano Sendero Luminoso, los hermanos Ramos Mariños, Alionzo Rutillo (« Ruti ») e Isidio Teobaldo (« Meteoro »), acribillaron a Revollar y a dos de sus guardaespaldas, mientas jugaban al fútbol en una zona conocida como la « Canchita de los paraguayos ». Ese triple crimen marcó el inicio del reinado de la organización González Estrada.

Los tres cayeron presos en 2001 por narcotráfico. A Marcos lo condenaron a tres años y medio de prisión en 2004 y fue el primero en quedar en libertad al poco tiempo. Entonces, decidió traicionar a sus socios, acaparar el narconegocio y forzar el exilio de los hermanos Ramos Mariños a la villa 31 bis de Retiro. La jugada derivó en una guerra que se cobró más de 20 vidas.

El episodio más sangriento y conocido de la batalla por el control del narcotráfico en la villa 1-11-14 ocurrió el 29 de octubre de 2005, en el Bajo Flores, durante una procesión del Señor de los Milagros, un Cristo considerado milagroso en Perú, ya que un mural con su rostro ha sobrevivido a varios terremotos en una pared de Lima. Ese día, los hermanos Ramos Mariños y sus sicarios dispararon a mansalva contra el desfile de peregrinos, del que pensaban que iba a participar Marcos. Sin embargo, el capo narco no había asistido y sus ex socios terminaron acribillando a 13 personas, cinco de las cuales murieron, entre ellas, un bebé. Ruti se entregó cuatro meses después y fue condenado a 18 años de prisión. En abril de 2006, Meteoro fue ametrallado. Fue el final de la guerra.

Con el tiempo Marcos se convirtió en el jefe supremo de la villa 1-11-14. Según la reciente denuncia de Jorge Rodríguez, instaló 10 laboratorios de clorhidrato de cocaína de máxima pureza, que son custodiados por 300 hombres armados. En la organización trabaja toda su familia: esposa, suegra, hermanos, primos, sobrinos.

Marcos es la ley, la Justicia, el Estado. Todo lo decide él. Desde las cuestiones más nimias hasta las más complejas. Rodríguez pone un buen ejemplo: « Si se pelea un boliviano con un paraguayo, viene uno de la organización y les dice ‘vos, esto, y vos, lo otro' », contó en una reciente entrevista en InfobaeTV.

Sucede que Marcos logró inundar de temor a los habitantes del asentamiento del Bajo Flores, donde existe la pena de muerte, que incluso se puede extender a los familiares. También han torturado y asesinado niños para lograr confesiones de los padres o por venganza.

Del otro lado, al mejor estilo Don Corleone o Pablo Escobar le soluciona los problemas económicos a cientos de habitantes de la villa, costea viajes a Perú para que sus compatriotas visiten a sus familiares y hasta levantó una plaza con juegos para chicos.

El 6 de mayo de 2007, el juez federal Jorge Ballestero ordenó un operativo sin precedentes en la villa 1-11-14, donde Marcos vivía en un departamento de tres pisos. Participaron más de 600 policías.

« Cuando los gendarmes se fueron, hubo festejos en la villa por casi 48 horas –se escucharon disparos durante más de 12 horas, incluidos tableteos de ametralladoras–, no sólo porque tres de los ‘generales’ de Marcos (y el propio Marcos) pudieron escapar, ya que les habían avisado del procedimiento, sino porque había entre 150 y 200 kilos de cocaína pura debidamente escondidos que no pudieron ser encontrados », recordó Rodríguez.

Ese día cayó presa la suegra de Marcos, Lili Lucila Enríquez Alarcón, « Doña Lili », una ciudadana boliviana que se supone que llevaba las cuentas de la organización. Se comenta que Marcos la entregó porque se quedaba con parte de las recaudaciones, aunque él siempre la defendió en público y la definió como « una trabajadora de toda la vida ». Esos rumores generaron rispideces con su esposa y madre de uno de sus hijos, Silvina Alejandra Salazar, también apresada años más tarde y condenada a 8 años de prisión en un juicio abreviado.

Dos días después del megaoperativo en la villa, Marcos robó un avión del aeropuerto de Saladillo y escapó. Entonces empezó un mar de rumores que decían que estaba en Bolivia, en Uruguay o que había regresado a Perú. Nada de eso: lo encontró la policía seis meses más tarde luego de bajar de un taxi en la ciudad de Lambaré, Paraguay, cerca de un pool. Había estado viviendo en un modesto rancho, luego de una breve estadía en su tierra natal, aunque la prensa paraguaya asegura que se dio una vida de lujos. Lo cierto es que cuando lo arrestaron estaba solo y desarmado. No se resistió.

« Me armaron una película », protestó en una entrevista con Página/12 desde la cárcel en Paraguay. En octubre del año siguiente fue extraditado a la Argentina.

A su retorno, Marcos fue absuelto por la masacre de la « Canchita de los paraguayos ». Y con un ejército de cincuenta abogados a su lado, logró que dos megacausas por narcotráfico en su contra se resolvieran en dos juicios abreviados y una condena unificada de 10 años. Iba a quedar libre en julio del año pasado, cuando se cumplieran dos tercios de su pena, pero lo hicieron terminar el secundario y estudiar mecánica, y quedó en libertad cinco meses antes.

El primero de esos juicios abreviados fue por la venta de droga desde la villa. Esa causa derivó en el operativo ordenado por el juez Ballestero y en su pedido de captura internacional. Recién en 2012 fue condenado. Pero durante un allanamiento a su celda en la cárcel de Devoto las autoridades encontraron 12 celulares, a partir de los cuales comprobaron que seguía manejando el negocio desde la prisión. Su poder era tal, que uno de esos móviles era uno de los dos teléfonos satelitales que había en el país. Un testigo clave en esa causa fue su contador, un ex adicto que anotaba en un libro la cantidad de droga que se llevaban los vendedores y que terminó entregando a Marcos y otros « generales ». Entonces llegó la última condena, en 2013, a 10 años de prisión. Fue una jugada majestuosa de sus abogados frente una Justicia liviana y entregada.

Los padres de Marcos fueron una ama de casa y un empleado de correo, que tuvieron doce hijos, seis hombres y seis mujeres, la mayoría de los cuales viven en Argentina e integran la organización Estrada González. Los otros controlan la pata del grupo de Lima. Buena parte de ellos empezaron a trabajar de chicos en Perú vendiendo la ropa que cosía su padre para abultar el sueldo.

Años más tarde, Marcos llegó a la Argentina con dinero que le dio uno de sus hermanos cuando vendió un taller de confecciones que tenía en Lima en plena hiperinflación, durante el primer gobierno de Alan García. Según recordó alguna vez, vivió en un hotel en Brasil y Sáenz Peña, luego se mudó a Quilmes, regresó a la Ciudad de Buenos Aires, y se instaló en un conventillo en Independencia y La Rioja, hasta que el lugar cerró y se fue a vivir a la villa 1-11-14. Pero él asegura que estuvo poco tiempo en el asentamiento y se fue cuando pudo, no sin antes abrir algunos negocios.

« La vida en la villa es muy dura, todos los días la policía hace persecuciones, en especial, le diría yo, hacia los ciudadanos paraguayos y peruanos », contó hace un tiempo desde la cárcel.

Aunque es devoto del Señor de los Milagros, Marcos impidió que el Papa Francisco construyera una capilla en el Barrio Illia, una zona de monoblocks dentro de la villa 1-11-14, a donde los Estrada González buscan extender su reinado. En su momento, el entonces arzobispo porteño Jorge Bergoglio compró un terreno para edificar una pequeña iglesia que le habían solicitado los curas y vecinos de la zona. ¿Qué hicieron los narcos? Le llenaron la zona de adictos para que le arrojen piedras a los camiones que ingresaban materiales al barrio. No llegaron a levantar los cimientos.

En Lima aseguran que Marcos paga unos 20 millones de pesos al mes en coimas. La cifra podría parecer exagerada, pero sus cocinas de cocaína tienen capacidad para producir hasta 12 kilos de droga por día, que se venden a unos 12 mil dólares cada uno en el mercado negro.

Al parecer, el arreglo incluye no matar a los gendarmes apostados en los alrededores de la villa, que jamás ingresan al barrio y se limitan a solucionar conflictos vecinales, mientras a 8 kilómetros de la Casa Rosada se fabrica clorhidrato de cocaína de hasta un 93% de pureza.

fuente: http://www.infobae.com/2015/04/13/1718620-quien-es-marco-antonio-estrada-gonzalez-el-capo-narco-mas-poderoso-del-pais

000000000000000000000000000000000000