SANTO DOMINGO: Grand Guignol à Punta Cana ( suite 4)

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Comme je vous l’avais dit dans l’épisode précédent, on a oublié pas mal de choses dans cet épais dossier… sciemment ou pas, c’est la justice qui nous le dira, au final (du moins on l’espère 8). Mais il faut bien convenir qu’on a largement escamoté une partie des déboires de la société SN-THS (1) qui avait affrété l’avion de Punta Cana. Une société qui s’était mise dans une situation délirante qui l’avait amené en moins de deux ans à devoir la bagatelle de plus de 700 000 dollars à un fond d’investissement américain, qui, comme on le sait n’aime surtout pas perdre de l’argent, et a alors la dent dure. C’est ainsi que l’on va en effet découvrir aujourd’hui un deuxième Falcon 50, un Falcon oublié qui était devenu bien cher… au fil du temps, sans jamais avoir volé à l’endroit où on l’avait expédié : le Congo, dont je vous parlais aussi déjà. Qu’était-il allé y faire, voilà tout le problème, en effet. Mais on n’a pas oublié que ça dans ce théâtre de grands guignols de Punta Cana. Deux autres pilotes avaient été emprisonnés quelques mois avant nos deux pilotes français, pris dans un autre avion transportant de la drogue. Un précédent – américain – lui aussi oublié, mais avec un fin bien plus heureuse pour les pilotes concernés… pourquoi ces deux là avaient été libérés et pas les deux français, voilà qui demande une explication…

N7GXSN-THS, ou plutôt sa filiale Aero Jet Corporate, avait en effet dépêché un Falcon 50 « long range » (4,100 miles) à Brazzaville en juillet 2011, pour de raisons à ce jour toujours inexpliquées. Au pays des faux lingots, l’avion envoyé n’était qu’un avion de leasing, loué auprès d’un groupe bancaire californien, au départ Gabelli Funds, tombée sous la coupe des « hedge funds » Och Ziff Capital Management (lié à Goldman Sachs Group Inc) et Australia’s Macquarie Bank en 2006. Selon un jugement rendu aux USA, le protocole d’accord pour la location du Falcon 59 immatriculé N7GX signé le 4 juillet 2011, avec la société américaine GATX Capital Corporation demandait 25 000 dollars par mois pour le prêt du tri-réacteur qui datait déjà de 1983 et avait volé entre autres pour Whirlpool Leasing Services à la fin des années 80 sous le numéro N96CE, avant de devenir N1S chez GATX puis Sun Company. Pourquoi un tel appareil à demeure là-bas, sur place, sans visiblement avoir été utilisé, on se perd en conjectures : en juillet, c’est le début de l’offensive du M23 qui attaque la ville de Bunagana, à moins d’un kilomètre de la frontière avec l’Ouganda. L’avion devait-il avoir un rôle… de prévision d’évacuation envisagée de sommités du pays ?  A cette époque, les journaux étaient très virulents à propos du soutien français à Denis Sassou Nguesso : l’appareil faisait-il partie (discrètement) de ce soutien ? Le doute subsiste.

En tout cas, l’avion promis est livré par les américains dès le 8 juillet, mais très vite, l’accord passé ne sera pas respecté. A partir de décembre 2012, en effet, la firme lyonnaise suspend ses paiements mensuels. Aussitôt, une bataille juridique commence qui va se révéler désastreuse pour SN-THS. Faisant valoir le paragraphe 15 de l’accord prévoyant un « Event of Default » provoquant un « Right to terminate the Lease and repossess the Aircraft » sans appel, GATX réclamait son appareil. La plainte elle-même est déposée contre Aero Jet plus tardivement, le 25 juin 2013. Plus que prendre du temps, ce sont des dégâts occasionnés par un mauvais stockage (l’avion laissé à l’extérieur à Brazzaville subira la foudre en juillet 2012 !) qui rendront furieuse la firme américaine, pressée par ses actionnaires, qui exigera que l’avion soit rendu dans la « requisite condition » prévue au départ. falcon us 1983La note totale réclamée montera vite à un sommet : 130 980 dollars pour impayés, plus 353 688 de plus pour faire revenir l’avion sur le sol US, et le faire réparer, plus une dévaluation de 140 400 dollars du prix de vente de l’avion vieilli. Soit 658 393 dollars, sans même compter les 48 514 dus aux réparations consécutives aux dégâts du coup de foudre à réparer. Si on ajoute les frais d’avocats, et de dépenses indues ou d’autres babioles, on tombait à un total effarant de 700 783 à devoir pour SN-THS lors du jugement définitif aux USA sur l’affaire, exigeant le retour de l’appareil. Incroyable chiffre, provoqué par un laxisme de la part de la firme lyonnaise. L’avion, vu ici à Shannon sur ce qui semble être son chemin du retour, (il rentre aux USA le 12 avril) annoncé comme bon à ferrailler, fut revendu à West Star Aviation le 5 juillet 2013 : il y a effectivement finit en pièces détachées ! Un Falcon 50 de 1983 comme le N°098 immatriculé 600WG (ici à droite) se vend aujourd’hui à peine 1 395 000 dollars  : comment a-t-on pu risquer de perdre la moitié de sa valeur, sans même en bénéficier ? C’est sidérant !

aerojet congoPlus étonnant encore, il reste un drôle de reliquat de cet échec. Un site… tels divers sites créés par Africa Air Assistance d’Eric Vernet (une autre histoire sur laquelle je vais bientôt revenir), lors de l’affaire du Boeing 727 malien. Un site appelé « AerojetCongo », vestige de la tentative d’implantation, semble-t-il de SN-THS et sa filiale Aerojet dans le pays. Une sorte d’OVNI html, qui contient peu de choses. En page d’accueil, l’auteur du site présente bien un Falcon 50 « ce jet d’affaires tri-réacteur est un avion aux qualités remarquables: rapide et sur, il vous permettra de rejoindre votre destination en toute discrétion et dans les meilleurs délais »… mais il n’a rien à voir avec la firme lyonnaise, ou presque, à part qu’il lui emprunte bien son logo de « Corporate ». Un agrandissement du cliché nous révèle en effet qu’il s’agit du 9H-MSL… qui a été livré en 2013 à Sky Free, enregistré à Malte. Le Falcon N°215, l’ex F-GOLV, l’ancien Lov Fly SARL, lui-même ex HB-JSV, ex D-BOOK. Lov Fly étant la société d’un certain Stéphane Courbit comme chacun sait. Celui qui a prêté ses avions à un ex-président qui rêve tant de le redevenir.  Sky Free possède aussi le 9H-BEC dont le look en couleur noir mat détone dans le milieu. En  avril 2014, Aerojet Congo avait passé une petite annonce pour recruter une hôtesse de l’air « assidue & motivée » et « disponible & joignable 7j/7 , H24 »., « habitant Brazzaville et ses environs » dans le magazine « Les dépêches de Brazzaville » et sur Facebook. L’ancien commandant de bord de ce Falcon, a été pendant 8 ans de 2001 à 2009 pilote pour Aviation Défense Service, (Av Def) qui possède aussi des Falcon 20 comme ce F-GPAD, testeurs d’engins de l’armée de l’air ou de l’Otan, comme ce brouilleur JEWCS. Coïncidence étrange, Pascal Odos, après Luxeuil est lui aussi sorti de chez Aviation Défense Service – St Gilles où il a piloté de 2003 à 2004 (la même année il était aussi chez SA-THS). En 1992, sur la base de Luxeuil sur Mirage 2000N, il volait avec le Missile nucléaire ASMP (portant habilitation « Très Secret « ). Il est rentré chez SN-THS en 2004 comme instructeur/examinateur et chef pilote sur SAAB 2000, Falcon 50 et 900.

23034024La coïncidence devient un peu plus parlante quand on rapproche les deux événements. Le défaut de paiement pour le Falcon de GATX débute en décembre 2012. Le 9 décembre, l’autre Falcon plus connu aujourd’hui est vu en train d’atterrir à l’aéroport de La Môle – Saint-Tropez (ici à gauche) en provenance de Puerto Plata (République dominicaine) avec cette fois-là Nicolas Pisapia comme seul passager. « Dix valises boueuses« sont vues en sortir, les policiers étant déjà à l’affût en surveillance : on se doute déjà de quelque chose, depuis des mois déjà. La plainte qui pendait au nez de GATX est déposé en juin 2013. Fin février, alors que SN-THS s’attend à devoir bientôt payer un procès ou les arriérés de non paiement effectue avec le même avion un vol vers Quito (Équateur) : les trois personnes à bord sont les mêmes, pilotes et passager unique. Sur place, à l’initiative des policiers français, la police équatorienne fouille l’avion et photographie même Nicolas Pisapia. Résultat : l’avion revient… à vide.  Comment a-t-on pu laisser pourrir au grand air un avion de la valeur d’un Falcon, même âgé, sachant que ce genre d’engin se détériore rapidement sans entretien ? Et à quoi donc pouvait avoir été destiné cet avion, à cet endroit précis du monde en proie au moment où on l’amène à un phénoménal chaos ? La firme de Lyon ne disposait-elle déjà plus de 25 000 dollars de revenus mensuels ?  Lors de l’enquête, on a découvert en effet selon Wikipedia que « Fabrice Alcaud apparaît aussi dans le dossier français via sa société luxembourgeoise CAPS SA, qui a payé par avance à SN-THS le précédent vol pour Puerto Plata à la place de ses clients. « Une simple « avance » en attendant que les vols soient payés, jure l’intéressé. Un scénario difficile à croire », écrit Le Point« . 

Dans le livre air cocaïne (dont l’un des deux auteurs est convaincu de l’innocence des pilotes !), on tombe sur une indication fort étrange reprise ici par le Point, qui est mettre avec ce qui précède il me semble: « zéro euro, c’est la somme qu’a reçue la SN THS, la société qui employait Pascal Fauret et Bruno Odos, en paiement du vol vers Punta Cana. En clair : les clients n’ont jamais payé et les patrons de l’entreprise ont tout de même accepté de faire le vol. Curieux, pense la juge d’instruction, qui sait pertinemment qu’un vol transatlantique de cette nature coûte plus de 100 000 euros »…  le magazine ajoutant « bonne poire, Fabrice Alcaud dit s’être substitué au client en attendant le paiement du vol. »
shortRevenons aussi pour expliquer la calamiteuse gestion de SN-THS sur un autre événement, lui aussi cité dans le forum des « Gaulois », mais présenté au bénéfice des défenseurs de la thèse de l’innocence des pilotes. Une affaire qui est un précédent, et qui aurait dû logiquement servir de modèle aux français, puisqu’au final deux pilotes, américains ceux-là, accusés eux aussi de transport de cocaïne, avaient été libérés par la justice dominicaine, après … avoir quelques échanges parfois tendus. L’affaire remonte au 2 décembre 2010. Ce jour-là,un vieil avion cargo Short « Sherpa » SD-30 (le grand frère du bon vieux Short Skyvan (2)) immatriculé N936MA, de la firme américaine Air Cargo Carriers, visité par la police dominicaine et ses chiens renifleurs, révèle que près de 145,9 kilos de cocaïne et 2,03 kilos d’héroïne sont – maladroitement- dissimulés à bord, dans le plancher ou dans le plafond de la soute. Les deux (jeunes) pilotes, Kevin Kuranz, âgé de 31 ans, de Sheboygan, et Christopher Schmidt (28 ans seulement) de Maryville, Tennessee, clament aussitôt leur surprise et leur innocence, et se plient aussitôt aux injonctions des policiers, sans chercher à discuter.

pilotes US ACAPour le premier, basé avec son collègue à Puerto-Rico, c’était son premier vol en République dominicaine. Les deux pilotes n’étaient pas à bord, ils revenaient de leur hôtel en attendant de redécoller. Envoyés illico en cellule, ils se retrouvent comme les deux pilotes français lors de leur première incarcération au milieu de droits communs, ce qu’ils n’apprécient pas mieux que les français. « On était à 10 par cellule« , indiquent les deux américains. Aux USA, les parents du premier évoquent ainsi l’événement : « Les pilotes ne chargent pas l’avion», a déclaré Joe Kuranz. « Ils sont chargés par les gens qui vivent là-bas. Ils entretiennent également les avions. Les pilotes ne sont là que pour voler ». On distingue bien les similitudes, déjà, relevées par les défenseurs des deux français… qui oublient la présence du « 3eme pilote » ou revendiqué comme tel, veste empruntée à l’appui… ou le fait qu’ils étaient à bord, déjà, de leur appareils lors de la descente de police. La société ACA est ancienne, elle date de 1986, et vole depuis au travers des Etats-Unis ou vers le Mexique, le Canada ou l’arc des Antilles. Elle n’a qu’un crash à son actif avec la collision de deux de ses avions (les N372AC et N3735W) qui avaient pris vite feu, car l’enquête montrera que les Shorts de l’entreprise avaient été modifiés par l’armée US en Irak pour transporter plus de kérosène (une révélation gênante du journal Sentinel Archives. Ils s’étaient heurtés en vol alors que la firme souhaitait faire une photo publicitaire : un remake de l’accident du XB-70 et du Starfighter de Walker. Seul le  N372AC s’en était sorti, en se posant sur le ventre sur l’aéroport enneigé de Juneau-Dodge CountyN372AC-1 (l’autre s’étant écrasé). Un autre incident aura lieu le 18 mai 2012 avec l »Air Cargo Carrier SH36 dont les freins brûleront à l’atterrissage.  Chez ACA, le directeur des opérations, Steve Altnau, est très clair avec la presse quand il annonce que « La société nie toute connaissance en la matière et espère que notre pilote et notre co-pilote, qui sont détenus pour interrogatoire, seront libérés ». L’affaire va ainsi durer jusqu’au 22 décembre, soit vingt jours après, date à laquelle la juge en charge du dossier, Carmen Diaz Amezquita, décide de libérer les deux pilotes, sans donner plus de détails. A peine si on remarque que dans se attendus, « le comportement des pilotes américains a été la clé de la libération selon le tribunal dominicain »… Avoir la plus complète coopération et aucune obstruction de faite, ni de réclamations. Faut-il y voir à contrario l’attitude des deux français pour expliquer un tout autre jugement final, ou faut-il y voir une pression de l’omniprésente DEA dans le pays, on ne le sait. Toujours est-il que là-bas, deux pilotes ayant clamé leur totale innocence avaient été entendus au bout de moins de 3 semaines, malgré de lourds soupçons sur leur tête. Le départ impromptu des français étant catastrophique, en ce cas de figure… La juge avait en revanche demandé l’arrestation de trois militaires, liés selon elle à un réseau de drogue.

jimenezLa corruption de militaires mais aussi de civils était à l’origine de l’affaire, comme l’avait déjà relevé Wikileaks en 2008 et l’année même de l’affaire de l’avion cargo US, pointant du doigt vers le président  » En 2008, un câble de l’ambassadeur américain à Santo Domingo Robert Fannin US citait le témoignage des investisseurs ayant subi en 2007 une demande du ministre du Tourisme du moment Felix Jimenez, qui sollicitait un pot de vin de 10 millions de dollars de la compagnie américaine Forbes pour lui permettre de construire une usine d’éthanol dans le nord du pays. Dans un câble distinct 2009, l’ambassade citait le cabinet global d’investissement Advent International racontant qu’il subissait le harcèlement du directeur du département des aéroports Andrés Van der Horst, qui menaçait aussi de tout bloquer, si la société ne  procédait pas à d’autres investissements en République Dominicaine. Les deux télégrammes critiquaient le climat des affaires dans le pays dirigé par le président Leonel Fernandez, pays classé 101 sur 178 sur les pays répertoriés en 2010 pour la perception de la Corruption chez Transparency International. »

Jimenez ce disciple de Juan Bosch (élu président en 1962, il a été renversé le 25 septembre 1963, par le colonel Elías Wessin de l’armée de l’air) semble avoir résolument tourné casaque : il est aujourd’hui à la fois président du conseil d’administration de la raffinerie Petróleo PDV (depuis 2012) et promoteur immobilier, notamment dans des hôtels dont Stanza Mare, à Bávaro, et Vista Mare, à Samaná !!! van der Horst intervient lui au World Economic Forum… l’ex ministre du tourisme devenu investisseur privé… dans le tourisme : on avait dit le Danemark, comme royaume, c’est cela ??? 

(1) et sa filiale Aerojet Corporate

Air Cocaïne: SN THS et la place lyonnaise dans la tourmente…

(2) les héritiers directs de l’aile à grand allongement chère aux Hurel-Dubois français de l’IGN.

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-4/

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MATO GROSSO: avião que caiu em MT transportava pasta base de cocaína, diz polícia

PM afirmou que cerca de 45 kg da droga foi recolhida no local da queda.
Acidente ocorreu em Paranatinga e o piloto do avião morreu carbonizado.

Lislaine dos Anjos Do G1 MT

Cerca de 45 kg de pasta base de cocaína foram recolhidas pela polícia (Foto: Divulgação/Polícia Militar)Cerca de 45 kg de pasta base de cocaína foram recolhidas pela polícia (Foto: Divulgação/Polícia Militar)

O avião que caiu na zona rural de Paranatinga, a 411 km de Cuiabá, na sexta-feira (13), transportava pasta base de cocaína, segundo informações da Polícia Militar. Ao G1, o major Gibson Almeida Costa Júnior afirmou que cerca de 45 kg do entorpecente foram encontrados espalhados próximo da aeronave, que pegou fogo logo após a queda. O piloto da aeronave morreu no local.

“Como estava tudo queimado, não foi possível identificar a vítima ou a aeronave. Estava tudo carbonizado. Nem mesmo o prefixo do avião estava visível. Suspeitamos que se trate de um bimotor, mas apenas a perícia poderá esclarecer. Recolhemos apenas a droga que se espalhou com a queda, por questão de segurança, mas uma boa quantidade dela queimou no acidente”, disse.

Aeronave caiu em uma área particular localizada a 90 km de Paranatinga (Foto: Divulgação/Polícia Militar)Aeronave caiu em uma área particular localizada a 90 km de Paranatinga (Foto: Divulgação/Polícia Militar)

A aeronave caiu em uma área particular, próximo da MT-130, em uma região conhecida como Castelo, a 90 km de Paranatinga. Segundo o major, a polícia foi acionada pelo gerente da fazenda. No local, porém, ninguém foi encontrado. De acordo com a PM, a Polícia Civil e a Perícia Oficial e Identificação Técnica (Politec) se deslocaram até o local no fim da tarde para a realização da perícia.

Conforme o major, uma equipe da Agência Nacional de Aviação Civil (Anac) deve se deslocar até o local do acidente neste sábado (14), para dar início às investigações que irão apontar a quem pertence a aeronave e revelar as causas do acidente.

Aeronave ficou completamente destruída e identificação será feita pela Anac (Foto: Divulgação/Polícia Militar)Aeronave ficou completamente destruída e identificação será feita pela Anac (Foto: Divulgação/Polícia Militar)

A droga recolhida foi encaminhada para a Delegacia de Primavera do Leste (239 km de Cuiabá), ode deve permanecer recolhida durante as investigações. De acordo com o major, as informações sobre o acidente e a apreensão da droga foram repassadas a Polícia Civil, que deve instaurar inquérito para investigar o caso.

http://g1.globo.com/mato-grosso/noticia/2015/11/aviao-que-caiu-em-mt-transportava-pasta-base-de-cocaina-diz-policia.html

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NARCOTRAFIC (piraterie, terrorisme, drogue): les nouvelles menaces qui pèsent sur l’Afrique de l’Ouest

Propos recueillis par Joan Tilouine

Un manifestant, à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 18 septembre.

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/11/13/768×0/4809152_3_2c7e_un-manifestant-a-ouagadougou-au-burkina_67b1a1839a13dd104ac4b50b3f0fec8c.jpg

Comment les dynamiques conflictuelles ont-elles évolué en Afrique de l’Ouest ?

Depuis les indépendances, acquises en grande partie sans lutte militaire, hormis pour la Guinée-Bissau, les conflits armés ont fait moins de victimes en Afrique de l’Ouest que dans le reste du continent. Hormis le Biafra, le Liberia et la Sierra Leone, il y a finalement eu peu de guerres dans la sous-région.

Par ailleurs, on constate que les conflits classiques à grande échelle et les guerres civiles ont laissé place à une nouvelle génération de menaces : outre les actions terroristes, les violences électorales, les risques de déstabilisation liés au trafic de drogue (cocaïne et méthamphétamine notamment) et la piraterie maritime sont de plus en plus importants.

Autant de facteurs de tensions qui se conjuguent à un sentiment d’exclusion d’une jeunesse privée des dividendes de la croissance et qui ne perçoit pas les retombées des découvertes de grands gisements de ressources naturelles. La récente explosion du secteur extractif dans la sous-région peut également être une source d’instabilité.

Lire aussi : Pourquoi la croissance économique africaine ne crée-t-elle pas plus d’emplois ?

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/11/13/768×0/4809155_3_e96e_des-insurges-du-mouvement-pour-l-emancipation_1a8bee873d8c2e141d106076fa089836.jpg

Des insurgés du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND), dans le delta du Niger, au Nigeria, le 17 septembre 2008.

En plus du terrorisme, quels risques ces nouvelles menaces font-elles courir aux Etats de la sous-région ?

Au cours des dix dernières années, l’Afrique de l’Ouest est devenue une plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique latine et l’Europe. Cocaïne, méthamphétamine et héroïne transitent par là, mais une partie des stupéfiants est désormais aussi produite sur place.

Et les revenus de la drogue peuvent irriguer les caisses des groupes rebelles et extrémistes tout en affectant les sociétés. Les narcotrafiquants fragilisent les institutions des Etats et peuvent peser sur le cours des élections. On l’a vu dans le nord du Mali ou en Guinée-Bissau : ces trafics peuvent accélérer la déstabilisation de l’Etat.

On constate que les trafiquants ont besoin des pays fragiles pour faire atterrir leurs cargaisons et de pays plus stables pour blanchir leur argent. Ce qui peut à terme laisser apparaître des déstabilisations d’ordre financier dans des pays comme le Sénégal ou le Ghana.

Quant à la piraterie maritime, le golfe de Guinée est devenu un épicentre. Plus encore que dans le golfe d’Aden, la piraterie affecte considérablement l’économie des zones côtières d’Etats encore incapables d’exercer leur souveraineté sur ces espaces. Tout en ayant un effet néfaste sur les investissements étrangers, et sur le commerce. Là aussi, les revenus de cette activité servent entre autres à armer des mouvements rebelles ou terroristes.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/13/piraterie-terrorisme-trafic-de-drogue-les-nouvelles-menaces-qui-pesent-sur-l-afrique-de-l-ouest_4809156_3212.html#Q3jOkXrjGBCRtivK.99

Alexandre Marc est spécialiste en chef pour les questions de fragilité, conflits et violence à la Banque mondiale. Il est le coauteur du rapport réalisé avec l’Agence française de développement (AFD, partenaire du Monde Afrique) intitulé « Relever les défis de la stabilité et de la sécurité en Afrique de l’Ouest ».

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/13/piraterie-terrorisme-trafic-de-drogue-les-nouvelles-menaces-qui-pesent-sur-l-afrique-de-l-ouest_4809156_3212.html

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NARCO-TERRORISMO: las redes yihadistas se financian con el tráfico de cocaína y hachís – ABC.es

Las redes yihadistas se financian con el tráfico de cocaína y hachís Los expertos advierten de que el nexo entre terroristas y delincuentes está mutando hacia un mayor grado de colaboración con el crimen organizado
El 20 por ciento de los yihadistas detenidos en España habían estado antes en prisión por otras actividades, como tráfico de drogas, robos, falsificación de documentos… Pero los Servicios de Inteligencia advierten de que las conexiones que este tipo de terrorismo tiene con la delincuencia común están mutando hacia grupos criminales más organizados y complejos. El Gobierno aprobó hace días la creación del Centro de Inteligencia contra el Terrorismo y el Crimen Organizado (CITCO), precisamente para dar respuesta a las nuevas amenazas que se ciernen contra la Seguridad Nacional.

Según los informes que manejan los Servicios de Inteligencia a los que ha tenido acceso ABC, España es un país con altas posibilidades de que convivan las redes yihadistas con el crimen organizado. Y lo que es peor, que cada vez estrechen más esos vínculos de colaboración interesada. Una relación que consiste en que integrantes de una célula se dedican también a actividades delictivas, como traficar con droga para financiarse, o que los terroristas delegan algunas de sus necesidades logísticas en organizaciones que se mueven en el ámbito del crimen organizado. Aunque terroristas y delincuentes comunes tengan diferentes objetivos y «modus operandi», pueden converger con el fin de servir a los propósitos de los primeros, a cambio de contraprestaciones. Se da la circunstancia de que la «Sharia» (Ley musulmana) prohibe el delito, mancharse las manos con actividades criminales, excepto el contrabando de tabaco, que no lo considera «pecado» Pero, hipocresías de la vida, el «botín de guerra», procedente de cualquier actividad ilícita, sí está permitido si contribuye a materializar los objetivos.

Financiación legal e ilegal

Es probablemente en la financiación cuando más estrechos parecen ser las vinculaciones entre el yihadismo y el crimen organizado. Y más en la actual coyuntura. En efecto, la mayor presión policial sobre inversiones legales y negocios para prevenir la financiación encubierta del terrorismo y las dificultades para conseguir dinero suficiente mediante la delincuencia común, está obligando a las células yihadistas a acudir a delitos de mayor envergadura, como el tráfico de drogas a gran escala, también de armas y explosivos, además de secuestros de ciudadanos occidentales.

Según recuerdan las fuentes antiterroristas consultadas por ABC, ese proceso de financiación suele tener dos fases. Una primera, referida a la captación de fondos. Puede ser a través de medios legales (locutorios, carnicerías halal, donaciones, colectas, incluso subvenciones) o ilegales (tráfico de drogas, armas, explosivos, robos, falsificación de documentos, estafas, delito fiscal…). En cuanto al material estupefaciente, recurren por lo general al tráfico de cocaína, heroína y hachís.

La segunda fase se basa en la utilización de procedimientos para conservar los recursos en algún lugar apropiado o transmitirlos a personas o grupos que han de hacer uso de los mismos. Como ejemplos,se emplea a menudo el «hawala» (no hay movimientos físicos de fondos, se basa en la confianza), correos humanos, banca islámica, ONGs, inversiones en paraísos fiscales, inversión en oro y diamantes, ingeniería financiera, mezquitas… Por lo general, los grupos yihadistas van modificando los métodos para entorpecer las investigaciones policiales.

Así pues, tras las numerosas operaciones llevadas a cabo en España contra el terrorismo de corte islamista, las Fuerzas de Seguridad consideran acreditada la vinculación entre esas redes yihadistas y el crimen organizado.Las células islamistas instaladas en España se dedican en los últimos años al reclutamiento de combatientes con destino a zonas en conflicto. Pero para ello necesitan de un sistema complejo que incluye, además de las citadas vías de financiación, varias actividades con componentes criminales: obtención de documentos falsos (acceso a determinado material), adquisición de armas y explosivos (en el mercado negro), su transporte y ocultación; desplazamientos y cruce de fronteras (recurrren a contrabandistas experimentados)…

Factores demográficos

El número de extranjeros residentes en España es de aproximadamente 5,7 millones, de los cuales el 30 por ciento proceden de países que profesan el culto al Islam. Hay empadronados en torno a 792.000 marroquíes y de ellos el 30 por ciento están asentados en Cataluña. En 2012, el 26 por ciento de los grupos relacionados con el crimen organizado detectados en España estaban integrados por algún ciudadano de origen marroquí. Y se dedicaban especialmente al tráfico de hachís y cocaína.

Asimismo, en nuestro país figuran como empadronados alrededor de 64.000 argelinos, de los que el 34 por ciento residen en la Comunidad Valenciana. Además, hay registrados unos 81.300 paquistaníes. A todo ello hay que sumar los ciudadanos que habiendo nacido en España han sido educados en la religión y costumbres de los países musulmanes de los que proceden sus padres o abuelos. Como dominan el idioma español y nuestras costumbres, es más difícil detectarlos en el supuesto de que se radicalicen.

El caso es que en las sociedades occidentales, y por tanto en España, se percibe cierto fracaso en la integración de inmigrantes de origen musulmán. Lejos de estigmatizar la procedencia o la religión que profesan, lo cierto es que la creación de guetos, la existencia de desigualdades entre musulmanes y no musulmanes en aspectos como la formación escolar, o el acceso al mercado laboral, constituyen un factor de riesgo y caldo de cultivo para la radicalización. Según los informes de los Servicios de Inteligencia, la distribución geográfica de las redes yihadistas desarticuladas hasta el momento coincide en gran medida con las zonas de España donde se concentra mayoritariamente la inmigración de origen musulmán. Cataluña, Andalucía, Comunidad Valenciana y Madrid son las zonas donde se ha practicado más detenciones de yihadistas. Y según estas mismas fuentes, el ámbito de actuación de los grupos de crimen organizado con intregrantes marroquíes y argelinos se centra principalmente en Andalucía, además de Cataluña, Valencia y Madrid. Asimismo, los informesalertan de la «amenaza emergente» que supone la fuerte presencia de paquistaníes en La Rioja, que puede convertirse en un escenario de confluencia entre yihadistas y delincuentes.

http://www.abc.es/espana/20141020/abci-yihadismo-delincuencia-vinculacion-201410182036.html

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REPUBLICA DOMINICANA: encuentran 80 kilos de cocaína en la casa del sobrino de Nicolás Maduro | Venezuela, Nicolás Maduro, Narcotráfico – América

El sobrino de  Francisco Flores de Freites, preso en EEUU por narcotráficoEl sobrino de  Francisco Flores de Freites, preso en EEUU por narcotráfico

En un registro realizado hoy de madrugada en la casa de Flores, que se encuentra detenido en EEUU acusado de narcotráfico, además de la droga se localizó un yate llamado The Kingdom, registrado en Bahamas a su nombre y en cuyo interior se halló más droga, incluidos diez kilos de heroína.

La operación se llevó a cabo con la colaboración del Departamento Antidrogas de EEUU (DEA), que detuvo a un ciudadano venezolano, ahora testigo protegido, según la fuente.

Fuentes de la Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD) de la República Dominicana consultadas por EFE se limitaron a informar que el « caso se está investigando ».

El pasado lunes la agencia antidrogas dominicana ya había informado de que incautaron 54 paquetes de una sustancia blanca, presumiblemente cocaína o heroína, en el citado yate de lujo en La Romana y que habían detenido a seis personas por el caso, pero no difundió sus identidades ni los vinculó a la familia Flores.

http://www.infobae.com/2015/11/13/1769529-encuentran-80-kilos-cocaina-la-casa-del-sobrino-nicolas-maduro

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SANTO DOMINGO: hallan cocaína en residencia de familiar de Maduro en Dominicana – Univision

En un registro realizado esta madrugada en la casa de Flores, que se encuentra detenido en Estados Unidos acusado de narcotráfico, además de la droga se localizó un yate llamado « The Kingdom » registrado en Bahamas a su nombre, en cuyo interior se halló más droga, incluidos 10 kilos de heroína. El yate cuenta con una pista de aterrizaje para helicópteros.

PHOTO:http://es.mercopress.com/2015/11/14/kilos-de-droga-en-mansion-y-yate-de-familiares-de-primera-dama-de-venezuela-en-punta-cana

La casa de Flores, agrega el medio, está junto a la del fallecido Oscar de la Renta.

En la operación en la que colaboró también la DEA se detuvo a un ciudadano venezolano, que ahora es un testigo protegido, según la fuente.

Fuentes de la Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD) de la República Dominicana consultadas por la agencia de noticias EFE se limitaron a informar que el « caso se está investigando ».

El pasado lunes la agencia antidrogas dominicana ya había informado sobre la incautación de 54 paquetes de una sustancia blanca, presumiblemente cocaína o heroína, en el citado yate de lujo en La Romana, y que había detenido a seis personas por el caso, pero no difundió sus identidades ni los vinculó a la familia Flores.

En el operativo colaboró la Armada dominicana y el Ministerio Público, precisó entonces la DNCD.

La droga estaba a bordo del yate « The Kingdom », de 135 pies de eslora y 30 de manga, con bandera de la isla de Nassau (Bahamas), que estaba anclado en Casa de Campo.

Flores de Freitas y Efraín Antonio Campo Flores, ahijado del mandatario venezolano, fueron detenidos esta semana en la capital haitiana y entregados a las autoridades estadounidenses, que los trasladaron a Nueva York.

Ambos están acusados de « conspirar para llevar una cantidad importante de cocaína a Estados Unidos » y este jueves comparecieron en Nueva York ante un juez federal que los envió a prisión sin fianza acusados de delitos de narcotráfico.
Este viernes, el portavoz del Departamento de Estado, Mark Toner, dijo que « no creemos que estas personas (Flores de Freitas y Efraín Antonio Campo Flores) tengan inmunidad diplomática, según informa Reuters.
Ambos portaban pasaportes diplomáticos cuando fueron detenidos en Haití, como confirmó Michael Vigil, exdirector de operaciones internacionales de la Agencia Antidrogas de EEUU a Univision Noticias.

http://www.univision.com/noticias/narcotrafico/hallan-cocaina-en-residencia-de-familiar-de-maduro-en-dominicana

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COLOMBIA (puerto de Barranquilla): caen 76 kilos de cocaina


Por: Redacción

Agentes antinarcóticos hallaron 325 paquetes con cocaína en polvo, en un doble fondo en las paredes de un contenedor, en la Sociedad Portuaria de Barranquilla.

La Policía de Barranquilla informó ayer en un comunicado que el alcaloide fue detectado en controles rutinarios a las cargas que entran y salen del puerto.

Los uniformados notaron algo extraño en un contenedor, procedieron a realizarle un registro minucioso y encontraron camuflados las ‘panelas’. En las pruebas, los paquetes arrojaron 76 kilos con 194 gramos.

La Mebar agregó que el contenedor “tenía como destino final el país de Holanda” y el decomiso evitó que se comercializaran “más de 190 mil dosis del estupefaciente”.

La información policial indicó que el alijo era esperando en Europa, donde se pagaría 3.3 millones de dólares, es decir, alrededor de $9.500 millones. GCT

http://m.elheraldo.co/judicial/caen-76-kilos-de-cocaina-en-el-puerto-de-barranquilla-228090

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IRLANDE: la cocaïne décriminalisée

Si vendre de la drogue restera interdit dans le pays, en posséder ne sera plus considéré comme un acte criminel

Un « changement culturel radical » en matière de stupéfiants, c’est ce qu’a promis le 2 novembre 2015 le secrétaire d’État irlandais chargé de la stratégie nationale sur la drogue,  Aodhán Ó Ríordáin, lors d’une conférence à la London Schools of Economics. « Je suis convaincu que nous avons besoin de changer la façon dont nous considérons l’abus de ces substances, si nous voulons vraiment combattre l’addiction aux drogues et à l’alcool », a ainsi argumenté le député travailliste. Dans le pays, si vendre de la cocaïne, de l’héroïne ou du cannabis sera toujours considéré comme un délit, la possession de ces produits en petites quantités sera bientôt décriminalisé. Selon l’Irish Times, cette nouvelle législation entrera en vigueur en 2016.

Comme le note Direct Matin, selon Aodhán Ó Ríordáin, la stigmatisation et la honte associées traditionnellement à la consommation de drogue dissuadent les personnes dépendantes et leurs familles d’aller chercher de l’aide. Le but de la décriminalisation est alors de dire : « La substance est illégale, mais en consommer ne fait pas de toi un criminel », a expliqué le secrétaire d’État.

– See more at: http://info.arte.tv/fr/irlande-la-cocaine-decriminalisee#sthash.DwXaC4tx.dpuf

http://info.arte.tv/fr/irlande-la-cocaine-decriminalisee

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NARCOTRAFIC (Gibraltar): reportage sur les traqueurs de haschich dans le détroit de Gibraltar

Rédaction du HuffPost Maroc avec AFP

BATEAU ESPAGNE
La vedette fait rugir ses moteurs, la caméra thermique scrute la mer et la nuit: dans le détroit de Gibraltar où prospèrent les trafics, la police espagnole traque le haschich qui arrive du Maroc en énormes quantités. Passé minuit, les caméras et les radars qui surveillent la côte détectent une embarcation suspecte. Le centre de contrôle informe la Guardia civil au port d’Algesiras, à l’extrême sud de l’Espagne.

« Ils cherchent sûrement un endroit où débarquer la marchandise », dit Jesus, un des policiers de garde qui tient à protéger son anonymat. Ils sont trois à sauter à bord d’une vedette dotée de deux puissants moteurs de 300 chevaux, avant d’allumer une caméra infrarouge. Claudio, le pilote, conduit debout, tendu, une main sur le gouvernail, l’autre sur le levier d’accélération. Entre les lumières du port d’Algesiras et celles de l’enclave britannique de Gibraltar, le bateau vole à la surface de l’eau, laissant un épais sillage d’écume.

« Braque le projecteur là-bas », crie Jesus quand soudain ils localisent un canot pneumatique sans lumière. Ses deux occupants, vêtus de combinaisons de flottaison, ne résistent pas. Mais à bord, les agents ont beau balayer la surface de l’eau de leur projecteur, ils ne trouveront rien. La cargaison a probablement été jetée à l’eau. Cette fois, c’était sans doute du tabac de contrebande.

Emmenant les deux suspects et leur embarcation, la vedette rentre au port. Mais parfois, les opérations se révèlent plus violentes, et même mortelles. Pour passer le haschich produit dans la chaîne du Rif, les trafiquants utilisent des embarcations pneumatiques de 8 à 12 mètres de longueur, qui comptent jusqu’à cinq moteurs et sont capables d’atteindre les 60 noeuds (plus de 110 km/h).

Leurs grandes organisations emploient une cinquantaine de personnes – pilotes, porteurs, chauffeurs, guetteurs – pour débarquer des cargaisons d’une ou deux tonnes, en ballots de 30 kg, explique à l’AFP le lieutenant Pablo Cobo, chef de l’équipe chargée de la délinquance organisée et de la lutte antidrogue. Chaque kilo se revendra 1.600 euros dans la rue, dit-il.

Poursuites mortelles

La police emploie aussi des hélicoptères pour « mieux poursuivre les embarcations et éclairer la zone », dit M. Cobo. Les appareils, équipés de flotteurs pour le cas où ils toucheraient l’eau, volent au ras des vagues pour obliger, par le souffle des pales, la vedette en fuite à changer de cap.

Le 9 août, une course-poursuite de ce type s’est achevée sur une plage de Gibraltar, suscitant des protestations de Londres contre l’entrée d’agents espagnols dans l’enclave disputée. « Ce sont des situations à risque, du fait de la vitesse, d’une mer mauvaise, des manœuvres des trafiquants qui tentent d’éperonner notre bateau », dit Antonio, un autre garde civil.

Depuis peu, ils ont même appris à faire décoller leur bateau pour qu’il s’écrase sur celui des policiers. Il arrive qu’ils lancent des objets contre le rotor de l’hélicoptère. Cela a causé la chute d’un appareil et la mort d’un agent il y a quelques années, rappelle Jesus. Des pilotes employés par les « narcos » ont aussi trouvé la mort en mer, des jeunes hommes de 20 à 30 ans attirés par une paie de plusieurs milliers d’euros dans une zone à 40% de taux de chômage, dit-il.

Selon un rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, « au cours des dernières décennies, le Maroc est devenu le premier producteur et exportateur mondial de résine de cannabis, ou haschich ». La majeure partie de sa production passe en Europe, par le détroit de Gibraltar et le reste débarque sur les côtes andalouses.

En 2013, l’Andalousie a saisi 262 des 319 tonnes de haschich confisquées en Espagne. Et en 2012, 73,7% des saisies de haschich en Europe avaient été réalisées en Espagne, selon le ministère de l’Intérieur.

Jouant au chat et à la souris avec les policiers, les trafiquants surveillent les mouvements des patrouilles, s’aventurent sur des voies non navigables, et parfois, font sortir en mer des vedettes « leurres » sans aucune marchandise à bord. En été, profitant des bonnes conditions maritimes, ils utilisent aussi des scooters des mers, plus difficiles à détecter. Quitte à emmener par la même occasion des passagers clandestins.

« Une moto peut transporter quatre ballots de cannabis et deux migrants », explique Jesus. « Quand ils arrivent à terre, ce sont eux qui se chargent d’emmener la marchandise à l’acheteur, pour payer ainsi leur passage ».

12% des saisies mondiales de cannabis au Maroc

En 2014, plus de 450.000 doses de substances psychotropes ont été saisies par les autorités marocaines selon l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS). Le royaume ne précise pas le type de substances dont il s’agissait, mais indique qu’elles étaient dissimulées dans des véhicules à moteur. Le Maroc est aussi passé de 11% des saisies mondiales de résine de cannabis en 2012, à 12% en 2013.

L’Afrique du Nord demeure la sous-région d’Afrique où ont été saisies les plus grandes quantités de résine de cannabis. Celle-ci alimente à la fois la consommation locale, mais fait aussi l’objet de contrebande, principalement à destination de l’Europe.

http://www.huffpostmaghreb.com/2015/08/25/traqueur-haschich-detroit-gibraltar-reportage_n_8036054.html

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Here’s the latest drug runner toy from Europe …

Photo of a High Speed Boat Used to Smuggle Drugs-Truth!

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FRANCE (Roissy-Charles-de-Gaulle): un agent d’Air France, suspecté de trafic de cocaïne, arrêté à Roissy , après avoir réceptionné une valise provenant du Brésil. contenant une trentaine de kilos de drogue.

Des avions de la compagnie Air France sur le tarmac de l'aeroport de Paris-Charles de Gaulle, le 23 septembre 2014.

Un agent d’Air France a été arrêté en milieu de journée à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d’Oise), jeudi 12 novembre, révèle France 3. L’employé de la compagnie aérienne a été interpellé par la police judiciaire après avoir réceptionné une valise qui contenait une trentaine de kilos de cocaïne, selon une source proche de l’enquête.

Le bagage serait arrivé à la mi-journée par un vol en provenance du Brésil.

Suspecté d’être le commanditaire d’un trafic

Un complice présumé de l’agent d’Air France, qui attendait la livraison à l’extérieur de l’enceinte aéroportuaire de Roissy, a été également interpellé par les hommes de l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), indique encore France 3. Les deux personnes ont été placées en garde à vue.

Toujours selon les informations de la chaîne, l’employé d’Air France et l’un des commanditaires présumés du trafic faisaient l’objet d’une étroite surveillance menée conjointement par la brigade des stupéfiants et le service de sûreté de la compagnie aérienne.

http://www.francetvinfo.fr/societe/drogue/info-france-3-un-agent-d-air-france-suspecte-detrafic-de-cocaine-arrete-a-roissy_1171875.html

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SANTO DOMINGO: grand guignol à Punta Cana ( suite 3)

 
1-million-dollars

Punta Cana et le FN, c’est en tout cas une vieille histoire. En novembre 2014, il y a a peine un an, les médias avaient perdu Jean-Marie de vue. En fait, il passait alors ses vacances d’hiver  à… Punta Cana, quel hasard (en fait il y va depuis des années à la même époque, quand il ne compte pas ses lingots suisses, sans doute !) pour « y écrire ses mémoires », paraît-il. Chez un « ami corse », selon Paris-Match et dans « hôtel aux sept restaurants  (?) »… selon l’Express. Difficile de retrouver lequel, « d’ami corse »…  En 2012, LeMonde rappelait son séjour habituel en ces termes : « M. Le Pen, qui revient de trois semaines de vacances en République Dominicaine, est reposé »… en 2008, il y était déjà. Et avant 2008 aussi, mais pas au même endroit : « au temps du FN prospère, Jean-Marie aimait à séjourner à Saint-Barth, chez l’ami Le Rachinel, député européen, mais surtout l’imprimeur historique du Front.« Depuis, les deux sont fâchés à mort, on le sait, Rachinel étant passé chez la concurrence (et dissidence) de Carl Lang, en se faisant au passage rembourser 6 millions d’euros par le FN, ce qui avait porté un coup très dur au parti, qui avait même dû se résigner à vendre son « paquebot »…

EryxPunta Cana depuis des années, et auparavant aussi les Antilles, où Jean-Marie est allé naviguer tôt. C’est l’ex-épouse répudiée de Jean-Marie, Pierette, celle qui avait posé nue dans Playboy par bravade qui l’a raconté dans son livre en évoquant une croisière, organisée par un des meilleurs amis de son mari, juste après le baptême de leur fille… Marine (ah tiens !) : « Éric fit très bien les choses. Le baptême eut lieu en grande pompe à l’église de la Madeleine. Pour ceux qui ne croient pas « aux signes », je ferai remarquer qu’il s’en présenta un, de taille ; l’aumônier Pohpot qui officiait, et déposa l’eau sur le front et le sel sur la langue de Marine. Pohpot était une célébrité. Connu de tous les hommes du « Milieu » es-qualité d’aumônier de la prison de Fresnes. (…) Le baptême eut lieu le 25 avril 1969. Eric et Jean-Marie se fréquentant hors de la maison, je ne le voyais que rarement. Pourtant, lorsque des amis louèrent « L’Eryx II » (l’ancien bateau du comte de Vogüé (1)), Eric fut de la croisière aux Caraïbes (…) Au retour, ils furent arrêtés pas la police. Dans un premier temps, Jean-Marie me dit : C’était fatal ! Il gagne trop d’argent. Le fisc lui cherche des misères… Quelques jours plus tard des journaux me tombèrent entre les mains. Je lus : Eric Bottey exerce un phénoménal proxénétisme hôtelier et Véronique (ndlr : sa compagne) dirige l’ancienne maison de Mme Claude rue de Bougainvilliers… Jean-Marie refusa évidemment de m’expliquer et s’en tira par une dérobade : «  Laisse donc ! En attendant, j’interdis que Marine regarde la télé jusqu’à nouvel ordre ! » Marine était en effet très attachée à Éric Bottey. Avec elle, il débordait de gentillesse : un vrai parrain (…) ». « Eric » n’était autre en effet que Henri Botey, dit « Monsieur Éric » était en effet proxénète et règnit alors avec sa femme Carmen Vallet sur des tas de bouges parisiens : La « Bohème », le « Yellow Dog », le « Tiffany », le « Sulky », le « Lautrec »; car il était alors devenu « l’Empereur de Pigalle » comme on le surnommait (on l’appellait aussi « rase-mottes » tant il est petit). Tombé pour proxénétisme, il réapparaîtra en 2011 sur les mêmes accusations, mais entre temps il s’était dégotté des prête-noms. L’Oryx II était un beau schooner de 25 mètres, construit en 1964 par Camper&Micholson, qui naviguera ensuite beaucoup en Polynésie. LePen effectuera d’autres croisières, dont une avec le père de Laurent Joffrin, avec qui il était ami. Monsieur Eric, pendant ce temps, continuera, lui, à compter les billets…

HI-924Les hélicoptères, le conseiller présidentiel dominicain Chauprade semble bien les connaître. Celui qu’il a loué 12 110 dollars, sans qu’il ne s’en soit aperçu, est pourtant plein de renseignements, ou plutôt la société à laquelle il appartient. La société Helidosa ne transporte en effet pas que des gens. Un autre modèle de la même firme a été en effet à l’origine d’un conflit qui nous renseigne sur ce à quoi il servait parfois, et sur ce qui se passe exactement là-bas. C’est le directeur des douanes, Juan Fernando Fernandez qui avait mis le feu aux poudres en bloquant un autre appareil de la société, alors chargé d’une cantine fermé et parait-il « piégé », envoyé par la compagnie canadienne Barrick Gold. Une société minière, qui exploite la plus grande mine d’or de République Dominicaine, en accord avec le gouvernement, et dont l’exploitation a commencé récemment. Le coffre scellé contenait de l’or, selon ses propriétaires, pour une valeur de 11 millions et 600 000 dollars, ce que les autorités auraient bien voulu vérifier. « Les journalistes couvrant la section des Amériques ont la preuve de la version de l’expédition de l’or et de l’argent, qui a été transporté à partir du site de la mine à l’endroit, dans un hélicoptère du ministère des Travaux publics, selon l’ingénieur Gonzalo Castillo. Le numéro de l’appareil de la société dominicaine SA (Helidosa, visible ici) fondée en i992, est le HI-924 selon les rapports obtenus à partir de l’aéroport international des Amériques. » Un conflit sur un transport d’or dont les responsables de la mine ne veulent pas révéler la teneur exacte ? voilà qui rappelle… toute l’affaire de Punta Cana depuis le début: ce serait en ce cas une affaire double, mêlant cocaïne et or en fait. La mine canadienne produit-elle plus d’or qu’elle n’en déclare, et comment cet or est lui aussi « extradé » du pays, voilà une piste intéressante à suivre en effet, en tout ça c’est ce que soupçonne l’Etat Dominicain. Mais Barrick Gold est fort suspicieux, et veille partout à sa réputation : difficile donc de savoir ce qui s’y passe vraiment.

gold miningD’autant plus l’extraction de l’or traîne une fort mauvaise réputation qui n’est pas qu’environnementale. En 1996, la banque Lehman Brothers Inc, bien connue comme catastrophe industrielle, avait ainsi fortement recommandé d’investir dans une mine qui aurait été basée sur « le gisement le plus riche au monde » selon son découvreur. Elle était Située à Busang dans les Philippines, une recommandation faite à partir d’un géologue, John Felderhof , qui aurait découvert le gisement en 1989 et entraîné avec lui le canadien David Walsh pour fonder Bre-X Minerals. C’étaient alors précipités sur l’affaire les trois plus grands groupes miniers spécialisés, Barrick Gold, Placer Dome, et Freeport-McMoRan Copper & Gold. Une deuxième banque, banque J.P. Morgan adoubera elle aussi le projet, sans chercher plus loin. Le gouvernement indonésien (corrompu) avait ensuite débarqué pour réclamer et obtenir 40% des parts du gisement. En fait il n’y avait rien à extraire, mais le responsable du projet minier, Michael de Guzman, le véritable créateur de l’arnaque, avait trompé les résultats des premiers forages en « salant », à savoir en mettant des particules d’or d’autres régions proches, extraites de rivière (ou même des morceaux de son alliance) pour continuer à faire monter les prix d’abats des parcelles à creuser. Tout était faux, mais tout le monde avait investi… et tout le monde perdra beaucoup d’argent dans l’affaire (100 millions de dollars se sont paraît-il évaporés dans l’histoire, payés par les investisseurs, espérant des bénéfices en retour !). En 1997, les archives des forages prennent feu, comme par hasard (on pense que c’est de Guzman qui les a détruites lui-même), et quelque temps après le même de Guzman… meurt, en tombant d’un avion au dessus de la jungle… on retrouvera bien un corps trois jours après (seulement alors qu’il était tombé en pleine jungle, on voit ici son corps prétendu ramené dans un filet)corps retrouvé, mais des doutes sérieux demeurent encore aujourd’hui sur le fait que ce soit vraiment le sien. Etrange décès en effet. Entre temps, les grands groupes avaient dû se rendre à l’évidence qu’il n’y avait rien à extraire à Busang… selon Wikipedia « La Mine d’or de Bre-X Busang est un scandale financier caractéristique des engouements spéculatifs sur la Bourse de Vancouver, qui est en fait une extension de la Bourse de Toronto. » En Europe, le quotidien La Tribune résumera toute l’affaire en une seule expression bien frappée : pour le journal suisse, cela avait été une « arnaque plaquée or »... le magazine TV « Masterminds » de Canada’s CBC News a raconté l’histoire en détail. On peut le voir ici. La crédulité des banquiers et des grands groupes miniers avait été tout simplement sidérante dans l’affaire !

st-trondL’or, comme deuxième piste de l’affaire ? C’est possible en effet. Souvenez-vous. Lors de l’enquête, il avait été décrit à la juge chargée de l’enquête qu’à la Môle, le même avion avait déjà atterri, venant de Punta Cana, mais avec à bord des valises moins nombreuses et bien plus lourdes. Un avion de la même société avait fait un vol avec à bord ce type de valises vers St-Trond (Sint-Truiden) minuscule aérodrome belge dans la province de Limbourg. « Depuis des années, un marché parallèle s’est développé en République dominicaine. Le gouvernement et le géant canadien Barrick Gold, qui exploite sur l’île une immense mine d’or, se livrent une lutte sans merci sur le montant des taxes. Et les trafiquants en profitent pour faire sortir en douce quelques kilos d’or sale. Mais pourquoi vouloir ramener de l’or de République dominicaine ? Là encore, c’est Nicolas Pisapia qui donne la réponse : « Ça leur sert à faire des investissements immobiliers », dit-il aux enquêteurs. Franck Colin, lui, nie en bloc : « Absolument pas. Je comprends les conditions dans lesquelles il se trouve. Je ne veux pas lui faire plus de mal mais je n’ai aucun lien avec des notaires ou des agents immobiliers à Quito ». Colin se décharge de toute responsabilité et affirme n’avoir fait que l’intermédiaire entre Daryan et Nicolas Pisapia, » avait -on pu lire dans Le Point le 10 mars 2015. Dans le Parisien, même son de cloche avec les étranges atterrissages à St-Trond : St-Trond : « Jean L. est courtier en aviation d’affaires, il fait l’intermédiaire pour la location de jets privés. A la demande d’un businessman belge, il a organisé, entre novembre 2011 et décembre 2012, quatre vols entre Le Bourget et le petit aérodrome belge de Saint-Trond, en faisant notamment appel à SN THS. Motif officiel de ces déplacements : convoyer de l’or st-trond beechbrut. Mais la juge d’instruction s’interroge sur la nature réelle de la marchandise. Des soupçons qu’elle assoit sur les déclarations des pilotes qui ont effectué ces vols. « C’était bizarre, car je devais me poser sur un petit terrain militaire désaffecté en Belgique et, en aucun cas, je ne devais me détourner de ma route, explique l’un d’eux. Si je ne pouvais pas me poser sur ce terrain, je devais faire demi-tour et revenir au Bourget. » Toujours selon ce pilote, le passager à embarquer portait « cinq ou six valises énormes et rigides ». « Une fois arrivé en Belgique sur le terrain désaffecté, deux voitures sont arrivées. A peine arrivés que les valises étaient chargées », poursuit le pilote, qui invoquera la météo pour refuser un deuxième voyage après ce transport « douteux ». Chez SN-THS, certains c’étaient donc aperçus de quelque chose, bien avant l’affaire de Punta Cana !!! Certains pilotes, en tout cas !!!
crusader fauretMais pas seulement : dans le livre récent « L’Affaire Air cocaïne de s Marc Leplongeon et Jérôme Pierrat », le second dirigeant de SN-THS, Fabrice Alcaud, affirme avoir eu des doutes sur le vol… avant même son départ, et en avoir fait part à la DGSE. En photo à droite, le KingAir 350 OO-GMJ d’Air Service Liège sur ce fameux aéroport de St-Trond. Dans les années 90; on avait même pu photographier deux Crusaders français et un se poser sur la base aérienne belge alors encore en activité lors d’un meeting aérien . A l’époque, on s’amusait pas mal dans l’aéronavale comme on le raconte dans un blog dédié : le 25 novembre 1994, à la fin du meeting de St Trond, justement, un Crusaders a décollé ailes repliées et est resté 30 minutes en l’air de cette façon : il n’y a que 8 pilotes au monde à avoir tenté l’expérience pour devenir membre du très fermé « wing-folded club F-8« … nous raconte le site contenant les archives des Crusaders français. l’histoire ne dit pas si Pascal Fauret, ci-dessus à bord de son appareil, a fait partie de ce club fort restreint… de pilotes casse-cou, ayant hérité de l’admiration ce jour-là de tous ses pairs… en photo, l’expérience menée par un pilote américain. à Naples (en Floride)… (ça sera aussi fait avec un Phantom F-4B ( le N°. 152327) ! Le drôle de pari avait débuté semble-t-il au « Death Angel squadron » de Da Nang, au Viet-Nam, en 1966… et avait été refait à Miramar par un jeune pilote du Navy Fighter Squadron VF-53 « Iron Angels » le 22 janvier 1968…

falcon SN-THSAu sujet de St-Trond, la juge en charge du dossier français va obtenir des pilotes de SN-THS des témoignages incroyables sur un petit biréacteur qui était venu s’y poser. Dans le livre « L’Affaire Air Cocaïne: Mafia et jets privés », deux dépositions apparaissent. La première est celle d’une pilote appelée Samantha, qui lui dépeint une étrange virée en Falcon 10 (le seul avion que possède en fait en propre SN-THS (*), le modèle Modèle Falcon 10 N° de série 203 immatriculé  F-GPGL, ici à droite dans son hangar, lors de sa vente aux enchères) vers le petit aérodrome belge.  » C’était un vol, il y a deux ou trois ans. C’était pour SN-THS. Il fallait se mettre à vide au Bourget puis récupérer un passager. Il fallait le déposer en Belgique et repartir sans le ramener […]. C’était bizarre car je devais me poser sur un petit terrain militaire désaffecté en Belgique et en aucun cas je ne devais me détourner de ma route. Si je ne pouvais me poser sur ce terrain, je devais faire demi-tour et revenir au Bourget. Il fallait partir très tôt pour arriver aux aurores en Belgique. Il faisait à peine jour pour pouvoir se poser », raconte-t-elle ». Puis pour les suivants, le passager se fait accompagner de valises qui ressemblent plutôt à des cantines de métal l: » Ensuite est arrivé un chariot avec cinq ou six valises énormes et rigides. J’ai été surprise de voir de si grandes valises en métal […]. On a passé le filtre tous ensemble, mais le problème est qu’à cette heure-ci le Bourget est une vraie passoire. J’avais des doutes et je ne savais pas si la personne derrière son écran était vraiment regardante. » Ce jour-là, Samantha n’avait pas réussi à porter une seule des valises, tant elles étaient lourdes. L’avion à peine arrivé en Belgique, sur le petit terrain désaffecté, deux grosses voitures noires étaient venues récupérer le passager, environ 70 ans et d’origine flamande, ainsi que ses bagages ». Un second témoignage confirme l’étrange ballet au même endroit : « et cette fois-ci c’est Émilien, lui aussi pilote, qui s’y colle. Tout comme Samantha, il raconte un voyage en Falcon 10 à destination de la Belgique et de l’aéroport désaffecté de Saint- Trond. « J’ai récupéré au matin l’avion qui avait été chargé sans ma présence, dit-il. Pour pouvoir charger les valises, l’aménagement intérieur de l’avion avait été enlevé. Un seul siège pour le passager avait été gardé. » Le vol était « au départ du Bourget et à destination de Saint-Trond, raconte Émilien. Un endroit où l’on ne peut pas se poser par mauvais temps. Les instructions étaient de retourner au Bourget si l’on ne pouvait pas se poser. On est partis là-bas, on a pu se poser et on a été accueillis par une personne se présentant comme le directeur de l’aérodrome, mais je ne sais pas s’il s’agissait vraiment de lui. Il y avait deux grosses voitures : une de type 4 x 4 et une de type Espace. Ils étaient là pour prendre le passager et charger les valises. Le vol paraît louche mais, sur le coup, ce qui m’a paru bizarre est le fait de partir du Bourget et de devoir y retourner si l’on ne pouvait pas se poser ». Et cela s’est passé avant l’affaire de Punta Cana !!!

falcon 10Le Falcon 10 ? Un petit jet privé bien connu des militaires… et de l’Aéronavale, tient, quel hasard. Connu par Patrick Philippot, le plus capé des pilotes de « Cruse » (Crusader) qui a apponté apponté 867 fois dont 160 de nuit avec la célèbre 12 F, a fini sa carrière comme commandant de la 57 S sur… Falcon 10 « Mer », par exemple.  L’avion de Dassault, surnommé « miniFalcon« a  servi à tout chez les marins : « de transport VIP Marine et ministériels, pour des missions d’entraînement au profit des bâtiments à la mer telles que calibrations, radar, plastron, acquisition/ détection d’objectifs, et, pour les pilotes, entraînement radar et au vol sans visibilité ». Tous les pilotes de l’Aviation Embarquée, opérationnels habituellement sur les avions de l’Aéronautique Navale, passent un jour sur Falcon 10 de la SRL pour s’entraîner au VSV ou tester leurs qualifications. Les missions de liaisons englobent les nombreux déplacements qu’impliquent le commandement et la gestion d’une force navale. Certaines destinations peuvent être lointaines comme Dakar », par exemple » note le site dédié. Voilà donc pourquoi on trouve tant d’anciens pilotes de Crusaders que d’Etendard reconvertis en pilotes de petits Falcon… ou de plus gros, tant Dassault tient à garder ses avions proches les uns des autres pour faciliter le passage de l’un à l’autre. L’autre grand utilisateur de Falcon étant Olivier Dassault, qui possède le sien propre, peint selon ses goûts (une jolie réussite) avec lequel il s’était rendu à plusiers reprises en Colombie, dans la villa »Cactus »  de Thierry Gaubert témoin de mariage de Nicolas Sarkozy, une villa proche de celle de  Jean-Philippe Couzi – les deux sont reliées par un tunnel (2), comme celles d’Escobar -, l’ancien époux d’Astrid Betancourt, la sœur de l’autre) mais ça aussi c’est encore une autre histoire (3).

Etrangement, le même petit Falcon effectue en septembre 2012 plusieurs aller-retours entre Lyon et Burgas ou Varna tel ce trajet relevé le 13 septembre 2012 par Flight Radar :

trajet falcon 10

Des voyages vers la Roumanie ou la Bulgarie d’un côté, quelques uns vers la Belgique, SN-THS, cette micro-structure est très affairée en cette année 2012 (on peut avoir une idée de la taille de l’entreprise en regardant le peu de choses qui a été mis en vente aux enchères lors de sa fin : même en informatique, c’était le strict minimum, tout tenait sur un MacMini – à moins que l’essentiel ait été gardé par la justice !). En fin d’année, un premier voyage a lieu vers Punta Cana, en Falcon 50 déjà : « décembre 2012 : Le Bourget – Puerto Plata (République dominicaine) – Saint-Tropez avec escale aux Açores. A bord, on retrouve les pilotes Fauret et Odos, et Pisapia. Au retour, le Falcon transporte sept ou huit bagages très volumineux. Leur déchargement est digne d’un film à grand spectacle : deux voitures pénètrent sur le tarmac pour récupérer les valises. Frank Colin assiste à la scène depuis la terrasse de l’aéroport. Sa présence dans le Var ? Pour voir le « bel avion », justifie-t-il. François-Xavier Manchet, douanier de 48 ans, est en poste à Toulon. Vieil ami de Frank Colin, lui aussi est présent à Saint-Tropez à l’arrivée du premier vol du Falcon. C’est d’ailleurs grâce à son intervention que les deux voitures pénètrent sur la piste. Le dossier comporte plusieurs écoutes téléphoniques troublantes entre lui et Colin, comme ce jour où l’homme d’affaires lui demande de se débarrasser d’une voiture. En décembre 2012, Manchet établit un document officiel antidaté de déclaration d’espèces pour son ami qui se balade avec 500000 € en liquide ». Pour le fameux douanier, on y reviendra plus tard, si vous le voulez bien. On notera surtout la présence, déjà de Pisapia lors de ce premier vol, et le rôle trouble d’un douanier de la Môle. Difficile aujourd’hui pour les pilotes de dire qu’ils ne se connaissaient pas, ou si peu, comme l’a affirmé dimanche soir à la télévision Pascal Fauret : « Nous n’étions pas mariés. Depuis le départ, nous avons été noyés dans la dénomination ‘les quatre Français’ mais ce n’était pas un vol de copains. J’étais là dans le cadre de mon travail ». Certes, mais de porter des valises volumineuses des clients, toujours les mêmes, à plusieurs reprises, ça crée des liens d’amitié, même si ce n’est pas l’amitié virile des pilotes sur porte-avions…  des valises aussi lourdes que celles amenées en Belgique à St-Trond, via le petit Falcon !

gulfstream congoDe l’or (vrai ou faux ?) circulant en jet, un intervenant de forum déjà cité était venu en parler, mais dans un autre endroit du monde : l’Afrique. « Tout cette histoire me rappelle l’ affaire du jet privé à Goma en 2011, un sublime Gulfstream V,  immatriculé N886DT (Voir *) de la compagnie Arcadia aviation (ex VP-BEP, numéro de fabrication 636. ex N556GA and N910V, chez Amoco-BP),, la photo est un document FlightWare, est bloqué à l’aéroport après une course poursuite avec les policiers dans la ville où il a quelques morts. Il y avait 450 kg d’ or et 4 millions de dollars à bord appartenant à un seigneur de guerre local (officiellement – il s’agîssait de Bosco Ntaganda, surnommé « Terminator » en raison de sa sauvagerie proverbiale), qui vient d être transférer à la CPI de la Haye  (nota : son procès c’est ouvert le 2 septembre 2015) l’équipage a finit par être libéré, et l’avion convoyé à Kinshasa, peut être l’est il encore ? » avait écrit « warbirdreamer ». Et effectivement, à part que l’avion vole à nouveau : là aussi ça avait eu un côté « hollywoodien ». Ça ressemblait en effet à un film, là encore:  « C’est un coup digne d’Hollywood – jeudi dernier, un jet Gulfstream est arrivé à l’aéroport de Goma avec deux Nigérians, un Français et un Américain à bord. Selon les sources locales, l’avion a été immédiatement reçu par les gardes fidèles du général Bosco Ntaganda, inculpé par l’ICC. Ces soldats ont débarqué certaines boîtes et se sont dirigés vers la ville. Sboscoelon une version des événements, la Garde Républicaine s’est lancée dans la poursuite, mais s’est arrêtée quand elle a vu que les boîtes se dirigeaient vers la résidence de Bosco. L’équipage a été arrêté par les agents du renseignement congolais, les moteurs de l’aéronef encore en train de tourner. Et donc, qu’y avait-il dans les boîtes ? Selon le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, 6,8 millions de dollars. Les premières autorités congolaises ont suggéré que Bosco pouvait être derrière eux, mais le chef du renseignement d’Amani Leo, le colonel Wilson Nsengiyumva (également un ex-officier de la CNDP), a dit que Bosco avait dirigé cette opération d’infiltration contre les hommes d’affaires congolais anonymes qui « avaient essayé de voler les richesses du pays « .  Selon d’autres sources, cependant, Bosco (ici à gauche, photo du Great Lake Post) essayait de vendre en fait près de 500 kilos d’or – d’une valeur d’environ 20 millions de dollars sur le marché international, si elle est de qualité décente. Qui donc avait-il amené cet or à Bosco ? Il est vrai que beaucoup de ses soldats contrôlent des zones minières, mais le commerce de l’or passe en général par Bukavu ou Butembo, et pas par Goma. Et 500 kilos représenterait une somme énorme, un huitième de commerce de l’or estimé dans le Kivu, bien que ces estimations sont très approximatives, compte tenu de la nature clandestine de ce commerce. Et qui sont présumés et ses partenaires d’affaires ? enfant soldatLa presse suggère qu’ils sont américains, avec Edouard Carlos St. Mary III, Nigérians pour Adeola Ehinmola et Mukaila Aderemi Alexander Lawal, et un citoyen français avec Stéphane Franck M’Bemba. » Ce dernier étant un agent chargé de la sécurité de la Camac (pour « Cameroon-American » la société pétrolière installée à Houston de l’industriel Kase Lawal). Avant de quitter Abuja, l’équipe de la Camac avait reçu «les assurances, la haute considération et l’estime» du conseiller à la sécurité du président Goodluck Jonhattan, l’ambassadeur Layiwola Lasseinde ». Le gouvernement aussi s’était visiblement fait berner ! L’idée de base étant d’acheter les 500 kilos d’or congolais (ou 450) environ 10 millions de dollars, et d’en doubler la valeur une fois rendu aux USA… le deal avait été signé à New York même, le 2 décembre 2010, par un gros industriel américain d’origine camerounaise.. qui espérait cupidement doubler sa mise. Pour en revenit à « Bosco Terminator’, ce qui lui est activement reproché, outre cette affaire d’or, c’est surtout l’emploi d’enfants soldats (la photo plus que parlante provient ici d’Info Afrique).

dossier CAMAC ONUTout avait été étrange de bout en bout dans cette affaire d’avion débarqué réputé plein d’or (à droite la photo de l’appareil à Goma, dans le dossier à charge de l’ONU) : « le 15 mars 2011, le Gulfstream, les quatre passagers et le pilote sont transférés à Kinshasa, où le parquet général de la République se saisit du dossier. La justice autorise à garder 112 jours aux arrêts les inculpés, dès lors que ces derniers sont susceptibles d’être passibles d’une peine supérieure à six mois de prison. Mais Flory Kambage Numbi, le procureur général de la République, opte pour une «amende transactionnelle». Vendredi 25 mars, après avoir accepté de verser une amende de 3 millions de dollars (2,1 millions d’euros) pour «blanchiment de capitaux, achat illégal et détention illicite de substances minérales», les inculpés ont été libérés du centre pénitencier de Kinshasa. Libres de quitter le pays ». Superbe !! A part que les « prisonniers » sont logés au « Kivi Light Hotel » et que celui-ci… appartient à Bosco Ntaganda, qui ira jusqu’à leur proposer la note des 112 jours au tail d’un cinq étoiles, ce qu’il était loin d’être !

protagonistesLe 26, l’équipe redécolle du Congo… mais sans les lingots d’or, et même lesté de billets qui s’avèrent tous être des faux !!! Tout n’était qu’une immense arnaque, dans laquelle était tombée le business man Kase Lawal (en gris la présentation Powerpoint qui a servi d’appât), qui dans l’affaire avait perdu au bas mot… 30 millions de dollars (certains estiment la perte à 62 millions !). Dans le deal signé à New-York, il devait partager la somme à 40% pour lui, 30% pour l’américain St Mary et 30 pour le basketteur intermédiaire… (qui eux s’étaient fait payer semble-t-il !). Il s’était fait avoir, malgré son image d’industriel aguerri : Powerp3-d5c8a« sa société Camac Energy, dont le siège est à Houston, négocie aujourd’hui près de 100 000 barils de pétrole par jour, dont une partie produite dans ses blocks nigérians d’Oyo. Cotée au New York Stock Exchange, la société, est, avec près de 2 milliards de dollars (1,4 milliard d’euros) de chiffre d’affaires, l’une des plus importantes entreprises du business afro-américain. Ses contacts, tant avec les milieux politico-affairistes du Nigeria que dans les cercles du pouvoir américain et les milieux de l’énergie de Houston, ont permis à Kawal de devenir aux Etats-Unis incontournable dans le business international, particulièrement avec l’Afrique. Après avoir déjà été employé par les administrations Bush et Clinton au sein de commissions dédiées au commerce international, puis avoir contribué financièrement à la campagne sénatoriale d’Hillary Clinton en 2008, celui-ci a été nommé le 20 novembre 2010 powerp2-b9643par la Maison Blanche au sein d’un comité de 30 personnes sur la politique économique internationale« . Lawal un des généreux donateurs de la campagne électorale de Barrack Obama, s’était fait berner par des escrocs bien ordinaires (comme intermédiaire on était tombé sur Dikembe Mutombo, star du basket US originaire du Congo ancien joueur de basket de la NBA chez les Houston Rockets, converti à l’aide humanitaire…. et au profit) : « Le rapport de l’ONU nous apprend que Ntaganda et d’autres hommes forts de l’est-congolais sont de fait en relation avec «un réseau à grande échelle d’escrocs en faux or travaillant dans toute l’Afrique de l’est». Parmi eux, justement le Camerounais Eddy Michel Malonga, le vrai-faux propriétaire de l’or sur Nairobi, ainsi qu’un autre compatriote, Yusuf Omar, recherché par les services de renseignement congolais. Un homme qui, deux mois avant l’affaire du Gulfstream V de la Camac, avait utilisé la même arnaque pour tenter de gruger, a nouveau à Goma, et une nouvelle fois avec la complicité de Ntaganda, le passager d’un jet Hawker 4000 arrivé de Dubaï: le pakistanais Tariq Fawad Malik, agissant pour le compte de la très trouble société Black Pearl International. Arrivé au Congo avec deux millions de dollars en cash, il fit capoter le deal après avoir découvert que l’or qu’on lui proposait était en fait de la pacotille »…  L’avion utilisé était un jet Hawker-Beech 4000 immatriculé (photo de 2010 de Billy McNally sur Flickr), loué à Dubai Empire Aviation Group166 au nom de hawkerBlack Pearl Capital Limited, de Dubai, ayant comme adresse une boîte aux lettres (P.O. Box 211050). Un avion appartenant à UBS Leasing AG en Suisse, qui l’avait loué à Elegant Aviation Limited, aux bons soins de soins de la Codan Trust Company Limited, dans les îles Vierges britanniques !! L’avion étant alors exploité par Empire Aviation Group, de Dubaï ! Toujours la même série de sociétés écrans pour perdre les enquêteurs et leurrer la sécurité des aérodromes !!! Celui-là, en tout cas ne voulait pas se faire connaître. Sur Mutumbo, rien dans sa biographie sur l’affaire : on écorne pas une légende !

La suite fut pire encore pour la société qui avait fourni l’avion : « en raison de la saisie, Southlake se retrouvait en défaut sur les 43 millions de dollars de prêt sur l’avion et son créancier VFS Financement, une filiale de General Electric, l’avait poursuivi dans le comté de Dallas en mars 2011. Southlake s’était mis entre temps sous le chapitre 11 de protection de la faillite, le même mois. Le vendredi 21 Septembre 2012, le Dr Kase Lawal en en qualité de directeur de Camac était condamné à verser 32 millions d’indemnités aux propriétaires de Southlake Aviation, David Disiere, Teresa Disiere et Disiere Partners, après que le tribunal ait déterminé que les responsable de CAMAC International Corp avaient fait volé l’avion de Southlake au dessus du pays africain sans même avoir d’autorisation ». SN-THS, rappelons-le, n’a pas survécu longtemps à l’affaire de la saisie du Falcon… qui ne lui appartenait même pas. Aux dernières nouvelles, l’avion, désormais en piteux état sans entretien depuis plus de deux ans, est en passe d’être racheté » pour en faire… des pièces détachées ! J’ai traité en détail toute l’affaire ici. Southlake n’a pas résisté à la mise en faillite. On peut encore voir en vente aujourd’hui son autre Gulfstream N168WM datant de 1986.

Sur un forum, un intervenant ajoute sa pierre (précieuse !) au dossier : « fait intéressant: un tribunal de l’Arizona a décidé l’an dernier que deux hommes d’affaires étaient coupables d’avoir fraudé des investisseurs pour plus de 640 000 dollars dans un système pyramidal qu’ils avaient mis en place avec un certain Edward Carlos St. Mary qui dirige une société appelée Axiom (…) L’investissement ? Acheter des diamants. La devise de la société était « acheter pas cher, pour vendre haut. » Apparemment, ça n’a pas fonctionné cette fois ». Selon la presse américaine, l’une de ces personnes était en effet un négociant en diamants de Houston (Texas), Edward Carlos St. Mary (ici à droite), au « passé suspect » : il a déjà tenté d’autres escroqueries, dont il était à chaque fois passé au travers, d’aucuns affirmant qu’il bénéficiait pour cela de l’aide active de la CIA. « Des dossiers de jurisprudence à son égard montrent des jugements par défaut contre lui totalisant plus de 1,5 million de dollars et l’un d’entre eux lui enjoint de rembourser 700 000 de plus. Les avocats des lésés affirmant ne pas avoir réussi à localiser des actif de Carlos St. Mary qui n’a remboursé aucune fraction du montant convenu, quelque soit l’établissement concerné. En attendant, il vit dans une maison enregistrée au nom de son épouse d’une valeur de près de 1,6 millions de dollars aux Woodlands ». « Le gars était très charmant « , a déclaré l’avocat John Venzke, qui représentait un groupe de trois investisseurs qui ont perdu de l’argent avec lui « il vendrait de la glace aux Esquimaux s’il le pouvait ». Un site s’inquiète de ce lien supposé : « revenons au jet en question, selon le ministre Lambert Mende, porte-parole du Gouvernement congolais, le jet en question est recherché par les autorités américaines, mais il se cache au Congo pour l’exploitation des minerais du général-épicier. Au fait, ce jet trafiquait de l’or, tandis que selon Mende, il était recherché pour trafic de drogue, d’armes et munitions de guerre. Allez-vous croire que les services américains soient assez incompétents pour ne pas réussir à localiser ce jet ? ». Car c’est bien là tout le problème :disiere house l’appareil aurait-il aussi servi pour d’autres trafics illicites ? On songe à des armes, ou à de la drogue, avec les vilaines habitude de la CIA !!! » Selon Daniel Hopsicker, David Disiere lui-même, qui se présentait partout comme pilanthrope, n’était pas non plus un saint. Sa société d’assurances Cascade Insurance Co. de Shreveport en Louisiane tombée en faillite, il avait recruté comme homme d’affaires l’ancien Gouverneur Edwin W. Edwards contre qui il témoignera en justice, alors qu’ils étaient tous deux accusés de détournements de fonds leur valant jusqu’à 200 années de prison ! D’autres casseroles furent aussi reprochées à Edwards : le congressiste  Cleo Fields avait ainsi été filmé en 1997 recevant 20 000 dollars en billets d’Edwards ! Il  sera condamné à 10 ans pour racket. En 2014, il souhaitait à nouveau se représenter au Congrès ! Il perdra largement (32% contre 68 %) face à son concurent républicain  Garret Graves, Disiere continuant lui à vivre dans sa luxueuse propriété  de 1452 m2 à Southlake, avec ses 7 garage pour une valeur de 3 500 000 dollars (ici à droite).

1-million-dollarsOk, allez-vous me dire, mais SN-THS dans tout ça ?  Eh bien la société installée à Bron, soupçonnée de transporter aussi de l’or par la juge qui instruit actuellement l’affaire avait aussi un pied à terre en Afrique, dans le même pays que celui où avait atterrit le Gulfstream aux faux lingots, une société dont les déboires mirobolants pourraient aussi expliquer plein de choses. Mais ça, ça sera pour demain si vous le voulez bien… une chose à la fois, ce dossier est tellement lourd ! Presqu’aussi lourd que 26 valises à bord d’un Falcon ? 26 valises qui ne pouvaient pas contenir de l’or cette fois-là, car sinon, me chuchote à l’oreille l’ami Falcon, l’avion n’aurait jamais réussi à décoller (4) ! La piste, revenue récemment sur la discussion via l’ineffable commandant de bord Philippe Henneman , lui aussi ancien de l’Aéronavale, s’effondre en toute logique. Reste celle des devises… Même en petites coupures, 2,3 m3 de billets de banque… font également un joli paquet : comme le dit ici un bloggeur, répondant à l question « Quelle place peut prendre 1 million de dollars en grosse coupures (des billets de 100$) ? » .  « Et bien voici la réponse, 1.000.000$ ça tient dans un sac McDo, un tambour de machine à laver, un bac a légume de frigo ou un micro-onde ! C’est assez compact en fait … » A 2 millions chaque valise comme évaluation, on est déjà à 52 millions de dollars. Ce qu’a gagné l’actrice Jennifer Laurence l’année 2014. Ou le prix des permis d’exploitation des gisements miniers de cuivre et de cobalt de Luiswishi et de Lukuni (à 20 km au nord de Lubumbashi, la deuxième ville en taille de la République démocratique du Congo), cédés par La Gécamines à Congo Dongfang International Mining, filiale locale du groupe minier chinois Zhejiang Huayou Cobalt Co...!!! Ne reste donc que … la coke, comme solution !

L’exemple est devenu un cas d’école, intitulé ici « Business Aircraft Operations: Transactional and Operator Risks What can really go wrong when things go wrong? » signé David M. Hernandez, Vedder Price P.Cn chez Corporate Jet.

http://www.chron.com/news/houston-texas/article/Case-of-the-big-man-and-the-oil-man-2532426.php

http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=19647#.VjfkbbzQbcc

http://www.theatlantic.com/international/archive/2012/03/the-warlord-and-the-basketball-star-a-story-of-congos-corrupt-gold-trade/253813/

« Evidemment, les membres de la famille de la star du basketball n’ont jamais été arrêtés et le nom de Mutombo n’a jamais été mentionné dans cette affaire jusqu’à la publication d’un rapport de l’ONU sur l’activité des milices congolaises dans lequel il a été démontré que Mutombo Dikembe et sa famille étaient à la tête de ce complot.  Quand on interroge Mutombo Dikembe et M. Lawal sur cette transaction, ils affirment tous deux n’avoir aucun commentaire à faire. Mais M. Carlos déclare avoir gardé des preuves de ce marché (enregistrements et copies de SMS).Selon le négociant de diamants, la dernière fois qu’il a vu l’or, il était dans un coffre à la Banque Centrale du Congo et il sait juste que le Général Ntaganda a fini avec une partie considérable de l’argent de M. Lawal et que le reste est sûrement entre les mains du gouvernement ou ne fusse que les $3 millions de l’amende perçue [pour leur libération]. Et lui rien…. Je suis sûr que ce qui s’est passé n’était qu’un plan sournois et calculé » a-t-il déclaré.

Note de l’auteur (*):

 L’ami Falcon me précise que Le F10 F-GPGL dont il est question dans l’article a été vu à St Trond le 10 décembre 2012, pour le vol THZ103, décollage à 7h52 GMT, que le Falcon 10 n° 103 F-GPGL attribué par moi à SN-THS ne leur appartenait pas en fait : « il s’agit exactement d’un Falcon 100 (avec un 4ème hublot à droite) qui appartenait à Polygone SA, une filiale de GL Events / Olivier Ginon, le 3ème actionnaire de SN THS juste pour pouvoir utiliser leur hangar. SN THS n’a jamais possédé d’avion en propre. et enfin que le Gulstream de la « photo du N886DT n’est pas le G-V-636, mais le G-III-463″…

(1) c’est la famille qui gère le château de Vaux le Vicomte, propriété familiale.

(2) Le document fort intriguant reçu le 1er juillet 2011 par Gaubert et envoyé par Couzi est ce mail, qui évoque la vente de « Nibar », un bar à prostituées au nom évocateur (pour des français !) mais aussi des travaux bizarres, dont la démolition d’un « quai » et d’un « mirador »  et l’existence d’un « tunnel qui n desservirait  » après travaux « que la terrasse de ta chambre »… un tunnel ? Mais pour quoi faire ?

(3) racontée ici :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sarkozy-apres-le-mega-naufrage-le-110787

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sarkozy-apres-le-mega-naufrage-le-111035

(4) en l’occurrence : une valisette  » Spinner Cosmolite »de Samsonite fait comme dimensions  69cm x 46cm x 29 cm = environ 92 litres (0,092 m3). 26  exemplaires font donc 2,39 m3 de capacité totale. Un seul m3 d’or pèserait déjà à lui seul… 19,3 tonnes !

On peut relire :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/une-election-americaine-ca-se-151926

document essentiel ; le rapport de l’ONU sur les ressources minérales de la République Démocratique du Congo et leur convoitise, où apparaît Mutombo.

http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=S/2011/738

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-3/

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Coke en stock (CIV) : retour en Arkansas, à la Mena

coke en stock

9 novembre 2015

Et puis dans ma longue saga sur l’historique des transferts de cocaïne, a émergé soudain une découverte, fortuite, à  vrai dire, et initiée… par mes lecteurs. L’un d’entre eux m’ayant remis en tête récememment la vente de biréacteurs Caravelle en fin de vie à  des personnes susceptibles de les utiliser à  des fins indélicates, je me suis remis à fouiner… pour tomber sur un pan complet fort instructif de la grande période des transferts massifs de cocaïne de Colombie directement vers la Californie via des avions réaction, bien aidé il est vrai par une rencontre sur le net fort au courant de l’aviation. Et tomber sur le cas de ce biréacteur français qui démontre par l’exemple que l’affaire du Boeing de la cocaïne couvert au Mali en 2009 a eu un précurseur français… 14 ans auparavant. Retour -en plusieurs étapes- sur ce fait historique, une livraison encore une fois de plusieurs tonnes de coke en plein désert… mexicain cette fois, et non malien. Avec à  l’autre bout… des comptes bancaires suisses. Comme quoi rien n’est vraiment nouveau ! Tout avait commencé en fait sous Bill Clinton, en son fief de l’Arkansas… avec le trafiquant Barry Seal, qui travaillait pour la CIA. Avant de parler Caravelle, on va (à nouveau) parler d’autres avions et… de l’Arkansas.

mena-db623Tout part de la mena, encore une fois, ou plutôt des multiples pistes au fin fond de l’arkansas ou des etats-unis, où atterrissaient les petits bimoteurs de Barry Seal et de ses collègues de la Cia, en plein fief cliftonien. Même s’il n’y avait pas qu’au hangar de Rich Mountain aviation, à la Mena, tenu par l’association de Seal et, Fred Hampton, que les opérations de rapatriement de drogue colombienne se faisaient. Seal, un agent de la DEA, c’est à  noter, était donc aussi un trafiquant de drogue, voilà  qui détermine tout de suite un des points forts du système : ceux chargés de poursuivre les trafiquants l’étaient eux-mêmes, et le sont encore pourrait-on dire, A  constater l’inefficacité totale de la lutte antidrogue de la DEA en Amérique Centrale et du Sud depuis des années. DEA et CIA travaillent en effet la main dans la main, c’est que révèle¨à l’évidence toute l’affaire Barry Seal…

L’avion de Seal
barry sealUn journaliste, Micah Morrisson, dans le Wall Street Journal, va décrire parfaitement ce qui s’y passe dans cet endroit reculé des USA, dès le le 29 juin 1994 (à droite un passage bas d’avion attribué à Barry Seal dans un documentaire US): « Mena est un bon endroit pour un mystère. Les forêts de pins et de feuillus des montagnes Ouachita qui l’entourent depuis longtemps sont un paradis pour les hors la loi, des générations de bouilleurs à la maison ou pour les agriculteurs de contrebande de marijuana aux chemises rouges de terre En 1981, le passeur de cocaïne Adler Berriman (« Barry ») Seal est arrivé sur les lieux, et a établi une base d’opérations à l’aéroport de Mena. Le dossier de M. Seal est bien connu des forces de l’ordre, il a été souvent présenté comme ayant fait plus de 50 millions de dollars avec ses activités illégales. Travaillant chez Rich Mountain Aviation, l’une des entreprises locales qui s’est transformé en un centre de remise en état des aéronefs de Mena, M. Seal a importépour près de 1,000 dollars de cocaïne par mois à partir de la Colombie dans les années 1980, selon l’enquêteur de Arkansas State Russell Welch, qui suit le cas de Seal depuis plus d’une décennie. passage bas barry sealEn 1984, M. Seal a « basculé » pour la DEA, devenant l’un de ses informateurs les plus importants. Il a pris l’avion pour la Colombie et recueilli des informations sur les dirigeants du Cartel de Medellin dont la cheville ouvrière est Lehder Carlos et a témoigné dans d’autres affaires très médiatisées. Quant à l’associé de M. Seal, Fred Hampton, le propriétaire de l’aviation de Rich Mountain Aviation, il a acheté une parcelle de terrain près de la petite communauté dans l’arrière-pays de Nella, à 10 miles au nord de Mena, et y a fabriqué en une piste. Les responsables locaux de la police pensent que l’achat était à l’initiative de Seal. » L’avion montré dans une vidéo amateur comme étant celui de Barry Seal est un modèle Navajo PA31-310, comme celui-ci, qui se distingue par ces trois larges hublots sur les côtés (le quatrième, celui de la porte d’accès est obturé, c’est une version « cargo ») : l’avion n’étant pas pressurisé. Certains Navajo ont été transformés pour pouvoir larguer des parachutistes (comme ce modèle). Seal utilisait, on le sait, cette méthode de largage pour délivrer la cocaïne.

La Louisiane, et l’île de Lehder

3324385676_c07b82f0d7-1Dans « The Crimes of Mena » de Sally Denton et Roger Morris sorti en juin 1995; on la description de la méthode Seal :  « Les cassettes vidéo personnelles de Seal, en la possession des auteurs, montrent une scène dans laquelle il a utilisé l’équipement de parachutage de l’armée américaine  ainsi que des dispositifs militaires de précision, dans ses opérations de transport de la drogue. Au milieu de l’après-midi après un certain nombre de passage à vide, l’un de ses avions abandonné une charge de plusieurs sacs polochons attachés à un parachute. En quelques secondes, la cargaison assis sur la piste d’atterrissage en herbe, à distance récupérée par Seal et chargé sur un hélicoptère qui avait suivi les avions volant à basse altitude. « Ceci est la première goutte jour de cocaïne dans l’histoire de l’État de Louisiane, » Seal raconte sur la bande. Si les sacs polochons vu dans les films à la maison des contrebandiers ont été remplis avec de la cocaïne – comme Seal le déclare lui-même sur la bande – cette charge unique valait déjà des centaines de milliers de dollars ».

L’armée complice

avion441-510x379-0336e-d2798Cette complicité avec les militaires, c’est exactement encore ce qu’écrivait Micah pour la base de Nella (Mena) dans l’Arkansas :  » En 1984, les rapports de surveillance policières parlaient d’une activité étrange de type militaire autour de Nella. « Nous avons eu des rapports sur des armes automatiques ; de nombreux incendies, sur des hommes d’apparence latino-américaine dans la région, des gens en tenue de camouflage se déplaçant silencieusement à travers des chemins avec des armes automatiques, des largages d’avions, un trafic d’avion bimoteur, des choses comme ça », dit l’ancien enquêteur de l’Internal Revenue Service, William Duncan, qui a commencé à enquêter sur Mena en 1983. Les habitants de la campagne autour de Nella ont confirmé les rapports d’avions qui chargeaient sur place dans le milieu des années 1980. « Mais les gens ne parlent pas beaucoup de ça ici », a déclaré un habitant du quartier. « Si vous le faisiez, vous auriez pu vous réveiller un matin et trouver un tas de vos animaux morts. » Visiblement, on a fait peur à l’entourage…. de la même manière qu’on a fait peur à des gens à d’autres endroits pour qu’ils ne mettent pas le nez où ils ne devraient pas.norman cay La mort d’un des pilotes (Emile « But » Camp), certes accidentelle, à Fourche Mountain au Nord de Mena, un an avant celle de Barry Seal ravivant les peurs de possibles manipulations, Camp ayant beaucoup à dire sur le cas de son propre collègue (un autre pilote de Seal, Eric Arthur, pilote de Piper Seneca, natif des Turks and Caicos Islands, se fera hacher menu par les hélices d’un appareil en 1984 sur l’île de Lheder (ici à droite), où se posait régulièrement Seal : Lehder, Escobar ou  Rafael Caro Quintero…. et Seal partageaient les mêmes avions. En tête de chapitre, un avion attribué à Seal dans une vidéo : c’est un Navajo Panther, et non un Cheyenne. Plus étonnant encore, l’avion ressemble comme deux gouttes d’eau au Panther découvert dans le hangar des appareils appartenant à la société de Caro Quintero, Taxi Aereo Nacional de Culiacan SA :

caro_quintero_hangar

La méthode inventée deviendra classique

Les mêmes avions… et les mêmes méthodes. La preuve en étant cet extrait de l’ouvrage « Kings of Cocaine: Inside the Medellín Cartel – An Astonishing True Story of Murder, Money, and International Corruption » de Guy Gugliotta et Jeff Leen : « la contrebande sérieuse de cocaïne en avion privé est devenu une réalité lorsque Carlos Lehder et George Jung ont finalement rencontré Bam Kane à Miami pendant la première semaine d’août 1977, Kane dit qu’il était prêt, après un an d’attente et des retards, à faire voler la cocaïne pour eux. Pour s’envoler de Nassau, le fuselage de son petit avion bimoteur était équipé de réservoirs de carburant de caoutchouc pliable pour augmenter sa portée et était guidé par un Loran, une radio balise capable de le guider à quelques miles de sa cible (voir ici le principe, ainsi que l’explication ici). Au dessus de la Colombie, un co-pilote envoyé en repérage pour Kaneloran_kln88 avait souligné l’emplacement d’ une petite piste d’atterrissage privée dans une ferme en dehors Medellin, celle où  était Pablo Escobar. Avec 250 kilos de cocaïne à bord, cinq fois plus que Carlos I.ehdci n’avait jamais manipulé. Bam Kane est retourné à Nassau, a ravitaillé, et  est entré furtivement dans l’espace aérien américain. La cocaïne a alors été  chargée dans des chariots de supermarché et a été transportée en voiture à Fort Lauderdale sur un parking, là où Kane a divisé la charge en deux et l’a mise ans les coffre des deux voitures. Lorsque les Colombiens son venus, il leur a donné une voiture et a retenu l’autre jusqu’à ce qu’ils payent sa redevance Kane a eu son argent dans les quarante-huit heures et Jung et Lehdcr se sont divisé un cool million de dollar :  tout avait fonctionné comme sur des roulettes ».

réunion

Un parc aérien riche

Dans le jugement du 20 janvier 1993, on retrouvera trace complète des avions utilisés par Lehder (je résumé ici le long texte). Le Piper Navajo aircraft, Registration N50RK, dans lequel avaient volé  Carlos Lehder, Jak Carlton Reed, et Russ O’Hara  pour emporter 6 à 700 livres de coke à Rio Hacha en Colombie le 6 mars 1976. Le fameux N50RK est souvent attribué à Pablo Escobar, en fait. l’avion un Piper PA-31 Navajo sans winglets, construit en 1977 sous le numéro 51434430/A63918, inscrit chez A o Z Leasing à Corona del Mar, en Californie a été exporté le 11 juin 1981 en… Colombie. Son registre indique que ses propriétaires étaient des associés (« partnership« ).N50RK escobar De la coke transférée ensuite dans le Beechraft Queen Air, Registration N923Q.  En « avril ou début mai 1978 », Carlos Lehder, Jack Reed Carlton, et Russ O’Hara ont volé sur le Piper Navajo, inscription N50RK, de Cay, aux Bahamas de Norman, sur une piste en Colombie, avec un arrêt en route à Aruba, pour emporter environ 300 kilogrammes de cocaïne, avec retour à Norman Cay, Bahamas. L’avion était à l’époque toujours… californien. Vers la mi-juillet 1978 à ou vers décembre 1978 Reed et Stephen C. Yakovac ont fait plusieurs vols de chargements de cocaïne pour un total de 1358 kg de cocaïne en provenance bonanzade Norman Cay, aux Bahamas, sur une piste en herbe en Floride près du lac Okeechobee , en utilisant un Cessna 206, d’enregistrement N756LY. L’avion était enregistré en 1982 chez Red Aircraft Sales, à Fort Lauderdale avant d’être « exporté au Panama » !!! En mars 1979 Reed et Stephen C. Bluemel, ont volé sur un Bonanza à empennage en V, d’enregistrement N18337, en emportant environ 300 kilogrammes de cocaïne en provenance de Norman’s Cay, aux Bahamas vers la piste d’atterrissage lac Okeechobee, en Floride. Au mois de mNormans-cay-bonanzaars ou au début d’avril 1979 Edward Hayes, Carlos Lehder et Leverett Merrill Francis ont chargé environ 350 à 300 kilos de cocaïne dans un avion bi Beechcraft Bonanza, d’inscription N537ML, sur Norman Cay, aux Bahamas, et Ward et Francis, ont piloté l’avion au piste d’atterrissage d’Astor Park à Lake County, dans le Middle District de Floride, où la cocaïne a été chargée par une équipe au sol recruté par Jack Reed Carlton. Cette cocaïne a ensuite été transportée par véhicule à moteur d’Astor Park vers la «maison de planque» de Lighthouse Point, Floride, loué par Stephen C. Bluemel. Le gag, c’est que le Bonanza à queue papillon des dealers volait toujours récemment : il a été photogrphié à Santa Paula Airport en août 2010… et un autre similaire semble être resté dans un hangar sur Norman’s Cay, comme on peut le voir ici à gauche…

miami road drg plane

La grande époque du trafic de coke

En 1985,  on retrouvera un Cessna Conquest 441, cette fois, posé sur une autoroute, a i-75 à l’ouest de Palmetto, en  Floride, vidé de ses occupants. Un avion soupçonné d’avoir apporté de la coke. Son immatriculation sera attribuée en 1988 à un Boeing 727. Deux ans plus tard, en 1987, la police découvrait tout un matériel radio sophistiqué chez des trafiquants arrêtés à Miami : scannersdes scanners radios sophistiqués pour écouter la police, et une véritable station d’observation avec jumelles sophistiquées en haut d’un appartement de Sunny Isles. Au sommet du trafic, Lloyd Frink, le responsable du Grand Prix de Palm Beach et de l’International Motor Sports Association (IMSA). En trois ans, Don et Bill Whittington, Davie`s Randy Lanier et Davie`s Marty Hinze, tous pilotes de course, avaient été arrêtés pour trafic de drogue. Alors que Seal balançait ses paquets sur terre, Frink les récupérait lui plutôt en mer, ses paquets étant équipés de balises émettrices :  « la cocaïne, munis d’émetteurs, tombait dans l’océan depuis des avions, raconte le FBI. Des bateaux suivraient le signal radio et ramassaient des paquets flottants avec la drogue illicite. Frink et un autre pilote d’hydravion, appelé Lake (un Lake Buccaneer LA-4-200 en fait), volaient au dessus des bateaux transportant de la cocaïne de Scrub Cay dans les Bahamas, à Nassau, disent les autorités, selon le procureur adjoint Michael Runowicz déclaré jeudi. Le réseau de contrebande importé 10 tonnes de cocaïne d’une valeur de 10 millions dollars, selon, les agents du FBI. »

Des risques énormes, et des accidents révélateurs

principeDe accidents ont eu lieu, lors de ses vols de nuit dangereux. Le pilotage à l’arrivée de la Mena n’étant pas si facile que cela… comme témoignage, celui du shérif local avait surpris, à propos d’un crash d’un des appareils contenant la coke : « A. L. Hadaway, l’ancien shérif du lieu, a été fort surpris d’apprendre que « Camp, un pilote expérimenté, s’était écrasé. « Il aurait pu trouver cet aéroport de nuit tous feux éteints, je l’ai vu le faire », a déclaré Hadaway, qui est aussi un pilote. Furr (le manager de Rich Mountain) a dit qu’il y avait quelques doutes que la mort de Camp aît pu être simplement accidentelle :« J’ai entendu parler d’un assassinat, que Camp avait une bombe à bord, qu’il avait avec lui 500 livres de cocaïne et 3 millions de dollars en numéraire » a-t-il dit. Vous pouvez entendre plein de choses à ce propos ».  Dans une fort étonnante déposition d’un policier, Russell Franklin Welch, lisible ici, on peut en effet lire la thèse de l’attentat contre Camp : « donc, environ le 20 Février 1985, une personne inconnue à mes yeux, avant cette époque; ^portant le nom de Emile Camp, s’est écrasé en avion près de Mena et a été tué. J’ai reçu un appel d’abord de Rudy et Furr et plus tard, je pense, de Freddie Hampton. Je ne me souviens pas de l’ordre exact sur ce point. Mais ils tous deux craignaient que cela avait été un assassinat, parce Barry Seal allait au tribunal – il à la cour à ce moment-là à Miami, en Floride, sur un – témoignage pour la gouvernement dans une opération qu’il avait aidé à effectuer. Ils le sentaient comme cela – que l’accident d’avion d’Emile Camp était en quelque sorte un assassinat pour expédier ce procès, soit pour Barry Seal ou pour la défense dans le procès, Emile Camp étant la seule personne avec Barry Seal personne qui pourrait témoigner de ce qui se passait en ces temps particuliers« . Seal sera descendu, on le rappelle alors qu’il commençait à témoigner à sonpropre procès, et surtout à commencer à tout révéler. L’avion de Camp était le N8658E, un Piper Seneca noir, gris et rouge.maule L’avion appartenait à « Seal Adler B » : le nom réel complet de Barry Seal. Des Piper Seneca, il en avait trois : le N8658E, le N8275T (enregistré chez « Pay and Save Inc » (drôle !)et le N8049Z, tous peints exactement pareil, avec des noms de code internes… japonais. Exercés à voler bas et à tester les détections radars de la base. Peints pareils, les avions étaient complètement interchangeables. Les avions étaient enregistrés à Boward County… en Floride. Barry Seal utilisait aussi un avion précis : un petit Maule, dont la spécialité est l’atterrissage et le décollage court, idéal au Nicaragua (présenté ici par Terry Reed).

Un seul hangar est tout s’explique

rich_mountain-8279aL’origine du trafic est vite cernée, et elle se situe dans un hangar précis de Mena même :« M. Duncan et M. Welch, enquêteurs de police de l’état d’Arkansas, ont poussé leur enquête sur M. Seal et de Rich Mountain Aviation. Ils soupçonnaient que M. Seal, en dépit de son travail avec la DEA, ait continué d’importer des drogues et à blanchir l’argent par le biais des entreprises locales et les banques, en utilisant éventuellement la piste d’atterrissage de Nella comme base pour des largages de drogue. En 1986, la chevauchée sauvage de M. Seal a pris fin. Trois tueurs à gseal deadages colombiens armés de mitraillettes l’ont rattrapé alors qu ‘il était assis derrière le volant de sa Cadillac blanche à Baton Rouge, en Louisiane, et lui ont délivré une récompense éternelle. Huit mois après l’assassinat, l’avion cargo de M. Seal a été abattu au-dessus du Nicaragua. A bord il y avait un chargement de munitions et de fournitures pour les Contras. Un membre d’équipage, Eugene Hasenfus, a survécu. Avec l’accident, et l’étalage de l’affaire Iran-Contra, les enquêteurs ont commencé à examiner la piste de Nella sous un jour nouveau. Barry Seal ne faisait pas simplement que voler la drogue aux États-Unis, pensaient-ils, peut-être aussi qu’il apportait aux Contras nouvellement formés des armes de l’extérieur. » 

Des largages et une récupération par hélicoptère

mena_hangar-7084dLe policier qui avait découvert le trafic a fait un témoignage fort précis sur les méthodes inventées par Barry Seal, qui deviendron communes à tous les trafiquants suivants :  « nous avions un problème difficile pour montrer la réalité de l’arrivée de la drogue à la Mena. Nous avons appris la méthode de fonctionnement de Barry Seal et des personnes qui avaient été impliquées avec lui. Lui-même à cette époque, expliquait au Congrès et aux journaux exactement  son mode de fonctionnement qui, pour aller en Colombie dans un avion au système de carburant modifié, muni de réservoirs souples pour transporter du carburant supplémentaire, pour voler ainsi jusqu’en Colombie chargé avec de la cocaïne et pour revenir dans ce pays, toucher le continent, et laisser tomber sa cocaïne dans des sacs de voyage dans une non divulguée que personne ne connaissait grâce aux coordonnées Loran, vers une équipe au sol dans un hélicoptère, qui allait ramasser la cocaïne ». L’hélicoptère était essentiel dans la pratique, une grande part dans le fonctionnement ». Les avions ont fait qu’il utilisait nous savions (par un informateur) qu’ils étaient les mêmes car l’informateur de Louisiane, nous a dit qu’ils étaient stationnés au Mena Airport chez  Rich Mountain Aviation. Nous savions que ces avions environ toute les semaines ou deux quittaient l’aérodrome, pendant un jour ou deux, puis revenaient. Nous savions que ces avions avaient des réservoirs souples à l’intérieur. Nous savions aussi en fait ces avions avaient des couvertures couvrant leurs tableaux de bord dans le cockpit pour les dissimuler au regard des étrangers tentés de voir de quoi était fait l’équipement sophistiqué du cockpit, les radios et les Lorans et des choses que je ne connais pas du tout (…) l’informateur nous a dit qu’il y avait de fait de la cocaïne dans l’aérodrome. » Détail saisissant : la secrétaire de Richmond Aviation s’appelait Lucy Gonzalez, et elle était la fille d’un sénateur colombien.

La piste du carburant qui remonte aux trafiquants
IA Piper Navajo PantherLe témoignage est primordial, car il indique aussi les types d’appareils utilisés. « Mais un des aspects les plus importants en fait, que nous avons appris, c’est que Barry Seal possédait aussi des hélicoptères, dont deux d’entre eux, étaient à Rich Moutain Aviation pour une période de temps. Et ils avaient aussi une sorte de plancher, qu’ils faisaient rouler au dehors du hangar, par manque d’un meilleur mot, sur lesquels les hélicoptères pouvaient atterrir sur, puis étaient rentrés dans le hangar. Et la seule chose que l’on savait c’est qu’en fait Barry Seal avait besoin de ces hélicoptères pour pour ramasser les paquets de drogue après leur chute de l’avion lui-même. Nous savons aussi que Joe Evans aidait Barry Seal avec sa licence de camion à plateau avec un grand réservoir de carburant sur le dos de celui-ci sous un nom commercial fictif. Et nous savions ce que ce camion était utilisé pour l’achat de carburant, en grande quantités dans différentes zones environnantes de Mena, à savoir dans sou un nom d’entreprise fictive, en utilisant les numéros de queue d’avions fictifs ». Ce qui nous a amené à croire que peut-être de la cocaïne avait été stockée dans la zone. Mais on n’a jamais été en mesure d’établir nous-mêmes le fait. Pour nous, ce n’était pas nécessaire pour son opération d’apporter tout cela dans cette région. Ce qu’il avait était un endroit sûr pour ses avions. – Combien d’avions y avait-il là, Russell?  demande le président du jury – « selon les informations que nous aviescobarons, il y avait quatre avions à un moment, dont deux Cessna Seneca; et je pense aussi dire vrai pour deux Panther Navajo et deux Seneca ». Le Navajo Panther étant une amélioration du Navajo équipé de moteurs Lycoming TIO-540-J2BD avec des hélices quadripales Harztell capable de voler sur 800 miles en réservoirs internes (en tête de chapitre un Panther avec Winglets)… Les trafiquants avaient choisi ce qui se faisait de meilleur pour l’époque : le premier Piper à turbopropulseurs, le Cheyenne n’a été mis en service qu’à partir de 1974. On peut voir dans un documentaire Pablo Escobar en personne atterrir à son Hacienda Napoles à bord de l’un d’entre eux (image ici à droite, je reviendrai plus loin sur cet appareil plutôt… particulier).

Ce menteur invétéré de Clinton et ses douteux amis

US-FILES-CLINTON-GRAND JURY-TESTIMONYOn a souvent évoqué les Bush comme pires présidents, mêlés à des activités fort douteuses, le père ayant lui-même été à la tête de la CIA, ne l’oublions pas. Mais les Clinton n’ont rien à leur envier, toujours selon le Wall Street Journal de 1994 : « par une coïncidence intéressante, tout en fonctionnant comme un agent de Barry Seal, la DEA a également mené une enquête sur les activités liées à la drogue du courtier en obligations de Little Rock, Dan Lasater, un partisan de Clinton. En Octobre 1986, M. Lasater avait tait accusé à Little Rock complot en vue de distribuer de la cocaïne, la DEA a confirmé qu’il était la cible d’une recherche de trafic de drogue impliquant son avion privé et un petit aérodrome au Nouveau-Mexique, à la station de ski d’Angel Fire (photo ici à droite) que M. Lasater avait acheté en 1984. M. Lasater a exécuté une mystérieuse série de transactions pour le compte de Dennis Patrick, résident du Kentucky, qui a dit qu’ll n’avait pas eu connaissance de ces millions dans les transactions de son compte bancaire en 1985 et 1986. On ne sait pas ce que ces transferts représentent, à partir des bordereaux de confirmation que M. Patrick a montré sur papier seulement, avec le peu d’argent qui en sortait. dan lasaterPourtant, il est intéressant de noter que l’activité trépidante dans le compte est arrivée à une fin abrupte en février 1986 – le mois même où Barry Seal a été tué. Bien sûr, tout cela peut être juste une coïncidence, et peut-être même que le gouverneur Clinton ne savait même pas que des trafiquants de drogue, la CIA et la DEA opéraient dans sa cour. Peut-être qu’il ne voulait pas le savoir. Après tout, comme Nous venons de l’apprendre, l’Arkansas de Bill Clinton était un endroit très étrange. » Lasater sera condamné en 1986 pour trafic de drogue, mais ne fera que 6 mois sur les 30 requis, et Clinton en 1990, lui octroiera un pardon complet, effaçant toutes les accusations contre lui. Dclinton rogerifficile d’imaginer que cette mansuétude eût été elle aussi fortuite ! En 1993, un ex-agent de la DEA, Robert Bonner avait confirmé devant les caméras du magazine 60 Minutes qu’il y avait bien un trafic de drogue à la Mena : vous dites. Une tonne de cocaïne a été exportée vers les Etats-Unis d’Amérique …. En collaboration avec la CIA ? Bonner : C’est exactement ce qui semble s’être passé ». Chez les Clinton, le propre frère du président, Roger, protégé de dan Lasater, dealer de coke, en prenait lui-même : on le voit ici sur cette  vidéo de la Police se prendre un rail dans un motel.

De la coke à la tonne

seal_aircraft-a8c07Une tonne, et beaucoup plus, car ce n’était pas par petit bimoteur seulement, mais par avion cargo militaire de taille conséquente, un Fairchild C-123 Provider. que cela se passait. « Dans la matinée de ce premier vol direct, Seal et Brown ont dû aller à l’aéroport régional de Mena Intermountain dans une région éloignée près de la frontière de l’Oklahoma. Il s’agit d’un établissement petit, rarement utilisé, et intéressant seulement pour une piste très longue, du type utilisé par les gros avions de vols transcontinentaux. Brown s’était attendu à trouver, un Baron ou un King Air, des petits bimoteurs pour lesquels il avait reçu une formation de pilote. De tels avions transportaient le gouverneur dans tout l’État. Au lieu de cela, a-t-il dit, il a trouvé cet « avion militaire énorme » alors que ce n’était pas vraiment un avion militaire. Il était sombre, presque noir, et avait seulement sur la queue les marquages ​​civiles minimums nécessaires pour l’opération. Le C-123K est un transport militaire avec deux moteurs, avec une porte cargo à l’arrière de son fuselage capable de charger une petite voiture. A l’intérieur de l’avion, avec Brown, un autre pilote et deux autres personnes qui étaient des ouvriers, des « Beaners »-communs qui ressemblaient à des indiens d’Amérique centrale. Plus tard, Brown aurait appris à les connaître comme « kickers », parce qu’ils donnaient des « coup de pied » aux cargaisons de l’avion. Ils étaient tous en jeans, chemise et chaussures de sport. Seal, dit Brown, avait prescrit le code vestimentaire et insisté sur le fait que l’on n’ait pas une seule pièce d’identité sur soi, pas même des clés ou des bijoux. Seal avait même demandé à Brown de changer ses chaussures. Ils devaient être inreconnaissables. Quand Brown est monté dans l’avion, Seal co-pilote à ses contrôles jouait avec des jauges et des notes. Puis Seal a démarré les moteurs et Brown se souvient : « Ce putain… excusez-moi, je veux dire juste ce bruit de tonnerre de putain d’avion de merde qui était déjà en train de décoller. » Brown affirme que quand l’avion a décollé, il était assis sur un banc derrière les deux pilotes. Les « kickers » étaient assis loin à l’arrière de ce fuselage d’avio où il y avait des palettes sur roulettes. Des caisses étaient empilées, sur palettes partiellement couverts par une bâche. » Il est vrai que le Provider transportait de tout….
Les bases militaires dans le coup
250px-Stennis_International_Airport_-_Mississippi-625ceL’appareil utilisait aussi des bases militaires, notamment pour se ravitailler : à la DEA et la CIA on peut ajouter l’armée comme complicité : « Après l’avoir quitté Mena, l’avion a fait une escale de ravitaillement « Personne n’est descendu, » a dit Brown et le vol a repris. L’arrêt s’était arrêté à l’aérodrome de Stennis à Gulfport, Mississippi, un aérodrome fréquemment utilisées par le DEA (c’est resté un terrain militaire jusque 1970, ici en photo à gauche). Une fois de retour dans l’air, Sceller les fit sursauter en hurlant : « Eh bien, vous allez tous vous aggriper. » L’avion est alors descenu à ce que Brown appelle « une altitude d’enfer de beaucoup plus faible que celle à laquelle vous pensez pouvoir voler. » Seal évitait ainsi les radars. Bientôt, ils ont regagné l’altitude, mais ensuite ils sont redescendus à nouveau et « c’est alors ces deux enfoirés se sont mis à pousser obtenir ces palettes et à les faire rouler ». Lesrodriguez parachutes se sont ouverts au dessus de la charge sur les palettes. Plus tard les soupçons de Brown ont été confirmés : les palettes emportaient des M-16 pour les Contras. On ne sait pas s’ils avaient déjà été largués aux Contras. Seal semblait avoir eu des relations aussi chaleureuses aussi bien avec le cartel de Cali qu’avec les sandinistes. Il démontrait surtout être un employé du gouvernement très peu fiable. Environ trente minutes plus tard, Brown dit, le C-123K tard a atterri dans ce qu’on pensait être Tegucigalpa, au Honduras, bien que d’après les enquêtes c’était inconnu comme site central de la présence américaine. Après l’atterrissage, l’avion a été ravitaillé en carburant. Alors que Seal et les kickers étaient allé chercher quelques colis, Brown et le co-pilote, restés à bord échangeaient jamais plus que quelques mots . Puis, a dit Brown, Seal et les kickers sont revenus, portant quatre sacs. Brown dit qu’il n’avait amais revu les sacs depuis« . Tegucigalpa, là où sévissaient les escadrons de la mort formés par John Steele, retrouvé plcartes ciaus tard en Irak… comme tortionnaire travaillant sous les ordres directs de David Petraeus. Parmi les personnes très affairées à la Mena, un dénommé Felix I.Rodriguez (alias « Maximo Gomez » ici dessus à droite avec G.H.Bush), dont on reparlera un peu plus loin… mais aussi Bob Nash ou Aki Sakawatha, de la CIA. Tous se promenaient avec des fausses cartes d’entreprises de compagnies écrans sur eux, comme celle figurant ici à gauche…
La mort de deux ados trop curieux
reed-aba0bBill Clinton était-il au courant de ce trafic ? Sans aucun doute, peut-on affirmer aujourd’hui : « en Mars 1995, dans une déposition juridiquement contraignante, Cavalier Larry Patterson a également déclaré que Clinton savait, à propos de Mena. Patterson a dit qu’il avait ntendu des conversations à propos de « grandes quantités de drogues en cours de transfert dans l’aéroport de Mena, de grandes quantités d’armes, qu’il y avait une opération de formation continue des personnes étrangères à la région. » Lorsqu’on lui a demandé, « Y avait-il de ces conversations en présence du gouverneur Bill Clinton ? » il a répondu : enquête« Oui, monsieur. » Patterson avait été déposé en une action en justice déposée contre l’ancien chef du service de sécurité Clinton, Terry Reed, qui a dit qu’il avait formé les pilotes de Contra, sous la supervision de Seal, à Nella, Arkansas. Dans un autre hangar dans le cas, John Bender, un mécanicien, dit qu’il avait vu trois fois Clinton à Mena, à l’été 1985. Il n’y avait pas d’autres dignitaires locaux de présents, et Bender, et Clinton ne semblaient pas prendre part à aucune fonction officielle. Cela dit Bender Clinton est arrivée dans un avion Beechcraft et l’avion était toujours là Quand Bender est repartu en fin de journée. Le séjour de Clinton a duré des heures ». Bill Clintondeux_jeunes_tues_arkansas-d2d05, ce menteur professionnel, a toujours nié, comme il l’avait fait, fort mal à l’aise devant la truculente journaliste Sarah McClendon qui signait-là encore une fois son sens de la vérité pour lequel elle s’est toujours battue. Deux adolescents de 17 ans, trop curieux, Don Henry et Kevin Ives y ont laissé la vie, également, à s’être trouvés au mauvais endroit au mauvais moment. Ils avaient assisté à quelque chose, pour sûr, mais à quoi : les largages de cocaïne des avions, tout simplement ! Une des deux mères, Linda Ives la maman de Kevin, obtiendra une exhumation du corps de son fils qui révélera qu’il avait été tué en recevant des coups et non par le train, dont le conducteur avait aperçu trop tard les corps disposés sur la voie.train Il fut conclut à un meurtre lié à un trafic de drogue ayant lieu à Saline County, Arkansas. On retrouvera après l’un des pieds des deux corps qui manquait, alors que l’exhumation avait tenu à ne pas révéler ce détail morbide : comme si quelqu’un voulait à nouveau faire savoir que l’affaire était douteuse depuis le début. L’homme en cause dans l’affaire étant le premier légiste à avoir examiné les corps, le Dr. Fahmy Malak, pour qui il s’agissait d’un accident : on découvrira qu’il avait quelque temps auparavant déclaré de mort naturelle un homme retrouvé… décapité ! Une des rares personnes à avoir assisté aux meurtres, Sharlene Wilson, agent informateur de la CIA, travaillant pour la Saline County Drug Task Force a été ensuite envoyée en prison à vie. Selon elle, d’autres jeunes avaient assisté au massacre, mais ils ont toujours eu trop peur de témoigner.
Les souvenirs de Tosh
plumlee-fa1c0J’avais déjà évoqué en 2011 le rôle trouble de Clinton : « parmi les pilotes de la Mena, et certainement un des pilotes de ce genre d’appareil, figurait Tosh Plumlee, qui utilisait l’aéroport de la Mena au nom de la CIA pour le trafic de drogue des Contras. Plumee a beaucoup de choses à raconter, c’est évident. Hélas, on ne pourra pas le savoir avant… 2020 : lors de l’enquête menée par le sénateur John Kerry (oui, l’ex-candidat et l’actuel secrétaire d’Etat d’Obama), il a déposé sous serment sur ces activités de transporteur de drogue pour la CIA. Hélas, sa déposition ne sera rendu publique que dans 10 années seulement ! Le temps de protéger Clinton, très certainement. Plumlee avait déjà révélé une petite partie dans on livre »Black Knights of Cuba », où il évoquait sans détours les liens entre les anti-castristes et l’assassinat de Kennedy.«
Et ça continue, aujourd’hui encore !!!
crash cessna 210On pense que tout cela est de l’histoire ancienne : détrompez-vous ! Un événement va répéter le schéma classique depuis l’époque de Lehder et de son île à cocaïne. Ça s’est passé le 14 novembre 2011 à environ 4 heures du matin sur Cayman Islands, autour de la piste de l’île de Cayman Brac, qui est parallèle à l’Océan, et qui n’es pas celle du petit Aéroport de l’île, qui est plutôt bien dégagée, elle.  Des témoins entendent vers 3h45 du matin un avion volant tous feus éteints et circulant d’ouest en est, puis une absence brusque de bruit de moteur, et juste après un énorme bruit.  Vers cinq heures du matin on découvre un crash d’avion, un Cessna T210N, immatriculé au Mexique en XB-LLD, construit à la grande époque des narcotrafiquants de la région, en 1981. dans la carcasse broyée qui s’est plantée dans les arbres en bord de piste (il ne reste pas grand chose de l’avion), il y a deux cadavres.cartographie un mexicain, Jose Santos Castaneda Castrejon âgé de, 35 ans et un colombien,  Fernando Duran Garcia âgé de 56 ans. Celui-ci avait reçu sa licence de pilote commercial en 1976… l’autre avait aussi son diplôme de pilotage si le second n’avait rien ingurgité, le corps de Garcia contient de la cocaïne et de la chlorphénamine (un antihistaminique) : le pilote était donc « high » au moment du crash ! Si le pilote était sous dope, l’avion avait à bord l’équipement complet de l’avion de trafiquants : il y a deux GPS Garmin 495 dont un connecté à l’allume-cigare de l’avion, et tous les sièges arrière sont manquants. A la place, il y a tout un système de fûts en plastique (il y en a 10)  reliés entre eux par des tuyaux et deux pompes électriques sous 24 volts.  L’un d’entre eu contient encore une cinquantaine de litres de kérosène. Les ailes ont été allongées pour emporter chacune un réservoir supplémentaire interne « extended range wings« ). Une carte GPS crashmodification jugée « amateur » par les enquêteurs, mais qui avait ajouté 600 litres de kérosène à bord (158 US gallons). Celle de gauche, qui a heurté les arbres et les poteaux télégraphiques en bord de route, les a copieusement arrosés de kérosène. L’avion a essayé de se poser, se laps étant sortis et son train en position basse bloquée (le Centurion a un train rentrant),  et l’origine de son crash est à chercher dans la perte totale de l’alimentation électrique de l’appareil.  Un eportage d’une TV locale montre les dégâts de l’appareil et le témoignage d’un résident, Glen Robinson, qui a entendu l’avion tomber. L’enquête ,visible ici montre que l’avion est parti de Guadalajara pour unbidons vol à destination de Chetumal, au Mexique; situé à une distance d’environ 858 Miles nautiques. , ce qui est faisable théoriquement par un Cessna 210 sans essence supplémentaire. L’avion a ensuite redqueueécollé vers le nord et vers la frontière du Belize,où il effectué un atterrissage bref sur une piste improvisé, puis a à nouveau volé 490 nm, vers l’est à travers la mer des Caraïbes du sud,  lorsque que son GPS s’est arrêté. Dans les mémoires des deux GPS, on retrouve des indications fort intéressantes : « un GPS a eu un itinéraire actif sélectionné à un emplacement au Venezuela près de sa frontière avec la Colombie. L’autre GPS avait un actif « aller à » sélectionné à un mi-chemin point entre la Jamaïque et le point le plus au nord de la Colombie » notent les enquêteurs. Toujours le même chemin !!! Et toujours la même méthode, plus de 35 ans après !!!
GhostofMomo
sur Jack Reed:
fhttp://www.gorillaconvict.com/2014/04/buccaneer-provocative-odyssey-jack-reed-adventurer-drug-smuggler-pilot-extraordinaire/
le texte de The Crimes of Mena
le  copieux dossier de Daniel Hopsicker sur le sujet (publié en 1997 déjà !) :

sources:

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-civ-retour-en-arkansas-a-la-mena/

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COLOMBIE: la cocaïne entre fantasmes et réalités

Ecrit par Thomas Moysan
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Publié le 30 oct 2015

En signant Narcos, la série la plus cokée de l’année, Netflix a aussi signé un de ses plus beaux succès. Mais en revenant sur les origines du narcotrafic colombien, la série a aussi fantasmé de nombreuses réalités. Alors pour faire le point sur le trafic d’hier et d’aujourd’hui, nos partenaires des Décloitrés ont demandé à Vincent Nagot – étudiant de Sc Po Rennes qui revient de Bogotá où il a séjourné plusieurs mois – ses impressions sur la série.Elle est le symbole d’une mondialisation qui ne dit pas son nom. Et pourtant on l’associe sans peine à de nombreuses régions du globe: le Mexique, le Japon, le sud de l’Italie. Partout où les mafias et les cartels s’installent, elle les suit. Et dans ce trafic à échelle planétaire, il est un nom qui a fini tristement par en devenir l’incarnation: Colombie. Peut-être, car c’est là qu’elle a suscité les violences les plus spectaculaires, du moins les premières. Plus sûrement, car c’est là, à l’époque des grands cartels, que ses barons ont commencé à faire valoir leur présence à tous les niveaux de la société. Tantôt poudre d’ange, tantôt dame blanche ou Lady Dust, les noms passent, mais elle, elle reste, et jamais ne change la violence dont son trafic fait l’objet. En Colombie, on la nomme simplement, avec quatre lettres: la coca.

Au moment où l’on prend conscience dans l’opinion publique mondiale du poids des cartels, de leur militarisation, et d’une violence qui va toujours crescendo, il était évident que le cinéma, les séries, les romans de gare, etc. s’emparent du sujet comme autrefois de la cocaïne. De Pulp Fiction au Loup de Wall Street, de Requiem for a Dream à Scarface, la poudre blanche était devenue l’un des attributs les plus ambivalents de la pop culture: un symbole de la malavita et un tabou malgré tout. Mais on a longtemps oublié qu’il n’y avait pas de coke sans cartel et crime organisé. La mafia que F. F. Coppola a inventée a désormais fait son temps… D’où Narcos. Et évidemment pour une première saison, Pablo Escobar servait à merveille le propos de José Padilha: raconter les trafiquants de coke et leur histoire, des origines colombiennes aux cartels mexicains. Toutefois, en prenant ses libertés avec les faits réels dont il s’inspire, et en hésitant en permanence entre fiction et série documentaire, J. Padilha donne à voir une Colombie factice, réduite à la merci des narcotrafiquants et à accepter le soutien express des États-Unis.

Vincent a passé son année en Colombie, à l’université de Bogotá. Il a accepté de nous parler de Narcos, du tournage auquel il a participé comme figurant et de ce qu’il sait du trafic de cocaïne en Colombie.

Tu as participé au tournage de Narcos. Peux-tu nous raconter brièvement cette expérience ?

Je rentrais du sport, et il y avait un tournage dans mon quartier à ce moment-là, la scène du kidnapping de la sœur Ochoa. J’avais entendu dire qu’il y avait possibilité de participer, surtout pour les étudiants et les étrangers. Je me suis renseigné et j’ai eu un entretien avec un responsable. On m’a rappelé un mois après.

J’ai tourné trois fois avec eux. La première, c’était au ministère de l’Environnement où ils tournaient les scènes à l’ambassade américaine. J’ai joué un militaire colombien, mais au final on ne me voit pas. La seconde était deux jours après. Je jouais un visiteur lambda pour une scène dans un hôpital colombien, maquillé en hôpital de Miami. cocaineEt la troisième fois, je les ai rappelés, car j’avais besoin d’argent et les journées de tournage étaient bien payées. J’ai joué un pilote d’avion pour une scène qui n’est pas restée au montage. C’était vraiment cool. On tournait dans un aéroport militaire et nous n’étions que deux figurants à jouer des pilotes. Le réalisateur était vraiment sympa avec nous. Il nous guidait pour jouer.

Et le narcotrafic en Colombie? Comment est-ce qu’on vit avec au jour le jour ? Perçoit-on l’omniprésence de la cocaïne?

En fait, la coke est invisible au départ, quand on n’a pas l’œil. C’est après qu’on apprend à la repérer. Elle est facilement accessible en fait. C’est assez fréquent qu’on t’en propose surtout quand tu es étudiant et étranger. On apprend vite à reconnaître les personnes cokées.

LIRE

http://www.unidivers.fr/coke-colombie-cocaine-coca-narcos-netflix/

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Saïd le nantais est tombé | Dernières nouvelles du milieu

Par Jérôme Pierrat le 10/11/2015

Vendredi dernier, la plus célèbre « figure » nantaise, en tout cas la plus recherchée, est tombée après treize ans de cavale. Saïd Ahmed Yousfi, condamné et recherché pour braquage en France et trafic international de shit en Algérie, a été arrêté en Algérie justement. Les policiers locaux recherchaient un gamin de 7 ans enlevé quinze jours plus tôt et ils l’ont trouvé dans la villa de Yousfi, et en sa compagnie. Les ravisseurs demandaient au père 1, 5 millions d’euros. Il se chuchote que le rapt du garçon devait servir à régler une dette fumeuse…
La villa en question, propriété d’Ahmed Yousfi, « Saïd l’émigré » comme il était surnommé là-bas, lui avait été confisquée en 2009… suite à la saisie de 5,2 tonnes de shit dans trois conteneurs frigorifiques au port sec de Rouiba, et qui partaient pour la Belgique. Le prospère Saïd avait alors plaqué son business de voitures et ses investissements immobilier pour se mettre au vert au Maroc. Une habitude. Le garçon né en Algérie en 1971 à Ouezra, et grandi à Bellevue, LE quartier nantais, cavale depuis son évasion de la prison de Lorient-Plœmeur en septembre 2002. Il y était en attente de son procès pour un braquage avec prise d’otages du Crédit Agricole de Rezé.
Bref, depuis, le petit gars de Nantes avait pris son envol dans le narcotrafic. En France, il a été condamné en son absence à quinze ans en 2004.

http://touch.metronews.fr/blog/mafia/2015/11/10/said-le-nantais-est-tombe/

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ARABIE SAOUDITE: décapitation de trois ressortissants iraniens condamnés pour narcotrafic

écrit par Georges Fitzpatric

EXECUTION-ARABIE-SAOUDITETrois ressortissants iraniens, que la justice saoudienne a condamnés pour trafic de drogue, ont été exécutés par décapitation au sabre dimanche, en Arabie Saoudite, où depuis début 2015, pas moins de 145 condamnés ont été exécutés de la même manière, contre environ 87 décapitations en 2014.

Les trois Iraniens ont été décapités dans la localité portuaire de Damman. D’après des informations émanant du ministère saoudien de l’Intérieur, les trois condamnés avaient essayé d’introduire, sur le territoire saoudien, en passant par la mer, une importante quantité de chanvre de cannabis.

Selon les dispositions de la charia (loi islamique), certaines infractions à l’instar du trafic de drogue, de l’homicide, du viol, du vol à main armée et de l’apostasie (le fait de renoncer à sa religion), sont passibles de la peine de mort.

Afin de justifier la fermeté de cette législation religieuse et, en particulier, le recours à la peine capitale, les autorités saoudiennes ont pour habitude de brandir, comme argument, la dissuasion. Malgré tout, le nombre de condamnations à la peine capitale a très sensiblement évolué au courant de cette année par rapport à l’année écoulée.

D’après l’ONG Amnesty International, l’Arabie Saoudite figure parmi les Etats qui réalisent le plus grand nombre d’exécutions, en compagnie de la Chine, de l’Iran et des USA.

http://geotribune.com/11315-arabie-saoudite-decapitation-de-trois-ressortissants-iraniens-condamnes-pour-narcotrafic.html

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EL SALVADOR – HONDURAS: incautan furgón con cocaína en el Amatillo

12 de Noviembre de 2015 a la(s) 0:15 / Suchit Chávez/Rosa María Pastrán

Un furgón que trasladaba cocaína oculta en un cargamento legal fue incautado ayer por la tarde en la frontera de El Amatillo, departamento de La Unión, informó la Policía Nacional Civil (PNC). A través de su cuenta oficial de Twitter, la PNC informó que el furgón tiene placas nicaragüenses y que había sido perfilado desde que circulaba en el puente La Amistad, entre El Salvador y Honduras.

La mercancía legal , según la PNC, eran piñas, pero no se especificó bajo cuál modalidad. Según tal versión, al ser sometido a análisis de la División Antinarcóticos (DAN) de la PNC, con un perro entrenado, el automóvil dio alerta a posible presencia de droga y fue sometido a una revisión minuciosa.

El subdirector de Investigaciones de la PNC, Juan Carlos Martínez, confirmó que el furgón, de placas nicaragüenses, procedía de Costa Rica.

La Dirección General de Aduanas (DGA), a través de su titular, Carlos Cativo, manifestó que el furgón tenía como destino final El Salvador. Al pasar por la aduana, comentó el funcionario, el camión dio positivo a “selectivo rojo”, es decir, el mecanismo aleatorio de revisión que la DGA establece para el transporte de carga de mercancías.

Al ser sometido a escrutinio de uno de los escáneres, los técnicos detectaron que en la parte superior de la rastra, en una especie de “doble techo”, el furgón trasladaba mercancía en forma de bloques que no había sido declarada.

Los agentes antinarcóticos utilizaron taladros para abrir el doble fondo del contenedor y descubrieron los paquetes con droga, presuntamente cocaína.

Tanto la DGA como la PNC confirmaron que el motorista de la unidad de transporte de carga fue arrestado y aunque no proporcionaron su nacionalidad, lo identificaron como Joseph Almanza, de 28 años.

Hasta el cierre de esta nota, ni la PNC ni la Fiscalía General de la República (FGR) habían confirmado la cantidad exacta de la droga encontrada.

El del transporte de carga no fue el único decomiso de droga que la DAN efectuó ayer. En Metapán, departamento de Santa Ana, la Policía arrestó a cuatro hombres tras detectar que trasladaban dos kilos de cocaína y dos armas de fuego.

Los hombres se movilizaban en dos vehículos todoterreno, según la PNC, por un punto ciego. Los automóviles ingresaban desde Guatemala.

Sin embargo, de acuerdo con la FGR, la detección de los dos vehículos fue en una gasolinera ubicada en el kilómetro 109 de la carretera que de Santa Ana conduce hacia Metapán.

Los capturados fueron identificados como Juan de Jesús López Belloso, Rafael Antonio Aguilar, Miguel Ángel de Jesús Carpio Palma y Marcos Omar López González.

Uno de los últimos decomisos en la frontera terrestre de El Amatillo ocurrió en enero de este año, cuando un hombre fue detenido cuando agentes antinarcóticos detectaron que trasladaba heroína en una mochila.

Previo a ello, la PNC había incautado un furgón con cocaína en agosto de 2014, luego de que supuestamente fue “abandonado” por su motorista.

– See more at: http://www.laprensagrafica.com/2015/11/12/incautan-furgon-con-cocaina-en-el-amatillo#sthash.jrbckj2M.dpuf

http://www.laprensagrafica.com/Movil/2015/11/12/incautan-furgon-con-cocaina-en-el-amatillo

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BOLIVIA: incautan 133 kg de cocaína que tenía a España como destino

El estupefaciente estaba disimulado entre 2,3 toneladas de carne procesada de pollo perteneciente a una empresa legal.

Crédito: BBC Mundo

Incautan en Bolivia 133 kg de cocaína que tenía a España como destino

00:12 hrs. Jueves 12, Noviembre 2015

 AFP

Un alijo de 133 kilogramos de clorhidrato de cocaína destinado a España, camuflado en un cargamento de carne de pollo, fue incautado este miércoles en el aeropuerto de Santa Cruz (este de Bolivia), informó el ministro de Gobierno (Interior), Carlos Romero.

El estupefaciente estaba disimulado entre 2,3 toneladas de carne procesada de pollo perteneciente a una empresa legal, « registrada y reconocida con persona jurídica » ante las autoridades de comercio, dijo Romero en rueda de prensa.

« Esta organización narcotraficante pretendía hacer llegar la droga a Europa, a España específicamente », donde hubiera alcanzado un valor superior a los 10 millones de dólares, agregó. En la operación fueron capturados tres ciudadanos bolivianos.

De acuerdo con la ONU, Bolivia es, detrás de Colombia y Perú, el tercer mayor productor mundial de cocaína.

http://www.t13.cl/noticia/mundo/incautan-bolivia-133-kg-cocaina-tenia-espana-como-destino

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AERO-NARCOTRAFIC: U.S. arrests Two Relatives of Venezuelan President Nicolás Maduro on Drug-Trafficking Charges – WSJ

DEAU.S. agents arrest two on charges they conspired to transport 800 kilograms of cocaine to the U.S., according to two people familiar with the matter

By

José de Córdoba

Updated Nov. 11, 2015 7:28 p.m. ET

U.S. agents have arrested two relatives of Venezuelan President Nicolás Maduro on charges they conspired to transport 800 kilograms of cocaine to the U.S., according to two people familiar with the matter.

http://www.wsj.com/articles/u-s-says-it-arrests-two-relatives-of-venezuelan-president-nicolas-maduro-on-drug-trafficking-charges-1447276449

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MARTINIQUE: les douaniers arrêtent un sexagénaire à l’aéroport avec 30 kilos de cocaïne – martinique 1ère

Publié le 12 novembre 2015 à 00h06, mis à jour le 12 novembre 2015 à 00h31

Aéroport Aimé Césaire

© Ph. Giraud/iconvalley.com | Aérogare Aimé Césaire au Lamentin (illustration)

Martinique 1ère

Un homme d’une soixantaine d’années en vacances en Martinique, a été interpellé par les douaniers, mercredi soir (11 novembre) à l’aéroport Aimé Césaire du Lamentin, avec en sa possession 30 kilos de cocaïne.

Un homme d’une soixantaine d’années, en vacances en Martinique, a été interpellé par les douaniers, mercredi soir (11 novembre) à l’aéroport Aimé Césaire du Lamentin, avec en sa possession 30 kilos de cocaïne. Il s’apprêtait à prendre l’avion pour Paris aux environs de 19h00, lorsque les agents sont intervenus.
Enquête minutieuse

Cette saisie est le résultat d’un travail minutieux des spécialistes de la lutte anti- drogue et des douaniers de l’aéroport de Martinique, en particulier. L’homme arrêté, faisait l’objet de renseignements et de surveillances depuis quelques jours. Il a été remis aux autorités judiciaires.
Arrestations et saisies s’enchaînent

Les douaniers se félicitent de ce nouveau succès, car ils ont semble-t-il, perturbé un réseau entre la région Parisienne et la Martinique. En début de semaine, deux hommes en provenance de Martinique avaient déjà été interpellés à Paris toujours pour détention de cocaïne.

http://m.martinique.la1ere.fr/2015/11/12/un-sexagenaire-arrete-l-aeroport-avec-30-kilos-de-cocaine-305113.html

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DNRED (Douane française): la saisie record de cannabis devient un fiasco judiciaire – leJDD.fr

ESaisie de drogue *NQUETE – La découverte de plus de 7 tonnes de cannabis par les douanes mi-octobre en plein Paris illustre l’absence flagrante de coordination des services chargés de la lutte antidrogue. François Hollande s’était déplacé pour féliciter les policiers.

Le business de la drogue est un job lucratif mais dangereux. Mener ce genre d’activité à grande échelle tout en informant la police augmente encore les risques. Mais quand, par-dessus le marché, la douane s’en mêle, la situation devient simplement explosive. Le résultat? Un imbroglio juridique avec un indic présumé en fuite – et en fâcheuse posture – au centre d’au moins trois enquêtes distinctes, dont celle consécutive à la saisie record – 7,1 tonnes de cannabis – du 17 octobre dans le 16e arrondissement de Paris.

Saura-t-on un jour toute la vérité sur cette saisie parisienne saluée par une visite présidentielle dimanche 18 octobre? Oublions la version fantaisiste selon laquelle c’est une riveraine qui, intriguée par la présence de camionnettes suspectes, aurait décroché son téléphone pour alerter… la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Non, selon Erwan Guilmin, directeur des opérations douanières, ce sont bien des investigations consécutives à plusieurs saisies opérées en province qui ont conduit les douaniers jusqu’au boulevard Exelmans.

Poids lourd du trafic et informateur

Après plusieurs jours de vaines surveillances, samedi 17 vers 20h30, les douaniers décident d’ouvrir trois véhicules utilitaires en stationnement. À l’intérieur, plus de 7 tonnes de résine de cannabis. Vide, le quatrième a vraisemblablement servi, lui aussi, à transporter de la drogue. Une belle saisie – la plus importante jamais réalisée dans Paris intra-muros –, mais, diront les mauvais coucheurs, une saisie sèche sans interpellation à la clé et sans identification de commanditaire…

Le 18 octobre, François Hollande s’était rendu dans un commissariat parisien pour saluer la saisie (Sipa press).

La piste la plus sérieuse pour atterrir boulevard Exelmans conduit à Nantes. Les douaniers disposaient-ils d’un « aviseur » dans cette opération? Toujours est-il que, quatre jours plus tôt, dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 octobre, positionnés au péage d’Ancenis (Loire-Atlantique), ils interceptent un véhicule suspect et son conducteur. Il s’agit d’une voiture ouvreuse. La camionnette chargée de 1,9 tonne de résine sera retrouvée en amont, abandonnée sur une aire de l’autoroute A11 qui relie… Paris à Nantes. Les quelque 2 tonnes nantaises provenaient-elles de l’utilitaire vide, mais devant lequel le chien antidrogue des douanes avait « marqué »? Le 16e arrondissement serait-il devenu un nouveau lieu de déstockage du shit marocain? La réponse ne tarde pas à apparaître. Dans un des véhicules garés à Paris, une « facturette » est découverte – personne n’a pris la peine de « faire le ménage » –, elle porte le nom de X, qui dispose justement d’un confortable pied-à-terre… boulevard Exelmans.

L’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) hérite d’abord de l’affaire, puis s’en voit dessaisir de l’affaire le 21 octobre par le procureur de Paris François Miolins au profit de la Brigade des stupéfiants de Paris, rattachée à la préfecture de police. Le magistrat ayant entre-temps appris que X n’était autre qu’un des poids lourds français de l’importation de résine de cannabis mais aussi… un « informateur » qui aurait été recruté par l’OCTRIS lors de son dernier séjour en prison.
« Ils communiquent tous sur messageries cryptées »

François Hollande était-il au courant des dessous de la saisie parisienne lorsqu’il s’est déplacé à la DNRED, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), pour y déclarer : « C’est très important que la République vienne rendre hommage à tous ceux qui se dévouent dans l’anonymat »? L’identité de l’indic sera, elle, largement dévoilée le 24 octobre par Le Parisien et c’est toute la maison police qui s’interroge : était-il judicieux d’enrôler un de ces « logisticiens du shit » qui ne calcule le poids des valises marocaines qu’à la tonne?

« Petit indic, petites affaires. Gros indics, grosses affaires… Et grosses « emmerdes » quand tout ne se passe pas comme prévu », résume une source policière. « Le téléphone? Ils communiquent tous sur messageries cryptées. Les balises sous les véhicules, c’est trop aléatoire. Les informateurs, il n’y a que ça qui fonctionne », insiste un ancien des Stups qui cite en exemple les services spécialisés américains ou britanniques. Avant d’ajouter : « Dans le cas présent, disposer des informations de celui qui dispatche la drogue pouvait permettre de remonter jusqu’aux caïds qui ont commandité l’opération et inondent de shit les quartiers sensibles. Ce qui est exactement la mission confiée aux Stups par le ministre de l’Intérieur. »

Que s’est-il passé avec X mi-octobre? Plusieurs versions circulent. Il y a ceux qui dénoncent le sentiment d’impunité totale, fort de son statut d’indic, du trafiquant : ce qui expliquerait le stationnement des véhicules sous ses fenêtres et l’absence de précaution minimale. D’autres évoquent en revanche la probable « panique » du repris de justice qui, se sentant « grillé » après l’interception nantaise, aurait pris la fuite, vraisemblablement à l’étranger…
Le chiffre d’affaires du business de la drogue atteint des sommets

« Nous sommes bien conscients que toutes les affaires de stups voient le jour sur la base de renseignements, réagit un magistrat, mais quand l’indic constitue un élément nécessaire au trafic, il y a souci! » Trois enquêtes distinctes sont aujourd’hui en cours, à Nantes (1,9 tonne), à Paris (7,1 tonnes) mais aussi en Belgique… où près de 6 tonnes de résine ont en effet été saisies « par hasard » par les douanes et la police belges le dimanche 25 octobre dans un camion piloté, comme la voiture nantaise d’ailleurs, par un proche de X. Une réunion de coordination s’est tenue cette semaine à ce sujet entre magistrats belge et parisien.

Cette affaire pourrait avoir eu une autre conséquence. Celle d’avoir compromis une opération d’infiltration de longue haleine menée depuis des mois par les policiers du Siat, le service interministériel d’assistance technique. Une information non confirmée officiellement, mais pas démentie non plus… À l’heure où la lutte contre le trafic de stupéfiants est érigée en priorité et que le chiffre d’affaires du business de la drogue atteint des sommets (plus de 1 milliard d’euros pour le seul cannabis en France, selon une étude de trois chercheurs rendue publique cette semaine), cette saisie illustre surtout le manque total de communication entre services. Faudra-t-il, à l’instar de la lutte antiterroriste, créer une Uclad, unité de coordination de la lutte antidrogue? Voire, comme c’est le cas en Espagne, un parquet national spécialisé?

 

Stéphane Joahny – Le Journal du Dimanche

dimanche 08 novembre 201

http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/La-saisie-record-de-cannabis-felicitee-par-Hollande-devient-un-fiasco-judiciaire-758743

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