LIBAN: le village préféré des Libanais 

liban-3Sur le chemin vers Yammouné, les champs de haschich s’étendent à perte de vue. Il est difficile de ne pas penser à la crise du haschich qu’a connue cette localité de la Békaa en 2012. À l’époque, des clashs avaient éclaté entre des agriculteurs et les forces de l’ordre qui tentaient de détruire leurs champs, en application de la loi.

Mais en vain.

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Aujourd’hui encore, le cannabis est la source première de revenu des habitants de Yammouné. Il faut dire, à leur décharge, que les promesses de l’État d’assurer des ressources à cette localité et à d’autres de la région à partir de cultures alternatives sont restées lettre morte.

Lire:

http://www.lorientlejour.com/article/995892/le-village-prefere-des-libanais-10-yammoune-dherbe-et-deau-fraiche.html

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PANAMA: le Québécois Steve Miller est détenu pour 200 kg de cocaïne

saisie-212-kg-cocaine-eteUn résidant de la région de Québec est incarcéré depuis le début du mois de février au Panamá après avoir été arrêté en possession de plus de 200 kg de cocaïne.

Le suspect, Steve Miller, a été appréhendé avec deux présumés complices, un Panaméen et un Colombien, lors d’une opération de la police nationale menée le 4 février dernier. L’affaire a fait les manchettes dans les journaux locaux, mais pas dans les médias québécois et canadiens.

Lors de la frappe, les policiers panaméens ont découvert 212 kg de cocaïne et quelques centaines de dollars en devises canadiennes et américaines. La drogue, qui était emballée dans des paquets d’un kilo, avait été dissimulée dans un placard d’une résidence de l’agglomération Dos Mares à Betania. Deux camionnettes, qui auraient servi à transporter la cocaïne, ont aussi été saisies par les policiers.

lire:http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/affaires-criminelles/201607/20/01-5003102-un-quebecois-detenu-au-panama-pour-200-kg-de-cocaine.php

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AERONARCOTRAFIC: les avions de la drogue… et des mafieux

Avec cette enquête, on va aller rapidement de surprise en surprise.

Les gens qui passent des contrats avec le Pentagone sont loin d’être des oies blanches, c’est ce qu’on peut déjà retenir.  

Et en effet, puisqu’on va découvrir dans cet épisode de bien étranges liens avec la mafia des casinos, notamment ceux gérés par une tribu indienne. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises, à découvrir que le but de ces gens est surtout de se faire de l’argent, et que l’armement ou la défense est le cadet de leurs soucis.  On trouvera même l’un d’entre eux impliqué dans un classique schéma de Ponzi, c’est dire…. l’externalisation et la privatisation des tâches militaires tant souhaitées par Donald Rumsfeld ou Dick Cheney a son revers, et il est de taille, en effet…

carilello_and_a_kid-b1af2Ce n’est pas donc pas Aerogroup qui a eu l’idée de se tourner vers le civil pour l’entraînement des militaires, mais la société qu’avait créé Mike « Ratso » Cariello au lendemain de son départ en retraite (il quitte l’armée en 1997 et forme sa société en 1998) : avec ACE (Aerial Combat Excellence International, Inc.), qui formera des pilotes pour le Koweït, la Nouvelle-Zélande et l’Indonésie, ainsi que les États-Unis.  Avant d’entrer chez Aerogroup, Cariello avait également et conjointement fondé Tactical Air Défense Services (alias TADF), et avait déjà embrayé sur l’idée de sociétés civiles entraînant des pilotes militaires.  C’est là où il avait eu du flair.  En 2002, il avait ainsi signé un contrat avec la Royal Canadian Air Force, pour faire voler un Hawker Hunter et des A-4 Skyhawks comme « bandits » à la façon de TopGun School aux USA.  Même chose plus tard avec la RNLAF. TADF fournissant aussi la RAF via le Savannah Combat Readiness Training Center (CRTC), de la maintenance aux AWACS anglais sur la base CRTC-Savannah, Shaw AFB, et à Beaufort, sur la base de l’USMC. Ratso était aussi l’expert de l’aéronavale Fighter Performance et Manœuvre Weaponeering Fighter pour la formation des « adversaires tactiques ».  Entre deux vols, Cariello sait aussi soigner sa propre pub comme ici dans le journal Tampa Bay… (il est ici à gauche de la photo).

Dans sa biographie, on notera aussi ceci :  « M. Cariello est l’un des rares pilotes du US Actuellement approuvé pour voler un Super Tucano, et est le fer de lance des opérations conjointes Super Tucano pour TADF. M. Cariello servi dans l’US Marine Corp pendant environ 14 ans, y compris un engagement de 3 ans comme officier adversaire au Top Gun Fighter Weapons Ecole de la Marine et du Corps des Marines. M. Cariello également servi en tant que gestionnaire de programme 767 et chef pilote pour Blackwater, Inc., un des plus grands entrepreneurs de Défense des Etats-Unis en Irak de 2005 à 2007 »... Ah tiens… il a aussi été à la tête des pilotes mercenaires. On reparlera un peu plus loin de ce fameux Tucano, à coup sûr.

momo5Pour réaliser son entreprise, Mike Cariello dont tout le monde vante aujourd’hui encore les talents indéniables et plutôt renversants de pilote, avait fait appel à des financeurs particuliers, disons. De l’argent frais, dont la provenance n’était pas son souci. L’un des présidents de Tactical est en effet Gary Fears, un magnat sulfureux de St-Louis, ancien secrétaire d’Etat au transports de l’Ilinois, devenu le roi des casinos de St-Louis (la mafia n’est jamais loin de ces lieux), mais aussi des casinos gérés par les indiens, aux revenus faramineux. En Floride son seul casino de Coconut Creek fait par exemple 100 millions de chiffre annuel. Réalisé à partir de ce qu’on peut appeler une entourloupe. Fears avait en fait réalisé une affaire en or avec les indiens séminoles, qui s’estiment aujourd’hui plutôt grugés, comme le raconte cette plainte écrite en 2003 : « dans une lettre à la tribu déposée le 7 Juillet au tribunal fédéral de Fort Lauderdale, Penny J. Coleman, avocate générale intérimaire de la Commission nationale de l’Indian Gaming, a déclaré à l’agence était « particulièrement troublée » par le bail requis aux Seminoles pour payer les investisseurs, monté à 35 pour cent du chiffre d’affaires net du casino pour 10 années, en particulier parce que la tribu avait payé déjà 19,6 millions de dollars pour sa construction dans les six mois qui ont suivi de l’ouverture de l’établissement. 


coconut« En d’autres termes, les documents permettent au casino de Coconut Creek de recueillir une grande quantité d’argent, sur une longue période de temps, en ne faisant rien » a écrit Coleman (…). Le casino a requis moins de 20 millions de dollars pour être construit, mais il apporte environ 61 millions de dollars par an. « L’investissement assez négligeable nécessaire, par opposition aux bénéfices à prendre, a soulevé de graves préoccupations au sujet de la nature de la relation entre la tribu et Coconut Creek Gaming, » écrit Coleman. Une partie de cette relation implique l’homme d’affaires de l’ Illinois Gary Fears. Dans un effort pour gagner le contrat de gestion du casino de Coconut Creek, Fears avait reversé à la tribu une propriété de 1,7 millions de dollars e
t l’utilisation d’un avion Turbo Commander de 670 000 dollars « . L’avion résidait dans le hangar de la tribu, à Big Cypress Airfield, le pôle de l’aviation de la tribu, souhaité par son flamboyant représentant. On y trouve aujourd’hui un Gulfstream G-IV, un PC-12, un Bell 407, un Bell 430 et deux 2 Ecureuils AS 350B. Les indiens sont riches, enfin certains…

Dans son passionnant livre, Patricia Riles Wickman explique le pourquoi de l’intérêt pour les avions chez le chef indien  :« un point positif dans le monde Seminole (celui de James), cependant, c’ était un département de l’aviation assez bien développé, même si il n’était pas sans élément de controverse. Les voyages, même sans les voyages de chasse, était une partie intégrante et croissante de la vie de James. (Il le serait un peu plus encore près de la fin de la présidence quand les citoyens des tribus commenceraient à affirmer leur intérêt à voyager à bord des avions et la branche tribale intensifierait le calendrier du ministère de l’aviation.) Le premier avion était entré dans la propriété tribale dans les années 1980, grâce à la confiscation de la contrebande au cours de premières tentatives de la tribu pour contrôler la propagation de la drogue à travers et sur les réserves. En 1991, avec des revenus de jeu créant un matelas d’argengt de pour les entreprises tribales, le conseil a décidé de son premier achat pur et simple d’un TBM Modèle 700, pour 1,3 million de dollars ».


seminole« Dans le même exercice, l’utilisation de la piste privée est devenue d’un usage public. Dans l’exercice suivant, elle a été incorporé dans le programme des créations de routes, et la piste d’atterrissage a été rallongée pour accueillir des avions à réaction. C’est rapidement devenu un peu critique pour l’infrastructure du plan de développement prévu par James de la Colombie-Britannique »
.  En 2000, la tribu inaugurait même son propre avion, un des dadas du chef indien Billie : un avion de la « Micco Aircraft Company » (MAC), le modèle MAC 145-A, modèle SP20… un avion signé Al Meyers, construit en fait dans les années 50, et vendu 150 000 dollars. La ligne de production Micco a fermé en 2002, après avoir vendu 18 avions seulement. La tentative de sauver l’entreprise de l’industriel originaire du Bangladesh Wadi Rahim, qui venait de racheter les avions amphibies Lake Aircraft Co., une entreprise de 50 ans qui a produit hydravions amphibies Lake Aircraft de Sanford, dans le Maine, échouera. Le modèle SP26 de 2000, vendu 329 000 dollars, était pourtant réussi.

mikko2Le financier dissimulait pourtant une belle casserole. Fears avait bénéficié auparavant d’une belle mansuétude de la part de la justice américaine : « en janvier 1997, lorsque le Ford Explorer de l’homme d’affaires avait été arrêtée par la police à Gulfport dans un coin connu de Saint-Petersburg pour la prostitution. Une femme ayant de l’argent en mains en était sortie. Une fouille du véhicule révélait plusieurs morceaux de crack. Fears avait alors dit à la police qu’il avait  » déjà eu des problèmes avec le crack » et avaient demandé a être aidé. La police l’a arrêté sur l’accusation de possession de cocaïne. Deux mois plus tard, le bureau du procureur Pinellas-Pasco a décidé que l’arrêt de la voiture menant à l’arrestation était inappropriée. Toutes les accusations ont été abandonnées, et son dossier supprimé. Pourtant, son admission à la police qu’il avait un problème de cocaïne aurait dû lui poser des problèmes lors de l’enquête menée par la National Indian Gaming Commission ». En prime, à la même époque, deux proches associés de Fears avaient fini en prison : Stephen Weil, pris en 1998 par des agents fédéraux en train de blanchir 425 000 dollars, et Thomas Utterback, avocat influent de St Louis, arrêté la même année à Genêve avec 4 valises Samsonites pleines de cash faisant 3,24 millions de dollars en coupures de 10 et de 20 dollars…. dans une plainte déposée par lui-même, on peut lire qu’Utterback était mêlé à un trafic de bâtons de dynamite à Panama City : un agent fédéral avait coincé son fournisseur, Edward Trober, de Collinsville, responsable de boîte de nuit et chef de gang du trafic de marijuana, qui était transporté par camions d’Arizona.

Dans l’affaire, l’avocat de Trober (arrêté en juin 2004), Frank Raphael « Tony » Fabbri III, une figure locale, avait aussi été condamné, une première (lire l’excellent article le relatant !). Trober était accusé d’avoir une cagnotte de 20 millions de dollars, jamais découverte ; et Fabbri, pour se faire payer, en avait trouvé une partie sur les recommandations de son client, cachée dans un tronc d’arbre d’une de ses propriétés !!! L’avocat était-il tombé pour avoir visité un peu trop souvent Cuba, dont il était tombé fan, au point d’épouser une cubaine ? « Entre autres choses, M. Trober était aussi propriétaire d’un concession automobile classique. Au printemps de 1997, M. Trober a demandé à Utterback s’il recherchait la possibilité d’utiliser des banques offshore pour réaliser des transactions en espèces avec des russes, qui voulaient acheter des voitures classiques » peut on lire dans un autre document : Trober avait alors des liens avec l’Ukraine (déjà !). Un document sidérant, qui ajoute que « quelque temps plus tard, M. Trober discuté avec Utterback des méthodes utilisés pour transporter de la marijuana aux cruels trafiquants de drogue mexicains. Utterback a négocié au nom d’un autre client du marché de bâtons de dynamitage destinés aux fonctionnaires panaméens. En août ou septembre 1997, Utterback a parlé avec M. Trober d’emporter l’argent de M. Trober au Panama ». Les bâtons de dynamite étaient destinés, selon le document « à l’élargissement du canal de Panama !!!

seminole_gulstream-33059Trober sera condamné en 2005 à dix années de prison…En 2000, on découvrait qu’une tentative de mouiller le chef séminole James Billie dans un trafic de drogue avait eu lieu en 1995 : un informateur de la DEA a « déclaré que le groupe se était réuni en 1995 dans un hôtel Sheraton à proximité de Hollywood avec le président de la tribu et le chef bien connu, le chef James Billie ».  Ils espéraient l’appâter pour son goût prononcé pour les avions ou les bateaux. Un fait connu de tous : aujourd’hui, il vole en Gulfstream G450 à 38,25 millions de dollars, le N857ST. En 2006, les Séminoles annonçaient avoir acheté la chaîne connue de Hard Rock cafés pour 965 millions de dollars au groupe anglais Rank Group plc. Deux hôlels et casinos étant en Floride, La chaîne détenant 124 Hard Rock Cafes, 4 Hard Rock Hotels, 2 Hard Rock Casino Hotels, 2 salles de concert Hard Rock Live et trois autres hôtels non siglés.

billy_copter-3fcb0Le tout générant 127 millions de dollars de revenus en 2006 ! Ecarté du pouvoir en 2003 sur accusation de harcèlement sexuel, l’incroyable Billie est revenu au pouvoir de la tribu en 2011, battant son prédécesseur Mitchell Cypress, lui aussi accusé d’avoir mené une vie un peu trop fastueuse (il admettra avoir dépensé 57 millions de dollars en Mercedes, pour ses amis et lui). Le chef Billie, est donc revenu au pouvoir avec son hélicoptère personnel, un Hughes 500. Le conseil d’administration de la firme de Daniels est une vraie cour des miracles, en fait. L’autre président est Mark J Shubin, détenteur de la firme Sky Bus, Inc., installé à Boca Raton, qui gère les avions d’un certain Wally Hilliard (il est ici devant son Dassault Falcon-10), et le troisième est Alexis Korybut, fondateur de Sterling Financial Investment Group avec Charles Patrick García et John Curry.

shubin-55af0Garcia est un ancien responsable de l’U.S. Strategic Air Command sur la base d’Offutt, dans le Nebraska et de l’United States Southern Command au Panama. Korybut recevait un salaire annuel de 120 000 dollars (voire beaucoup plus). Bref, on est dans la recherche de profits rapides, avant tout, l’ère Bush qui va s’ouvrir leur donnant les moyens d’en réaliser de gros. « Ratso » en a fait son credo, décrit ici lorsqu’il rejoint Aerogroup : « Le temps est venu pour les services militaires de se rendre compte qu’ils peuvent toujours obtenir, un soutien professionnel à la formation de l’adversaire par l’externalisation de ces sorties au secteur privé et avec des pilotes qui faisaient ce type exact de vol la semaine dernière alors, mais encore sous l’uniforme. Il a fallu du temps pour convaincre les chefs de cela, mais ils le reconnaissent maintenant que cela peut être fait en toute sécurité et efficacement grâce à l’externalisation, afin que davantage de pilotes de chasse peuvent obtenir le type de formation que beaucoup ont fait durant trop de temps (au sein de l’armée) ». Des chercheurs de profits rapides à faire, ce n’est pas ce qui manque, en Floride, terre de retraités fortunés et de bonimenteurs prêts à s’emparer de leur argent. Des Madoff, il y en a eu d’autres, en effet.

citationDébut 2010, Mark Shubin fait la une des journaux, mais pas pour ses dons d’entrepreneur. Il défraie alors la chronique judiciaire : entré comme un fou dans le hangar de Logos Aviation (déjà cité ici, et ont il est actionnaire et dirigeant), il a demandé à faire retirer l’ordinateur de vol de l’avion Gulfstream de Mark Daniels. Un engin valant 75000 dollars. Ce dernier porte plainte aussitôt à la police pour vol. L’histoire, étrange, allait rappeler à un posteur curieux, sur le net, les liens de Shubin avec d’autres personnes peu recommandables. Le posteur fait en effet remarquer à qui il avait acheté aupravant un autre avion, sous l’étiquette d’une société du Delaware appelée « Mark IV Aviation« . Étrangement la vente avait été signée à la Barbade ; et sur le compte de la banque Wells Fargo : voilà qui était fort douteux, encore une fois (voir mes épisodes sur la CIA évoquant ces manigances). L’argent rapide à faire, encore et en l’occurrence celui à se faire en rachetant à bon prix des appareils de personnes aux abois. L’avion, un Cessna Citation III 650 (N411SL) acheté 1,1 million de dollars le 23 novembre appartenait en effet à George Levin, propriétaire de Galleria Aviation, une société écran créée en 2008.

RothsteinLa même société avait aussi racheté 1,35 millions le King Air 300 vendu par l’Etat de Floride désireux de réduire ses coûts de fonctionnement, vendu avec son Citation 560XL N500PX). Au total, Mark IV possédait 7 jets privés ! Or il fallait bien le constater, à ce moment-là, le dénommé Levin revendait tout en express, son fond d’investissement (Banyon) était en train de s’effondrer, car c’était aussi une construction totale sous la forme d’un schéma de Ponzi bien classique. Etabli par un autre homme, en réalité : Scott Rothstein, condamné à 50 années de prison pour cela : il se prenait pour Gatsby le Magnifique, celui-là. (en se prenant en photo avec le gouverneur , ou avec Sarah Palin, en invitant Don Henley des Eagles, ou en roulant en Maserati Bentley, Bugatti Veyron, ou Rolls et Ferrari). Il est photo ici avec Shane Strum, le chef de cabinet du gouverneur Crist (il possédait aussi un Boeing 727) La Floride récupérera sa villa pour 10 dollars. Elle en valait 6,45 millions… et abritait parfois de fort jeunes filles. Sa femme Kim sera accusée d’avoir dissimulé l’achat d’un diamant jaune de 12 carats. Elle est sortie de prison le 1er mars dernier.

rothstein_villa-fe66cLevin, lui, contrôlait deux fonds d’investissement ayant réuni 157 millons de dollars, répartis sur 150 investisseurs, en 2 ans seulement ! Il vivait fastueusement avec les profits de son système à la Madoff, établi sur des ventes de voitures, au départ : « Depuis 1983, George G. Levin et son épouse, Sue Gayla ont vécu à Fort Lauderdale Bay Colony sur l’Intracoastal Waterway, dans une villa de 2 étages, 11 000 pieds carrés (1 000 m2) avec huit salles de bains et une grande piscine, d’une valeur 2 millions de dollars. Levin a l’habitude de déposer des plaintes peu recommandables quand ses entreprises commerciales frauduleuses sont exposées ».

levin_rothstein-f568eLui aussi (ici à gauche avec Rothstein) avait sévi dans la vente de voitures (des « Classic Cobra, » « Gazelle, » et « Speedster) » mais d’un genre particulier, des copies, proposés en kits: « selon les documents de la Cour fédérale, l’ex-entreprise 1985-1996 de Levin, GGL Industries, alias Motor Carriages avait escroqué des centaines de clients, avec la vente de voitures en kit. Le gouvernement fédéral a déposé des accusations criminelles contre l’entreprise et GGL a plaidé coupable de fraude en 1999 et a accepté de payer 2,5 millions de dollars en restitution ». Stuart Rado avait été un militant des consommateurs qui a avait été au départ de la plainte et Levin l’avait poursuivi en justice, alors qu’il était atteint d’un cancer. Un homme d’une certaine moralité, dirons-nous ! Nous étions bien dans un environnement de mafieux, dont la Floride regorge, à coup sûr. En 2006, Levin avait recommencé en changeant le nom de « Classic Motor Carriages » de sa société en « Auto Resolutions » puis en « Street Beasts ». Vendant des kits, à nouveau, imitants des modèles anciens de Victoria de 1933, de Jeep Willys de1934 ou un cabriolet Ford de 1944 « à trois vitres » (immortalisé par ZZ Top) et la célèbre Shelby Cobra de 1966, tous à carrosserie de fibre de verre. Avec ça, Levin avait réussi à acheter le Bradley Park Hotel de Palm Beach en Florid, en plus de son jet !

source: http://www.centpapiers.com/les-profiteurs-de-guerre-oublies-2-les-avions-de-la-drogue-et-des-mafieux/

lire aussi: https://internationalinformant.wordpress.com/2016/07/20/business-les-profiteurs-de-guerre-oublies-joe-fluet-est-specialise-dans-les-hauts-profils-et-les-questions-sensibles-qui-necessitent-une-coordination-globale-du-juridique-des-medias-des-politiqu/

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CANADA (Royaume des tartuffes): Piero Arena, 58 ans, un vieux routier de l’importation de cocaïne libéré d’office 

Piero Arena, 58 ans, un vieux routier du crime dont la famille a gravité dans l‘entourage des Cotroni à l’époque de la prédominance calabraise de la mafia montréalaise, vient d’obtenir sa libération d’office, mais devra respecter de sévères conditions imposées par la Commission des libérations conditionnelles du Canada. Arena ne sera pas confiné à une maison de transition, mais il devra éviter toute personne appartenant au milieu criminel ou liée à une organisation criminelle, ne pourra fréquenter les cafés de style européen et les débits de boisson, et devra divulguer toutes ses transactions financières.

Lire:

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/affaires-criminelles/201607/16/01-5001819-un-vieux-routier-de-limportation-de-cocaine-libere-doffice.php

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CANADA (Royaume de tartuffes): quant aux propos de l’ex-juge Chevalier sur le cannabis

S’il était encore en service, l’ex-juge Pierre Chevalier aurait perdu son emploi pour ses déclarations fracassantes sur les «lois ridicules et désuètes» sur le cannabis.
Lire:

http://www.lapresse.ca/le-droit/justice-et-faits-divers/actualite-judiciaire/201607/15/01-5001528-propos-sur-le-cannabis-lex-juge-chevalier-sermonne.php

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CANADA: 27 arrestations liées au trafic de drogue en Ontario 

Une enquête de divers corps de police a permis le démantèlement d’un réseau de trafiquants de drogue qui oeuvrait dans le sud de l’Ontario et qui avait tissé des liens jusqu’aux États-Unis.
Selon ce qu’a rapporté la police de Toronto, jeudi, une enquête de sept mois a mené à l’arrestation de 27 personnes, qui feront face à des accusations de trafic de drogue et de crime organisé. Près de 300 kilos de diverses substances ont également été saisis, de même que huit armes à feu et une somme de 2,4 millions $ en argent comptant.

Lire:

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/affaires-criminelles/201607/14/01-5001058-27-arrestations-liees-au-trafic-de-drogue-en-ontario.php

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FRANCE (14 Juillet): jour historique et soirée de honte pour la douane

La directrice générale de la Douane française Hélène Crocquevieille défilera-t-elle à la tête de ses douaniers?
DOUANE14

Le 14 juillet 2016 sera un jour historique pour la douane, car cela fait presque 100 ans qu’elle n’avait pas défilé sur les Champs-Élysées.

La dernière participation date du défilé de la victoire, le 14 juillet 1919, les bataillons douaniers s’étant particulièrement illustrés en temps de guerre pour la protection du territoire national.

Ce 14 juillet sera effectivement aussi un jour historique de honte pour la DGDDI, fort taiseuse, voire menteuse, dans le dossier de Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED.

La projection du film « GIBRALTAR » sur la chaîne M6  21 H 00 devrait rafraichir la mémoire sélective de tous ces ministres du budget et DG successifs qui n’ont jamais eu le courage d’assumer les actions terrains de la DNRED.

auvigneFrançois Auvigne

Soirée de honte

Soirée de honte donc pour la douane française et en particulier pour l’ex DG, l’énarque inspecteur des finances François Auvigne, qui n’a pas su assuré la continuité du service de l’Etat. Jour de honte pour les successeurs de François Auvigne qui, tous trop occupés, au bon déroulement de leur carrière en quête de privilèges et autres prébendes, n’ont pas trouvé le temps de gérer le dossier NS 55 DNRED.

Voir ou revoir le reportage consacré à Marc Fievet

Au service des douanes, il s’est infiltré parmi les trafiquants de drogue, avant d’être « lâché » par ses employeurs. Une équipe de « Pièces à conviction » l’a rencontré en 2005, à sa sortie de prison.

Retrouver toutes les infos sur la vidéo sur : http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/v

ou sur: « GIBRALTAR », le jeudi 14 juillet 2016 à 21h sur M6

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Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « Secret Défense »

SECRET DEFENSE

AVIS
Avis n° 2005-03 du 27 janvier 2005
NOR: CSDX0508078V

Vu la loi n° 98-567 du 8 juillet 1998, et en particulier ses articles 4 (2e alinéa), 7 et 8 ; Vu la lettre de saisine du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie en date du 16 décembre 2004 et la demande présentée le 17 novembre 2004 par Mme Sophie Clement, vice-présidente chargée de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris, dans le cadre de l’instruction ouverte à son cabinet sur plainte de M. Marc Fievet concernant ses relations avec les douanes françaises ;

La Commission consultative du secret de la défense nationale, régulièrement convoquée et constituée, ayant examiné l’ensemble des documents classifiés qu’elle a recueillis au terme des investigations conduites par son président en vertu des pouvoirs que lui confèrent les articles 5 et 6 de la loi susvisée,
Emet un avis défavorable à la déclassification des pièces contenues dans le dossier établi au nom de M. Fievet, en sa qualité d’aviseur de la direction générale des douanes et droits indirects.

Fait à Paris, le 27 janvier 2005.
Pour la Commission consultative du secret de la défense nationale :
Le président,
P. Lelong

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6686A6840C8BCEDB3986A4EB25B2F9E9.tpdila13v_1?cidTexte=JORFTEXT000000629551&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000000002264

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« GIBRALTAR », le jeudi 14 juillet 2016 à 21h sur M6

Inédits, Gibraltar, le jeudi 14 juillet 2016 à 21h sur M6

Le jeudi 14 juillet 2016 à 21h, M6 programmera le film français inédit « Gibraltar ».

gib lelouche

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UN: Dark Web revolutionising drug trafficking by making illegal narcotics much more accessible

UN wants tighter control over anonymous online markets on the Dark Web to prevent drug trafficking.

The United Nations (UN) is deeply concerned about the Dark Web and how anonymous online markets are attracting more users by making it much easier for people to access illegal drugs, while at the same time managing to avoid having direct contact with both criminals and law enforcement.

Read more:

http://www.ibtimes.co.uk/un-dark-web-revolutionising-drug-trafficking-by-making-illegal-narcotics-much-more-accessible-1569218

CANADA: opération anti-drogue majeure en Estrie et Montérégie

carte_estrieGRANBY | Des membres en règle des Hells Angels ont été appréhendés, mercredi matin, lors d’une opération policière visant une quarantaine de suspects.
Cette frappe aux dépens d’un réseau de production et de trafic de stupéfiants est menée par l’Escouade régionale mixte de lutte au crime organisé de l’Estrie, dans plusieurs secteurs dont celui de Granby.

Lire:
http://www.journaldemontreal.com/2016/06/29/operation-anti-drogue-majeure-en-estrie-et-monteregie

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FRANCE: quant aux méthodes des régaliennes pour lutter contre le trafic de drogue

LCPNS55

Les invités d’Arnaud Ardoin – LCP

Emmanuel Fansten, journaliste à Libération, auteur de l’enquête – Dominique Perben, ancien Garde des sceaux et aujourd’hui avocat – Gilbert Collard, avocat, député RBM-FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, auteur du livre  » Les dérives judiciaires : et si ça vous arrivait ?  » Paru aux Editions Eyrolles  – Marc Fievet, aviseur de la douane française, inscrit sous le matricule  » NS 55 DNRED « , auteur des livres  » Infiltré au coeur de la mafia  » paru aux Editions Hugo Doc, et  » Gibraltar « , paru aux Editions Michel Lafon.

http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde
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Le narcotrafic, et tout ce qui en découle, ne semble pas être pris au sérieux par nos décideurs politiques qui continuent à laisser les régaliennes affectées à cette tâche, et ses différentes hiérarchies, faire « joujou » avec les moyens mis à leurs dispositions pour surtout dérouler des plans de carrière qui trop souvent vont privilégier des réussites personnelles à l’atteinte de résultats probants dans la lutte contre la drogue.
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« La lutte contre le trafic de stups a pris 10 ans de retard en une journée, à cause d’une guerre des chefs de service entre les douanes et l’Office« , résume un policier de terrain (INFO RMC).

L’OCRTIS et les « opérations Myrmidons » avec ses derniers exploits de se constituer en super protecteur de narcotrafiquants pour permettre de transmettre des fiches de renseignements aux services de police judiciaires et à des pays étrangers comme l’Espagne, l’Angleterre voire le Maroc.
La DNRED (Douane française) avec ses « saisies spectaculaires » pour lesquelles on assistera au déplacement totalement surréaliste du président Hollande accompagné de son fidèle Sapin et en l’absence de Jean Paul Garcia, le patron de la DNRED.
Les stups du « 36 » avec ses casseroles.
La Douane française et ses services « Cyberdouane » ( DARKNET: cocaïne, shit et armes en deux clics…Que fait la cyberdouane? ) et « CELTIC » ( Douane française: la CELTIC (cellule d’études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs ), la Gendarmerie, les Policiers municipaux, le TRACFIN et les Services Spéciaux…
Tous ces services s’emploient à nous expliquer chaque jour par des communicants performants qu’ils sont les meilleurs et que d’exploits en exploits ils nous protégeraient de ce fléau, alors qu’il n’en est rien.

Nos frontières sont de véritables passoires et la progression des saisies dans l’hexagone, territoire de consommation et de transit, n’est due qu’à l’augmentation de la demande et donc du business généré!

Comment ne pas être inquiet lorsque l’on apprend la saisie, par hasard, de  270 kilos d’héroïne pure dans un camion iranien qui est arrivé sans avoir été contrôlé à Flixecourt dans la Somme (FRANCE (Camion iranien): à Flixecourt(80), suite à la saisie de 260 kg d’héroïne, le patron d’  »Immo Ouest » est bouleversé !) , comme cette saisie par hasard (FRANCE (narcotrafic maritime): 230 kilos de cocaïne trouvés dans un conteneur de verre pour Saint-Gobain, pas contrôlé par la CELTIC) ces derniers jours.

Les alertes au ministre Christian Eckert (DROGUE (Douane française): lettre ouverte à Monsieur Christian Eckert, ministre du Budget) comme à la directrice générale de la Douane, Madame Hélène Crocquevieille (FRANCE (Douane française): lettre ouverte à madame Hélène Crocquevieille, directrice générale.) n’ont pas réussi à provoquer la moindre réaction à ce jour et les dernières décisions du ministre de l’intérieur comme la mise en place d’une section « anti-mules » en Guyane avec promesse de doublement des effectifs affectés à la lutte contre le narcotrafic ne sont pas à la hauteur des besoins ( OCRTIS (Guyane): vers la création d’une antenne de lutte contre les mules…).
Affecter une quinzaine de fonctionnaires pour tenter de limiter le transport de drogue via les « mules » ne sera qu’une énième « ligne Maginot » que les narcotrafiquants contourneront sans aucun problème.
Nos régaliennes continuent à se concurrencer, quand ce n’est pas à se tirer dans les pattes, au mépris de l’efficacité pour avant tout se faire mousser!

Comment ne pas être inquiet de cette non évolution dans les moyens mis en œuvre par nos décideurs qui de « machin » en « machin » ne savent plus que faire pour essayer encore de berner l’opinion publique sur la soit disant efficacité de nos services.
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CANADA (Québec): 18 vendeurs de drogues arrêtés lors de l’opération Bouquin

policequebecpar Pierre-Olivier Fortin

Les policiers de Québec ont passé les menottes à 18 vendeurs de drogues qui écoulaient leur speed, cannabis hashish et cocaïne dans les rues de Saint-Roch.

L’opération Bouquin a été menée sur plusieurs semaines entre avril et juin et les arrestations se sont additionnées au fil des jours, jusqu’au bilan de 18 annoncé mardi.

lire sur: http://www.journaldequebec.com/2016/06/28/18-personnes-arretees-pour-trafic-de-drogue-dans-saint-roch

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CANADA: un trafiquant de cocaïne d’Ottawa condamné à cinq ans

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Shawn James Goodwin, 39 ans, un trafiquant de cocaïne de la région d’Ottawa, a été condamné à cinq ans de pénitencier, il y a une dizaine de jours, au palais de justice de Montréal.

Lire:

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/proces/201606/27/01-4995726-un-trafiquant-de-cocaine-dottawa-condamne-a-cinq-ans.php

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OCRTIS France: le Commissaire Vincent Le Beguec va-t-il faire évoluer les méthodes de travail de l’Office Central de la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants ?

OCRTIS1 FRANCE (OCTRIS année 1989): un grand cru pour Mario Le Corff

ET

Pour mémoire,

les drôles dessous d’une grosse saisie de cocaïne réalisée par l’OCRTIS

Mercredi, 4 Mai, 1994
L’Humanité

Le procès qui s’est ouvert hier à Grasse n’aurait été que celui de trafiquants pris dans le filet des stups si un commissaire suisse n’y était allé de quelques confidences explosives.

De notre envoyé spécial à Grasse

Le procès qui s’est ouvert hier à Grasse (Alpes-Maritimes) pourrait avoir d’importantes répercussions. Tout démarre en février 1992 dans le département avec l’arrestation de plusieurs trafiquants de drogue. Ce jour-là, dans la petite ville de Cagnes-sur-Mer, des inspecteurs de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS) interceptent Vittorio Ceretta, un Calabrais de cinquante-deux ans, en train de remettre 63 kilos de cocaïne au conducteur d’un semi-remorque, Rosario Dioguardi, chargé de passer la frontière franco-italienne avec la marchandise.

Trois mois plus tard, nouveau coup de filet. 53 kilos de coke sont saisis et quatre autres personnes sont interpellées. Un couple d’Espagnols, Manuel et Manuella Munoz, ainsi que Drissia Bonacina et son époux suisse, Sergio Bonacina. Du beau travail donc, réalisé par les policiers français en relation avec leurs homologues brésiliens.

Tout irait pour le mieux et les autorités pourraient assurer que la répression du trafic porte ses fruits si Fausto Cattaneo, policier et suisse, commissaire de surcroît, ne dénonçait, dans un rapport en date du 27 novembre 1992 et adressé au Conseil d’Etat du canton du Tessin et au ministère public de la Confédération, les dessous de l’opération. A la lecture de ce volumineux rapport, on se dit effectivement que tout cela n’est pas bien propre.

Qu’écrit Cattaneo? Tout d’abord que la prise de cocaïne effectuée sur la Côte d’Azur est la ramification d’un trafic beaucoup plus important que le policier surnomme Mato Grosso, du nom de l’Etat brésilien dans lequel se fabrique une partie des produits acheminés par une filière colombienne. Le commissaire explique comment il a infiltré le réseau, parle de son travail avec les indics et les multiples problèmes qui ont surgi. Il raconte son contact avec un industriel brésilien lié à l’ex-président Collor et à Roméo Tuma, chef de la police, accusé de corruption et disposant de comptes bancaires à Genève «gérés, entre autres, par un fonctionnaire de la police genevoise».

Mais Cattaneo ne s’arrête pas là. Il dénonce également l’attitude et le rôle des services français – notamment d’un commissaire des stups parisien – accusés de l’avoir écarté de l’opération Mato Grosso: «Les services français et les indicateurs, ainsi que les éléments de la police fédérale brésilienne (…) se sont introduits entre fournisseurs et acheteurs en remplaçant les vrais trafiquants à l’origine du flux de drogue», écrit-il.

Et un peu plus loin, à propos de la cocaïne saisie près de Nice, on peut lire: «La drogue ne provenait pas des cartels colombiens ou des raffineries du Mato Grosso mais a été mise à disposition par la police brésilienne.» Les indicateurs ayant remis la cargaison avec l’accord des services français et brésiliens «ont encaissé environ 800.000 dollars qu’ils se sont partagés avec les fonctionnaires de police».

Le procès de Grasse, interrompu en milieu de matinée, après l’audition de trois témoins, pour cause d’enterrement du bâtonnier, ne pourra éviter de traiter des méthodes pour le moins surprenantes des enquêteurs. L’OCTRIS jure que ces pratiques lui sont étrangères, alors que deux des principaux accusés assurent que les indics ont été volontairement laissés en liberté. Il reste que le commissaire Cattaneo était absent et qu’il risque de le rester jusqu’à la fin du procès, prévue pour jeudi soir.

http://www.humanite.fr/node/78968

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Cent kilos de coke qui pèsent lourd

Jeudi, 5 Mai, 1994
L’Humanité

AU procès des trafiquants de cocaïne, à Grasse, c’était hier l’audition de Sergio Bonacina, considéré comme le chef du groupe appréhendé en deux temps dans la région niçoise, le 24 février et le 29 mai 1992, ainsi que 100 kilos de cocaïne. Sergio ne manque pas d’aplomb: «Les accusations de trafiquants portées contre moi viennent de la fantaisie de M. Cattaneo». Fausto Cattaneo est un commissaire suisse, auteur d’un rapport mettant en cause l’attitude des services français dans cette affaire, reliée selon lui à un trafic beaucoup plus important surnommé «Mato Grosso» et portant sur cinq tonnes de «coke».

Mais Cattaneo n’a pas été autorisé par sa hiérarchie à se présenter à la barre des témoins «pour des raisons de sécurité». Bonacina, de son côté, reconnaît s’être livré au Maroc au «trafic de stupéfiants mais, après ça, finito, basta!». Il avoue, en revanche, être un consommateur occasionnel de poudre blanche. Le président Acquaviva semble amusé par ses déclarations: «Vous avez pourtant une certaine stature dans les activités illicites.» L’homme nie tout. Il prétend être «un homme sous l’influence de sa femme». Mais cette dernière, présente dans le box des accusés, dit le contraire, se bornant à répéter que son mari en savait long sur toute l’opération et sur les contacts avec deux Sud-Américains, pourvoyeurs de drogue.

De ces deux Sud-Américains, il en fut longuement question lors de l’audition de Mario Le Corff, commissaire principal à l’Office central des stupéfiants. Ce dernier affirme que les prises effectuées en 1992 sur la Côte d’Azur n’ont rien à voir avec l’affaire «Mato Grosso». Pour lui, «le rapport Cattaneo relève de la mégalomanie». Tout s’est passé légalement, dans le cadre d’une livraison surveillée, c’est-à-dire sous haute surveillance policière, jusqu’à l’interpellation. Dans le cadre de l’enquête, plusieurs personnes étaient suivies. «Puis sont apparus des individus non identifiés que nous avons considérés comme étant sud-américains», dit le policier français. Malheureusement, ils ne seront jamais appréhendés, ce qui déclenchait de la part de la défense une vive polémique. Me Baudoux laisse entendre que les Sud-Américains travaillaient pour les policiers. Après deux jours de débats, le flou continue de régner dans ce procès. La seule certitude que l’on ait est que la Mafia est solidement implantée dans le sud de la France, région devenue privilégiée pour les trafics en tout genre entre l’Hexagone et l’Italie.

http://www.humanite.fr/node/79083

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Des trafics et une enquête qui intrigue

Samedi, 7 Mai, 1994
L’Humanité

Le procureur a requis des peines de douze à dix-huit ans de prison pour achat, importation et tentative d’écoulement de 117 kilos de cocaïne. La défense invoque un coup monté par les policiers français.

De notre correspondant régional.

ETRANGE procès en vérité que celui qui vient de se tenir dans les locaux du tribunal de Grasse, et dont le verdict a été mis en délibéré jeudi soir. Les personnes jugées l’étaient, selon l’acte d’accusation, pour achat, importation et tentative d’écoulement de stupéfiants. Le trafic portait sur 117 kilos de cocaïne. La France, et plus particulièrement la Côte d’Azur, n’étant qu’un lieu de transit avant l’acheminement vers l’Italie.

Des faits assez graves pour que le procureur de la République, Jean-Luc Cabaussel, requière des peines allant de douze à dix-huit ans d’emprisonnement, avec ce petit commentaire qui résume bien l’atmosphère: «Je suis toujours très satisfait de requérir face à des malfrats.»

Une phrase qui n’était pas gratuite. Depuis l’ouverture des débats, quelque chose semblait gripper la machine judiciaire. Plus exactement, un rapport établi par un commissaire suisse, Fausto Cattaneo, en partie corroboré par le numéro deux de la section antidrogue de l’office du procureur de la Confédération helvétique, Jacques-André Kaeslin.

Les deux hommes, dans deux notes séparées et officielles, soulignent les pratiques des services français et plus particulièrement de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS). Des révélations de taille comme celle lue par le procureur lui-même, à propos de la drogue saisie, qui «proviendrait des stocks de Marco Cavallero, numéro deux de la police fédérale des stupéfiants du Brésil, et aurait été importée, livrée et vendue par des informateurs».

Le procureur n’a pas soutenu la demande de supplément d’informations exigée par les avocats de la défense. «Ce serait énorme», dit-il: «Ce rapport, c’est un jet d’encre craché par un mollusque marin avant qu’il ne tombe dans l’épuisette.»

Que les accusés ne soient pas des enfants de choeur, ou plutôt de «Marie», selon les termes d’un défenseur, personne ne semblait le nier, sauf peut-être ceux qui attendent de connaître leur sort.

Selon Interpol, deux d’entre eux, Vittorio Ceretta et Stefano Fasanotti, seraient membres de la N’Dranghetta calabraise et un troisième larron, Renato Macri, appartiendrait à une organisation mafieuse dans le Piémont. Sergio Bonacina n’est pas non plus un inconnu pour les stups de différents pays et son épouse Drissia vivait auparavant avec un «mauvais garçon» en cheville avec des trafiquants basés en Amérique latine.

Mais l’audition de plusieurs policiers en qualité de témoins et notamment de Mario Le Corff, commissaire principal à l’Office central des stupéfiants, devait jeter le trouble.

A l’écoute de ces fonctionnaires, on avait une sensation de non-dit. Comme si certaines pratiques n’avaient pas à être évoquées. Comme si, la fin justifiant les moyens, seules importaient les «prises» record de drogue. Qui étaient les Sud-Américains, fournisseurs repérés dans cette affaire, jamais arrêtés ni photographiés de face contrairement aux autres protagonistes?

Je ne sais pas, répondait Le Corff, qui répétait devant le tribunal que dans cette procédure, aucun indicateur n’avait été utilisé. Mais selon Fausto Cattaneo (absent à l’audience), il s’agirait d’informateurs et il donne leurs noms. Mais le procureur, une fois de plus, s’est refusé à en tenir compte, ne serait-ce que pour que la lumière soit faite. «Ce rapport ne vient pas du ciel mais de l’enfer dans lequel se morfond Fausto Cattaneo.»

Les défenseurs avaient alors beau jeu de demander dans leurs plaidoiries si «l’efficacité de la répression permet tout», si la justice «allait servir le droit ou la pyromanie policière» ou encore de dénoncer «le mur de l’Etat policier».

Au mois de février déjà, à Marseille, dans un procès portant sur une saisie de 5 tonnes de hasch, les avocats des prévenus avaient invoqué un coup monté par l’OCTRIS… Ni la justice ni la police n’auraient à gagner à couvrir de tels agissements. Car si quelques «mules» tombent grâce à ces stratagèmes, ils n’ont pas d’effet sur les cartels qui continuent de proliférer tandis que les narcodollars pénètrent toujours plus l’économie mondiale.

C’est dire si le verdict du tribunal de Grasse, prévu pour le 24 mai, est attendu. Avec crainte ou espoir, c’est selon…

http://www.humanite.fr/node/79247

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UNDERCOVER: Robert Mazur, alias Bob Musella, a infiltré pendant 18 mois le cartel de Medellín au temps de Pablo Escobar

J'ai infiltré pendant 18 mois le cartel de Medellín au temps de Pablo EscobarLe cartel de Medellín utilisait les moyens aériens afin de créer et d’acheminer la cocaïne aux États-Unis et y développer un marché de la drogue. (Robert Mazur)

Robert Mazur, alias Bob Musella, a blanchi l’argent du cartel colombien tout en enquêtant pour l’IRS. Il raconte son histoire incroyable.

En partenariat avec « Ulyces ».

Les propos ayant servi à réaliser cette histoire ont été recueillis par Arthur Scheuer au cours d’un entretien avec Robert Mazur. Les mots qui suivent sont les siens.

Je viens d’une famille italo-américaine pauvre, et nous vivions dans un quartier pauvre de Staten Island, à New York. Le premier appartement dans lequel j’ai habité comportait trois chambres. Quatre familles y logeaient : mes grands-parents, les deux sœurs de ma mère, moi, mon frère, mon père et ma mère.

Mes parents travaillaient très dur, mon père cumulait deux ou trois emplois à la fois. Ils désiraient plus que tout aider leurs enfants à avoir une meilleure vie que la leur. Déjà à l’époque, leur objectif était de nous tenir éloignés de la mauvaise graine du quartier dont j’ai plus tard, en tant qu’agent infiltré, prétendu faire partie. Ils tenaient à faire de mon frère et moi les premiers membres de la famille à entrer à l’université. C’est arrivé.

IRS_logo_blue_PDNos économies étaient maigres quand j’ai fait mes premiers pas à la fac, et j’avais besoin d’un job pour payer mes livres. J’ai décroché un entretien par l’intermédiaire de l’université me permettant de devenir ce qu’ils appelaient un étudiant « coopté » au sein d’une organisation. Il s’agissait d’une unité spéciale de l’IRS (https://fr.wikipedia.org/wiki/Internal_Revenue_Service).

À l’époque, on l’appelait la « division du renseignement », c’est elle qui s’était chargée de monter le procès d’Al Capone.

Suivre le cash

flucasUne fois engagé, je travaillais deux jours par semaine, le week-end et l’été. Mon rôle se limitait à porter les valises des gars, je n’ai rien fait de très important et je n’ai traité aucun dossier. Je faisais des photocopies, de la retranscription d’entretiens, je n’étais pas sur le terrain. Un des dossiers les plus importants concernait Frank Lucas, le plus gros trafiquant d’héroïne de Manhattan (photo de droite) (plus sur: http://users.skynet.be/dosscrim/franklucas/index.html). Nous étions chargés de poursuivre la banque au sein de laquelle il blanchissait de l’argent. Ironie du sort, son nom était la Chemical Bank, la « banque chimique ».

LIRE sur:

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160603.OBS1849/j-ai-infiltre-pendant-18-mois-le-cartel-de-medellin-au-temps-de-pablo-escobar.html

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DRUGWAR: Mexico, U.S. and Canada join forces to combat opium cultivation and heroin use

A man lances a poppy bulb to extract the sap, which will be used to make opium, at a field in the municipality of Heliodoro Castillo, in the mountain region of the state of Guerrero January 3, 2015. REUTERS/Claudio Vargas

A man lances a poppy bulb to extract the sap, which will be used to make opium, at a field in the municipality of Heliodoro Castillo, in the mountain region of the state of Guerrero January 3, 2015. REUTERS/Claudio Vargas

Mexico, the United States and Canada will unveil a plan to combat increased opium poppy cultivation and heroin use across North America at a summit later this month, a senior Mexican official told Reuters on Thursday June 9.

Leaders of the three nations are due to meet in Ottawa on June 29, amid growing concern about the rising North American death toll from opioids such as heroin and fentanyl, and a surge in poppy cultivation in Mexico by violent drug gangs.

In a phone call last month, U.S. President Barack Obama and his Mexican counterpart Enrique Pena Nieto agreed to intensify the fight against heroin production, and government officials say the problem has been under discussion for months.

Paulo Carreno, Mexican deputy foreign minister in charge of North America, said in an interview that Canada’s Prime Minister Justin Trudeau was also committed to the plan due to be launched at the so-called Three Amigos summit later this month.

“This isn’t just about destroying (plantations), it’s about finding solutions for people forced to cultivate poppies, and there will be an important announcement in this context at the summit on a new cooperation plan between the three countries to deal with problems that obviously concerns us all,” he said.

Carreno declined to offer details but said additional resources would be devoted to all parts of the problem.

Read more:

http://www.theyucatantimes.com/2016/06/mexico-u-s-and-canada-join-forces-to-combat-opium-cultivation-and-heroin-use/

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Le Canada pourrait devenir la capitale mondiale du cannabis

 |  Par
Publication: 09/06/2016

Le Canada pourrait-il miser sur le cannabis pour assurer sa prospérité économique? Oui, si l’on en croit Alan Gertner, cofondateur de Tokyo Smoke, une chaîne torontoise de cafés pour consommateurs de cannabis.

«Le Canada pourrait être pour le cannabis l’équivalent de ce que la France est pour le vin», a déclaré M. Gertner mercredi lors d’une conférence sur l’avenir économique du pays organisée par le magazine The Economist.

Le premier ministre Justin Trudeau, invité d’honneur de la conférence, a provoqué l’hilarité en affirmant à la blague qu’il n’était «absolument pas d’accord» avec M. Gertner, en raison du «haut calibre des vins canadiens».

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Photo: Nathan Denette/CP

Selon Alan Gertner, le potentiel de l’industrie de la marijuana au Canada se chiffre en milliards de dollars. «Le Canada a une occasion incroyable de devenir un vecteur d’innovation pour la marijuana», a-t-il martelé.

LIRE sur:

http://m.huffpost.com/qc/entry/10383194

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QUÉBEC (Canada): dur coup contre des trafiquants de drogue

Publié le 01 juin 2016

Une photo d’une maison perquisitionnée à Saint-Patrice-de-Beaurivage.

DROGUE. Les policiers de la Sûreté du Québec ont démantelé, aujourd’hui, un important réseau de drogue qui sévissait dans les écoles de la Beauce et des Etchemins.

Par André Boutin

Aux petites heures du matin, quelque 90 policiers se sont mis en marche pour effectuer quatorze perquisitions, dont trois impliquant des véhicules, afin de mettre la main sur une importante quantité de drogue, principalement des métamphétamines.

Cinq personnes, visées par un mandat, ont été arrêtées et ont comparu au cours de la journée au palais de justice de Saint-Joseph sous divers chefs relatifs au trafic de drogue. D’autres arrestations sont survenues lors des perquisitions. Un bilan complet de l’opération sera fait par la Sûreté demain.

LIRE: http://www.quebechebdo.com/Faits-divers/2016-06-01/article-4546536/Dur-coup-contre-des-trafiquants-de-drogue/1

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CANADA: près de 2000 plants de cannabis saisis à Saint-Paul

(Saint-Paul-d’Abbotsford) Dur coup pour des producteurs de cannabis qui opéraient à Saint-Paul-d’Abbotsford. Les policiers de la Sûreté du Québec ont démantelé deux serres de pot, mardi, dans une grange et une résidence. Près de 2000 plants de cannabis ont été saisis. Quatre personnes ont été arrêtées.

La plus importante serre de cannabis découverte par les policiers était aménagée dans une grange du rang Papineau. Près de 1400 plants poussaient dans le bâtiment situé en zone agricole. L’équipement servant à cultiver la drogue a également été saisi. Les policiers doivent déterminer si les branchements électriques ont été détournés.

http://www.lapresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201605/31/01-4987137-pres-de-2000-plants-de-cannabis-saisis-a-saint-paul.php

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FRANCE (Drogue): quand la police devient dealer

LCPNS55Les invités d’Arnaud Ardoin

Emmanuel Fansten, journaliste à Libération, auteur de l’enquête – Dominique Perben, ancien Garde des sceaux et aujourd’hui avocat – Gilbert Collard, avocat, député RBM-FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, auteur du livre  » Les dérives judiciaires : et si ça vous arrivait ?  » Paru aux Editions Eyrolles  – Marc Fievet, ancien infiltré de la Douane Française, inscrit sous le matricule  » NS 55 DNRED « , auteur des livres  » Infiltré au coeur de la mafia  » paru aux Editions Hugo Doc, et  » Gibraltar « , paru aux Editions Michel Lafon.

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Pour regarder l’émission: http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde/274542-drogue-quand-la-police-devient-dealer

Durant ce mois de mai, la justice a affaire à deux histoires de grands flics qui flirtent avec la légalité, deux histoires d’indics, deux histoires qui posent question du lien trouble entre policiers et voyous.

Michel Neyret, icône déchue de la PJ lyonnaise dont il fut le numéro 2, comparaît depuis le lundi 2 mai au tribunal correctionnel de Paris pour s’expliquer sur les relations incestueuses qu’il a entretenues avec ses informateurs.

Un autre grand flic l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) François Thierry est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis ces dernières années, d’après une enquête publiée Dans l’édition du lundi 23 mai par le quotidien Libération. En cause, la proximité de François Thierry avec le trafiquant de drogue Sofiane H., un des  » indics  » de l’Office.
Entre 2010 et 2015, il aurait laissé son indic, le principal trafiquant de cannabis en France à la tête du « troisième plus grand réseau de drogue » en Europe, la connivence va loin puisque la femme de François Thierry était l’avocate de Sofiane H.
Le puissant policier avait recruté en personne Sofiane H. et lui a permis d’importer d’importantes quantités de drogue en « livraison surveillée ». Cette technique, légale, permet à la police de laisser passer des stupéfiants sur le sol français afin de remonter une filière pour la démanteler.

Sauf qu’en l’espèce, le réseau mis en place par le trafiquant/indic n’a jamais été inquiété… contrairement à ceux de ses concurrents.

Sauf que depuis 2004, et la loi Perben II, le recours aux indics est encadré, ni un policier seul ni même une équipe d’enquêteurs ne peut en principe gérer seul son indic. Tous doivent désormais être répertoriés dans un fichier central.

Seulement pour démanteler un réseau, peut-on se contenter de la légalité ? Ne doit-on pas forcement user de techniques à la limite de la Loi ? Et cette zone trouble est-elle L’efficacité doit-elle primer sur le droit ? Les invités d’Arnaud Ardoin en débattent ce soir de 19h30 à 20h30 dans l’émission Ça vous regarde sur LCP.

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