AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — marcfievet@live.fr — 33 (0) 6 84 30 31 81

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MEXIQUE: onze ans d’efforts, 200 000 morts… et des cartels au plus fort

 

Onze ans sont passés depuis que l’ex-président mexicain Felipe Calderón déclarait, début décembre 2006, la guerre aux cartels de narcotrafiquants, déployant l’armée dans les zones les plus sensibles du pays. Plus de 200 000 personnes, selon les chiffres officiels, sont mortes dans cette guerre, un conflit sans victoire à l’horizon pour les autorités mexicaines (lire ci contre). Dopés par la demande croissante de drogues aux Etats-Unis, d’opiacés en particulier, les cartels mexicains sont plus puissants que jamais. Ils contrôlent pratiquement la totalité de la production d’héroïne et de drogues synthétiques consommée au nord de la frontière, ainsi que le trafic de la cocaïne sud-américaine destinée aux grandes villes des Etats-Unis, sans compter une partie des cargaisons envoyées en Europe.

«Les organisations criminelles mexicaines montrent des signes continus de croissance et d’expansion», signale le rapport annuel de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence antidrogue américaine, publié fin octobre. Qui ajoute : «Aucun autre groupe n’est en mesure de les concurrencer.»

 

LIRE LA SUITE: http://www.liberation.fr/planete/2017/12/25/mexique-onze-ans-d-efforts-200-000-morts-et-des-cartels-au-plus-fort_1618862

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FRANCE (Bordeaux): NS 55 a visité le musée de la douane française

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FRANCE (Narcotrafic diplomatique): il y a une semaine, ce jeune homme connu des services de police avait insulté et menacé de mort des policiers

Sa place est d’ores et déjà réservée dans un vol Air France Paris-Yaoundé. Le jeune homme de 20 ans soupçonné d’être à la tête d’un trafic de drogue à Villejuif et qui a insulté et menacé de mort des policiers va être rapatrié ce vendredi, a annoncé ce jeudi le sénateur (LR) Christian Cambon, président de la commission des Affaires Etrangères.

« J’ai eu l’ambassadeur au téléphone il y a un quart d’heure, a-t-il indiqué ce jeudi midi. Il m’a confirmé que sa place était réservée dans un avion qui part demain pour Yaoundé ».

Ce fils d’un membre de la délégation diplomatique camerounaise avait fait valoir son immunité diplomatique vendredi dernier face à des policiers de la brigade anti-criminalité du Kremlin-Bicêtre qui patrouillaient cité Duclos.

LIRE plus:

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/villejuif-le-dealer-a-l-immunite-diplomatique-expulse-vendredi-21-12-2017-7465767.php

Ni arrêté, ni détenu

Les « mesures susceptibles d’être prises » sont néanmoins particulièrement réduites. Les agents diplomatiques, le personnel administratif et technique ainsi que leurs familles jouissent d’une immunité diplomatique totale. Cela signifie qu’ils ne peuvent être ni arrêtés, ni détenus, que les faits aient été commis dans l’exercice de leurs fonctions ou pendant leurs loisirs. « Cette disposition permet d’éviter que le pays hôte exerce des pressions sur les diplomates, ses proches ou ses collaborateurs sous des prétextes fallacieux », explique Kenneth Weissberg, avocat en droit international. Un principe gravé dans le marbre en 1961 lors de la convention de Vienne​ sur les relations diplomatiques.

lire: http://www.20minutes.fr/faits_divers/2192219-20171221-soupconne-trafic-drogue-protege-immunite-diplomatique-peut-faire-quai-orsay

plus:

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/villejuif-le-dealer-qui-beneficiait-d-une-immunite-diplomatique-rapatrie-au-cameroun-1513870696

http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/immunite-diplomatique-comment-un-dealer-camerounais-peut-narguer-les-policiers-levee-arrestation-justice-ambassade

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BURKINA FASO: la Douane française a fait un don d’équipements à la Douane burkinabè

La douane française à travers la Mission Interministérielle de lutte contre la Drogue et les Conduites Addictives (MILDECA) a fourni à la douane burkinabè dans le cadre de leur coopération des bâtons lumineux, des gyrophares magnétiques, des chasubles , des paires de jumelles.

Ce don d’équipements va améliorer la qualité de service dans la lutte contre la drogue, selon le Directeur Général des Douanes, Adama Sawadogo.

source:

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BELGIQUE (colis postaux): la douane intercepte près de 50 envois postaux contenant de la drogue

La douane a effectué trois jours de contrôles au centre de tri Gand X portant sur le trafic de drogue via des colis postaux, indique jeudi le SPF Finances. 

Lors de cette action coordonnée avec le parquet de Flandre-Orientale, la police locale et la police judiciaire fédérale, 46 envois contenant de la drogue ont été interceptés. Hormis quelques exceptions, tous ces colis provenaient des Pays-Bas et de Belgique.

Ils contenaient du cannabis, du hashish, des joints, de la cocaïne et des drogues synthétiques telles que le Kratom, de la MDMA, du Speed ou encore des XTC.

source: http://www.dhnet.be/actu/belgique/la-douane-intercepte-pres-de-50-envois-postaux-contenant-de-la-drogue-5a3bccc6cd7083db8b21454e

 

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FRANCE (Trafic de drogue diplomatique): interpellé puis relâché à deux reprises grâce à son immunité

En France, on poursuit toutes sortes de régaliens (Douaniers, Policiers ou Gendarmes) avec gardes à vue et mises en examen…parfois sans aucun vrai sens du discernement, alors… qu’ interpellé jeudi à Villejuif pour des affaires de stupéfiants, un homme de 20 ans a fait état de son statut diplomatique, étant le fils d’un personnel de l’ambassade du Cameroun, pour qu’on s’empresse de le faire relâcher!

Vous avez dit bizarre?

 

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FRANCE (Marseille): seize ans de prison pour Christian Parent, un trafiquant de cocaïne depuis la Colombie

Christian Parent, un Français à la tête d’un réseau de cocaïne depuis la Colombie, a été condamné mardi à 16 ans de prison par le tribunal correctionnel de Marseille, révèle La Provence.

Le trafiquant avait été retrouvé dans sa planque dorée en Colombie, la « résidence Paradisio » en novembre 2016, alors qu’il était recherché depuis 2011.

172 kg de cocaïne

L’homme, originaire de Perpignan, possédait de nombreuses propriétés, des voitures de luxe, et vivait de « rentes » liées au trafic. Il a été arrêté sous une fausse identité, puis remis aux autorités françaises et écroué en France le 10 juillet dernier pour trafic international de cocaïne.

Un trafic qui aurait découlé sur une saisie de 172 kg de cocaïne dans les alentours de Perpignan.

En 2014, il avait été condamné, en compagnie de sept complices présumés, à 18 ans de prison, avant de parvenir à s’enfuir. Cette fois-ci il n’a pas pu échapper aux mailles de la justice et a donc été condamné à 16 ans de prison. Il devra également verser 6,8 millions d’euros d’amende douanière avec les autres mis en cause.

SOURCE: http://www.20minutes.fr/justice/2191847-20171221-marseille-seize-ans-prison-christian-parent-trafiquant-cocaine-depuis-colombie

plus: http://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/4763352/la-chute-dun-gros-bonnet-de-la-drogue-cache-en-colombie.html

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POLYNÉSIE (Douane Française): saisie record d’anabolisants

Le 6 décembre dernier, les agents de la douane ont confisqué une importante quantité de produits anabolisants originaires de Thaïlande.

 

LIRE la suite:

https://www.tntv.pf/Saisie-record-d-anabolisants-a-l-aeroport_a23083.html

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AFGHANISTAN (province de Jawzjan): saisie de 483 kilos de pavot à opium

SHIBERGHAN – La police a arrêté dimanche deux trafiquants de drogue et confisqué 483 kg de pavot à opium à l’extérieur de Shiberghan, capitale de la province de Jawzjan, dans le nord de l’Afghanistan, a annoncé Faqir Mohammad Jawzjani.

C’est une équipe de police en patrouille qui a découvert les pavots à opium lors de la vérification de routine d’un véhicule à Shiberghan dimanche matin.

Ils ont arrêté deux personnes, dont le conducteur.

source:

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DOUANE FRANCAISE (Aire de repos des Gargails – A 63): dans la cabine du routier italien, les douaniers ont trouvé 7 kilos de cannabis

Vers 17 heures, ce samedi, un Italien, conduisant un camion d’Espagne vers les Pays-Bas a été contrôlé par les gabelous à Mios, sur l’A 63.

Jackpot…Dans la cabine 7 kilos de cannabis!

L’homme a été remis aux spécialistes de l’OCRTIS qui poursuivront les investigations!

source: SUD OUEST

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SANTO DOMINGO: les corps de deux Français ont été retrouvés en début de semaine

CANADA (Alberta): saisie de cocaïne au poste frontalier de Coutts

Les agents de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) en Alberta ont saisi 99,5 kg de cocaïne.

Les deux Californiens âgés de 26 ans et de 31 ans qui se trouvaient à bord d’un camion qui transportait des fruits et légumes ont été arrêtés et remis à la GRC (Gendarmerie Royale du Canada).

Les quelque 100 kg de cocaïne saisis au poste frontalier de Coutts en Alberta.

Photo : Gendarmerie royale du Canada

Source: Radio Canada

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COKE en STOCK (CXLIV) : «El Chapo» et les avions (12). Avant l’Europe, Fort Lauderdale et l’Equateur

La CIA n’est pas une vieille histoire, dans le trafic, et on s’en aperçoit encore plus quand la coke déboule à la tonne en Europe.  Descendue le plus souvent de containers apportés par des cargos, en Espagne, au Portugal, mais aussi en Italie ou en Hollande, voire même en France. A se demander ce qu’est la « guerre contre la drogue » déclarée Outre-Atlantique, ou ce que sont les résultats de la DEA, voire son but réel.  À se demander si le nouveau président mexicain Enrique Nieto, élu en 2012, est vraiment à la hauteur de l’enjeu, qui est énorme, on le sait (1).  Mais avant d’en arriver là, il va falloir à la fois revenir à Fort Lauderdale et en Equateur…

lire: http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxliv-el-chapo-et-les-avions-12-avant-leurope-fort-lauderdale-et-lequateur/

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FRANCE (Flics contre juges): les stups en plein bad trip…Et mieux vaut être policier que douanier!

Flics contre juges, les stups en plein bad trip

Par Pascal Ceaux et Anne Vidalie, publié le

De fortes tensions opposent policiers et magistrats sur les méthodes de lutte contre le trafic de drogue. Entre les uns et les autres, la défiance est à son comble.

Récit de l’intérieur.

Il n’est pas près d’oublier ce jour-là. Dans les bureaux de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) à Nanterre (Hauts-de-Seine), la colère a éclaté avec la violence d’un orage trop longtemps contenu.

« Le mouvement a été spontané, raconte ce policier qui préfère garder l’anonymat. On s’est réunis. On avait le sentiment de n’être soutenus ni par le ministère, ni par la direction de la police judiciaire. On s’est dit, puisqu’ils ne veulent pas prendre notre défense, on va faire quelque chose de marquant. »

C’est ainsi que les quelque 70 enquêteurs de l’Office ont décidé, lundi 16 octobre, le dépôt des armes pour la durée d’une semaine. Certains ont pris des vacances. D’autres ont eu recours au congé maladie, ou ont tout simplement levé le pied, au risque de paralyser la chasse aux trafiquants de drogue.

L’OCRTIS se débat depuis des mois dans les rets de plusieurs procédures judiciaires qui ont déjà coûté son poste au charismatique patron du service, François Thierry. Au début d’octobre vient le tour de l’un de ses adjoints, le commissaire Stéphane L., et celui d’un chef de groupe, tous deux mis en examen pour « complicité de trafic de stupéfiants ».

Entre policiers et magistrats, le duel s’envenime

« A ce moment-là, on s’est dit que cela pouvait arriver à n’importe lequel d’entre nous », reprend le policier. La popularité, au sein de l’Office, du commissaire cible des juges ne fait qu’attiser le mécontentement. Stéphane L. est réputé pour son courage sur le terrain. En 2000, il a été grièvement blessé lors d’une interpellation à Argenteuil (Val-d’Oise). Une balle de fusil l’a atteint au thorax, malgré son gilet pare-balles.

Flics contre juges. Le duel est presque aussi vieux que le monde et ses trafics. Sauf que, cette fois, entre police et justice, le conflit s’envenime. Un combat âpre et silencieux, loin des caméras et des micros. D’un côté, les policiers de l’Office des stups, en poste à Nanterre ou à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, qui luttent au quotidien contre les trafiquants de drogue. « Et qui restent plus motivés que jamais », insiste l’un d’eux.

De l’autre côté, les 16 magistrats de la juridiction interrégionale spécialisée de Paris (l’une des huit « Jirs » de France), experts de la criminalité organisée et de la grande délinquance financière. Entre les uns et les autres, la défiance est à son comble.

« Quelques juges d’instruction, propolice, nous soutiennent, nuance un fonctionnaire de l’Office. Mais d’autres pensent que nous sommes borderline et n’ont qu’une idée en tête: casser nos méthodes. Leur éthique est heurtée, car ils pensent que nos indicateurs, impliqués dans la logistique des livraisons de drogue sur lesquelles ils nous informent, tirent un bénéfice de ces opérations! »

Dans l’environnement de la Jirs de Paris, ce classement insidieux entre bons et mauvais indigne. Il n’est, dit-on, rien d’autre qu’une « stratégie de défense » et ne correspond en rien à la réalité. « Quand des policiers dérapent, précise une source anonyme, j’espère qu’il y aura toujours des juges pour les sanctionner. »

« Les pratiques de l’OCRTIS sont contraires à l’esprit de la loi »

Un magistrat instructeur naguère en poste à la Jirs soutient ses anciens collègues: « Ils répugnent à annuler des procédures, car ils ne veulent pas casser le moral des policiers et mettre à terre leur travail. Mais ce qui est inacceptable, c’est qu’on essaie, parfois, de nous enfumer en passant sous silence le rôle trouble d’un informateur. »

Un magistrat spécialisé, en poste en province, ne retient pas ses mots: « Les pratiques de l’OCRTIS sont contraires à l’esprit de la loi », tranche-t-il. Visée, entre autres, l’enquête ouverte à Créteil (Val-de-Marne) qui empoisonne l’ex-numéro 3 de l’Office, Stéphane L., et un officier. En mars 2014, le commissaire L. et son groupe saisissent 132 kilos de cocaïne à l’aéroport d’Orly. Mais, très vite, les juges d’instruction soupçonnent les policiers d’avoir initié ce trafic avec l’aide de deux indicateurs, pour mieux démanteler le réseau à l’oeuvre. Ce que la loi interdit expressément.

Sur le procès-verbal, les deux « tontons » accablent les fonctionnaires des stups. « J’ai agi sous les ordres de l’OCRTIS », assène « José le Portugais ». « A moi, on m’a demandé d’être la personne qui serait à l’origine du pseudo-passage au fret d’Orly », précise son comparse, « Lionel ». Lorsqu’il est entendu par le juge en mai 2015, le commissaire conteste avoir agi dans l’ombre.

« On obtient des informations, déclare-t-il au magistrat, et les choses sont faites en transparence avec le parquet de Créteil, qui donne des instructions. On ne prend pas de décisions seuls dans notre coin sur ce genre de choses. » Pas suffisant pour rétablir la confiance…

Pour l’interpellation et la garde à vue de « Lionel », le juge a préféré désigner la section de recherches de la gendarmerie de Paris. Dans cette affaire, la hiérarchie de la police judiciaire, elle, joue la montre. « Mireille Ballestrazzi [la directrice centrale de la PJ] est venue nous voir plusieurs fois pour nous dire qu’il était urgent d’attendre sous prétexte qu »on ne sait pas quels éléments a la justice dans le dossier d’Orly' », regrette un fonctionnaire.

Un contentieux de plus en plus lourd

Entre la Jirs de Paris et l’Office des stups, le contentieux s’est encore alourdi le 17 octobre 2015. Ce jour-là, la Douane met la main sur 7 tonnes de cannabis stockées dans trois camionnettes garées dans le XVIe arrondissement de Paris. Au fil des mois, cette affaire dévoile les liens très étroits entretenus par François Thierry, l’ancien patron des Stups, avec l’un de ses indicateurs, gros importateur de cannabis marocain.

« Cette opération était une livraison surveillée [un transport de stupéfiants sous l’œil de la police, avec l’accord de la justice, pour identifier les trafiquants], affirme un policier de l’OCRTIS. Le parquet était parfaitement au courant. Des preuves de ces échanges existent. » Bémol apporté par un magistrat de la Jirs: « Tout dépend du niveau d’information qu’on nous donne… »

Les fonctionnaires des Stups 

Les fonctionnaires des Stups dénoncent cette « précarité », cette « insécurité juridique totale ». « Un magistrat dit OK, puis un autre remet en cause la méthode », regrette l’un d’eux. Pour résoudre ce casse-tête, un de ses collègues suggère « la tenue d’une table ronde avec la Direction centrale de la police judiciaire, le ministère de la Justice et la juridiction spécialisée de Paris ».

Message reçu 5 sur 5 au sommet de l’Etat, où cette guerre intestine entre policiers et magistrats inquiète. Ainsi, le garde des Sceaux a récemment mis en place un groupe de travail chargé de plancher sur les deux sujets qui fâchent: les fameuses livraisons surveillées et le rôle des indicateurs.

Les stups boudent la juridiction de Paris

En attendant, les fonctionnaires de l’Office des stups boudent la juridiction spécialisée de Paris.

« Tant que les magistrats qui nous sont hostiles resteront en poste, nous nous interdirons de commencer la moindre affaire qui pourrait leur être confiée, affirme l’un.

En revanche, nous travaillons mieux avec les Jirs de province. »

Certes, l’OCRTIS a réalisé récemment deux belles opérations, main dans la main avec les magistrats de Bordeaux, en saisissant 1,7 tonne de cocaïne en juin dernier sur une plage de Mimizan (Landes), puis plus d’une tonne du même produit et 350000 euros en cash à Lacanau voilà trois semaines. Dans les six autres Jirs, pourtant, beaucoup renâclent à travailler avec les spécialistes parisiens des Stups.

« S’ils s’imaginent que nous, magistrats provinciaux, sommes prêts à rentrer dans leurs magouilles, ils se trompent!, s’étrangle un procureur. Dans ma juridiction, nous avons eu des soucis similaires à ceux de Paris; alors, plus question de saisir l’Office. »

A Nanterre, l’ambiance est morose. « Beaucoup de collègues ont envie de changer de service, constate un fonctionnaire. Il y a eu des départs, il y en aura d’autres, et nous avons de plus en plus de mal à recruter. » Pendant que les spécialistes parisiens des Stups travaillent, de leur propre aveu, « avec le frein à main », les trafiquants, eux, peuvent se frotter les mains.

Entre 2015 et 2016, les saisies de cannabis ont reculé de presque 7 tonnes, passant de 77,6 à 70,9 tonnes, et celles de cocaïne ont chuté de 10,9 à 8,5 tonnes…

Deux poids, deux mesures?

Mieux vaut être policier que douanier.

Au printemps dernier, le corps d’élite des gabelous, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), a été décapitée par le DG Rodolphe Gintz sans autre forme de procès. (Jean Paul Garcia, le Boss de l’ « Agence », a jeté l’éponge à la demande du DG de la Douane.)

Motif: elle aurait fermé les yeux sur les trafics de l’un de ses indics en l’échange de tuyaux en or massif.

Entre les mutations forcées et les placards pas tous dorés, de nombreuses têtes sont tombées.

Rien de tout cela à l’Office des stups, soupçonné lui aussi d’avoir franchi la ligne jaune avec certains informateurs. Seul François Thierry a dû quitter son poste. L’ancien numéro 1 de la lutte antistups a d’abord été exfiltré à la SDAT, la sous-direction antiterroriste. Mis en examen en août pour « complicité de trafic de stupéfiants » et privé par la justice, deux mois plus tard, de son habilitation d’officier de police judiciaire, il a été affecté à la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité.

source: L’Express

Revoir:

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FRANCE (Grenoble): deal sur la ville

Un temps, le poste de guet se trouvait juste en face de l’entrée du parking de l’hôtel de police. Une simple chaise posée sur le trottoir sur laquelle des jeunes encapuchonnés venaient s’asseoir à tour de rôle. Ce point d’observation leur offrait une vue imprenable sur les sommets alentour, mais surtout sur le commissariat central de Grenoble.

Un habitant du quartier raconte :

« Quand les voitures de police sortant du parking se dirigeaient vers le centre-ville, le guetteur prévenait aussitôt ses comparses.« 

Car à 150 mètres de là se trouve l’étroite place Edmond-Arnaud, à deux pas du centre historique.

Depuis des années, elle figure parmi les lieux de deal les plus connus de la ville. Récemment, cet emplacement « commercial » a donné lieu à une âpre bataille entre deux bandes de trafiquants.

Lire la suite: https://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20171129.OBS7985/deal-sur-la-ville-grenoble-est-elle-pourrie-par-la-drogue.html

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OCRTIS France (Bordeaux): l’Office antidrogue démantèle un vaste réseau de trafiquants de cocaïne entre Europe et Colombie

C’est un trafic de cocaïne d’ampleur internationale qui a été démantelé en France ce week-end. Près d’1,3 tonne de cocaïne a été saisie dans la région de Bordeaux, dévoilant les manoeuvres de groupes criminels qui affluaient de toute l’Europe pour se fournir, en France, auprès de trafiquants d’Amérique latine. 23 personnes ont ainsi été arrêtées dimanche 19 novembre par l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), appuyés par la Direction centrale de la Police judiciaire, la BRI et les PJ de Paris et Bordeaux. Parmi les personnes interpellées, 11 Colombiens, 3 Français, 3 Albanais, des Italiens et un Turc. Certains s’étaient donné rendez-vous dans une villa proche de Bordeaux afin d’y récupérer la drogue. Avant d’être interrompus par les policiers.

LIRE la suite

http://rmc.bfmtv.com/emission/exclusif-l-office-antidrogue-demantele-un-vaste-reseau-de-trafiquants-de-cocaine-entre-europe-et-colombie-1308387.html

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COKE en STOCK (CXLI): « El Chapo » et les avions (chapitre 9) – Les jets en cadeau, la villa d’El Spiritu

ghostofmomo 20 novembre 2017

Avec tout ce que je viens de vous dire dans les épisodes précédents, vous avez compris à quel point le Honduras est devenu attirant pour un gars comme El Chapo : des institutions corrompues, une armée et une police soudoyées, le fils de président qui finit derrière les barreaux… avouez que comme terre d’accueil, Guzman ne pouvait rêver mieux.

Le fameux Gulfstream abandonné,  « un cadeau au président » !

Au Honduras, les avions ne s’écrasent pas toujours.  Quatorze ans plus tard après la première découverte d’un premier Gulfstream abandonné, l’histoire semble balbutier.  Le 24 février 2006 à 11H23 du soir, un jet avait en effet été de nouveau découvert « abandonné » sur l’aérodrome  de Toncontín, au Honduras.  Un Gulfstream immatriculé au Mexique (XB-JPL), dont La Prensa affirmait que c’était celui d’un proche du président de l’époque Manuel Zelaya.  Les deux pilotes descendus, Carlos Enrique Messner (toujours le même, donc !) et Federico Riviello s’étaient après enfuis, en prenant un vol commercial classique, ayant prétexté un « ennui mécanique » pour poser l’avion.  Officiellement, l’appareil devait attendre sur place son prochain acheteur.  Mieux encore, puisque Messner avait alors déclaré que l’avion était en fait « un «cadeau pour le président » sans plus de précisions.  Un avion dont le propriétaire réel n’était autre qu’El Chapo Guzman !!!  L’avion, saisi par le gouvernement, sera revendu une bouchée de pain (736 000 dollars seulement), laissant entendre une belle entourloupe… comme je l’ai déjà expliqué : « l’avion cité, finalement saisi par le gouvernement , a une histoire intéressante : celle d’une entourloupe gouvernementale.  Il est d’abord le N900CE de Cashman Equipment Corp, Boston MA, puis le N555LG d’Integrity Aircraft Inc, puis le N51TJ de Tyler Jet LLC en 1999, puis le N667CX d’ Air LLC en 2000 (ici photographié en 2004).  Et devient le XB-JPL en 2005.  L’avion était auparavant attaché à l’aéroport de New Canaan, près de Sairfield, dans le Connecticut sous le numéro N667CX. Le 28 novembre, il est acheté par un dénommé Mario Alberto Andrade Mora le vendeur est le broker Oslo Express Inc, société dirigée par John B. Kjekstad. Lors de la transaction, Mario Alberto Andrade Mora est représenté par Carlos Ruelas García, l’envoyé d’ »AeroFox », une « Sociedad Anónima de Capital Variable ».  Une clause particulière est écrite dans le contrat : l’avion n’a pas le droit de circuler au Mexique sans l’autorisation express d’un représentant du vendeur, Omar Mercado López.  Qui de cette manière reste encore son propriétaire véritable !  Le contrat de Mora ne lui donne pas l’usufruit complet de l’avion ! Sinon, c’est 950 000 dollars d’amende à payer parait-il !  L’avion est donc… mexicain, et ne peut pas circuler librement !!!  Le 24 février 2006, pourtant, l’avion quitte le Mexique pour le Honduras, emmené par ses deux pilotes Carlos Messner et Federico Rivielo.  A peine arrivé, et alors qu’Omar Mercado López le réclame déjà, les deux pilotes prétextent une défaillance mécanique survenue à l’aéroport Toncontin de Tegucigalpa, pour ne pas rentrer à leur base.  Vite déclaré abandonné, l’avion est mis aux enchères 250 000 dollars seulement, que s’empresse de régler le groupe SCF, dans lequel on soupçonne de hauts fonctionnaires honduriens. »

Le cadeau à Zelaya

Pour beaucoup, en effet, c’est Mario Alberto Andrade Mora, au contrat d’achat mal rédigé, qui aurait ainsi « offert » l’avion a Manuel Zelaya Rosales, qui en hérité à un prix très (très) inférieur au marché.  L’avion vaut en réalité 2 millions de dollars…. il devient alors XB-JPL et a comme détenteur depuis le « Ministerio Publico de Honduras » sous le numéro HR-AUJ.   Manuel Zelaya Rosales ne pourra même pas s’en servir pour quitter le pays lors du coup de force de la junte militaire :  réfugié au Salvador (en voiture) il devra emprunter un Falcon pour tenter de revenir.

la suite: http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxli-el-chapo-et-les-avions-9-les-jets-en-cadeau-la-villa-del-spiritu/

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Lire aussi:

Coke en stock (CXL) : « El Chapo » et les avions (chapitre 8). Le laxisme mexicain sur l’enregistrement des avions

Le laxisme mexicain sur les propriétaires d’avion est évident.  Equivalent à celui de la FAA aux USA, en tout cas !  Dans l’épisode CI de ma saga, il y a deux ans déjà, j’avais évoqué un cas qui aujourd’hui encore est exemplaire.  Celui d’un propriétaire d’avion ayant fait deux années de prison, aux Etats-Unis en prison fédérale après une condamnation de 2005 pour avoir l’année précédente acheté des avions au Mexique et en 2004 pour avoir commis des fraudes impliquant des aéronefs, puis pour les avoir revendus aux États-Unis en falsifiant leurs livres de bord.  L’homme avait recommencé dans le même domaine dès sa libération et son extradition en 2007.  Son histoire s’est terminée en tragédie, par un crash d’un de ses avions piloté par une personne bien trop âgée, tuant une chanteuse connue en tournée.  Mais auparavant, il avait défrayé la chronique… politiquement, dirons-nous, puisque l’on arrive avec lui en Libye chez… Kadhafi.

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FRANCE (Saint-Avé (56)): l’établissement public de santé mentale (EPSM), haut lieu du trafic de drogue dans le département

Un constat

Il suffit de traverser le parc de l’hôpital pour observer le trafic illicite.

Il s’y déroule, désormais à peine dissimulé, et organisé en relation directe avec les quartiers « difficiles » de Vannes (Ménimur et Kercado) où des opérations de police ont gêné les affaires. On dit qu’il  s’est déplacé à l’EPSM dont la réputation en la matière n’est plus à faire bien au-delà de ses murs.

Le commerce se déroule derrière les bosquets, devant le garage mais aussi derrière la cafétéria à quelques mètres du panneau d’information sur la vidéo-surveillance du site, solution prétendument efficace à la sécurité et au trafic de drogue. Il s’en vend même sous les fenêtres des services et jusque dans les services d’hospitalisation.

Les personnes hospitalisées et leur famille témoignent. Des patients ont peur, se plaignent de menaces, de subir harcèlement et pressions pour consommer des toxiques, pour en introduire dans les unités de soins, pour en dissimuler dans leur chambre. Certains se plaignent d’être incommodés par la fumée ou l’odeur du cannabis jusqu’en dehors des espaces fumeurs. Certains revendeurs tentent de s’imposer à la concurrence. Des trafiquants étrangers à l’hôpital y entrent avec leurs véhicules, sous les caméras de vidéosurveillance, et y stationnent à proximité de la cafétéria pour se livrer à leur commerce en toute impunité.

Leurs voitures sont identifiées. L’observation n’est pas nouvelle, puisque des témoignages rapportaient déjà une grande variété de toxiques dans certains coffres.

Une famille s’est plainte qu’un proche malade était devenu toxicomane lors d’une hospitalisation à l’EPSM. Une autre ironise sur les pancartes de la campagne d’incitation à l’arrêt du tabac.

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FRANCE (Vosges – Meurthe-et-Moselle): les têtes des réseaux «poussaient, par des méthodes violentes, leurs lieutenants et leurs dealers à vendre le pus possible» les stupéfiants, n’hésitant pas à les frapper, à les intimider, voir même à les torturer

Treize personnes suspectées d’être impliquées dans un vaste trafic de drogue ont été interpellées mardi dernier dans l’Est de la France.

Plusieurs centaines de milliers d’euros en liquide et des véhicules de luxe ont été saisis.

Ce sont des individus présentés comme étant particulièrement « dangereux » qui ont été interpellés dans les départements des Vosges et de la Meurthe-et-Moselle. Treize personnes suspectées d’être impliquées dans un vaste trafic de stupéfiants ont été arrêtées et placées en garde à vue, mardi, par les policiers du SRPJ de Nancy, de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) des Vosges et du groupe d’intervention régional (GIR) de Lorraine, apprend 20 Minutes de source policière.

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POLYNÉSIE (tribunal correctionnel de Nouméa): 6 à 7 ans de prison pour avoir transporté 1,4 tonne de cocaïne

Vendredi 17 novembre, quatre trafiquants de drogues ont été jugés au tribunal correctionnel de Nouméa. D’origines lituanienne et lettone, ils avaient été arrêtés au large des Tonga avec à bord de leur navire 1400 kg de cocaïne pure.

La drogue avait été saisie sur un voilier Afalina, en haute mer, au large des îles Tonga.
Son équipage, composé de quatre hommes de nationalité lituanienne et lettone âgés de 19 à 41 ans, était étroitement surveillé par les autorités françaises, puis avait été arrêté le 27 juillet dernier.

Vendredi 17 novembre, les prévenus jugés pour trafic de stupéfiants ont été jugés par le tribunal correctionnel de Nouméa. Le capitaine de l’Afalina a écopé de sept ans de prison avec maintien en détention, les trois marins ont, eux, été condamnés à six ans de prison et dix ans d’interdiction de territoire français.

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