Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — marcfievet@live.fr — 33 (0) 6 84 30 31 81
Le Procureur de Bergame, Carmen Pugliese a annoncé hier le démantèlement d’un grand réseau de trafic de drogue dure géré par un Sénégalais. Selon le Populaire qui a rapporté la nouvelle dans son édition du jour, il s’agit d’une grosse prise de la police italienne qui a mis la main sur 5 kilogrammes de cocaïne pour une valeur d’un million d’euros et une somme de plus de 7000 € en espèces. De même, une voiture qui servait pour les activités criminelles de la bande a été saisie.
Le Sénégalais qui gérait le business ne serait pas pour autant le chef de gang. En plus de lui, quatre autres compatriotes ont été arrêtés, ainsi que quatre autres personnes dont les nationalités n’ont pas été révélées.
Cette affaire fait suite à l’arrestation de 5 passeurs sénégalais entre l’aéroport d’Orio al Serio de Bergame et Vintimille en Lugirie.
Jotay.net
Une photo d’une maison perquisitionnée à Saint-Patrice-de-Beaurivage.
Gracieuseté
Le réseau pouvait distribuer jusqu’à 10 000 comprimés par semaine
DROGUE. Les policiers de la Sûreté du Québec ont démantelé, aujourd’hui, un important réseau de drogue qui sévissait dans les écoles de la Beauce et des Etchemins.
Par André Boutin
Aux petites heures du matin, quelque 90 policiers se sont mis en marche pour effectuer quatorze perquisitions, dont trois impliquant des véhicules, afin de mettre la main sur une importante quantité de drogue, principalement des métamphétamines.
Cinq personnes, visées par un mandat, ont été arrêtées et ont comparu au cours de la journée au palais de justice de Saint-Joseph sous divers chefs relatifs au trafic de drogue. D’autres arrestations sont survenues lors des perquisitions. Un bilan complet de l’opération sera fait par la Sûreté demain.
Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, le 28 mai 2016 à Paris – FRANCOIS GUILLOT (AFP)
Interpellé le 16 mars dernier par le député Gabriel Serville sur le renforcement des moyens alloués à la lutte contre le trafic de stupéfiants, le Ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve vient d’apporter sa réponse. Il promet des moyens supplémentaires qui devraient être précisés lors de sa venue en Guyane en juillet prochain.
Bernard Caseneuve annonce un doublement des effectifs de la brigade des stupéfiants, l’accroissement de l’implication de la gendarmerie dans la lutte contre les trafics, qui sera désormais chargée des saisies dans l’Ouest guyanais, le renforcement du matériel à disposition des forces de l’ordre, et l’installation, dans les locaux de l’hôpital de Cayenne, de toilettes spécifiquement conçues pour améliorer les conditions de récupération des ovules transportées par les mules. Le ministre rappelle par ailleurs que des négociations sont en cours avec les autorités du Suriname afin de créer un centre de coopération policière et douanière.
De décembre 2015 à mai 2016, trois vagues d’interpellations ont permis de démanteler un vaste trafic de drogue, basé à Sablé et dans ses alentours.
C’est la dernière d’une série de trois vagues d’interpellations qui s’est déroulée, le 23 mai, à Sablé-sur-Sarthe. Les gendarmes, qui enquêtaient depuis décembre 2015, ont démantelé un important réseau de trafic de drogue dans la commune et ses alentours.
(Saint-Paul-d’Abbotsford) Dur coup pour des producteurs de cannabis qui opéraient à Saint-Paul-d’Abbotsford. Les policiers de la Sûreté du Québec ont démantelé deux serres de pot, mardi, dans une grange et une résidence. Près de 2000 plants de cannabis ont été saisis. Quatre personnes ont été arrêtées.
La plus importante serre de cannabis découverte par les policiers était aménagée dans une grange du rang Papineau. Près de 1400 plants poussaient dans le bâtiment situé en zone agricole. L’équipement servant à cultiver la drogue a également été saisi. Les policiers doivent déterminer si les branchements électriques ont été détournés.
(ANSA) – CAGLIARI, 1 GIU – Una droga sintetica potente che provoca immediata dipendenza si sta affacciando sul mercato cagliaritano. Lo hanno scoperto gli investigatori della Squadra mobile, coordinati dal primo dirigente Alfredo Fabbrocini, che hanno arrestato tre filippini. In manette per detenzione e spaccio sono finiti Romeo Mendoza, di 43 anni, Serafin Wilfredo Medina, di 36, e Edmundo Vergara Mina, di 60. Il blitz nell’appartamento situato al quartiere San Benedetto, in cui i filippini vivevano, è scattato ieri, anche se le indagini sono partite diversi giorni fa.
El autobús arribó en Wilmington este martes, donde tuvo lugar el decomiso
Los paquetes de droga decomisados en Wilmington.
Foto: Cortesía / LA IMPACT
31 Mayo 2016
Un autobús de pasajeros que arribó a Wilmington procedente de México traía una carga especial — 83 paquetes de cocaína.
El decomiso se realizó este martes.
Tres hombres fueron arrestados el martes después de descargar la droga que venía en el área de equipaje del autobús.
El equipo especial antidrogas de Los Ángeles (LA IMPACT) detuvo a Victor Fainz Miranda, de 33 años, Jaime Jiménez de 50 años y Humberto Vázquez, de 48. También fueron detenidos el conductor del autobús que venía de Tijuana y dos trabajadores que también ayudaron a descargar la droga.
PAPEETE, le 31 mai 2016. La douane a mis la main ce mardi matin sur 210 plants de paka à la presqu’île.
La douane est intervenue ce mercredi matin dans deux maison à la presqu’île et a découvert une plantation de 210 plants, soit après effeuillage 3 kilos de pakalolo, précise la douane. Trois personnes ont été mises en cause. Une enquête pénale a été ouverte.
La douane réclamera 3 millions de Fcfp au titre de l’amende, précise un communiqué de la douane.
Ecrit par:
Olivier Guéniat, chef de la police judiciaire neuchâteloise
Anaïs Gasser, étudiante en Master de criminologie à l’Ecole des sciences criminelles – UNIL
On croit souvent à tort, tant du point de vue politique et journalistique que populaire et même policier, que l’apparition de la vente de cocaïne sur rue par des requérants d’asile d’Afrique de l’Ouest a une origine récente se limitant aux seuls phénomènes migratoires du début du 21ième siècle. Pourtant, une recherche historique et bibliographique nous démontre qu’il s’agit plutôt d’une lente construction apparue dès les années cinquante résultant de facteurs tant logiques que complexes et débouchant sur une situation presque inexorable. Pour mieux comprendre le contexte de ce marché illicite assez visible et dérangeant dans les villes suisses, voici un levé du voile sur les secrets d’une organisation criminelle très efficace qui a su s’adapter à toutes les contraintes répressives.
Les origines du trafic de cocaïne transitant par l’Afrique de l’Ouest
La première utilisation de l’Afrique de l’Ouest comme plaque tournante du trafic de drogue remonte aux années 50 par des trafiquants libanais impliqués dans la contrebande d’héroïne vers les Etats-Unis. Servant d’abord de passeurs aux narcotrafiquants libanais, les mafias nigérianes ont pris le contrôle d’une partie du transport de l’héroïne dans les années 80 en se fournissant directement en Inde, au Pakistan et en Thaïlande. Rapidement, elles ont noué des liens avec les organisations criminelles asiatiques du Triangle d’or et les triades chinoises. Ainsi, elles se sont affirmés dans le trafic d’héroïne. En 1994 par exemple, 30% des saisies d’héroïne aux Etats-Unis concernaient des mules contrôlées par des trafiquants nigérians.
Plus tôt, dans les années 60, des trafiquants nigérians et ghanéens entreprirent l’exportation de marijuana vers l’Europe pour satisfaire la demande inhérente au mouvement hippie. Ce trafic, a priori mineur, a alors ouvert la voie à un marché narcotique de plus grande échelle dans les années 80 et représentait une voie de passage supplémentaire à exploiter.
Dans les années 80, après cinq siècles de colonisation et à l’époque où les derniers pays ouest-africains célébraient leur indépendance, l’Afrique de l’Ouest était plongée dans des conflits politiques, militaires et managériaux ; elle a alors éprouvé une forte crise économique. Pour se sortir de cette impasse, la plupart des pays[1] ont été contraints d’emprunter au Fonds monétaire international et à la Banque Mondiale qui mirent en place une procédure de libéralisation économique connue sous le nom d’ajustement structurel. Ce plan de réajustement a notamment engendré de très fortes restrictions budgétaires, des coupes importantes dans les dépenses publiques et des licenciements d’employés des services publiques. De ce fait, la population s’est vue engouffrée dans de très sévères difficultés financières, recherchant, pour survivre, la formation de capital parfois par tous les moyens, même illégaux. Cette période coïncide avec l’expansion des réseaux nigérians dans le trafic d’héroïne et l’implication progressive de ces derniers dans l’importation, d’abord mineure et individuelle, de cocaïne.
En plus de la diaspora africaine héritée de la colonisation et de la traite internationale d’esclaves noirs, s’en est suivi, au milieu des années 80, une diaspora nigériane autant sur le continent africain qu’en Amérique latine[2]. À l’aune de la migration internationale inhérente à la mondialisation, des marchés tant licites qu’illicites ont bénéficié de conditions favorables à leur développement. En effet, les principes de la libre-circulation et du libre-échange ont, par ailleurs, suscité de nouvelles opportunités criminelles que les réseaux nigérians ont su saisir l’intérêt.
Jusqu’au début des années 90, la Bolivie et le Pérou étaient les premiers cultivateurs mondiaux de feuilles de coca. Les narcotrafiquants colombiens s’y approvisionnaient pour fabriquer la cocaïne dans le but de la revendre principalement aux Etats-Unis. Or, au début des années 90, les Etats-Unis ont mis en place l’opération Air Bridge Denial pour couper la route de cet approvisionnement. Ce resserrement répressif a provoqué un « effet ballon » inattendu, poussant les narcotrafiquants colombiens à développer et augmenter leurs propres cultures. En même temps, les Etats-Unis et les pays ouest-européens avaient renforcé les contrôles dans leurs ports maritimes et leurs aéroports, parvenant ainsi à mener de multiples interceptions couronnées de succès. En conséquence, le trafic devenait de plus en plus risqué, pour les narcotrafiquants inter continentaux, notamment le long des routes traditionnelles qui passaient par le Golf Caribéen en direction des Etats-Unis et de l’Europe.
À la fin des années 90, en plus du renforcement sécuritaire sur les routes principales d’acheminement, le marché américain de la cocaïne a connu non seulement un monopole détenu par les cartels mexicains, mais aussi une saturation liée à une baisse de la demande. Vraisemblablement pour ces deux raisons, les narcotrafiquants, pour la plupart colombiens, ont effectué le calcul coût-bénéfice de diversifier les routes et de se tourner vers l’Europe où, contrairement aux Etats-Unis, la demande était en augmentation, y compris en Suisse. En effet, la fin du conflit entre le Kosovo et la Serbie ainsi que la situation de guerre en Afghanistan coïncident à une réelle pénurie d’héroïne dès 1999, créant la demande pour une autre substance, la cocaïne. Pendant ce temps, les réseaux nigérians avaient poursuivi leur approvisionnement en cocaïne en Amérique du Sud, établissant de solides contacts avec les trafiquants de ce continent. Les trafiquants nigérians y étaient reconnus pour leur polyvalence en matière de trafic ainsi que pour leur habileté à évoluer, innover et se sophistiquer.
Les avantages de l’Afrique de l’Ouest
Au début des années 2000, le transit de la cocaïne par l’Afrique de l’Ouest s’est donc vite imposé comme une solution idéale aux yeux des narcotrafiquants colombiens……………………
Plus de 88 millions d’adultes, soit plus d’un quart des personnes âgées de 15 à 64 ans dans l’Union européenne, ont déjà consommé des drogues illicites
Le cannabis reste la drogue la plus consommée en Europe (51,4 millions d’hommes et 32,4 millions de femmes y ont goûté au moins une fois) (c) Afp
Plus de 88 millions d’adultes, soit plus d’un quart des personnes âgées de 15 à 64 ans dans l’Union européenne, ont déjà consommé des drogues illicites, rappelle l’OEDT dans son rapport annuel, publié mardi à Lisbonne.
« L’Europe est confrontée à des problèmes de drogue de plus en plus importants. L’offre et la demande de nouvelles substances psychoactives, de stimulants, d’héroïne et d’autres opiacés continuent d’augmenter, ce qui a des conséquences majeures en termes de santé publique », note Dimitris Avramopoulos, commissaire européen pour les Affaires intérieures, cité dans l’étude.
Le marché des drogues illicites dans l’UE est estimé à 24,3 milliards d’euros en 2013. Avec 38%, le cannabis (importé ou produit localement) représente la plus grande part de ce marché et sa production est devenue « un générateur de revenus majeur pour la criminalité organisée », selon l’OEDT. Viennent ensuite l’héroïne (28%), la cocaïne (24%), les amphétamines (8%) et l’ecstasy (3%).
Le cannabis représente aussi les trois quarts des saisies de drogue en Europe (50% pour l’herbe et 24% pour la résine), très loin devant la cocaïne et le crack (9%), les amphétamines (5%), l’héroïne (4%), l’ecstasy (2%)… L’observatoire estime à environ 1% la part des adultes européens consommateurs quotidiens ou quasi quotidiens de cannabis.
Les niveaux de teneur en principe actif de l’herbe (8% à 12% de tétrahydrocannabinol, THC) et de la résine de cannabis (12% à 18% de THC) sont historiquement élevés, « une hausse peut-être due à l’émergence de techniques de production intensive en Europe et, plus récemment, à l’introduction de plants à forte teneur en principe actif au Maroc« .
– « Marketing sophistiqué » –
Si le cannabis reste la drogue la plus consommée en Europe (51,4 millions d’hommes et 32,4 millions de femmes y ont goûté au moins une fois), l’OEDT constate que l’éventail disponible est toujours plus diversifié, avec notamment une « résurgence » de l’ecstasy, « tant auprès des consommateurs de stimulants classiques qu’auprès d’une nouvelle génération de jeunes usagers ».
« Des poudres, cristaux et comprimés fortement dosés, avec toute une série de logos, de couleurs et de formes, sont disponibles, de même qu’une production à la commande et un recours à un marketing sophistiqué et ciblé. Il pourrait s’agir d’une stratégie délibérément mise en oeuvre par les producteurs afin d’améliorer la réputation de cette drogue après une longue période pendant laquelle sa piètre qualité » et les nombreux faux ont fait diminuer sa consommation, note-t-il.
Les producteurs d’ecstasy « se battent pour attirer davantage de consommateurs et certains comprimés sont produits pour des évènements spécifiques, comme des gros concerts ou des festivals », a précisé Paul Griffiths, directeur scientifique de l’observatoire lors d’une conférence de presse à Lisbonne.
Des disparités régionales peuvent être observées sur le marché des stimulants, la consommation de cocaïne étant plus élevée dans les pays d’Europe de l’Ouest et du Sud, tandis que les amphétamines sont plus présentes au Nord et à l’Est. Tous ces produits ont vu une amélioration de leur pureté, avec des prix stables.
L’observatoire souligne que « le potentiel d’expansion de l’offre de drogue en ligne semble considérable », avec le marché des « darknets » (réseaux clandestins non référencés), les échanges de pair-à-pair, le cryptage des données et des techniques de paiement difficiles à retracer (utilisation de monnaie électronique type bitcoin), même si la plupart des transactions se déroulent hors ligne.
Enfin, l’OEDT met en garde contre les nouvelles substances psychoactives (cannabinoïdes et opiacés de synthèse notamment), parfois toxiques: « les jeunes consommateurs peuvent, à leur insu, servir de cobayes humains pour des substances dont les risques potentiels pour la santé sont dans une large mesure inconnus ». Pas moins de 98 nouvelles substances ont été signalées en 2015, 101 en 2014.
Au moins 6.800 décès par surdose, principalement associés à l’héroïne, ont été recensés dans l’UE en 2014, avec des hausses « préoccupantes » en Irlande, Lituanie, Suède et au Royaume-Uni.
Un vaste coup de filet la semaine dernière a permis d’interpeller onze personnes et de saisir plus de huit kilos de résine de cannabis ainsi que cinq armes.
Un trafic de drogue qui durait depuis au moins l’été dernier a été démantelé par les gendarmes de l’Ardèche. La semaine dernière, onze personnes ont été interpellées simultanément par 140 gendarmes sur l’Ardèche, la Drôme, le Gard et l’Ain. La tête présumée de ce réseau est un trentenaire originaire du Teil en Ardèche. Il a été incarcéré ainsi que trois de ses complices présumés.
50 kilos de drogue écoulés en dix mois
Lors des perquisitions, 8,2 kilos de résine de cannabis ont été saisis ainsi que 5 armes et 62 000 euros en liquide. Ce trafic aurait porté en dix mois sur cinquante kilos de drogue.
Depuis une dizaine de jours, les policiers de la sécurité publique du Gard ont mené de multiples opérations de lutte contre la revente de résine de cannabis dans le secteur du quartier Saint-Charles, à Nîmes. 14 personnes ont été interpellées. 3 sont passées devant un juge et 2 sont écrouées.
Des opérations de lutte anti-drogue ont été menées à Nîmes dans le quartier Saint-Charles, ces 10 derniers jours.
Les policiers ont particulièrement traqué la revente de résine de cannabis. Le but des opérations était de stopper un important deal de rue dans un quartier en cours de rénovation urbaine.
La BAC, le groupe voie publique avec les moyens techniques de la ville de Nîmes ont été mobilisés. Soit une cinquantaine d’hommes.
Au total, 14 personnes ont été arrêtées pour infractions à la législation sur les stupéfiants. Les policiers ont aussi réalisé des saisies de résine de cannabis.
3 d’entre elles ont été présentées au parquet du tribunal de grande instance de Nîmes et 2 ont été écrouées.
La police doit procéder à de nouvelles opérations dans les jours à venir.
Scandale, stupeur et surprise dans le monde de la prohibition française du cannabis ! Dans une enquête publiée le 23 mai dernier, Libération révèle le rôle qu’aurait eu François Thierry, anciennement à la tête de la lutte anti-drogues en France, dans l’importation de dizaines de tonnes de cannabis. Tel Jérôme Cahuzac qui donnait des conférences sur la fraude fiscale, le journal rappelle que l’ancien patron de l’office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) avait pour habitude de poser devant les plus grosses prises aux côtés des ministres de l’Intérieur successifs.
Si ce scandale est avéré, il est peu probable que la hiérarchie de l’Ocrtis n’ait pas été informée de ces agissements: cette révélation serait ainsi une mise à nu de l’ampleur de la corruption du système anti-drogue français. Sans surprise pour les personnes s’intéressant de près ou de loin au débat sur la politique des drogues, la prohibition démontre une nouvelle fois à quel point elle tend à corrompre les administrations chargées de la mettre en place. Comme aux États-Unis durant la prohibition de l’alcool dans les années 1920, la prohibition du cannabis en France crée d’immenses incitations à la corruption pour l’administration étatique. La France, malgré sa politique répressive, est le premier consommateur de cannabis en Europe : les gains financiers pour les personnes répondant à cette demande sont colossaux.
Dimanche dernier, vers 22h30, la brigade des douanes de Limoges a voulu effectuer le contrôle d’un véhicule sur la RN141. Le conducteur au volant de sa Mercedes a d’abord fait mine de s’arrêter, avant d’accélérer et de prendre la fuite. Une course-poursuite s’est engagée sur la RN141 dans le sens Angoulême-Limoges.
Une deuxième patrouille douanière à moto a réussi à intercepter le fuyard en utilisant une herse pour crever les pneus de son véhicule. L’interpellation a eu lieu à hauteur de Chabanais.
A l’intérieur du véhicule, les autorités ont découvert 101 kilos de résine de cannabis. Le conducteur a été remis aux services de la police judiciaire.
La criminalité organisée en France, un thème absent de la campagne présidentielle de 2012. Totalement nié lors des débats concernant la vie économique, politique ou sociologique de la France et des pays connectés géopolitiquement à Paris. Remis au goût du jour suite aux attentats depuis 2013. Et après ?
«A chaque nouveau scandale, tout le monde s’offusque. Mais depuis longtemps, certains policiers s’adonnent à ce type d’activités, à la fois pour répondre à leurs objectifs mais bien souvent aussi pour faire carrière. Or, la plupart de ceux qui ont fait carrière dans la lutte antidrogue ont été obligés de recourir tôt ou tard à des systèmes parallèles. On ne prend pas la juste mesure de l’ampleur du trafic. Pendant longtemps, tout était sous cloche. C’était le règne de l’entre-soi, basé sur la rétention d’informations au sein de la police judiciaire.
«La démultiplication des réseaux de renseignement, notamment dans le cadre de la délinquance économique et financière, permet désormais à un plus grand nombre de policiers d’avoir une vision d’ensemble. Et depuis quelques années, il y a une volonté de décloisonner le renseignement.
«Cette question de la collecte d’informations est cruciale. Les réseaux criminels sont très structurés et implantés durablement en France. Ils ont recours à des techniques extrêmement sophistiquées et sont capables de contourner la répression. Ces groupes exploitent depuis longtemps le fait qu’ils pouvaient s’allier avec des personnes qui détiennent le renseignement.
«Car l’information est le principal capital sur lequel les trafiquants vont pouvoir mener à bien leurs projets. Le point d’orgue, pour eux, n’est pas d’être un indic mais de faire en sorte que leur agent traitant devienne un associé. Si le policier met le doigt dans ce système, il ne peut plus se retirer. Certains peuvent alors basculer et aller jusqu’à prendre des parts dans le business.»
Tras registrar el furgón y el tráiler, los agentes descubrieron en un compartimiento oculto, 208 paquetes que dieron positivo a la prueba de campo para detectar cocaína y heroína, lo cual fue documentado por fiscales de narcoactividad del Ministerio Público.
Yoadzaida García, comisaria general y subdirectora general de Análisis de Información Antinarcótica, dijo que cada kilo de heroína está valuado en Q386 mil 135 y el de cocaína, Q103 mil 741. “Cada gramo deja un camino de sangre, dolor y destrucción”, agregó.
Les stupéfiants étaient dissimulés dans une cache aménagée dans le pare-chocs à l’arrière du véhicule. PHOTO/Photo illustration.
Contrôlés sur l’A9 à hauteur de Fitou, en février 2015, les deux occupants filaient vers l’Italie avec 58 kg de cannabis dans la voiture. Le conducteur a été condamné à trois ans de prison.
Le tribunal correctionnel n’a pas pu déterminer, vendredi, les destinataires de ce chargement de cannabis. Le GPS indiquait Place Saint-Pierre à Rome. Le prévenu, lui-même, n’a rien lâché sur le ou les personnes qui devaient réceptionner la marchandise sur la célèbre place, adresse officielle du Pape. Les spéculations sont donc ouvertes. Cependant, Karim Z. 27 ans, ressortissant espagnol né au Maroc, a dû faire face à des éléments concrets lors de son jugement. Il avait été interpellé le 21 février 2015 sur l’A9 à hauteur de Fitou et est en détention depuis.
Les douaniers vont contrôler un véhicule. Deux hommes sont à bord. Le conducteur, Karim Z., obtempère lorsqu’on lui demande ses papiers d’identité. Le passager prend la fuite. Et ne sera pas retrouvé. Le chien des douanes marque l’arrêt à l’arrière du véhicule au niveau du pare-chocs. Dans une cache aménagée, il va être retrouvé près de 56 kg de résine de cannabis et près de 2 kg d’herbe de cannabis pour une valeur estimée à 116 000 euros. Tout au long de l’instruction, le prévenu a nié les faits, mais devant le tribunal, vendredi matin, sa position a évolué : il a effectivement accepté le voyage mais avec la nuance : « Je ne connaissais pas la quantité« . Il devait être rétribué 3 000 euros pour ce transport. Le passager en fuite devait régler les frais afférents. Au sujet de ce dernier, par crainte de représailles, le prévenu n’en dira guère plus. Des éléments matériels dans la voiture vont être retrouvés : une carte bancaire laissée dans le véhicule, au nom d’un certain Mohamed, même prénom que le passager, mais pas le même nom de famille. Il sera découvert une permission de sortie de la maison d’arrêt de Barcelone au nom d’un tiers condamné pour trafic de stupéfiants . La voiture appartient également à un homme incarcéré pour… trafic de stupéfiants.
Mis à jour le 29/05/2016 | 07:04 , publié le 29/05/2016 | 07:04
C’est un petit monde où chacun a son surnom : Mohamed Benabdelhak, dit « le bombé », Djamel Talhi, alias « Johnny Depp », Mohamed Bouarfa alias « l’autruche » et Sofiane Hambli, aka « la Chimère ». Ce dernier, comme ses compères, appartient au cercle fermé des millionnaires du cannabis. Comme un certain nombre d’entre eux, il est actuellement derrière les barreaux.Depuis son plus jeune âge, Sofiane Hambli alterne prison et vie de pacha, en France, en Espagne ou au Maroc. Cet homme de 40 ans, né en 1975 à Mulhouse (Haut-Rhin), est considéré comme l’un des plus gros importateurs de cannabis en Europe. Il est aussi, selon Libérationet i-Télé, l’informateur de l’ancien numéro 1 de la lutte antidrogue, François Thierry.Un penthouse de 250 m2 avec piscine sur le toitSon nom ressurgit à l’occasion de l’une des plus grosses saisies en matière de cannabis, en octobre 2015, à Paris. Sept tonnes de résine sont alors découvertes dans trois camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le très chic 16e arrondissement. Une facture et des traces ADN conduisent les douanes jusqu’à Sofiane Hambli, qui occupe un penthouse de 250 m2 avec piscine sur le toit, boulevardExelmans. Un environnement digne du célèbre film Scarface, LA référence cinématographique des caïds.
Le locataire, qui selon Libération réglait en cash le loyer de 9 000 euros par mois, s’est volatilisé. « C’est la plus grosse prise depuis longtemps », se félicite François Hollande. Problème, le trafiquant s’avère en réalité être un indic de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), enregistré au Bureau central des sources. Un « cador » du trafic international de drogue, « capable de toutes les audaces », selon une source judiciaire, et bien connu des services de police.
Le « baron de l’or vert » ou le « Mulhousien », ses deux autres sobriquets, a grandi à Bourtzwiller, un quartier de la ville haut-rhinoise. Il fait partie, selon le journaliste Jérôme Pierrat, de cette poignée de caïds des cités, qui se sont hissés avec une rapidité fulgurante au sommet du marché de la drogue, « au détriment des anciens du milieu traditionnel ».
Shit, immobilier et voitures de luxe
A 22 ans, Sofiane Hambli est déjà l’un des principaux revendeurs de haschisch marocain dans la région alsacienne. Il va échapper de peu à un coup de filet en juin 1997, dans le cadre d’une vaste opération anti-drogue menée par les gendarmes, baptisée « Paco68 ». Sofiane Hambli part en cavale, direction l’Espagne et sa Costa del Sol, un repère pour les trafiquants en tous genres. Comme l’écrit Le Monde, dans un dossier consacré au grand banditisme, les petits voyous devenus grands « ont élu ce bout de côte espagnole comme refuge. Porte d’entrée de l’Europe du Sud, c’est sur les plages alentour que se font, toutes les nuits ou presque, les livraisons de cannabis ».
Sofiane Hambli se planque dans la ville andalouse de Marbella et sa jolie marina Puerto Banus, à quelques encablures du Maroc. Dans ce paradis pour célébrités et princes saoudiens, mais aussi pour groupes mafieux internationaux, le Français fait prospérer ses affaires. Selon Les Dernières nouvelles d’Alsace, il réinvestit dans l’immobilier et le négoce de véhicules haut de gamme l’argent provenant du trafic de shit. Belles filles, belles voitures, belles villas… Sofiane Hambli mène la grande vie.
La justice française, elle, ne l’oublie pas. En juillet 1999, il est jugé et condamné par défaut à huit ans de prison pour trafic de haschich. Il faudra trois ans aux autorités judiciaires pour remettre la main sur l’affranchi. En mai 2000, la saisie de 300 kg de drogue à Vienne (Isère) permet de retrouver sa piste. Il est finalement arrêté en Espagne puis extradé en France en février 2002. Sofiane Hambli fait immédiatement opposition au jugement qui l’a condamné à huit ans de prison. Sa peine est ramenée à cinq ans de prison trois mois plus tard.
Trafic en prison puis évasion
C’est dans ce contexte qu’il rencontre l’avocat Alex Civallero. Joint par francetv info, ce dernier se souvient d’un jeune « très actif, souriant, avec un contact facile ». Son client le tutoie d’emblée. Et se montre averti en matière de procédure.
Il sait ce qu’il peut tirer d’une personne. Il est manipulateur.
Pas question, pour Sofiane Hambli, d’arrêter son business derrière les barreaux. En juin 2002, un téléphone portable est découvert dans sa cellule de la prison de Mulhouse, ce qui lui vaut d’être transféré à Saint-Mihiel, dans la Meuse. Le détenu est alors placé sur écoute. Les enquêteurs l’entendent négocier la vente de « 50 caisses » à un intermédiaire, et promettre à un acolyte de lui « trouer les genoux avec une perceuse » après le vol supposé d’une tonne et demie de marchandise.
Selon les DNA, Sofiane Hambli charge son petit frère Hakim de récupérer des dettes auprès d’une dizaine de Marocains et d’Espagnols, pour un total de 6 millions d’euros. En octobre, il est mis en examen pour trafic de haschich, avec la complicité de sa famille… et de son avocat. Alex Civallero, renvoyé devant la justice pour lui avoir transmis des puces de téléphone contre rémunération, sera finalement relaxé.
En août 2003, Sofiane Hambli, qui purge désormais sa peine à Metz-Queuleu, prétexte des douleurs au poignet. Il est transféré à l’hôpital pour une radiographie. A la sortie de la consultation, un homme à moto surgit et menace les surveillants avec une arme factice. Sofiane Hambli saute à l’arrière du deux-roues et les deux hommes prennent la fuite. Opération « baleine blanche »
Le Mulhousien s’envole de nouveau vers la Costa del Sol et reprend ses affaires. Il échappe à plusieurs tentatives d’arrestation. En 2004, les policiers espagnols mènent une opération contre son équipe au cours de laquelle trois tonnes de cannabis sont saisies. Interpellé, Sofiane Hambli réussit tout de même à s’enfuir après une fusillade durant laquelle un policier est blessé par balle. En 2005, une cinquantaine de personnes sont arrêtées et plus de 200 propriétés et véhicules de luxe saisis lors de l’opération « baleine blanche », la plus grosse jamais organisée contre le crime organisé et le blanchiment d’argent sur la Costa del Sol. Là encore, Sofiane Hambli échappe au coup de filet. Mais comme l’indique Le Parisien, plusieurs documents saisis attestent qu’il trempe dans plusieurs affaires immobilières louches autour de Marbella.
En attendant, la justice suit son cours. En mars 2007, il est condamné par défaut à dix-huit ans de prison pour le trafic de drogue en prison. Deux ans plus tard, les policiers espagnols retrouvent sa trace. Sofiane Hambli réapparaît en Espagne après s’être caché quelques mois au Maroc. Localisé à Benahavis, un village situé sur les hauteurs de Marbella, il est interpellé lors d’un déplacement en bord de mer. L’arrestation est mouvementée. Le fugitif, en possession d’un faux passeport et de 210 000 euros en liquide, tente d’effacer ses empreintes digitales en se frottant les doigts sur les barreaux de sa cellule. Selon i-Télé, c’est pendant sa détention en Espagne que Sofiane Hambli a été recruté par François Thierry, alors directeur de l’OCRTIS.
Extradé vers la France, il est incarcéré au centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville en janvier 2011. Jugé en sa présence, cette fois, il voit sa peine de dix-huit ans de prison ramenée à treize ans. Sofiane Hambli est alors défendu par Anne-Claire Viethel, spécialiste en droit immobilier. Selon Libération, elle est aussi accessoirement la compagne de François Thierry.L’Est républicain rapporte que le gros bonnet devient un détenu modèle et reçoit la visite de « costumes-cravates » en prison. Il profite de passe-droits, comme un portable dans sa cellule. A la fin 2014, après cinq ans et dix mois de détention, il bénéficie d’un régime de semi-liberté et rejoint la région parisienne. « Logisticien » hors pair
Qu’a-t-il fait depuis sa libération complète en 2015 ? Nul doute que ce « logisticien » hors pair dans le transport de la drogue entre le Maroc et la France a remis le pied à l’étrier. L’a-t-il fait en partie pour le compte des stups de la police judiciaire ? La question fait grincer des dents au sein des hautes instances de la lutte anti-drogue, régulièrement secouées par des affaires illustrant les relations dangereuses entre « tontons » et « policiers ». Un risque proportionnel à la place de l’informateur dans la hiérarchie de la voyoucratie.
On n’a jamais eu un indic avec une piscine sur le toit en plein Paris !
à francetv info
Une guerre des polices est à l’œuvre quant à la place des indics dans les enquêtes. Et la saisie des 7 tonnes de cannabis en plein Paris en est un épisode supplémentaire. Selon plusieurs sources, les douaniers ont volontairement court-circuité cette « livraison surveillée » de l’OCRTIS pour dénoncer les méthodes de leurs collègues, qui flirtent avec la légalité. Ces « coups d’achat » visent à laisser passer une certaine quantité de drogue sur le territoire, avec la complicité d’un trafiquant-indic, en vue d’interpeller le réseau de revendeurs. Mais dans le cas de l’affaire des sept tonnes, aucune interpellation n’a eu lieu, si ce n’est celle de Sofiane Hambli, arrêté le 22 février dernier à Gand (Belgique). Extradé par hélicoptère comme Salah Abdeslam
Le baron de la drogue a été extradé, sous haute surveillance, par hélicoptère de la Belgique vers la France, quelques jours avant Salah Abdeslam. Les deux hommes ont d’ailleurs été représentés par le même médiatique avocat, Sven Mary. En France, c’est Joseph Cohen-Sabban qui assure la défense de Sofiane Hambli. Sollicité par francetv info, il a refusé de parler au nom de son client, indiquant avoir « reçu un mandat très précis à cet égard ». Devant les enquêteurs, Sofiane Hambli « est resté très évasif, laissant simplement entendre qu’il avait toujours agi sous les ordres de l’OCRTIS », indique Libération.
« Ce mec a 40 millions d’euros sur des comptes un peu partout en Europe. Ils lui ont créé un réseau logistique d’importation. Pourquoi ? », s’interroge un ancien responsable des stups auprès de francetv info. Et de s’inquiéter pour les suites judiciaires de l’affaire : « Hambli parle de l’OCRTIS comme de ses ’employeurs’. Il risque dix-huit ans de prison, il n’hésitera pas à aller raconter des saloperies sur les policiers. » Alex Civallero estime, au contraire, que son ancien client « saura se faire discret et se montrer conciliant, pour s’extirper de la situation ». Sofiane Hambli n’est sans doute pas fini.