PERU (Callao): Policía decomisó cerca de 300 kilos de cocaína impregnada en polos | Peru21

Miércoles 18 de noviembre del 2015
La droga estaba mezclada en 733 prendas y su destino era la ciudad de Granada (España). Fue encontrada en los almacenes de la empresa Talma.

Policía decomisó cerca de 300 kilos de cocaína impregnada en polos. (USI/Referencial)

Policía decomisó cerca de 300 kilos de cocaína impregnada en polos. (USI/Referencial)

La Policía Antidrogas decomisó cerca de 300 kilos de cocaína en el Callao luego de intervenir un cargamento de 40 cajas de cartón que se encontraban en los almacenes de la empresa Talma, ubicados en la Av. Elmer Faucett.

En las cajas habían 2 mil polos, de los cuales 733 tenían impregnada la droga. Estos, al parecer, iban a ser enviados a la ciudad de Granada (España).

Luego de efectuar las pericias, se determinó que en las prendas habían 293 kilos con 720 gramos de cocaína.

La Policía Nacional investiga los presuntos remitentes y destinatarios de la carga. Tras la intervención, se decomisó la droga.

http://m.peru21.pe/movil/actualidad/callao-policia-decomiso-cerca-300-kilos-cocaina-impregnada-polos-2232445

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NARCOFINANCEMENT: comment la Belgique est devenue le sanctuaire du désastre

Il serait temps de s’occuper « vraiment » de l’économie de la drogue messieurs du TRACFIN et de la DNRED !

Perquisition rue Delaunoy à MolenbeekComment la Belgique est devenue le sanctuaire du désastre

Par Pierre Vermeren

FIGAROVOX/TRIBUNE – Alors que plusieurs des terroristes ayant commis les attentats de Paris appartiennent à une filière basée à Bruxelles, Pierre Vermeren analyse le rôle de la Belgique comme base arrière du djihadisme.


Normalien et agrégé d’histoire, Pierre Vermeren est professeur, spécialiste de l’histoire du Maghreb contemporain à l’université de Paris-I Panthéon-Sorbonne et membre du laboratoire IMAF (Institut des mondes africains). Il a vécu au Maroc, en Égypte et en Tunisie. Derniers ouvrages publiés: Idées reçues sur le monde arabe, Le Cavalier Bleu éditions, 2012 et De la guerre d’Algérie aux printemps arabes, Odile Jacob, novembre 2015.


Depuis des années, la Belgique, qui subit le terrorisme islamiste, est pointée du doigt par les services de renseignement européens et maghrébins. Elle abriterait des foyers de radicalisation et de narcotrafic à Bruxelles, à Anvers et en Wallonie. Les autorités marocaines sont très inquiètes devant la radicalisation hors de contrôle de leurs ressortissants, qui versent dans le crime organisé, le salafisme voire le chiisme, en rupture complète avec leur islam. Les géographes questionnent la dynamique de la communauté marocaine de Belgique, majoritaire dans les berceaux du grand Bruxelles, alors qu’à l’inverse de la France et de l’Espagne, la Belgique n’a pas de passé colonial marocain. Pourquoi la Belgique compte-t-elle plus de 500 000 Marocains, 1 habitant sur 20, et pourquoi sont-ils nombreux à verser dans un radicalisme hors de contrôle? L’histoire, l’origine et les activités des Marocains de Belgique expliquent le sanctuaire salafiste de Molenbeek, le Moulin du ruisseau.

En mars 1912, la France place l’Empire chérifien sous «protection», et concède le nord du pays, le «Rif», à l’Espagne. Ce Maroc espagnol est coupé en deux: le pays jebala arabophone à l’Ouest, le pays berbère du Rif à l’Est. Cette montagne méditerranéenne pauvre et très peuplée vit d’expédients et de trafics marchands, à l’instar de la Corse ou de la Kabylie. Des dizaines de milliers de Rifains s’embauchent chaque année en Oranie française pour travailler la vigne ou dans les mines de la région. Les Espagnols laissent faire. Quand, après la Grande guerre, ils se décident à «pacifier» la région, leur armée se fait massacrer à Anoual en juillet 1921 (12 000 morts). Avec les armes récupérées, Abdelkrim proclame un Etat, la République du Rif, et son armée. En cinq ans de guerre, l’Espagne se déchaîne contre les Rifains, qui reçoivent les surplus de gaz moutarde bradés par l’Allemagne. Mais rien ne venant à bout des Rifains, ils portent la guerre au Maroc français. Lyautey est destitué, remplacé en urgence par Pétain, qui mobilise une armada franco-espagnole ultra moderne, qui débarque à Al Hoceima, répétition du 6 juin 1944. Les Rifains, écrasés par des centaines de milliers d’hommes, reprennent leur exode saisonnier vers l’Oranie. Toutefois, Franco sait les utiliser par dizaines de milliers dans sa guerre d’Espagne pour nettoyer et conquérir au couteau les tranchées et les villes républicaines.

Lorsque la guerre d’Algérie ralentit puis interdit la migration vers l’Algérie en 1956, la misère s’abat sur le pays, poussant les plus téméraires vers le Nord. Les houillères françaises du nord en plein boum embauchent des milliers de Marocains du Rif, où ils rejoignent les kabyles. A l’inverse de ces derniers, originaires de la région la plus francophone d’Algérie française, les Rifains berbérophones, voire hispanophones, ne pratiquent qu’un français minimaliste. Ils se réfugient dans leur religion austère et conservatrice, hermétique au réformisme musulman qui gagne le Maroc français. Pire, à l’indépendance du Maroc, quand le Rif se soulève pour ses libertés, le Rif fait l’objet d’une guerre livrée par les forces armées royales d’Oufkir et du futur Hassan II, en 1958 et 1959, aidées par l’armée française. Le Rif reçoit cette fois du napalm. On relève des milliers de morts. La haine que se vouent les Rifains et le roi du Maroc est si forte qu’en 38 ans de règne (1961-1999), Hassan II ne se rend pas dans le Rif, refuse d’y investir et d’équiper le pays. Il ne lui laisse que le monopole du kif accordé par son père.

Peuple abandonné et livré à lui-même, les Rifains émigrent comme leurs aînés. Ils s’installent dans le nord, puis suivent l’emploi vers les houillères de Wallonie, et enfin dans les Flandres et aux Pays-Bas en plein boom. Le Benelux et le Nord Pas de Calais comptent en 2015 près d’1,5 millions de «Marocains», en majorité Rifains. Après 1968 et la chute de la French Connection, les chimistes corses passés dans le Rif transforment le chanvre en pâte base pour l’exportation. La commercialisation du haschisch suit l’émigration rifaine, ouvrant les portes des marchés européens en Espagne, en France et au Benelux. Avec Anvers, la Belgique devient une plaque tournante. Le commerce et le trafic de drogue deviennent inséparables, et ces activités pallient les licenciements qui frappent en masse mineurs, sidérurgistes et salariés du textile. Les Rifains se concentrent dans des quartiers qui s’homogénéisent à Roubaix, Tourcoing, Bruxelles-Molenbeek, Rotterdam, Liège… Une partie de cette jeunesse belge frappée par le chômage et la crise se tourne vers le fondamentalisme religieux, alors que la police belge n’a aucune expérience en la matière, à l’inverse de la police française plus expérimentée, et qui laisse travailler les services marocains auprès de leurs ouailles.

Austérité ancestrale et culture insulaire, hostilité viscérale au régime marocain et à son islam, rejet de l’Etat qui rappelle la Sicile, liberté religieuse à tous vents, réseaux mafieux structurés par 40 ans de business (10 milliards de $ de chiffre d’affaires annuel) au profit des maffias du Rif et de leurs obligés, du Maroc au Benelux, liberté de mouvement depuis Schengen, absence de surveillance policière efficace, antécédents historiques désastreux, ressentiment, culture de la violence dans un univers hostile, chômage de masse… la base arrière de Molenbeek a une très longue histoire. Pour la première fois, il va peut être falloir poser la question de l’économie de la drogue.

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FRANCE: un Arrêté du Samedi 14 novembre 2015 autorise l’utilisation d’antidotes injectables contre les neurotoxiques de guerre | Les moutons enragés

Suivant les dernières informations,l’utilisation de sulfate d’atropine en solution injectable de 40 mg/20 ml vient d’être autorisée en France, cette solution est un antidote aux neurotoxiques organophosphorés. Cela ne signifie pas qu’un risque d’attaque chimique soit imminent, mais que l’état français se prépare à toute éventualité, surtout à l’approche de la COP21. En effet, Manuel Valls a expliqué que cela n’était pas terminé et que d’autres frappes pourraient avoir lieu dans les jours et les semaines à venir. Mais si l’avertissement est lancé, aucune précision n’est donnée sur le type d’attaque à envisager, tout simplement par ce que tous les scénarios seraient donc envisagés. C’est donc par mesure de précaution que cet Arrêté est passé, maintenant, les termes sont relativement techniques, des précisions sont donc les bienvenues dans les commentaires.

British_infantry_advancing_at_Loos_25_September_1915Image d’illustration: utilisation des armes chimiques durant la première guerre mondiale

Arrêté du 14 novembre 2015 autorisant l’utilisation de sulfate d’atropine, solution injectable 40 mg/20 mL PCA antidote des neurotoxiques organophosphorésNOR: AFSP1527645A

La ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes,
Vu le code de la santé publique, notamment son article L. 3131-1 ;
Vu le code de la sécurité intérieure, notamment son article L. 721-2 ;
Considérant l’accueil sur le territoire français de la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique de 2015 (COP21/CMP11) du 30 novembre au 11 décembre 2015 ;
Considérant l’accueil sur le territoire français d’un sommet de chefs d’Etat, préparatoire à la COP21, le 29 novembre 2015 ;
Considérant que le risque d’attentats terroristes et le risque d’exposition aux neurotoxiques organophosphorés constituent des menaces sanitaires graves qui appellent des mesures d’urgence ;

Considérant les données disponibles sur le sulfate d’atropine, solution injectable 40 mg/20 mL PCA comme antidote spécifique dans les intoxications aiguës par les anticholinestérasiques (insecticides organo-phosphorés, neurotoxiques de guerre et carbamates) ou par les médicaments parasympathomimétiques ou cholinomimétiques, dans un contexte d’urgence ou de catastrophe ;
Considérant que, malgré l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché français délivrée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé pour le sulfate d’atropine 40 mg/20 mL PCA, les contraintes de fabrication et d’étiquetage ne permettent pas sa mise à disposition dans des délais compatibles avec l’organisation de la COP 21 ;
Considérant qu’aucun autre médicament adapté à la prise en charge en urgence n’est à ce jour autorisé en cas d’exposition de personnes à des neurotoxiques organophosphorés (insecticides organo-phosphorés, neurotoxiques de guerre et carbamates, médicaments parasympathomimétiques ou cholinomimétiques) et qu’il convient de prendre toute mesure utile pour prévenir les atteintes graves pour la santé, en cas d’exposition d’un nombre potentiellement important de victimes à des neurotoxiques organophosphorés,

Arrête :

Article 1

A titre dérogatoire, le sulfate d’atropine solution injectable 40 mg/20 mL PCA, fabriqué par la Pharmacie centrale des armées, peut être acquis, stocké, distribué, prescrit, dispensé et administré pour la prise en charge des personnes exposées à des neurotoxiques organophosphorés (insecticides organo-phosphorés, neurotoxiques de guerre et carbamates, médicaments parasympathomimétiques ou cholinomimétiques), par les professionnels de santé intervenant dans le cadre des services d’aide médicale urgente, conformément au protocole prévu à l’article 3 du présent arrêté.

 

Article 2

Le service de santé des armées approvisionne l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires qui met à disposition des services d’aide médicale urgente le sulfate d’atropine, solution injectable 40 mg/20 mL PCA.

Article 3

Le service de santé des armées est chargé, pour le médicament mentionné à l’article 1er :
– de l’élaboration et de la mise en place d’un protocole d’utilisation ;
– de l’enregistrement et de l’analyse de toute déclaration de pharmacovigilance transmise au SSA dans les conditions prévues par l’article 4.

Article 4

La traçabilité du médicament mentionné à l’article 1er est assurée par le service de santé des armées.
Le recueil des effets indésirables et leur transmission à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et au service de santé des armées sont effectués par les professionnels intervenant dans le cadre des services d’aide médicale urgente ou par les professionnels de santé prenant en charge les patients.
Le suivi nominatif d’utilisation du médicament mentionné à l’article 1er est assuré par les professionnels intervenant dans le cadre des services d’aide médicale urgente.
A la demande du directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, le retrait des lots est mis en œuvre par le service de santé des armées.

Article 5

Le directeur général de la santé et le directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 14 novembre 2015.

Pour la ministre et par délégation :

Le directeur général de la santé,

B. Vallet

Source: Légifrance

Ce que sont ces gaz:

C’est quoi une arme chimique ? L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) définit les armes chimiques comme étant « tout produit chimique toxique » pouvant « causer la mort, des blessures, une incapacité temporaire ou une irritation sensorielle par son action chimique ». Ces armes sont « généralement considérées comme des armes de destruction massive », selon les Nations unies.

Quels sont les différents types d’armes chimiques ? L’OIAC les classe en plusieurs catégories : les agents suffocants, vésicants (irritants), hémotoxiques (qui empoisonnent le sang) et neurotoxiques. Ces derniers, dont font partie le gaz sarin, le soman et le VX, sont les plus connus. Ces gaz neurotoxiques organophosphorés agissent sur les cellules nerveuses et peuvent entraîner la mort rapidement. Le gaz sarin, par exemple, crée un blocage « au niveau de transmission musculaire », créant « des contractures qui peuvent bloquer les muscles qui contrôlent la respiration », explique à Europe1.fr le toxicochimiste André Picot. Leur fabrication, à base de phosphore et de produits à base de carbone, est plutôt « facile », « mais le plus dur, c’est de le purifier », note le chimiste.

Tous très toxiques, les gaz neurotoxiques peuvent être diffusés sous forme liquide ou sous forme d’aérosols, et peuvent être inhalés ou absorbés par la peau. Pour le gaz VX, une seule petite goutte, de la taille d’une tête d’épingle, est suffisante pour tuer. Pour se soigner, il faut un antidote contenant de l’atropine, « un médicament très utilisé mais de manipulation un peu délicate », précise André Picot.

Article complet sur Europe1

Cet article nous apprend également que l’utilisation de ces armes sont maintenant interdites, ce qui n’a pas empêché son utilisation à plusieurs reprises ces dernières années: « Depuis 1993, le droit international interdit l’utilisation des armes chimiques. Mais six pays n’ont pas signé la Convention sur l’interdiction des armes chimiques : le Soudan du Sud, l’Angola, l’Égypte, la Corée du Nord, la Somalie et … la Syrie. »

Il y a plusieurs types de NOP (pour neurotoxiques organophosphorés), les « agents G », les « agents V », et les IVA.

  • Les agents G: La plupart sont volatils ou s’évaporent rapidement le plus volatile, le Sarin, s’évapore moins vite que l’eau! * Constituent un risque “vapeur”
  • Les agents V: Ils ont la consistance de l’huile de cuisine. Ils s’évaporent lentement comme l’huile. Pas de risque “vapeur” sauf en cas de grosses chaleurs
  • Les IVA sont des intermédiaires, IVA signifiant intermediary volatility agents
Les informations complémentaires ainsi que les méthodes de soins sont disponibles en fichier PDF sur le site de la Société Française des Infirmier(e)s anesthésistes.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas la PCA Pharmacie Centrale des Armées qui va gérer les antidotes:

Pour en apprendre plus sur le sujet, je vous conseille également ce fichier PDF de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé.

http://lesmoutonsenrages.fr/2015/11/16/un-arrete-du-samedi-14-novembre-2015-autorise-lutilisation-dantidotes-injectables-contre-les-neurotoxiques-de-guerre/

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UK (England): drugs kingpin who tried to import £960MILLION of cocaine in boxes of washing powder faces losing his assets

Johnny Kock, 68, shipped high purity cocaine between Holland, Germany and Merseyside

Liverpool Echo 

Johnny Kock: The pensioner remained completely unknown to police until his secret life was exposed when border agents in France

A drugs kingpin who posed as a respectable businessman to import almost a BILLION pounds of cocaine now faces a challenge by prosecutors to seize his international assets.

Johnny Kock used a pond liner company as cover to ship vast amounts of high purity cocaine in boxes of washing powder – using legitimate companies as unwitting allies.

The 68-year-old Dutchman masterminded a massive drugs pipeline between Holland, Germany and Merseyside – capable of flooding the streets with up to £960million of high purity cocaine, the Liverpool Echo reports.

Kock, who was living in a nondescript, semi-detached house in Willow Road, Wavertree, Liverpool, with his partner Deborah Fagan, was jailed for 25 years in October last year.

Liverpool Crown Court heard how a Proceeds Of Crime Act (POCA) hearing will be held next year in order to try and seize his assets – which could include a Portuguese property.

Liverpool Echo Cocaine imported by Johnny Kock disguised in washing powder boxes
Crook: Cocaine imported by Johnny Kock disguised in washing powder boxes

Alex Leach, prosecuting, said international investigations had now been completed.

Mr Leach said: “As far as Johnny Kock is concerned there are some international assets including a substantial asset in Portugal in contention and there is an underlying issue with his former wife Nina Gospodynova.”

He said that Miss Gospdynova had been informed of the proceedings, despite it being “very difficult to get hold of her”.

Fagan, 46, who was jailed for 12 months in April last year after admitting charges relating to drugs money, will also be part of the proceedings.

Liverpool Echo Liverpool Crown Court
Facing justice: Liverpool Crown Court heard how a Proceeds Of Crime Act hearing will be held next year

Judge Andrew Hatton said the hearing would take place on March 21 next year, with an estimated length of four days.

The pensioner, described as “quiet, intelligent and unsuspecting”, remained completely unknown to police until his secret life was exposed when border agents in France uncovered one of his shipments in September 2013.

Liverpool Echo 125 kilos of cocaine seized on their way to Liverpool
Gotcha: 125 kilos of cocaine seized on its way to Liverpool

Officers suspected Kock was responsible for importing at least £3.5m of super strength cocaine on a fortnightly basis.

It is believed he could have been responsible for trafficking up to six kilos of the drug in 57 separate shipments at the behest of crime cartels.

Only when border agents at the Channel Tunnel entrance in France uncovered 23 kilos of cocaine – with a purity of up to 88% – in a shipment of soap powder did the net close in.

Orders were delivered to several different addresses but the end customer was always Kock’s company, Aquaries Ltd, based at Binns Road industrial estate in Old Swan.

Kock admitted conspiracy to evade the ban on importing Class A drugs plus possessing criminal property.

http://www.mirror.co.uk/news/uk-news/drugs-kingpin-who-tried-import-6815472

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ITALIA – Traffico di cocaina con il Nord Europa: 14 arresti tra Brindisi e Bologna

BRINDISI – Ingenti quantitativi di cocaina sarebbero giunti in Italia dal Nord Europa, secondo quanto emerso da indagini condotte dai carabinieri che hanno eseguito in vari comuni della provincia di Brindisi e a Bologna un’ordinanza di custodia cautelare a firma del gip Maurizio Saso a carico di 15 persone. Un provvedimento risulta al momento non eseguito.

Le persone arrestate e finite in carcere sono Francesco Trisolini, 51 anni di Oria; Patricia Theodora Van Heel, 43 anni olandese; Daniere Risonola, 40 anni di Oria; Semira Ruggiero, 46 anni di Oria; Simone Nucera, 29 anni di Oria; Patrizio Perrone, 55 anni di Torchiarolo; Maria Grazia Mileto, 49 anni di Torchiarolo; Raffaele Trisolini, 46 anni residente a Bologna; Giancarlo Secondo Rogoli, 49 anni di Mesagne; Lucrezia Maggi, 36 anni, di Torre Santa Susanna; Salvatore Morleo, 32 anni, di Torre Santa Susanna, Giuseppe SOlazzo, 33 anni di Torre Santa Susanna; Luigi Calati, 33 anni di Mesagne.
Ai domiciliari: Santo Mastria, 56 anni, di Oria; Crocifisso Di Potenza, di Latiano, 29 anni.

http://www.quotidianodipuglia.it/brindisi/traffico_cocaina_nord_europa_15_arresti_brindisi_bologna/notizie/1683052.shtml

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ALGERIE (Drogue et cocaïne): la femme d’un baron arrêtée à Alger

ELLE ÉTAIT À LA TÊTE D’UN RÉSEAU DE NEUF NARCOTRAFIQUANTS

Neuf personnes ont été arrêtées. 60 kg de cannabis et 14 g de cocaïne ont été saisis. © Liberté
 Cette filière internationale a longtemps sévi dans les localités de Birkhadem, Hydra, Bab El-Oued, à l’est d’Alger et à Boumerdès.

Un important réseau spécialisé dans le trafic de drogue et de cocaïne a été démantelé, le week-end dernier, par les éléments de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) relevant de la sûreté de la wilaya d’Alger. Composée de neuf individus, cette filière internationale dispose  d’importantes complicités à l’extrême ouest du pays, plus exactement à Maghnia (Tlemcen) où la marchandise, en provenance du royaume chérifien, transitait.
Le chef de sûreté de la wilaya d’Alger, Noureddine Berachedi, a révélé à Liberté que “le plus important dans cette affaire est le démantèlement de tout un réseau et la récupération de ses moyens logistiques”. En effet, la mise hors d’état de nuire de ce réseau a nécessité un travail de longue haleine des enquêteurs de la BRI. Ces derniers ont, dans un premier temps, réussi à localiser des narcotrafiquants dans la région de Maghnia, le Grand-Alger et Boumerdès. Après quoi, plusieurs souricières ont été tendues pour les pister et identifier leurs complicités et les lieux où était stockée la drogue, notamment la cocaïne.
Les multiples perquisitions de domiciles ont permis aux enquêteurs de récupérer des quantités importantes de résine de cannabis et de poudre  blanche. Selon M. Berachedi, la cocaïne était écoulée dans des cabarets et les quartiers riches de la capitale. En ce sens, notre interlocuteur a révélé que sept véhicules haut de gamme et plus de 300 millions de centimes ont également été saisis lors des différentes opérations menées par la BRI. Ces opérations ont
touché plusieurs localités d’Alger, dont Birkhadem, Hydra et Bab El-Oued, Réghaïa et Rouiba où la première cellule de ce réseau avait dissimulé plus de 60 kg de cannabis et 14 grammes de drogues dures. La seconde cellule, elle, activait sur l’axe Alger-Boumerdès. Celle-ci avait également écoulé d’importantes quantités de stupéfiants avant son démantèlement. Interrogé si le principal mis en cause, à savoir le baron, a été interpellé lors de cette opération, M. Berachedi a indiqué que ce dernier est identifié et demeure en fuite. En revanche, sa femme, qui était à la tête du réseau et qui acheminait l’argent et la cocaïne, notamment à Alger, a été interpellée par la BRI. Présentés hier matin devant le procureur de la République près le tribunal d’El-Harrach, ces neuf individus ont été inculpés pour association de malfaiteurs, détention et commercialisation de drogue, dont les drogues dites dures. Ces derniers ont été placés sous mandat de dépôt en attendant les résultats de l’instruction, notamment pour savoir où et comment l’argent des ventes a été blanchi.
F.B.

http://www.liberte-algerie.com/actualite/drogue-et-cocaine-la-femme-dun-baron-arretee-a-alger-236526

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BRASIL-SEVILLA via LISBOA (aeronarcotrafico): la ruta de la cocaína cumple siete años

Una nueva detención en el aeropuerto revela que la entrada de droga vía Lisboa sigue activa. Desde 2008 han sido arrestadas una treintena de ‘mulas’ con cocaína.

Fernando Pérez Ávila | Actualizado 09.11.2015 – 07:25

28 de octubre. Aeropuerto de San Pablo. Los guardias civiles del servicio fiscal de la aduana observan a una pasajera que recoge su maleta de un vuelo procedente de Brasil. Les llama la atención que una mujer de mediana edad viaje sola desde tan lejos y extreman la vigilancia. Los vuelos que vienen desde Brasil haciendo escala en Lisboa son conocidos en el argot policial como ruta caliente, es decir, en los últimos años se han convertido en una entrada frecuente de droga en España.

Los agentes invitan a la mujer a pasar un control. Allí observan que la maleta contiene un doble fondo. Someten el equipaje al drogatest y éste da positivo por cocaína. Desmontan las planchas de la maleta y localizan tres bolsas que contienen algo más de kilo y medio de cocaína de gran pureza. 1.650 gramos en total. La pasajera, de 53 años e identificada mediante las iniciales L. A. G., queda detenida. Tras ser puesta a disposición judicial, ingresó en prisión preventiva.La Policía y la Guardia Civil detectaron estos vuelos calientes desde Brasil hace ya siete años. Desde entonces los alijos en el aeropuerto se han sucedido con cierta frecuencia. También ha habido periodos de inactividad, en función de la presión policial y del número de intervenciones de droga en el aeropuerto. Sin embargo, desde el año pasado, la conexión Brasil-Lisboa-Sevilla parece haber vuelto a convertirse en una vía activa de entrada de cocaína. Antes de la detención de esta mujer, a principios de este mismo año fue detenido un ciudadano boliviano cargado con tres kilos de cocaína. Desde la primavera de 2014, son cuatro los envíos de cocaína en este mismo vuelo que han sido interceptados por las Fuerzas de Seguridad del Estado.

La Policía comenzó a detectar esta ruta caliente en 2008. A principios de ese año fue detectado el primer correo. Era una mujer de 37 años, de Madrid y sin antecedentes. Le habían prometido más de 3.000 euros a cambio de que introdujera en España casi nueve kilos de cocaína. Sólo tenía que volar desde Brasil hasta Lisboa y desde allí tomar el vuelo diario de la TAP a Sevilla. La organización se encargaba de los billetes y de prepararle las maletas. Ya en España, alguien contactaría con ella para informarle de dónde y a quién tenía que entregarle la droga.

La Policía Nacional la esperaba nada más bajar del avión y le encontró la cocaína en las maletas que le habían entregado en Brasil. La droga, de gran pureza, estaba oculta entre cuatro carpetas tipo portafolios e impregnada en un cartón que separaba un juego de sábanas nuevo.

Casi todos los primeros correos eran españoles. Así los traficantes levantaban menos sospechas. Elegían a personas sin antecedentes y necesitadas de dinero. El segundo en caer, por ejemplo, no tenía ni 20 euros para pagar un taxi que le llevara hasta la ciudad. Era un joven de 20 años natural de Granada y residente en Mallorca. Llevaba dos maletas en cuyo interior había tres cajas -dos en una maleta y una en otra-, en el interior de las cuales venían unas máquinas de hacer masa similares a las que usan panaderos y pizzeros. La cocaína estaba oculta en los cilindros de estas máquinas, encajada a presión. Se repetía la historia. Al chico le ofrecían unas vacaciones de quince días en Brasil con todos los gastos pagados y 3.000 euros por traer la droga, que tenía que entregar después en Alicante.

Entre enero y abril de 2008, fueron detenidas seis personas en el aeropuerto de San Pablo por transportar cocaína desde Brasil a Sevilla haciendo transbordo en Lisboa. En esos cuatro meses las Fuerzas de Seguridad intervinieron 45 kilos de droga. La aparición de esta ruta caliente respondía a la búsqueda de vías alternativas a los grandes aeropuertos por parte de los narcotraficantes. Terminales como las de Madrid y Barcelona están muy controladas y en ellas se intervinieron años atrás importantes cantidades de droga. Así, las mafias dejaron de enviar droga en el vuelo Bogotá-Madrid y comenzaron a utilizar como destino aeropuertos más pequeños y sometidos a menor vigilancia para traer la cocaína a España.

Lo mismo ocurrió con el país de origen. El redoble de la vigilancia de la Policía colombiana obligó a los traficantes a buscar otros puntos de partida de sus correos. Lo encontraron en Brasil, donde aprovechan un resquicio legal para entrar en la UE pasando menos controles que si lo hicieran a través de otros países. Brasil tiene un acuerdo especial con Portugal en materia de extranjería. Los controles en Lisboa para los vuelos procedentes de su antigua colonia son menos estrictos que en otros países europeos. De esta forma, los correos entran en el espacio Schengen y en teoría ya son libres para moverse por la Unión Europea. Los aeropuertos de origen no solían ser los de las principales ciudades del país y se escogían terminales como las de Fortaleza, Recife o Natal, menos vigiladas que las de Sao Paulo o Río de Janeiro.

Una vez en Lisboa, las mulas hacen transbordo para dirigirse a su destino final, que suele ser España. Optan por aeropuertos pequeños como el de Sevilla, que les ofrece además la oportunidad de contar con una conexión diaria con Lisboa. Pese a los primeros golpes policiales contra esta ruta, los envíos siguieron llegando y muchos correos fueron interceptados con regularidad. Entre febrero de 2008 y octubre de 2009, la Policía y la Guardia Civil detuvieron a 20 personas en el aeródromo sevillano. La cantidad decomisada se elevó a los 65,6 kilos de cocaína y la vigilancia sobre el vuelo Lisboa-Sevilla se redobló enormemente. Este blindaje frenó temporalmente a las mafias, que espaciaron sus envíos hacia la capital andaluza en los años siguientes. También se reforzó el control en Brasil, donde algunos correos fueron detenidos antes de partir hacia España. Fue el caso de un joven de Torreblanca detenido en el aeropuerto de Recife cargado con seis kilos de cocaína, en agosto de 2010. Al igual que en los casos anteriores, una organización de traficantes le pagó unas vacaciones de diez días en Pernambuco y 15.000 euros a cambio de traer la droga a España. El dinero pagado por las mafias iba subiendo en relación con la presión y los alijos de la Policía, pasando de 3.000 euros por traer nueve kilos en 2008 a 15.000 euros por transportar seis kilos en 2010. Pura ley de la oferta y la demanda. A más vigilancia, más dificultad para introducir la cocaína en España, y por tanto, más dinero.

En los dos años siguientes apenas se intervino droga procedente de Lisboa en el aeropuerto de San Pablo. La ruta caliente se enfrió. Los traficantes la reactivaron en 2012, aunque introdujeron algunas modificaciones. Los correos utilizados ya no siempre eran jóvenes sin antecedentes y el dinero que percibían bajó. En Brasil también cambiaron algo las cosas, y las mulas empezaron a partir desde aeropuertos más grandes, como el de Sao Paulo.

En diciembre de 2012, la Policía volvió a intervenir cocaína en el vuelo Lisboa-Sevilla. Un hombre de 61 años, natural de Alcalá de Guadaíra, fue sorprendido en San Pablo con 11 kilos de cocaína de gran pureza ocultos en un amplificador de sonido de alta fidelidad. Los alijos, y presumiblemente los envíos, volvieron a pararse durante un año.

En 2014 llegaron más cambios: los paquetes eran más pequeños y se recurría por primera vez a extranjeros. En abril de ese año fue arrestado un paraguayo con 1,2 kilos de cocaína oculta en nueve chaquetones. En agosto la Guardia Civil detuvo a un colombiano con pasaporte español de 57 años que llevaba dos kilos en una maleta. El penúltimo caso fue el del boliviano, que llevaba la droga repartida entre el chaquetón y una maleta. El hombre dijo que le ofrecieron 5.000 euros por traer la mercancía. La última en caer ha sido la mujer de 53 años arrestada el 28 de octubre. El destino final de todos ellos ha sido la cárcel.

El envío de ‘muleros’ a Londres, otra ruta detectada

La ruta Brasil-Lisboa-Sevilla no ha sido la única vía utilizada por los narcotraficantes relacionada con el aeropuerto de San Pablo que se ha detectado en los últimos años. El pasado mes de septiembre, la Policía Nacional desmanteló una red de traficantes que enviaban muleros, cargados de hachís en el interior de sus organismos, a Londres. La operación policial, desarrollada en Dos Hermanas, acabó con cuatro personas detenidas y la incautación de 420 bellotas de hachís -muchas de ellas en el interior del cuerpo de los muleros- y 150 gramos de cocaína. Los integrantes de la organización utilizaban este método como medida para burlar la seguridad de los aeropuertos y llegar a Londres, donde la droga era distribuida para su venta ilegal, sin ser detectados por la Policía. La operación se inició tras la detención de un hombre en el aeropuerto de San Pablo que pretendía tomar un vuelo hacia las islas Canarias. En el interior de su organismo llevaba 119 bellotas de hachís con un peso aproximado de un kilo y 150 gramos de cocaína. Al continuar las investigaciones, los agentes descubrieron que se iba a producir de manera inminente un envío de hachís mediante el mismo procedimiento, pero esta vez los investigados iban a tomar un avión en el aeropuerto de Faro con destino a Londres

http://www.diariodesevilla.es/article/sevilla/2151093/brasilsevilla/la/ruta/la/cocaina/cumple/siete/anos.html

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SANTO DOMINGO: hallan cocaína en residencia de familiar de Maduro en Dominicana – Univision

En un registro realizado esta madrugada en la casa de Flores, que se encuentra detenido en Estados Unidos acusado de narcotráfico, además de la droga se localizó un yate llamado « The Kingdom » registrado en Bahamas a su nombre, en cuyo interior se halló más droga, incluidos 10 kilos de heroína. El yate cuenta con una pista de aterrizaje para helicópteros.

PHOTO:http://es.mercopress.com/2015/11/14/kilos-de-droga-en-mansion-y-yate-de-familiares-de-primera-dama-de-venezuela-en-punta-cana

La casa de Flores, agrega el medio, está junto a la del fallecido Oscar de la Renta.

En la operación en la que colaboró también la DEA se detuvo a un ciudadano venezolano, que ahora es un testigo protegido, según la fuente.

Fuentes de la Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD) de la República Dominicana consultadas por la agencia de noticias EFE se limitaron a informar que el « caso se está investigando ».

El pasado lunes la agencia antidrogas dominicana ya había informado sobre la incautación de 54 paquetes de una sustancia blanca, presumiblemente cocaína o heroína, en el citado yate de lujo en La Romana, y que había detenido a seis personas por el caso, pero no difundió sus identidades ni los vinculó a la familia Flores.

En el operativo colaboró la Armada dominicana y el Ministerio Público, precisó entonces la DNCD.

La droga estaba a bordo del yate « The Kingdom », de 135 pies de eslora y 30 de manga, con bandera de la isla de Nassau (Bahamas), que estaba anclado en Casa de Campo.

Flores de Freitas y Efraín Antonio Campo Flores, ahijado del mandatario venezolano, fueron detenidos esta semana en la capital haitiana y entregados a las autoridades estadounidenses, que los trasladaron a Nueva York.

Ambos están acusados de « conspirar para llevar una cantidad importante de cocaína a Estados Unidos » y este jueves comparecieron en Nueva York ante un juez federal que los envió a prisión sin fianza acusados de delitos de narcotráfico.
Este viernes, el portavoz del Departamento de Estado, Mark Toner, dijo que « no creemos que estas personas (Flores de Freitas y Efraín Antonio Campo Flores) tengan inmunidad diplomática, según informa Reuters.
Ambos portaban pasaportes diplomáticos cuando fueron detenidos en Haití, como confirmó Michael Vigil, exdirector de operaciones internacionales de la Agencia Antidrogas de EEUU a Univision Noticias.

http://www.univision.com/noticias/narcotrafico/hallan-cocaina-en-residencia-de-familiar-de-maduro-en-dominicana

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NARCOTRAFIC (Gibraltar): reportage sur les traqueurs de haschich dans le détroit de Gibraltar

Rédaction du HuffPost Maroc avec AFP

BATEAU ESPAGNE
La vedette fait rugir ses moteurs, la caméra thermique scrute la mer et la nuit: dans le détroit de Gibraltar où prospèrent les trafics, la police espagnole traque le haschich qui arrive du Maroc en énormes quantités. Passé minuit, les caméras et les radars qui surveillent la côte détectent une embarcation suspecte. Le centre de contrôle informe la Guardia civil au port d’Algesiras, à l’extrême sud de l’Espagne.

« Ils cherchent sûrement un endroit où débarquer la marchandise », dit Jesus, un des policiers de garde qui tient à protéger son anonymat. Ils sont trois à sauter à bord d’une vedette dotée de deux puissants moteurs de 300 chevaux, avant d’allumer une caméra infrarouge. Claudio, le pilote, conduit debout, tendu, une main sur le gouvernail, l’autre sur le levier d’accélération. Entre les lumières du port d’Algesiras et celles de l’enclave britannique de Gibraltar, le bateau vole à la surface de l’eau, laissant un épais sillage d’écume.

« Braque le projecteur là-bas », crie Jesus quand soudain ils localisent un canot pneumatique sans lumière. Ses deux occupants, vêtus de combinaisons de flottaison, ne résistent pas. Mais à bord, les agents ont beau balayer la surface de l’eau de leur projecteur, ils ne trouveront rien. La cargaison a probablement été jetée à l’eau. Cette fois, c’était sans doute du tabac de contrebande.

Emmenant les deux suspects et leur embarcation, la vedette rentre au port. Mais parfois, les opérations se révèlent plus violentes, et même mortelles. Pour passer le haschich produit dans la chaîne du Rif, les trafiquants utilisent des embarcations pneumatiques de 8 à 12 mètres de longueur, qui comptent jusqu’à cinq moteurs et sont capables d’atteindre les 60 noeuds (plus de 110 km/h).

Leurs grandes organisations emploient une cinquantaine de personnes – pilotes, porteurs, chauffeurs, guetteurs – pour débarquer des cargaisons d’une ou deux tonnes, en ballots de 30 kg, explique à l’AFP le lieutenant Pablo Cobo, chef de l’équipe chargée de la délinquance organisée et de la lutte antidrogue. Chaque kilo se revendra 1.600 euros dans la rue, dit-il.

Poursuites mortelles

La police emploie aussi des hélicoptères pour « mieux poursuivre les embarcations et éclairer la zone », dit M. Cobo. Les appareils, équipés de flotteurs pour le cas où ils toucheraient l’eau, volent au ras des vagues pour obliger, par le souffle des pales, la vedette en fuite à changer de cap.

Le 9 août, une course-poursuite de ce type s’est achevée sur une plage de Gibraltar, suscitant des protestations de Londres contre l’entrée d’agents espagnols dans l’enclave disputée. « Ce sont des situations à risque, du fait de la vitesse, d’une mer mauvaise, des manœuvres des trafiquants qui tentent d’éperonner notre bateau », dit Antonio, un autre garde civil.

Depuis peu, ils ont même appris à faire décoller leur bateau pour qu’il s’écrase sur celui des policiers. Il arrive qu’ils lancent des objets contre le rotor de l’hélicoptère. Cela a causé la chute d’un appareil et la mort d’un agent il y a quelques années, rappelle Jesus. Des pilotes employés par les « narcos » ont aussi trouvé la mort en mer, des jeunes hommes de 20 à 30 ans attirés par une paie de plusieurs milliers d’euros dans une zone à 40% de taux de chômage, dit-il.

Selon un rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, « au cours des dernières décennies, le Maroc est devenu le premier producteur et exportateur mondial de résine de cannabis, ou haschich ». La majeure partie de sa production passe en Europe, par le détroit de Gibraltar et le reste débarque sur les côtes andalouses.

En 2013, l’Andalousie a saisi 262 des 319 tonnes de haschich confisquées en Espagne. Et en 2012, 73,7% des saisies de haschich en Europe avaient été réalisées en Espagne, selon le ministère de l’Intérieur.

Jouant au chat et à la souris avec les policiers, les trafiquants surveillent les mouvements des patrouilles, s’aventurent sur des voies non navigables, et parfois, font sortir en mer des vedettes « leurres » sans aucune marchandise à bord. En été, profitant des bonnes conditions maritimes, ils utilisent aussi des scooters des mers, plus difficiles à détecter. Quitte à emmener par la même occasion des passagers clandestins.

« Une moto peut transporter quatre ballots de cannabis et deux migrants », explique Jesus. « Quand ils arrivent à terre, ce sont eux qui se chargent d’emmener la marchandise à l’acheteur, pour payer ainsi leur passage ».

12% des saisies mondiales de cannabis au Maroc

En 2014, plus de 450.000 doses de substances psychotropes ont été saisies par les autorités marocaines selon l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS). Le royaume ne précise pas le type de substances dont il s’agissait, mais indique qu’elles étaient dissimulées dans des véhicules à moteur. Le Maroc est aussi passé de 11% des saisies mondiales de résine de cannabis en 2012, à 12% en 2013.

L’Afrique du Nord demeure la sous-région d’Afrique où ont été saisies les plus grandes quantités de résine de cannabis. Celle-ci alimente à la fois la consommation locale, mais fait aussi l’objet de contrebande, principalement à destination de l’Europe.

http://www.huffpostmaghreb.com/2015/08/25/traqueur-haschich-detroit-gibraltar-reportage_n_8036054.html

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Here’s the latest drug runner toy from Europe …

Photo of a High Speed Boat Used to Smuggle Drugs-Truth!

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FRANCE (Roissy-Charles-de-Gaulle): un agent d’Air France, suspecté de trafic de cocaïne, arrêté à Roissy , après avoir réceptionné une valise provenant du Brésil. contenant une trentaine de kilos de drogue.

Des avions de la compagnie Air France sur le tarmac de l'aeroport de Paris-Charles de Gaulle, le 23 septembre 2014.

Un agent d’Air France a été arrêté en milieu de journée à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d’Oise), jeudi 12 novembre, révèle France 3. L’employé de la compagnie aérienne a été interpellé par la police judiciaire après avoir réceptionné une valise qui contenait une trentaine de kilos de cocaïne, selon une source proche de l’enquête.

Le bagage serait arrivé à la mi-journée par un vol en provenance du Brésil.

Suspecté d’être le commanditaire d’un trafic

Un complice présumé de l’agent d’Air France, qui attendait la livraison à l’extérieur de l’enceinte aéroportuaire de Roissy, a été également interpellé par les hommes de l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), indique encore France 3. Les deux personnes ont été placées en garde à vue.

Toujours selon les informations de la chaîne, l’employé d’Air France et l’un des commanditaires présumés du trafic faisaient l’objet d’une étroite surveillance menée conjointement par la brigade des stupéfiants et le service de sûreté de la compagnie aérienne.

http://www.francetvinfo.fr/societe/drogue/info-france-3-un-agent-d-air-france-suspecte-detrafic-de-cocaine-arrete-a-roissy_1171875.html

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Coke en stock (CIV) : retour en Arkansas, à la Mena

coke en stock

9 novembre 2015

Et puis dans ma longue saga sur l’historique des transferts de cocaïne, a émergé soudain une découverte, fortuite, à  vrai dire, et initiée… par mes lecteurs. L’un d’entre eux m’ayant remis en tête récememment la vente de biréacteurs Caravelle en fin de vie à  des personnes susceptibles de les utiliser à  des fins indélicates, je me suis remis à fouiner… pour tomber sur un pan complet fort instructif de la grande période des transferts massifs de cocaïne de Colombie directement vers la Californie via des avions réaction, bien aidé il est vrai par une rencontre sur le net fort au courant de l’aviation. Et tomber sur le cas de ce biréacteur français qui démontre par l’exemple que l’affaire du Boeing de la cocaïne couvert au Mali en 2009 a eu un précurseur français… 14 ans auparavant. Retour -en plusieurs étapes- sur ce fait historique, une livraison encore une fois de plusieurs tonnes de coke en plein désert… mexicain cette fois, et non malien. Avec à  l’autre bout… des comptes bancaires suisses. Comme quoi rien n’est vraiment nouveau ! Tout avait commencé en fait sous Bill Clinton, en son fief de l’Arkansas… avec le trafiquant Barry Seal, qui travaillait pour la CIA. Avant de parler Caravelle, on va (à nouveau) parler d’autres avions et… de l’Arkansas.

mena-db623Tout part de la mena, encore une fois, ou plutôt des multiples pistes au fin fond de l’arkansas ou des etats-unis, où atterrissaient les petits bimoteurs de Barry Seal et de ses collègues de la Cia, en plein fief cliftonien. Même s’il n’y avait pas qu’au hangar de Rich Mountain aviation, à la Mena, tenu par l’association de Seal et, Fred Hampton, que les opérations de rapatriement de drogue colombienne se faisaient. Seal, un agent de la DEA, c’est à  noter, était donc aussi un trafiquant de drogue, voilà  qui détermine tout de suite un des points forts du système : ceux chargés de poursuivre les trafiquants l’étaient eux-mêmes, et le sont encore pourrait-on dire, A  constater l’inefficacité totale de la lutte antidrogue de la DEA en Amérique Centrale et du Sud depuis des années. DEA et CIA travaillent en effet la main dans la main, c’est que révèle¨à l’évidence toute l’affaire Barry Seal…

L’avion de Seal
barry sealUn journaliste, Micah Morrisson, dans le Wall Street Journal, va décrire parfaitement ce qui s’y passe dans cet endroit reculé des USA, dès le le 29 juin 1994 (à droite un passage bas d’avion attribué à Barry Seal dans un documentaire US): « Mena est un bon endroit pour un mystère. Les forêts de pins et de feuillus des montagnes Ouachita qui l’entourent depuis longtemps sont un paradis pour les hors la loi, des générations de bouilleurs à la maison ou pour les agriculteurs de contrebande de marijuana aux chemises rouges de terre En 1981, le passeur de cocaïne Adler Berriman (« Barry ») Seal est arrivé sur les lieux, et a établi une base d’opérations à l’aéroport de Mena. Le dossier de M. Seal est bien connu des forces de l’ordre, il a été souvent présenté comme ayant fait plus de 50 millions de dollars avec ses activités illégales. Travaillant chez Rich Mountain Aviation, l’une des entreprises locales qui s’est transformé en un centre de remise en état des aéronefs de Mena, M. Seal a importépour près de 1,000 dollars de cocaïne par mois à partir de la Colombie dans les années 1980, selon l’enquêteur de Arkansas State Russell Welch, qui suit le cas de Seal depuis plus d’une décennie. passage bas barry sealEn 1984, M. Seal a « basculé » pour la DEA, devenant l’un de ses informateurs les plus importants. Il a pris l’avion pour la Colombie et recueilli des informations sur les dirigeants du Cartel de Medellin dont la cheville ouvrière est Lehder Carlos et a témoigné dans d’autres affaires très médiatisées. Quant à l’associé de M. Seal, Fred Hampton, le propriétaire de l’aviation de Rich Mountain Aviation, il a acheté une parcelle de terrain près de la petite communauté dans l’arrière-pays de Nella, à 10 miles au nord de Mena, et y a fabriqué en une piste. Les responsables locaux de la police pensent que l’achat était à l’initiative de Seal. » L’avion montré dans une vidéo amateur comme étant celui de Barry Seal est un modèle Navajo PA31-310, comme celui-ci, qui se distingue par ces trois larges hublots sur les côtés (le quatrième, celui de la porte d’accès est obturé, c’est une version « cargo ») : l’avion n’étant pas pressurisé. Certains Navajo ont été transformés pour pouvoir larguer des parachutistes (comme ce modèle). Seal utilisait, on le sait, cette méthode de largage pour délivrer la cocaïne.

La Louisiane, et l’île de Lehder

3324385676_c07b82f0d7-1Dans « The Crimes of Mena » de Sally Denton et Roger Morris sorti en juin 1995; on la description de la méthode Seal :  « Les cassettes vidéo personnelles de Seal, en la possession des auteurs, montrent une scène dans laquelle il a utilisé l’équipement de parachutage de l’armée américaine  ainsi que des dispositifs militaires de précision, dans ses opérations de transport de la drogue. Au milieu de l’après-midi après un certain nombre de passage à vide, l’un de ses avions abandonné une charge de plusieurs sacs polochons attachés à un parachute. En quelques secondes, la cargaison assis sur la piste d’atterrissage en herbe, à distance récupérée par Seal et chargé sur un hélicoptère qui avait suivi les avions volant à basse altitude. « Ceci est la première goutte jour de cocaïne dans l’histoire de l’État de Louisiane, » Seal raconte sur la bande. Si les sacs polochons vu dans les films à la maison des contrebandiers ont été remplis avec de la cocaïne – comme Seal le déclare lui-même sur la bande – cette charge unique valait déjà des centaines de milliers de dollars ».

L’armée complice

avion441-510x379-0336e-d2798Cette complicité avec les militaires, c’est exactement encore ce qu’écrivait Micah pour la base de Nella (Mena) dans l’Arkansas :  » En 1984, les rapports de surveillance policières parlaient d’une activité étrange de type militaire autour de Nella. « Nous avons eu des rapports sur des armes automatiques ; de nombreux incendies, sur des hommes d’apparence latino-américaine dans la région, des gens en tenue de camouflage se déplaçant silencieusement à travers des chemins avec des armes automatiques, des largages d’avions, un trafic d’avion bimoteur, des choses comme ça », dit l’ancien enquêteur de l’Internal Revenue Service, William Duncan, qui a commencé à enquêter sur Mena en 1983. Les habitants de la campagne autour de Nella ont confirmé les rapports d’avions qui chargeaient sur place dans le milieu des années 1980. « Mais les gens ne parlent pas beaucoup de ça ici », a déclaré un habitant du quartier. « Si vous le faisiez, vous auriez pu vous réveiller un matin et trouver un tas de vos animaux morts. » Visiblement, on a fait peur à l’entourage…. de la même manière qu’on a fait peur à des gens à d’autres endroits pour qu’ils ne mettent pas le nez où ils ne devraient pas.norman cay La mort d’un des pilotes (Emile « But » Camp), certes accidentelle, à Fourche Mountain au Nord de Mena, un an avant celle de Barry Seal ravivant les peurs de possibles manipulations, Camp ayant beaucoup à dire sur le cas de son propre collègue (un autre pilote de Seal, Eric Arthur, pilote de Piper Seneca, natif des Turks and Caicos Islands, se fera hacher menu par les hélices d’un appareil en 1984 sur l’île de Lheder (ici à droite), où se posait régulièrement Seal : Lehder, Escobar ou  Rafael Caro Quintero…. et Seal partageaient les mêmes avions. En tête de chapitre, un avion attribué à Seal dans une vidéo : c’est un Navajo Panther, et non un Cheyenne. Plus étonnant encore, l’avion ressemble comme deux gouttes d’eau au Panther découvert dans le hangar des appareils appartenant à la société de Caro Quintero, Taxi Aereo Nacional de Culiacan SA :

caro_quintero_hangar

La méthode inventée deviendra classique

Les mêmes avions… et les mêmes méthodes. La preuve en étant cet extrait de l’ouvrage « Kings of Cocaine: Inside the Medellín Cartel – An Astonishing True Story of Murder, Money, and International Corruption » de Guy Gugliotta et Jeff Leen : « la contrebande sérieuse de cocaïne en avion privé est devenu une réalité lorsque Carlos Lehder et George Jung ont finalement rencontré Bam Kane à Miami pendant la première semaine d’août 1977, Kane dit qu’il était prêt, après un an d’attente et des retards, à faire voler la cocaïne pour eux. Pour s’envoler de Nassau, le fuselage de son petit avion bimoteur était équipé de réservoirs de carburant de caoutchouc pliable pour augmenter sa portée et était guidé par un Loran, une radio balise capable de le guider à quelques miles de sa cible (voir ici le principe, ainsi que l’explication ici). Au dessus de la Colombie, un co-pilote envoyé en repérage pour Kaneloran_kln88 avait souligné l’emplacement d’ une petite piste d’atterrissage privée dans une ferme en dehors Medellin, celle où  était Pablo Escobar. Avec 250 kilos de cocaïne à bord, cinq fois plus que Carlos I.ehdci n’avait jamais manipulé. Bam Kane est retourné à Nassau, a ravitaillé, et  est entré furtivement dans l’espace aérien américain. La cocaïne a alors été  chargée dans des chariots de supermarché et a été transportée en voiture à Fort Lauderdale sur un parking, là où Kane a divisé la charge en deux et l’a mise ans les coffre des deux voitures. Lorsque les Colombiens son venus, il leur a donné une voiture et a retenu l’autre jusqu’à ce qu’ils payent sa redevance Kane a eu son argent dans les quarante-huit heures et Jung et Lehdcr se sont divisé un cool million de dollar :  tout avait fonctionné comme sur des roulettes ».

réunion

Un parc aérien riche

Dans le jugement du 20 janvier 1993, on retrouvera trace complète des avions utilisés par Lehder (je résumé ici le long texte). Le Piper Navajo aircraft, Registration N50RK, dans lequel avaient volé  Carlos Lehder, Jak Carlton Reed, et Russ O’Hara  pour emporter 6 à 700 livres de coke à Rio Hacha en Colombie le 6 mars 1976. Le fameux N50RK est souvent attribué à Pablo Escobar, en fait. l’avion un Piper PA-31 Navajo sans winglets, construit en 1977 sous le numéro 51434430/A63918, inscrit chez A o Z Leasing à Corona del Mar, en Californie a été exporté le 11 juin 1981 en… Colombie. Son registre indique que ses propriétaires étaient des associés (« partnership« ).N50RK escobar De la coke transférée ensuite dans le Beechraft Queen Air, Registration N923Q.  En « avril ou début mai 1978 », Carlos Lehder, Jack Reed Carlton, et Russ O’Hara ont volé sur le Piper Navajo, inscription N50RK, de Cay, aux Bahamas de Norman, sur une piste en Colombie, avec un arrêt en route à Aruba, pour emporter environ 300 kilogrammes de cocaïne, avec retour à Norman Cay, Bahamas. L’avion était à l’époque toujours… californien. Vers la mi-juillet 1978 à ou vers décembre 1978 Reed et Stephen C. Yakovac ont fait plusieurs vols de chargements de cocaïne pour un total de 1358 kg de cocaïne en provenance bonanzade Norman Cay, aux Bahamas, sur une piste en herbe en Floride près du lac Okeechobee , en utilisant un Cessna 206, d’enregistrement N756LY. L’avion était enregistré en 1982 chez Red Aircraft Sales, à Fort Lauderdale avant d’être « exporté au Panama » !!! En mars 1979 Reed et Stephen C. Bluemel, ont volé sur un Bonanza à empennage en V, d’enregistrement N18337, en emportant environ 300 kilogrammes de cocaïne en provenance de Norman’s Cay, aux Bahamas vers la piste d’atterrissage lac Okeechobee, en Floride. Au mois de mNormans-cay-bonanzaars ou au début d’avril 1979 Edward Hayes, Carlos Lehder et Leverett Merrill Francis ont chargé environ 350 à 300 kilos de cocaïne dans un avion bi Beechcraft Bonanza, d’inscription N537ML, sur Norman Cay, aux Bahamas, et Ward et Francis, ont piloté l’avion au piste d’atterrissage d’Astor Park à Lake County, dans le Middle District de Floride, où la cocaïne a été chargée par une équipe au sol recruté par Jack Reed Carlton. Cette cocaïne a ensuite été transportée par véhicule à moteur d’Astor Park vers la «maison de planque» de Lighthouse Point, Floride, loué par Stephen C. Bluemel. Le gag, c’est que le Bonanza à queue papillon des dealers volait toujours récemment : il a été photogrphié à Santa Paula Airport en août 2010… et un autre similaire semble être resté dans un hangar sur Norman’s Cay, comme on peut le voir ici à gauche…

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La grande époque du trafic de coke

En 1985,  on retrouvera un Cessna Conquest 441, cette fois, posé sur une autoroute, a i-75 à l’ouest de Palmetto, en  Floride, vidé de ses occupants. Un avion soupçonné d’avoir apporté de la coke. Son immatriculation sera attribuée en 1988 à un Boeing 727. Deux ans plus tard, en 1987, la police découvrait tout un matériel radio sophistiqué chez des trafiquants arrêtés à Miami : scannersdes scanners radios sophistiqués pour écouter la police, et une véritable station d’observation avec jumelles sophistiquées en haut d’un appartement de Sunny Isles. Au sommet du trafic, Lloyd Frink, le responsable du Grand Prix de Palm Beach et de l’International Motor Sports Association (IMSA). En trois ans, Don et Bill Whittington, Davie`s Randy Lanier et Davie`s Marty Hinze, tous pilotes de course, avaient été arrêtés pour trafic de drogue. Alors que Seal balançait ses paquets sur terre, Frink les récupérait lui plutôt en mer, ses paquets étant équipés de balises émettrices :  « la cocaïne, munis d’émetteurs, tombait dans l’océan depuis des avions, raconte le FBI. Des bateaux suivraient le signal radio et ramassaient des paquets flottants avec la drogue illicite. Frink et un autre pilote d’hydravion, appelé Lake (un Lake Buccaneer LA-4-200 en fait), volaient au dessus des bateaux transportant de la cocaïne de Scrub Cay dans les Bahamas, à Nassau, disent les autorités, selon le procureur adjoint Michael Runowicz déclaré jeudi. Le réseau de contrebande importé 10 tonnes de cocaïne d’une valeur de 10 millions dollars, selon, les agents du FBI. »

Des risques énormes, et des accidents révélateurs

principeDe accidents ont eu lieu, lors de ses vols de nuit dangereux. Le pilotage à l’arrivée de la Mena n’étant pas si facile que cela… comme témoignage, celui du shérif local avait surpris, à propos d’un crash d’un des appareils contenant la coke : « A. L. Hadaway, l’ancien shérif du lieu, a été fort surpris d’apprendre que « Camp, un pilote expérimenté, s’était écrasé. « Il aurait pu trouver cet aéroport de nuit tous feux éteints, je l’ai vu le faire », a déclaré Hadaway, qui est aussi un pilote. Furr (le manager de Rich Mountain) a dit qu’il y avait quelques doutes que la mort de Camp aît pu être simplement accidentelle :« J’ai entendu parler d’un assassinat, que Camp avait une bombe à bord, qu’il avait avec lui 500 livres de cocaïne et 3 millions de dollars en numéraire » a-t-il dit. Vous pouvez entendre plein de choses à ce propos ».  Dans une fort étonnante déposition d’un policier, Russell Franklin Welch, lisible ici, on peut en effet lire la thèse de l’attentat contre Camp : « donc, environ le 20 Février 1985, une personne inconnue à mes yeux, avant cette époque; ^portant le nom de Emile Camp, s’est écrasé en avion près de Mena et a été tué. J’ai reçu un appel d’abord de Rudy et Furr et plus tard, je pense, de Freddie Hampton. Je ne me souviens pas de l’ordre exact sur ce point. Mais ils tous deux craignaient que cela avait été un assassinat, parce Barry Seal allait au tribunal – il à la cour à ce moment-là à Miami, en Floride, sur un – témoignage pour la gouvernement dans une opération qu’il avait aidé à effectuer. Ils le sentaient comme cela – que l’accident d’avion d’Emile Camp était en quelque sorte un assassinat pour expédier ce procès, soit pour Barry Seal ou pour la défense dans le procès, Emile Camp étant la seule personne avec Barry Seal personne qui pourrait témoigner de ce qui se passait en ces temps particuliers« . Seal sera descendu, on le rappelle alors qu’il commençait à témoigner à sonpropre procès, et surtout à commencer à tout révéler. L’avion de Camp était le N8658E, un Piper Seneca noir, gris et rouge.maule L’avion appartenait à « Seal Adler B » : le nom réel complet de Barry Seal. Des Piper Seneca, il en avait trois : le N8658E, le N8275T (enregistré chez « Pay and Save Inc » (drôle !)et le N8049Z, tous peints exactement pareil, avec des noms de code internes… japonais. Exercés à voler bas et à tester les détections radars de la base. Peints pareils, les avions étaient complètement interchangeables. Les avions étaient enregistrés à Boward County… en Floride. Barry Seal utilisait aussi un avion précis : un petit Maule, dont la spécialité est l’atterrissage et le décollage court, idéal au Nicaragua (présenté ici par Terry Reed).

Un seul hangar est tout s’explique

rich_mountain-8279aL’origine du trafic est vite cernée, et elle se situe dans un hangar précis de Mena même :« M. Duncan et M. Welch, enquêteurs de police de l’état d’Arkansas, ont poussé leur enquête sur M. Seal et de Rich Mountain Aviation. Ils soupçonnaient que M. Seal, en dépit de son travail avec la DEA, ait continué d’importer des drogues et à blanchir l’argent par le biais des entreprises locales et les banques, en utilisant éventuellement la piste d’atterrissage de Nella comme base pour des largages de drogue. En 1986, la chevauchée sauvage de M. Seal a pris fin. Trois tueurs à gseal deadages colombiens armés de mitraillettes l’ont rattrapé alors qu ‘il était assis derrière le volant de sa Cadillac blanche à Baton Rouge, en Louisiane, et lui ont délivré une récompense éternelle. Huit mois après l’assassinat, l’avion cargo de M. Seal a été abattu au-dessus du Nicaragua. A bord il y avait un chargement de munitions et de fournitures pour les Contras. Un membre d’équipage, Eugene Hasenfus, a survécu. Avec l’accident, et l’étalage de l’affaire Iran-Contra, les enquêteurs ont commencé à examiner la piste de Nella sous un jour nouveau. Barry Seal ne faisait pas simplement que voler la drogue aux États-Unis, pensaient-ils, peut-être aussi qu’il apportait aux Contras nouvellement formés des armes de l’extérieur. » 

Des largages et une récupération par hélicoptère

mena_hangar-7084dLe policier qui avait découvert le trafic a fait un témoignage fort précis sur les méthodes inventées par Barry Seal, qui deviendron communes à tous les trafiquants suivants :  « nous avions un problème difficile pour montrer la réalité de l’arrivée de la drogue à la Mena. Nous avons appris la méthode de fonctionnement de Barry Seal et des personnes qui avaient été impliquées avec lui. Lui-même à cette époque, expliquait au Congrès et aux journaux exactement  son mode de fonctionnement qui, pour aller en Colombie dans un avion au système de carburant modifié, muni de réservoirs souples pour transporter du carburant supplémentaire, pour voler ainsi jusqu’en Colombie chargé avec de la cocaïne et pour revenir dans ce pays, toucher le continent, et laisser tomber sa cocaïne dans des sacs de voyage dans une non divulguée que personne ne connaissait grâce aux coordonnées Loran, vers une équipe au sol dans un hélicoptère, qui allait ramasser la cocaïne ». L’hélicoptère était essentiel dans la pratique, une grande part dans le fonctionnement ». Les avions ont fait qu’il utilisait nous savions (par un informateur) qu’ils étaient les mêmes car l’informateur de Louisiane, nous a dit qu’ils étaient stationnés au Mena Airport chez  Rich Mountain Aviation. Nous savions que ces avions environ toute les semaines ou deux quittaient l’aérodrome, pendant un jour ou deux, puis revenaient. Nous savions que ces avions avaient des réservoirs souples à l’intérieur. Nous savions aussi en fait ces avions avaient des couvertures couvrant leurs tableaux de bord dans le cockpit pour les dissimuler au regard des étrangers tentés de voir de quoi était fait l’équipement sophistiqué du cockpit, les radios et les Lorans et des choses que je ne connais pas du tout (…) l’informateur nous a dit qu’il y avait de fait de la cocaïne dans l’aérodrome. » Détail saisissant : la secrétaire de Richmond Aviation s’appelait Lucy Gonzalez, et elle était la fille d’un sénateur colombien.

La piste du carburant qui remonte aux trafiquants
IA Piper Navajo PantherLe témoignage est primordial, car il indique aussi les types d’appareils utilisés. « Mais un des aspects les plus importants en fait, que nous avons appris, c’est que Barry Seal possédait aussi des hélicoptères, dont deux d’entre eux, étaient à Rich Moutain Aviation pour une période de temps. Et ils avaient aussi une sorte de plancher, qu’ils faisaient rouler au dehors du hangar, par manque d’un meilleur mot, sur lesquels les hélicoptères pouvaient atterrir sur, puis étaient rentrés dans le hangar. Et la seule chose que l’on savait c’est qu’en fait Barry Seal avait besoin de ces hélicoptères pour pour ramasser les paquets de drogue après leur chute de l’avion lui-même. Nous savons aussi que Joe Evans aidait Barry Seal avec sa licence de camion à plateau avec un grand réservoir de carburant sur le dos de celui-ci sous un nom commercial fictif. Et nous savions ce que ce camion était utilisé pour l’achat de carburant, en grande quantités dans différentes zones environnantes de Mena, à savoir dans sou un nom d’entreprise fictive, en utilisant les numéros de queue d’avions fictifs ». Ce qui nous a amené à croire que peut-être de la cocaïne avait été stockée dans la zone. Mais on n’a jamais été en mesure d’établir nous-mêmes le fait. Pour nous, ce n’était pas nécessaire pour son opération d’apporter tout cela dans cette région. Ce qu’il avait était un endroit sûr pour ses avions. – Combien d’avions y avait-il là, Russell?  demande le président du jury – « selon les informations que nous aviescobarons, il y avait quatre avions à un moment, dont deux Cessna Seneca; et je pense aussi dire vrai pour deux Panther Navajo et deux Seneca ». Le Navajo Panther étant une amélioration du Navajo équipé de moteurs Lycoming TIO-540-J2BD avec des hélices quadripales Harztell capable de voler sur 800 miles en réservoirs internes (en tête de chapitre un Panther avec Winglets)… Les trafiquants avaient choisi ce qui se faisait de meilleur pour l’époque : le premier Piper à turbopropulseurs, le Cheyenne n’a été mis en service qu’à partir de 1974. On peut voir dans un documentaire Pablo Escobar en personne atterrir à son Hacienda Napoles à bord de l’un d’entre eux (image ici à droite, je reviendrai plus loin sur cet appareil plutôt… particulier).

Ce menteur invétéré de Clinton et ses douteux amis

US-FILES-CLINTON-GRAND JURY-TESTIMONYOn a souvent évoqué les Bush comme pires présidents, mêlés à des activités fort douteuses, le père ayant lui-même été à la tête de la CIA, ne l’oublions pas. Mais les Clinton n’ont rien à leur envier, toujours selon le Wall Street Journal de 1994 : « par une coïncidence intéressante, tout en fonctionnant comme un agent de Barry Seal, la DEA a également mené une enquête sur les activités liées à la drogue du courtier en obligations de Little Rock, Dan Lasater, un partisan de Clinton. En Octobre 1986, M. Lasater avait tait accusé à Little Rock complot en vue de distribuer de la cocaïne, la DEA a confirmé qu’il était la cible d’une recherche de trafic de drogue impliquant son avion privé et un petit aérodrome au Nouveau-Mexique, à la station de ski d’Angel Fire (photo ici à droite) que M. Lasater avait acheté en 1984. M. Lasater a exécuté une mystérieuse série de transactions pour le compte de Dennis Patrick, résident du Kentucky, qui a dit qu’ll n’avait pas eu connaissance de ces millions dans les transactions de son compte bancaire en 1985 et 1986. On ne sait pas ce que ces transferts représentent, à partir des bordereaux de confirmation que M. Patrick a montré sur papier seulement, avec le peu d’argent qui en sortait. dan lasaterPourtant, il est intéressant de noter que l’activité trépidante dans le compte est arrivée à une fin abrupte en février 1986 – le mois même où Barry Seal a été tué. Bien sûr, tout cela peut être juste une coïncidence, et peut-être même que le gouverneur Clinton ne savait même pas que des trafiquants de drogue, la CIA et la DEA opéraient dans sa cour. Peut-être qu’il ne voulait pas le savoir. Après tout, comme Nous venons de l’apprendre, l’Arkansas de Bill Clinton était un endroit très étrange. » Lasater sera condamné en 1986 pour trafic de drogue, mais ne fera que 6 mois sur les 30 requis, et Clinton en 1990, lui octroiera un pardon complet, effaçant toutes les accusations contre lui. Dclinton rogerifficile d’imaginer que cette mansuétude eût été elle aussi fortuite ! En 1993, un ex-agent de la DEA, Robert Bonner avait confirmé devant les caméras du magazine 60 Minutes qu’il y avait bien un trafic de drogue à la Mena : vous dites. Une tonne de cocaïne a été exportée vers les Etats-Unis d’Amérique …. En collaboration avec la CIA ? Bonner : C’est exactement ce qui semble s’être passé ». Chez les Clinton, le propre frère du président, Roger, protégé de dan Lasater, dealer de coke, en prenait lui-même : on le voit ici sur cette  vidéo de la Police se prendre un rail dans un motel.

De la coke à la tonne

seal_aircraft-a8c07Une tonne, et beaucoup plus, car ce n’était pas par petit bimoteur seulement, mais par avion cargo militaire de taille conséquente, un Fairchild C-123 Provider. que cela se passait. « Dans la matinée de ce premier vol direct, Seal et Brown ont dû aller à l’aéroport régional de Mena Intermountain dans une région éloignée près de la frontière de l’Oklahoma. Il s’agit d’un établissement petit, rarement utilisé, et intéressant seulement pour une piste très longue, du type utilisé par les gros avions de vols transcontinentaux. Brown s’était attendu à trouver, un Baron ou un King Air, des petits bimoteurs pour lesquels il avait reçu une formation de pilote. De tels avions transportaient le gouverneur dans tout l’État. Au lieu de cela, a-t-il dit, il a trouvé cet « avion militaire énorme » alors que ce n’était pas vraiment un avion militaire. Il était sombre, presque noir, et avait seulement sur la queue les marquages ​​civiles minimums nécessaires pour l’opération. Le C-123K est un transport militaire avec deux moteurs, avec une porte cargo à l’arrière de son fuselage capable de charger une petite voiture. A l’intérieur de l’avion, avec Brown, un autre pilote et deux autres personnes qui étaient des ouvriers, des « Beaners »-communs qui ressemblaient à des indiens d’Amérique centrale. Plus tard, Brown aurait appris à les connaître comme « kickers », parce qu’ils donnaient des « coup de pied » aux cargaisons de l’avion. Ils étaient tous en jeans, chemise et chaussures de sport. Seal, dit Brown, avait prescrit le code vestimentaire et insisté sur le fait que l’on n’ait pas une seule pièce d’identité sur soi, pas même des clés ou des bijoux. Seal avait même demandé à Brown de changer ses chaussures. Ils devaient être inreconnaissables. Quand Brown est monté dans l’avion, Seal co-pilote à ses contrôles jouait avec des jauges et des notes. Puis Seal a démarré les moteurs et Brown se souvient : « Ce putain… excusez-moi, je veux dire juste ce bruit de tonnerre de putain d’avion de merde qui était déjà en train de décoller. » Brown affirme que quand l’avion a décollé, il était assis sur un banc derrière les deux pilotes. Les « kickers » étaient assis loin à l’arrière de ce fuselage d’avio où il y avait des palettes sur roulettes. Des caisses étaient empilées, sur palettes partiellement couverts par une bâche. » Il est vrai que le Provider transportait de tout….
Les bases militaires dans le coup
250px-Stennis_International_Airport_-_Mississippi-625ceL’appareil utilisait aussi des bases militaires, notamment pour se ravitailler : à la DEA et la CIA on peut ajouter l’armée comme complicité : « Après l’avoir quitté Mena, l’avion a fait une escale de ravitaillement « Personne n’est descendu, » a dit Brown et le vol a repris. L’arrêt s’était arrêté à l’aérodrome de Stennis à Gulfport, Mississippi, un aérodrome fréquemment utilisées par le DEA (c’est resté un terrain militaire jusque 1970, ici en photo à gauche). Une fois de retour dans l’air, Sceller les fit sursauter en hurlant : « Eh bien, vous allez tous vous aggriper. » L’avion est alors descenu à ce que Brown appelle « une altitude d’enfer de beaucoup plus faible que celle à laquelle vous pensez pouvoir voler. » Seal évitait ainsi les radars. Bientôt, ils ont regagné l’altitude, mais ensuite ils sont redescendus à nouveau et « c’est alors ces deux enfoirés se sont mis à pousser obtenir ces palettes et à les faire rouler ». Lesrodriguez parachutes se sont ouverts au dessus de la charge sur les palettes. Plus tard les soupçons de Brown ont été confirmés : les palettes emportaient des M-16 pour les Contras. On ne sait pas s’ils avaient déjà été largués aux Contras. Seal semblait avoir eu des relations aussi chaleureuses aussi bien avec le cartel de Cali qu’avec les sandinistes. Il démontrait surtout être un employé du gouvernement très peu fiable. Environ trente minutes plus tard, Brown dit, le C-123K tard a atterri dans ce qu’on pensait être Tegucigalpa, au Honduras, bien que d’après les enquêtes c’était inconnu comme site central de la présence américaine. Après l’atterrissage, l’avion a été ravitaillé en carburant. Alors que Seal et les kickers étaient allé chercher quelques colis, Brown et le co-pilote, restés à bord échangeaient jamais plus que quelques mots . Puis, a dit Brown, Seal et les kickers sont revenus, portant quatre sacs. Brown dit qu’il n’avait amais revu les sacs depuis« . Tegucigalpa, là où sévissaient les escadrons de la mort formés par John Steele, retrouvé plcartes ciaus tard en Irak… comme tortionnaire travaillant sous les ordres directs de David Petraeus. Parmi les personnes très affairées à la Mena, un dénommé Felix I.Rodriguez (alias « Maximo Gomez » ici dessus à droite avec G.H.Bush), dont on reparlera un peu plus loin… mais aussi Bob Nash ou Aki Sakawatha, de la CIA. Tous se promenaient avec des fausses cartes d’entreprises de compagnies écrans sur eux, comme celle figurant ici à gauche…
La mort de deux ados trop curieux
reed-aba0bBill Clinton était-il au courant de ce trafic ? Sans aucun doute, peut-on affirmer aujourd’hui : « en Mars 1995, dans une déposition juridiquement contraignante, Cavalier Larry Patterson a également déclaré que Clinton savait, à propos de Mena. Patterson a dit qu’il avait ntendu des conversations à propos de « grandes quantités de drogues en cours de transfert dans l’aéroport de Mena, de grandes quantités d’armes, qu’il y avait une opération de formation continue des personnes étrangères à la région. » Lorsqu’on lui a demandé, « Y avait-il de ces conversations en présence du gouverneur Bill Clinton ? » il a répondu : enquête« Oui, monsieur. » Patterson avait été déposé en une action en justice déposée contre l’ancien chef du service de sécurité Clinton, Terry Reed, qui a dit qu’il avait formé les pilotes de Contra, sous la supervision de Seal, à Nella, Arkansas. Dans un autre hangar dans le cas, John Bender, un mécanicien, dit qu’il avait vu trois fois Clinton à Mena, à l’été 1985. Il n’y avait pas d’autres dignitaires locaux de présents, et Bender, et Clinton ne semblaient pas prendre part à aucune fonction officielle. Cela dit Bender Clinton est arrivée dans un avion Beechcraft et l’avion était toujours là Quand Bender est repartu en fin de journée. Le séjour de Clinton a duré des heures ». Bill Clintondeux_jeunes_tues_arkansas-d2d05, ce menteur professionnel, a toujours nié, comme il l’avait fait, fort mal à l’aise devant la truculente journaliste Sarah McClendon qui signait-là encore une fois son sens de la vérité pour lequel elle s’est toujours battue. Deux adolescents de 17 ans, trop curieux, Don Henry et Kevin Ives y ont laissé la vie, également, à s’être trouvés au mauvais endroit au mauvais moment. Ils avaient assisté à quelque chose, pour sûr, mais à quoi : les largages de cocaïne des avions, tout simplement ! Une des deux mères, Linda Ives la maman de Kevin, obtiendra une exhumation du corps de son fils qui révélera qu’il avait été tué en recevant des coups et non par le train, dont le conducteur avait aperçu trop tard les corps disposés sur la voie.train Il fut conclut à un meurtre lié à un trafic de drogue ayant lieu à Saline County, Arkansas. On retrouvera après l’un des pieds des deux corps qui manquait, alors que l’exhumation avait tenu à ne pas révéler ce détail morbide : comme si quelqu’un voulait à nouveau faire savoir que l’affaire était douteuse depuis le début. L’homme en cause dans l’affaire étant le premier légiste à avoir examiné les corps, le Dr. Fahmy Malak, pour qui il s’agissait d’un accident : on découvrira qu’il avait quelque temps auparavant déclaré de mort naturelle un homme retrouvé… décapité ! Une des rares personnes à avoir assisté aux meurtres, Sharlene Wilson, agent informateur de la CIA, travaillant pour la Saline County Drug Task Force a été ensuite envoyée en prison à vie. Selon elle, d’autres jeunes avaient assisté au massacre, mais ils ont toujours eu trop peur de témoigner.
Les souvenirs de Tosh
plumlee-fa1c0J’avais déjà évoqué en 2011 le rôle trouble de Clinton : « parmi les pilotes de la Mena, et certainement un des pilotes de ce genre d’appareil, figurait Tosh Plumlee, qui utilisait l’aéroport de la Mena au nom de la CIA pour le trafic de drogue des Contras. Plumee a beaucoup de choses à raconter, c’est évident. Hélas, on ne pourra pas le savoir avant… 2020 : lors de l’enquête menée par le sénateur John Kerry (oui, l’ex-candidat et l’actuel secrétaire d’Etat d’Obama), il a déposé sous serment sur ces activités de transporteur de drogue pour la CIA. Hélas, sa déposition ne sera rendu publique que dans 10 années seulement ! Le temps de protéger Clinton, très certainement. Plumlee avait déjà révélé une petite partie dans on livre »Black Knights of Cuba », où il évoquait sans détours les liens entre les anti-castristes et l’assassinat de Kennedy.«
Et ça continue, aujourd’hui encore !!!
crash cessna 210On pense que tout cela est de l’histoire ancienne : détrompez-vous ! Un événement va répéter le schéma classique depuis l’époque de Lehder et de son île à cocaïne. Ça s’est passé le 14 novembre 2011 à environ 4 heures du matin sur Cayman Islands, autour de la piste de l’île de Cayman Brac, qui est parallèle à l’Océan, et qui n’es pas celle du petit Aéroport de l’île, qui est plutôt bien dégagée, elle.  Des témoins entendent vers 3h45 du matin un avion volant tous feus éteints et circulant d’ouest en est, puis une absence brusque de bruit de moteur, et juste après un énorme bruit.  Vers cinq heures du matin on découvre un crash d’avion, un Cessna T210N, immatriculé au Mexique en XB-LLD, construit à la grande époque des narcotrafiquants de la région, en 1981. dans la carcasse broyée qui s’est plantée dans les arbres en bord de piste (il ne reste pas grand chose de l’avion), il y a deux cadavres.cartographie un mexicain, Jose Santos Castaneda Castrejon âgé de, 35 ans et un colombien,  Fernando Duran Garcia âgé de 56 ans. Celui-ci avait reçu sa licence de pilote commercial en 1976… l’autre avait aussi son diplôme de pilotage si le second n’avait rien ingurgité, le corps de Garcia contient de la cocaïne et de la chlorphénamine (un antihistaminique) : le pilote était donc « high » au moment du crash ! Si le pilote était sous dope, l’avion avait à bord l’équipement complet de l’avion de trafiquants : il y a deux GPS Garmin 495 dont un connecté à l’allume-cigare de l’avion, et tous les sièges arrière sont manquants. A la place, il y a tout un système de fûts en plastique (il y en a 10)  reliés entre eux par des tuyaux et deux pompes électriques sous 24 volts.  L’un d’entre eu contient encore une cinquantaine de litres de kérosène. Les ailes ont été allongées pour emporter chacune un réservoir supplémentaire interne « extended range wings« ). Une carte GPS crashmodification jugée « amateur » par les enquêteurs, mais qui avait ajouté 600 litres de kérosène à bord (158 US gallons). Celle de gauche, qui a heurté les arbres et les poteaux télégraphiques en bord de route, les a copieusement arrosés de kérosène. L’avion a essayé de se poser, se laps étant sortis et son train en position basse bloquée (le Centurion a un train rentrant),  et l’origine de son crash est à chercher dans la perte totale de l’alimentation électrique de l’appareil.  Un eportage d’une TV locale montre les dégâts de l’appareil et le témoignage d’un résident, Glen Robinson, qui a entendu l’avion tomber. L’enquête ,visible ici montre que l’avion est parti de Guadalajara pour unbidons vol à destination de Chetumal, au Mexique; situé à une distance d’environ 858 Miles nautiques. , ce qui est faisable théoriquement par un Cessna 210 sans essence supplémentaire. L’avion a ensuite redqueueécollé vers le nord et vers la frontière du Belize,où il effectué un atterrissage bref sur une piste improvisé, puis a à nouveau volé 490 nm, vers l’est à travers la mer des Caraïbes du sud,  lorsque que son GPS s’est arrêté. Dans les mémoires des deux GPS, on retrouve des indications fort intéressantes : « un GPS a eu un itinéraire actif sélectionné à un emplacement au Venezuela près de sa frontière avec la Colombie. L’autre GPS avait un actif « aller à » sélectionné à un mi-chemin point entre la Jamaïque et le point le plus au nord de la Colombie » notent les enquêteurs. Toujours le même chemin !!! Et toujours la même méthode, plus de 35 ans après !!!
GhostofMomo
sur Jack Reed:
fhttp://www.gorillaconvict.com/2014/04/buccaneer-provocative-odyssey-jack-reed-adventurer-drug-smuggler-pilot-extraordinaire/
le texte de The Crimes of Mena
le  copieux dossier de Daniel Hopsicker sur le sujet (publié en 1997 déjà !) :

sources:

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-civ-retour-en-arkansas-a-la-mena/

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AERO-NARCOTRAFIC: U.S. arrests Two Relatives of Venezuelan President Nicolás Maduro on Drug-Trafficking Charges – WSJ

DEAU.S. agents arrest two on charges they conspired to transport 800 kilograms of cocaine to the U.S., according to two people familiar with the matter

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José de Córdoba

Updated Nov. 11, 2015 7:28 p.m. ET

U.S. agents have arrested two relatives of Venezuelan President Nicolás Maduro on charges they conspired to transport 800 kilograms of cocaine to the U.S., according to two people familiar with the matter.

http://www.wsj.com/articles/u-s-says-it-arrests-two-relatives-of-venezuelan-president-nicolas-maduro-on-drug-trafficking-charges-1447276449

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DNRED (Douane française): la saisie record de cannabis devient un fiasco judiciaire – leJDD.fr

ESaisie de drogue *NQUETE – La découverte de plus de 7 tonnes de cannabis par les douanes mi-octobre en plein Paris illustre l’absence flagrante de coordination des services chargés de la lutte antidrogue. François Hollande s’était déplacé pour féliciter les policiers.

Le business de la drogue est un job lucratif mais dangereux. Mener ce genre d’activité à grande échelle tout en informant la police augmente encore les risques. Mais quand, par-dessus le marché, la douane s’en mêle, la situation devient simplement explosive. Le résultat? Un imbroglio juridique avec un indic présumé en fuite – et en fâcheuse posture – au centre d’au moins trois enquêtes distinctes, dont celle consécutive à la saisie record – 7,1 tonnes de cannabis – du 17 octobre dans le 16e arrondissement de Paris.

Saura-t-on un jour toute la vérité sur cette saisie parisienne saluée par une visite présidentielle dimanche 18 octobre? Oublions la version fantaisiste selon laquelle c’est une riveraine qui, intriguée par la présence de camionnettes suspectes, aurait décroché son téléphone pour alerter… la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Non, selon Erwan Guilmin, directeur des opérations douanières, ce sont bien des investigations consécutives à plusieurs saisies opérées en province qui ont conduit les douaniers jusqu’au boulevard Exelmans.

Poids lourd du trafic et informateur

Après plusieurs jours de vaines surveillances, samedi 17 vers 20h30, les douaniers décident d’ouvrir trois véhicules utilitaires en stationnement. À l’intérieur, plus de 7 tonnes de résine de cannabis. Vide, le quatrième a vraisemblablement servi, lui aussi, à transporter de la drogue. Une belle saisie – la plus importante jamais réalisée dans Paris intra-muros –, mais, diront les mauvais coucheurs, une saisie sèche sans interpellation à la clé et sans identification de commanditaire…

Le 18 octobre, François Hollande s’était rendu dans un commissariat parisien pour saluer la saisie (Sipa press).

La piste la plus sérieuse pour atterrir boulevard Exelmans conduit à Nantes. Les douaniers disposaient-ils d’un « aviseur » dans cette opération? Toujours est-il que, quatre jours plus tôt, dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 octobre, positionnés au péage d’Ancenis (Loire-Atlantique), ils interceptent un véhicule suspect et son conducteur. Il s’agit d’une voiture ouvreuse. La camionnette chargée de 1,9 tonne de résine sera retrouvée en amont, abandonnée sur une aire de l’autoroute A11 qui relie… Paris à Nantes. Les quelque 2 tonnes nantaises provenaient-elles de l’utilitaire vide, mais devant lequel le chien antidrogue des douanes avait « marqué »? Le 16e arrondissement serait-il devenu un nouveau lieu de déstockage du shit marocain? La réponse ne tarde pas à apparaître. Dans un des véhicules garés à Paris, une « facturette » est découverte – personne n’a pris la peine de « faire le ménage » –, elle porte le nom de X, qui dispose justement d’un confortable pied-à-terre… boulevard Exelmans.

L’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) hérite d’abord de l’affaire, puis s’en voit dessaisir de l’affaire le 21 octobre par le procureur de Paris François Miolins au profit de la Brigade des stupéfiants de Paris, rattachée à la préfecture de police. Le magistrat ayant entre-temps appris que X n’était autre qu’un des poids lourds français de l’importation de résine de cannabis mais aussi… un « informateur » qui aurait été recruté par l’OCTRIS lors de son dernier séjour en prison.
« Ils communiquent tous sur messageries cryptées »

François Hollande était-il au courant des dessous de la saisie parisienne lorsqu’il s’est déplacé à la DNRED, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), pour y déclarer : « C’est très important que la République vienne rendre hommage à tous ceux qui se dévouent dans l’anonymat »? L’identité de l’indic sera, elle, largement dévoilée le 24 octobre par Le Parisien et c’est toute la maison police qui s’interroge : était-il judicieux d’enrôler un de ces « logisticiens du shit » qui ne calcule le poids des valises marocaines qu’à la tonne?

« Petit indic, petites affaires. Gros indics, grosses affaires… Et grosses « emmerdes » quand tout ne se passe pas comme prévu », résume une source policière. « Le téléphone? Ils communiquent tous sur messageries cryptées. Les balises sous les véhicules, c’est trop aléatoire. Les informateurs, il n’y a que ça qui fonctionne », insiste un ancien des Stups qui cite en exemple les services spécialisés américains ou britanniques. Avant d’ajouter : « Dans le cas présent, disposer des informations de celui qui dispatche la drogue pouvait permettre de remonter jusqu’aux caïds qui ont commandité l’opération et inondent de shit les quartiers sensibles. Ce qui est exactement la mission confiée aux Stups par le ministre de l’Intérieur. »

Que s’est-il passé avec X mi-octobre? Plusieurs versions circulent. Il y a ceux qui dénoncent le sentiment d’impunité totale, fort de son statut d’indic, du trafiquant : ce qui expliquerait le stationnement des véhicules sous ses fenêtres et l’absence de précaution minimale. D’autres évoquent en revanche la probable « panique » du repris de justice qui, se sentant « grillé » après l’interception nantaise, aurait pris la fuite, vraisemblablement à l’étranger…
Le chiffre d’affaires du business de la drogue atteint des sommets

« Nous sommes bien conscients que toutes les affaires de stups voient le jour sur la base de renseignements, réagit un magistrat, mais quand l’indic constitue un élément nécessaire au trafic, il y a souci! » Trois enquêtes distinctes sont aujourd’hui en cours, à Nantes (1,9 tonne), à Paris (7,1 tonnes) mais aussi en Belgique… où près de 6 tonnes de résine ont en effet été saisies « par hasard » par les douanes et la police belges le dimanche 25 octobre dans un camion piloté, comme la voiture nantaise d’ailleurs, par un proche de X. Une réunion de coordination s’est tenue cette semaine à ce sujet entre magistrats belge et parisien.

Cette affaire pourrait avoir eu une autre conséquence. Celle d’avoir compromis une opération d’infiltration de longue haleine menée depuis des mois par les policiers du Siat, le service interministériel d’assistance technique. Une information non confirmée officiellement, mais pas démentie non plus… À l’heure où la lutte contre le trafic de stupéfiants est érigée en priorité et que le chiffre d’affaires du business de la drogue atteint des sommets (plus de 1 milliard d’euros pour le seul cannabis en France, selon une étude de trois chercheurs rendue publique cette semaine), cette saisie illustre surtout le manque total de communication entre services. Faudra-t-il, à l’instar de la lutte antiterroriste, créer une Uclad, unité de coordination de la lutte antidrogue? Voire, comme c’est le cas en Espagne, un parquet national spécialisé?

 

Stéphane Joahny – Le Journal du Dimanche

dimanche 08 novembre 201

http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/La-saisie-record-de-cannabis-felicitee-par-Hollande-devient-un-fiasco-judiciaire-758743

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Affaire Air Cocaïne: la justice examinera le 18 novembre l’appel des pilotes sur leur détention provisoire – France 3 Alpes

Air Cocaïne bruno Odos Pascal Faurent

10 novembre 2015

© AFP

La rédaction, avec AFP

Bruno Odos et Pascal Fauret sont toujours en détention provisoire depuis la semaine dernière, après avoir été longuement entendus par les juges d’instruction chargés du dossier à Marseille. Ils ont fait appel de ce placement.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence examinera le 18 novembre l’appel des deux pilotes mis en cause dans l’affaire Air Cocaïne sur leur placement en détention provisoire, a-t-on appris lundi auprès de l’un de leurs avocats.

Bruno Odos et Pascal Fauret, âgés de 56 et 55 ans, avaient été placés en détention provisoire la semaine dernière après avoir été longuement entendus par les juges d’instruction chargés du dossier à Marseille.

« Une décision inique » avait alors déclaré Me Jean Reinhart, qui assure avec Me Éric Dupond- Moretti, la défense de ces deux pilotes d’aviation d’affaire que la justice française soupçonne d’avoir participé à un trafic transatlantique de cocaïne.

Ils ont été arrêtés en mars 2013 en République dominicaine aux commandes d’un avion où étaient entassées des valises contenant 680 kg de cocaïne. La justice dominicaine les a condamnés à 20 ans de prison, mais les deux hommes ont fuit leur résidence surveillée fin octobre et font l’objet depuis d’un mandat d’arrêt international.

http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/affaire-air-cocaine-la-justice-examinera-le-18-novembre-l-appel-des-pilotes-sur-leur-detention-provisoire-848819.html

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Coke en stock (CII) : l’énorme mensonge de la CIA, qui remonte à la surface | CentPapiers

liberacion_quintero
4 novembre 2015

L’histoire qui va suivre est tout simplement sidérante : c’est celle d’une manipulation qui perdure depuis plus de trente ans, et que certains ont découvert, pourtant, mais dont les médias américains se désintéressent de façon toute aussi sidérante depuis que la vérité a jailli. Un homme, un narcotrafiquant notoire, a été enfermé 28 ans pour- entre autre- avoir assassiné un agent de la DEA, qui sera présentée par Ronald Reagan comme un véritable martyr de la cause de la lutte contre la drogue, alors qu’on a fini par découvrir fort récemment qu’il n’y était pour rien. Plus étrangement encore, le trafiquant vient d’être libéré cet été sans avoir purgé la totalité de sa peine initiale, au prétexte d’une erreur de procédure… 28 ans après les faits.Mais le plus étonnant encore est de découvrir qui exactement a tué Enrique Camarena, en 1985…

lifeL’histoire est en effet incroyable. C’est celle d’un des plus gros mensonges élaboré par la CIA pour dissimuler ses activités réelles. Il aura fallu un peu moins de trente ans pour qu’elle éclate, en 2013. L’affaire avait commencé, rappelons-le ici, avec la découverte le 5 mars 1985 du corps mutilé d’Enrique Camarena, un agent des bureaux de la DEA à Guadalajara, au Mexique (dans l’État de Jalisco). Son corps est retrouvé un mois après sa disparition, jeté dans un fossé avec un adjoint (à droite les deux corps ramenés à la morgue par la police, photographiés par « Life »). Son crâne, sa mâchoire, son nez, ses pommettes avaient été écrasés. Ses côtes brisées. Sa tête avait été forée avec un tournevis. On s’était manifestement acharné sur lui, en le torturant. L’horreur totale. el buffaloComme agent de la DEA, Enrique surnommé « Kiki » Camarena avait auparavant infiltré un bon nombre de gangs lancés dans le trafic de marijuana, à l’époque, se faisant souvent passer pour un acheteur potentiel. Tout se passait autour de Guadalajara, la plupart des trafiquants venant de la région de Sinaloa. L’homme était efficace, et son plus haut fait d’armes est d’avoir provoqué la destruction d’une plantation gigantesque de 1000 hectares de marijuana, le Rancho Buffalo (ici à gauche), dans lequel il s’était fait photographier. Le ranch était la fierté de Caro Quintero, alors le plus gros trafiquant de la région. Le manque à gagner de cette destruction expliquait parfaitement pourquoi le cartel qui avait installé cette gigantesque usine à drogue aurait pu en vouloir à Enrique Camarena au point de vouloir l’assassiner. Quintero, originaire de Sinaloa… devenu depuis le nom du cartel parmi les plus violents du Mexique. A l’époque on parlait plutôt du Cartel de Guadalajara, situé plus au sud et dirigé par Félix Gallardo, Et on parlait aussi de « Sicile mexicaine » pour décrire la région de la frontière avec les Etats-Unis. Le frère de Caro,  Miguel Caro Quintero prendra la tête du cartel de Sonora, bâti en fait sur les ruines de celui de Guadalajara, une fois Gallardo arrêté.

La mise en scène de sa mort atroce

nancy reaganCamarenaLe meurtre, une fois découvert, avait été largement monté en épingle par Reagan (sa femme Nancy, très émue, viendra faire l’éloge de Camarena devant les caméras et fera pleurer toute l’assistance) et une active chasse aux tueurs avait été lancée. Ce fut l’opération Leyenda (Légende) organisée par la DEA, présentée comme la plus grande recherche de criminels jamais effectuée aux Etats-Unis. Les enquêteurs viseront en priorité Félix Gallardo, surnommé Le Parrain, et deux de ses lieutenants, Ernesto Fonseca Carrillo et Rafael Caro Quintero. Livrés au Mexique, les deux derniers seront rapidement jugés, Quintero écopant de 40 ans de détention (celle dont il n’a fait que 28 après sa libération surprise cet été). Ce n’était pas exactement ce qui avait été souhaité, à vrai dire : les américains voulant juger eux-mêmes Quintero, notamment et l’enfermer dans une prison fédérale US. Ils y tenaient beaucoup, mais ça n’avait rien à voir avec le meurtre horrible de l’agent de la DEA.

Un tueur présumé transporté par la CIA !

tosh plumleeCaro Quintero avait en effet d’abord fuit au Costa Rica, mais pas de façon très classique. C’est le pilote des coups tordus Tosh Plumlee qui l’avait vu emmené à bord d’un avion… de la CIA. Car à cette époque, Quintero était une pièce maîtresse de l’organisation Reagan, pour fournir de la dope, de la coke, celle qui nourrissait en argent pour acheter des armes aux contras dans leur lutte au Nicaragua. Son arrestation était l’œuvre d’une duplicité totale : c’était l’allié des américains, comme l’avait aussi été Ben Laden dans un autre registre (quoiqu’il trafiquait aussi de l’opium afghan) avant de se retourner contre eux. Un journaliste,  venu interviewer Plumlee affirmera en effet ceci :  « un peu plus tard, je trouvé des preuves plus intéressantes. Des copies d’une série de cartes livrés au gouvernement américain et classifiées jusqu’en 2020, montrant par quelles routes délimitées par Plumlee passaient les armes et la cocaïne transportée. L’entraînement des membres des forces des Contras nicaraguayens dans les ranchs de Caro Quintero étaient également détaillées. Ces cartes finalement m’ont convaincu que Plumlee était bien le pilote; L’homme qui été entré aux États-Unis transportant plus de 40 tonnes de cocaïne à la CIA, dans une période d’un an et, qui, en 1985, transporterait Caro Quintero au pays ». tosh plumlee airstripA gauche, un terrain d’atterrissage clandestin de Tosh Plumlee situé à  Potrero Grande, dans la province de Guanacaste au nord-ouest du Costa Rica .Quintero était bien le protégé, alors, de la CIA !!! Parmi les documents décrits dans l’article, une lettre signée  Gary Hart, ancien sénateur démocrate, en date du 14 février, 1991 envoyée au sénateur John Kerry qui deviendra plus tard le responsable du Subcommittee on Terrorism, Narcotics and International Communications au Congrès ! Hart y décrivait un entretien avec Plumlee de mars 1983, dans lequel ce dernier avait décrit point par point les opérations clandestines menées par la CIA. Parmi les détails donnés un ranch près de Veracruz appartenant à Rafael Car-Quintero… dans la lettre, Plumlee affirmait que ce n’était même pas la CIA la responsable, mais carrément et directement la Maison Blanche, le Pentagone et la NSC (la National Security Council) !!! Les côtés sombres de l’ère Reagan qui annonçaient celles de G.W.Bush !!!

Une scène rocambolesque

gulfstreamLa scène du départ au Costa Rica de Quintero vaut en effet son pesant de mouron :  c’est un plan machiavélique qui avait été mis au point pour jeter en prison Quintero sans avoir l’air de le faire : « Au début de mars 1985 on a appris que Caro Quintero devait sortir de Guadalajara pour échapper à la chasse à l’homme qu’avait déclenché le président américain Ronald Reagan en fermant la frontière américaine avec le Mexique, et des agents de la DEA ont couru à l’aéroport de la ville pour trouver des agents de la Direction de la Sécurité Fédérale du Mexique DFS et le jet Gulf Stream de Caro Quintero. Selon Héctor Berrellez, investigateur principal de la DEA sur l’enlèvement, la torture et l’assassinat de l’agent Enrique « Kiki »  Camarena, Caro Quintero est apparut à la porte de l’avion tenant une bouteille de champagne et en criant aux agents de la DEA fortement armés : « mes enfants, la prochaine fois apportez donc plus d’armes. » Les agents de la DEA en armes faisant une haie d’honneur à un narcotraficant, avouez que c’est plutôt rare… Caro Quintero s’était  s’abord envolé vers le Nord, vers Sonora emmené par le pilote Costa Ricain Warner Lotz pour aller voir son frère Miguel avant de rejoindre son ranch de Veracruz. De la frontière du Guatemala, un autre pilote , Luis Carranza, l’avait emmené au Costa Rica. Une fois là-bas, la CIA pouvait alors demander au Costa-Rica de l’arrêter…. pour mieux l’extrader ensuite vers les USA ! Au lieu de ça, Quintero fut renvoyé au Mexique par le Costa-Rica … raconte ici Plumlee. Manque de chance pour les USA, l’homme était resté emprisonné au Mexique, à la grande déception de l’équipe du successeur de Reagan, à savoir G.H.Bush, ancien… de la CIA.

Les avions de Rafael

avions quinteroL’envol vers le Costa Rica est décrit ici : « les pilotes du Costa Rica Victor Hugo Miranda et Werner Lotz ont entrepris de déplacer le 17 mars 1985 l’un des hommes les plus recherchés par l’US Drug Enforcement Administration (DEA). C’était le trafiquant de drogue Rafael Caro Quintero, qui a voyagé à bord d’un avion privé privé Aero Commander 840 immatriculé TI-AQM – ici à droite, avec en dessous son Piper Navajo Panther à hélices à 4 pales comme celui-ci) – de Mazatlan, au Mexique, à l’aéroport Juan Santamaria à Alajuela. L’avion transportait un groupe de 6 mexicains identifiés à l’époque par les autorités comme Juan Carlos Camperos, José Albino Bazan, Jose Luis Beltran, Violeta Estrada, Miguel Angel Suarez et Sarah Cossio, les compagnons de Caro Quintero. Après avoir décollé d’une piste clandestine et avoir voler sept heures à bord de l’appareil aux vitres teintées -pour qu’aucun officier ne puisse voir les occupants atterrie à Tiquicia sur un côté de la piste, où il y avait un inspecteur et les responsables de la sécurité ou des narcotiques mais pas ceux des autorités douanières ou d’immigration, qui n’ont pas su ce que se passait sur l’aéroport. Une fois sur le sol du Costa Rica, le groupe de mexicains est monté à bord d’un véhicule Mercedes-Benz et à 2 kilomètres vers la « finca » La California ». Les avions étaient ceux de Taxi Aereo Nacional de Culiacan SA, une des entreprises officieuses de Quintero. 35 entreprises lui servaient de machine à laver l’argent sale de la drogue.

Le trafic de la cocaïne organisé par la CIA

el toroLa cocaïne ramenée par Plumlee n’atterrissait pas en Louisiane ou en Arkansas, comme avec Barry Seal, mais elle était amenée par des avions de la CIA, des C-130 sur les bases d’El Toro (près d’Irvine en Californie, ici à gauche), de March AFB (en Californie encore) et Homestead AFB (près de Miami, une des villes majeures dans le trafic de coke), dans une opération militaire secrète dirigée par le Conseil de Sécurité Nationale de Reagan. « Kiki » avait découvert l’implication de la CIA en 1985 et devait donc  être supprimé, par crainte qu’il ne le révèle. Un autre personnage sera victime de la même élimination pour avoir voulu dénoncer le principe : le colonel Sabow, retrouvé mort dans de biens étranges circonstances le 22 janvier 1991. Les C-130 étaient ceux de la Mena, autre point majeur du trafic. Comme tout bon complot, d’autres témoins gênants seront aussi éliminés : « Jack Chisom, le co-propriétaire de T & G de l’aviation, qui a fourni des C-130 et un DC-7 pour des opérations dans le golfe Persique, a été retrouvé mort dans le désert de l’Arizona à la suite d’un accident avec délit de fuite ». Un « accident » bien improbable et jamais élucidé bien entendu. « Kevin », un marin qui prenait sa retraite à l’été 1994, était dans la maison de quelques amis quand Connie Chung ( présentatrice d’une émission d’information de l’époque) est apparue à la télévision. Le programme comportait un volet sur la mort du colonel Sabow et incluait une référence à de grandes quantités de drogues livrées aux bases militaires, et une interview avec un pilote qui a participé à ces vols. Le groupe de gens qui regardent le programme ont été étonnés. « Kevin », a assuré que tout ce qu’ils voyaient était vrai. Lui-même avait reçu l’ordre de charger de grandes quantités de drogues à bord des avions, dans l’idée que les drogues pourraient être utilisées pour les « opérations spéciales ». Il n’était pas censé en discuter avec quiconque. Plus tard, David Sabow l’avait appris et avait essayé de parvenir jusque « Kevin » pour une rencontre. Cinq jours plus tard, une source secrète lui avait dit : « Kevin à un lieu de travail et un numéro de téléphone confidentiel », mais « Kevin » était déjà mort. Il a été retrouvé pendu aux poutres de la grange de ses parents ». Le trafic de cocaïne de la CIA ne devait pas être su. D’où la jonchée de cadavres qui avait suivi…

La terrible révélation

berrellez… dont celui de Camarena, qui n’a donc pas été assassiné par Quintero !!! Celui par qui le scandale de ces terribles révélations est arrivé s’appelle Hector Berrellez (ici à droite dans son bureau de société privée). Ancien lui-même de la DEA, il avait bénéficié d’énormes moyens pour démêler l’affaire : on lui avait « offert un budget de 3 millions de dollars par an et une équipe de 20 agents enquêteurs ». Mais ses conclusions ne furent pas vraiment celles attendues par l’administration US. « Du bureau de la DEA à Los Angeles, il a en effet traqué pendant des années les rares initiés ou privilégiés prêts à échanger des informations pour de l’argent » (certains toucheront entre 3000 et 5000 dollars par mois pour le renseigner !). Le long texte de sa déposition est saisissant, tant ses découvertes font froid dans le dos, maintenant que Quintero vient d’être relâché dans la nature, alors qu’on le présente toujours comme un psychopathe extrêmement dangereux. « C’est moi qui a dirigé l’enquête sur la mort de Camarena, » dit Berrellez, et il ajoute: «Au cours de l’enquête, nous avons découvert que certains membres d’une agence de renseignement des États-Unis, qui avait infiltré le DFS (la Direction mexicaine de la sécurité fédérale), a également participé à l’enlèvement de Camarena. Deux témoins ont identifié Felix Ismael Rodriguez. Ils (les témoins) étaient avec le DFS. Et ils nous ont dit qu’en plus, il (Rodriguez) s’était identifié lui-même comme étant de « US l’intelligence. » « La CIA a ordonné l’enlèvement et la torture de » Kiki « Camarena, et quand ils l’ont tué, ils nous ont fait croire que c’était Caro Quintero afin de couvrir toutes les choses illégales qu’ils faisaient au Mexique avec lui -le trafic de drogue », souligne Jordan. Il  ajoute: « La DEA est le seul (organisme fédéral) ayant le pouvoir d’autoriser le trafic de drogue aux États-Unis dans le cadre d’une opération d’infiltration » « L’affaire d’El Bufalo n’était rien comparé à l’argent de la cocaïne vendue pour acheter des armes pour la CIA. »  Selon le rapport, Kiki avait découvert que gouvernement américain collaborait avec Quintero dans un échange d’armes à feu contre de la drogue. L’implication de la CIA dans l’assassinat d’un agent de la DEA est rien de moins qu’une divulgation qui affaiblit grandement le pouvoir ». En supplément, tout s’imbrique, car Rodriquez, le policier qui aurait assassiné l’agent de la DEA, avait des liens également avec le lieutenant-colonel Ollie Nord, qui deviendra consultant chez Fow News et George H. Bush, le père du prédécesseur d’Obama, qui a dirigé un temps la CIA, comme on l’a déjà précisé. C’est une des pires révélations de ces dernières années, mais qui permet de relier toutes les pièces du puzzle ensemble… Un psychopathe comme Quintero que l’on a fait mariner 28 ans dans une cage pour un assassinat qu’il n’avait pas commis… est aujourd’hui en liberté. Cela risque de faire bientôt des dégâts, à l’évidence !!!

Un procès truqué de bout en bout, des témoins payés

Le procès de Quintero  avait été trafiqué de bout en bout. Des dépositions sentant le téléphoné avaient entaché les débats, tel ceux d’ Hector Cervantes Santos, ou de Javier Vasquez Velasco, des hommes de main du Cartel. Le plus étrange étant celui de Jorge Godoy, qui avait mis en cause nommément des ministres mexicains qui auraient participé selon lui à des réunions pour décider de l’élimination de l’agent de la DEA : le jury avait fortement douté de leurs témoignages. Ce qui n’empêchera pas Ruben Zuno Arce le beau-frère de l’ex-président Luis Echeverría d’écoper d’une peine maximale d’emprisonnement (la perpétuité; il y est encore). Tout cela sentait pourtant de loin la fabrication et le graissage de patte. Hector Cervantes Santos révélera quelques années plus tard que toute sa famille avait été copieusement arrosée, ayant touché un demi-million de dollars en six ans. Les USA reconnaîtront avoir versé 2,7 millions au total pour que certains accusés repentis chargent leurs voisins. Pas un mot des découvertes de Berrellez, comme celle du dénommé Lawrence Harrison qui s’appelait en fait George Marshall Davis, agent de la CIA infiltré, mis en cause dans le meurtre de Camarena. Rien non plus sur l’assassin véritable, le policier Felix Rodríguez, un ancien exilé cubain qui avait préparé l’invasion de la Baie des Cochons en 1961 !!!

L’incroyable parcours  de Rodriguez

Un sacré phénomène, que ce Rodriguez, et une sacré pointure, dans le genre, puisqu’on le retrouve aussi derrière la capture de Che Guevara en Bolivie, dans laquelle il est censé avoir gardé la Rollex du Che (???), puis au Viet-Nam, au sein du projet Phœnix si décrié. Il était bien sûr mêlé à l’affaire des Contras. Il avait rencontré Bush père, alors vice-président, qui avait retenu de lui qu’il « voulait lutter au Salvador contre les insurgés« . En 1987,  Ramón Milian Rodríguez, la « lessiveuse » de l’argent sale du Cartel de Medellin l’accusera même accusé d’avoir détourné 10 millions de dollars de l’argent destiné aux contras ! Un pilote mercenaire de la CIA, Terry Reed, le mettra en cause pour des opérations douteuses « et le versement de pots de vins à des ex-présidents mexicains « . Un sacré parcours, donc.  Qu’un autre bien connu (Celerino « Cele » Castillobushfelix2), lui aussi, décrit ainsi  : « en août 1982, George Bush a embauché Donald P. Gregg, comme principal conseiller pour les affaires de sécurité nationale. À la fin de 1984, Gregg a présenté Oliver North à Felix Rodriguez, (un agent de la CIA), qui avait déjà travaillé en Amérique centrale pendant plus d’un an sous la direction de Bush. Gregg a personnellement présenté Rodriguez à Bush le 22 janvier 1985. Deux jours après sa rencontre de janvier 1985 Rodriguez est allé au à Salvador et a pris des dispositions pour mettre en place sa base d’opérations sur la base aérienne de Ilopango. Le 1er novembre 1984, le FBI a arrêté le partenaire de Rodriguez, Gerard Latchinian qui a été reconnu coupable d’une contrebande 10,3 millions de dollars de cocaïne aux États-Unis ». L’assassin véritable de Camanera était beaucoup plus connu que lui, en définitive !

Berellez jette l’éponge

Terrence.ajarLe projet de Berrellez de tout dévoiler s’effondrera à la nomination du nouveau directeur de la DEA : Terrence « Terry » Burke, qui « avait derrière lui 12 années d’activités paramilitaires à la CIA et avait lui aussi entraîné les anticastristes pour l’attaque de la Baie des Cochons«  (ici en photo en Afghanistan)… note judicieusement Jason McGahan, de LA Weekly. Au final, c’est  le « deputy director of the Federal Judicial Police in Mexico », Guillermo González Calderoni, qui contactera Berrellez en lui disant de laisser tomber l’affaire, car « elle puait trop » mais en lui révélant quand même que « l’ordre de tuer Camarena venait de Felix Rodriguez de la CIA. C’est votre propre gouvernement qui tué Camarena. » Poursuivi au Mexique, Berrellez tentera de lui fabriquer une impunité aux USA pour qu’il puisse se consacrer à sa passion, le golf. Peu de temps après il était déssaisi du dossier et Calderoni sera assassiné à McAllen, au Texas, en 2003.

Le premier vol de « rendition » !

rendition flightPire encore, pourrait-on dire avec cet article intelligent de Chris Kraul dans Le LA Times osant un parallèle entre les célèbres vols de « renditions » de l’ère de G.W.Bush pour amener des prisonniers à Guantanamo (ici le  CASA CN-235-300, numéroté N196D vu en plein désert du Lazygranch), dans un no man’s land judiciaire dramatique dont on ne sait les extraire aujourd’hui. Selon l’auteur, en effet , lors de l’affaire, on avait réussi à aller kidnapper un médecin de Guadalajara, Humberto Alvarez Machain, censé avoir administré des drogues à Camanera, pourqu’il tienne pendant les tortures, pour ensuite le ramener aux USA et le juger (c’était une suggestion de Berrellez en fait !). Ça a été un échec, car un  juge fédéral américain l’a aussitôt relâché pour insuffisance de preuves, mais également une réussite dans le sens où « la  Cour Suprême a statué en 1992 que la capture et le transport à travers la frontière – en termes juridiques, la restitution extraordinaire d’un citoyen étranger – était légale ».  La pleine signification de cette décision n’a pas été claire pendant des années, jusqu’aux attaques du 11 Septembre, lorsque les États-Unis ont invoqué la restitution extraordinaire pour capturer les suspects de terrorisme et de les livrer à  des «sites noirs» dans les pays tiers pour interrogatoire et la torture. « Elle a ouvert une alternative aux extraditions. Lorsque les Etats-Unis pour des raisons politiques ne veulent pas passer par ce long processus», a déclaré Margaret Satterthwaite, de l’Université de New York, professeur à l’école de Droit ».

Quintero n’a pas assassiné Camarena !

liberacion_quinteroQuintero (ici dans le couloir de sa prison) n’était donc pas coupable de l’assassinat d’Enrique Camarena. Il est aujourd’hui libre… de se venger, pensent certains.  S’il y en a qui doutent de ses capacités à reprendre ses activités passées, qu’il lisent donc cela : « Caro Quintero a poursuivi ses activités derrière les murs de la prison au point d’y vivre comme un roi. En 1989, le Washington Post a rapporté que Caro Quintero et un ami trafiquant avait repris deux blocs cellulaires conçus pour 250 détenus et les avait remodelés, installant des cuisines, des salons et des salles de chambres, des bureaux, des salles de bains de marbre, et pour Caro Quintero, une chambre à moquette épaisse avec des draps et des placards pleins de chemises de soie, des bottes de cow-boy et chapeaux de cowboy. Ses petites mains avaient des fusils, les téléphones cellulaires, les télécopieurs et les engins, d’autres moyens de communications. Selon les États-Unis Caro Quintero n’a jamais perdu le contrôle de son commerce de la drogue ».

28 ans que le trafic de coke perdure !!!

accident cessnaCela continue en effet, et dans le secteur de Sinaloa où le 17 septembre dernier encore un avion bourré de drogue était retrouvé le nez dans un canal après avoir manifestement raté un atterrissage de fortune sur un chemin adjacente. Un Cessna 206, le petit format préféré désormais des trafiquants (c’est le « best bush plane« ) immatriculé XB-JZL : l’immatriculation normalement d’un Cessna 421B Golden Eagle ex N1DX. Si l ‘image de l’avion crashé était impressionnante, son contenu encore davantage, puis que dans un aussi petit appareil on avait réussi à entasser un véritable étal d’apothicaire, avec de la coke, mais aussi du crystal meth aux terribles ravages et des comprimés divers d’amphétamines, le tout agrémenté « d’armes de gros calibres« . Deux véhicules trouvés un peu plus loin contenant du calibre .38, du .223 et même un lance-grenade de 40 mm !!! Un avion tombé à Sinaloa, dans le fief du Cartel du Pacifique. En tout, la cargaison a été évaluée à une demi-tonne, le maximum que l’appareil puisse emporter (il fait 987 kilos à vide et 1630 à pleine charge) . En juillet c’est un autre Cessna (XB-EDM) qui a été saisi à Ensenada (en Basse Californie, pas loin de Tijuana) avec à bord 262 kilos de meth, 92 kilos de coke, 38 kilos d’héroïne, 2 kalachnikovs et un pistolet calibre .40.. et de belles liasses d’argent. Ce qui laisse augurer d’un trafic à flux tendu, tant le contenu varié fait penser à une commande précise… cette fois pour une demi-tonne au total !!! Des avions le plus souvent volés !

Une gangrène entretenue… et organisée

Less médias US n’ont pas fait beaucoup de remous avec l’affaire revenue au grand jour, trente ans après, et au Mexique de même. A croire que personne ne veut voir la réalité, ou que personne ne souhaite s’apercevoir que le pouvoir rend fou, au point de supprimer ses propres troupes pour garder un semblant d’apparence. Voilà qui résonne pourtant étrangement, ce complot véritable, dans lequel la CIA a joué le rôle déterminant, lorsqu’on aborde ce qui est toujours présenté comme une théorie à propos du 11 Septembre. L’article de fond sur cette affaire, qui se dévore littéralement, à propos de Berrellez, se termine par cette phrase terrible « partout où vous irez, c’est la même histoire ». On serait tenté de le croire, hélas, à voir les avions continuer à faire circuler des quantités astronomiques de cocaïne… plus de trente ans après. Et de voir des états toujours aussi gangrenés, sinon devenus pire qu’à cette époque.

Falcon&GhostofMomo

sources

l’histoire romancée sur le sujet de Charles Bowden est excellente :

Voir sur Medium.com

sur les aventures de Tosh Plumlee

27 years later, CIA pilot tells of using secret Costa Rican airstrip to traffic guns, cocaine

sur le cas de l’infortuné commandant Sabot, la source est ici

http://netteandme.blogspot.fr/2014/08/another-casualty-of-irancontra-marine.html

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cii-lenorme-mensonge-de-la-cia-qui-remonte-a-la-surface/

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HAÏTI: el ahijado de Nicolás Maduro, Diosdado Cabello y casi una tonelada de cocaína

La DEA detuvo en Puerto Príncipe a Efraín Antonio Campos Flores junto a otro sobrino del presidente venezolano. Los detalles de un operativo que sacude al régimen chavista

Diosdado Cabello fue señalado por Efraín Antonio Campos Flores, ahijado de Nicolás Maduro detenido en Puerto Príncipe por la DEA
Diosdado Cabello fue señalado por Efraín Antonio Campos Flores, ahijado de Nicolás Maduro detenido en Puerto Príncipe por la DEA

La DEA, la agencia gubernamental norteamericana que lucha contra el narcotráfico, detuvo hoy en Puerto Príncipe, Haití, a Efraín Antonio Campos Flores, el ahijado del presidente venezolano, Nicolás Maduro, y lo trasladó a los Estados Unidos, acusado de formar parte de una red de narcotráfico.

Campos Flores se encontraba con Francisco Flores de Freites, sobrino de Cilia Flores, la esposa de Maduro. En el operativo, que se mantuvo en el mayor de los secretos, participaron agentes de la DEA que permanecían en la capital haitiana a la espera del cargamento que arribó al Aeropuerto Internacional de Toussaint Louverture. La Fiscalía del Distrito Sur de Nueva York ha persentado cargos contra ambos, según consignó el diario español ABC.
Los jóvenes fueron apresados por una unidad de élite de la agencia antidrogas cuando llegaron en un avión particular, el cual tenía en su interior casi una tonelada de cocaína –algunos especifican que eran 800 kilogramos–, según consignaron diferentes fuentes. La operación fue grabada en video, prueba que será presentada ante la Fiscalía de Nueva York.

El diario estadounidense El Nuevo Herald añadió que los arrestos fueron realizados luego que los jóvenes entraran en negociación por la venta de droga con quienes terminaron siendo agentes encubiertos de DEA. « Esto fue un sting operation. Se pusieron a vender 800 kilos y si les daban la plata, ellos mandaban la droga », dijo una fuente al medio.

Según los primeros reportes, tanto Campos Flores como Flores de Freites intentaron eludir la acción desentendiéndose del cargamento de drogas que arribó al aeropuerto de Puerto Príncipe, donde los jóvenes fueron detenidos de inmediato. Allí, ante la presencia de los agentes, señalaron que contaban con inmunidad diplomática, excusa descartada de inmediato por las autoridades.
Sin embargo, en sus primeras declaraciones ante la agencia antinarcóticos, los sospechosos habrían declarado contra otro de los hombres fuertes del régimen venezolano: Diosdado Cabello, el presidente de la Asamblea Nacional. En su primera comparecencia también habrían involucrado a Tareck El Aissami, gobernador de Aragua y señalado como un hombre con nexos con el grupo terrorista Hezbollah.
En mayo último se conoció que los Estados Unidos tenían bajo la lupa a una docena de funcionarios del régimen chavista. Entre ellos figuraban Cabello y El Aissami. El caso se suma a la detención de Hugo Carvajal en Aruba el 23 de julio de 2014, donde también la DEA había participado, acusándolo de ser parte de un cártel de drogas.
Hugo Carvajal junto a Diosdado Cabello, cuando el ex general fue liberado en Aruba luego de ser acusado de ser narcotraficante
El general del Ejército y jerarca de la inteligencia durante los años de gobierno de Hugo Chávez pudo evadir la Justicia norteamericana por tener credenciales diplomáticas. En su regreso a Venezuela, fue recibido como un héroe por Maduro y Cabello. Según los analistas, si Carvajal hubiera caído en una cárcel norteamericana, el escándalo de narcotráfico y corrupción habría salpicado a los más altos cargos del Estado venezolano.

http://www.infobae.com/2015/11/11/1769006-el-ahijado-nicolas-maduro-diosdado-cabello-y-casi-una-tonelada-cocaina

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DEA: ahijado de Maduro y sobrino de primera dama de Venezuela serán acusados en Nueva York por narcotráfico | El Nuevo Herald

Un sobrino de la primera dama de Venezuela y un ahijado del mandatario Nicolás Maduro fueron arrestados en Haití

Fueron detenidos cuando intentaban negociar la venta de 800 kilos de cocaína

Deberán comparecer el jueves ante un juez en la Corte del Distrito Sur de Nueva York

http://www.elnuevoherald.com/noticias/mundo/america-latina/venezuela-es/article44275659.html

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ESPAGNE (La Linea): la police espagnole saisit 3.6 tonnes de cannabis en provenance du Maroc

Publication: 10/11/2015 13h08 CET Mis à jour: 10/11/2015 13h08 CET
DROGUE
 TRAFIC – La police espagnole a mis la main sur une importante quantité de drogue. En tout, 3.6 tonnes de hachich en provenance du Maroc ont été interceptés le 9 novembre dans la ville de La Línea de la Concepción, dans le sud-est du pays, indique la police espagnole sur son site Internet.
L’enquête a débuté lorsque les agents ont appris qu’un réseau de trafiquants avait réussi à transporter la drogue à partir du royaume. Les enquêteurs ont ensuite remonté cette piste pour retrouver le hachich, qui était caché dans 116 paquets répartis dans quatre véhicules haut de gamme volés.

http://m.huffpost.com/mg/entry/8520444

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FRANCE: secret d’état ou transparence?

Secret d’Etat ou transparence ? – http://wp.me/pltyq-4TB

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DOUANE FRANÇAISE (Le Perthus): saisie de 20 kilos de cocaïne

https://plus.google.com/+DouaneGouvFrance/posts/4ABX2dfDDZe

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