AVISEUR INTERNATIONAL

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BELGIQUE – Enlèvement de hauts magistrats évité: le trafiquant libanais déjà délivré aux Etats-Unis

Illustration.

Le parquet de Bruxelles a confirmé que le trafiquant de drogues et d’armes libanais, Ali Koleilat Dalbi, avait été extradé le 1er décembre vers les Etats-Unis.

Quant aux plans évoqués vendredi par les journaux De Tijd et l’Echo sur une éventuelle attaque contre un établissement pénitentiaire en vue de faire échapper le prévenu ou l’enlèvement de hauts magistrats et diplomates belges, le parquet n’a pas souhaité faire de commentaire. L’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) ne communique pas non plus sur le dossier pour l’instant.

L’homme, qui entretiendrait des liens avec le Hezbollah, est connu sous six alias différents et dispose de deux passeports libanais, un vénézuélien, un libérien et un néerlandais. Selon ces différents passeports, il serait né en 1963 ou 1970.

Ali Koleilat Dalbi a été interpellé le 4 février dernier à Brussels Airport. Son arrestation s’est produite sur base d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires de l’état américain de New York. La Drug Enforcement Administration (DEA), le service de police fédéral américain chargé de la mise en application de la loi sur les stupéfiants, considère en effet Ali Koleilat comme étant l’un des suspects principaux d’un transport de 1.100 kilos de cocaïne qui avait été intercepté en 2011 en République dominicaine.

Le 9 octobre, la chambre des mises en accusation de Bruxelles a décidé qu’Ali Koleilat Dalbi pouvait être délivré aux autorités américaines. Une procédure en cassation, introduite par son avocat, n’a pas changé la donne.

Le parquet de Bruxelles n’a pas souhaité commenter la menace de ces enlèvements jugée comme «grave et réelle « par une source judiciaire belge mais a confirmé que l’individu avait bien été délivré aux Etats-Unis.

«Le ministre de la Justice a signé le 29 novembre un arrêt ministériel autorisant l’extradition. Celle-ci a eu lieu le 1er décembre, vers 22h00», a indiqué la porte-parole du parquet de Bruxelles, Rym Kechiche. «Etant donné les circonstances et le fait que monsieur Koleilat est considéré comme une personne dangereuse, des mesures de sécurité spécifiques ont été prises. L’extradition s’est finalement déroulée sans incident.»

source:http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20141226_00578194

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Banques, Banquiers, Narcotrafiquants: que savent réellement le TRACFIN et la DNRED ?

Banques et cocaïne : là aussi j’avais raison

Amusant parfois de voir la presse tradtionnelle tomber des nues, et même parfois aussi les sites d’information classiques. Lors de la capture du narcotrafiquant « El Chapo » (Joaquim Guzman Loera), espérée depuis longtemps (c’est un des plus grands barons de la drogue qui avait réussi à s’échapper de prison il y a 13 ans) cette presse a enfin fait le lien entre les banques et son organisation mafieuse. C’est tout d’abord Rue89, qui le 22 février découvre que l’organisation tentaculaire du malfrat… en daignant (enfin) regarder le copieux rapport de la DIA, qui date alors déjà d’avril 2012. Puis c’est le Parisien, qui reprend le 26 le même dossier sous un titre phare : « 82 000 français piégés par « El Chapo« … qui repose sur le fait que le trafiquant de drogue, lié à des banques de blanchiment avait permis à ces dernières d’annoncer des profits records en peu de temps. Or, à bien regarder, tout cela je vous l’avais décrit en détail dans plusieurs articles ici… et j’étais même allé un peu plus loin, car aujourd’hui encore les journalistes auront été bien frileux… en n’allant pas enquêter plus loin que le bout de leur nez et en ignorant un homme inscrit dans une banque américaine et qui avait demandé de lui sortir de quoi acheter deux gros porteurs (d’occasion !) pour aller déverser en Afrique de l’Ouest des tonnes de cocaïne (à la suite d’un premier vol réussi de tri-réacteur bourré de coke). Retour sur une bonne nouvelle (la presse mainstream finit par informer, mais avec deux ans de retard) et une mauvaise (ce n’est pas pour autant qu’elle poursuit plus loin ses investigations, alors que tous les éléments sont devant son nez). Retour sur le mal actuel de la sur information mal digérée, ou de l’embouteillage des rédactions par des choses sans aucun intérêt…. personne n’a cherché à aller plus loin, encore une fois, alors que tout était là, visible, depuis des années…

Revenons tout d’abord sur les 82 000 personnes en France grugées … de gens qui, après avoir bavé devant des promesses d’investissement à rendu maximal viennent de s’apercevoir que derrière le baron de la drogue se cachait aussi un Madoff bis qui les a bernés. Des personnes qui ne retrouveront pas un copek de leurs mise de départ : « et pour cause, Evolution Market Group (EMG), la société offshore panaméenne qui gérait plusieurs de ces sites comme Finanzas Forex ou Crown Gold, travaillait pour le compte du cartel mexicain Sinaloa, dirigé par… Joaquin Guzman, le grand baron de la drogue mexicaine. Le cartel aurait ainsi blanchi près de 150 millions d’euros préalablement extorqués à de petits investisseurs désireux de se soustraire au fisc, donc peu enclins à porter plainte. Cette arnaque à échelle mondiale reposait sur le modèle de la « pyramide », utilisé notamment par l’homme d’affaires américain Bernard Madoff, condamné à 150 ans de prison en 2009. Selon ce montage financier frauduleux, les intérêts des plus gros investisseurs étaient honorés grâce à l’argent des nouveaux entrants, premières victimes en cas de tarissements des liquidités » écrit le journal, citant le cas d’une spéculatrice bernée…. fondatrice depuis de l’association Recours Escroqueries International (ARCES International), qui espère fédérer ceux qui se sont fait avoir, aidée par l’avocat américain Francis Boyer. Comme le rappelle le journal, comme la plupart avait placé là ses économies pour échapper au fisc français, on peut difficilement attendre qu’ils se mobilisent ou même se nomment eux-mêmes… dans la crainte d’être alpagués au retour par le fisc… pour évasion fiscale dissimulée.

Pire encore en effet, rappelle le Parisien  : « les autorités américaines pourraient être tentées de fermer les yeux sur l’escroquerie en échange d’informations sur le marché de la drogue, selon un avocat défendant les intérêts de quatre Français ». Américaines, car le jugement sur les banquiers délictueux nous y mène, en Floride exactement, à Orlando, où l’on ne joue pas aux jeux d’argent que dans les Casino, semble-t-il. C’est l’article précédent qui nous en dit un peu plus sur l’arnaque. Cela commence par un « depuis deux ans, le gouvernement américain était en possession de la cartographie détaillée des réseaux contrôlés par Joaquin Guzman »... un document de l’Institut for Defense Analyses (qui était visible partout, et que la presse n’a donc pas regardé)… dans un article du 24 février, que le Parisien a donc lu attentivement, on était un peu plus précis… avec le cas d’un français ayant versé de l’argent sur un compte au fameux rendu mirifique, dans une banque de la Wells Fargo, dans le Nevada : « le 7 février 2008, Jean-Marie V. effectue un « petit » virement de 22 000 dollars sur un compte ouvert par la société Crown Gold auprès de la banque Wells Fargo, à Carson City, Nevada. Il en fera d’autres. A la même destination : 32 000 dollars le 20 février, puis 15 000 le 11 mars. Au total, le malheureux et son épouse vont jouer plus d’un million de dollars (environ 740 000 euros) sur l’autel de l’argent vite perdu ». Plus précis en effet, puisque l’article cite les quatre dirigeants de la banque et du système Crown Gold, à savoir Germán Cardona, Daniel Fernandes Rojo Filho, Pedro Benevides (écrit aussi Benavides) et Heriberto Pérez Valdés.

Selon Rue89, tout aurait été découvert le « vendredi 22 août 2008 », jour où « des enquêteurs américains travaillant pour la DEA (la police anti-drogue américaine) font une découverte spectaculaire sur des comptes ouverts en Arizona par le Brésilien Rojo Filho et l’Américano-Portugais Benevides, établis en Floride. Leur société holding, DWB, est active dans les secteurs du « global trading », de la finance, de l’énergie, de l’aviation et du commerce de l’or. L’enquête met à jour un magot : il y a là quelque 42 millions de dollars (un des comptes contient à lui seul 24 millions de dollars) ; 9 voitures de luxe ; et 294 barres d’or ». La Floride conduisant… aux banques Wells Fargo et Wachovia : « l’enquête américaine a démontré que près de trente sociétés et dix banques seraient impliquées dans le dossier EMG/DWB. Rien qu’entre décembre 2007 et mai 2008, environ 189 millions de dollars (139 millions d’euros) – provenant d’investissements dans les produits d’EMG – ont été déposés auprès de la banque Wells Fargo. De l’argent blanchi a aussi été retrouvé chez Wachovia« . La Banque dont la faillite frauduleuse (et le rachat par Wells Fargo) avait été étouffée par le paiement d’une grosse amende au gouvernement US, qui, visiblement, ne désirait donc pas qu’on vienne davantage mettre le nez dans ses trafics de cocaïne masqués, comme je vous l’avais déjà expliqué. « Un an plus tard, l’hebdomadaire britannique The Observer indiquait qu’entre 2004 et 2007, Wachovia aurait permis à Sinaloa d’ainsi blanchir 378 milliards de dollars (277 milliards d’euros), soit un tiers du produit national brut du Mexique » ajoute l’article. Les sommes sont si colossales qu’elles ont dû effrayer les journalistiques inquisiteurs, ce doit être ça sans doute !

C’était au final un vieux système pyramidal classique, en fait, chacune des nouvelles recrues harponnée par les offres alléchantes de rendement financier élevé, en cooptant d’autres, seuls le sommet de la pyramide touchant les dividendes, avec comme mise de départ… l’argent de la drogue ! Du blanchiment « new style » en quelque sorte, effectué par ces banquiers fort peu scrupuleux !!!. Or, je vous avais également parlé en détail de l’un d’entre eux, le fameux… Pedro Jose Benavides Natera. C’est un article de « The Ledger » de février 2008 qui m’avait intrigué, citant alors un des banquiers en question et indiquant surrtout à quoi lui avait servi l’argent blanchi (à acheter des avions transporteurs de coke !)  : « les trafiquants de drogue remettaient de la trésorerie en vrac à des centres d’échanges de devises à Mexico, où il y avait « des contacts de confiance. » Selon un prix fixé, le transfert d’argent servait de relais intermédiaire pour alimenter (« bourrer ») des comptes bancaires aux Etats-Unis supervisés par des gens qui étaient également « arrosés » pour régler leurs frais. Ensuite l’argent était utilisé pour acheter des avions pour le trafic de cocaïne. « La raison principale de l’existence des comptes « tampons » (intermédiaires) étant de dissimuler la véritable source de l’argent », a déclaré l’agent du FBI Michael Hoenigman dans sa déposition sous serment ». Bref, dès 2008, on savait.. ; si on cherchait à se renseigner. Les trafiquants de drogue avaient déjà mis un pied dans des banques, qui lessivaient à tour de bras leur argent sale !

Au point que les trafiquants pouvaient être comparé à d’autres entrepreneurs légaux, car eux aussi faisaient fructifier leurs revenus à l’aide de systèmes bancaires dévoyés : « en Septembre 2006, un bimoteur King Air E90 a été acheté dans ce cadre parce qu’il était « une plate-forme préférée pour le transport de la cocaïne en provenance du Venezuela au Guatemala ou vers la République dominicaine », dit la déclaration sous serment du FBI. « Cet avion a été acheté légalement auprès d’une société de Miami et envoyé au Venezuela. Le compte Benavides à la Commerce Bank était la plupart du temps resté inactif entre janvier 2005 et mai 2006, avec un solde moyen d’environ 1500 dollars. Mais, soudain, ses dépôts de bureaux de change mexicains ont bondi de plus de 430 000 dollars au cours des mois suivants et l’argent a été suivi comme ayant servi à acheter le King Air. Charles Intriago, un ancien procureur fédéral qui suit les questions de blanchiment d’argent en tant qu’éditeur de Moneylaundering.com, dit que les trafiquants considèrent que c’est du « business malin » consistant à utiliser l’argent provenant des utilisateurs américains de la drogue, pour la plupart pour réinvestir dans l’entreprise par l’achat de nouveaux avions transportant des drogues ». L’avion cité était le Beech King Air E-90 numéroté N1100M (*). Un autre appareil de Benavides, le N391SA (de Skyway, société paravent de la CIA installée à St Petersburg en Floride), sera saisi au Nicaragua sous fausse identification (N168D) vous avais-je dit dès le mois de mars 2011…. et que dès le mois de janvier déjà, j’avais évoqué le rapport entre Wachovia et Viktor Bout, celui qui pouvait faire transiter des quantités phénoménales de coke en une seule fois, grâce à des avions gros porteurs. La banque avait été suivie de près par un trader consciencieux, Martin Woods, qui s’était étonné de ses transactions vous avais-je précisé. Benavides avait acheté… 11 appareils !
J’avais tout précisé ici-même voici deux ans : « Woods avait raison de soupçonner la Casas de Cambio mexicaine. En mai 2007, la US Drug Enforcement Agency avait saisi 11 millions de dollars que Wachovia détenait dans des comptes bancaires à Miami au nom de Casa de Cambio Puebla. L’agence avait déclaré que les fonds avaient été perdus dans une affaire pénale qui reste toujours complètement hermétiquement fermée près de trois ans plus tard. En Novembre 2007, les autorités mexicaines avaient fermé Puebla et arrêté son directeur, Pedro Alatorre Damy, comme étant le cerveau financier du cartel de Sinaloa au Mexique. Le gouvernement mexicain avait déclaré qu’Alatorre avait financé une force aérienne effective de transport de drogues, y compris un DC-9 capturé avec cinq tonnes de cocaïne à bord et un Gulfstream II qui s’était écrasé dans la péninsule du Yucatan, avec plus de trois tonnes de cocaïne à bord ». Voilà, on y est… la découverte du trader est primordiale : elle nous ramène à la fois à ça, et à la fois à ça aussi. Aux transferts de drogue marqués du sceau de la CIA, et au rôle trouble de l’état de Floride et de ses aéroports comme plaques tournantes. Une banque, gestionnaire de l’argent d’un des cartels de drogue ? On croît rêver, et pourtant ! » avais-je écrit. Comme j’avais précisé et expliqué la méthode employée. « La même que celle pour le trafic d’armes. C’est en effet à Skyway Aircraft Inc qu’appartenait le DC-9 retrouvé à Mexico avec 4,5 tonnes de drogue à bord, portant des logos d’une administration américaine… aux dernières nouvelles, Parts Enterprises LLC essayait toujours de revendre son Beech E-90 N-1100M saisi par les douanes à Puerto Plata la Union en République Dominicaine, bourré de drogue… un des onze appareils de Pedro Benavides Natera. Tout le système a donc depuis été mis à jour. Des firmes américaines et des banques financent le trafic, et il est impossible que cela puisse échapper à la CIA, qui y est partie prenante. » Cela fait plus de deux ans que les lecteurs d’Agoravox savaient ce qui se tramait au Mexique, et que les banques avaient fait fortune en dissimulant les apports des trafiquants de drogue, au point que certains ont pu dire qu’à un moment, en 2008, ce sont ces trafiquants qui leur ont évité la faillite !
Bref, la presse mainstream avait exactement les mêmes documents en sa possession que moi. Et n’a jamais pour autant, comme aujourd’hui encore, et c’est flagrant, relié tout le montage aux avions commandés par Viktor Bout pour effectuer le trajet Colombie (ou plutôt Vénézuela)- Afrique de l’Ouest, en l’occurrence le Mali avec le 727… j’avais en effet écrit ceci : …« dans l’acte d’inculpation américain le concernant, on relève cette étrange manipulation financière, au sein de deux banques US, l’une à New York et l’autre à Salt Lake City, via des comptes approvisionnés au Kazakhstan, à Chypre et en Russie pour un total en dépôt de 1,7 million de dollars, pour acheter… un 727 et un 737, en plusieurs versements, au même prix que celui évoqué par les barons de la drogue lors de leur déposition de Monrovia. Acheté à deux firmes de Floride. Deux sociétés américaines, liées à des banques… américaines. A 275 000 dollars environ, le prix moyen à ce jour d’un quadriréacteur ou d’un triréacteur de cinquante ans en état de vol… ou un biréacteur un peu plus récent, quitte à ne s’en servir que pour un seul voyage : nous revoilà au tout début d’une autre histoire, débutée, je vous le rappelle en plein désert du Mali. Avec un antique 727, sacrifié sur place faute d’avoir réussi à redécoller. » Durant son procès rapidement escamoté, pas un seul mot sur les transferts de cocaïne, rien sur ses comptes bancaires chez Wachovia… en Floride, à New-York ou au Texas et à Salt Lake City dans l’Utah.

Pourtant, il y avait de quoi en parler : « le dernier acte d’accusation du procureur chercherait à saisir les comptes présumés de M. Bout chez Wachovia, l’International Bank of Commerce (une des plus grandes banques du Texas !), la Deutsche Bank, et à l’Israel Discount Bank of New York (installée aussi à Miami  !), selon le New York Daily News. Les transferts d’argent ont forcé une interdiction des États-Unis s’opposant à faire des affaires avec M. Bout, qui aurait caché son nom derrière une société écran, Samar Airlines, lors de l’achat de deux Boeing ». Car il fallait bien trouver un lien avec les états-unis, et on a prétexté l’achat par Bout d’un Boeing 727-200 et d’un Boeing 737-200 pour cela au nom de Samar Airlines au Tajikistan, à l’été 2007. « La plus récente mise en accusation alléguée était que M. Bout et son partenaire syro-américain Richard Ammar Chichakli avaient demandé environ 1,7 millions de dollars à des banques aux États-Unis pour acheter deux avions Boeing en Amérique » vous avais-je dit le 31 janvier 2011. « L’acte d’accusation allègue que les transferts d’argent pour Samar ont été faits à partir de comptes bancaires situés à Chypre et liés à Bout à travers une entité appelée Holdings Limited Wartrex et « une banque à New York », ainsi que des fonds venant du Kazakhstan sur des comptes à Salt Lake City Utah pour Aviation Company en Floride. Les accusations de fraude listent 6 virements spécifiques en 2007 allant de 52.000 à 339,977 dollars ». Samar Air, au Tajikistan, est installé à l’aéroport de Khudzhand… rue Lénine et possède comme avion des B-727, Il-76, An-12 et des AN-26. y est aussi installé JSC Atlant-Soyuz Airlines, société qui a créé un Joint Venture avec Evergreen International Airlines … la société qui détient l’ex-base de la CIA, la Marana, en Arizona, haut lieu des maquillages d’avions. »… Et pas un média pour suivre le fil de la trace bancaire dans le dossier Viktor Bout, dont pas un journal n’a relaté en détail la tenue du procès.

La découverte de 82 000 français grugés par El Chapo va peut-être au moins servir à rouvrir le dossier du cheminement de la drogue de l’Amérique du Sud vers l’Afrique de l’Ouest via des avions achetés en série par un individu enfin nommé aujourd’hui (Pedro Jose Benavides Natera), c’est déjà cela. Mais je doute fort qu’on aille plus loin, à voir comment le dossier d’Air Cocaïne a été enterré depuis. Les pilotes prétendus se sont échappés, les responsables français relâchés par le pouvoir gâce à des décisions abracadabrantesques, un baron de la drogue espagnol a reçu la clémence gouvernementale alors qu’il était l‘auteur d’un meurtre avéré… bref, les journalistes sont complètement passés à côté d’une des plus grandes affaires de ces dernières années. Faute de recul, faute d’intérêt, faute de… flair. Espérons que l’arrestation d’El Chapo incite quelques-uns à réouvrir la boîte de Pandore du système bancaire et de l’argent de la drogue.

(*) lire ici sur le 1100M :

http://www.agoravox.fr/tribune-libr…

on y évoquait déjà les liens entre el-Chapo et les banques mexicaines avec Pedro Alfonso Alatorre Damy (« El Piri ») comme homme de main.

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/banques-et-cocaine-la-aussi-j-148560

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DRUG WAR and U.S. Drug Enforcement Administration!

DEA

In the trenches with a DEA Agent; 13 questions for retired drug fighter turned author

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Michael Vigil spent 31 years as a U.S. Drug Enforcement Administration agent. He was in Mexico and Colombia much of that time, going after major Latin American drug traffickers. On occasions, he sat just feet from the biggest drug boss of them all, Colombia’s Pablo Escobar.

DEAL, by retired Drug Enforcement  Administration agent Michael VigilVigil recently published his memoirs in a book titled “Deal,” which is available here  on amazon.com. His story in many reveals aspects of the  U.S. fight to take on drug cartels. He did so from the jungles of Colombia to the streets of the United States, and takes readers along the way.

Vigil retired from the DEA a decade ago as the chief of international operations and still keeps his hand in matters as an international consultant. He is regularly consulted and quoted by news media as an expert.

He discusses his book below by answering 13 questions on a range of topics, from his book, to what should be done better to take on drug cartels to his thoughts on pot legalization.

1. What is the greatest thing you hope to offer with this book? What do you want people to understand now that they might not have understood before?

I wrote the book to leave a legacy behind to those silent warriors who have operated in the shadows at great risk to their lives and secondly to educate U.S. citizens as to the insidious nature of these transnational drug organizations that generate so much violence not only in their countries but here in the United States.

2. What was the toughest aspect of writing this?

The most difficult thing about writing the book was just getting started. Once I did that, the pages continued to pile up and before I knew it, I had about 200 type-written pages. I would only work on the book on the weekend because I have a full-time job.

3. I am sure you have gotten some thank yous for what you have written and a few people who were less than happy. What has been the reaction? Any surprises?

The feedback on the book has all been positive.  Everyone who has read the book has stated that they could not put it down because it was so interesting. I received a lot of phone calls from old friends that I had not seen in maybe 20 or 30 years who purchased the book and said they were fascinated.  They had no idea of the magnitude of global drug trafficking and the ramifications it has in the United States. There were a lot of DEA agents who called me and they were ecstatic I had written the book and talked about the exploits of DEA agents working not only here in the United States, but abroad. I got a call from General Leonardo Gallego, who was a general with the Colombian National Police. He said (the book) needed to be done given my extensive experience in combating international drug trafficking.

4. The biggest and certainly most famous drug lord of all time was Colombia’s Pablo  Escobar. What do you personally recall of him?

 Pablo Escobar was a psychopathic killer who had absolutely no regard for human life.  It was his mission to eliminate anyone who stood in his way.  I sat very close to him at soccer matches and he and his hit men looked like a regular street gang.  He always wore blue jeans, immaculate white tennis shoes and cheap shirts.  He was a horrific scourge to his country and also to the U.S. He left a legacy of horrific violence in Colombia becasue he actually paid the now defunct subversive organization known as the M-19 to attack the Palace of Justice where they ended up killing most of the supreme court judges. He is also the one who paid to have Carlos Galan killed. He was going to be the next president of Colombia . He also had Rodrigo Lara Bonilla killed. He was a minister of justice, equivalent to our attorney general. He had  him killed because Lara Bonilla denounced him during a parliament meeting and said he was  drug trafficker. He also put a bounty of $700 for each police officer killed in Medellin. He played the Robin Hood, but the fact of the matter is that he was probably the most violent and treacherous drug lord that the world has ever seen. This guy took it took to a higher level than any other trafficker around the globe.

5.  You have put a lot of people in prison. Who is one that you will never forget? What became of him?

That trafficker had to be Juan Ramon Matta Ballesteros, the Honduran source of supply to the infamous Guadalajara Cartel.  He was involved in the killing of DEA Special Agent Enrique “Kiki” Camarena.  I captured him in Cartagena, Colombia.  He is in a maximum security prison in the U.S.  He actually congratulated me for capturing him. That evening we put him on an Avianca flight from Cartagena to Bogota. I was sitting across the aisle from him on the plane. He reached over to shake my hand and said, I want to congratulate you, you are the only one who was able to capture me and they have been after me for 20 years.

6. Who is the biggest drug trafficker in the world right now?

One of the biggest drug traffickers in the world has to be Ismael “Mayo” Zambada who assumed command of the Sinaloa Cartel after the capture of (Joaquin) Guzman.  He is the sole remaining old guard capo in Mexico. Most of the major capos in Mexico have either been imprisoned or killed, so Mayo Zambada is the only major drug trafficker who remains at large. I would say he is probably up in the mountains in Sinaloa. Chapo Guzman would still be free if he has stayed up in the mountains. It is very hard to launch an operation out there because they give money to the local towns people in the area, so they get protection from them. Anybody who comes in and is not from there, they pass the word. If you do a helicopter assault, they will have at least 15 minutes to get away because they will hear the choppers. I would say 95 percent of the most significant drug traffickers Mexico has spawned have come from Sinaloa.

7. Among the most famous DEA agents is Enrique “Kiki” Camarena? What do you see as his legacy? How did his death change everything? Some say that is when the U.S. decided to take the gloves off?

Kiki Camarena left a legacy of commitment, courage and sacrifice.  After he was kidnapped and killed, the DEA began a worldwide manhunt and all of those responsible were arrested and sent to prison. Basically we put a lot of pressure on Mexico and we received a lot of assistance from the head of customs.  What he did was basically close down the border and forced the Mexican government to move forward diligently in terms of trying to capture the people who were responsible and recovering the body of Kiki Camarena. It got very nasty because there were some Mexican federal police that were involved. The found out Rafael Caro Quintero was going to leave from the Guadalajara airport in a Lear jet. Some of the DEA agents went there with the federal police. They observed Rafael Caro Quintero speaking with a Mexican police comandante. Some phone calls were made and he was released. We found out later that he wrote a check for quite a lot of money to the federal police and was allowed to escape. He fled Mexico and went to Costa Rica, but we captured him. It was very difficult because Camarena was one of our own. We will hunt criminals who kill our agents. We will chase them through heaven and hell.

8. What simple advice would you have for whoever next takes over as the head of the DEA? I assume there will be a new one with the coming change at 1600 Pennsylvania Avenue?

I would tell the new administrator to be decisive and promote the” best of the best” to command positions.  We cannot be risk averse and be unwilling to wade into controversy.  It is pure unadulterated leadership. Apart from that, we need to expand our working relationships with foreign governments and share information so that we can have a broader and more significant impact on these international drug cartels. In my day, you developed personal relationships with foreign security forces. This resulted them giving you a lot more resources and work with you much closer. I think that for some agents it is an 8 to 5 job. It can’t be that way.

We need to continue to work closely with our Latin American partners in the exchange of information.  Intelligence driven operations are critical.  We also need to provide them with training, equipment, and ensure that they have adequate laws to address transnational criminals.

9. With the latest national elections, recreational marijuana will be legal in four states and Washington, D.C. How does that impact you? What do you think of this? You have spent a lot of time in the nation’s capital. 

The legalization of marijuana is a tragic decision for the U.S.  It is not a harmless drug and is highly addictive.  Legalization of drugs in other countries has had a very negative impact. The legalization taking place across the United States is a very well funded endeavor. They take advantage of the  people who don’t that understand marijuana is a potent drug.  When I came on with the DEA in the early 1970s the THC levels were like .08 to 1.3 at that time. Now the marijuana is being genetically engineered so those THC levels now exceed 30 percent. The thing is that marijuana is a hallucinogenic drug. A marijuana cigarette has four times the carcinogens of a regular tobacco cigarette. It has proven to be a gateway drug for use of other harder drugs such as cocaine, methamphetamine and heroin.

10. What do you expect it will feel like the first time you cross paths with someone legally smoking a joint?

I would be disgusted because we are setting a poor example to our youth.  We also send a conflicting message to our international partners who lose hundreds of security personnel to eliminate drugs and we in turn are legalizing them.

11. What role do you see the U.S. drug user as having in the narco chaos in Mexico? Many people consider swaths of country to have no rule of law. Do you agree?

Money used to purchase drugs fund the violence in Mexico and the U.S. Drug profits are used to purchase weapons and corrupt the very fabric of the country.  There are large areas in Mexico that are under the control of cartel leaders.  The rule of law has eroded in those geographic areas. When you take a look at some of the areas there, the only authorities that exist are the state and local police which are highly corrupt and work closely with the drug traffickers. I think it is driven by greed. They are paying them much more money than state governments. They are easily corrupted and take the money.

12. We have all heard many horrifying stories out of Mexico in the last several years. Perhaps none is as brutal as the 43 missing students? What do you think happened to them?

Unfortunately, I am of the opinion that the 43 students were killed by drug traffickers and corrupt police in the area of Iguala, Guerrero.  This is a major black eye to the government of Mexico.  As a as a result of the disappearance of those 43 students, they have dug up mass graves in the area, but DNA analysis indicates these were other individuals who were killed and not the students. They are still not able to locate the bodies of the 43 students. I think eventually they will find them in another mass grave. These criminals are very brutal.

13. What is it going to take for Mexico to return to the times of old, when things were generally peaceful and the drug traffickers kept a lower profile?

Mexico needs to do a top to bottom dismantling of the cartels operating on their soil.  They also need to extradite the leaders to the U.S., which effectively removes them from their criminal infrastructure. They have to do a better job of ensuring those operations are (intelligence) driven rather than haphazard. They have to expand the sharing of information with federal Mexican authorities. Obviously that would be with individuals who are vetted, that can be trusted. You don’t want it to be done with everybody. You don’t want them to compromise the investigations.

source: http://blog.chron.com/narcoconfidential/2014/11/in-the-trenches-with-a-dea-agent-13-questions-for-retired-drug-fighter-turned-author/#28230101=0

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PANAMA: la CIA et la DEA…omniprésentes!

Coke en Stock (LXX) : au Panama, les radars de Berlusconi et un drôle d’avion

Comme on a pu le voir hier, le Panama est un lieu de passage obligé de la cocaïne andine, et le pays est surtout devenu le lieu du blanchiment d’argent, les banques panaméennes lessivant visiblement à tour de bras depuis des décennies. La présidence qui vient juste de se terminer n’avait pas aidé vraiment à éclaircir la situation, embarquée dans une sombre histoire de fourniture de radars et d’hélicoptères italiens où le nom de Silvio Berlusconi est apparu. Comme est apparu aussi le nom de Seldon Lady, ce responsable de la CIA en Italie qui avait fui le pays après y avoir été condamné pour avoir embarqué un responsable islamiste et l’avoir fait torturé (en Egypte, et via la Roumanie). Lady a été remis aux autorités américaines et non extradé, preuve des liens entre l’équipe de Berlusconi et la CIA. Des liens entre le Panama et les USA qui conduisent à la réactivation d’une ancienne base militaire devenue par coup de baguette magique centre de recherches anti-drogues. Un endroit où un drôle d’avion a été aperçu… un appareil qui connaîtra un drôle de sort également, ce que nous verrons une prochaine fois. D’abord, je vous propose de regarder d’un peu plus près les côtes du pays….

Le Panama voit donc passer des centaines de petites embarcations près de ses côtes et se fait survoler par des avions se rendant de la Colombie au Costa-Rica, au Honduras (où l’on tue plus qu’en Irak), au Nicaragua, davantage épargné semble-t-il, au Guatemala ou au Salvador, voire au Mexique. Pas un n’échappe au trafic. D’où l’idée présidentielle de se munir de radars, qui viennent comme une évidence comme première arme anti-drogue en ce qui le concerne. Le pays a donc décidé d’en acheter… et d’hélicoptères rapides, également, pour poursuivre en mer les go-fast marins des trafiquants. Et les voilà qui arrivent enfin, ces fameux radars le 24 octobre 2011 : il y en a 19, accompagnés de 6 hélicoptères Agusta dernier cri (des Agusta Westland AW139). Des engins italiens, comme les fameux radars, construits par Finmeccanica. Au total, il y en a pour 250 milllions de dollars (et même 333 millions si l’on compte vraiment tout, paraît-il). Et un beau scandale à la clé, qui mouille directement le président milliardaire Martinelli, via son ministre de la sécurité Jose Raul Mulino et son ministre du Budget Alberto Vallarino, car le contrat ne prévoyait pas que cela : outre de généreux pots de vin, les maçons italiens avaient aussi été sollicités pour construire… des prisons (bâties par Svemark, via un contrat à 200 millions de dollars) ! Au milieu de cet énorme scandale, Valter Lavitola, qui se retrouve aujourd’hui accusé d’extorsion de fonds en complicité avec Giampaolo Tarantini et sa femme, envers l’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi. Tarantini n’étant autre que l’homme d’affaires qui a fourni des prostituées pour les orgies qui avaient eu lieu au Palais Grazioli sous le nom de soirées « bunga-bunga » (tenues à la résidence de Berlusconi). D’où l’inquiétude de l’opposition panaméenne sur le choix de ce matériel purement italien qui va se révéler… inadéquat.

C’est l’ancien candidat à la présidentielle panaméenne qui avait mis le feu aux poudres en révélant en décembre 2011 les mails échangés entre Lavitola et Adolfo De Obarrio, le plus proche conseiller de Martinelli (en photo, Lavitola au milieu de Martinelli et Berlusconi). L’affaire s’était tassée quelque peu, mais elle avait resurgi en avril 2012 avec la découverte de nouveaux documents bien plus embarrassants : “une partie de l’argent a été remis directement au Président panaméen, dans une valise », révèlait le texte, qui précisait même le tarif : en deux paiements, « un de 530 000 euros et le second de 140 000 »... le Corriere insistant en affirmant que c’était à l’époque où Lavitola avait été reçu avec faste au Panama. Sur les 333 millions du contrat, 10% auraient été versés en commissions… à Berlusconi ou à ses amis… et au président panaméen, ainsi qu’à des proches, tel Rogelio Oruna, lepresentant de l’IBT Group, l’argent ayant transité semble-t-il entre les mains de Frankie Francisco Martinelli, le propre cousin du président. Ce dernier rejetant en masse les accusations en parlnt de « soap opera » à propos du scandale, selon lui orchestré par l’influent journal La Prensa. Qui révélait aussitôt un voyage impromptu en Sardaigne tenu du 18 au 21 août 2011, avec Martinelli, deux de ses ministres et un membre de la Cour Suprême, avec leurs épouses respectives.

L’affaire se résumant ainsi selon 20 minutes : « Valter Lavitola et un entrepreneur de Bari, Giampaolo Tarantini, sont soupçonnés d’avoir fourni à l’ex-chef du gouvernement italien des call-girls pour des nuits torrides entre juillet 2008 et avril 2009. Ils sont en outre soupçonnés d’avoir extorqué plus de 800 000 euros à Silvio Berlusconi pour mentir à la justice sur les agissements de ce dernier. A l’origine, Valter Lavitola et Giampaolo Tarantini espéraient en échange de la mise à disposition de prostituées décrocher des contrats avec des colosses publics comme Finmeccanica. Ces contrats étaient tombés à l’eau par la faute de l’une des « escorts », Patrizia D’Addario, qui a tout raconté à la justice. Huit personnes sont poursuivies dans le cadre de ce scandale, distinct du Rubygate, pour incitation et exploitation de la prostitution au bénéfice de Silvio Berlusconi. Enfin, depuis lundi, un autre chef d’accusation pèse sur Valter Lavitola. Soupçonné d’avoir remis au président du Panama et des membres de son gouvernement des pots-de-vins versés par des entreprises italiennes pour la réalisation de prisons dans ce pays, il est poursuivi pour « corruption internationale »« . Le problème n’étant pas que celui des pots de vins versés : les radars achetés à prix d’or, avec ou sans « escort-girls » à la clé, mais ils étaient surtout largement sous-dimensionnés avait révélé la presse panaméenne. C’est « SELEX Sistemi Integrati » la société – une filiale de Finmeccanica – qui a fournit 19 de ses radars Lyra Série 50, qui ont une portée d’environ 48 kilomètres pas plus, un peu moins de 30 miles. Dans quelle mesure seront-ils capables de « voir » au large des côtes, ces radars basés au sol, voilà la question, . Ils ne fournissent pas une couverture suffisante pour recouvrir la totalité de la côte, car s’ils vous garantissent des clichés de l’ensemble de la couverture du littoral, il y aura encore de vastes zones à découvert, » dont profiteront, invariablement, les trafiquants pouvait-on conclure ! Radars inefficaces et pays corrompu : voilà qui n’aide pas vraiment pour faire baisser le trafic de drogue ! Rien ne s’arrangeait, dans le pays !

Rien, car le président avait entre temps (et dès 2010) forcé la dose du libéralisme avec la loi N°30, surnommée « loi chorizo » provoquant une autre violence : « cela avait pris des jours à la société civil pour découvrir tout ce que comportait le document législatif, mais beaucoup étaient devenus furieux après l’avoir fait, en particulier, en ce qui concerne les dispositions de la loi anti-travail. Selon le chapitre 2, article 12 de la loi 30, « les employeurs ne sont pas obligés d’extraire de leur temps de travail des travailleurs pour qu’ils effectuent des réunions ordinaires ou extraordinaires. » Le chapitre 2 développant que lors d’une grève, les contrats de travailleurs en grève peuvent être suspendus, et que les entreprises peuvent même embaucher des remplaçants temporaires ». Le résultat ne s’était pas fait attendre : « Peu de temps après le passage du projet de loi, la Bocas Fruit Company, une filiale de Chiquita Brands, a annoncé qu’elle ne pourrait plus percevoir de cotisations syndicales, romptant le contrat qui avait fait avec le Syndicat des travailleurs des bananeraies de l’industrie (SITRAIBANA) et provoquant l’indignation parmi les es membres du syndicat ? Débutée le 2 juillet, la grève des travailleurs de 48 heures s’est rapidement transformée en un affrontement de 10 jours de division et, finalement violents entre Bocas et ses employés majoritairement indigènes. Lorsque Bocas a condamné la grève comme illégale, et annoncé un report de la rémunération et menacer de licencier ceux des travailleurs qui auront participé à la manifestation, les manifestants sont descendus dans les rues furieux (…) Dans l’ensemble, la correspondance officielle du gouvernement a décompté trois morts et plus de cent quarante blessés, mais des sources extérieures estiment que le nombres de victimes, en réalité, étaient considérablement plus élevé .. En mars de cette année, l’Organisation des Nations Unies a condamné le gouvernement panaméen pour son usage répété de la violence de la police et de la discrimination raciale à l’encontre de ses communautés autochtones. Malheureusement , le rapport de l’ONU n’avait apparemment pas d’effet visible, car d’innombrables civils, dont beaucoup étaient des indigènes , ont été aveuglés ou laissés dans un état critique en raison de la propension de la police à la violence »… L’ancien patron de supermarché souhaitait peut-être diriger ses citoyens comme ses caissières. Le 29 juin 2010, plus de 10 000 manifestaient à Panama City… contre les décisions de Martinelli. Bref, une violence inattendue était apparue du fait de décisions purement gouvernementales…

Et entre temps, les liens entre Martinelli et la DEA américaine s’étaient fortement grippés, nous avait appris en décembre 2010 le New York Times dans un article parlant de la défiance croissante de dirigeants sud-américains vis à vis des méthodes de l’anti-drogue US, qu’ils contestaient de plus en plus. Wikileaks avait révélé les documents compromettants. « La D.E.A. fait face à des pressions encore plus intense l’année dernière en provenance du Panama, dont le président de droite appuyée, Ricardo Martinelli, a exigé que l’agence lui permettent d’utiliser son programme d’ écoutes téléphoniques – connu sous le nom de Matador – pour espionner ses ennemis politiques de gauche qu’il croyait capables de comploter pour l’assassiner. Les États-Unis ont refusé, selon les câbles révélés, en reprochant que M. Martinelli, un magnat de supermarché, « ne fasse aucune distinction entre objectifs légitimes de sécurité et ses ennemis politiques », déclenchant ainsi des tensions qui durent depuis des mois. M. Martinelli, qui selon les câbles posséderait un « penchant pour l’intimidation et de chantage », a riposté en proposant une loi qui aurait mis fin au travail de la DEA avec des unités de police spécialement contrôlées (…) Et quand les Etats-Unis ont repoussé ces tentatives – telle celle de déplacer le système Matador dans les bureaux du procureur général politiquement indépendant – M. Martinelli a menacé d’expulser l’agence de drogue du pays en disant que d’autres pays, tel Israël, seraient heureux de se conformer à ses demandes de renseignements. Finalement, selon les câbles, les diplomates américains se sont interrogés sur ce qu’étaient les motivations de Martinelli. Voulait-il vraiment que la D.E.A. intervienne pour perturber les coups d’état présumés de ses adversaires ou était-il en essayant d’empêcher l’agence d’apprendre la corruption qui régnait parmi ses parents et ses amis ? Un câble a affirmé que le propre cousin de Martinelli a aidé à passer en contrebande des dizaines de millions de dollars provenant de la drogue passée par le principal aéroport de Panama chaque mois Un autre notait qu’ « il n’y a aucune raison de croire qu’il y aura moins d’actes de corruption au sein de ce gouvernement qu’avec le gouvernement précédent. « 

Voilà donc le pays pas davantage protégé des intrusions, en tout cas. Question avions, vous-ai-je dit précédemment, c’est un fort particulier qui nous intéresse au Panama. Revenons pour cela quelques années en arrière avec la décision de la part des Etats-Unis de retirer leurs bases militaires du pays. C’est en effet en 1999, à la suite du traité Torrijos-Carter que les USA ont décidé de quitter la base d’Howard, laissée aux panaméens (le canal lui-même étant restitué le 31 décembre 1999), le Southern Command allant s’installer à Miami. C’était le pivot des opérations de déstabilisation des pays d’Amérique du Sud. toutes les opérations de « cover-up » passaient par elle. C’est par elle par exemple qu’étaient passés les avions de l’Operation Blue Spoon devenue Operation Just Cause pour aller arrêter Noriega, une opération effectuée par des agents de la DEA. On y voyait atterrir et décoller des Corsair II mais aussi de gros porteurs à réaction, les C-141 Starlifters ou les C-5 Galaxy. Lors de l’Operation, deux F-117 effectueront leur première sortie armée. Officiellement, donc, les américains n’étaient plus sur place depuis 15 ans : ils s’étaient carrément installés en Colombie, au prétexte du « Plan Columbia » pour lutter contre la cocaïne, mais aussi pour surveiller son trafic en Golfe du Mexique, au Honduras, au Salvador, en République Dominicaine, au Belize, à Curaçao et Aruba, à Antigua et dans les Bahamas., la Quatrième Flotte de la Navy étant déployée en soutien. Comme le perçoivent certains, le déploiement d’un nombre conséquent de militaires us en Grande Caraïbe est bien plus une question de stratégie commerciale et de l’idéologie qu’une lutte véritable contre la drogue. Le Vénézuela, particulièment visé, étant l’objet d’une surveillance aérienne assidue à ses frontières.

La mort tragique de Torrijos dans un accident d’avion (selon l’économiste John Perkins elle aurait été provoquée par les USA !) va progressivement remettre en cause le traité signé par Jimmy Carter. Son successeur immédiat, Ernesto Perez Balladares puis surtout Mireya Elisa Moscoso Rodríguez (de 1999 à 2004) changeront la donne, Mireya en montrant une toute autre façon de voir, devenue essentiellement pro-américaine : six jours avant de quitter le pouvoir, elle graçiait en effet les terroristes Luis Posada Carriles, Gaspar Jimenez, Pedro Remon et Guillermo Novo Sampol, capturés au Panama pour avoir tenté d’assassiner Fidel Castro lors de sa visite au Sommet ibéro-américain au Panama. Un geste jugé scandaleux par beaucoup. Si c’est le propre fils de Torrijos qui devient président en 2004, les relations avec les USA ne se détériorent pas pour autant et l’élection de Ricardo Martinelli renoue davantage les liens. Ce dernier souhaite en effet ouvertement se rapprocher des USA pour qu’ils forment ses policiers pour lutter contre le trafic de drogue. C’est ainsi que l’ancienne base d’Howard s’était retrouvée sous Martinelli à nouveau utilisée au nom de la guerre à la drogue, le Panama ayant signé entretemps plus de 700 contrats d’aide pour lutter contre la drogue avec des agences américaines liées au Defense Department depuis 1999. Howard avait été rebaptisée « Multinational Counternarcotics Center » mais personne n’était dupe, à voir ce qui s’y pose depuis comme appareils.

D’autant plus que des bavures apparaissent dans ce déploiement de forces. Ainsi en mai 2012, où un erreur tragique sera vite enterrée par la presse. Les gens de la DEA ayant la gâchette bien facile, semble-t-il. « Le 11 mai, une unité anti-drogue de la DEA-hondurienne conjointe installée sur la Forward Operating Base de Mocoron lancée contre des présumés trafiquants de drogue tôt le matin dans la région de la côte Miskito. Dans l’obscurité avant l’aube, les artilleurs des hélicoptères et des soldats sur le terrain auraient tiré sur un bateau sur les rives de la rivière Patu, tuant quatre des passagers à bord. Il a été découvert plus tard que le bateau était tout simplement un navire de passagers, et il existe des preuves et une enquête crédible qui indique que les passagers n’étaient pas été impliqués dans le trafic de drogue. Le jugement hâtif, cependant, et la manière est dans lequel les rapports de presse ont au début utilisés des sources anonymes « officielles » qui caractérisaient le peuple Miskito en termes généraux comme étant des criminels, fait écho à une autre victime de la guerre de 30 ans contre la drogue : la vérité » écrit fort justement Larry Birns, directeur du Council on Hemispheric Affairs.

La « guerre à la drogue » étant aussi celle de la désinformation et de la manipulations des esprits, la presse US étant sur la sellette : ‘l’opération douteuse a présenté un nouveau modèle de tactiques de contre-insurrection sur la base de l’interdiction de drogues développée et perfectionnée par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Les méthodes utilisées dans l’opération ne devraient pas venir comme une surprise, car il y avait des signes qu’un changement significatif de la méthodologie, conçu pour apporter la guerre aux trafiquants au Honduras , a participé à la décision. Dans un article du New York Times du 5 mai 2012 , « Les leçons de l’Irak Aide US Combat une guerre contre la drogue au Honduras ,  » Thom Shanker rapportait que la DEA américaine a récemment mis en place trois opérations avancée sur des bases – Mocoro de Puerto Castilla, et El Aguacate en régions éloignées du Honduras afin de mettre en œuvre les « missions de faible taille, avec un nombre limité de troupes, des partenariats avec des militaires et de la police étrangère forces qui prennent la tête des opérations de sécurité, et des objectifs étroitement définis, visant des insurgés, des terroristes ou des groupes criminels qui menacent les intérêts américains ». Selon Shankar, l’objectif de la base d’opérations avancée Mocoro était la Côte Miskito décrite comme une zone  » rouge/chaude  » pour le trafic de drogue. Les Miskitos , cependant, ont protesté contre l’attaque, et refusé d’être caractérisés comme des criminels ; ils auraient ainsi été naturellement disposés à prendre des dommages collatéraux de ces opérations, ou être accusés à tort de complicité. Au lendemain de la tuerie , un certain nombre de Honduriens et certains responsables américains anonymes ont dénigré la culpabilité sur les passagers du bateau ; le porte-parole du Département d’Etat et l’ambassade des États-Unis au Honduras ont affirmé que les agents de la DEA n’ont joué qu’un  » rôle consultatif  » à la mission. Des  » fonctionnaires  » anonymes des États-Unis immédiatement transmis un texte justifiant les dommages collatéraux, ou pour mettre de côté les euphémismes et être franc, le meurtre de deux femme enceintes et leurs deux enfants, et en blessant plusieurs autres qui étaient sur ​​le bateau de passagers sur les rives de la la rivière Patu. Par exemple , dans un article le 17 mai , le journaliste du Washington Post William Booth se réfère à l’anonymat des agents représentant les organismes d’application de la loi, et les diplomates qui ont été informés de la mission « Ces fonctionnaires anonymes ont monté une affaire contre l’innocence des victimes : « Les responsables américains ont déclaré qu’il n’était pas inhabituel pour les autorités locales de travailler avec des contrebandiers et ont également déclaré ils se demandaient pourquoi les civils innocents seraient sur ​​l’eau au milieu de la nuit .  » Le même jour , le journaliste du New York Times Damien Cave cité ces fonctionnaires anonymes comme disant  » Il n’y a rien dans le village local qui puisse être inconnu , une surprise ou un mystère à ce sujet. Qu’est-ce qui s’est passé, c’est que , pour la première fois dans l’histoire de l’Ahuas , application de la loi hondurienne a perturbé le trafic de stupéfiants . Avant même que l’armée hondurienne a eu l’occasion d’enquêter , le président hondurien Porfirio Lobo est allé vilipender les communautés de la côte Miskito :  » Nous avons un problème dans la côte Miskito parce que la communauté se range en masse pour défendre les trafiquants de drogue en raison de leur situation car ils vivent dans la pauvreté structurelle. «  Comme pour l’Irak et l’Afghanistan, la guerre à la drogue s’accompagne bien d’une guerre de l’information ! C’est bien le même schéma et ce sont bien les mêmes méthodes d’intoxication !!!

Des radars incapables de distinguer en tout le départ de bateaux de pêches porteurs de cocaïne, capables de traverser l’Atlantique malgré leur état déplorable comme le raconte ici SenegalInfos : « et ce n’est pas fini : le 07 juin 2008, plus grosse prise encore avec l’arraisonnement au large du vieux cargo Opnor, en très mauvais état (il datait de 1961 !), battant pavillon panaméen, véritable épave flottante de 412 tonnes, intercepté avec 3,7 tonnes de cocaïne à bord par la marine espagnole, visiblement très bien renseignée : il s’apprêtait à descendre tout son chargement via des pirogues sur le rivage, au même endroit, sur la plage de M’bour, décidément haut lieu du trafic dans le pays. Le bateau était parti du Venezuela, mais avait fait un détour par le Antilles néerlandaises. Son capitaine est hollandais et à bord il dispose de quatre marins ghanéens. Dès 2008, certains tirent donc la sonnette d’alarme au Sénégal : la circulation de la drogue y est devenue en à peine deux années dantesque ! ».  Le navire poubelle naviguant toujours en 2011, comme on le constater ici à La Palmas le 23 février… un navire couvert de rouille atterrissant au large de Mbour, où un juteux commerce de crevettes était en place : en fait de crevettes, l’une des fermes aquacoles sénégalaises dissimulait des tonnes de coke !!! Une ferme construite avec… des aides européennes, les trafiquant étant assez adroits pour berner tout le monde ! Avec au milieu du trafic, Walter Amegan, « échappé » de Mauritanie, qui croisait tranquillement à Saly Stéphane Alzraa, dont l’autre ami s’appelle Michel Neyret. Amegan ayant été relâché à Nouakchott suite à un procès tenu début 2010 où étaient venus plaider en sa faveur deux ténors : Jacques Vergès et Eric Dupond-Moretti, pas moins !!! A Sally, il croisait aussi le « correspondant téléphonique » de Nerey, à savoir Gilles Tepie. « Un trafiquant qui s’échappera in extremis de la traque de Neuilly portant sur la livraison de 110 kg de coke, grâce à un coup de fil donné par Michel Neyret en personne, cela on le sait, aujourd’hui, les faits sont là (et décrits aussi dans notre épisode précédent) » avais-je écrit en novembre 2011. Ce monde est bien petit, en fait !!! Comme l’avait aussi dit Paris-Match : « Pourquoi donc Neyret aurait-il été, seul, en vacances, au contact de deux trafiquants internationaux de cocaïne ? Quel rôle aurait joué Albert dans cette rencontre ? Mais surtout que serait venu donc faire dans ce rendez-vous un des protagonistes de l’affaire des 111 kg de cocaïne de Neuilly ? » soulignait l’hebdomadaire… découvrant comme beaucoup les ramifications d’un énorme trafic.

Mais Martinelli le sait, en fin de second mandat, il ne peut pas se passer des USA à moins d’embarrasser son successeur, qu’il espère de droite comme lui, bien sûr. Alors pour se montrer conciliant avec les USA ; il va leur faire un cadeau. Quelque chose de rare, puisqu’il s’agît d’un agent de la CIA… et pas n’importe lequel (…) « le 17 Juin un ancien agent de la CIA à Milan, en Italie, Robert Seldon Lady , a été arrêté au Panama en vertu d’un mandat d’Interpol . Lady et d’autres agents de la CIA avaient initialement été poursuivi en Italie pour leur rôle dans l’enlèvement illégal d’un musulman, Hassan Mustafa Osama Nasr, et de l’avoir envoyé dans le cadre du programme de restitutions extraordinaires de l’administration Bush dans l’Egypte de Hosni Moubarak, où il avait été torturé ». Voici qu’on retrouvait une vieille connaissance d’Agoravox avec Seldon Lady ! « Au moment de la déclaration de culpabilité devant la juridiction italienne, les 22 agents de la CIA n’étaient déjà plus en Italie. La condamnation de 9 ans de Lady, réduite à 6, avait déclenché l’intervention d’Interpol. Dans des circonstances normales , le Panama aurait dû l’envoyer en Italie pour y purger sa peine, mais à la dernière minute, le gouvernement de Martinelli a envoyé aux États-Unis à la place , où il allait retrouver la liberté et de l’impunité. Les Autorités italiennes exprimant leut frustration avec le Panama qui ne leur offrait même pas une raison valable pour ne pas extrader Lady » (*)

Au Panama, déboulent donc d’étranges engins, avec l’accord des américains qui les fournissent. « Les projets prévus par le Pentagone pour le Panama comprennent l’utilisation de drones de Stark Aerospace, une division d’Israel Defense Industries, ainsi que d’une mise à niveau vers les champs de tir. Stark est une petite entreprise basée dans le Mississippi dont l’activité principale est la production de drones y compris la surveillance non armée sur des véhicules ou un drone armé « Hunter » a-t-on pu lire. Cela a-été utilisée pour des missions de bombardement en Afghanistan et en Irak. Les champs de tir pollués étant mis à jour… Des terrains devenus une épine dans traité du canal dans la fin des années 1990 parce que des dizaines de milliers d’explosifs (dont certains mêlés à des produits chmiques) ont été laissés sur les zones de tir réel sur les rives du canal. Le nettoyage fait, on s’aperçoit qu’un autre avion fort particulier fait des visites régulières de la base d’Howard. Il ressemble à un avion civil, c’est un bimoteur DDHC-8-202Q blanc et bleu foncé, fabriqué à cinq exemplaires seulement et utilisé par le US Air Force Special Operations Command (AFSOC). L’avion a un double… chez les garde-côtes : équipés d’un radar de recherches Raytheon SeaVue 1022 sour le ventre et d’une tourelle vidéo Wescam 16DS, il s’apppelle DHC-8-202 « Coastwatch » ; un modèle repris par le United States Customs and Border Protection/Office of Air and Marine. Chez les militaires, l’un des jumeaux de l’AFSOC, le N355PH, a connu une drôle de fin : envoyé au Mali, il s’y est écrasé bêtement le 19 novembre 2009 à Tarakigné … son pilote ayant oublié de faire le plein !!! A son propos, le communiqué gêné de l’AFRICOM révélera une perle, en parlant de « 9 personnes à bord », blessées… et « 3 passagers seulement ». Ce qui faisait un « équipage » de 6, montrant que 4 personnes au moins à bord s’activaient à autre chose que piloter l’appareil ! Un superbe avion-espion, à vrai dire. Bourré d’électronique, valant… 7,2 millions de dollars pièce. Des avions immatriculés en « N » mais qui n’ont pas vraiment de propriétaire : à l’AFSOC ils volent pour le Special Operations Squadrons – l’ancien 318th SOS, devenu 524th SOS – au sein du 27th Special Operations Wing de la base Cannon AFB, mais n’ont pas pour autant de désignation militiaire… demeurant des appareils détenus par des sociétés privées… fantômes. De simples boîtes aux lettres, la plupart du temps. Les cinq exemplaires sont en effet censés appartenir en effet à une obscure société de leasing située à Wilmington, dans le Delaware. Sous deux appelations différentes : « Win Win Services LLC » et « Bam Leasing LLC« , pour ajouter à l’imbroglio. Voilà qui sent fort les opérations secrètes !

Ratatiner ainsi un engin de plus de 7 millions de dollars montre à quel point l’armée américaine se fiche pas mal de la formation de ses propres pilotes, ou plutôt qu’elle fait confiance à de drôles de loustics, le plus souvent des « contractants » le mot poli pour dire mercenaires. A un point tel que l’expérience désastreuse est pleinement reproductible : ce qu’un autre crash sidérant va démontrer avec éclat, celui de l’exemplaire N356PH, frère jumeau du précédent, qui s’écrase le 5 octobre 2013 en Colombie dans des conditions rocambolesques : or il avait décollé, justement, de la fameuse base d’Howard, et c’est cela aussi bien sûr qui nous intéresse, et que l’on verra un peu plus tard si vous le voulez bien…

(*) l’élection récente de son ex-second laisse envisager des liens renoués avec les américains, lasseés de la corruption de la famille Martinelli : « M. Varela, âgé de 50 ans, avait aidé M. Martinelli, un magnat de la grande distribution, à conquérir le pouvoir il y a cinq ans et avait été élu à la vice-présidence. Les rapports entre les deux hommes s’étaient rapidement dégradés et M. Varela avait rompu avec le président Martinelli en 2011. Il avait toutefois conservé son poste de vice-président après la rupture, mais perdu son portefeuille de ministre des relations extérieures. M. Varela est alors devenu un des critiques les plus acerbes du président sortant, l’accusant de dérive autoritaire et de corruption. Des rumeurs, venant selon lui de la présidence, l’ont associé à un réseau mafieux de blanchiment d’argent. L’ambassade des Etats-Unis à Panama a démenti que son visa américain ait été annulé« … Visiblement ce n’étaient pas que des rumeurs !

source:http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxx-au-panama-les-151366

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PANAMA: de la cocaïne et des banques accueillantes pour que le pays et sa capitale reviennent au centre d’un gigantesque trafic de drogue ininterrompu.

Coke en Stock (LXIX) : au Panama, « la guerre à la drogue » mène aussi au « reggaeton »

La cocaïne, pour beaucoup, est ancrée dans le milieu du show-biz. Le Panama, terre de passage de la coke remontant vers le Mexique, ne va pas faillir à la réputation, en laissant entrevoir tout un pan de musique particulière et locale en faire un commerce lucratif.

On y trouve bien sûr aussi des avions remplis de coke, mais ce sont plutôt les petits navires et les véhicules terrestres (voire des chevaux !) qui dissimulent et apportent ou font transiter les sachets de drogue dans le pays. Un pays qui est aussi célèbre pour autre chose ; le blanchiment d’argent, tant les banques panaméennes représentent un havre de paix pour les dépôts illicites, et ce depuis un bon nombre d’années maintenant. Beaucoup d’individus s’étant créés des comptes bancaires discrets dans le pays : on trouvera même des hommes politiques français, venus il y a bien longtemps y déposer le fruit de pots de vins de transactions secrètes de ventes d’armes avec les pays du Golfe (*). Place au Panama, dont l’étendue des difficultés va nous demander à lui seul quelques épisodes…

Géographiquement, comme le Costa-Rica, le Panama est une terre de passage. Au sortir du Venezuela, en direction du Costa-Rica, ou davantage encore de la Colombie, qui le jouxte, les contrebandiers peuvent aisémernt écouler par voie terrestre pour le second et par petits bateaux pour le premier la cocaïne produite dans les Andes. C’est pourquoi donc les journaux locaux abondent de prises terrestres ou côtières, pour de petites ou moyennes quantités en général, mais extrêmement nombreuses. Le pays qui avait connu une période florissante du trafic de drogue pendant la période Noriega, l’ancien informateur de la CIA,  sombre à nouveau dans les mêmes travers.

Là aussi, on ne manque pas d’imagination, pour faire passer la drogue à bord de véhicules ou d’esquifs, voire des moyens plus tradtionnels comme des chevaux (ici à gauche surpris en 2001 à la frontière avec leurs sacs de coke attachés ; (chevaux et un seul cavalier, pour 14 sacs et 341 kilos !). Voire cachée dans des pneus, des containers prêts à partir pour la Hollande, ou la Belgique, un plein de crevettes congelées, un ULM, l’entourage d’un bagage, un faux-fond de remorque de camion, celui d’un bateau, des bidons à bord d’un navire avec dedans de la cocke dissoute, un réfrigérateur de bateau, dans des villas, la mangrove, des melons ou des citrouilles, du plantain, un semi-submersible ou… même des implants mammaires ! Dans les aéroports du pays, les prises sont très fréquentes (ici avec le logo du trafiquant emprunté à Nike !) Un rapport de 2012 sur la criminalité indique qu’on s’y étripe, certes, mais « pas davantage qu’aux Etats-Unis« , par armes légères type pistolet et non par tirs d’AK-47 propres au grands gangs d’Amérique Centrale. Les arrestations portent surtout sur des « kidnappings express » à savoir une prise d’otage de quelques minutes d’un particulier venant de retirer de l’argent à un distributeur, l’homme étant vite relâché. Le pays étant équipé depuis longtemps de banques ultra-modernes. Bref, nous ne sommes pas au Mexique où les têtes coupées jonchent les trottoirs et les cadavres de journalistes trop curieux sont pendus à l’envers à des arches de pont (bien qu’il y ait aussi des règlements de compte et des photos de cadavres exsangues dans les rues), mais cette relative « quiétude » (?) cache un système bien particulier comme on va le voir maintenant : on y dissimule beaucoup de choses, comme ce trafiquant dans son pick-up à bascule, qui, extérieurement ne payait pas de mine en effet avant que la police ne le découvre. Le plutôt discret Panama dissimule bien son jeu en effet, avec son président milliardaire. Un président élu en 2009 qui a fait ses études à Académie militaire de Staunton (Virginie, États-Unis), puis à l’Université de l’Arkansas et enfin à l’INCAE (Instituto Centroamericano de Administración de Empresas) de San José (au Costa Rica) ; et qui a fait ensuite fortune dans une chaîne de supermarchés (Super 99)  : voilà qui le destinait naturellement à se sentir très proche des USA, semble-t-il. Comme on va le voir, ce n’est déjà plus si évident…

Car le pays et sa capitale sont redevenus au centre même d’un gigantesque trafic de drogue ininterrompu. « Panama City est l’endroit où la mondialisation réunit le « marché noir » (« black market »). « Le canal de Panama est un point du commerce mondial central dans l’hémisphère occidental. Quelques 12 000 navires traversent le canal chaque année. Panama City et les environs environnantes sont également un goulot d’étranglement pour le commerce du marché noir entre la Colombie et le reste du monde. Des centaines de tonnes de cocaïne passent de la Colombie à travers le territoire souverain du Panama sur leur chemin aux États-Unis, en Europe et au-delà. Des dizaines d’options pour les entreprises sont offertes pour les opérations de blanchiment d’argent et de transit sur ​​les terre, l’eau et dans l’air qui donnent trafiquants la latitude dont ils ont besoin pour rester en avance sur l’application de la loi ». La capitale est essentiellement touchée :  « Panama City est le foyer de l’une des plus grande concentrations de banques dans les Amériques, faisant du pays un centre mondial de blanchiment d’argent (…). Les Entreprises colombiennes constituent la majorité des entreprises les plus prospères de Panama, la plupart, sinon la totalité étant situées dans la ville de Panama. Beaucoup de Colombiens possèdent là une la terre de vacances ou des plantations, et constituent une partie des milliards de dollars colombiens investis dans l’éducation du Panama son industrie, son commerce et de sa finance » notait déjà avec justesse en 2006 l’ISN de Zurich. Le moyen de transport privilégié de la drogue, localement utilisé étant souvent le bateau  : « des bateaux rapides, conçus avec des coques longues en forme de V et entraînés par une combinaison de moteurs de forte puissance, peuvent se déplacer à des vitesses qui atteignent environ 150 kilomètres par heure dans les eaux calmes, à 90 km / h en eau agitée, et de maintenir 47 km / p dans des creux de 1,5 à 2 mètres.  Ces bateaux ont aussi énorme capacité de transport et peuvent facilement transporter des charges de plusieurs tonnes de cocaïne. Étant donné la nature géographique de la côte caraïbe du Panama, et la quantité relative de l’éloignement sur ​​la longueur du Panama , il n’est pas surprenant que la plupart des victimes de la traite cocaïne de la Colombie vers l’Amérique centrale et le Mexique passent le long de cette route ». L’article étant intitulé « le Panama, un paradis pour trafiquants (**) ».

Le 1er janvier 2001, un bateau rapide de 32 pieds (10 mètres) avec 1 tonne de coke avait été intercepté à Colon, un deuxième le sera le 8 juillet : long cette fois de 63 pieds (19 mètres), il contenait 14 fûts de 55 galons (208 litres chacun) de cocaïne liquide (2912 litres !). L’Intaka, c’était son nom avait navigué de Carthagène, en Colombie en partance vers le Honduras. 4 jours avant, un autte navire, un petit cargo, le Fifita 500, avait été intercepté avec 1,8 tonne de cocaïne à bord. L’idée forte du paradis n’avait pas changé en 2013… De petits bateaux équipés de hors bords passant toujours le long des côtes, comme ici en décembre 2013 avec l’Elfamfre, repéré par le patrouilleur panaméen 306, alerté par un avion de surveillance, en décembre 2013 dans l’archipel de Las Perlas avec 132 kilos de coke à bord. des petits navires repérés par des avions de surveillance… américains : « le 30 novembre (2013), dans le cadre d’une mission de la Joint Inter -Agency Task Force-South (JIATF-S), un bureau de contrôle aérien et maritime qui regroupe1 200 agents fédéraux d’exploitation et possède 30 emplacements, air et mer, ainsi que 260 avions et 290 navires,   note l’article, un avion P- 3 TLR, affecté au Centre des opérations de sécurité nationale de l’air (NASOC – JAX) de Jacksonville, en Floride a localisé et poursuivi une cible de surface d’intérêt (STOI) sur environ 230 miles nautiques au sud-ouest de Panama City. La STOI a été localisé et suivi jusqu’à ce que l’équipe d’arraisonnement de la Marine des États-Unis est arrivé sur les lieux Le 2 Décembre, le FOII-S a confirmé la saisie de 1012 kilos de cocaïne à bord de la STOI ».

Peu d’avions, donc, dans le trafic, sauf 14 d’un coup : ceux saisis à l’Albrook Flight School lié au National Naval Air Service (SENAN).dont le directeur, Isaac Mosquera, se retrouve accusé le 28 mai 2011 d’être un trafiquant. Son école servait de paravent à tout un réseau : en plus de l’école de vol, également lié à cette affaire ont été saisis 17 véhicules, plus d’une douzaine d’avions sept armes à feu et certaines résidences » Javier Caraballo procureur anti-drogue du Panama affirmant que  » dans ce trafic de drogue de ce réseau international ont participé de manière directe certains des membres de la famille et des parents des élèves de l’école de pilotage ainsi que les citoyens mexicains et colombiens, même si elles n’ont pas connu de participation directe à l’école, ils l’ont été dans les faits « . Le réseau international de trafic de drogues utilisait l’école d’aviation situé dans Albrook comme couverture, écrit Panama America. Le 13 février 2013déjà, Wikileaks avait lié l’école aux Farcs, relayant un mail alarmant de la Stratfor. Mais un autre circuit d’avion va nous intéresser davantage. Celui qui aboutit à la gigantesque lessiveuse à blanchiment d’argent qu’est en fait le pays.

Pas d’avions à répertorier ? Et bien si, mais ce ne sont pas ceux que l’on a relevés dans les épisodes précédents. Ils sont tout autres en effet. Commençons d’abord par une visite bien anodine d’un petit jet privé en mai 2011. « L’avion immatriculé N-551MF qui est entré dans le pays la semaine dernière en provenance du Honduras avec 2,3 millions de dollars en espèces a bord a fait la même opération à trois reprises plus tôt, selon une source judiciaire citée hier . Selon la source, les occupants de l’avion avaient un contact qui était un employé dans le service des douanes du Panama, ce qui leur a permis d’amener de l’argent dans le pays dans des valises, livrées au Panama, puis plus tard pour sortir du pays. Le deuxième Procureur antidrogue du Panama a identifié certains des suspects comme étant les honduriens Alan Fonseca et Astrid Robles , et les colombiens Andrés Bejarano et Wilmer de Jesús Cárdenas. Les pilotes américains, Kenneth Lee Chonoski et Carl Jeremy Moody, ont essayé de se faire passer pour des représentants du gouvernement des États-Unis. L’identité de leur contact panaméen qui a travaillé à la douane n’a pas encore été révélé« . Étrange histoire : l’avion aurait donc ainsi véhiculé plus de 800 millions de dollars… en espèces, vers une banque… panaméenne, qui ne semblait pas non plus avoir été fort regardante sur sa provenance, donc. Mais ce n’est pas tout poursuit le journaliste : « l‘avion américain avec le numéro  N-551MF sur la queue est un Bombardier Learjet 55. Il appartient à Blakenergy Aviation Llc , 5629 Fm 1960 Rd W, Houston,Texas. J’ai appelé la compagnie et là première fois ils m’ont dit « aucun commentaire » et puis « tout le monde est parti déjeuner, rappelez plus tard  » c’est ce que j’ai fait. Environ une heure plus tard, j’ai parlé à quelqu’un de l’entreprise – pas David Blake – qui m’a expliqué qu’ils possédaient bien l’avion et il qu’il était bien sur leurs liste, , mais la personne à que j’ai parlé à dit ne pas savoir les détails opérationnels de ces vols ou des affrètements de l’entreprise (…) les deux pilotes américains qui ont été arrêtés – Kenneth Lee Chonoski et Carl Jeremy Moody – ne sont pas des employés de Blakenergy Aviation LLC, mais plutôt seulement les pilotes engagés pour piloter un avions affrété . C’est en quelque sorte comme une entreprise de location de voitures. Toute personne ayant un permis de conduire peut louer et conduire la voiture, et si elles le font quelque chose d’illégal avec cette voiture ce n’est alors pas nécessairement la faute de la société de location de voitures » .

OK, pourquoi pas. Mais une autre information vitale est apparue entre temps : un agent de la DEA aurait balancé l’affaire sur le dos des deux pilotes pour qu’on ne découvre pas la sienne, qui était en effet totalement… illégale, selon certains informateurs. La DEA était dans le coup ! C’était donc forcément un des passagers, l’agent qui portait les 2,3 millions de dollars dans ses bagages ! On n’y croît pas trop, pour autant, jusque l’affaire prenne de l’ampleur au point d’avoir un communiqué gêné d’Eric Holder, alors en pleine tourmente « Fast and Furious », un autre coup tordu (ou affaire « Gunwalking », or « letting guns walk », des armes de la police américaine -2000 exemplaires- retrouvées chez des trafiquants mexicains, soi-disant pour pouvoir mieux les « pister » selon l’administration US !). Holder se retrouvant obligé de faire une intervention au Sénat lors d’une audition houleuse. Les panaméens avaient il est vrai d’abord et assez vite rendu l’avion, mais en gardant les deux pilotes, laissés… libres, mais avec interdiction de quitter le pays ; ce n’est que 18 mois après qu’ils avaient pu le faire... « C’est peut-être vouloir dire aussi que trois passagers de l’avion demeurent emprisonnés, y compris l’agent informateur de la DEA qui a enfreint la loi et a été pris, mais qui a essayé de se sortir du pétrin en disant qu’il travaillait pour le gouvernement américain » note le sarcastique blog.chron.com. American Jet International avait réglé leurs salaires pendant leur détention. Ils avaient risqué 12 années de prison là-bas. Y avait-il donc un agent de la DEA impliqué dans l’affaire ? Les faits qui vont suivre vont avoir tendance à appuyer la forte présomption. Dans la guerre déclarée à la drogue, les agents de la DEA ont pris bien souvent des allures de militaires !

Eric Holder aurait donc dû en effet davantage regarder les avancées de l’enquête panaméenne. Car des agents de la DEA, il y en avait partout dans le pays. Parmi les personnes arrêtées, il y avait un promoteur de spectacles de « reggaeton », avait relevé la presse colombienne  : « la filiale panaméenne du promoteur possède des bureaux à Punta Pacifica, où ont également été saisis 180 000 dollars. Cette entreprise avait embauché plusieurs jets privés, qui devaient se rendre en Amérique Centrale et avait monté des spectacles au Panama et les organisaient, dans le genre de chanteurs de « reggaeton ». L’ organisation criminelle avait été détecté en février de cette année, suite à une alerte internationale. Samedi matin six policiers panaméens sont allés à l’avion directement moment de l’atterrissage au Panama, en provenance de l’aéroport de Toncontin au Honduras. Témoins de la nervosité des occupants, ils trouvaient les valises pleines d’argent dans un compartiment à bagages de l’avion » (selon La Critica). Le blog ajoutant son commentaire fort bien pesé sur le blanchiment par entreprise de spectacle interposée : « un des meilleurs moyens de blanchir de l’argent de la drogue est par le biais de sociétés écrans qui cherchent à générer honnêtement de grandes quantités d’argent (liquide). Un club de striptease, par exemple, qui ramasse (du liquide) à la porte. Comment peut faire un vérificateur ou un inspecteur pour savoir si il empoche 50 000 dollars sur un vendredi soir, ou plutôt 500 000 dollars ? Cela ressemble à un concert, ou à la promotion d’événements d’entreprise, qui feraient un grand pas vers le blanchiment d’argent. Nous avons eu un concert et c’était un grand succès – nous sommes arrivés à 500 000 dollars dans un spectacle. Sauf s’il y a quelqu’un comptant les têtes avec une calculatrice à la main, comment pourront-ils jamais savoir que le spectacle ait perdu de l’argent, et que la « recette » vient vraiment de là ou de l’argent de la drogue blanchie ? Quoi qu’il en soit, je suis sûr que les enquêteurs et détectives sont extirper tous les détails sur ce-cas là… » Peut-être que le procureur général des États-Unis (Attorney General) n’y connaîssait t rien en spectacles, ou encore moins au reggaeton ??? Qui sait ? Ou avait-il plutôt du mal à avouer que la DEA y jouait un jeu pervers ?

Ce même reggaeton avait pourtant déjà subi un choc en juillet 2011 avec le raid contre le temple de la musique, le quartier défavorisé de la Perla à Puerto Rico où cette musique était née. Puis en octobre avec l’arrestation d’un maître en la matière, en République Dominicaine voisine  : « considéré comme l’homme de Puerto Rico le plus important du trafiquant de stupéfiants, c’est un personnage clé dans l’une des plus grandes affaires de blanchiment d’argent de la République dominicaine qui vient d’être été condamné à la réclusion à perpétuité dans un établissement fédéral mercredi dernier. Le journal San Juan relate qu’ Angel Ayala Vazquez a été reconnu coupable en avril de complot en vue de distribuer des drogues, après avoir été accusé d’importation de cocaïne en provenance de Colombie et de lavoir ‘expédiée aux États-Unis, et de la vendre à Puerto Rico. Il avait été arrêté en Juin 2010, après une enquête d’une durée de sept ans. Considéré par certains une version moderne de Robin Hood, connu aussi comme « Angelo Millones,  » Ayala avait souvent promu des chanteurs de reggaeton et offert des concerts de Noël, ou lancé des projets de logements publics (…).  En fait, il avait arrosé pendant des années le genre musical et ses vedettes les plus connues. « Les membres du populaire groupe Wisin et Yandel ont été appelés comme témoins lors de son procès (parmi ceux qu’il avait promus, il y avait aussi eu tout une brochette d’artistes, dont Don Omar, Hector El Father, Gilberto Santa Rosa, Elvis Crespo, Aventure et Sean Paul : en 2009 déjà Don Omar et Wisin et Yandel – ici à droite- avaient déjà été traduits devant un tribunal fédéral de San Juan lors d’une enquête sur certains paiements en espèces reçus en chantant dans un concert de Noël en 2008. Les sommes se montaient à 12 000 et 16 500 dollars en espèces pour les artistes) . 

L’homme chez qui on venait chanter était en effet devenu immensément riche, grâce à la cocaïne : « ses propriétés saisies à ce jour et ceux qui pourraient être confisqués à l’avenir pourraient se monter à 100,8 millions de dollars, selon les autorités, fabriqués à partir des relations d’Ayala pendnt une durée de 15 ans. Il avait été ramené en République Dominicaine où son associé , José Figueroa Agosto, alias « Junior Capsule » avait été au centre de la plus grande affaire de blanchiment d’argent de ce pays, avec huit personnes condamnées, condamnées pour certains jusqu’à 15 années de prison » avait expliqué Dominican Today le 26 octobre 2011. On avait calculé que pendant la période, dans le dans le domaine de Bayamón, dans le centre de l’île, il avait importé plus de 9 tonnes de cocaïne ! Et encore, on semblait être fort loin des comptes ! La drogue était acheminée par avion par avion des American Airlines, à New York ou à Orlando de 2000à 2006. Un témoin (plutôt accusé venu à charge) parmi les 65 appelés au procès, Torres Rodríguez expliquera que chaque semaine était envoyés deux à trois lots et que chaque voyage emportait entre 120 à 300 kilos de cocaïne.. « En un mois, ils pouvaient envoyer dans ce temps donné 5 000 kilos de cocaïne, » a-t-il dit ». Ayala avait arrosé partout… jusqu’aux Etats-Unis où ses largesses avaient attiré d’autres personnes. Parmi les individus prises dans la tourmente, Livan Hernandez, l’ancien lanceur de base-ball des Washington Nationals (de 2005 à 2006), qui avait vu son nom porté sur une Porsche, une Lamborghini et une salle de gym contenant un studio d’enregistrement, une échoppe de barbiere et un garage de réparations automobiles appartenant à Ayala. Avec son plein accord. Au procès, « on a montré qu’il existe des athlètes professionnels qui ont participé pour donner leurs noms, comme d’autres qui ne sont pas des athlètes professionnels », avait alors déclaré Pedro Janer , directeur adjoint à l’Agence fédérale Île de la lutte antidrogue (DEA). « Et aujourd’hui on va enquêter en profondeur, de façon beaucoup plus grande, qui portera sur les entités qui régissent le sport professionnel pour voir quelles sanctions administratives peuvent être prises à leur encontre « , a déclaré Janer, désireux d’en finir avec cette gangrène de l’attirance de l’argent issu de la drogue.. ; comme écho, en décembre 2011, un juge colombien, Joaquin Torres avait souhaité bannir le reggaeton pour apologie des drogues dans les chansons. Pour des sociologues, ce n’est qu’une sous-culture issue des quartiers les plus défavorisés… où la drogue est présente partout dans la vie quotidienne.

Le reggaeton, ces paroles obscènes, ses clichés sur les filles et les grosses voitures, et ces idoles, était déjà depuis plusieurs mois sinon plusieurs années dans le collimateur de la justice US en fait : en juillet 2012 alors que les deux pilotes américains étaient toujours prisonniers au Panama ; la presse évoquait une drôle de scène, vécue à Puerto-Rico cette fois encore : « trois étoiles Portoricaines de reggaeton ont été inquiétées par les États-Unis après leur participation récemment au mariage d’un trafiquant de drogue présumé en Colombie qui avait été présumé mort », a déclaré jeudi un fonctionnaire fédéral. Le Chanteur Arcangel et le duo Jowell & Randy étaient parmi les sept artistes portoricains présents au mariage que l’US Drug Enforcement veut interroger, a dit Pedro Janer, un agent spécial agissant en charge de la division des Caraïbes de la DEA. » Nous allons certainement examiner la question, a-t-il dit.  » Ce type était un trafiquant de drogue notoire. « Les artistes assistaient à la fête de mariage d’une semaine de Camilo Torres, qui est surnommé  » Fritanga » d’après un plat typique colombien de viande rôtie. Les autorités colombiennes ont débarqué dans la fête fin juin, quelques heures après le mariage et arrêtéTorres, qui avait selon Janer pris une nouvelle identité après que quelqu’un a déposé un faux certificat de décès pour lui en 2010. La fête avait eu lieu sur l’île de la côte de la Colombie de Mucara dans les Caraïbes, au large,avec des soirées à thème, des feux d’artifice et une jeune mariée en bikini ». La surprenante arrestation en plein mariage avait été fimée par la police, avec le bruit d’un hélicoptère tournant autour…

La fête du narco-trafiquant prétendu mort avait dit-on coûté 1,4 million de dollars. « La DEA veut savoir comment les artistes en question étaient arrivés-là, combien ils ont été payés et comment ils sont arrivés en Colombie, entre autres choses.  » Ce mec était un trafiquant important, et de trouver là sept gars de Puerto Rico, même si Ils affirment qu’ils travaillaient ou de faire le show, c’est très bien, mais ce n’est pas le lieu typique « , a déclaré Janer. Uka Green, un publiciste pour Arcangel et sa société de gestion, Pina Records, a déclaré que les agents de la DEA se sont invités à interroger toute personne qui a été à la noce ». Arcangel participera fin juillet à une émission de télévision où il tentera (fort maladroitement) de s’expliquer sur sa présence à la fête. Prudent, il avait amené Edwin Prado, son avocat. « Il a dit qu’aucun de ceux qui étaient présents qui connaissaient leur performance n’était au courant de leur financement. Pina Records a publié sa propre déclaration niant que quelqu’un travaillant pour Archangek avait identifié comme un agent de police des États-Unis, comme le prétendaient pourtant pendant le raid les médias colombiens. Un homme qui a répondu au téléphone pour Vallejo Enterprises, une société d’organisation de spectacles du duo de reggaeton Jowell & Randy, a refusé de commenter et dit qu’elle ne savait pas si quelqu’un voulait faire une déclaration. Janer dit qu’il pourrait demander à l’ IRS et au bureau du procureur des États-Unis de l’aide, Avec Département du Trésor de Puerto Rico , si la DEA décide d’enquêter pleinement sur le cas . Il est rare pour les chanteurs ou autres artistes d’être directement mis en cause pour des liens de trafic de drogue à puisque ce sont les promoteurs et les gestionnaires qui sont impliqués pour les négociations directes et signent les contrats , a précisé Janer. » La chose est , à quel moment ne l’artiste ou le gestionnaire de l’artiste se rendent pas compte que c’est de l’argent de la drogue et que les gens derrière elle sont les trafiquants de drogue ?  » je l’ai dit .  » C’est ce qu’ils prétendent, qu’ls ne savaient rien ». Mais que faisaient donc trois policiers de la DEA au mariage de « Fritanga » s’inquiète Wyss, chef du bureau américain du Miami Herald et des journaux McClatchy …intrigué par le genre d’intervention et au courant de l’affaire de la valise pleine d’argent. le 29 avril 2013, « Fritanga » était finalement extradé aux USA. La DEA avait suivi une bonne piste, semble-t-il, mais en s’y prenant très mal. Et en participant ouvertement à son blanchiment, exactement comme le FBI a fourni de faux explosifs à des terroristes pour mieux pouvoir les arrêter après !

Mais cela n’expliquait pas encore le passage au dessus du pays d’un autre avion….car au Panama, la guerre à la drogue en cache une autre, en fait. C’est ce que nous étudierons un peu plus tard plus en détail, avec une incroyable histoire encore ; si vous le vouez bien…

(*) L’argent de la vente d’armes à L’Arabie Saoudite, en 1994, dont les trois frégates Sawari II de classe La Fayette était géré par société française d’exportation de matériel militaire et aéronautique (SOFMA), société appartenant à l’État, qui reversait des commissions en général de 6,25 % : mais pour l’ Arabie Saoudite, le contrat d’un total de 3,2 milliards de francs le taux était monté à un incroyable 18 % de taux de versements en sous-main, trois fois plus. « Ce très beau marché est signé en 1994 par l’Etat français à travers son office, la Société française d’exportation de matériels avancés (Sofresa). Il porte sur près de 20 milliards de francs à l’origine, 28 milliards avec la troisième frégate. Fait exceptionnel, deux ans après la signature, la France va secrètement revoir l’architecture du contrat sur un point essentiel : les commissions, qui à l’origine s’élèvent à 18 %, y compris la rémunération de la Sofresa (1 % pour les frais de fonctionnement), soit un montant de 5 milliards de francs » raconte Libération. Dont deux 2% destinés directement au prince Sultan Ibn Abdulaziz, ministre de la Défense du pays, et 1% pour le prince Fahd, (le chef de la marine saoudienne) ! Tout avait transité par deux sociétés, Pilny et Chesterfield, immatriculées au Panama. Parmi les intermédiaires, on trouvait outre François Léotard, Nicolas Bazire, directeur du cabinet du premier ministre Edouard Balladur et grand ami de Nicolas Sarkozy et Thierry Gaubert, dont on retrouvera la trace plus tard en Colombie… avec une étrange et grande villa régulièrement visitée par des gens comme Olivier Dassault, venu en Falcon 10 F-GTOD. «  Quand Chirac devient président de la République en 1995, il demande à son Ministre de la Défense, Charles Millon, d’enquêter sur les rétro-commissions qui ont lieu dans le cadre des ventes d’armes. Ils sont convaincus que des rétro-commissions ont eu lieu dans le cadre de ces contrats. Dans le contrat Sawari II, le montant des commissions, légales jusqu’en 2000 s’élève à 18%. Quant aux rétro-commissions, destinées à alimenter la campagne de Balladur, elles atteignent 87 millions d’euros selon Médiapart » précise Marianne…. une campagne gérée par… Nicolas Sarkozy !

(**) http://www.panama-guide.com/index.p…

FRANCE (Douane – Celtic ): 50 kg de cocaïne saisis au Havre

Stéphane Sellami | 22 Déc. 2014, 18h29 | MAJ : 22 Déc. 2014, 18h33 – Info le Parisien

ILLUSTRATION. Des centaines de kilos de cocaïne ont été saisis dans le port du Havre depuis plusieurs mois.
ILLUSTRATION. Des centaines de kilos de cocaïne ont été saisis dans le port du Havre depuis plusieurs mois. (LP/Céline Carez.)
Les douaniers du Havre (Seine-Maritime) viennent de saisir une importante quantité de cocaïne dissimulée dans uncontainer en provenance deCallao au Pérou. En contrôlant cecontainer renfermant des rouleaux de câbles industriels, au début de ce mois de décembre, les agents des douanes ont mis la main sur 50 kg de cocaïne.

Une drogue dans la valeur à la revente au détail est estimée à près de 450 000 €. Depuis plusieurs mois, des centaines de kilos de cocaïne ont été saisis dans le port du Havre, considéré comme la nouvelle porte d’entrée de cette drogue en France.

source: http://www.leparisien.fr/faits-divers/encore-50-kg-de-cocaine-saisis-au-havre-22-12-2014-4393891.php

Le Havre (Seine-Maritime), le 7 juillet. Les douaniers doivent miser aussi bien sur les renseignements qu’ils recueillent que sur leur flair pour parvenir à trouver de la drogue parmi les quelque 2,5 millions de conteneurs qui transitent chaque année par le port du Havre.
Le Havre (Seine-Maritime), le 7 juillet. Les douaniers doivent miser aussi bien sur les renseignements qu’ils recueillent que sur leur flair pour parvenir à trouver de la drogue parmi les quelque 2,5 millions de conteneurs qui transitent chaque année par le port du Havre. (LP/Yann Foreix.)

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FRANCE – Narco-distribution: de la cocaïne livrée par La Poste

Une étude de l’Observatoire des drogues relève laprécarisation croissante des consommateurs qui s’approvisionnent par voie postale ou sur internet.

L’approvisionnement de drogues par internet et voie postale se développe en France, et la « pureté » des produits consommés est en hausse, constate l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, dans une étude publiée lundi, qui note aussi une paupérisation croissante de certains usagers.

Petites doses, petits prix

Cette précarisation accrue de certains usagers – qui ne font pourtant pas partie des couches sociales pauvres – est observée avec « l’adaptation de l’offre de drogue », qui se caractérise par « des doses de plus en plus fractionnées, pour être vendues à des prix plus accessibles », notamment pour la cocaïne, dévoile l’étude Trend (Tendances récentes et nouvelles drogues) de l’OFDT portant sur 2013 et début 2014.

De même, « la pratique de l’achat en groupe d’un simple gramme », le détournement de médicaments, la modification des voies d’administration (passage du sniff à l’injection pour les usagers de cocaïne, renforcement des consommations d’amphétamine, considérée comme la « cocaïne du pauvre ») sont d’autres signes de cette paupérisation de certains usagers.

Drogue par correspondance

L’étude souligne par ailleurs une diversification des modes de diffusion des substances illicites. Si internet continue de jouer un rôle majeur dans le développement des nouveaux produits de synthèse (NPS), « l’approvisionnement par voie postale se développe en parallèle », et concerne aussi des produits comme le cannabis, la cocaïne ou la MDMA (principe actif de l’ecstasy). Mais ce mode de trafic ne véhicule pour l’instant que de petites quantités.

Autres innovations, les ventes via les sites du « deep web » ou « dark net », qui échappent aux moteurs de recherche et sont centrés sur des activités illicites, semblent plus fréquentes, tout comme la production locale d’amphétamines ou de MDMA, qui était jusqu’ici très rare en France.
Des produits de plus en plus « purs »

Enfin, l’étude constate une « hausse des teneurs moyennes » des différents produits. Déjà sensible ces dernières années, la pureté du cannabis sous ses deux formes (herbes et résine) s’est intensifiée : les teneurs moyennes en principe actif de l’herbe ont doublé en cinq ans et celles de la résine en dix ans.

Un phénomène similaire touche la MDMA sous sa forme poudre, mais concerne désormais également la forme comprimés connue sous le nom d’ecstasy.

La pureté de l’héroïne est elle aussi en hausse (teneur moyenne de 13%, et 8% des saisies comportaient plus de 30% d’héroïne). Si le phénomène se confirme, « une croissance du nombre de surdoses d’héroïne est à craindre », note l’OFDT, qui met aussi en lumière l’augmentation de la pureté moyenne de la cocaïne alors que le produit se caractérisait ces dernières années par de faibles teneurs.

LIRE sur http://www.ouest-france.fr/drogues-de-la-cocaine-envoyee-par-la-poste-3056566

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Russie: près de 174 tonnes de drogue saisies les cinq dernières années (FKSN)

Russie: près de 174 tonnes de drogue saisies les cinq dernières années (FKSN)

Par La Voix de la Russie | Plus de 175 tonnes de drogues ont été saisies en Russie durant ces cinq dernières années, a annoncé vendredi le directeur du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN) Viktor Ivanov.

« La police a saisi 26 tonnes d’opiacés dont 11,5 tonnes d’héroïne afghane, 131 tonnes de dérivés du cannabis dont 121 tonnes de marijuana et 10 tonnes de haschisch, ainsi que 18 tonnes de drogues synthétiques », a indiqué le responsable lors d’une réunion de son ministère.

Selon lui, la police a par ailleurs fermé 50.000 tripots et de laboratoires de fabrication de drogue.

« Durant ces cinq dernières années, 1,2 million d’enquêtes criminelles et administratives ont été lancées à l’encontre des personnes impliquées dans le trafic de stupéfiants. La police a mis un terme à l’activité de 26.000 groupes criminels organisés », a précisé le directeur du FSKN.

RIA Novosti
Lire la suite:
http://french.ruvr.ru/news/2014_12_15/Russie-pres-de-174-tonnes-de-drogue-saisies-les-cinq-dernieres-annees-FKSN-7845/

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PÉROU: depuis fin 2012, premier producteur de feuilles de coca dans le monde.

Coke en stock (LXXVI) : au Pérou, des trafiquants filmés en pleine action !

Le Pérou est désormais – depuis fin 2012 – le premier producteur de feuilles de coca dans le monde. Comme le précisait l’article l’annonçant ; le « prix du kilo de chlorhydrate de cocaïne au Pérou est bien inférieur qu’en Colombie ». Logique donc d’y trouver depuis un bon nombre d’avions de trafiquants sillonnant son ciel. Destinés à faire de courts voyages, vers le voisin bolivien ou brésilien, ces avions sont de petite taille, ce sont très souvent des petits Cessna monomoteurs à aile haute (le modèle 206 étant le plus répandu), qui n’ont donc pas vocation comme les bimoteurs aperçus en Amérique Centrale à tenter de traverser l’Atlantique pour rejoindre l’Afrique de l’Ouest. Ce qui ne les empêche pas d’emporter une charge maximale de plus de trois cent kilos à chaque trajet ! Des reporters péruviens affutés viennent d’en surprendre plusieurs en plein trafic : leurs vidéos saisissantes montrent l’ampleur du trafic et son organisation sans faille. De quoi désespérer pour ceux qui luttent contre le narcotrafic et ses ravages.

Dans mon article du 7 mai dernier, je vous avais en effet parlé du travail d’IDL-Reporteros, et de l’engagement de ses acteurs, pour faire connaître au public extérieur l’ampleur du problème de trafic de drogue dans le pays, ce que les dirigeants ne souhaitent visiblement pas. Je vous avais montré une carte, ou plutôt un de leurs deux clichés des bords de l’Ene, où l’on pouvait répertorier des piste clandestines bien visibles (il y en avait 10 de répertoriées dans un seul cliché), dont certaines fabriquées au bulldozer, et qui, une fois détruites par la police péruvienne sont aussitôt rebouchées et remises en état. Hier, IDL-Reporteros a fait plus fort encore, en proposant en un premier temps un autre cliché remarquable, que voici :

Sur ce coude de la rivière Pichis Palcazu, les reporters de IDL ont en effet localisé d’autres pistes clandestines, pas moins de cinq supplémentaires, mais aussi un bien étrange bâtiment, construit en pleine clairière. Un simple échauffaudage, surmonté d’une tôle ondulée. Un promontoire pour voir arriver de loin les appareils de contrebande, ou les avertir de l’arrivée des hélicoptères de l’armée péruvienne. Une tour de contrôle de contrebandiers !!! Nos vaillants reporters (Esteban Valle Riestra, Antonio Tello, Romina Mella, Gustavo Gorriti – le directeur de publication- assistés de Cecilia Narváez pour l’administration), se sont en effet donnés comme mission d’informer le public, comme ils l’expliquent eux-même sur leur site :  « La plupart des sujets sur lesquels travaille IDL-R sont d’importantes recherches révélant la corruption ou d’abus, de l’État et du secteur des entreprises et, bien sûr aussi, sur la criminalité organisée. Aussi, IDL-R a fait des reportages en profondeur pour faire connaître les questions d’importance nationale dont on parle peu ; qui sont peu connues et sur lesquelles on est mal informé. Le rapport de Romina Mella sur les cartels de cocaïne est un exemple de cela. Mais aussi celui de Patricio Ortega sur l’oligopole bancaire ; ou le rapport lauréat de Milagros Salazar sur la fraude massive dans le secteur de la pêche ». Cette fois, il frappent un grand coup, en mettant en ligne des documents que vous verrez très bientôt je suppose sur vos téléviseurs. Ils ont en effet réussi à filmer, parfois dans des circonstances acrobatiques, plusieurs opérations de chargement de drogue à bord des avions de contrebande, et même également une intervention de la police au moment même d’un des chargements. Ces documents vidéos apportent énormément de renseignements sur les procédés utilisés et les méthodes mises en place par les trafiquants. Tous ont été filmés sur les rives de la rivière Apurimac, près du village de Mayapo, dans le district de Llochegua. En tout premier, on a la préparation de l’arrivée de l’avion, avec les porteurs de coke amenant leur fardeau auprès de la piste choisie :

 

La séquence suivante s’intitule sobrement « 6 minutes » car c’est le temps (restreint) que dure tout le processus d’atterrissage, de chargement et de redécollage d’un avion qui repart lesté de plus de 300 kilos de cocaïne. Elle a été filmée récemment, le 27 octobre derrnier. Comment le précise IDL-Reporteros ; « ce n’est certes pas la première vidéo d’un avion de la drogue, mais c’est de loin la plus claire, la plus informative et la plus révélatrice. Les faits sont une minorité à côté des centaines d’avions de la drogue qui se font avec succès pour les trafiquants de drogue grâce à leur logistique mobilisant impliquant des dizaines de personnes dans chaque expédition. Cette vidéo montre, grâce à un travail extraordinaire de surveillance, passée des heures caché dans la brousse, tout le processus des trafiquants -, les acteurs, les méthodes et le temps nécessaire. » La piste d’atterrissage clandestine que vous voyez dans la vidéo est sur les rives de la rivière Apurimac, presque à côté de deux autres pistes qui se ressemblent et sont d’utilisation récente.

Cette vidéo montre, pour la première fois, la préparation rapide pour la livraison de la drogue en quelques minutes des pistes d’atterrissage clandestines avant l’arrivée de l’avion. Dans la séquence avant l’arrivée de l’avion du transfert de drogue on peut apercevoir en plus de deux sentinelles et deux autres individus qui apparaissent armés, douze « cargachos » (chargeurs), ou ici des porteurs, plutôt, qui apparaissent un à un avec des sacs de cocaïne à l’épaule. Le groupe traverse ce qui ressemble à une aire atterrissage à l’apparence rustique, parmi les trois pistes activées, deux l’une près de l’autre. Au bout de l’une des deux pistes sélectionnées, des apprentis « contrôleurs » de la circulation aérienne porteurs d’une banne de rouge-orangé, indiquent au pilote qui se rapproche sur quelle piste il doit atterrir à la fin de son vol en provenance de Bolivie. L’avion s’affiche alors dans son axe et descend, tous flaps (volets) sortis … de façon bien téméraire : ; il faut faire très vite, car la région est aussi truffée de bases militaires !

« Dans la séquence que vous venez de voir, l’atterrissage de l’avion et le roulage vers la piste », les révélations sont abondantes, ajoute IDL, et en effet. A 1’23 » minutes de la séquence, on peut voir l’enregistrement de l’appareil, qui est bolivien : il porte l’immatriculation CP-2780. Juste à côté du moteur, les « cargachos » et des répartiteurs, « qui font plus de vingt ans » indique IDL-R, chargent rapidement la drogue dans l’avion. Vingt secondes après le début du chargement, un membre d’équipage donne une valise blanche à un des répartiteurs. Selon des sources parmi les forces de sécurité, selon IDL-R toujours, dans cette boîte, il y a l’argent pour payer la cocaïne. Le chargement proprement dit ne prend que quelques minutes, juste le temps de bien répartir les sacs dans l’avion, dont l’arrière est le plus souvent vidé de tout siège de passager. Dans le même temps et un peu plus tard, un membre de l’équipage se trouve sur les ailes et vérifier les réservoirs de carburant. Puis à gauche sur la terre, on peut voir des fûts vides. Pendant ce temps, le pilote quitte l’avion pour s’étirer un peu le corps engourdi par le vol (des contrôleurs aériens munis de talkies-walkies, postés dans la tour de contrôle de la jungle, le font parfois patienter en lui faisant faire des cercles, s’ils supposent une présence de la police sur le site). A la cinquième minute de la vidéo, on lui rend envoie la valise blanche dans l’avion, apparemment allégée en poids. Il a payé, et peu donc repartir ! Peu de temps après alourdi d’au moins 300 kilos de drogue de fret de cocaïne base ou plus souvent sous forme de chlorhydrate  (raffiné à l’éther en Bolivie à l’acétone au Pérou, pour dissoudre le sulfate de cocaïne) l’avion redémarre son moteur et laborieusement, par la courte piste, s’envole vers d’autres cieux (et un autre pays).

Au bout de la piste, la banderole rouge déployée à nouveau, indique au pilote l’endroit où ses roues doivent quitter le sol s’il ne veut pas terminer sa trajectoire dans le fleuve. Il n’y a pas, on a affaire à des pilotes de talent, ou des chevronnés, capables d’évaluer les risques et de de se poser et de redécoller à pleine charge sur des distances fort courtes. « L’ensemble du processus, depuis l’atterrissage, le chargement la drogue et le décollage des avions a duré seulement six minutes » note IDL-Reporters. « La cocaïne sortant de cette piste à ‘une valeur d’au moins 300 000 dollars. Après l’atterrissage en Bolivie elle prend plus de valeur. Car en fonction de votre destination finale, vous pouvez multiplier cette valeur par dix, cinquante ou même deux cents fois ». On comprend vite pourquoi un tel manège, et une telle organisation mobilisant ici une bonne vingtaine d’individus, voire une trentaine au total (on ne voit pas les guetteurs disposés alentour). Après, également, on a droit à une séquence montrant le lent départ de toute l’équipe de porteurs, qui s’en vont de la zone, une fois l’avion parti à moins que ce ne soit celle d’un attterrissage remis à plus tard… en raison d’une alerte des surveillants- guetteurs.

https://www.youtube.com/watch?v=HOQ…

Nos vaillants reporters retrouveront qui pilotait ce fameux Cessna, ce jour-là. Ou plutôt, c’est l’armée, de la base de Mazamari Le Sinchis, dans le Satipo qui retouvera l’avion et son pilote, dans la jungle, près d’un chemin au bord de la rivière Tambo. C’est son commandant, César Astudillo, qui indiquera que l’avion s’était écrasé, avec son pilote à bord, en tentant d’éviter les hélicoptère de sa base partis à sa poursuite. Avec à ses côtés environ 356 kilos de cocaïne sous forme alcaloïde, évaluée à environ 400 000. dollars et tout un équipement de téléphonie cellulaire et satellite et un GPS. Selon Astudillo, le pilote serait mort… d’overdose de cocaïne ! Aurait-il été trop tenté pendant le vol ?

https://www.youtube.com/watch?v=6A3…

Mais un second document est proposé par IDl, encore plus surprenant, car on peut y voir en direct l’intervention de la police et de l’armée péruvienne lors d’une opération similaire. C’est toujours un petit Cessna qui se présente, à Cerro Verde, dans le district de Llochegua, le 27 octobre dernier (c’est tout récent donc) cette fois-ci sur une piste fabriquée juste derrière un petit village, si bien que tous ses habitants vont aussi voir la scène : dans le village, on peut distinguer une école. Tout n’est pas très loin de la première scène déjà montrée. L’avion, à nouveau un Cessna monomoteur à aile haute (c’est un Cessna 210 Turbo Centurion), est immatriculé CP-2873. Un 4×4 vient apporter la pâte de base de cocaïne pour la charger à bord, et l’avion s’apprête à redécoller, quand une fusillade éclate : l’armée et la police sont là en effet, elles savaient qu’une opération se produirait ce jour là à cet endroit. Dans son échappée,  l’appareil laisse tomber un sac de 30 kilos de pâte de cocaïne sur son chemin. L’avion réussit à s’échapper, les narco- trafiquants commençant à tirer sur un Mi-17 de l’armée arrivé sur place en renfort. Trois jours plus tard, le 30 octobre, l’avion est intercepté près de localité de Ixiamas. On découvre que « l’avion est venu de Bolivie, mais via le Brésil », indique le ministère de l’air, un information reprise par La Prensa.

L’année précédente, le même manège avait été observé. Nous étions alors vers 12h45 le 11 décembre 2013, et l’avion immatriculé CP-2683 se posait sur une piste clandestine située dans la jungle à Codo del Pozuzo, dans le village de Boca Quintora, appartenant à la province de Puerto Inca. A près un échange de coups de feu, là aussi, taient arrêtés trois trafiquants y compris un pilote… brésilien cette fois, âgé de 63 ans, avec 119,25 kg de cocaïne à bord et des armes à feu. L’avion était un Cessna 206 Stationair, L’enquête, depuis a révélé des faits étonnants. Comme le précise un remarquable article de Gustavo Gorriti, relatant les faits « Le pilote aurait dû tente de redécoller, comme l’auraient peut-être fait des collègues boliviens téméraires pour qui être pilote est souvent associée à l’accident, ou à la fatalité. Celui-ci, cependant, avait assez d’expérience pour savoir ce qu’il devait faire et que pour lui, le match était terminé. » En effet : « à 63 ans, le brésilien Carlos Alberto Paschoalin avait derrière lui plusieurs décennies en tant que pilote, la plupart d’entre elles dédiées au trafic de drogue. Presque tous ses vols avaient été couronnés de succès, mais il y avait eu des moments aussi où il ne l’avaient pas été, et la documentation de ces ratés laisse une impression intéressante sur une biographie inhabituelle. Il y a quinze ans, en effet, le 25 octobre 1999, Paschoalin avait été capturé par la police brésilienne sur un autre aérodrome, à la ferme de la Vallée de Gorgulho, dans l’État de Pará, à bord sur un « bimoteur « (immatriculé PT-VKJ c’est en fait un clone brésilien de Piper Navajo, un Embraer 821 Neiva) chargé de 849 kilos de cocaïne à bord. Bien qu’il ait fait partie d’un jugement dans un procès fédéral de l’état de Pará (n ° 99390113678) ; ‘il semble n’avoir passé que peu de temps en prison, parce qu’à peine condamné, il était ressorti libre le 11 juillet de l’année suivante après avoir été condamné pourtant à trois ans de prison, ce dont il avait fait appel immédiatement. Et ainsi libéré, l’ancien pilote a décidé de faire un autre vol, dans le coude de la rivière Pozuzo. Chaque vol représente, selon les informations de la police, un paiement de 25 000 dollars pour le pilote s’il arrive à « exporter » avec succès de la drogue. Pour Paschoalin, actuellement détenu à Piedras Gordas, le vol à Pozuzo pourrait très bien avoir été son dernier emploi comme narcopilote. Vétéran de nombreux vols transportant des drogue, le plus probable, cependant, est que Paschoalin n’écrira pas ses mémoires, ce qui seraient fascinantes pourtant, dans l’enceinte de Piedras Gordas, tranquillement à l’intérieur de la prison ».  L’article mettant le doigt sur un nouveau pays… le Brésil, lui aussi touché par l’épidémie, comme on va le découvrir bientôt dans d’autres épisodes en effet.

Nos reporters en profitant pour faire un bilan des opérations antérieures, qui commence par le Cessna CP-2782 retouvé planté le nez en avant, roulette de nez cassée, dans une bananeraie, au bord d’une piste d’atterrissage clandestine à Ayacucho, le 18 octobre 2013 (je vous en avais fait part ici). Manifestement, on avait tenté de le dissimuler, sous les larges feuilles des bananiers. « L’avion était un Cessna modèle C-206, acheté quelques mois plus tôt, en février à Miami, et piloté à partir de là en Bolivie via Manaus, au Brésil » précisent nos reporters, qui précisent que l’avion avait comme plan de vol de retour l’aéroport de Maravilla, dans le département de Beni, en Bolivie.  Un aéroport déclaré comme destination par d’autres vols qui se terminent au Pérou. Puis décrivent le sort du Cessna CP-1800 (ex N6332Z) qui avait atterri sur une piste d’atterrissage clandestine (comme ici à droite) de Pichis Palcazu le 24 novembre, pour tomber sur une embuscade de la police.  A bord de l’appareil on avait retrouvé plusieurs armes à feu, des téléphones satellitaires, des radios VHF, 2 GPS.. et 300 kilos de cocaïne, apparemment déjà chargés et prêts pour le décollage. Dans la fusillade, le pilote, Ange Roca, avait été tué. Or lui aussi était un vétéran des vols de « narcos ». «  »Ange Roca, le pilote décédé, avait une longue histoire de dossiers de police derrière lui. Sa première arrestation a été enregistrée en août 1993, dans une opération conjointe de la UMOPAR bolivienne avec la DEA, qui avait alors une forte présence en Bolivie. 18 personnes, deux Colombiens et 16 Boliviens avaient été arrêtés. Ce pilote Ange Roca, était le gestionnaire et le transporteur aérien de la drogue. Des années plus tard, en 2001, Roca avait à nouveau été arrêté dans l’Etat de Goiais, au Brésil et inculpé devant un tribunal fédéral de détention de cocaïne et de possession d’armes prohibées. En 2013, cependant, il était de nouveau libre, et était à nouveau prêt pour un nouveau vol de cocaïne, pour l’apporter à destination, qui, cette fois-ci, était, dans la jungle péruvienne », note IDL.

La mort du traficant vétéran Roca fait dire à certains que c’est bien une vieille organisation qui est derrière ces vols : « selon les enquêtes menées par la Direction antidrogue de la police du Pérou (Dirandro), une filiale du cartel de Sinaloa au Mexique fonctionne en Bolivie. Par conséquent, Rivera soutient que Ange Roca, pilote bolivien décédé le week-end dans le sol péruvien, tout en transportant de la drogue, faisait partie de ce groupe. »Roca intégré une filiale du groupe criminel (Sinaloa de cartel) établi en Bolivie. Il est connu qu’il a effectué chaque semaine jusqu’à quatre voyages clandestins vers le territoire péruvien pour recueillir la cocaïne produite dans le Valle de los Rios Apurimac Ene et Mantaro (Vraem) « a rapporté le journal La República de Lima qui a interrogé les autorités du Dirandro ». Voilà qui n’est pas du tout pour plaire à un ministre… Carlos Romero, ministre du gouvernement bolivien qui très vite affirme que « nous n’avons aucun rapport officiel des autorités péruviennes (en ce sens). C’est une une version journalistique comme source qui doit sûrement être sérieuse mais nous n’avons aucun rapport officiel comme quoi l’homme tué était lié à un Cartel » déclare-t-il niant l’existence du cartel sur ses propres terres.  La Bolivie, visiblement, avec son président qui se veut protecteur des agriculteurs cultivant la coca (en laissant dépasser son cota légal) ne veut pas entendre parler de trafic de drogue !!! Le 7 septembre dernier, ce sont plus de sept tonnes de cocaïne qui avaient été saisies dans un entrepôt de charbon sur la côte péruvienne, en 7264 paquets de cocaïne 500 grammes et un kilo que les douaniers avaient mis 5 jours à trier. La drogue signée du cartel de Sinaloa devait partir par bateau vers l’Espagne et la Belgique… la drogue avait été rassemblée dans les domaines de Haut Huallaga (au nord) et dans la vallée des rivières Apurimac Ene et Mantaro (VRAEM, centre et sud) et ensuite transportée à la côte ; avec le stockage central dans la région de La Libertad, là où différents sites de charbon sont toujours exploités. Aprsè les avions, les bateaux…

Le 26 novembre 2013, un hélicoptère survolant la Pampa Hermosa Dirandro, à Puerto Inca dans l’Huanuco, découvrait les vestiges calcinés d’un appareil. Les habitants diront que l’appareil avait raté son atterrissage en bout de piste clandestine, et les trafiquants l’avaient alors incendié. Seuls restaient un bout de queue avec le drapeau bolivien, un bloc moteur, et une inscription encore visible sur sa plaque d’immatriculation. « C’était le Cessna de CP-1959, dont le propriétaire, Carlos Botero Barbery, avait déjà un dossier judiciaire pour trafic de drogue. Il avait été arrêté en décembre 2010 pour des entrées de cocaïne et de drogues chimiques. Apparemment, il venait juse d’être libéré au moment même où son avion porteur de drogue s’était écrasé sur la piste d’atterrissage clandestine de Huanuco ». Le 29 mars, c’est l’avion immatriculé en Bolivie, CP-1847 qui se posait près de la ville de Santa Rosa, dans la vallée de l’Apurímac. L’avion, un Cessna U206G Stationair (ex-N9478Z) avait déjà été chargé avec 300 kilos de cocaïne et était protégé par un groupe de sécurité armé lorsque la police est intervenue, assistée par un hélicoptère venu à la rescousse. Le pilote péruvien âgé de 48 ans s’appelait Hugo Quiro, et il avait été blessé après lors de l’embuscade, son copilote de 26 ans, un bolivien qui avait tenté de fuir, Julio Jimenez, blessé par les tirs, étant décédé peu après. Un troisième larron, Ezequiel Guinea avait été lui aussi blessé par les tirs lors de l’arrestation. Personne n’avait remarqué que le Cessna provenait des célèbres adresses de Wilmington, dans le Delaware ; celles qui permettent à la CIA de fabriquer des sociétés écrans comme elle le souhaite. Il faut dire que là on avait été servi, comme prête-nom, avec le Daffy Doc’s Holding Inc, pour le Cessna 206G alors N9478Z !

Trois jours avant, le 26 mars, c’est un Cessna 210 immatriculé LV-CCK (une fausse immatriculation argentine, l’avion en présentant une différente-bolivienne pour l’autre- par côté de fuselage !) qui se pose… faute de combustible, à Charagua. « Des témoins ont vu trois hommes qui portaient des sacs à dos et a fui la scène en laissant le navire presque sur la montagne » pourra-t-on lire sur l’événement.  Le 6 mai, un Cessna T210N Turbo Centurion arborant comme code CP-2518 (ex N210AB, photographié ici en 2009 à Trinidad (en Bolivie) sur l’aéroport Jorge Henrich Arauz (TDD / SLTR), Bolivia) est saisi sur un campement de trafiquants… dans lequel on découvre 1,6 tonne de cocaïne, et 9 radios portatives, des armes et des véhicules.  L’avion était en train d’être chargé de 1 324 paquets de drogue. Le 9 mai, un autre Cessna a des ratés en plein ciel : c’est le Cessna 206 immatriculé CP-2821 qui est tombé au bord de l’Ene, dans la province de Satipo, dans le Junín, après des problèmes mécaniques. Les narcotraficants réussissent à le poser, et à en sortir la cocaïne, et poussent l’appareil dans le fleuve. On peut l’apercevoir, dans les eaux boueuses, les ailes manquantes, le dessus incendié… par les narcotraficants (ici un autre exemplaire ayant subi le même sort, à demi-enterré).

Le 18 juin, c’est au sud-est du Pérou, dans la province de Huanta, au bord du fleuve, qu’atterrit un Cessna 206, immatriculé CP-2813. A bord, il y a 330 kilos de pâte-base et 8,5 kg de cocaïne pure. Les trois occupants arrivent à s’échapper… dans un bateau à moteur avant l’arrivée de la police. Le 22 novembre 2014, un autre Cessna s’écrase dans l’Emerald Valley (district de Junin) dans ce qu’on appelle le « Canyon du Diable », en tentant d’échapper aux hélicoptères de l’armée du commando spécial de l’Apurímac, Ene et Mantaro (ou VRAEM), en tentant des « manœuvres évasives » dira la police. L’avion (ici à droite filmé par l’armée en train de s’échapper), immatriculé CP-2890 était encore d’origine bolivienne. A bord, on trouvera 356 kilos de cocaïne et le cadavre du pilote. « Nous sommes actuellement dans le processus d’enquête. Dans l’aéronef avons trouvé des téléphones cellulaire, de l’équipement satellitaire, un GPS, entre autres équipements. Toutes ces informations nous sont précieuses pour faire une bonne enquête », a déclaré à son tour le chef de la Direction antidrogue (Dirandro), Vicente Romero. la cargaison était encore en train d’être pesée ce soir.. » La chute de cet avion aura une répercussion bien particulière : loin de là, à Trinidad (c’est en Bolivie !), lors de l‘Operation Trebol, la FELCN occasionnera l’interdiction de vol de deux appareils bien particuliers.

Un Cessna 210 Centurion immatriculé ZP-BFR (un avion paraguayien, donc) et un Beechcraft C90 King Air (LJ-1019) immatriculé PT-OEP, à savoir… au Brésil. Un péruvien (Raúl Ruiz) et un brésilien (Sebastao Belho) sont appréhendés, pour être néanmoins libérés le 28 novembre. Les deux appareils auraient attendu la cargaison du Cessna 2890, dans la propriété du Sinaí (en plein site touristique, donc  !) et celle de Belén, dans le département de Beni, selon les autorités.

Le 6 décembre dernier encore (c’est tout frais !), toujours dans la même zone de l’Ene et de l’Apurimac (à Puerto Ene, dans le distric du Río Tambo, province de Satipo, toujours dans la région du Junín), c’est un énième Cessna qui se fait pincer par l’armée avec une belle prise : encore un bolivien (CP-2704) avec à bord 250 kilos de cocaïne. Les occupants ont réussi à s’échapper : « l’officier a également déclaré qu’à 700 mètres de l’avion, des patrouilles ont trouvé, dans un bateau, un autre lot de 250 kilos de drogue. On croit que les gangsters attendaient un autre avion pour emporter la cargaison illicite. Au total, 500 kilos de cocaïne ont été saisis. « Pour autant que je ai connaissance, ol n’y a aucune arrestation. Au moment de l’intervention, tous les narcotraficants, y compris le pilote ont fuit la zone, sont entré dans un vimlmage où on ne pouvait arrêter quiconque « , a déclaré le général ».

Une constatation s’impose : ces avions ont tous pour direction soit la Bolivie, soit le Brésil, et non plus vers le nord seulement. Et ce, à un rythme plus qu’inquiétant, estime IDL : « chaque jour c’est entre trois et six vols d’avions de la drogue vers venir à la Bolivie et la VRAE (acronyme de « Valley of the Apurimac and Ene River »). Depuis plus de vingt semaines, plus de 80 mois. Il y en a peut être plus, il y en a peut être moins, mais il est clair que l’interdiction est minime, ce qui représente un coût plus qu’acceptable pour les trafiquants de drogue et absolument inacceptable pour notre pays « . IDL a recensé 900 avions ayant décollé et atterri en Bolivie, en passant par Manaus au Brésil, et le Pérou. « compte tenu de la fréquence des vols quotidiens, dans les avions chargé avec 350 kilos de drogue chacun, des estimations prudentes indiquent que c’est 1,2 tonnes de cocaïne exportée de la VRAEM par l’air chaque jour, soit 28,8 tonnes par mois. » `Des clans péruviens se chargent des transferts, mais sous les ordres d’autres donneurs d’ordres.

Car les pilotes véritables de ces opérations ne sont pas nécessairement péruviens ou boliviens, voire mexicains. De nouvelles têtes sont apparues raconte la Republica ; qui à l’appui nous offre une superbe infographie : « Osmar de Souza Junior (ici à droite) est brésilien ; il a 28 ans et dirige la principale faction du premier groupe Catarinense (PGC), organisation criminelle brésilienne, qui, selon le Dirandro, possède 60% des drogures produits dans notre pays (le Pérou) et part pour à la Bolivie et le Brésil (il a été capturé au Paraguay en 2012 avec 31 kilos de coke sur lui – le texte a été rédigé avant et l’homme a été remplacé depuis bien sûr).  Contrairement aux mexicains qui utilisent la voie maritime pour enlever les expéditions de type alcaloïde, PGC a établi de nouvelles voies, y compris cavalières, routes, rivières navigables et les vols d’avions légers pour le même but. Osmar de Souza, connu comme « Le Pitao » ou « Cabelho » est considéré comme le principal bailleur de fonds de plus de 100 petites « signatures » de trafiquants de drogue opérant dans la région productrice de coca de la vallée de la rivière Apurimac Ene et Mantaro (Vraem).  L’un des ses principaux « partenaires » dans le Vraem est Fortunato Lizarbe Lagos, qui gère le plus grand nombre de laboratoires de drogue installés à Ayacucho et dans la vallée de l’Apurimac et dans la jungle du Junin. Lizarbe Lagos est recherché depuis 2006, lorsque le quatrième tribunal Supraprovincial de la Cour pénale nationale a ordonné son arrestation internationale » (on le surnomme le Roi du VRAE, ici çà gauche). « Il existe des preuves de leur présence en Bolivie, où ils auraient déplacé leurs tentacules production et de collecte de cocaïne Primer Grupo Catarinense (PGC) du Vraem. Selon un rapport confidentiel de la direction antidrogue, à qui a eu accès La República, chaque année environ 350 tonnes de cocaïne sont produites dans l’Alto Huallaga et le Vraem ». Une histoire de famille de narcos : lorsqu’il qu’avait été arrêté Luis Lagos Lizarbe, alors âgé de 42 ans, le 15 octobre 2007, en Colombie pour être plus tard extradé au Pérou, c’est en effet son frère Fortunato qui avait repris la place du « roi de VRAE ». Pour illustrer son propos, le journal met en avant la capture du Cessna CP-2776, près du fleuve affluent du Rio Tambo, et la ville de Mayapo, dans le district Llochegua, dans la province de Huanta, le 29 juillet 2014. A son bord, il y avait 300 kilos de cocaïne sous forme alcaloïde. L’avion sera incendié par l’armée : l’avion posé sur un simple bras du fleuve aurait été difficile à faire redécoller.

Le Brésil, nous y viendrons bientôt, bien entendu. Mais avant ça, nous allons retourner au Venezuela, si vous le voulez bien, et pour quelques temps, tant il y a à dire sur le sujet…

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvi-au-perou-des-160396

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CANADA (Québec-Montérégie): fin de partie pour un réseau de trafiquants de cocaïne qui serait lié aux motards criminels

 
Un réseau de vente de cocaïne démantelé en Montérégie

Une cinquantaine de policiers ont procédé au démantèlement, mercredi en... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)PHOTO ARCHIVES REUTERS

Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

Une cinquantaine de policiers ont procédé au démantèlement, mercredi en Montérégie, d’un réseau de trafiquants de cocaïne qui serait lié aux motards criminels, réalisant du coup huit arrestations.

Les policiers de l’Escouade régionale mixte de Granby, en collaboration avec leurs collègues de l’Estrie et du Centre-du-Québec, ont investi à 7h00 mercredi matin cinq résidences de Granby, Sainte-Cécile-de-Milton et Roxton-Pond.

Selon les premiers éléments d’enquête recueillis, le réseau était très bien organisé et effectuait la livraison de cocaïne par voiture sur trois relèves, soit de jour, de soir et de nuit.

L’un des suspects appréhendés aurait été le fournisseur de la drogue.

Les six hommes et deux femmes visés par les mandats d’arrestation, tous âgés entre 21 et 35 ans, comparaîtront dans les prochaines heures au Palais de Justice de Granby sous diverses accusations en matière de trafic de stupéfiants.

Les enquêteurs ont notamment saisi de la cocaïne, du cannabis, des comprimés et de l’argent, mais le bilan final de l’opération ne sera connu que jeudi.

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/affaires-criminelles/201412/10/01-4826988-un-reseau-de-vente-de-cocaine-demantele-en-monteregie.php

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FRANCE (Toulouse): en livrant 220 grammes de cocaïne, « Tonio » Coll se fait serrer par les « stups » toulousains

Le vieux voyou toulousain jouait les VRP de la cocaïne

Dans le Who’s who de la voyoucratie toulousaine, «Tonio» Coll occupe une place de choix. Un «beau mec» qui profite rarement longtemps de sa liberté. À 56 ans, il vient de la reperdre, surpris par les enquêteurs de la brigade des stupéfiants fin novembre dans un bar de Balma. «Tonio» venait livrer 220 grammes de cocaïne à un «ami». Un petit business, développé par ce VRP de la cocaïne qui, entre Toulouse et la Costa Brava, lui permettait d’arrondir des fins de mois difficiles.

Fin septembre, les policiers de la sûreté ont été alertés par un «ami anonyme» sur les ambitions commerciales de cet ancien pas vraiment rangé qui, après avoir gagné sa vie avec des machines à sous, s’est converti dans la came au début des années 2000. En 2001, les hommes de la police judiciaire l’avaient levé dans une affaire de trafic de cannabis et cocaïne. À l’époque il trafiquait notamment avec des «figures» du milieu lyonnais interceptées en gare de Narbonne avec 1 kg de poudre.

Une condamnation à sept ans de prison dans ce dossier ne semble pas lui avoir enlevé le goût des commerces interdits. Surveillé et suivi de près pendant trois mois par les hommes des Stups, Tonio aurait effectué des voyages réguliers entre Toulouse et l’Espagne. Quelques grands anciens récupéraient la poudre et en profitaient pour gagner quelques billets en fourguant la dope à Toulouse mais également à Perpignan ou Valence d’Agen.

Chez un ancien braqueur relation supposée de «Tonio», les policiers ont découvert 750 grammes de poudre planquée dans un thermos grâce au flair des chiens. Attachés aux douanes, à la gendarmerie ou à la police, ces enquêteurs à quatre pattes ont largement facilité les saisies. Au total, 1,1 kg de cocaïne a été découvert, 19 000 € en liquide saisis (plus trois véhicules) et onze suspects interpellés. Le juge Fabrice Rives a mis en examen six personnes, les plus impliquées. Quatre ont été incarcérés et deux placés sous contrôle judiciaire. Selon les investigations et les auditions des suspects, «Tonio» aurait effectué des allers-retours depuis un an, environ trois fois par mois.

source: http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/10/2008588-le-vieux-voyou-toulousain-jouait-les-vrp-de-la-cocaine.html

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FRANCE (Paris) : les trafiquants surpris avec 700 gr de cocaïne

En perquisition dans une chambre d’hôtel à Bezons (Val d’Oise), occupée par deux complices des trafiquants interpellés lundi, les enquêteurs ont saisi près de 700 gr de cocaïne
Les enquêteurs du 3ème district de police judiciaire (DPJ) ont interpellé, ce lundi 8 décembre, vers 19 heures, dans un bar du XVe arrondissement à Paris, trois hommes soupçonnés de se livrer à un important trafic de cocaïne dans la capitale.

Avant d’intervenir, les policiers ont assisté à une transaction entre ces dealers présumés et un de leurs clients.

En perquisition dans une chambre d’hôtel à Bezons (Val d’Oise), occupée par deux de leurs complices, également arrêtés, les enquêteurs ont saisi près de 700 gr de cocaïne. Les cinq suspects ont été placés en garde à vue.

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-les-trafiquants-surpris-avec-700-gr-de-cocaine-09-12-2014-4360543.php

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GUYANE Française: un kilo de cocaïne et 600g de cannabis saisis au poste de contrôle d’Iracoubo

Guyane 1ère

Publié le 09/12/2014 | 11:55, mis à jour le 09/12/2014 | 11:55

Le poste de contrôle de gendarmerie placé peu avant le pont d’Iracoubo a démontré une nouvelle fois son efficacité avec la découverte  d’un kilo de cocaïne et de 2 paquets de cannabis d’un poids total de 623 grammes sous le capot d’un véhicule.

Dimanche 7 décembre, il est 16h30 quand une wolkswagen golf est arrêtée au poste de contrôle d’Iracoubo. A l’intérieur se trouvent 5 personnes.
Cette opération est placée sous réquisition judiciaire et s’effectue avec le concours de l’équipe cynophile de la compagnie de Saint-Laurent-du-Maroni. L’animal effectuant un marquage au niveau de la roue à l’avant-droit, le capot moteur est ouvert. Les gendarmes découvrent un sac plastique contenant trois paquets de différentes tailles : 1070 grammes de cocaïne, 311 grammes d’herbe de cannabis et 312 grammes d’herbe de cannabis.

© Gendarmerie Kourou
© Gendarmerie Kourou

Le véhicule et les produits stupéfiants ont été saisis  et les cinq individus  ont été placés en garde à vue.
L’enquête est menée par la gendarmerie.

http://guyane.la1ere.fr/2014/12/09/un-kilo-de-cocaine-et-600g-de-cannabis-saisis-au-poste-de-controle-d-iracoubo-213524.html

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COSTA RICA: decomisan 500 kilos de cocaína

Las autoridades de Costa Rica decomisaron hoy 500 kilos de cocaína que eran transportados en una lancha en el Pacífico del país, cerca del limite con Panamá, informó una fuente oficial.

08 de diciembre
14:06

San José/ACAN-EFELas autoridades de Costa Rica decomisaron hoy 500 kilos de cocaína que eran transportados en una lancha en el Pacífico del país, cerca del limite con Panamá, informó una fuente oficial.

« A tres millas náuticas al sur de Punta Burica (sur) se logra el decomiso de 500 kilos de cocaína en una embarcación de matrícula costarricense », declaró en una conferencia de prensa el ministro de Seguridad Celso Gamboa.

La droga estaba distribuida en 25 sacos con 20 kilos de droga cada uno.
El ministro dijo que fueron detenidos los tripulantes de la embarcación, quienes fueron identificados como dos costarricenses de apellidos Matarrita, de 40 años, y Delgado, de 31, y otro indocumentado que se identificó a sí mismo como de apellido Miranda, de 24 años, y de nacionalidad panameña.

El operativo estuvo a cargo de la Fuerza Pública, el Servicio Nacional de Guardacostas y el Servicio de Vigilancia Aérea, los cuales recibieron informes de la Policía colombiana y autoridades panameñas, explicó Gamboa.

En lo que va de año las autoridades han decomisado 24,5 toneladas de cocaína, han desarticulado 126 bandas narcotraficantes y han realizado 50.000 detenciones relacionadas a delitos por drogas, según datos oficiales. –

Decomisan 500 kilos de cocaína
La droga estaba distribuida en 25 sacos con 20 kilos de droga cada uno. Foto:EFE/Archivo
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PARAGUAY: Precursor de cocaína en bloques de mármol

Un can antidrogas detectó bloques de mármol extraños en un ómnibus de turismo que iba de Paraguay a Bolivia. Agentes especializados de la unidad antidrogas verificaron las piedras y encontraron 93 kilos de un precursor químico de la cocaína.

Personal de la Unidad Especializada Antidrogas del Ministerio Público, incautó este lunes cerca del mediodía, varios bloques de mármol que estaban dentro de un colectivo de la empresa Stel Turismo, que iba desde Paraguay a Santa Cruz, Bolivia.

El control se realizó en el puesto de La patria, departamento de Boquerón, Chaco paraguayo, donde el can antidrogas reaccionó respecto a los bloques que estaban en la valijera. Al revisar, los agentes encontraron permanganato de potasio, un precursor químico de la cocaína muy utilizado en Bolivia.

A medida que rompieron los bloques fueron encontrando la sustancia química dividida en bolsas, que al pesarlas todas juntas totalizaron 93 kilos, señala un informe oficial.

http://www.abc.com.py/nacionales/precursor-quimico-de-cocaina-en-bloques-de-marmol-1314037.html

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La policía y la DEA incautan 1.5 toneladas de cocaína en Honduras, Nicaragua y Panamá

DEAEn desarrollo de operativos simultáneos, la Policía y la DEA incautaron 1.5 toneladas de cocaína en Panamá, Honduras y Nicaragua.

La Policía colombiana – en coordinación con la DEA (Oficina de la Administración para el Control de Drogas)– puso al descubierto una organización trasnacional dedicada a traficar alucinógenos en Centro América y cuyo centro de producción era Colombia.

De acuerdo con las autoridades, se trata de una banda con enlaces vinculados a carteles mexicanos tales como ‘los Zetas’, ‘Caballeros Templarios’ y ‘Sinaloa’, con amplio poder de despliegue en México y Honduras y apoyo de narcotraficantes en Venezuela, para efectos del trasporte ilegal a través de aeronaves.

 En ese sentido y en desarrollo de operativos simultáneos para combatir el narcotráfico, la Policía y la DEA incautaron 1.5 toneladas de cocaína en Panamá, Honduras y Nicaragua.

En un primer hecho, tras un trabajo investigativo emprendido por la Policía, fue reportada la llegada de unaaeronave, tipo Piper PA-34, al Estado de Apure (Venezuela), procedente de Colombia, la cual saldría de esa región cargada con sustancia estupefaciente, con destino a Centro América.

Piper Seneca V D-GTPI

 En el hecho, fueron incautados 351 kilos de cocaína en Honduras.

“Los controles y seguimientos de las autoridades de cada nación, con la coordinación de agentes de la DEA, permitieron observar el arribo de la aeronave a una pista ilegal en el Estado hondureño.

Allí, el alcaloide fue transportado a un camión tipo cisterna, el cual, fue interceptado, horas después, en el municipio de Azacualpa, departamento de Santa Bárbara (Honduras)”, explicó la Policía a través de un comunicado de prensa.

En desarrollo de operativos simultáneos, la Policía y la DEA incautaron 1.5 toneladas de cocaína en Panamá, Honduras y Nicaragua. En otro operativo, realizado en Nicaragua, fueron incautados 308 kilos de cocaína luego de que las autoridades colombianas identificaran una lancha rápida, que saldría desde el sector de Capurganá (Chocó- Golfo de Urabá), con destino hacia Honduras, utilizando como ruta las Costas de Panamá, Costa Rica y Nicaragua.

“De inmediato, se coordinó un operativo –apoyado por una aeronave, con matricula norteamericana– que logródetectar la embarcación cerca a Isla Maíz y con el apoyo de la Armada de Nicaragua, el vehículo fue inmovilizado y fue incautado el alcaloide, sumado a la captura de tres colombianos”, precisó la Policía, asegurando que la cocaína pertenecía al ‘Clan Úsuga’.

Por último, fueron incautados 911 kilos de cocaína, que eran transportados en una lancha rápida, identificada como Irios, la cual navegaba a 80 millas náuticas, al suroeste de la Isla de Coíba (Panamá).

Los investigadores colombianos habían obtenido información de la salida de la embarcación, tipo Go-Fast, por el pacífico colombiano, (Buenaventura), en el departamento del Valle del Cauca. En este procedimiento, tres personas de nacionalidad colombiana, fueron capturadas.

http://www.tiempo.hn/naci%C3%B3n/item/10751-la-polic%C3%ADa-y-la-dea-incautan-1-5-toneladas-de-coca%C3%ADna-en-honduras,-nicaragua-y-panam%C3%A1

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Policía de Colombia y la DEA incautan 1.5 toneladas de cocaína en Honduras, Nicaragua y Panamá

8 diciembre, 2014

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El envío del alcaloide a Honduras tenía como enlaces a miembros de carteles mexicanos como ‘los Zetas’, ‘Caballeros Templarios’ y ‘Sinaloa’

Foto: Policía de Colombia

En el marco de la Estrategia Integral Contra el Narcotráfico y en un trabajo conjunto entre la Policía Nacional de Colombia a través de la Dirección de Antinarcóticos y la Oficina de la Administración para el Control de Drogas (DEA), fueron incautadas 1.2 toneladas de cocaína, en operativos realizados en Panamá y Honduras.Gracias a la investigación adelantada por la Policía de Colombia, 351 kilos de cocaína fueron incautados en Honduras, luego que uniformados obtuvieran información de la llegada de una aeronave, tipo Piper PA-34, al Estado de Apure (Venezuela), procedente de Colombia, la cual saldría de esa región cargada con sustancia estupefaciente, con destino a Centro América.

Los controles y seguimientos de las autoridades de cada nación, permitieron observar el arribo de la aeronave a una pista ilegal en el Estado hondureño, denominado, Gracias a Dios. Allí, el alcaloide fue transportado a un camión, el cual fue interceptado en la aldea La Sula, departamento de Santa Bárbara, República de Honduras.

Al inspeccionar el gigantesco tanque del automotor, las autoridades hallaron el cargamento de cocaína. En este operativo, una persona fue capturada.

Dentro de esta investigación se pudo establecer que se trata de una organización delincuencial, de carácter transnacional, que tiene su centro de producción y hábitat en Colombia y cuenta con enlaces vinculados a carteles mexicanos tales como ‘los Zetas’, ‘Caballeros Templarios’ y ‘Sinaloa’, con amplio poder de despliegue en México y Honduras y apoyo de narcotraficantes en Venezuela, para efectos del trasporte ilegal a través de aeronaves.

En otro operativo contra el narcotráfico, realizado en Nicaragua, gracias a información suministrada por la Policía, fueron incautados 308 kilos de cocaína. Se trata de una investigación en la que uniformados obtuvieron información de la navegación de una lancha rápida, que saldría desde el sector de Capurganá (Chocó- Golfo de Urabá), con destino hacia Honduras, utilizando como ruta las Costas de Panamá, Costa Rica y Nicaragua.

De inmediato, se coordinó un operativo con funcionarios de la (DEA), para lo cual se dispuso de una aeronave, con matricula norteamericana, que logró detectar la embarcación cerca a Isla Maíz y con el apoyo de la Armada de Nicaragua se logró su inmovilización, la incautación del alcaloide y la captura de tres colombianos. Gracias a este operativo, se logró dar un duro golpe a las finanzas de la banda criminal del ‘Clan Úsuga’.

Finalmente labores de inteligencia de Policías de Antinarcóticos permitieron, también, que Guardacostas de Estados Unidos incautaran 911 kilos de cocaína, que eran transportados en una lancha rápida, identificada como Irios, la cual navegaba a 80 millas náuticas, al suroeste de la Isla de Coíba (Panamá). En este procedimiento, tres personas de nacionalidad colombiana, fueron capturadas.

Por ahora, se desconoce a qué organizaciones narcotraficantes de Colombia pertenecían los cargamentos de droga incautados en Honduras y Panamá.

http://www.icndiario.com/2014/12/08/policia-de-colombia-y-la-dea-incautan-1-5-toneladas-de-cocaina-en-honduras-nicaragua-y-panama/

 

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FRANCE (Vienne-Isère): onze personnes mises en examen pour trafic de drogue et blanchiment d’argent

Selon une information révélée par le Dauphiné libéré et confirmée par Matthieu Bourrette, procureur de la République de Vienne, onze personnes viennent d’être mises en examen pour trafic de stupéfiants et blanchiment d’argent sur la ville de Vienne.

  • Par Yoann Etienne
  • Publié le 05/12/2014 | 12:38, mis à jour le 05/12/2014 | 12:43
© AFP
© AFP
Après plusieurs mois d’enquête, les policiers de Vienne et ceux de la Police judiciaire de Lyon ont mis à jour untrafic de produits stupéfiants structuré et destiné à écouler du cannabis sur la régionViennoise et sur l’ensemble de la région Rhône-Alpes.Le commissariat de Vienne a débuté l’enquête sur ce trafic au printemps. C’est après plusieurs mois d’investigations que le parquet de Vienne décide alors d’ouvrir en septembre dernier une information judiciaire pour trafic de stupéfiants et blanchiment d’argent.

Les enquêteurs reçoivent alors l’appui de la direction centrale de la police judiciaire de Lyon (DIPJ). La semaine dernière, les policiers réussissent à stopper un Go Fast qui revenait d’Espagne. Les forces de l’ordre ont sais près d’une quarantaine de kilos de résine de cannabis et ont procédé à plusieurs interpellations.

Sur les neuf derniers mois, « six à sept transports de cannabis en Espagne auraient été effectués », explique le Procureur, avant de confirmer que « plusieurs centaines de kilos de cannabis ont été écoulés en quelques mois ».

Les investigations ont permis de mettre en lumière également un réseau de blanchiment d’argent de la drogue sur la commune de Vienne. « Cela concerne deux commerces dans le centre-ville de Vienne, un PMU et un bar », explique Matthieu Bourette.

Suite aux interpellations, onze personnes, âgées de 20 à 48 ans et demeurant sur la région de Vienne, ont été mises en examen. Selon Matthieu Bourette, « la moitié d’entre eux est poursuivie devant le juge d’instruction en procédure de récidive légale et un certain nombre avait déjà été condamné pour des peines lourdes concernant des trafics de stupéfiants. »

Sur les onze trafiquants présumés, huit hommes ont été placés en détention provisoire et trois femmes ont été placées sous contrôle judiciaire.

source: http://normanmechin.com/2014/12/06/vienne-en-toute-tranquilite/

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GUADELOUPE: les agents de l’OCTRIS serrent six trafiquants de cocaine en flag!

  • Par Joseph Nodin
  • Publié le 08/12/2014 | 15:12, mis à jour le 08/12/2014 | 15:12

Les agents de l’OCTRIS,et une section spéciale de la police viennent de démanteler un réseau de trafic de cocaïne en Guadeloupe, apprend-t-on ce lundi de source policière.

Depuis mars 2014, les spécialistes de la lutte anti-drogue de la région, surveillaient les agissements d’une équipe de trafiquants de la Dominique et de la Guadeloupe. Dans la nuit du 2 au 3 décembre dernier, les agents de l’OCTRIS , appuyés par les hommes de la Direction  Interrégionale de la Police Judiciaire passent à l’action sur une plage du Gosier (Guadeloupe) et arrêtent de 6 personnes, en pleine « livraison ».

Sur place, les agents saisissent 11 kilos de cocaïne et trois pistolets automatiques de 9mm. Placées en garde à vue puis présentées à un juge, 5 des 6 personnes ont été écrouées en fin de semaine dernière, au centre pénitentiaire de Baie-Mahault. Parmi elles, des hommes de 27 à 36 ans, 5 originaires de l’île de la Dominique et 1 guadeloupéen. Les enquêteurs savourent ce succès car ils indiquent avoir arrêté notamment un vendeur de crack qui alimentait la Guadeloupe.

http://martinique.la1ere.fr/2014/12/08/six-trafiquants-de-cocaine-arretes-en-flagrant-delit-213284.html

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FRANCE (Maine-et-Loire): Ils dirigeaient un trafic de drogue depuis la prison d’Angers

Les hommes de la police judiciaire d’Angers ont interpellé 14 individus qui opéraient entre Angers et la Mayenne. Ils ont saisi drogues et véhicules.

Depuis mai dernier, les policiers étaient sur les traces de deux individus suspectés d’alimenter le milieu des « teufeurs » (fêtards qui fréquentent bien souvent les rave party sauvages et non autorisées). Le trafic se situait alors entre le nord du département et la Mayenne et concernait des drogues comme la MDMA (drogue de synthèse), la résine de cannabis et la cocaïne.
Travaillant sous commission rogatoire, les policiers se sont aperçus que les deux suspects étaient en liaison avec deux autres personnes, détenues à la maison d’arrêt d’Angers. Lesquelles faisaient entrer de la drogue dans les murs pour leur consommation personnelle et la revendre auprès d’autres détenus.

En réalité, ces deux individus (des Angevins), déjà condamnés pour trafic de stupéfiants, dirigeaient les opérations depuis leurs cellules.
Le 10 octobre, la police judiciaire interpelle les deux revendeurs libres et la compagne de l’un d’eux tandis que le trio convoie un kilo de MDMA vers Angers. Six véhicules sont par ailleurs saisis et les différentes filières sont mises à jour.
La « nourrice » interpellée
Les policiers réussissent aussi à remonter jusqu’à la « nourrice ». Dans le jargon des « stups », c’est la personne qui garde la drogue chez elle pour le compte des trafiquants. Ils saisissent chez « elle » un autre kilo de MDMA (déjà conditionnée en gélules prêtes à consommer) et 500 grammes de résine de cannabis ainsi que quelques centaines d’euros en liquide.
Avec l’aide de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la police de Nantes, une quinzaine de personnes sont interpellées en quelques jours. Quatorze sont poursuivies pour infraction à la législation sur les stupéfiants et association de malfaiteurs. Sept sont écrouées et sept autres placées sous contrôle judiciaire.

http://www.courrierdelouest.fr/actualite/maine-et-loire-ils-dirigeaient-un-trafic-de-drogue-depuis-la-prison-dangers-28-11-2014-196

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NEW YORK NEWS: New York City Police Officer Indicted on Narcotics Conspiracy and Official Misconduct Charges

DEADecember 04, 2014
Contact: Public Information Officer
Number: 212-337-2906

New York City Police Officer Indicted on Narcotics Conspiracy and Official Misconduct Charges

DEC 04 (NEW YORK) –  JAMES J. HUNT, Special Agent in Charge of the U.S. Drug Enforcement Administration’s (DEA) New York Division, BRIDGET G. BRENNAN, New York City’s Special Narcotics Prosecutor, New York City Police Commissioner WILLIAM J. BRATTON, New York State Police Superintendent Joseph D’Amico and Acting Special Agent in Charge JAMES HIGGINS of the Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives (ATF) New York Field Division announced today the indictment and arrest of a New York City Police Officer on charges of Conspiracy in the Second Degree and Official Misconduct.

New York City Police Officer MERLIN ALSTON was arrested last night at the NYPD’s 46th Precinct in the Bronx as a result of a long-term wiretap investigation by the Office of the Special Narcotics Prosecutor, the New York City Police Department’s (NYPD) Internal Affairs Bureau (IAB), the New York Drug Enforcement Task Force (DETF) Group T 33 and ATF.  DETF Group T 33 is comprised of agents and officers from the DEA, the NYPD and the New York State Police.

A police officer since January 2006, ALSTON was assigned to the NYPD’s 46th Precinct and formerly served as a Field Intelligence Officer. He is scheduled for arraignment today in Manhattan Supreme Court before Judge Bonnie G. Wittner in Part 61, 100 Centre Street, 11th Floor.

The indictment charges that between June 2010 and October 2014, ALSTON conspired to commit Criminal Sale of a Controlled Substance in the First and Second Degrees. ALSTON also faces two counts of Official Misconduct. ALSTON allegedly participated in drug transactions, served as a driver for a drug trafficker and provided protection. He also assisted drug dealers in avoiding police detection.

As part of the conspiracy, ALSTON allegedly drove a separately charged drug trafficker to locations in the Bronx and elsewhere. Between the summer and fall of 2010, ALSTON and the drug trafficker acted in concert to deliver more than eight ounces of cocaine to an individual in the Bronx on two separate dates. On both occasions, ALSTON and the drug trafficker were together inside a vehicle in the vicinity of an auto body shop located at 1617 Stillwell Avenue. ALSTON removed cocaine from a hidden compartment in the vehicle and handed it to the drug trafficker.

Earlier this year, on March 20, 2014, ALSTON agreed to accompany the drug trafficker to a meeting with another individual. Prior to the meeting, ALSTON agreed to pick up a shotgun at the drug trafficker’s home in Westchester County, asking, “Yo, you want me to come and uhm…pick that up from you or no?” Using coded language, ALSTON referred to the weapon as “The…that noise.”

Shortly after receiving the shotgun, ALSTON went to the vicinity of East 176th Street and Webster Avenue in the Bronx and watched from a vehicle as the drug trafficker met with another individual. Later that day, ALSTON returned the shotgun to the drug trafficker.

The evening of April 8, 2014, ALSTON drove a vehicle with the drug trafficker as a passenger. The two discussed the price of a kilogram of cocaine. Subsequently ALSTON drove the drug trafficker to a location where the drug trafficker had said he intended to sell drugs.

Between July and September of 2014, ALSTON offered to arrange the sale of more than half an ounce of heroin from another individual to the drug trafficker. He met with the drug trafficker and others in the Bronx to discuss the sale of heroin.

Also alleged in the indictment, ALSTON warned a separately charged cocaine supplier about impending police activity on May 7, 2014. Using coded language, ALSTON told the cocaine supplier, “Alright, let them know that I’m come, that I have to go over there so to, to ghost, to be gone.” ALSTON described the location of the police activity as “By the corner, right by the…by the court.”

The cocaine supplier then called another individual and said, “If you have any of the guys’ number, tell them to be careful because my buddy called me and told me that it seems like that [they] are going to do a raid around there or something.”

INDICTED DEFENDANT CHARGES
Merlin Alston
12/6/1982
Conspiracy 2nd – 1 ct
Official Misconduct – 2 cts

The charges and allegations are merely accusations and the defendant is presumed innocent until proven guilty.

http://www.dea.gov/divisions/nyc/2014/nyc120414.shtml

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