AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

FRANCE (Trafic de drogue): « si on ne fait rien, Marseille sera Tijuana »

Près de 28 kilos de drogue ont été saisis dans la cité du Plan d'Aou dans le 15e arrondissement de Marseille. 

FAIT DIVERS – La Sûreté Départementale de la Direction Départementale de la Sécurité Publique (DDSP) des Bouches-du-Rhône a saisi près de 28 kilos de résine et d’herbes de cannabis dans la cité du Plan d’Aou à proximité de la Castellane.L’illustration de la nouvelle méthode de travail des policiers dans la lutte contre le trafic de drogue.

DOUANE FRANCAISE: le « Jean-François Deniau » devient l’une des composantes majeures des garde-côtes de la douane française en Méditerranée

°°°

Christian ECKERT, secrétaire d’État chargé du Budget, a inauguré aujourd’hui à la Seyne-sur-Mer le nouveau patrouilleur de la douane française, le DFP3 Jean-François Deniau, en présence de Mme Hélène CROCQUEVIEILLE, Directrice générale des douanes et droits indirects et du Vice- Amiral d’Escadre Yves JOLY, Préfet maritime de la Méditerranée.

Inauguration du nouveau patrouilleur de la douane

Bâtiment de 53 mètres, intégralement construit en France, le « Jean-François Deniau » devient l’une des composantes majeures des garde-côtes de la douane française en Méditerranée, en complément des 11 moyens navals actuellement en service. Ce navire est le plus grand du dispositif naval de la douane française. Il est conçu pour réaliser 188 jours de missions à la mer par an. Trois équipages de marins de la douane se relaieront pour assurer ses missions :

  • Contribuer au dispositif national de l’action de l’Etat en mer (AEM), politique interministérielle pilotée localement par le Préfet maritime, pour la surveillance à proximité des côtes métropolitaines ou en projection, le cas échéant, en coopération avec la marine nationale. Le patrouilleur sera engagé dans les luttes contre les grands trafics par voie maritime et notamment les trafics de stupéfiants, de tabacs ou d’armes.
  • Participer aux opérations coordonnées par l’agence européenne FRONTEX de lutte contre l’immigration clandestine et de sauvetage des naufragés dans le cadre de la surveillance des frontières extérieures de l’Union européenne. C’est à ce titre que le DFP3 Jean-François Deniau a été cofinancé à 67% par des fonds européens (sur un coût total de 13,54 millions d’euros).

Christian ECKERT a salué « le renforcement des moyens de la direction garde-côtes des douanes de Méditerranée, qui est à l’image des enjeux et de la diversité des missions assurées par les services de l’Etat dans la zone ».

sources:

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12489-inauguration-du-nouveau-patrouilleur-de-la-douane

http://www.nicematin.com/derniere-minute/video-a-toulon-le-nouveau-patrouilleur-ira-secourir-les-migrants.2278578.html

000000000000000000000000000000000000000000

DNRED (Douane française): 230 kg de résine de cannabis trouvés dans un garage à Rouen

En 2014, la douane a saisi 198,4 tonnes de stupéfiants dont 157,3 tonnes de cannabis. © Direction générale des douanes et droits indirectsLes douaniers de Rouen découvrent, en juin 2015, un appartement rempli de plants de cannabis et près de 230 kg de résine, dans un garage.

  • Par Mathilde Riou
  • Publié le 06/07/2015 | 17:28, mis à jour le 06/07/2015 | 17:32

© Direction générale des douanes et droits indirects

En 2014, la douane a saisi 198,4 tonnes de stupéfiants dont 157,3 tonnes de cannabis.

 Les agents de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières de Rouen (DNRED) ont découvert chez des particuliers de Rouen 230 kg de résine de cannabis dans un garage.Le 22 juin, après plusieurs semaines d’investigations, les enquêteurs de la DNRED accompagnés des agents de la direction des douanes de Rouen découvrent des dizaines de plants de cannabis cultivés « in-door » dans un appartement, en plein centre ville. La culture occupant l’intégralité du domicile était prête à être récoltée.

Tout le matériel nécessaire à la culture hydroponique, trois carabines, des munitions, de la résine de cannabis, de la cocaïne, des produits de coupage, des contrefaçons, ainsi que près de 7000 euros ont également été saisis sur place.

© Direction générale des douanes et droits indirects

© Direction générale des douanes et droits indirects

© Direction générale des douanes et droits indirects

© Direction générale des douanes et droits indirects

© Direction générale des douanes et droits indirects

© Direction générale des douanes et droits indirects

Les personnes en cause ont été interpellées. Elles devraient comparaître devant le tribunal correctionnel de Rouen, le 31 juillet prochain.

Trois jours plus tard, le 25 juin, le même service d’enquête découvre au domicile d’un individu faisant l’objet d’investigations pour trafic de stupéfiants, 227 kg de résine de cannabis, 2 armes (fusil à pompe et fusil de chasse) et plus de 4400 euros. Les stupéfiants étaient dissimulés dans un box, loué par l’infracteur, sous une fausse identité.

La JIRS de Lille a été saisie du dossier et les suites judiciaires été confiées en co-saisine à la Police judiciaire et à l’OCRTIS.

En 2014, la douane a saisi 198,4 tonnes de stupéfiants dont 157,3 tonnes de cannabis.

En janvier dernier, 4 065 plants de cannabis sur pieds « in-door » avaient été saisis par les agents de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières de Nantes (DNRED) dans une villa de la banlieue nantaise.

00000000000000000000000000000

PÉROU: le président péruvien Ollanta Humala a levé l’état d’urgence, en vigueur depuis trente ans dans l’Alto Huallaga.

Sentier lumineux et narcotrafic: où en est le Pérou?

media Un soldat péruvien patrouille dans un champ de coca lors d’une opération visant à détruire un laboratoire de cocaïne dans la vallée de l’Apurimac (VRAEM), au Sud-ouest du Pérou. 21 août 2010. AFP/Carlos Mandujano

Le président péruvien Ollanta Humala a annoncé avoir levé l’état d’urgence, en vigueur depuis trente ans dans l’Alto Huallaga. Cette province amazonienne est réputée pour ses cultures illégales de feuille de coca, base de la cocaïne. C’est aussi un ancien refuge de l’organisation maoïste du Sentier lumineux, un acteur du narcotrafic au Pérou, premier producteur mondial de coca.

Pour ses 53 ans, Ollanta Humala s’est offert un drôle de cadeau. « Nous levons l’état d’urgence en vigueur depuis trente ans » dans l’Alto Huallaga, a déclaré le président péruvien, samedi 27 juin. Cette province isolée, forestière et montagneuse, située au centre-nord du Pérou, a été l’un des principaux bastions du Sentier lumineux. Concrètement, cette levée signifie le rétablissement des droits fondamentaux des personnes : l’inviolabilité du domicile, la liberté de réunion et de se déplacer pour les habitants de l’Alto Huallaga, dans la forêt péruvienne, la diminution des contrôles ou la réclamation de leurs droits à l’administration.

Principaux lieux de production de coca en Bolivie et au Pérou. Source UNDOC. http://grupoirena.com/UNDOC

L’annonce, qui a pris tout le monde de court, n’est pas fortuite pour autant : elle arrive quelques heures après la saisie par la police de matériel logistique ayant appartenu au Sentier lumineux dans cette zone, ainsi que l’arrestation du responsable de cette logistique. « La déclaration de Humala intervient dans un contexte un peu particulier au Pérou : le gouvernement est désavoué, il y a des remaniements dans les ministères. Il a profité de cette opération pour redorer son blason. On peut considérer qu’il profite de ces opérations coup de poing avec des prises importantes. Elles ont un retentissement et permettent de faire face aux critiques, mais à court terme seulement. Car à long terme, elles sont inefficaces puisque le trafic se déplace en permanence », décrypte Marie-Esther Lacuisse, spécialiste des études andines à l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes de Science Po. Le « trafic » en question, c’est celui de la coca, dont cette zone fut l’une des principales productrices.

L’état d’urgence était en vigueur dans l’Alto Huallaga depuis 1985, période à laquelle le Sentier lumineux s’y implante. Dans cette grande région isolée, il y sème la terreur, tout en commençant à s’allier aux narcotrafiquants. Jusque-là, le commerce de la drogue, qui s’est développé dès les années 1970, lui est étranger. Il est dévoué corps et âme à son œuvre rédemptrice : la prise du pouvoir et l’instauration d’un régime communiste rural, avec le culte d’un chef qui croit incarner « la quatrième épée », après Marx, Lénine et Mao.

Vingt années meurtrières

Le mouvement maoïste est fondé à la fin des années 1960 par le professeur de

Abimael Guzman à l’ouverture de son procès. 5 novembre 2004, AFP/Jaime Razuri

philosophie Abimael Guzman. Ce dernier fait de l’université d’Ayacucho où il enseigne son terreau, fertile dans cette région pauvre du pays. La majorité des recrues sont des étudiants, appelés, en bons maoïstes, à la lutte armée depuis les campagnes, sans hésiter à réprimer la population locale. Le Sentier lumineux passe à l’action le 17 mai 1980, à la veille de l’élection présidentielle. S’ensuit une décennie de « terreur », selon le vocable officiel, ou de « guerre populaire prolongée », selon la terminologie maoïste. L’organisation compte des milliers de membres.

LIRE plus sur http://www.rfi.fr/hebdo/20150703-perou-sentier-lumineux-cocaine-narcotrafic-vraem-levee-etat-urgence-drogue-guerilla/

00000000000000000000000000000000000000

FRANCE: Charles Pasqua est décédé

Charles Pasqua, Photo d'illustration.L’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua est mort à l’âge de 88 ans

Le narcotrafic, la French connection, Les otages français, les généreuses enveloppes de Elf, les allers-retours de certaines éminences de la classe politique en Afrique, les projets immobiliers douteux, les accords secrets avec le FN ou l’UDF, les contrats d’armes, l’affaire Boulin, le suicide de François de Grossouvre, les disgrâces de quelques barons qui avaient cessé de plaire au roi… etc.ETC.ETC. – Tout cela n’avait plus de secrets pour lui…et plus encore!

****

La Pasqua connection

Publié par Bakchich il y a 8 ans

Ces portraits sont extraits du livre La maison Pasqua (Plon), paru en 2001. Le livre a fait l’objet de multiples procès en diffamation de la part de Charles Pasqua, Jean-Charles Marchiani et Pierre Falcone… Tous ont été déboutés.

Etienne Léandri, le mentor

« Les deux premiers à accourir au chevet d’Etienne ont été Charles Pasqua et son fiston Pierre. C’est dire si la famille Pasqua doit beaucoup à l’ami Etienne, le grand argentier du clan. Laqués de rouge carmin et de liège précieux, les bureaux d’Etienne Léandri rue du Faubourg-Saint-Honoré sont surveillés par un homme à tout faire laotien, l’énigmatique M. Pao. Du haut de son mètre quatre-vingt-trois, Etienne domine implacablement son interlocuteur d’un beau regard de vieux séducteur. Tout, chez cet épicurien, est réglé comme du papier à musique. Un petit porto au début du repas, un petit Cointreau après le café, et encore, allongé d’un glaçon. Le reste du temps il se contente d’un Fernet-Branca, atroce breuvage d’herbes amères adouci d’un soupçon de sirop de menthe. Et le dimanche le bel Etienne rend visite aux Délices, pâtisserie alors célèbre de la plaine Monceau, dont il affectionne tant les petits pâtés.

Né à Gap dans une famille de militaires corses, « le Pépé » aura été un intermédiaire flamboyant. Secret, malin, ce redoutable négociateur aura vite compris que l’histoire s’était accéléré et que les frontières avaient explosé. Durant la dernière guerre qu’il vécut de façon délicieuse, ce play-boy fricote avec l’occupant, obtient des licences d’importation de suif et fabrique le produit Tokalon, l’unique crème de beauté de l’époque. Avec son ami intime Tino Rossi, Etienne devient une des coqueluches du Fouquet’s.

« Mondain et curieux, Etienne Léandri fréquente le Tout-Paris pendant la guerre, il n’est pas le genre à prendre les Allemands à rebrousse-poil », explique joliment l’écrivain Jean Montaldo, son ami et confident. Le 21 juin 1948, la Cour de Justice de la Seine condamne Etienne Léandri par contumace à 20 ans de travaux forcés « pour intelligence avec l’ennemi ». « Etienne s’était alors réfugié en Italie, en passant par Berlin, pour assister à la chute du IIIe Reich, poursuit Jean Montaldo, c’était un extravagant, il en existait beaucoup à l’époque. Il vécut cette époque comme le crépuscule des dieux. On le retrouve plus tard à Milan, abrité par des religieux, le temps d’attendre la fin de l’épuration et des exécutions sommaires ». La légende veut que, durant ses années italiennes, Etienne Léandri aurait approché le mythique parrain sicilien, Lucky Luciano qui, depuis les Etats-Unis, a négocié avec la CIA le débarquement américain en Sicile. « Le patron corse d’un bar parisien de la rue Ponthieu, qui connaissait les Siciliens pour avoir fait de la contrebande de cigarettes, lui sert de recommandation auprès de Luciano », explique un de ses anciens amis, l’universitaire Michel Carmona, auteur d’excellentes biographies de Richelieu ou du baron Haussmann. Cette version de l’histoire n’est pas unanime. « Etienne n’a jamais connu Luciano, s’insurge Montaldo, il détestait les truands ».

Une seule certitude, Etienne Léandri parvient à se faire de nombreuses et précieuses relations en Italie : les industriels du groupe Richard Ginore, soupçonnés de liens privilégiés avec les banquiers du Vatican ; le promoteur Cabassi, aujourd’hui décédé, qui a nettoyé Milan des décombres des bombardements alliés et acquis une grande partie des réserves foncières de la ville ; ou encore l’architecte Carlo Castelli, qui a conçu l’ensemble Milano Fiori, réplique à Milan du quartier de la Défense, dont la justice genevoise a retrouvé la trace en épluchant les comptes bancaire d’Etienne Léandri, Cabassi, Castelli…autant d’amis et de relation de feu Bettino Craxi, l’ancien président socialiste du conseil italien poursuivi par la justice de son pays et réfugié jusqu’à la fin de sa vie en Tunisie.

Revenons à l’après-guerre : le 3 mai 1957 donc, le tribunal permanent des forces armées de Paris déclare Léandri « non coupable de haute trahison ». Rentré en France en s’appuyant sur les réseaux anti-communistes, Etienne apprend vite les recettes du gaullisme immobilier. « A cette époque de divagations financières, raconte Jean Montaldo, Etienne graissait la patte des politiques, il était même un orfèvre en la matière. » « Il jouissait en faisant des affaires », explique l’actuel vice-président du RPF, Jean-Jacques Guillet, dont la société de communication négocia avec Etienne, dans les années 70, des espaces publicitaires…sur les tickets de loterie.

Ce natif de l’île de beauté est au mieux avec les Corses de l’UDR : Achille Peretti, Paul Comiti, René Tomasini, et naturellement Charles Pasqua. « Etienne Léandri était une relation de Christian Poncelet, l’actuel président du Sénat, a admis simplement Pasqua face aux juges, je l’ai vu à plusieurs reprises. Léandri faisant des affaires, je ne me suis jamais inquiété de savoir dans quel domaine. » On n’est pas obligé de le croire sur parole. Son bras droit, Jean-Jacques Guillet, a conservé, lui, des souvenirs plus précis : « dans les années 70, Etienne connaissait bien Marcel Boussac, qui était en train de liquider son groupe industriel. Comme Poncelet est élu dans les Vosges et l’entreprise Boussac est fort présente dans son département, il est amené tout naturellement à rencontrer Etienne Léandri. Or, à l’époque, Charles Pasqua, qui préside une première fois le conseil général des Hauts-de-Seine, cherche à reprendre les haras de Jardy, un des fleurons de l’empire Boussac. C’est pour cela que Poncelet, tout naturellement, lui présente Boussac et Léandri ».

Dans les années 90, Etienne croit au destin de Charles. Entre deux virées à la Scala avec ses amis milanais, le Pépé conclut de juteux contrats pour le compte de l’entreprise de bâtiments Lyonnais-Dumez, la société Thomson ou d’autres. Son associé en affaires est parfois Pierre Pasqua, le fils de Charles. « Etienne rendait à Pasqua le plus grand des services, note cruellement l’universitaire Michel Carmona, il occupait le fiston ».

Pierre Pasqua n’apparaît jamais publiquement. En revanche son nom figure sur quelques comptes discrets en Suisse ou à Monaco. Le fiston est le portrait de son père et son plus fidèle conseiller. Officiellement, sa jeunesse musclée dans les rangs du Gud, un syndicat étudiant d’Extrême droite, est sa seule incursion en politique. Agent immobilier à Grasse, avec pour associé le fils d’un gendarme du coin, Pierre tombe amoureux de l’Afrique et devient conseiller du milliardaire Jean-Claude Mimran, roi de l’agro-alimentaire au Sénégal. Grand voyageur, il effectue quelques escapades avec les amis de son père, Etienne Léandri bien sûr, qui l’emmène en 1994 en Corée, mais aussi le flamboyant André Guelfi, dit Dédé la Sardine, surnommé ainsi en raison de ses investissements passés dans les pêcheries en Mauritanie

Les faux frères Guillet

Grand copain de Pierre, Jean Jacques Guillet est le plus ancien des collaborateurs de Charles. Après avoir fait ses classes au cabinet de Jacques Chaban-Delmas alors Premier ministre de Pompidou, Guillet est chargé entre 1973 et 1976 des relations publiques du conseil général des Hauts-de-Seine, que préside une première fois Charles Pasqua. De sa jeunesse musclée dans les rangs d’Occident, un mouvement d’extrême droite, le vice-président du RPF a conservé un goût marqué pour les méthodes expéditives. Lors des élections présidentielles de 1981, quand Pasqua roulait pour Chirac, une de ses sociétés, l’institut de sondage Indice SA, attribuait au patron du RPR des scores mirobolants. Jean-Jacques le conceptuel prétendait introduire dans ses études d’opinion la dimension de « l’inconscient collectif ». Laquelle dimension, on l’aura compris, était à l’époque profondément anti-giscardienne. Autre atout, ce Guillet-là appartient à la Grande Loge Nationale de France (GLNF), un des trois grandes obédiences maçonniques, et ne s’en cache pas.

Conseiller diplomatique de Charles Pasqua, Bernard Guillet n’a aucun lien de parenté avec Jean-Jacques. « Dans la maison Pasqua, Bernard serait du genre à occuper la chambre de bonne », explique aimablement son avocat, l’ineffable Jacques Vergès. Plus sérieusement, ce simple fonctionnaire du Quai d’Orsay possède une belle maison estimée à trois millions huit cent mille francs au Vésinet, près de Paris. Cette modeste masure intéresse fort la justice qui a épluché ses comptes bancaire sans égard pour son rang de diplomate. Surnommé « Benguigui » par ses détracteurs en raison de son goût pour les pays arabes aussi démocratiques que la Syrie, l’Irak ou la Tunisie, Bernard Guillet apprécie également les golfs du Maroc, un pays où il fut longtemps consul de France. Pour le reste ce diplomate est connu pour u n autre passe-temps, la création d’association. De préférence à but non-lucratif…comme France-Orient et France-Sibérie-Russie, où oeuvra une vraie fausse journaliste prénommée Victoria, au mieux avec les pontes de l’ex-KGB.

Fort colérique, ce diplomate n’inspire pas une totale confiance à ses amis. Avant d’être interrogé par le juge Philippe Courroye l’hiver dernier, Bernard Guillet recevait par colis anonyme, un panier de charcuteries corses. Sans parles de quelques fromages de brebis en prime. Le message était parfaitement clair. Du genre : souviens-toi de ceux qui t’ont nourri.

Histoire d’éviter face à un juge bulldozer, quelques bavardages inutiles.

Daniel Léandri, dit « le tondu »

Daniel Léandri, qui n’a aucun lien de famille avec Etienne Léandri, est le fidèle d’entre les fidèles, le grognard de l’empereur, le « flambeau » dévoué corps et âme. Papa Léandri appartenait déjà à la maison Poulaga, où il avait côtoyé Papa Pasqua, également gardien de la paix. D’où la larme versée par Charles, lors de sa première nomination à l’Intérieur en 1986, en pensant à son père, simple flic, décédé quelques années auparavant. En novembre 1978, Jacques Chirac est hospitalise à l’hôpital Cochin, une jambe fracassée, après un accident de la circulation sur une route verglacée de Corrèze. Totalement dévoué à sa cause, Pasqua lui envoie le brigadier Léandri, pour veiller jour et nuit sur l’accidenté de la route. L’ami Daniel s’endormait, le soir, devant la porte de la chambre d’hôpital. C’est le moment où, sur son lit de douleur, le futur président de la République lancé, très exalté, son fameux appel de Cochin contre la politique giscardienne. « Comme toujours, quand il s’agit de l’abaissement de la France, le parti de l’étranger est à l’œuvre, avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l’écoutez pas. C’est l’engourdissement qui précède la mort. » La présence du garde du corps Léandri s’explique par les relations fort tendues qu’entretenaient alors les gaullistes avec « le parti de l’étranger » de Giscard d’Estaing.

Trois jours avant l’audition de Charles Pasqua par les juges, au mois de mai 2001, on surprend Daniel Léandri, dans le bar d’un grand hôtel, à deux pas du ministère de l’Intérieur, en compagnie d’un grand flic de ce même ministère. Histoire de venir aux nouvelles.

S’il en faut un pour aller au contact, ce sera toujours Daniel, dit encore le « Tondu ». Ou encore « l’enrhumé ».

Le « préfet boum-boum »

« Il faut lui envoyer les voyous ». Dans le rôle du méchant, le préfet Marchiani est toujours parfait. Ses menaces ne sont jamais voilées, l’auteur de ce livre l’a appris à ses dépens. Alors que le Canard enchaîné avait publié l’hiver dernier, plusieurs papiers sur les comptes bancaires de proches de Pasqua, Jean-Charles Marchiani confiait à un ami : « ce Nicolas Beau, il faut lui régler son problème. En Corse c’est assez vite fait : boum, boum et terminé ». Ce qui valut une explication de gravure entre le préfet « boum boum » et le rédacteur en chef du Canard, Claude Angeli, mis au courant de ces menaces par un informateur du journal. Le journaliste conseillera à l’ami Jean-Charles de se calmer un peu.

Jean-Charles Marchiani n’en est pas à son coup d’essai. Apparemment, les « voyous » ont tenté de faire pression sur un journaliste de France 2, Eric Lemasson auteur de la seule biographie du préfet Boum-Boum parue. Début 1999, un dossier de presse annonçant la tenu d’un colloque des chirurgiens-dentistes est délicatement posé sur le bureau du journaliste. Le sujet imposé « la référence en prothèse », est parfaitement étranger à ses préoccupations. Plus surprenant, certains passages sont soulignés au feutre jaune :  » un protocole clinique et technique, lisait-on, permet d’améliorer le traitement de l’édentation totale ». Ou encore : « contrairement aux idées reçues, le nombre d’édenté totaux ne régresse pas ». Et enfin : « les praticiens hospitaliers mesurent un rajeunissement de la population édentée ». Or Eric Lemasson n’a pas dépassé à l’époque, la trentaine d’années. A bon entendeur, salut !

Plus tard, le même plumitif et père de famille reçoit, entre deux coups de fil menaçants (sur fond de bruit de cour de récréation) une étrange visite d’un avocat connu. Cet honorable représentant du barreau lui demande de supprimer certains passages du livre, contre la somme de cinquante mille francs. Pour les envoyés du préfet Boum-Boum, le retournement d’un journaliste vaut peu de choses. De tels tarifs sont presque insultants pour la profession.

Le parcours politique du préfet Boum Boum ne plaide pas en sa faveur. Etudiant en droit à Aix, où il rencontre déjà Pasqua alors représentant en pastis à Marseille, le jeune Marchiani est très engagé du côté de l’Algérie française. A moins, comme on le raconte volontiers, qu’il n’infiltre l’OAS pour le compte du SAC. Plus sérieusement, le préfet Boum Boum commence sa carrière à dix-neuf ans, au Sdece, l’ancêtre des services secrets de la DGSE (direction générale de la sécurité extérieure), dont il est évincé en 1970 pour avoir joué un rôle trouble dans l’affaire Markovic.

« Il a toujours cultive un côté préfet chrétien et d’autre part, le genre voyou des services secrets », explique son camarade du RPF, Jean-Jacques Guillet, conseille de toujours de Pasqua. Et d’ajouter, cruel : « il a un côté Rintintin à courir partout même si on ne lui demande pas, encore qu’en matière politique, face à Chirac notamment, il fasse davantage penser à Rantanplan ».

A partir de 1993, Jean-Charles Marchiani devient l’interlocuteur privilégié des hommes du président angolais Dos Santos, le Franc-brésilien Pierre Falcone et le Russe Arkadi Gaydamak, deux amis plus récents de la bande à Pasqua. Pierre Falcone est un Franco-Brésilien né à Alger en 1952 de parents italiens émigrés. Un bien joli métissage. Touche-à-tout, il s’intéresse aussi bien aux armements qu’aux produits alimentaires ou à la santé financière des associations satellites du RPF. Accusé de commerce d’armes illicite, de trafic d’influence et de fraude fiscale, Pierre Falcone n’a jamais livré ses secrets de fabrication. « Il ne dit rien, il a une défense de voyou », estime un enquêteur.

Avant de connaître pendant une année, jusqu’à décembre 2001, une cellule de Fleury-Mérogis où la température ne dépasse pas huit degrés en hiver- et encore avec des cartons aux fenêtres-, Pierre était confiant en son destin : « dans mon pays au Brésil, on aime bien les maximes. Et celle-ci en particulier : bien faire et laisser dire. » «  Bien faire… » Pierre Falcone aura ainsi contribué à livrer cinq cent millions de dollars d’armement à l’Angola, un des pays les plus riches en pétrole de la planète et l’un des plus misérables pour le niveau de vie de ses habitants.

Bon camarade, Pierre Falcone a emmené dans ses aventures angolaises le milliardaire russe Arkadi Gaydamak, fort bien introduit dans le complexe militaro-industriel de Russie. Au départ, ce petit émigré aura été un bon informateur de la DST, le service de sécurité intérieur. « C’est un génie, le roi Midas en personne », souligne son avocat, William Goldnadel.

Cet Arkadi est surtout un ami de la France. De multiples portraits de Napoléon ornent les pièces de réception de son superbe appartement avenue Foch. A l’entendre, il aurait beaucoup fait pour libérer en 1995 les pilotes français, otages en Serbie. « La France devrait me traiter en héros , proteste aujourd’hui Arkadi, or elle me traite en bandit. » Recherché par la justice française, le Russe s’est réfugié en Israël, où il a hébraïsé son nom en « Ari Barlev ». De là il multiplie les propos vengeurs et les menaces voilées dans les nombreux entretiens qu’il accorde aux envoyés spéciaux de la presse française, qu’il reçoit volontiers dans sa belle maison de Césarée. Entre deux voyages en Angola…

Le clan des Corses

«  J’ai des amis corses, et alors ? Ce n’est pas un délit. » Cette confidence émouvante de Charles Pasqua au journal Corse-Matin durant l’été 2001 traduit une affection particulière pour deux familles dans l’île : les trois frères Feliciaggi, les deux frères Tomi. Et les proches de Charlie s’affichent avec Jean-Baptiste Jérôme Colonna, dit « Jean-Jérôme », dit encore « Jean-Jé », qui passe pour le parrain corse par excellence.

Au cinéma, les amis corses auraient joué le rôle des mauvais garçons ; de lourdes paupières, dès lèvres épaisses, des visages figés. Leur impassibilité est traversée parfois par une lueur d’intelligence, baptisée sur l’île le « vice du berger », ou encore « le vice du renard ». Autant dire la capacité de certains Corses à se tirer des situations les plus périlleuses.

Les Feliciaggi sont officiellement trois, l’histoire en retiendra surtout deux. Nés au Congo de parents fonctionnaires, Charlie et Robert Feliciaggi allient le meilleur et le pire des Corses expatriés en Afrique : l’esprit d’entreprise, l’énergie débordante, la générosité clanique, mais aussi cette propension à se sentir en marge de la loi commune. Chez eux le clan passe avant l’Etat-nation.

L’aîné, Charlie, vit en Angola où comme Jean-Christophe, Dédé la sardine et d’autres, il s’occupe officiellement de pêcheries. Encore que ce ne soit pas exactement l’impression de la justice de Monaco, qui s’intéresse de près à ses activités, et notamment aux 35 millions de dollars de matériel qu’il a livré à la garde présidentielle angolaise, avec l’aide notamment de Pierre Falcone. Le deuxième, le plus entreprenant, se prénomme « Jérôme », mais se fait appeler « Robert l’Africain ». Malgré la cure d’amaigrissement suivie l’été dernier dans une ville d’eaux, Robert a le visage empâté, les yeux sombres et le geste lent. Ce Corse est surtout le grand patron des jeux en Afrique. Sans parler de ces quelques casinos hexagonaux que Charles Pasqua lui a concédés lors de son règne au ministère de l’Intérieur, entre 1993 et 1995. il faut dire que Robert fut le principal artisan du lancement de Demain la Corse, l’antenne du RPF sur l’île. C’est lui encore, qui, pendant les européennes de 1999, renfloue les comptes de la patronne du PMU gabonais, Marthe Mondoloni, pour l’aider à avancer sept millions et demi au RPF…

Marthe est la fille de Michel Tomi, autre empereur des jeux et des casinos, qui tutoie Pasqua. Condamné dans la débâcle du casino de Bandol en 1996 à un an de prison, une peine confirmée voici quinze mois par la Cour de Cassation, cet honnête garçon vient d’obtenir d’un juge d’application des peines en Corse un régime de semi-liberté. Du genre souple.

Resté au pays, son frère, Jean-Baptiste Tomi, aura été élu maire du village familial de Tasso, sous les étiquettes successives de radical, de gaulliste puis de « divers droite ». Surnommé « le gros », le fringant Jean-Baptiste appartenait surtout au clan de feu Marcel Francisci, le patron des cercles de jeu à Paris. Hélas, le 15 janvier 1982, ce grand entrepreneur a été flingué dans un parking parisien et depuis, Jean-Baptiste s’est converti dans la restauration. Son auberge, le Col-Saint-Georges, se prête merveilleusement à de discrètes agapes, notamment lorsque le patron du RPF réunit ses amis politiques dans l’île.

Autre Corse d’Afrique, André Tarallo, l’homme fort d’Elf pendant un quart de siècle, est naturellement au mieux avec ce tout petit monde. Il connaît depuis toujours Charlie Feliciaggi, dont l’appartement, rue Jean-Goujon, tous volets clos, fait face aux locaux que lui-même a aménagés depuis son départ de la compagnie pétrolière. André a également côtoyé Robert Feliciaggi, qu’il « n’a pas revu depuis cinq ans ». Et bien sûr Jean-Jé Colonna, qui vit à Pila-Canale, le village des Feliciaggi, ne lui est pas inconnu. « Je l’aperçois parfois, je peux vous assurer qu’il est en pleine activité », admet André Tarallo, dans un sourire. Et d’ajouter, amical envers le journaliste de passage : « il ne faut pas s’attaquer à la bande de Pila-Canale, il faut vous méfier, ils peuvent vous retrouver d’ici deux ou trois ans ».

Officiellement employé par la supérette de sa femme pour dix mille francs par moi, Jean-Jé est avant tout connu comme le neveu de Jean-Jean. Ce dernier a trempé après guerre, dans l’affaire mythique du trafic de cigarette du combinatie, du nom du bateau détourné avec sa cargaison de blondes. Ce qui lui a valu, lors d’une fusillade de rue, de perdre les deux jambes. Maire à l’époque de Pila-Canale, le fief de la famille, Jean-Jean inaugura tout de même, en voiture roulante, une place du village à son propre nom. Le tout fut filmé par les actualité Pathé.

Jean-Jé est également le frère de Charles Colonna, longtemps maire-adjoint d’Ajaccio chargé du tourisme. Une position en or. Jusqu’au jour où, agacé par un jet d’eau chaude chez le coiffeur, l’élu arrosa la vitrine du commerçant de plusieurs balles de révolver.

Le jeune Jean-Jé passe vite sur le continent où il exploite un modeste bar marseillais, La folle époque. En fait, il travaille pour le compte de son oncle Jean-Jean. La police s’intéresse à lui une première fois en 1971, après avoir saisi à Orly un sac de douze kilos d’Héroïne. Plus sérieusement, il est interpellé en janvier 1975 dans l’affaire dite de la » french connection » et emprisonné aux Baumettes. On lui reproche d’avoir convoyé vers les Etats-Unis une tonne d’héroïne pure. Excusez du peu. Sept mois plus tard, Jean-Jé s’enfonce une lame dans la poitrine avant d’être admis à la salle des consignés de l’hôtel-dieu de Marseille, d’où il prendra la fuite. Le 13 janvier 1978, notre homme est condamné à 17 ans d’emprisonnement. Six mois plus tard, Jean-Jé obtient de façon totalement inédite, un sursis de la cour d’appel pour la peine qui lui avait été infligée pour trafic de stupéfiants ? Dix sept ans avec sursis, du jamais vu…

Sa seule peine pour évasion prescrite, Jean-Jé peut rentrer au pays de 1985. son séjour au Brésil n’aura pas été trop dur, il y connaît du beau monde, notamment Jules Filipeddu. Voilà un homme serviable. Propriétaire du restaurant la Caravelle sur le port de Bonifacio, qui accueille la jet-set parisienne, Jules est apparu au Brésil dans la fameuse affaire du vrai faux passeport délivré par Charles Pasqua à un ancien chef de cabinet du ministre socialiste Christian Nucci. Depuis son retour dans son bled de Pila-Canale, Jean-Jé a conquis de fortes positions, devenant le discret propriétaire de plusieurs établissements dans l’île, généralement sous des prête-noms. Cette vie paisible n’a été troublée qu’en juin dernier, lors de la visite inopinée de la police judiciaire d’Ajaccio à son domicile. Depuis, ces enquêteurs bien curieux épluchent ses comptes et ceux de ses proches.

Ainsi avec l’entourage de Charles Pasqua on ne s’ennuie guère. Entre armes et pétrole, roulette et baccara, les pépés flingueurs mènent joyeuse vie. »

source: https://www.bakchich.info/france/2007/10/08/la-pasqua-connection-50998

0000000000000000000000000000

EUROPE (Europol): l’Opération «Blue Amber» (Ambre bleu) permet la saisie de 2,8 tonnes de cocaïne et déclenche plus de 500 arrestations dans le crime organisé

DOUANE FRANÇAISE (DNRED – Renseignements, Enquêtes et actions d’infiltration): retour sur l’infiltration dans l’organisation Locatelli

Actualisé le 29 juin 2015 à 11 h 15

dnred———————————————————————————–

Résumé d’une action d’infiltration de la DNRED au sein de l’organisation de

Claudio Pascuale Locatelli

***

gibraltar55

Infiltration débutée en février 1993 :
Début février 1993, NS 55  est présenté à Gibraltar à Mario Marroni par  des membres des familles Victori et Sheldon, contrebandiers connus sur Gibraltar, signalés au chef d’échelon DNRED de Nantes Christian Gatard.

***

Claudio Pasquale Locatelli

AKA

Mario Marroni

 Mariano Zizzi

Mario de Madrid

***

Christian Gatard 

Photo: http://www.ouest-france.fr/jai-recrute-le-vrai-heros-du-film-gibraltar-1659460

***

Signalement à Christian Gatard, chef d’Echelon DNRED à Nantes, de Mario Marroni.

***

Le samedi 13 février 1993, Christian Gatard annonce à NS 55 qu’il descend  voir le mercredi 17 février 1993 Michel Rotard, le douanier sous couverture, associé du restaurant St Georges, et qu’il passera le voir en fin de journée.

rotard Restaurant Saint Georges – Estepona (Andalousie)

Michel Rotard (de profil), l’agent de la DNRED, avec Marc Fievet

***

Le chef de l’échelon de la DNRED Nantes, Christian Gatard, s’intéresse à l’opération en projet avec Mario que NS 55 lui relate dans le détail.

NS 55 lui demande assistance pour l’aider à déménager du Saint Georges avec l’aide de douaniers français, pour éviter que les hommes de Carlos Ferran, le responsable du GAL ne puisse le positionner. En effet ce dernier pouvait utiliser les services du commissaire Ricardo Kohl d’Estepona pour éventuellement le rechercher. Carlos Ferran savait que NS 55 travaillait pour la douane française, suite aux informations transmises par la police espagnole et comme NS 55 commençait à perturber ses trafics (Saisie de 500 kgs de cannabis sur le Scarab de Daudet AKA Roger Martens par le SVA). Le narcotrafic des « GAL » était couvert par la police espagnole et la Guardia Civil en récompense des services rendus!

***

M/V MELOR (Ex LARISSA)

***

– Mars 1993 :

Signalement à Christian Gatard du premier chargement (1 600 kg de cannabis) par le M/V MELOR, pour le compte de Mario Marroni à destination du sud Italie (livraison au large de Brindisi). Christian Gatard ne signalera pas ce voyage aux autorités italiennes. Christian GATARD a alors précisé à NS 55 les raisons de ce non signalement en précisant que s’il faisait ce signalement auprès des autorités italiennes cela compromettrait  l’action d’infiltration en cours au sein de l’organisation de ce Mario Marroni (Locatelli).

***

Intervention de Jean-Paul Garcia, attaché des douanes à Madrid, en charge des relations avec Malte, pour faire en sorte que le navire Melor qui après livraison s’était réfugié à Malte (port de La Valette) pour se mettre à l’abri d’une tempête, soit autorisé à quitter le port sans devoir passer les contrôles techniques exigées par la règlementation maritime et les autorités locales.

***

Mars 1993 :

NS 55 doit se sortir seul de son action d’infiltration au sein de L’IRA débutée en avril 1992 avec les autorités anglaises du HM Customs Excise.

Signalement à Christian Gatard d’un chargement à destination de l’Angleterre de 12 tonnes de cannabis organisé par Marroni (chargement récupéré au large du Cap Vert). Cette livraison a échoué et à la suite de cet échec, NS 55 s’est rendu à Milford Haven, dans le sud du Pays de Galles en Cornouailles à la demande de Mario Marroni (Locatelli) pour demander à l’équipage de ramener le bateau Almeer 3 à Cadix (Espagne). Déplacement en Angleterre préalablement signalé à Christian Gatard pour que les autorités anglaises soient avisées.

***

L'infiltrato di Julien Leclercq. The Informant, con Lellouche, Rahim e ScamarcioMY Poseidon

Signalement de l’acquisition par Mario Marroni (Locatelli) du Poséidon (Navire Hopital transformé en Yacht – 75 mètres) lors d’une réunion de travail (une journée entière) à Barcelone à Christian Gatard et Jo Le Squert: les photos et plans du navire ainsi que sa localisation dans une darse d’un chantier hollandais ont été communiqué lors de cette journée.

Lors de cette journée, NS 55 a informé ses interlocuteurs de tous les détails qu’il avait pu recueillir au contact de Mario Marroni.

NS 55 regrette que le dénommé Marroni n’ait pas encore été identifié…  Christian Gatard répond que la chose n’est  pas aisée car il devait prendre un maximun de précautions pour ne pas alerter les autres services.

Christian Gatard informe NS 55 qu’il ne peut pas lui envoyer des agents de l’échelon DNRED de Nantes pour l’aider à déménager.

– Avril 1993 :
Signalement du deuxième voyage de 2 000 Kgs de cannabis sur Cagliari (Sardaigne) en route vers Djibouti assuré par le Melor pour le compte de Marroni.

Alors que NS 55 lui avait demandé de faire « sauter » ce chargement; Christian Gatard refusera invoquant que, questionné par la Guardia di Finanza, il avait déjà répondu aux autorités italiennes qu’il ne connaissait pas le navire MELOR et qu’il ne connaissait pas Marc Fievet.

– Mai 1993 :
Marroni fait établir un passeport français au nom Charles Henri de Bossieu avec la photo de Marc Fievet (passeport établi en mai 1993). Ce passeport a été immédiatement signalé à Christian Gatard à qui une copie a été remise.

***

– Juin 1993 : MELOR
Signalement à Christian Gatard du chargement de 32 000 Kgs de cannabis sur le Melor au large de Djibouti par transbordement à destination du Nord atlantique via le cap de bonne espérance.
NS 55 signale son voyage sur Le Caire pour arranger le transit du canal de Suez puis du voyage sur Djibouti pour présenter l’homme de confiance de Mario Marroni et le faire monter à bord du Melor. NS 55 a voyagé avec l’identité de Charles Henri de Bossieu et il est descendu au Sofitel de Djibouti.

***

roissy

NS 55 fait un compte rendu à trois agents de la DNRED à son retour de Djibouti à l’aéroport de Roissy.

***

mousson-so-nePour des raisons météorologiques (La mousson) et manque de puissance du moteur du Melor, le chargement  de 32 tonnes de cannabis afghan a été transféré sur un « supplyer » venu de Muscat (Oman), le transfèrement a été effectué derrière l’ile de Socotra (Yemen). Ce transfèrement a été signalé aux douanes françaises qui ont en outre été en mesure de suivre la marchandise grâce au télex ouvert au nom de Rio Plata ldt (la compagnie off shore de Gibraltar parfaitement connue des douanes) qui se trouvait à bord du Melor et qui a été transféré sur le supplyer avec l’homme de confiance de Marroni. Ainsi, par son intermédiaire, les douanes ont pu récupérer touts les éléments de contact ayant transités par ce télex (les factures avec la liste des numéros entrants et sortants ont été communiquées de la main à la main par NS 55 à Jean Paul Garcia, attaché des douanes françaises en Espagne.

(lire: GIBRALTAR, le film diffusé actuellement sur Canal +, s’est inspiré très librement de l’histoire de Marc Fievet.)

Les numéros contactés parleront: des échanges avec un télex dans le Var en France mais sur liste rouge…Et de nombreux échanges avec une grande banque de New York!


Sur ces 32 tonnes, 27 tonnes ont été saisies par les autorités canadiennes (Opération Cutknife II) et 5 tonnes par les autorités anglaises (Opération Schema).

***

– Juillet/août 1993 :
Signalement d’un rendez-vous avec une personne d’origine australienne vivant sur la Côte d’Azur qui souhaitait recourir aux services de Locatelli pour transporter du cannabis. Ce rendez-vous s’est tenu à l’Hôtel Meurice à Paris. Joseph Le Louarn, le patron de la DNRED, refusera de couvrir le rdv avec les moyens parisiens (Dixit Christian Gatard), information qui n’a été donnée que la veille à NS 55. Christian Gatard fera descendre des hommes de Nantes et Lille  sans les « contacts » avec le portier et le personnel de cet hôtel. Au final, l’australien Graham et son acolyte Gil ne seront même pas pris en photo alors que NS 55 les a  rencontrés comme cela était prévu et signalé.

– Septembre 1993 :
Christian Gatard descend spécialement à Malaga pour annoncer à NS 55 lors d’un rdv au Parador de Malaga que Marroni n’est autre que Locatelli, lequel est en cavale et recherché par les autorités françaises en raison d’une évasion de la prison de Grasse, 4 ans plus tôt.
Lors de ce rendez-vous, NS 55 précise et confirme à Christian Gatard la mise en route d’une opération consistant, dans un premier temps, à charger + ou – 5 000 Kgs de cocaïne au large de la Colombie à destination du Canada puis, au retour, de recharger 10 tonnes de cocaïne prévues pour être déchargées à Propriano en Corse. Le bateau prévu pour réaliser ces opérations était le Poséidon, déjà signalé.

– Fin septembre/octobre 1993 :
Signalement de la prise en charge préalable par le Poseidon de cannabis au large de Tanger, pour livraison initialement au Canada mais finalement, dérouté vers l’Angleterre à la suite de difficultés liées à la maladie d’un membre de l’équipage.

– Novembre 1993 :
concordelafayetteDans le cadre du suivi de l’opération signalée plus haut, NS 55 de retour de Londres, rencontre Joseph Le Louarn (directeur de la DNRED, successeur de Jean Henri Hoguet) et Christian Gatard au Concorde Lafayette de Paris pour évoquer le voyage en « cours » du Poseidon ». La veille au soir, NS 55 a diné avec Hervé Maigner et la collaboratrice de Christian Gatard prénommée Nicole. Lors du rdv avec Le Louarn et Gatard, il a été abordé et convenu qu’il semblait indispensable que NS 55 réclame une rémunération à Locatelli en raison de la réussite des deux livraisons intermédiaires dont, notamment, celle qui devait délivrer 5 000 Kgs au Canada.

***

Joseph Le Louarn

Joseph Le Louarn était d’accord pour blanchir 2 000 000 US$ que NS 55 estimait nécessaire de réclamer à Locatelli. Le nom du banquier Weber (ancien DG des douanes et alors directeur du Crédit Mutuel d’Alsace) avait été retenu pour assurer les opérations de blanchiment. NS 55 a demandé expressément à Joseph Le Louarn qu’il le fasse sortir de cette spirale infernale qu’il ne contrôlait plus.

Joseph Le Louarn n’a même pas relevé, lui rétorquant seulement que ce serait préférable qu’il fasse atterrir la quantité prévue à Propiano, sur Marseille où, là, lui a t’il dit, la Douane française disposait de moyens plus conséquents.

A la suite de cette réunion, c’est le douanier Francis Geoffroy qui a été chargé de  conduire NS 55 à Orly pour reprendre un avion sur Gibraltar où NS 55 devait présenter l’avocat de Locatelli dénommé Pascuale Ciolla au Banco Atlantico pour faire blanchir quelques milliards de lires destinés à l’acquisition du Pacifico, un cargo de 150 mètres.
NS 55 a signalé l’acquisition du Pacifico et les conditions de son acquisition à Messieurs Joseph Le Louarn et Christian Gatard lors de ce rendez-vous à Paris, après avoir, d’ailleurs, informé Christian Gatard du fait que Locatelli lui avait demandé depuis quelques semaines de lui trouver un Cargo marchand.

Les Douanes françaises (DNRED) connaissent l’ensemble du projet d’acquisition du Pacifico (photo de droite) dont, en particulier, le fait que Locatelli l’avait fait acheter par un Hollandais du nom de Ralph De Groot à Gdansk (Pologne).

Signalement de l’acquisition du Sea Harmony, à Palma de Majorque où NS 55 se déplace et communication à Christian Gatard de l’identité de toutes les personnes que NS 55 rencontre et de tous les renseignements que NS 55 peut glaner à cette occasion.

En particulier, le signalement d’ un dénommé Leblanc, ressortissant canadien, en visite à Benalmadena costa, qui d’ailleurs sera arrêté plus tard par les autorités canadiennes lors de la saisie du Pacifico.

– Novembre/décembre 1993 :

MS Avenger F-185

Lorsque le Poséidon a été arraisonné au milieu de l’Atlantique par l’Avenger, un destroyer anglais, Claudio Locatelli emmène NS 55 en « cavale » avec lui.

A Westland Lynx

***

C’est John Hector du HM Customs-Excise qui sera le premier a être hélitreuillé

sur le Poséidon.L'infiltrato di Julien Leclercq. The Informant, con Lellouche, Rahim e Scamarcio

M/V POSEIDON

***

pacificoL’EVE PACIFIQUE qui deviendra le PACIFICO dans un chantier de Gdansk (Pologne)

NS 55 prévient Christian Gatard, et reste en contact avec lui en lui demandant de dire aux autorités anglaises de ne pas le « ménager », vu la précarité de sa situation. Dans les semaines qui suivent, NS 55 informe Christian Gatard que  Claudio Locatelli, après l’arraisonnement du Poséidon par les autorités anglaises, a décidé de substituer au Poséidon,  le Pacifico et qu’il lui a fait acheter un yacht de 27 mètres à Palma de Majorque du nom de Sea Harmony auprès d’une compagnie off shore de Jersey.

NS 55 a fourni une photocopie de son passeport au nom de Charles Henri de Bossieu pour que sea harmony 1la transaction soit enregistrée à Jersey; Christian Gatard décide alors d’envoyer Hervé Maignier (Divisionnaire de la Douane, Echelon DNRED de Nantes) à Jersey pour faire noircir cette photocopie pour que la photo qui y figure ne permette pas aux autorités anglaises de le reconnaître et d’orienter les poursuites sur Marc Fievet – NS 55.

Hervé Maignier indiquera au téléphone qu’il a pu rencontrer les responsables du Customs de Jersey et réussir à rendre invisible la photo sur les documents enregistrant l’acquisition de ce yacht qui devait être utilisé pour transborder les 10 000 kilos de cocaïne du cargo Pacifico vers la Corse.

sea harmonyM/Y Sea Harmony

***

– Février 1994 :
Lorsque le Pacifico a été intercepté en février 1994, par les autorités canadiennes, NS 55 a téléphoné à Christian Gatard à 03 H 00 pour l’en informer et sa  réponse a été: « Mais bon sang, c’est pas possible, vous êtes infiltrés… ».

***

– Mars/juillet 1994 :
DEAA la suite de cette interception et ayant pris conscience que l’infiltration de NS 55 intéressait plusieurs Etats, il a été décidé avec Christian Gatard de rencontrer les responsables du DEA.

NS 55 a continué à donner les informations en sa possession sur Claudio Pasquale Locatelli directement aux enquêteurs du DEA Paris (David May), du DEA Rome et de la police italienne, à l’occasion de séances de travail qui se sont tenues 4 fois sur Paris et une fois sur Nantes, en présence des douaniers Jo Le Squert  et Hervé Maignier.

Le DEA savait depuis l'opération DINERO!

     DEA David May

Les agents du DEA n’informeront pas NS 55 que leur opération DINERO (DNRED: retour sur l’Opération Dinero.) est en cours sur l’organisation Locatelli depuis le milieu de l’année 1992.

A l’époque, le DEA a défrayé NS 55 de ses voyages à Saint Martin (WI) à hauteur de 10.000$ US en deux versements en cash faits devant les douaniers Le Squert et Maignier à l’ambassade américaine de Paris.

NS 55 était entré à l’ambassade avec son identité de Charles Henri de Bossieu accompagné de Le Squert et Maignier.

Ambassade des États unis à Paris

Le reçu de ces versements a été établi au nom de Marc Fievet, sans qu’il ne lui soit donné un double.

***

Rencontre avec le nouveau patron de la DNRED, Bernard Pouyané en compagnie de Christian Gatard, courant mai, dans un café de la Bastille.

Bernard Pouyané  proposera 3.000.000 de francs à NS 55 s’il réussissait à faire charger quelques tonnes de cocaïne sur le Sea Harmony.

Marc Fievet restera infiltré dans l’organisation Locatelli jusqu’au 23 septembre 1994, date de son arrestation à Fuengirola par la police espagnole suite activation du mandat Interpol par les autorités anglaises et canadiennes.

***

Marie-France Vergara du consulat de France de Séville visite Marc Fievet à la prison d’Alhaurin de la Torre suite demande de Jean Paul Garcia, attaché de la douane française à Madrid et lui demande de ne pas prendre d’avocat. Tout sera géré par Madrid dit-elle!

Jean Paul Garcia visite Marc Fievet à la Prison d’Alhaurin de la Torre (Malaga) et lui précise que c’est l’ambassade de France qui va gérer son dossier.

Jean Paul Garcia témoigne devant « l’audience nationale » en faveur de Marc Fievet lors du jugement devant décider de ses extraditions vers l’Angleterre et le Canada.

Michel Charasse (ex ministre du budget), contacté par Marc Fievet, ne fera rien.

Le directeur général de la douane française, Jean Luc Vialla, informé, laissera pourrir la situation.

Pierre Mathieu Duhamel, directeur de la douane française,  rencontre Madame Strachan, la directrice générale du « HM Customs-Excise » à Stockholm (Suède) pour aborder la situation de Marc Fievet.

Philippe Galy, attaché de la douane française à Londres visite de nombreuses fois Marc Fievet dans différentes prisons anglaises et pratiquera le chantage pour obtenir son plaidoyer de culpabilité en Angleterre. (Si vous ne plaidez pas coupable, on s’arrangera pour vous en faire prendre pour 10 ans! (SIC)).

Jean Puons, le DI de la DNRED, rencontre  Marc Fievet dans les prisons françaises et demande une intervention du DG François Auvigne.

François Auvigne, inspecteur des finances directeur général de la douane française, dit à Jean Puons qu’il ne veut plus entendre parler de ce Marc Fievet et refuse d’assumer les promesses émises par ses prédécesseurs écartant ainsi toute continuité du service de l’Etat!

ÉCOUTER:

INTERVIEW de Marc Fievet sur France Bleu Nord.

Lire et écouter:

Mais qui est donc l’énarque inspecteur général des finances François Auvigne? Un salaud qui s’est planqué derrière les textes? par Marc Fievet AKA « NS 55 DNRED ».

Écouter:

FRANCE (Bercy – Ministère des finances): confidences de NS 55 à bord d’un camping-car….

 « Le Choix de Yves Calvi » du 6 septembre 2013 en vidéo : pendant six ans, Marc Fiévet était un « aviseur » pour les Douanes Françaises, un agent infiltré dans les plus gros réseaux de trafics de drogue. Lâché par le Directeur de la douane française François Auvigne, un inspecteur des finances… » href= »https://ns55dnred.wordpress.com/2015/04/28/rtl-yves-calvi-et-jacques-pradel-ont-recu-le-vendredi-6-septembre-2013-marc-fievet-infiltre-au-coeur-de-la-mafia/ » rel= »nofollow »>FRANCE (RTL): Yves Calvi et Jacques Pradel ont reçu le vendredi 6 septembre 2013 : Marc Fievet, infiltré au coeur de la mafia.

***

PLUS: https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Fievet

Toutes informations complémentaires et précisions supplémentaires sur cette opération en écrivant  à  marcfievet@live.fr

0000000000000000000000000000000000000

TERRORISME (de Merah à Salhi): «Il y a une méconnaissance absolue de la manière dont pense le terroriste nouveau»

Avatar de Marc FievetThe international informant

Multiples voyages financés par le narcotrafic!

°°°

Par Eugénie Bastié

    • Mis à jour le 28/06/2015 à 09:33
    • Publié le 27/06/2015 à 20:32

Le journaliste Alex Jordanov a écrit un récit documenté sur l’affaire Merah. Il revient sur les évènements de mars 2012 et met en garde contre certains tabous qui nous empêcheraient de voir la réalité de la détermination des nouveaux terroristes, dont fait désormais partie Yassin Salhi.

LE FIGARO: Vous publiez Merah, l’itinéraire secret (Nouveau monde, 2015). Nemmouche, Kouachi, Coulibaly, Ghlam et maintenant Salhi.. diriez-vous que Mohamed Merah a été le pionnier et modèle d’une «génération djihadiste»?

Merah est effectivement une «idole». C’est lui qui a inauguré cette longue liste, donc un pionnier. Il est souvent cité comme l’exemple à suivre dans les vidéos de propagande francophone diffusées par l’État islamique. Ce qui m’inquiète ce sont les conférences de presse de M. Cazeneuve après chaque attentat. Le temps passe…

Voir l’article original 851 mots de plus

GUYANE (Narcotrafic): Philippe Griset (ex DNRED) s’exprime sur la saisie de cocaïne à l’aéroport Félix Eboué

Philippe Griset, Directeur de la douane Guyane

******

Saisie de cocaïne: le steward de l’armée de l’air est toujours en garde à vue à la police judiciaire!

  • Par Frédéric Larzabal
  • Publié le 15/06/2015 | 15:15, mis à jour le 15/06/2015 | 15:34

Le chef de cabine de l’armée de l’air d’une quarantaine d’années est originaire de Creil. Il avait dans ses valises 27 kilos de drogue. C’est la meilleure prise depuis 10 ans pour les services des douanes de Guyane.

Le militaire interpellé vendredi à l’aéroport Félix Eboué est toujours en garde à vue. Selon le procureur, cette garde à vue pourrait durer jusqu’à ce soir, voire jusqu’à demain. Pour mémoire, les douaniers ont saisi 27 kg de cocaïne dans les bagages d’un chef de cabine de l’armée de l’air. L’homme, âgé d’une quarantaine d’années est steward pour l’armée. Il devait embarquer à bord d’un avion militaire, à destination de Paris.
L’enquête a été confiée à l’antenne Guyanaise de l’antenne interrégionale de la police judiciaire et l’Office central de répression des trafics, l’OCRTIS.
Il est à noter que Jean-Yves Le Drian le ministre de la défense a demandé une enquête interne sur cette affaire.

© Guyane1ère

source:http://guyane.la1ere.fr/2015/06/15/saisie-de-cocaine-le-steward-de-l-armee-de-l-air-est-toujours-en-garde-vue-la-police-judiciaire-264347.html

****

Creil. Un sous-officier de l’Escadron Esterel, implanté sur la base aérienne 110 à Creil, a été mis en examen pour transport de drogue.

Un sous-officier de la base aérienne 110 de Creil, qui exercerait les fonctions de steward dans l’Escadron Estérel, a été intercepté la semaine dernière en Guyane avec 27 kg de cocaïne.

lire: http://www.leparisien.fr/creil-60100/un-militaire-de-creil-mis-en-examen-pour-transport-de-cocaine-21-06-2015-4880599.php

0000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE: Bercy interdit les paiements en espèces supérieurs à 1000 euros

Avatar de Marc FievetThe international informant

Bercy interdit les paiements en espèces supérieurs à 1000 euros

Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Fini la discrétion et l’anonymat des paiements de petits extras en espèces… Selon un décret paru au Journal Officiel du 27 juin, il sera désormais interdit de payer en espèces ou au moyen de monnaie électronique toute somme supérieure à 1.000 euros.

L’Etat français applique ici la directive du code monétaire et financier relatif à l’interdiction du paiement en espèce de certaines créances. Cette mesure, annoncée par le ministre lors de la présentation du plan de lutte contre le financement du terrorisme le 18 mars 2015, avait été réaffirmée à l’occasion du Comité National de Lutte contre La Fraude le 23 juin dernier. Ce texte, qui abaisse le seuil de paiement en espèces, entrera en vigueur à compter du 1er septembre 2015.

Renforcement du pistage des flux financiers

Cet ajustement de 3.000 euros à 1.000 euros du montant maximum des règlements en liquide « vise à…

Voir l’article original 110 mots de plus

FRANCE (Port du Havre): 82 kg de cocaïne découverts dans une cargaison de café

Une opération conjointe de la douane, de l'Ocrtis (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants) et de la Police judiciaire a permis la saisie de 82 kg de cocaïne dans le port du Havre.22 Juin 2015, 18h03 | MAJ : 22 Juin 2015, 18h30

Une opération conjointe de la douane, de l’Ocrtis (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants) et de la Police judiciaire a permis la saisie de 82 kg de cocaïne dans le port du Havre.
Douanes françaises
Une opération conjointe de la douane, de l’Octris (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants) et de la Police judiciaire a permis la saisie de 82 kg de cocaïne dans le port du Havre (Seine-Maritime). La marchandise est estimée à plus de 5,3 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

 Le contrôle d’un conteneur chargé de café en provenance du Pérou a permis de découvrir la drogue. Dès l’ouverture des portes, les agents des douanes ont constaté la présence de deux sacs de couleur en plastique contenant de la cocaïne et posés sur les sacs de café, selon la technique du « rip-off ».

Le « rip-off » est une technique de fraude de plus en plus utilisée qui consiste à placer des stupéfiants dans un envoi commercial entre deux sociétés connues et à leur insu. La marchandise illicite est généralement contenue dans des sacs, sans dissimulation particulière, prête à être rapidement récupérée au cours du transport par des complices. Ceux-ci posent ensuite un scellé neuf, identique à celui qu’ils viennent de rompre, afin de ne pas éveiller les soupçons des autorités.

source: http://www.leparisien.fr/faits-divers/port-du-havre-82-kg-de-cocaine-decouverts-dans-une-cargaison-de-cafe-22-06-2015-4883655.php

00000000000000000000000000000000000000

DNRED (Douane française): 100kg de cocaïne saisis au large de la Martinique

dnredQuelque 93,5 kg de cocaïne ont été saisis vendredi par la marine nationale au large de la Martinique sur un voilier battant pavillon allemand, à la suite d’une enquête de la douane française.

La valeur de la drogue est estimée à près de 6,5 millions d’euros sur le marché illicite de revente au détail.

Cette nouvelle saisie fait suite à celles de 2,2 tonnes et de 212 kg déjà réalisées les 15 et 17 avril en Martinique, celle de 3,2 tonnes effectuée le 23 avril au large de l’Écosse et celle de 1,1 tonne à Horta (Açores) le 27 mai, toujours sur informations données par la douane française.

Les deux membres d’équipage, allemands, ont été appréhendés et ont été remis aux services de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) chargés des suites de l’enquête judiciaire.

La douane a par ailleurs saisi dimanche 82 kilogrammes de cocaïne dans le port du Havre, pour une valeur estimée de 5,3 millions d’euros à la revente, lors du contrôle d’un conteneur de café en provenance du Pérou.

Les saisies mondiales de cocaïne sont passées de 634 tonnes en 2011 à 671 tonnes en 2012, selon le rapport mondial sur les drogues 2014 des Nations unies. La douane française a, pour sa part, saisi 6,6 tonnes de cocaïne en 2014.

Les trois principaux pays producteurs, le Pérou, la Colombie et la Bolivie, en produisent à eux seuls environ 1.000 tonnes par an, dont près du quart est destiné à l’Europe, fréquemment acheminée via les Caraïbes ou les Antilles.

SOURCE: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/06/22/97001-20150622FILWWW00318-100kg-de-cocaine-saisis-au-large-de-la-martinique.php

0000000000000000000000000000000000000000

MAFIA: les langues se délient peu à peu

Une assurance-vie nommée mafia

François-Xavier GIOT – L’Avenir

Prié de quitter la présidence du Conseil italien en 2011, Berlusconi est actuellement inéligible. Et ce, jusqu’en 2019.
Prié de quitter la présidence du Conseil italien en 2011, Berlusconi est actuellement inéligible. Et ce, jusqu’en 2019.-AFP

Depuis longtemps, des soupçons de lien avec la mafia pèsent sur Silvio Berlusconi.

Et s’il n’a jamais été inquiété, les langues se délient peu à peu.

Onze avril 2006: il capo di tutti capi, Bernardo Provenzano, le mafieux le plus recherché d’Italie est arrêté à Corleone, après 43 ans de cavale. La veille, Silvio Berlusconi a perdu les élections. Simple coïncidence? Pas du tout, si l’on en croit le documentaire décapant diffusé ce mercredi soir sur La Une, Berlusconi et la mafia, scandales à l’italienne.

Longtemps, des rumeurs et des interrogations ont pesé sur l’ascension fulgurante du Cavaliere, ce fils de petit banquier milanais devenu l’un des hommes les plus riches et, jusqu’il y a peu, l’un des plus influents d’Italie. Des rumeurs jamais étayées. Mais petit à petit, les langues se délient.

Dans la vie de Silvio Berlusconi, un homme tient un rôle prépondérant, un ami de longue date rencontré sur les bancs de l’université: Marcello DellUtri. Si le Cavaliere vient de Lombardie, Dell’Utri est originaire de Sicile, le fief de Cosa Nostra. Quand, dans les années septante, la mafia enlève de riches Italiens pour réclamer des rançons, Berlusconi le bâtisseur s’inquiète et fait appel aux services de son ami sicilien. Sa mission, assurer au futur président du Conseil italien et à sa famille une protection.

Silvio Berlusconi ne sera jamais inquiété. Mieux, il parviendra à transformer cette menace en une fructueuse collaboration pour les deux parties: une protection et des capitaux pour le Cavaliere, une redoutable «machine à laver» l’argent sale pour la mafia sicilienne.

Durant près de quarante ans, la collaboration s’est poursuivie. D’abord dans les affaires

LIRE plus:http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150623_00668018

0000000000000000000000000000000000000

GIBRALTAR: l’éternel recommencement!

GIBRALTAR MELANIE
Brazen gang smuggle drugs on busy Spanish tourist beach in BROAD DAYLIGHT

PUBLISHED: 03:22, Tue, Jun 23, 2015 | UPDATED: 10:23, Tue, Jun 23, 2015
°°°
°°°
Families with young children looked on dumbstruck as the traffickers stopped their speedboat on the shoreline, a stone’s throw from Gibraltar, and began to hand their illegal stash to waiting accomplices.The eye-catching incident happened around 6pm on Friday at a beach called El Burgo in La Linea, Gibraltar’s neighbour on the Spanish side of the border.The Rock is clearly visible in home-made videos taken by bathers and posted on social networking sites.The traffickers, thought to be Moroccans working with Spanish accomplices who crossed the short distance separating Africa from Spain, are believed to have unloaded around 1,500 kg of cannabis resin.

Drug smuggling on La Linea beachIG

Spanish police say they feel ‘impotent’ over tackling drug-smugglers

MORE: http://www.express.co.uk/news/world/586205/VIDEO-gang-drugs-smuggle-cannabis-La-Linea-Spain-Gibraltar-daylight-beach-tourists

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

SEE MORE

informant espagne

https://ns55dnred.wordpress.com/

0000000000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (narcotrafic): la mafia de plus en plus présente en France

 

——————–

En cavale depuis quatre ans après une condamnation à vingt ans pour trafic de drogue, meurtres, rackets et jeux clandestins, Antonio Lo Russo a été cueilli par vingt gendarmes sur la Promenade des Anglais, à Nice, le 15 avril 2014.Le chef mafieux présumé napolitain Antonio Lo Russo, au tribunal d’Aix-en-Provence, le 22 avril. (Photo Boris Horvat. AFP)

Antonio Lo Russo, considéré comme le chef du clan le plus puissant de la Camorra, a été remis le 6 mai 2015 en fin de matinée, aux autorités italiennes. Il a été transféré par hélicoptère depuis Aix-en-Provence jusqu’à Vintimille (Italie). En cavale depuis quatre ans, il avait été interpellé à Nice, le 15 avril, avec son cousin, Carlo Lo Russo, recherché pour tentative d’homicide. (LIRE plus: http://www.liberation.fr/societe/2014/05/07/antonio-lo-russo-grand-chef-mafieux-extrade-vers-l-italie_1012773)

****

Par Christophe Cornevin

Mis à jour le 19/06/2015 à 17:52

DÉCRYPTAGE – Depuis les années 1980, l’Hexagone offre une base de repli idéale aux latitanti, parrains des mafias transalpines en cavale qui jettent leur dévolu sur la Côte d’Azur pour des raisons logistiques mais aussi pour ne jamais rester loin de leur base au risque de voir leur autorité s’écorner.

Le rude coup porté au clan Magnoli offre, en creux, une nouvelle preuve de la présence feutrée mais bien réelle de la «pieuvre» en France. Si les Siciliens de la Cosa Nostra semblent perdus dans les sables depuis qu’ils sont dans le viseur après l’assassinat du juge Falcone en 1992, la Ndrangheta calabraise, la Camorra napolitaine, dans une moindre mesure la Sacra Corona Unita venue des Pouilles, disposent de ramifications dans le sud du pays. Depuis les années 1980, l’Hexagone offre une base de repli idéale aux latitanti, parrains des mafias transalpines en cavale qui jettent leur dévolu sur la Côte d’Azur pour des raisons logistiques mais aussi pour ne jamais rester loin de leur base au risque de voir leur autorité s’écorner. Parfois, l’exil doré, prévu pour durer des années, tourne court.

lire: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/06/19/01016-20150619ARTFIG00260-la-pieuvre-de-plus-en-plus-presente-en-france.php

00000000000000000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFIC (Go-fast): de la DNRED à l’OCTRIS en passant par la SRPJ, tout le monde est sur le terrain

https://i0.wp.com/www.normandie-actu.fr/files/2015/06/Illustration-autoroute-630x0.jpg

120 kg de cocaïne saisis sur l’A13, en Normandie

Mercredi 17 juin 2015, les enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire ont saisi 120 kg de cocaïne, sur l’A13, en Normandie.

Les trafiquants étaient partis du Havre

C’est à la lisière du département de l’Eure et des Yvelines, sur l’autoroute A13, que les suspects auraient été interpellés. Mercredi 17 juin 2015, une importante saisie de cocaïne a été réalisée par les policiers spécialisés dans la lutte contre le trafic de stupéfiants de la Direction centrale de la police judiciaire. Les hommes de l’OCRTIS (pour Office centrale pour la répression du trafic illicite de stupéfiants) ont découvert à bord d’un véhicule 120 kg de cocaïne, pour une valeur estimée à 8 millions d’euros, révèle RTL.
Le convoi reliait Le Havre (Seine-Maritime), où la cocaïne avait été acheminée, et se dirigeait vers la région parisienne. Un homme a été interpellé et placé en garde à vue. Plusieurs autres auraient pris la fuite et sont toujours recherchés.

Des précédents, sur l’A13

En décembre 2012, les agents des Douanes avaient tenté d’intercepter une Mercedes, chargée de 800 kg de cannabis, au péage d’Heudebouville (Eure), sur l’autoroute A13. Malgré le déploiement d’une herse, qui avait totalement déchiqueté les pneus de la grosse cylindrée, le convoyeur était parvenu à prendre la fuite. Le véhicule et sa précieuse cargaison avaient été retrouvés, abandonnés, sur l’aire de repos de Vironvay et le conducteur d’une « voiture suiveuse », une Ford Focus, avait été intercepté et placé en garde à vue.
Fin 2011, c’est à Tourville-la-Rivière que les hommes du SRPJ (Service régional de police judiciaire) de Rouen avaient interpellé, sur l’A13, un camion benne. À bord, 2,3 tonnes de cannabis. Une saisie spectaculaire qui s’était accompagnée de la découverte, dans un Citroën Berlingo stationné dans un garage de l’agglomération rouennaise, de 400 kg de résine de cannabis.

source: http://www.normandie-actu.fr/go-fast-sur-la13-en-normandie-120-kg-de-cocaine-saisis_143903/

00000000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Renseignement): l’amendement de dernière minute qui embarrasse le gouvernement

LE MONDE | 20.06.2015 à 10h08 • Mis à jour le 21.06.2015 à 12h10 | Par Franck Johannès

Le gouvernement a affirmé, samedi 20 juin, qu’il entendait supprimer une disposition contestée, relevée par Le Monde dans son édition datée du 21-22 juin, introduite in extremis dans le projet de loi sur le renseignement. Celle-ci a été glissée dans le texte le 16 juin, par Jean-Jacques Urvoas, l’habile président de la commission des lois de l’Assemblée, en commission mixte paritaire, l’instance chargée d’harmoniser les versions du Sénat et de l’Assemblée, alors qu’elle n’avait été votée par aucune des deux Chambres et que le gouvernement ne voulait pas. Les sénateurs, un peu interloqués, ont tous refusé de la voter, sauf un. Les représentants des députés ont, eux, adopté sans broncher une disposition qui faisait bien plaisir aux services spéciaux.

Il s’agit en effet de laisser les services de renseignement surveiller les étrangers de passage, certes après avis du premier ministre, mais sans contrôle de la future commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). En clair, de poser un micro dans la chambre d’un diplomate, d’un chef d’Etat ou d’un journaliste, de glisser une balise sous sa voiture, de siphonner son disque dur ou d’épier discrètement ses conversations téléphoniques sans réel contrôle.

La disposition, discrètement inspirée par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), serait passée inaperçue dans un texte très technique sans la forte colère de Jean-Marie Delarue, le très indépendant président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), la commission de contrôle des écoutes, appelée à être remplacée par la CNCTR. Le conseiller d’Etat s’émeut de cette dérogation, qui malmène le principe constitutionnel d’égalité sur le sol français, aligne le droit sur les méthodes américaines et augure mal de la collaboration avec des services dont les moyens légaux sont puissamment renforcés.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/06/20/renseignement-le-cas-a-part-des-etrangers_4658456_3224.html#p4VqkCia5proW0q8.99

00000000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Loi sur le renseignement): du respect des grands principes du droit à la surveillance de masse sur internet – Par Antoine Cheron, Avocat.

Par Antoine Cheron, Avocat.

– lundi 15 juin 2015
Le 9 juin 2015, le projet de loi relatif au renseignement a été voté par le Sénat à 252 voix pour, 67 voix contre et 28 abstentions. Le texte ayant été adopté à une grande majorité par l’Assemblée Nationale le 5 mai dernier, les sénateurs ont eu à s’exprimer sur des questions de société aussi fondamentales que celles de la sécurité, de la défense des intérêts fondamentaux de la nation et de la garantie des droits et libertés des citoyens.

Le texte constitue l’aboutissement d’un long processus dont les premières manifestations peuvent remonter aux condamnations prononcées contre la France par la Cour Européenne des droits de l’homme à partir des années 1990 [1].

La CEDH avait en effet considéré que « le droit français, écrit et non écrit, n’indique pas avec assez de clarté l’étendue et les modalités d’exercice du pouvoir d’appréciation des autorités dans le domaine considéré ». La France étant un Etat de droit, il devenait urgent pour le gouvernement d’encadrer l’activité de ses services de renseignement.

Dès lors, le législateur a poursuivi l’objectif d’établir un cadre juridique réglementant les services de renseignement dont les agents agissaient, selon divers rapports parlementaires, sans véritable cadre légal.

C’est ainsi que, à l’occasion de plusieurs lois intéressant la sécurité, diverses dispositions relatives au renseignement seront adoptées et intégrées notamment au Code de la sécurité intérieure. A ce titre, on peut citer la loi portant création de la délégation parlementaire au renseignement (loi du 9 octobre 2007), la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI) du 14 mars 2011, la récente loi du 18 décembre 2013 de programmation militaire pour les années 2014 à 2019 ou encore celle relative à la lutte anti-terrorisme du 3 novembre 2014.

Fixer des règles propres à encadrer l’activité des services de renseignement est donc devenu une préoccupation majeure du gouvernement. Ce texte sur le renseignement illustre l’ambition gouvernementale de couvrir par une seule loi l’ensemble des aspects liés à l’activité de renseignement.

Ce texte, qui donne enfin un cadre juridique complet à une activité qui n’en disposait pas, constitue indéniablement une avancée dans un Etat démocratique. Le texte n’est cependant pas indemne de tout reproche et plusieurs voix se sont élevées, notamment au sein des syndicats des professions juridiques, pour manifester leur mécontentement.

La loi votée par le Sénat comporte encore quelques points sensibles, spécialement en ce qui concerne les contrôles internes et externes du recours aux techniques de renseignement. Entre deux impératifs aussi essentiels que la nécessité de la sécurité nationale et la garantie des droits et libertés des citoyens, l’équilibre restera toujours un objectif difficile à atteindre.

Du point de vue de la technique juridique, le présent texte sur le renseignement crée au sein du Code de la sécurité intérieure un livre VIII intitulé « Du renseignement ». Il s’agit d’une nouveauté puisqu’il n’existe aujourd’hui qu’un livre II titre IV relatif aux « interceptions de sécurité », lequel est donc appelé à disparaitre.

La loi votée par le Sénat, qui modifie dans une certaine mesure le projet adopté par l’Assemblée nationale, ne fait pas l’unanimité : ses opposants la qualifient de liberticide et n’hésitent pas à la rapprocher du Patriot Act américain. Elle est actuellement en attente d’examen par la commission mixte paritaire afin d’aboutir à une version commune aux deux chambres du Parlement. Le vote définitif devrait quant à lui avoir lieu à la fin du mois.

Pour l’heure, la loi est articulée autour de 17 articles dont les principales mesures concernent les motifs de recours aux techniques de renseignement, les nouveaux outils et la procédure applicable aux techniques d’accès à l’information, la création d’une autorité administrative indépendante, l’ouverture d’un recours devant le Conseil d’Etat et enfin la protection administrative et juridique des agents des services de renseignement.

LIRE: http://www.village-justice.com/articles/Loi-sur-renseignement-respect-des,19863.html

000000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFIC (maritime): la DNRED (Douane française) permet la saisie de 524 kg de marijuana au large de St-Martin

 

Plus de 500 kg de marijuana ont été saisis à bord d’un caboteur intercepté au large de Saint-Martin dans la nuit du 3 au 4 juin par la frégate de surveillance de la Marine nationale Ventôse, a-t-on appris mercredi auprès des services de l’Etat à Fort-de-France (Martinique).

Selon un communiqué commun du préfet de région, délégué du gouvernement pour l’action de l’Etat en mer, et des forces armées aux Antilles, le caboteur « Lady Margaret » battant pavillon d’Anguilla (île située au nord de Saint-Martin) était suspecté de trafic de drogue.

Saisie-524-kg-de-marijuana-1

source: http://www.people-bokay.com/saisie-de-524-kg-de-marijuana/

Saisie-524-kg-de-marijuana-3

source: http://www.people-bokay.com/saisie-de-524-kg-de-marijuana/

dnredC’est à la suite de renseignements fournis par l’agence interministérielle de lutte contre le narcotrafic aux USA et la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) que le « Lady Margaret » a été signalé, « localisé puis suivi avec le concours d’avions de patrouille maritime américains ».

La drogue était conditionnée dans des ballots découverts peu de temps après le début des recherches effectuées par les marins du Ventôse. Selon le communiqué, « l’équipage s’est montré coopératif ». Au nombre de sept, cet équipage a été remis à la disposition des autorités de l’île d’Anguilla, précise-t-on par ailleurs.

Saisie-524-kg-de-marijuana

source/ http://www.people-bokay.com/saisie-de-524-kg-de-marijuana/

Les 524 kg de marijuana, susceptibles de fournir près d’un million de doses, ont été ramenés sur la base navale militaire de Fort-de-France avant d’être détruits par les policiers de l’antenne Caraïbe de l’office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS).

« Cette opération porte le bilan de cette année 2015 à plus de 5,8 tonnes de drogue interceptées en mer par l’action conjointe des services français dans la zone maritime Antilles », conclut le communiqué.

source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/06/11/97001-20150611FILWWW00018-500-kg-de-drogue-saisis-au-large-de-st-martin.php

Le 3 juin, l’agence américaine interministérielle de lutte contre le narcotrafic (Joint Inter Agency Task ForceSouth – JIATF-S) a alerté les autorités françaises qu’un bâtiment suspecté de trafic de drogue avait été localisé et suivi par leurs avions de patrouille maritime. Ce bâtiment, le caboteur Lady Margaret battant pavillon d’Anguilla, naviguait à 130 milles nautiques (240 km) au sud-ouest de Saint-Martin. Les renseignements américains, complétés par ceux de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), ont permis à la frégate Ventôse d’intercepter le Lady Margaret. Le 4 juin, à 03h17, l’hélicoptère embarqué Panther a localisé le bâtiment. Après avoir obtenu l’autorisation de l’Etat du pavillon, l’équipe de visite a pris le contrôle du caboteur dont l’équipage s’est montré coopératif. Quelques minutes après le début des recherches à bord, des ballots contenant 524 kg de marijuana ont été découverts.

La frégate de surveillance Ventôse a accosté le 9 juin 2015 à la base navale militaire de Fort-de-France, où l’antenne Caraïbes de l’office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) a récupéré puis détruit la cargaison de drogue.

Agissant dans le cadre de l’Action de l’État en mer, la Marine française aux Antilles opère régulièrement de manière coordonnée avec les autres administrations françaises ainsi que ses partenaires étrangers de la Caraïbe, pour réprimer les trafics de drogue en haute mer. Ces opérations sont placées sous l’autorité du préfet de la Martinique, délégué du gouvernement pour l’action de l’État en mer aux Antilles et conduites depuis le centre opérationnel interarmées implanté à Fort-de-France par le commandant supérieur des forces armées aux Antilles et commandant de la zone maritime Antilles. Elles sont menées en parfaite collaboration avec l’autorité judiciaire (JIRS de Fort de France).

Ces opérations illustrent la détermination et l’efficacité de l’action interministérielle menée par la France pour lutter contre le trafic de produits stupéfiants en zone maritime Antilles.

Les moyens des FAA contribuent sensiblement à l’action conjointe des services français dans la zone maritime Antilles, laquelle a permis la saisie de plus de 5,8 tonnes de drogue depuis le début de l’année 2015.

Source: Etat-major des armées

000000000000000000000000000000000000

DARKNET: jamais autant de gens n’ont acheté de la drogue sur Internet

Criminel et mafieux pour les uns, bouc émissaire pour les autres, Ross Ulbricht, fondateur du site Silk Road, a été condamné à la prison à vie le 29 mai par un tribunal fédéral de Manhattan. La juge, inflexible, jugeant le système bâti par son auteur « terriblement destructeur pour la société ».

Silk Road, surnommé l’« eBay de la drogue », permettait notamment d’acheter du LSD, du cannabis, de l’héroïne… et drainait dans son sillage 100 000 clients selon le FBI, qui a arrêté Ross Ulbricht en 2013. Une chute symbole, mais qui n’a eu aucune incidence sur les achats de drogue en ligne l’année d’après : jamais autant de personnes ne s’en sont procuré sur Internet, selon le rapport 2015 de The Global Drug Survey, une étude mondiale et annuelle sur les consommateurs de drogues. Que ce soit sur des sites classiques ou surtout sur ceux du « Darknet », comme Silk Road, des sites cachés et non référencés sur la Toile où les échanges sont souvent libellés en bitcoin, une monnaie virtuelle au cours très volatil.

Lire : Comment le FBI a fait tomber Silk Road

Parmi les 100 000 personnes qui ont répondu à l’étude de The Global Drug Survey, 11 750 ont précisé avoir eu recours à des sites Internet en 2014. Parmi elles, 25,3 % l’ont fait pour la première fois cette année-là. Une augmentation considérable par rapport aux années qui l’ont précédée, note le quotidien britannique The Guardian. 

chart (10)

Quand l’offre crée la demande

Selon le rapport mondial annuel sur les drogues des Nations unies en 2014, le recours au Darknet (« Web caché », selon la terminologie onusienne), « ne cesse d’augmenter ». L’ONU, qui souligne que Silk Road avait réalisé un chiffre d’affaires d’1,2 milliard de dollars (1,07 milliard d’euros) entre 2011 et 2013, indique qu’il « existe un marché de niche sur le “Web caché” pour les nouvelles substances psychoactives ainsi que pour le cannabis, l’héroïne, la méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA) et la cocaïne de grande qualité. »

Un constat corroboré par The Global Drug Survey, qui place MDMA, cannabis et cocaïne en tête des substances achetées en ligne, notamment pour la qualité supposée des produits disponibles : seuls 27,1 % des sondés déclarant avoir été déçus par la qualité de leur commande, contre 74,2 % qui se sont approvisionnés de façon « traditionnelle ».

Risque pointé par l’étude : l’accès à un nombre accru de stupéfiants conduit à des achats multiples et à une inclination pour l’expérimentation (15 % des acheteurs).

chart (7)

Capture

Les résultats de l’enquête mettent aussi en lumière les avantages supposés du Darknet par rapport à d’autres circuits de distribution et d’achat. Quand on leur demande les avantages ou les problèmes qu’ils ont rencontrés en ligne, une majorité des « sondés » trouvent le Darknet plus fiable (la nature de la commande est respectée) et plus sûr que le coin de la rue, par exemple. Mais les risques de vol ou de saisie, ainsi que la volatilité des taux de change, et notamment de la monnaie virtuelle (le bitcoin), rendent le recours aux sites cachés périlleux au niveau financier. Curieusement, les acheteurs ne semblent pas craindre une arrestation ou des démêlés avec les autorités : la peur du gendarme n’a ainsi aucune incidence sur leur comportement.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/06/08/jamais-autant-de-gens-nont-achete-de-la-drogue-sur-internet/

00000000000000000000000000000000000000