Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
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La direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), rattachée à la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), est chargée de mettre en œuvre la politique du renseignement, des contrôles et de lutte contre la fraude de cette dernière.
La DNRED compterait environ 740 agents. Elle comprend notamment trois directions fonctionnelles :
la direction du renseignement douanier (DRD – environ 120 agents), chargée de gérer et d’animer la collecte, le traitement et la diffusion du renseignement au sein de l’ensemble des services douaniers ;
la direction des enquêtes douanières (DED – environ 200 agents), chargée de procéder aux enquêtes antifraude d’importance nationale et internationale ou présentant une sensibilité particulière ;
la direction des opérations douanières (DOD – environ 400 agents), chargée de la lutte contre la grande fraude douanière et plus particulièrement en matière de contrebande, de la recherche de renseignements opérationnels, de la mise en œuvre de techniques d’investigation spécialisées et de l’assistance aux autres services douaniers.
SOURCE: wikipedia
(Boursier.com) — Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget, ont salué une nouvelle saisie de 1.100 kg de cocaïne, réalisée dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 mai, par les services policiers portugais, sur information de la douane française.
La drogue a été découverte à bord du voilier MARTELLA battant pavillon US, ayant fait l’objet d’une perquisition par la police judiciaire portugaise actionnée par le MAOC (Centre international de coordination des enquêtes maritimes en matière de stupéfiants), lors d’une escale au port de Horta dans les Açores. Cinq personnes présentes à bord ont été interpellées… La drogue, d’une valeur estimée à plus de 70 millions d’euros sur le marché illicite de revente au détail, était dissimulée dans quatre caches aménagées totalement invisibles, au centre du navire.
Cette nouvelle saisie majeure de cocaïne est le résultat d’une investigation conjointe entre la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) de la douane française et la NCA (National Crime Agency) britannique qui visait un groupe criminel serbe suspecté de se livrer au trafic de cocaïne entre la Caraïbe et l’Europe.
Il s’agit de la quatrième saisie de cocaïne d’envergure ayant pour origine une information des services douaniers. La douane a mis en place une stratégie dite « de bouclier » visant à empêcher l’entrée de la drogue sur notre territoire en communicant des informations exploitables à d’autres services étrangers.
Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget soulignent « la qualité du travail et la mobilisation des services douaniers français mais aussi l’efficacité de la coopération internationale dans la lutte contre les réseaux criminels impliqués dans les trafics de drogues »…
Comme d’habitude, les sources, à l’origine de la saisie, ne sont pas citées par la presse étrangère:
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PJ apreende mais de uma tonelada de cocaína nos Açores
Publicado a 29 MAI 15 às 12:51
Nunca a Polícia Judiciária tinha apreendido uma quantidade tão grande nos Açores.
Direitos reservados
A droga era « transportada de forma dissimulada » num veleiro, diz em comunicado a Polícia Judiciária. Trata-se da maior apreensão de frente feita no arquipélago, 1.150 quilogramas de cocaína.
A operação decorreu nos últimos dias e a PJ deteve de cinco homens, todos estrangeiros, suspeitos de transportarem a droga num veleiro, que também foi apreendido.
A operação, desenvolvida pelo Departamento de Investigação Criminal de Ponta Delgada, decorreu na ilha do Faial e inscreveu-se « num quadro mais vasto de identificação, combate e desmantelamento de redes criminosas organizadas » que têm usado este modo de atuar para transportar a droga até à Europa, lê-se no documento.
O trabalho de investigação foi articulado com a Unidade Nacional de Combate ao Tráfico de Estupefacientes e no local da apreensão a PJ teve a colaboração de meios humanos e materiais da Polícia Marítima do Comando da Horta.
Os detidos têm idades compreendidas entre os 29 e os 54 anos e vão ser presentes a tribunal esta sexta-feira para primeiro interrogatório para aplicação das medidas adequadas.
Dans le monde, environ 210 millions de personnes – soit 4,8 % de la population âgée de 15 à 64 ans ont consommé des substances illicites au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Avec un chiffre d’affaires estimé entre 300 et 500 milliards de dollars, le trafic de drogue est devenu le deuxième marché économique au monde, juste derrière les armes ,mais devant le pétrole.
Les bénéfices et les sommes en jeu sont colossales. En effet, les profits des petits et grands trafiquants sont immenses. Le chiffre d’affaire du trafic de stupéfiant est de 243 milliards d’euros par an : si les trafiquants de drogues étaient un pays, leur PIB les classerait au 21è rang mondial, juste derrière la Suède. Malgré la répression, l’ONU estime que seuls 42% de la production mondiale de cocaïne est saisie (23% pour la héroïne). Dans certains pays de production ou de transit, comme le Mexique, ce sont de véritables contre-pouvoirs occultes qui font régner la terreur et corrompent les rouages de l’État. (1)
Le commerce de la drogue comme marchandise prohibée est extrêmement lucratif : le marché de la drogue est celui qui connaît actuellement la plus forte expansion.
DE LA DANGEROSITÉ DE LA PROHIBITION ACTUELLE
La prohibition de l’alcool aux États-Unis en 1920 a eu comme conséquences:
Une augmentation des prix des produits alcoolisés,
une détérioration de la qualité des boissons, avec des risques sanitaires accrus,
une augmentation du trafic international,
une augmentation de la criminalité chez les consommateurs et chez les trafiquants,
la constitution de contre pouvoir avec des gangs à renommée internationale comme celui d’Al Capone,
le développement de la corruption dans tous les rouages de l’économie et de l’État,
un manque à gagner en impôts et taxe pour les États.
Devant l’inefficacité de l’interdiction sur la consommation d’alcool , en 1933, le 21e amendement annule le 18e amendement de la prohibition de 1920. Non seulement la loi sur la prohibition de l’alcool n’a jamais atteint le but qu’elle s’était fixée, mais elle a favorisé une augmentation affolante de la criminalité.
Comment n’a-t-on pas tiré des leçons de cet épisode de l’interdiction de l’alcool aux USA? Avec le commerce illicite des drogues les conséquences sont identiques mais démultipliées par la mondialisation. ( Au Mexique on évalue, en six ans, à 70 000 les victimes dues au trafic de drogue pour alimenter le marché nord-américain )
Il est temps que les États reprennent le contrôle de ce commerce mortifère.
*** TRAITER LA TOXICOMANIE ET CONTRÔLER LE COMMERCE DES DROGUES
« Les drogues tuent quelque 200 000 personnes chaque année. Les usages problématiques de drogues représentant l’essentiel de la demande, l’un des meilleurs moyens de réduire le marché est de traiter la toxicomanie”, a déclaré M. Fedotov, de l’ONU.
Les causes profondes de la consommation de produits stupéfiants sont à rechercher dans le mode de fonctionnement de nos sociétés livrées à la mondialisation des échanges et à la libéralisation de l’ensemble des activités humaines. Il faut être lucide et regarder en face les dégâts que peut faire chez les plus fragiles , ces injonctions de réussite individuelle à tout prix, que distille sournoisement et quotidiennement notre environnement, que ce soit dans le domaine professionnel, ou dans la sphère privée. Une société de consommation qui exacerbe constamment la satisfaction pulsionnelle des désirs individuels ne peut que conduire certains à trouver dans ces paradis artificiels ce qu’ils n’ont pas les moyens de réaliser ou de construire.
Le problème est que l’on ne veut pas admettre que la cause profonde de ces dérives est bien dans ces dysfonctionnements érigés en dogme dans ce monde ultra-libéral où règne une étrange alliance entre puritanisme et perversion. ( 2 ). On continue à maintenir le décor factice d’une société bourgeoise qui laverait plus blanc que blanc en interdisant à l’individu toute possibilité de dérive individuelle (3 ) tout en prônant l’obligation de réussite individuelle pour pouvoir satisfaire les besoins et envies ( légitimes ou créées par la publicité ) de tout consommateur. (On se rappelle la déclaration de Jacques Séguela: « Si à 50 ans on a pas une Rollex, on a raté sa vie » -« les 4 vérités » – Cette phrase à bien des égards obscène, prononcée le 13 février 2009, en pleine crise financière, à propos du Président de la République, par un publicitaire bien connu, est symptomatique d’un état d’esprit où la dictature des marques asservit les individus ).
Cette exacerbation permanente des désirs et des attentes des consommateurs rend de plus en plus difficile la maîtrise de ses pulsions et rend insupportable les frustrations. Il y a ceux qui trouvent le chemin de la réussite individuelle en restant dans les clous mais nombreux sont ceux qui doivent utiliser des subterfuges légaux ou illégaux pour tenter d’arriver à leurs fins pour tomber ensuite dans le piège de nouvelles dépendances: dépendance à des paradis artificiels pour les consommateurs, dépendance à un enrichissement facile et à une consommation de biens sans limite pour les trafiquants.
Il faudra bien qu’ un jour, l’État, dont un des rôles et de protéger tous les citoyens, reconnaisse les dysfonctionnements du système et prenne ses responsabilités en la matière en se donnant les moyens de « tirer le rideau » en traitant ouvertement cette « pandémie » et en contenant la contagion vers les plus fragiles et les plus jeunes. Pour vider de sa substance le commerce illicite, il faut aussi contrôler la distribution des produits stupéfiants dans des officines médicalisées ou spécialisées tout en continuant à mener une lutte acharnée contre les trafics de drogues internationaux. C’est une bataille de longue haleine qui doit être coordonnée à l’échelle internationale.
S’attaquer à cette économie illicite et mortifère c’est aussi dessiner un horizon à ces quartiers abandonnés. Si on assèche le trafic de drogue, on enlève une énorme partie de l’économie de ces quartiers. Tant qu’on n’aura pas de réels projets économiques et éducatifs à offrir à ces quartiers pour trouver ainsi les moyens de créer et de distribuer de la richesse autrement que par le trafic, la situation ne pourra pas évoluer dans ces villes comme Marseille où 30 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et où 60 % des ménages ne paye pas d’impôts sur le revenu faute de moyens (4). La question est bien plus large qu’une simple question répressive. C’est peut-être le seul message positive du passage de l’équipe ministérielle à Marseille.
En attendant, en contenant ce commerce derrière le rideau de l’ illégalité on ne fait que laisser libre cours à cette activité, très lucrative pour certains mais aussi très dangereuse pour l’ensemble de la société.
L’auteur
Enseignant, au cours de ma vie professionnelle, j’ai occupé diverses fonctions dans l’ Education Nationale.Pour mes études, et mon travail, j’ai bourlingué à Voiron, Aix-en-Provence, Paris, dans le 93, en Martinique, au Brésil, au Mexique et au Maroc. Depuis peu, je jette des bouteilles à la mer. Je consacre un peu de mon temps à écrire sur la nécessaire métamorphose de notre société vers un monde plus juste, décent et apaisé. Guy Valette
Dalle deposizioni del pentito Carmelo D’Amico emergerebbero connessioni importanti tra la politica italiana e cosa nostra.
« I nomi che farò oggi sono di persone capaci di tutto, possono entrare nelle carceri e uccidere simulando suicidi e morti naturali. Sono loro che dirigono la politica e cercheranno di togliermi di mezzo come volevano fare con lei, dottor Di Matteo ». Esordisce così il pentito messinese Carmelo D’Amico, teste al processo sulla trattativa Stato —Mafia. In passato, come « uomo d’onore » ha confessato 30 omicidi, mentre reggeva gli affari della cupola nel messinese.
« Finora non ho detto tutto per paura. temo per me e per la mia famiglia, ma se mi tutelate, dico tutto ».
Lo ha detto il pentito Carmelo D’Amico che sta oggi facendo rivelazioni inedite.
« Tra i politici che hanno fatto accordi con cosa nostra ci sono…
Le Monde.fr | 20.05.2015 à 13h49 • Mis à jour le 20.05.2015 à 16h39 | Par Martin Untersinger
Où se cachent donc les IMSI-catchers français et comment sont-ils utilisés ? Ces appareils sophistiqués destinés notamment à intercepter les appels entre téléphones mobiles pourront être utilisés par les services secrets lorsque la loi sur le renseignement, récemment votée à l’Assemblée nationale, entrera en vigueur.
Malgré la discrétion des autorités à leur sujet, l’existence des IMSI-catchers et leur utilisation illégale par les services de renseignement est un secret de Polichinelle. Jean-Jacques Urvoas, le rapporteur à l’Assemblée nationale de la loi sur le renseignement, estimait dans les colonnes de Libération le nombre d’IMSI-catchers en circulation à « moins d’une dizaine ». Lors des travaux au Sénat sur la loi sur le renseignement, le sénateur Michel Boutant, membre de la délégation parlementaire au renseignement, avait expliqué que l’un de ces outils avait été utilisé dans la traque des frères Kouachi.
Pour la première fois, Le Monde a trouvé trace de l’achat récent, par les pouvoirs publics, d’au moins deux de ces appareils.
Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique puis ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État
Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État
Jérôme Fournel et François Barouin
Jérôme Fournel, le DG de la Douane française a donc donné son accord pour acheter ces matériels et … Eric Woerth ou François Barouin ont-ils été informés?
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Ils ont été commandés par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), le service de renseignement des douanes, l’un des six services français. Les preuves de ces achats remontent à 2010, soit bien longtemps avant que l’on évoque la légalisation de leur usage administratif par les services de renseignement sur le territoire français.
Le document recensant les marchés attribués par la DNRED en 2014 mentionne l’« acquisition d’un IMSI-catcher miniaturisé ». Le marché a été bouclé il y a quelques mois, le 27 novembre 2014, pour un montant de 30 000 euros avec l’entreprise française Amesys, filiale du groupe Bull.
Cette société n’est pas une inconnue : accusée d’avoir vendu au régime Kadhafi des outils de surveillance de sa population, elle est sous le coup d’une enquête ouverte par la justice française pour complicité d’acte de torture.
Ce n’est pas le premier IMSI-catcher qu’a acheté la DNRED. Un document similaire, listant les marchés noués par ce service en 2012, mentionne la « transformation de l’IMSI-catcher en système autonome avec son amplificateur de puissance » pour laquelle l’administration a déboursé 187 947 euros, au mois de juillet.
Cette prestation a été fournie par l’entreprise Nethawk, avec qui la douane a ses habitudes. En 2010, elle a conclu avec cette même société, pour 51 000 euros, un « marché d’acquisition d’un amplificateur tribandes » et en 2011, a déboursé plus de 100 000 euros pour « étendre les capacités de récupération à distance des identifiants de téléphonie mobile ». Si le terme IMSI-catcher n’apparaît pas, ces deux services correspondent parfaitement au mode de fonctionnement de ces appareils, qui doivent se faire passer pour des antennes-relais de téléphonie mobile et identifier les numéros des téléphones avoisinants. En 2014, enfin, Nethawk a conclu avec la DNRED un contrat de « maintenance logicielle » portant sur un IMSI-catcher, pour 32 350 euros.
Alors que les services de l’Etat ne semblent pas avoir voulu cacher ces marchés publics – les documents les recensant sont librement accessibles sur Internet – la direction des douanes n’a pas été en mesure d’expliquer leur achat alors que la loi interdit, jusqu’à présent, leur utilisation.
Selon les bilans comptables de l’entreprise, la vente de l’IMSI-catcher n’a représenté que 13 % du chiffre d’affaires réalisé en France en 2012 : a-t-elle vendu d’autres IMSI-catchers aux services de l’Etat ? Etait-elle au courant de la légèreté, voire de l’inexistence, du cadre juridique de l’utilisation de ces appareils ? Chez Nethawk, on refuse de commenter les informations du Monde, citant la nature « confidentielle et sensible » de ces transactions. Même refus du côté d’Amesys, également sollicitée.
Comme nous l’écrivions récemment, les entreprises qui vendent des IMSI-catchers sont en effet très discrètes sur cette partie de leur catalogue. Nethawk ne fait pas exception à la règle, mais de nombreux éléments montrent que la fourniture d’IMSI-catcher est une partie cruciale de l’activité française de l’entreprise depuis plusieurs années.
Une brochure commerciale, fournie au Monde par l’organisation non gouvernementale Privacy International, qui milite pour un encadrement plus strict des technologies de surveillance, montre qu’Exfo vend bien des IMSI-catchers.
De plus, des salariés français de l’entreprise se sont rendus à plusieurs reprises à des colloques spécialisés, organisés à guichets fermés et réservés à des entreprises et des personnels des forces de l’ordre triés sur le volet. Lors de l’un de ces colloques, le 14 février 2013 à Dubaï, l’un des cadres français de Nethawk avait ainsi réalisé une présentation, « ouverte uniquement aux forces de l’ordre et aux fonctionnaires d’Etat » intitulée « Solution unique d’IMSI-catching pour opérations mobiles (pédestres, véhicule, aéronefs) et fixes (prisons) ». Quelques mois plus tard, le 7 juin à Prague, il redonnait une conférence identique. En octobre, à Brasilia, Nethawk sera à nouveau sur scène, pour tenter de convaincre de potentiels clients des avantages de « l’IMSI-catching ».
Un document publié par WikiLeaks montre que les autorités françaises sont coutumières de ce type de rassemblement : en 2012, le ministère de l’intérieur et celui de la défense faisaient partie des participants.
Si on en croit son profil LinkedIn, ce cadre de Nethawk basé en France est notamment chargé depuis mai 2010 de la « vente des solutions Exfo Nethawk aux agences de sécurité gouvernementales (civiles et militaires) » et se vante de « dix ans d’expérience dans les ventes auprès de fabricants d’équipements de réseaux, d’opérateurs sans fil et d’agences de sécurité-forces de l’ordre en Europe et au Moyen-Orient ».
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Cadre légal
L’utilisation des IMSI-catchers par les services dans le cadre d’écoutes et d’enquêtes administratives, c’est-à-dire sans l’intervention du juge, est prohibée jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi sur le renseignement. Mais dans la sphère judiciaire, où les services de renseignement sont parfois amenés à intervenir, le cadre légal est plus flou et rien n’empêche, en théorie, de les utiliser. Une source au sein de l’antiterrorisme précise n’avoir jamais vu d’IMSI-catcher à l’œuvre dans son domaine.
Le code pénal précise qu’il est interdit de commercialiser ou de fabriquer un appareil qui permettrait de porter atteinte au secret des correspondances ou d’enregistrer quelqu’un à son insu, sauf autorisation ministérielle. Cette dernière est donnée après avis d’une commission consultative chapeauté par le secrétariat général de la défense nationale. Ces dispositions s’appliquent-elles aux IMSI-catchers, y compris ceux destinés aux forces de l’ordre ? La commission a-t-elle eu à se prononcer sur l’achat de ce matériel par les douanes ? Contactée, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information, qui assure le secrétariat de cette commission, s’est refusée à tout commentaire.
Souvent, l’épluchage de la documentation sur les marchés publics permet de découvrir des choses croustillantes – et ce malgré l’aridité de la tâche. On peut par exemple découvrir ce que font les espions de la DGSE. Ou, et c’est le cas cette fois, les activités …
Le NARCOTOUR vient de toucher Paris, la ville capitale, pour boucler son harassante boucle.
Arrivée dimanche 2 mars 2008 en milieu d’après-midi, l’équipe de tournage, qui accompagne NS 55, n’a guère eu le temps de s’endormir.
Lundi matin, dès 5h30, alors que la nuit enveloppait en totalité la région parisienne, le camping car s’est mis en route à la lueur de ses phares, en direction de la rue d’Assas, une rue bourgeoise et tranquille du centre de Paris.
Une visite très matinale à laquelle NS55 DNRED tenait beaucoup.
Alors que l’horloge de la cabine du véhicule avait tout juste passé le cap des 6 heures du mat’, le pilote immobilisait son véhicule « DOUANES INFOS » devant le domicile de François Auvigne, un ancien directeur général des douanes, au 43 rue d’Assas à Paris.
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Une longue attente débutait…
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Au final, malgré plusieurs tentatives, NS 55 DNRED ne parviendra pas à parler de vive voix à François Auvigne à qui il entendait demander des explications sur son attitude au moment où l’ex-infiltré des douanes attendait l’aide et le soutien de ses employeurs – ni même à le croiser.
François Auvigne, le très courageux inspecteur des finances, resta planqué chez lui, envoyant ses jeunes enfants épier NS 55 par les fenêtres… et son épouse, Sophie Auvigne (La Voix de France Info) finit par lui répondre à l’interphone que son mari ne souhaitait pas le rencontrer!
Difficile d’imaginer alors que quelques heures plus tard, après avoir rencontré Jean Paul Garcia de l’A2, aujourd’hui le Boss de la DNRED, au siège à Montreuil durant plus de deux heures, Gérard Schoen que j’attendais le vendredi 7 mars 2008 pour lui demander des explications suite aux conneries émises, certainement sur ordre de Jérôme Fournel, sur un plateau de télévision, se sauva à ma vue et disparut en se planquant certainement derrière une porte cochère « amicale »…
Pourtant je cours vite, mais, là, Gérard, tu m’as bluffé!
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Gérard SCHOEN, le « pape » du contentieux des douanes françaises, semblait ignorer les actions de NS 55…
The Wall Street Journal: Hay evidencia que exmilitares de EEUU y México entrenan cartel de Jalisco
El Cártel Nueva Generación es quizás la empresa criminal más audaz y viciosa de México, luego de que se capturó o mató a la mayoría de los líderes de los Zetas
El Cartel de Jalisco Nueva Generación ha matado a unos 50 funcionarios públicos en los últimos dos años solamente.
Foto: J. Emilio Flores / La Opinión
PUBLICADO: May, 13, 2015 1:50 pm EST
Los integrantes del Cartel de Jalisco Nueva Generación (CJNG) han recibido formación estratégica y paramilitar por parte de ex militares de México, Guatemala y Estados Unidos, dijeron funcionarios y analistas en temas de seguridad a The Wall Street Journal.
“Exmiembros de los Kaibiles, un temido Ejército conformado por fuerzas especiales de Guatemala, y los veteranos militares mexicanos han dado formación estratégica y paramilitar a el cártel”, dijo Alejandro Solorio, el Comisionado de Seguridad Pública de Jalisco a la publicación.
Solorio dijo al diario norteamericano que los miembros del cártel que han sido capturados han dicho de que al menos un veterano de Estados Unidos– “un agresivo y muy salvaje marine de EEUU” – también ha estado entrenando a los pistoleros del grupo.
“Creemos que se le pagó una fortuna para darles entrenamiento”, comentó Solorio a The Wall Street Journal.
“Ellos [los del CJNG] tienen rangos y una jerarquía como en los ejércitos […] están muy unidos detrás de su líder y han hecho de la lealtad un valor supremo”, explicó Alfonso Quintero, un Capitán retirado de la Fuerza Aérea Mexicana.
El reporte que publica el medio estadounidense bajo la firma de Juan Montes y que cita reportes oficiales refiere que las armas del Cártel Nueva Generación provienen principalmente de los Estados Unidos y de los mercados negros de América Central.
Menciona que además los soldados mexicanos han incautado fábricas improvisadas en las montañas de Jalisco, donde miembros del cartel ensamblan sus propios rifles de asalto.
Las mismas fuentes dijeron que al igual que los Zetas, formado originalmente por desertores del Ejército, la Nueva Generación “favorece métodos paramilitares, y ha recibido entrenamiento táctico de mercenarios mexicanos y extranjeros”.
“Cuando tratamos de devolver el golpe, lanzaron dos granadas contra nosotros”, dijo Alejandro Solorio, el Comisionado de Seguridad Pública de Jalisco a la publicación.
The Wall Street Journal refiere como miles de soldados, apoyados por vehículos blindados y policías federales, están desplegados en Jalisco para frenar al cártel, que de acuerdo con las autoridades ha obtenido cientos de millones de dólares por el contrabando de metanfetamina desde México y por la cocaína de América del Sur que se consume en México, los EEUU y en otros lugares.
”El gobierno del señor Peña Nieto argumentó que podría disminuir la violencia, derrotando a las bandas al confiar en los servicios de inteligencia y ataques quirúrgicos contra los jefes criminales […] Pero esto tuvo la consecuencia involuntaria de fragmentar a estos grupos en carteles más pequeños y, a veces mortales, lo que llevó al gobierno de Peña Nieto, al igual que su predecesor, a enviar tropas a varios estados para asediar a las pandillas, incluyendo ahora Jalisco, uno de los motores económicos de México”, dice el reporte.
El reporte menciona cómo Guadalajara, famosa por ser la cuna del tequila y la música de mariachi, ha sido el hogar de poderosos narcotraficantes durante décadas. Dice que el Cártel de Guadalajara fue fundado por los traficantes del estado de Sinaloa que fueron empujados fuera de la región por las operaciones militares en la década de 1970 y se estableció en Jalisco. “El cártel dominó el comercio de narcóticos de México hasta el asesinato de un agente de control de drogas de Estados Unidos llevó a los EEUU y México para cooperar en su desmantelamiento en 1985?.
“Guadalajara es una importante área estratégica para el tráfico de drogas”, dijo Jorge Rocha, sociólogo e investigador en el Instituto Tecnológico de la Universidad de Guadalajara al WSJ. “Está cerca de los puertos del Pacífico y está bien comunicado con rutas de la droga se dirigen tanto a California y Texas”, explicó.
La publicación precisa que con su nombre, el Cártel Nueva Generación, pretende distinguirse del viejo “Cártel de Guadalajara”. Dice que este nuevo grupo se formó en 2010 tras el asesinato del jefe regional del Cártel de Sinaloa, quien controló Jalisco, Ignacio Coronel, a manos de las fuerzas federales.
El cártel primero se anunció para el público de México en 2011, cuando –que se hace llamar los “MataZetas”– cuando se atribuyó la responsabilidad por la muerte de 35 presuntos miembros de la pandilla rival en la ciudad portuaria oriental de Veracruz, dice The Wall Street Journal.
“Nueva Generación se ha fortalecido en los últimos meses, ya que las fuerzas federales debilitaron Los Zetas y a los Caballeros Templarios, que había controlado el estado de Michoacán, en la frontera de Jalisco”, dijeron funcionarios y expertos mexicanos al medio.
De acuerdo con los analistas consultados por el diario norteamericano, el cartel no tiene miedo de devolver el golpe a los funcionarios contra los intentos de capturar o matar a Nemesio “El Mencho” Oseguera y a otros líderes del cártel. “La violencia surgió a finales de febrero tras la detención de Abigail “El Cuini” Valencia, a quien las autoridades han identificado como el cerebro financiero del cártel” dijo Solorio.
Las autoridades han dicho que la banda ha matado a unos 50 funcionarios públicos en los últimos dos años solamente, incluyendo el secuestro y asesinato de un Diputado federal y el asesinato del Secretario de Turismo de Jalisco recién nombrado en 2013.
Sin embargo y a pesar de la larga historia de su ciudad con cárteles del narcotráfico, la reciente violencia ha puesto nerviosos a muchos en Guadalajara. ”Uno trata de vivir una vida normal […] Pero usted sabe que usted es vulnerable. Y eso da miedo”, dijo Dante Haro Reyes, jefe de un Consejo Ciudadano de Seguridad Pública de Guadalajara a The Wall Street Journal.
Para algunos analistas, Jalisco Nueva Generación desbancará en poder al cártel de Sinaloa y supondrá un desafío difícil de ganar por el Estado
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El cártel Jalisco Nueva Generación está señalado hoy como el tumor más peligroso del cáncer del narcotráfico en México. La organización criminal logró ese dudoso primer puesto a raíz de los sucesos del pasado 1 de mayo en Guadalajara, capital de Jalisco,cuando llevó a cabo varios ataquessimultáneos contra fuerzas federales que dejaron 17 muertos y 19 heridos, además de gasolineras, coches y calles incendiadas y el miedo en el cuerpo de los jaliscienses. Entre los fallecidos figuran los seis militares de un helicóptero del ejército derribado por los narcos con un lanzacohetes RPG-7, de diseño soviético, un desafío al Estadoinédito en la historia de los cárteles mexicanos.
Su rápido ascenso, en tan sólo cinco años, también es algo fuera de lo común. Nueva Generación acaba de ser incluido por el Departamento del Tesoro de Estados Unidos en su lista negra de asociaciones narcotraficantes, pero la Procuraduría General de la República (PGR) ya lo recogía en su último mapa, de 2013, como uno de los nueve grandes cárteles existentes en México, junto al de Sinaloa, Pacífico, Juárez, Tijuana, Golfo, Los Zetas, La Familia Michoacana y Los Caballeros Templarios. Encabezado, según las autoridades, por Nemesio Oseguera Cervantes «El Mencho», opera en Jalisco, Colima, Michoacán, Guanajuato, Nayarit, Guerrero, Morelos y Veracruz, con cierta presencia en el Distrito Federal. La Comisión Nacional de Seguridad determina que tiene una fuerza aproximada de un cuarto de millar de sicarios, armas de largo alcance y suficiente entrenamiento para usarlas, y además, es uno de los que más droga exporta.
El analista Jorge Fernández Menéndez explicaba hace unos años en su columna de «Excélsior» que, lejos de ser nuevo, el cártel Jalisco Nueva Generación era «la transformación de una de las más viejas organizaciones del narcotráfico en México (comenzaron en el negocio de la marihuana en los 70), el llamado cártel de los Valencia, que luego se transformó en el cártel del Milenio». Juan Salgado, profesor del CIDE especialista en seguridad, dice que a partir de su nacimiento, en 2010, desintegrado el cártel del Milenio por la sucesiva detención de sus líderes, Nueva Generación se ha nutrido «en parte de los Beltrán Leyva, en parte del Golfo». Es decir, al igual que el fenómeno de fragmentación que ha dado lugar a grupúsculos violentos como Guerreros Unidos–responsables de la desaparición de 43 estudiantes de magisterio en Iguala el pasado septiembre–, se trata de un grupo que «proviene de la escisión de otros cárteles y que se compone en buena medida de mercenarios». Con una diferencia fundamental: organizado militarmente.
Para algunos analistas, Jalisco Nueva Generación desbancará en poder al cártel de Sinaloay supondrá un desafío difícil de ganar por el Estado; para otros, la lucha frontal que planteóa las fuerzas federales este mes es el principio de su fin. Por el momento, no hay Hércules que acabe con la hidra.
Du travail pour la Celtic (Cellule d’études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs).
Un kilo del estupefaciente vale $1000 en el Perú y puede costar $45 mil en el Viejo Continente y $120 mil en Asia. Hay cuatro puntos de acopio en el país.
El 5 de diciembre de 2014, un contingente de la División de Investigaciones Especiales (Divinesp), liderado por el mayor PNP Marco Tataje Salas, irrumpió en un depósito ubicado en Huachipa. El titular de la Primera Fiscalía Antidrogas del Callao, Juan Mendoza Abarca, supervisó de cerca el operativo.
La Policía arrestó a doce personas y confiscó dos toneladas de cocaína en ladrillos de soya bajo el sello del rostro del inca Atahualpa.
La droga tenía como destino el puerto de Le Havre, ubicado al noroeste de Francia.
Correo tuvo acceso a documentación detallada que demuestra que este destino forma parte de las nuevas rutas desde donde operan las mafias ligadas al narcotráfico a nivel mundial.
LOS DESTINOS. El panorama completo lo encabeza Europa, al recibir el 79% de nuestra producción de cocaína. Le siguen América del Norte, con un nivel de recepción del 9%; África, con un 5%; y finalmente Asia, con un 4% del total.
Los puertos son escogidos con precisión por los mercaderes peruanos de la droga, que actualmente prefieren operar para el Viejo Mundo y no para realidades problemáticas como la de México.
Bélgica, Holanda, España, Italia, Lituania y, por supuesto, Francia reúnen las condiciones para que la carga ilegal llegue a salvo y se venda como pan caliente.
Allí, “la merca” puede alcanzar un valor cercano a los $45 mil por kilo.
Justamente, el pasado 14 de mayo, 199 kilos de cocaína fueron hallados por la Guardia Civil Española en el puerto de Valencia, España, y según un comunicado de la Policía de ese país, su origen sería territorio peruano.
Pero hay precios más altos. La cocaína de alta pureza que es enviada desde el Perú hasta los países de África y Asia alcanza los $120 mil, si su destino son países como Jordania o China.
Solo en América Latina, el precio por kilo de cocaína en todos los países es por lo menos el doble que en el Perú.
Un ejemplo particular es Colombia, también productor, donde el precio no baja de $3600 por cada kilo de cocaína.
OTRO SISTEMA. Sin embargo, difícilmente existen en el Perú las mafias y cárteles de la droga de los que tanto se ha hablado desde que el denominado “narcoporsche” del prófugo Gerald Oropeza López fuera blanco de balas y granadas el 1 de abril en San Miguel.
“Aquí lo que existe son ‘combos’, con gente que se junta y se divide funciones, como el financiamiento y la logística”, explica el fiscal Mendoza, y agrega: “Todos ellos ahora comparten rutas y hasta contenedores”.
La inversión, no obstante, resulta casi nula comparada con las ganancias obtenidas. En el Perú, comprar 1 kilo de cocaína en la zona del Huallaga puede valer únicamente mil dólares.
Por eso es que, según la Policía, los grandes capos y barones de la droga ya no existen en el Perú.
“Casi todos son brókers, nada más. El mismo Gerald Oropeza sería un bróker. La imagen de ‘Tony Montana’, un mafioso que pelea por el control de las rutas de narcotráfico entre Cuba y Miami no puede estar más alejada de Oropeza”, señala Nicolás Zevallos, investigador principal del Laboratorio de Criminalidad Social de la PUCP.
Estos brókers no solo son expertos en acondicionar camiones y barcos para el traslado de la mercancía, sino también son especialistas en captar a gente en la que puedan delegar responsabilidades de mando.
Cifras de la Dirincri indicaron que en 2014 se detuvo a 22 peruanos y 84 extranjeros con algún tipo de pertenencia a estos “combos” del tráfico de drogas.
CRÉANME, POR FAVOR. El golpe en Huachipa fue parte de una investigación que llegó a procesar a Manuel Angulo Lescano, suboficial de primera de la Dirección de Inteligencia de la Policía.
Para las autoridades que organizaron la intervención, esa no fue ninguna sorpresa. Sabían que había elementos de inteligencia protegiendo el “negocio” conducido por el uruguayo Rubén Clemente Batalla. Y lo sabían por un informante muy particular.
Fuentes de la Policía indicaron que a fines de 2008 un hombre se acercó a la Fiscalía Antidrogas y les hizo una oferta que no pudieron rechazar.
“Créanme, por favor. Yo sé muchas cosas, pero déjenme tranquilo. Les diré todo lo que sé”, dijo el sujeto, que terminó convirtiéndose en un colaborador eficaz. Un convenio secreto fue firmado entonces en conjunto con la Procuraduría Antidrogas.
La fuente recordó cómo es que el informante los aleccionó sobre los distintos modos de cargar la droga y sus diversos destinos.
A partir de 2010, la Drug Enforcement Administration (DEA) entró en contacto con él. “Todos los grandes golpes que dio la Dirandro en colaboración con la DEA entre 2010 y 2014 fueron por los datos que él nos pasó”, agregó la fuente.
No es para menos. Dicho informante había sido uno de los peces gordos que movieron toneladas de droga por el puerto del Callao entre 1998 y 2008.
Pero los problemas no tardarían en llegar. “Un día nos dijo que le habían avisado de un pase grande, pero entre policías”, recuerda la fuente.
Los agentes de la DEA determinaron que la vida del colaborador corría peligro y decidieron llevarlo con su familia a Panamá, donde vive desde enero.
Huit marins de la société de transport maritime, en redressement judiciaire, comparaîtront le 10 juin pour divers trafics.Un navire de la SNCM dans le porte de Porto Vecchio, en Corse du sud, le 11 mai 2015. ( MAXPPP)
Mis à jour le 17/05/2015 | 08:50 , publié le 17/05/2015 | 08:50
La SNCM n’avait pas besoin de ça. L’avenir de la compagnie, en redressement judiciaire, est plus qu’incertain et quelque 1 500 salariés attendent une offre de rachat solide. Mais le 10 juin s’ouvre le procès de huit d’entre eux, au tribunal correctionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône). Ils sont soupçonnés d’avoir participé à un vaste trafic de drogues et d’armes entre la Corse et le continent, explique Le Parisien, dimanche 17 mai.
Les documents consultés par le journal « détaillent une organisation quasi mafieuse ». « Une quarantaine de kilos de drogue, de toute nature, auraient ainsi transité…
Les auditeurs de France Info ont certainement écouté l’interview de Bruno Beschizza suite à la décision de l’état de renforcer le dispositif de sécurité à Saint-Ouen. Cette ville, plaque tournante du commerce souterrain de la drogue en région Parisienne, va recevoir le renfort définitif de plusieurs unités de CRS.
Si cette décision semble réjouir le Maire de Saint-Ouen William Delannoy, Bruno Beschizza semblait nettement plus sceptique au micro de France-Info. Le Maire d’Aulnay-sous-Bois indiquait en effet que, si la Police faisait son boulot, la justice était trop laxiste pour que cela soit suivi d’effet. Il cite ainsi deux cas :
Un dealeur arrêté à Aulnay-sous-Bois en possession de plusieurs dizaines de kilos de cannabis. Présenté au juge, il est relâché de suite
Un autre dealeur, toujours arrêté à Aulnay-sous-Bois pour le même motif. Présenté au juge, il est relâché de suite
Bruno Beschizza dénonce l’impunité de ces voyous à cause de juges trop complaisants à leur égard. Il est vrai que ces jugent n’habitent certainement pas dans les quartiers sensibles de la Seine-Saint-Denis.
Bernard Cazeneuve intensifie la lutte contre le trafic de drogue à Saint-OuenFace à l’indignation grandissante des habitants, contre le trafic de drogue à Saint-Ouen, le gouvernement annonce prendre des mesures.
Mis à jour le 14/05/2015 | 11:56 , publié le 14/05/2015 | 11:21
Acheteurs, rabatteurs, guetteurs, vendeurs sont dans le viseur du gouvernement. Dans une interview accordée au « Parisien », le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve dévoile plusieurs mesures ce jeudi 14 mai pour lutter contre le trafic de stupéfiants à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) dans le nord de Paris. Des mesures qui viennent après la manifestation des habitants, le week-end dernier, pour dire stop à la violence. L’objectif est de dissuader les acheteurs de se rendre dans la ville, en s’attaquant directement à la demande. Depuis mercredi, policiers et agents des douanes sont déployés et 56 acheteurs ont été contrôlés.
« On ne peut pas tolérer que des gens qui viennent de l’extérieur de cette banlieue contribuent à faire prospérer ce genre de trafic » explique à France 2 Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur. Renforcement des contrôles
Une cinquantaine de CRS seront présents en permanence alors que la vidéo-surveillance va être renforcée avec l’installation de 12 caméras. Ces dernières semaines, cinq jeunes ont été blessés par balle dans la ville.
Pour enrayer le trafic de drogue qui gangrène la ville de Saint-Ouen, la police a décidé de s’attaquer aussi aux clients, avec une première opération menée mercredi, a annoncé Bernard Cazeneuve dans un entretien au Parisien jeudi.
« Une opération conjointe de la police et des douanes est déployée depuis hier (mercredi, ndlr) après-midi à Saint-Ouen. Elle cible non seulement les vendeurs mais aussi les consommateurs », déclare le ministre de l’Intérieur.
Han colaborado puntualmente la Drug Enforcement Administration (DEA) de EE.UU, la National Crime Agency (NCA) del Reino Unido, la Guardia de Finanza de Italia, la Gendarmería Real Marroquí y la Dirección General de Aduanas Francesa (DNRED).
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La organización usaba contenedores de empresas importadoras legales para camuflar la droga y colarla en puertos españoles e italianos
Agentes de la Guardia Civil detienen a un presunto integrante de la red.
Un empresario de Castellón venido a menos por la crisis era el presunto cabecilla de la red de narcotráfico a la que la Guardia Civil ha intervenido 1.500 kilogramos de cocaína. Son 35 los detenidos como integrantes de la organización. Todos españoles, a excepción de un albanés, y algunos con antecedentes por tráfico de drogas. La Guardia Civil cree que el capo, de 42 años, casado y padre de dos hijos, había logrado montar un entramado de distribución por toda España, con gente estratégicamente ubicada en Latinoamérica y llegó a implicar a agentes portuarios españoles que facilitaban el acceso a los contenedores en los puertos a los que llegaba la droga procedente de Colombia. Utilizaban la técnica del gancho ciego, es decir, colaban los fardos de cocaína con la forma de bultos-mochila entre las mercancías que otras empresas —desconocedoras de los hechos— enviaban a España desde el país sudamericano. “Metían 100 o 200 kilos cada vez”, explican fuentes de la investigación. La han llamado operación PIKPAN II y ha sido realizada en varias fases en Galicia (dos detenidos), Madrid (once detenidos), Castilla la Mancha (cuatro detenidos), Valencia (once detenidos), Andalucía (cinco detenidos), Canarias (un detenido) y Francia (un detenido).
A lo largo de la investigación, iniciada en enero del año pasado, los agentes han realizado 14 registros domiciliarios en las provincias de Las Palmas de Gran Canaria, A Coruña, Guadalajara, Madrid, Albacete, Castellón y Valencia, donde se han intervenido 23 vehículos, dos armas de fuego y munición, otras dos armas simuladas, máquinas para contar billetes, máquinas detectoras de billetes falsos, inhibidores de frecuencias, tres balanzas de precisión, dos máquinas plastificadoras, material electrónico e informático, nueve kilos de sustancias para adulterar la droga, documentación falsificada, 24.095 euros en efectivo, etc.
Los agentes se han incautado de diversa documentación, que una vez analizada, ha servido para demostrar la existencia de inmuebles, cuentas bancarias y un entramado de empresas, todo ello utilizado para blanquear los beneficios obtenidos del tráfico de estupefacientes.
La operación se inició a raíz de las sospechas Guardia Civil sobre una organización que podría estar dedicándose a introducir grandes partidas de cocaína en España y Europa procedente de Sudamérica.
Tras las primeras investigaciones los agentes detectaron que los responsables de la red realizaban frecuentes desplazamientos a Sudamérica para negociar con los carteles de esos países y adquirir la droga para su posterior envío a España.
La Guardia Civil detectó la existencia de una célula de negociadores o intermediarios bien relacionada con el mundo del narcotráfico, tanto en Sudamérica como en España y otros países de la Unión Europea.
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Panorámica aérea de la impresionante terminal del puerto de Algeciras
Esta célula, era la encargada de buscar compradores de la droga y de facilitar a los proveedores sudamericanos indicaciones sobre el puerto español por el que debían entrar los contenedores con la cocaína y los días óptimos para su llegada. Se han intervenido cuatro partidas de droga en el puerto de Valencia, dos en el de Algeciras, una en Tánger y otra en el puerto de Giogia Tauro de Calabria (Italia).
Un tercer grupo de personas tenía libre acceso a los recintos portuarios para encargarse de extraer la cocaína de los contenedores una vez que llegaban a puerto. “Abrían el precinto de los contenedores, sacaban la droga y volvían a cerrarlos con un precinto casi idéntico”, explican los agentes.
La organización pretendía introducir diversas partidas de cocaína en España y otros países, por lo que los agentes establecieron varios operativos en Francia, Marruecos, Italia y los puertos españoles de Valencia y Algeciras, donde se intervinieron en total 1.500 kilos de cocaína y se procedió a la detención de 15 personas.
Para introducir esta gran cantidad de droga, la red utilizó siete contenedores, cinco en España y dos en el extranjero, además de dos vehículos provistos de dobles fondos.
Posteriormente, con toda la información sobre las componentes de la organización y los domicilios, a mediados de marzo se inició la última fase del operativo, en la que se arrestó a otras veinte personas.
La operación, dirigida por el Juzgado de Instrucción número tres de Teruel, ha sido llevada a cabo por el Equipo Contra el Crimen Organizado (ECO) de la Unidad Central Operativa de la Guardia Civil con sede en Alicante y la Unidad Orgánica de Policía Judicial de la Comandancia de la Guardia Civil de Teruel, con el apoyo de otras unidades en las provincias en las que se ha llevado a cabo la operación.Además, en el extranjero, han colaborado puntualmente la Drug Enforcement Administration (DEA) de EE.UU, la National Crime Agency (NCA) del Reino Unido, la Guardia de Finanza de Italia, la Gendarmería Real Marroquí y la Dirección General de Aduanas Francesa.
SANTO DOMINGO República Dominicana.- La Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD) y el Instituto Postal Dominicano (INPOSDOM) frustraron el envío de casi un kilo de cocaína a Nueva York y España, escondidos en una lata de guandules y en tóneres de tinta para impresoras, respectivamente, en dos casos que son investigados por la agencia antinarcóticos.
El portavoz de la DNCD, Darío Medrano, garantizó que todas las personas que resulten involucradas en esta modalidad del narcotráfico internacional serán apresadas y sometidas a la justicia, vía el Ministerio Público.
Los dos envíos fraudulentos fueron detectados en la sede del INSPODOM durante chequeos rutinarios que realizaban conjuntamente oficiales de la DNCD y un inspector del correo.
Posteriormente, el Instituto Nacional de Ciencias Forenses (INACIF) determinó que se trataba 239.27 y 630 gramos de cocaína pura.
La primera cantidad, consistente en una sustancia pastosa, que resultó ser cocaína, estaba dentro de una lata de guandules con coco cubierta por copias de documentos dentro de una caja de cartón.
Este envío estaba destinado a una supuesta señora residente en el 89-0180 st. Queens, Nueva York, Estados Unidos, remitido por otra presunta mujer domiciliada en el sector Cerro de Papatín, de la ciudad de Santiago.
El segundo envío de los 630 gramos de un polvo blanco, que resultó ser cocaína, estaba dentro de 32 tóneres para tinta que fueron rellenados con la sustancia, los cuales eran enviados por un supuesto residente en el sector de Piantini, Distrito Nacional, a otra persona domiciliada en la calle Reclusa, sector Hospitalet de Hobregat, Barcelona, España.
Ambos casos son investigados por la DNCD para determinar el origen del envío de estas sustancias y determinar el grado de responsabilidad en cada caso y someter a la justicia a los responsables.
La Commission européenne a présenté aujourd’hui un programme européen en matière de sécurité pour la période 2015-2020, qui doit aider les États membres à coopérer contre les menaces qui pèsent sur la sécurité et donner plus de poids à notre action commune contre le terrorisme, la criminalité organisée et la cybercriminalité. Ce programme expose les mesures et outils concrets auxquels recourront toutes les parties prenantes pour garantir la sécurité et affronter plus efficacement ces trois menaces particulièrement préoccupantes.
A la Une de l’heure du crime, les révélations d’un journaliste d’investigation sur un des plus grands secrets de la République…
Comme le secret est en train d’être éventé, on peut dire aussi qu’il s’agit d’un des grands tabous de la cinquième République : l’existence d’un groupe ultra secret de tueurs professionnels qui exerceraient, au nom de la France une sorte de droit de représailles de l’Etat, face à ses ennemis, par exemple les terroristes qui menacent depuis de longues années nos institutions…La décision de créer ce groupe au sein du service action de la DGSE aurait été prise après l’affaire du Rainbow Warrior, au milieu des années 80. Les Présidents de la République qui ont succédé à François Mitterrand ont toujours nié officiellement l’existence de ce groupe, baptisé « Alpha » dont certains membres ont accepté de parler à mon invité, Vincent Nouzille qui publie son enquête dans un livre qui vient de paraître aux éditions Fayard.
Avec lui, nous allons revenir sur cette guerre de l’ombre dont les échecs ou les victoires ne sont jamais officiellement revendiqués..
Vincent Nouzille a passé trois ans à recueillir les témoignages d’anciens ou d’actuels membres des services de renseignements français. Il en sort un ouvrage époustouflant, où la réalité semble parfois dépasser la fiction.
C’est en 2002 qu’un événement lui met la puce à l’oreille : deux agents de la DGSE sont arrêtés en Espagne, alors qu’ils transportaient des faux passeports et un vrai arsenal de guerre… Ces agents, bien plus secrets que des agents secrets, faisaient partie de la « Cellule alpha »… Une appellation que le journaliste a tenté de comprendre, et de mettre à jour. Une cellule constituée d’une dizaine d’électrons libres, capables de mener des doubles vies sans éveiller l’attention, et de tuer sans poser de questions. Ce dispositif, créé sous Mitterrand, a été utilisé par tous les présidents depuis.
A commencer par François Hollande…
***
En 2002, la France faisait libérer des espions arrêtés en Catalogne. Ils n’ont jamais comparu.
«Disparition de l’Officier traitant et de son agent.» Durant quelques heures, en avril 2002, le général Philippe Rondot a bien cru avoir perdu toute trace de deux agents de la DGSE en Espagne. C’était très ennuyeux parce qu’ils étaient partis pour un «exercice Alpha», et dans les notes de Rondot, le code «Alpha» désignait les équipes préparées aux opérations «Homo» (lire ci-contre), c’est-à-dire aux assassinats ciblés. Mystérieux exercice. Les agents «disparus» étaient en réalité sous les verrous. Et le général s’est chargé de régler l’épineux dossier jusqu’à leur libération six mois plus tard.
En prenant, comme toujours, des notes.
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En Espagne, c’est une nouvelle «affaire Rondot». La révélation par Libération, samedi, des notes du général Philippe Rondot sur sa mission secrète auprès de deux agents de la DGSE incarcérés à Barcelone en 2002 a réveillé un dossier judiciaire abandonné par les autorités.
Les deux hommes avaient été interpellés, lourdement armés, en avril 2002, dans une ville voisine de Barcelone. Ils sont restés écroués durant six mois jusqu’à ce que le général Rondot vienne, lui-même, se porter garant. Sortis de prison, ils ont totalement disparu, sans comparaître à leur procès.
Le Periódico de Catalunya a révélé, hier, photos à l’appui, l’identité des deux agents qui figureraient toujours sur le fichier des personnes recherchées par Interpol. Christian Piazzole et Richard Pérez sont vraisemblablement des «alias» inscrits sur de «vrais faux» passeports.*
Selon les notes de Philippe Rondot, ces agents se livraient à un «exercice Alpha», «Alpha» étant le nom de code des équipes préparées aux homicides, au sein du service action de la DGSE. Conseiller du ministre de la Défense au moment des faits, Alain Richard, puis de Michèle Alliot-Marie lorsqu’il se rend à Barcelone, le général relève, peu avant le procès des agents en 2004, que la justice espagnole ne croit pas à la version française : «Les armes étaient réelles, et l’agent ne savait pas que c’était un exercice», note Rondot. Les armes saisies sont, selon la presse espagnole qui en publie les photos, de type «Chacal» ou «sicario». C’est un équipement de tueur à gage : une arme de guerre démontable avec viseur télescopique, plusieurs pistolets, des silencieux, et un dispositif GPS…
A Barcelone, le général Rondot a été introduit auprès du procureur général par le responsable de l’unité antiterroriste de la Guardia Civil. Mais la presse catalane évoquait, hier, l’intervention de l’ex-ministre de l’Intérieur espagnol Mariano Rajoy, actuel président du Parti populaire (PP). Des «pressions» confirmées par l’ancien conseiller à l’Intérieur du gouvernement catalan Xavier Pomés. En France, c’est Michèle Alliot-Marie, l’actuelle garde des Sceaux, qui, selon les notes de Rondot, était à la manœuvre pour sortir les agents en leur évitant de s’expliquer devant la justice.
Alain Richard et l’ancien Premier ministre Lionel Jospin ont démenti avoir «envisagé ou encouragé» des projets «d’assassinats ciblés» après le 11 septembre 2001, comme l’avait noté Rondot.
El general Rondot, un superespía francés, organizó la desaparición de dos de sus agentes, detenidos con armas de guerra en Manresa, para evitar su captura y juicio en España
Los Mossos d’Esquadra detuvieron en abril de 2002 en Barcelona a un marsellés con un rifle de mira telescópica y una pistola. Unas horas después arrestaron a otro hombre relacionado con él. Ambos trabajaban para los servicios de espionaje franceses. Su jefe era el general Philippe Rondot, famoso por haber capturado en 1994 al terrorista Chacal. Rondot y el Gobierno engañaron a la Fiscalía para lograr la liberación de los agentes, a la vez que un general francés aprovechó el desfile de las Fuerzas Armadas del 12 de octubre de 2002 en Madrid para conversar con miembros del Ejecutivo español e interceder por los detenidos. Seis días después, y fruto de esas presiones, ambos fueron excarcelados y jamás acudieron al juicio.
Trafic d’armes: un douanier lillois, lié à Claude Hermant, mis en examen
Publié le 08/05/2015 – Mis à jour le 08/05/2015 à 12:50
Nord Eclair
Un douanier de l’antenne lilloise de la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) a été inculpé pour « acquisition et détention » d’armes de guerre, qu’il aurait pu se procurer auprès de Claude Hermant.
Rebondissement dans le trafic d’armes présumé de Claude Hermant, une figure de la mouvance identitaire régionale, en prison depuis fin janvier. Le 30 avril, un douanier de l’antenne lilloise de la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) a été mis en examen par le juge Stanislas Sandraps. Il a été inculpé pour « acquisition et détention » d’une ou plusieurs armes de catégorie A, c’est-à-dire des armes de guerre. Le fonctionnaire a été remis en liberté, sous contrôle judiciaire. Deux autres individus ont été mis en examen le 30 avril. Parmi eux figure un homme qui appartiendrait au banditisme de la métropole lilloise. Il a été écroué. L’autre personne a été relâchée, sous contrôle judiciaire.
Cet épisode met en lumière l’une des ramifications sensibles de l’affaire : les liens entre Claude Hermant et des services de sécurité. Il était un informateur de la gendarmerie. Et il aurait aussi été, d’après deux sources différentes, un indic de la DNRED. Une période révolue depuis un certain temps. Mais des relations se sont semble-t-il maintenues entre Claude Hermant et le douanier. Ce dernier se serait procuré une ou plusieurs armes auprès de lui, pour une raison ignorée.
D’après des proches du dossier, le fond de l’histoire reste toutefois le même : Claude Hermant aurait trafiqué des armes « pour son propre compte », pas sous couvert de la gendarmerie ou des douanes. Il aurait importé « plus d’une centaine » d’armes neutralisées depuis la Slovaquie, notamment par des colis. Puis il les aurait remilitarisées. Elles auraient été vendues dans les milieux délinquants, « pas uniquement lillois ».
Quelques-unes auraient atterri dans les mains d’Amedy Coulibaly, l’auteur de l’attentat de l’Hyper Cacher de Paris, en janvier. Il n’y aurait néanmoins pas de lien direct entre les deux hommes. « Claude Hermant ne connaissait pas forcément la destination finale des armes. » Le terroriste en aurait récupéré, à Charleroi (B), par un jeu de rebond entre différents intermédiaires. B. DU. ET FK. L.
En ce temps là, Mario Le Corff magouillait grave avec la DEA (Drug Enforcement Agency) pour se faire mousser.
***
Il s’arrangeait aussi avec le juge Renard de Nice en charge du dossier de Claudio Locatelli!
***
C’est Mario Le Corff de l’OCTRIS qui « organisa » l’évasion de Claudio Locatelli* afin de l’utiliser comme un informateur!
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*Le baron de la drogue italien Claudio Locatelli, 61 ans, a été condamné en septembre 2013 par les assises des Alpes-Maritimes à trois ans de prison pour s’être évadé il y a 24 ans de l’hôpital de Grasse (Alpes-Maritimes). Le ministère public avait requis dix ans de prison à son encontre, l’estimant en outre coupable du braquage d’un homme lors de son évasion.
Agli inizi deI 1989 il « Bureau central des stups » di Parigi (OCRTIS) disponeva di
informazioni secondo cui un’importante figura di pregiudicato, tale Claudio Locatelli,
era giunto a Nizza per ricevere 42 kg di cocaina. Locatelli era uno dei luogotenenti
del noto boss calabrese Alessandro Barberi. Ex perito chimico per l’Enichem di Gela
Barberi era uno dei « colonnelli » del famoso clan della « n’Drangheta » dei Madonia
che si opponevaa quello di Salvatore lacolano in una guerra senza esclusioni di colpi.
Barberi gestiva il riciclaggio di forti somme di denaro sporco utilizzate per acquistare
cocaina in Sudamerica. ln pratica era il finanziatore di un narco businnes che ha poi
portato al ricupero di oltre un quintale e mezzo di stupefacente con partite sequestrate
in mezza Europa. ln tale contesto vennero a galla vari nomi, fra cui quello di Alfio
Caruso, un feroce assassino, latitante dopo essere stato condannato a 30 anni di
carcere per una serie di omicidi avvenuti in Sicilia.
Da tempo erano in corso intercettazioni telefoniche sul gruppo di Locatelli, ma i
francesi non disponevano di dati concreti per « chiuderc » l’ operazione. lnvece di
attendere pazientemente, come logicamente avrebbero dovuto fare, commisero una
serie di affrettati arresti e perquisizioni negli appartamenti occupati dagli uomini di
Locatelli. Il risultato fu pressoché nullo, i 42 chili non furono trovati.
Fra gli arrestati c’era il pluripregiudicato Alessandro Troja, trovato con un
documento faiso. Su di lui la polizia francese, l’OCRTIS, fece allora delle enormi
pressioni ottenendo le informazioni necessarie per incastrare il Locatelli.
A suivre…
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En ce temps la:
EN EUROPE ET AUX AMÉRIQUES
Trafiquants etcorrompus
par Maurice Lemoine, juin 2001
« QUAND ils n’ont pas connu de fin violente, la plupart des trafiquants que j’ai fait mettre sous les verrous sont libres (…). Quant aux financiers dont les noms sont apparus dans le cadre des enquêtes sur le blanchiment de l’argent de la drogue, ils n’ont pas été inquiétés (1). » Commissaire de police suisse spécialiste de la lutte antidrogue, Fausto Cattaneo est l’un des agents de pénétration des réseaux de trafiquants les plus décorés de sa génération. Il raconte « les relations inavouables qui unissent les cartels de la drogue aux mondes de la banque, de la finance, de la politique et à certaines franges de la police et des services secrets ».
S’entrecroisent dans son ouvrage la nébuleuse des mafias, des magistrats frileux – parmi lesquels Mme Carla Del Ponte, actuelle procureur du Tribunal pénal international à La Haye -, le groupe Fininvest de M. Silvio Berlusconi, le Vatican, et une « morale de l’histoire » : « Tous les chemins mènent aux blanchisseries suisses. »
Tous les chemins mènent-ils également aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ? Oui, prétendent la légende noire de la « narcoguérilla » et quelques mouches du coche qui, sur ce pays, ressassent les lieux communs : les guérillas auraient « monté en puissance en même temps que s’estompait leur dimension idéologique et qu’elles dérivaient vers le crime organisé (2). »
EXPOSANT l’exacte nature de leurs relations, Jean-François Boyer rappelle (3) comment les « commerçants » du cartel de Cali, à la fin des années 1980, prennent pied dans la haute Amazonie et acceptent les conditions que leur imposent les FARC. « Ils sont prêts à payer l’impôt révolutionnaire. » Toute autre démarche, M. Carlos Castaño, chef des paramilitaires, « possède ses propres laboratoires de cocaïne [et] semble jouer le rôle de juge de paix (…) lorsque se présente un conflit [entre narcos] ». Même si, comme le note l’auteur, quelques cadres des FARC, transgressant les règles de leur organisation, ont passé des accords contre nature, localement, avec les mafias.
Il relate comment, dans le Mexique de M. Carlos Salinas de Gortari, « les privatisations de la période 1989-1995 (…) ont permis aux narcos, avec la complicité de l’Etat et des narcopoliticiens, de devenir une puissance économique légale ». Rappelant que le système bancaire américain blanchit la moitié des 500 à 1 000 milliards de dollars issus des activités criminelles, l’auteur évoque le financement de la campagne électorale du président colombien Ernesto Samper, en 1994, par le cartel de Cali.
On est loin du parti pris d’un troisième ouvrage (4), propagandiste du concept de « narcoguérilla ». Ouvertement critiques à l’égard des négociations de paix entamées par le président Andrés Pastrana, les deux auteurs (ou l’un d’entre eux) se déshonorent en donnant pour représentatifs de pseudo-sondages publiés par une certaine presse colombienne : « Plusieurs enquêtes révèlent que (…) 60 % de la population ne souhaitent pas le démantèlement des paramilitaires (5) (…), une majorité de la population demande la participation directe de troupes américaines pour détruire la guérilla. » Passant rapidement sur le fait que « le cartel [de Cali] arrosait systématiquement toutes les couches de la société colombienne », ils se livrent à une défense sans nuance de l’ex-président Samper.
Leur ouvrage a évidemment déclen ché moins de réactions que La rage au coeur, récit autobiographique de la sénatrice colombienne Ingrid Betan court (6). Elle a fortement agacé ceux qui ne veulent voir dans la nation andine qu’une « démocratie » prise en otage par des « groupes criminels armés ». Or, si elle se montre très critique à l’égard des guérillas, la sénatrice lance de graves accusations contre une classe d’hommes politiques « sans envergure, sans idéaux, seulement épris de pouvoir et d’argent », dont l’ancien président Ernesto Samper (1994-1998).
Menant contre la corruption d’Etat une lutte courageuse, elle donne à voir l’un des ressorts, souvent sciemment dissimulé, d’une guerre civile qui n’en finit pas : « Le peuple colombien a aujourd’hui le sentiment d’être impuissant face à ces élus corrompus qui, sous prétexte de prendre en main son destin, le lui ont confisqué. »
Maurice Lemoine
(1) Fausto Cattaneo, Comment j’ai infiltré les cartels de la drogue, Albin Michel, Paris, 2001, 345 pages, 120 F.
(2) Yvon Le Bot, « Quel zapatisme après le zapatisme ? », Le Monde, 8 mars 2001.
(3) Jean-François Boyer, La Guerre perdue contre la drogue, La Découverte, Paris, 2001, 256 pages, 130 F.
(4) Alain Delpirou et Eduardo Mackenzie, Les cartels criminels. Cocaïne et héroïne : une industrie lourde en Amérique latine, PUF, coll. « Criminalité internationale », Paris, 2001, 228 pages, 148 F.
(5) Les paramilitaires se livrent actuellement à d’importants massacres de populations civiles dans le Sud Bolivar, le Cauca, le Putumayo, et ont littéralement investi, avec la complicité de la force publique, la ville de Barrancabermeja.
(6) Ingrid Betancourt, La rage au c ur, XO Editions, Paris, 2001, 249 pages, 119 F.
Le procureur a requis des peines de douze à dix-huit ans de prison pour achat, importation et tentative d’écoulement de 117 kilos de cocaïne. La défense invoque un coup monté par les policiers français.
ETRANGE procès en vérité que celui qui vient de se tenir dans les locaux du tribunal de Grasse, et dont le verdict a été mis en délibéré jeudi soir. Les personnes jugées l’étaient, selon l’acte d’accusation, pour achat, importation et tentative d’écoulement de stupéfiants. Le trafic portait sur 117 kilos de cocaïne. La France, et plus particulièrement la Côte d’Azur, n’étant qu’un lieu de transit avant l’acheminement vers l’Italie.
Des faits assez graves pour que le procureur de la République, Jean-Luc Cabaussel, requière des peines allant de douze à dix-huit ans d’emprisonnement, avec ce petit commentaire qui résume bien l’atmosphère: «Je suis toujours très satisfait de requérir face à des malfrats.»
Une phrase qui n’était pas gratuite.
Depuis l’ouverture des débats, quelque chose semblait gripper la machine judiciaire. Plus exactement, un rapport établi par un commissaire suisse, Fausto Cattaneo, en partie corroboré par le numéro deux de la section antidrogue de l’office du procureur de la Confédération helvétique, Jacques-André Kaeslin.
Les deux hommes, dans deux notes séparées et officielles, soulignent les pratiques des services français et plus particulièrement de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS). Des révélations de taille comme celle lue par le procureur lui-même, à propos de la drogue saisie, qui «proviendrait des stocks de Marco Cavallero, numéro deux de la police fédérale des stupéfiants du Brésil, et aurait été importée, livrée et vendue par des informateurs».
Le procureur n’a pas soutenu la demande de supplément d’informations exigée par les avocats de la défense. «Ce serait énorme», dit-il: «Ce rapport, c’est un jet d’encre craché par un mollusque marin avant qu’il ne tombe dans l’épuisette.»
Que les accusés ne soient pas des enfants de choeur, ou plutôt de «Marie», selon les termes d’un défenseur, personne ne semblait le nier, sauf peut-être ceux qui attendent de connaître leur sort.
Selon Interpol, deux d’entre eux, Vittorio Ceretta et Stefano Fasanotti, seraient membres de la N’Dranghetta calabraise et un troisième larron, Renato Macri, appartiendrait à une organisation mafieuse dans le Piémont. Sergio Bonacina n’est pas non plus un inconnu pour les stups de différents pays et son épouse Drissia vivait auparavant avec un «mauvais garçon» en cheville avec des trafiquants basés en Amérique latine.
Mais l’audition de plusieurs policiers en qualité de témoins et notamment de Mario Le Corff, commissaire principal à l’Office central des stupéfiants, devait jeter le trouble.
A l’écoute de ces fonctionnaires, on avait une sensation de non-dit. Comme si certaines pratiques n’avaient pas à être évoquées. Comme si, la fin justifiant les moyens, seules importaient les «prises» record de drogue. Qui étaient les Sud-Américains, fournisseurs repérés dans cette affaire, jamais arrêtés ni photographiés de face contrairement aux autres protagonistes?
Je ne sais pas, répondait Le Corff, qui répétait devant le tribunal que dans cette procédure, aucun indicateur n’avait été utilisé. Mais selon Fausto Cattaneo (absent à l’audience), il s’agirait d’informateurs et il donne leurs noms. Mais le procureur, une fois de plus, s’est refusé à en tenir compte, ne serait-ce que pour que la lumière soit faite. «Ce rapport ne vient pas du ciel mais de l’enfer dans lequel se morfond Fausto Cattaneo.»
Les défenseurs avaient alors beau jeu de demander dans leurs plaidoiries si «l’efficacité de la répression permet tout», si la justice «allait servir le droit ou la pyromanie policière» ou encore de dénoncer «le mur de l’Etat policier».
Au mois de février déjà, à Marseille, dans un procès portant sur une saisie de 5 tonnes de hasch, les avocats des prévenus avaient invoqué un coup monté par l’OCTRIS… Ni la justice ni la police n’auraient à gagner à couvrir de tels agissements. Car si quelques «mules» tombent grâce à ces stratagèmes, ils n’ont pas d’effet sur les cartels qui continuent de proliférer tandis que les narcodollars pénètrent toujours plus l’économie mondiale.
C’est dire si le verdict du tribunal de Grasse, prévu pour le 24 mai, est attendu. Avec crainte ou espoir, c’est selon…
L’enquête sur une affaire de vol d’argent de la drogue par des douaniers de l’aéroport de Roissy va s’achever sans avoir fait la lumière sur un système frauduleux d’une ampleur sidérante.
Y a-t-il un trésor secret des douaniers français constitué sur toute la planète avec l’argent de la drogue ? Cette question posée par l’arrestation, fin 2012, de sept agents de la Brigade de surveillance extérieure (BSE) de l’aéroport de Roissy n’aura pas de vraie réponse.
Après deux ans d’investigations, « l’instruction touche à sa fin et le dossier devrait être rapidement communiqué au parquet » pour le règlement en vue du procès en correctionnelle, a dit à « Sud Ouest » un porte-parole du parquet de Bobigny.
Dans le dossier « Harpagon »
La police et la justice avaient perçu d’emblée la mesure du scandale baptisé Harpagon, comme le montre un rapport daté du 23 juin 2012 et remis à la direction de l’OCRTIS (l’office anti-drogue), qui fait la synthèse des éléments d’enquête.
Un des suspects a déclaré avoir commis son premier vol en 1997. Un autre a expliqué avoir commencé en 2002 et un troisième… en 1994, relève ce rapport.
Ce dernier a admis avoir alors été « initié par un ancien », ce qui indique que les vols duraient sans doute depuis au moins deux décennies.
Un autre suspect a donné une idée de l’ampleur des sommes en admettant une quinzaine de vols de valises depuis 1998.
Les poursuites n’iront donc pas au-delà des suspects à l’origine de l’affaire. Cet aboutissement paraît tronqué quand on prend connaissance d’un rapport de police de 2012, que « Sud Ouest » s’est procuré.
Principale révélation choc : c’est peut-être depuis… quinze ans, voire vingt, que les douaniers de la BSE, chargés de contrôler les bagages des voyageurs à l’embarquement, volaient l’argent envoyé aux cartels sud-américains par les mafieux européens pour rémunérer les envois de drogue.
Ceux-ci adoptent de plus en plus souvent cette méthode pour faire voyager l’argent, évitant les circuits financiers, donc l’électronique et les ordinateurs du renseignement. Le pot aux roses a été découvert par hasard.
*** Des millions placés en Andorre
Tout commence le 12 avril 2012, quand une valise contenant 640 000 euros en grosses coupures provenant du trafic de drogue et destinée à la République dominicaine disparaît mystérieusement à Roissy. Chez les policiers français de l’OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants), c’est la stupéfaction. Ils suivaient, grâce à une information, la piste de deux trafiquants, espérant ainsi mettre au jour toute la filière.
Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi.
Les policiers examinent les enregistrements de vidéosurveillance de la zone de tri des bagages du terminal 2C. Un douanier peut y être vu se faisant remettre trois valises suspectes avant leur embarquement en soute, puis n’en ramener que deux. Les enquêteurs constatent que cet agent appelle un de ses collègues, qui prend l’avion le soir même pour Toulouse. Il est appelé à son arrivée par un numéro de la principauté d’Andorre, micro-État et paradis fiscal pyrénéen dont les co-princes sont le roi d’Espagne et le président français. Les conversations sont écoutées : l’argent est plus tard déposé dans une banque, où un conseiller propose même des placements avantageux.
Les policiers arrêtent trois douaniers le 19 juin 2012, et leurs premières déclarations amènent quatre autres interpellations le lendemain. De fortes sommes en espèces sont saisies. Six des sept suspects passent aux aveux. Les recherches effectuées en Andorre donnent des résultats effarants : six des douaniers y possèdent des comptes créditeurs de plusieurs centaines de milliers d’euros et leurs historiques montrent qu’ils y ont déposé et retiré dans le passé des millions d’euros en espèces, sans que cela effarouche outre mesure les banquiers andorrans.
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Une maîtresse coûteuse
Le douanier de la valise de Roissy, le seul à ne pas avoir de compte en Andorre, justifie son comportement par la nécessité d’entretenir une maîtresse en Thaïlande. Il avoue notamment un envoi dans ce pays de 270 000 euros, et déclare : « Quand on a une maîtresse là-bas, il faut payer très souvent pour l’entretenir. »
Les premiers juges d’instruction lancent des commissions rogatoires en Thaïlande, en Côte d’Ivoire et à Hongkong, où des pièces saisies en perquisition prouvent que les douaniers y avaient blanchi une partie de leur trésor via des comptes bancaires et des appartements. Le résultat de ces demandes d’aide de la justice est à ce jour inconnu. La procédure s’enlise au fil des mois et des changements de juge d’instruction du tribunal de Bobigny.
Un fait déroutant est pourtant très vite apparu : le vol d’argent de la drogue était un système qu’on se transmettait à la douane. Un des suspects a ainsi expliqué aux juges avoir été initié en 2003, à son arrivée à la brigade. Cinq autres douaniers lui ont alors payé des vacances aux Pays-Bas et en Espagne, propices à une mise en condition et à une « formation ». Au retour, il a ouvert un compte en Andorre.
L’ancienneté du dispositif laisse penser que plusieurs « générations » de douaniers se sont ainsi enrichies, elle fait entrevoir des personnes peut-être encore en poste à la douane et inconnues des policiers. Les charges d’« association de malfaiteurs en vue de préparer des crimes, vols en bande organisée et blanchiment en bande organisée » auraient donc pu concerner des dizaines de douaniers. Ça ne s’est pas produit, et les sept suspects ont été libérés après moins d’un an de détention provisoire.
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Dossier dérangeant
Le dossier est-il dérangeant ? Cette timidité judiciaire fait évidemment les affaires de l’avocat des suspects, Daniel Merchat. « Que des pratiques illégales aient existé au-delà de la prescription n’a aucun intérêt. Je considère que l’élargissement des investigations au-delà de 2002 est une perte de temps et un gaspillage de l’argent public », a-t-il déclaré à « Sud Ouest ».
À ses yeux, les douaniers ont fait quelque part leur métier. « Ils ont estimé que dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, compte tenu de ce qu’ils percevaient comme de l’inertie, il était plus efficace de priver les trafiquants du produit de leur business, c’est-à-dire de leur argent. Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi. » La douane a mené une enquête administrative dont le résultat n’est pas public. Un porte-parole nous avait déclaré en 2014 avoir « entièrement redéfini les méthodes de travail pour limiter tout risque de nouveaux agissements frauduleux » et avoir lancé « au plan national une démarche de maîtrise des risques déontologiques ». Il s’agit de « comportements totalement isolés », considérait-il.
Compte tenu des délais habituels, le procès ne devrait pas se tenir avant fin 2015, voire début 2016.