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DOUANE FRANÇAISE: l’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre

LA  HONTE !

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modifié le 12/04/2015 à 14h34 par THIERRY LéVêQUE

L’enquête sur une affaire de vol d’argent de la drogue par des douaniers de l’aéroport de Roissy va s’achever sans avoir fait la lumière sur un système frauduleux d’une ampleur sidérante.

À l’aéroport de Roissy, des douaniers subtilisaient des valises d’argent depuis 1997.
L’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre© archives maxppp

Y a-t-il un trésor secret des douaniers français constitué sur toute la planète avec l’argent de la drogue ? Cette question posée par l’arrestation, fin 2012, de sept agents de la Brigade de surveillance extérieure (BSE) de l’aéroport de Roissy n’aura pas de vraie réponse.

Après deux ans d’investigations, « l’instruction touche à sa fin et le dossier devrait être rapidement communiqué au parquet » pour le règlement en vue du procès en correctionnelle, a dit à « Sud Ouest » un porte-parole du parquet de Bobigny.
Dans le dossier « Harpagon »

La police et la justice avaient perçu d’emblée la mesure du scandale baptisé Harpagon, comme le montre un rapport daté du 23 juin 2012 et remis à la direction de l’OCRTIS (l’office anti-drogue), qui fait la synthèse des éléments d’enquête.

Un des suspects a déclaré avoir commis son premier vol en 1997. Un autre a expliqué avoir commencé en 2002 et un troisième… en 1994, relève ce rapport.

Ce dernier a admis avoir alors été « initié par un ancien », ce qui indique que les vols duraient sans doute depuis au moins deux décennies.

Un autre suspect a donné une idée de l’ampleur des sommes en admettant une quinzaine de vols de valises depuis 1998.

Les poursuites n’iront donc pas au-delà des suspects à l’origine de l’affaire. Cet aboutissement paraît tronqué quand on prend connaissance d’un rapport de police de 2012, que « Sud Ouest » s’est procuré.

Principale révélation choc : c’est peut-être depuis… quinze ans, voire vingt, que les douaniers de la BSE, chargés de contrôler les bagages des voyageurs à l’embarquement, volaient l’argent envoyé aux cartels sud-américains par les mafieux européens pour rémunérer les envois de drogue.
Ceux-ci adoptent de plus en plus souvent cette méthode pour faire voyager l’argent, évitant les circuits financiers, donc l’électronique et les ordinateurs du renseignement. Le pot aux roses a été découvert par hasard.

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Des millions placés en Andorre

Tout commence le 12 avril 2012, quand une valise contenant 640 000 euros en grosses coupures provenant du trafic de drogue et destinée à la République dominicaine disparaît mystérieusement à Roissy. Chez les policiers français de l’OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants), c’est la stupéfaction. Ils suivaient, grâce à une information, la piste de deux trafiquants, espérant ainsi mettre au jour toute la filière.

Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi.

Les policiers examinent les enregistrements de vidéosurveillance de la zone de tri des bagages du terminal 2C. Un douanier peut y être vu se faisant remettre trois valises suspectes avant leur embarquement en soute, puis n’en ramener que deux. Les enquêteurs constatent que cet agent appelle un de ses collègues, qui prend l’avion le soir même pour Toulouse. Il est appelé à son arrivée par un numéro de la principauté d’Andorre, micro-État et paradis fiscal pyrénéen dont les co-princes sont le roi d’Espagne et le président français. Les conversations sont écoutées : l’argent est plus tard déposé dans une banque, où un conseiller propose même des placements avantageux.

Les policiers arrêtent trois douaniers le 19 juin 2012, et leurs premières déclarations amènent quatre autres interpellations le lendemain. De fortes sommes en espèces sont saisies. Six des sept suspects passent aux aveux. Les recherches effectuées en Andorre donnent des résultats effarants : six des douaniers y possèdent des comptes créditeurs de plusieurs centaines de milliers d’euros et leurs historiques montrent qu’ils y ont déposé et retiré dans le passé des millions d’euros en espèces, sans que cela effarouche outre mesure les banquiers andorrans.

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Une maîtresse coûteuse

Le douanier de la valise de Roissy, le seul à ne pas avoir de compte en Andorre, justifie son comportement par la nécessité d’entretenir une maîtresse en Thaïlande. Il avoue notamment un envoi dans ce pays de 270 000 euros, et déclare : « Quand on a une maîtresse là-bas, il faut payer très souvent pour l’entretenir. »

Les premiers juges d’instruction lancent des commissions rogatoires en Thaïlande, en Côte d’Ivoire et à Hongkong, où des pièces saisies en perquisition prouvent que les douaniers y avaient blanchi une partie de leur trésor via des comptes bancaires et des appartements. Le résultat de ces demandes d’aide de la justice est à ce jour inconnu. La procédure s’enlise au fil des mois et des changements de juge d’instruction du tribunal de Bobigny.

Un fait déroutant est pourtant très vite apparu : le vol d’argent de la drogue était un système qu’on se transmettait à la douane. Un des suspects a ainsi expliqué aux juges avoir été initié en 2003, à son arrivée à la brigade. Cinq autres douaniers lui ont alors payé des vacances aux Pays-Bas et en Espagne, propices à une mise en condition et à une « formation ». Au retour, il a ouvert un compte en Andorre.

L’ancienneté du dispositif laisse penser que plusieurs « générations » de douaniers se sont ainsi enrichies, elle fait entrevoir des personnes peut-être encore en poste à la douane et inconnues des policiers. Les charges d’« association de malfaiteurs en vue de préparer des crimes, vols en bande organisée et blanchiment en bande organisée » auraient donc pu concerner des dizaines de douaniers. Ça ne s’est pas produit, et les sept suspects ont été libérés après moins d’un an de détention provisoire.

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Dossier dérangeant

Le dossier est-il dérangeant ? Cette timidité judiciaire fait évidemment les affaires de l’avocat des suspects, Daniel Merchat. « Que des pratiques illégales aient existé au-delà de la prescription n’a aucun intérêt. Je considère que l’élargissement des investigations au-delà de 2002 est une perte de temps et un gaspillage de l’argent public », a-t-il déclaré à « Sud Ouest ».

À ses yeux, les douaniers ont fait quelque part leur métier. « Ils ont estimé que dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, compte tenu de ce qu’ils percevaient comme de l’inertie, il était plus efficace de priver les trafiquants du produit de leur business, c’est-à-dire de leur argent. Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi. » La douane a mené une enquête administrative dont le résultat n’est pas public. Un porte-parole nous avait déclaré en 2014 avoir « entièrement redéfini les méthodes de travail pour limiter tout risque de nouveaux agissements frauduleux » et avoir lancé « au plan national une démarche de maîtrise des risques déontologiques ». Il s’agit de « comportements totalement isolés », considérait-il.

Compte tenu des délais habituels, le procès ne devrait pas se tenir avant fin 2015, voire début 2016.

source: http://www.sudouest.fr/2015/04/12/l-enquete-tronquee-sur-les-ripoux-de-la-douane-1889033-4697.php

La DNRED et le TRACFIN savaient-ils?

Que savait Jean Paul Garcia?

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Que savait Jean Baptiste Carpentier?

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LIRE aussi:

FRANCE: Histoire secrète de la corruption sous la 5e République.

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The DEA Has Been Secretly Buying Hacking Tools From an Italian Company

Written by Lorenzo Franceschi-Bicchierai April 15, 2015 // 02:00 PM EST

The software, known as Remote Control System or “RCS,” is capable of intercepting phone calls, texts, and social media messages, and can surreptitiously turn on a user’s webcam and microphone as well as collect passwords.

The DEA originally placed an order for the software in August of 2012, according to both public records and sources with knowledge of the deal.

The contract, which has not been previously revealed, shows that the FBI is not the only US government agency engaged in hacking tactics, but that the DEA has also been purchasing off-the-shelf malware that could be used to spy on suspected criminals.

This revelation comes just a week after USA Today uncovered a secret program with which the DEA collected the phone records of millions of Americans for more than 20 years, a program that pre-dated and inspired the NSA’s own bulk telephone collection program, suggesting that the drug agency is sort of a pioneer in the use of surveillance.

Surveillance tech experts say the DEA’s relation with Hacking Team is further proof that methods and tools once only reserved for the military, intelligence agencies and even cybercriminals—such as drones and StingRays—are becoming commonplace in law enforcement as well.

“Hacking software is yet another example of a technology created for the intelligence community that has secretly trickled down to law enforcement.”

“Hacking software is yet another example of a technology created for the intelligence community that has secretly trickled down to law enforcement,” Christopher Soghoian, the principal technologist at the American Civil Liberties Union and an expert of surveillance technology, told Motherboard.

And given the how powerful this spyware can be, Soghoian added, “we need a public debate over this invasive surveillance technology.”​

THE PAPER TRAIL

The contract, according to public records, was signed on August 20, 2012 for a total value of $2.4 million between the DEA’s Office of Investigative Technology and a government contractor named Cicom USA.

The records were uncovered by Motherboard and Pri​vacy International, a London-based digital rights group, in independent investigations.

The contract, which records show is slated to be completed in August of 2015, is identified only as “Remote Controlled Host Based Interception System.”

That system, according to sources, is none other than Hacking Team’s Remote Control System, also known as Galileo, which the company markets as “the hacking suite for governmental interception.”

“You cannot stop your targets from moving. How can you keep chasing them? What you need is a way to bypass encryption, collect relevant data out of any device, and keep monitoring your targets wherever they are, even outside your monitoring domain. Remote Control System does exactly that,” a company brochure boasts.

Cicom USA, Motherboard has learned, was simply a reseller for Hacking Team, a spyware-maker that’s been accused of selling its products to some governments with questionable human rights records. Some of those governments, such as Ethiopia, the United Arab Emirates, or Morocco, used Hacking Team’s software to target dissidents and journalists.

In light of those incidents, which were uncovered by researchers at the Citizen Lab at the University of Toronto’s Munk School of Global Affairs, the company was included in a blacklist of corporate “Enemies of the Internet” by Reporters Without Borders.

Despite speculation based on the fact that Hacking Team has an office in the US, there’s never been any evidence that the company had sold its products on American soil, even though CEO David Vincenzetti boasted of having clients in more than 40 countries, including the US, in a 2011 interview with Italian newsmagazine L’Espresso.

The connection between Cicom USA and Hacking Team was confirmed to Motherboard by multiple sources with knowledge of the deal, who spoke on condition of anonymity because they were not authorized to discuss the content of the contract.

Eric Rabe, a spokesperson for Hacking Team, did not confirm nor deny the existence of the contract with the DEA.

“We don’t identify our clients. I’m certainly not going to comment whether the DEA or anyone else has purchased Hacking Team software.”

“We don’t identify our clients. I’m certainly not going to comment whether the DEA or anyone else has purchased Hacking Team software,” he told Motherboard in a phone interview. And for the same reason, he added, he declined to clarify what was the relationship between Hacking Team and Cicom USA.

Alex Velasco, Cicom USA’s general manager, did not answer Motherboard’s request for comment.

But the connection between the two companies is clear. Cicom USA is based in Annapolis, MD, at the same exact address where Hacking Team’s US office is located, according to the company’s website. The phone number for Cicom USA listed in the contract with the DEA, moreover, is exactly the same one that was displayed on Hacking Team’s website until February of this year.

When asked whether this was just a coincidence, Rabe laughed.

“I don’t know about why that would be a coincidence,” he said, but declined to elaborate.

It’s unclear what the DEA has been doing with Hacking Team’s malware. But the relationship between the agency and Cicom USA—and thus, Hacking Team—appears to be ongoing. The most recent public record shows a payment from the DEA to Cicom USA made in September of 2014.

A spokesperson for the DEA did not respond to a series of specific questions on the contract and how the DEA is using this technology. Thomas L. Walden, the section chief of the DEA Office of Investigative Technology, also did not respond to a message requesting comment.

Hacking Team’s RCS software can be surreptitiously installed on a target’s computer or cellphone and monitor all activity, allowing police officers to spy on data that might otherwise be encrypted and out of their reach.

Software like this isn’t sold only by Hacking Team. The Italian company is just one of an ever-growing group of surveillance tech companies that market their products exclusively to governments, police departments, and spy agencies, such as the French VUPEN, or the German FinFisher and its parent company Gamma International.

This is exactly the kind of software that the DEA was looking for, according to an official call for tender or “request for Information” published by the agency in March, 2012.

“The DEA is seeking information from potential sources with a fully functional and operational product proven to be capable of providing a Remote Control Host Based Interception System for device or target specific collection pursuant to authorized law enforcement use,” the document reads.

Roughly a month later, on May 4, 2012. The DEA had what it was looking for. In another document, the agency announced that it was going to “solicit and negotiate” a contract with Cicom USA for the duration of at least four years.

Cicom USA, according to the DEA, emerged as the only company capable of providing the service required, based on market research conducted internally by the agency. The DEA did not respond to questions regarding this research.

It’s possible the DEA picked Cicom USA because the US Army had done the same a year prior. According to public records, the Army made a purchase order for a Remote Control System on March 2011. The order shows that the Army was supposed to pay $350,000 for the software, and further confirms Cicom USA’s connection with Hacking Team, given that Italy is listed as the country of origin of the product. (The Army did not respond to Motherboard’s questions regarding the contract.)

IS IT LEGAL FOR LAW ENFORCEMENT TO HACK TARGETS?

For surveillance experts, the big question is whether the DEA actually has legal authority to use spyware such as Hacking Team’s—and how, exactly, it is used. A DEA spokesperson said that the agency “always abides by the laws of the jurisdictions within which it operates.”

And added that “however, in this case, this is off-the-shelf technology, legally available for purchase by all and used throughout the world by many organizations.”

But experts are not convinced.

“The legal framework governing the use of such tools in the US is extremely unclear, meaning that the use of Hacking Team’s spyware is potentially unlawful,” Edin Omanovic, a researcher at Privacy International, told Motherboard.

“The use of Hacking Team’s spyware is potentially unlawful.”

The FBI is the only other US law enforcement agency that has been reported to use malware. The bureau has been using it since at least 2001 when FBI’s spyware Magic Lantern was revealed. But the precise legal authority, as well as the process that FBI agents use to get authorization, is still unclear, and very few cases where the bureau used malware have actually come to light.

In 2011, internal emails obtained by the Electronic Frontier Foundation revealed that in some past instances, FBI agents considered using malware known as « Computer and Internet Protocol Address Verifier » (CIPAV) without getting a warrant, or in other cases, hid key details on what the technology actually entailed in order to increase the chances the judge would approve it.

In any case, the bureau, after consulting with the Office of General Counsel and the National Security Law Branch finally appeared to settle on a “two-step request” legal process: get a search warrant to authorize the deployment of the software on a target’s computer, and then a subsequent order (known as pen register or trap and trace) to authorize the actual surveillance.

In 2013, a Texas judge stopped the FBI from using malware, rejecting the bureau’s warrant application because it was too vague and didn’t specify how the agents would actually install the software.

Soghoian, the ACLU surveillance tech expert, said that given the nature of this technology, and the fact that “Congress and the courts have been kept in the dark” about it, Americans should have more information on when and how the feds are using spyware.

“If law enforcement agencies can hack into your computer, turn on your webcam, turn on your microphone and steal documents from your computer, that’s the kind of thing that should get the attention of Congress. »

“Courts are not being told how agencies will get malware onto the computers of targets,” Soghoian said. “Similarly, law enforcement agencies have not discussed the use of this technique in any public Congressional hearings.”

“The American people deserve some answers and I think Congress needs to investigate this,” Soghoian told Motherboard.

Omanovic, from Privacy International, added that the US needs update the legal framework regarding hacking and the use of spyware by law enforcement agencies and establish “effective oversight mechanisms.”

Privacy International also released a ​dos​sier on Hacking Team on Wednesday, asking Italian authorities to look into the company and its practices in light of European export controls of surveillance technology. (Rabe said that the company « is in compliance with all export laws. »)

Some legal experts, however, argue that there’s nothing illegal about the use of spyware. Although there is no specific law that specifically covers hacking, Jonathan Mayer, a computer scientist and lawyer at Stanford University, said that law enforcement agencies are “broadly authorized” to conduct searches in the US, including using hacking techniques.

“They don’t need some special legislative grant of extra authority before they can hack,” Mayer told Motherboard, adding that a search warrant supported by probable cause and particularly describing what the agents seek is all they need.

But for critics, such as Soghoian or Privacy International, there still should be more transparency and a public debate.

“If law enforcement agencies can hack into your computer, turn on your webcam, turn on your microphone and steal documents from your computer,” Soghoian said, “that’s the kind of thing that should get the attention of Congress, particularly before this trickles down to local law enforcement agencies.”

This story has been updated to include a comment from Hacking Team’s Eric Rabe on his company’s compliance with export controls. And to clarify that FBI agents considered using malware without a warrant, according to documents obtained by the EFF. 

SOURCE: http://motherboard.vice.com/read/the-dea-has-been-secretly-buying-hacking-tools-from-an-italian-company

DEA (Drug Enforcement Administration): DEA arrests 10 in marijuana trafficking case in El Paso region

DEADrug Enforcement Administration agents arrested 10 people during raids Monday morning in connection with marijuana trafficking rings in El Paso, Lubbock and the Roswell area, officials said.

A ring allegedly led by Rodolfo Lopez, 31, is accused of transporting marijuana from El Paso to Lubbock and Roswell, DEA officials said.

Lopez, who has not been arrested and is considered a fugitive, was among 12 people indicted on federal drug and money laundering charges following a multi-agency investigation that began in October, DEA officials said.

DEA officials said that the investigation into the ring allegedly lead by Lopez then expanded into two smaller drug rings that allegedly transported marijuana to Lubbock through Chaves and Eddy counties in southeastern New Mexico.

Documents show that five people were arrested in El Paso. They are:

Mayra Elizabeth Martinez-Giron, 24, Christian Hugo Contreras, 32, Claudia Berenice Hernandez, 33, Omar Ortiz, 44, and Antonio Arreola-Herrera, 31.

In Roswell, authorities arrested Hugo Alejandro Lopez-Tellez, 27, Douglas K. Mayes, 52, and Arthur Luna, 46.

Officials arrested Andrew Ocanas Garza, 37, in Lubbock and Jesus Noe Lopez-Tellez, 34, was arrested in nearby Wolfforth, Texas.

DEA agents are still looking for Emmanuel Lopez-Tellez, 31, a Mexican citizen who lives in Juárez, in connection with the case.

By Daniel Borunda

source: http://www.elpasotimes.com/news/ci_27999823/dea-arrests-10-marijuana-trafficking-case-el-paso

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FRANCE (RTL): Yves Calvi et Jacques Pradel ont reçu le vendredi 6 septembre 2013 : Marc Fievet, infiltré au coeur de la mafia.

 « Le Choix de Yves Calvi » du 6 septembre 2013 en vidéo : pendant six ans, Marc Fiévet était un « aviseur » pour les Douanes Françaises, un agent infiltré dans les plus gros réseaux de trafics de drogue. Lâché par le Directeur de la douane française François Auvigne, un inspecteur des finances lâche et incompétent, qui a refusé d’assumer les décisions prise par ses prédécesseurs.
Marc Fievet se bat aujourd’hui pour faire reconnaître la dérive « juridico-administrative » qui lui a fait faire plus de dix ans de prisons.
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Avec l’intervention de Jean-Henri Hoguet, ancien directeur à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).
RTL - Yves Calvi et Jacques Pradel ont reçu le vendredi 6 septembre 2013 :  Marc Fievet, infiltré au coeur de la mafia.

Bonjour à tous ! A la une de L’heure du crime, l’histoire vraie d’un « infiltré », dont la mission était de faire tomber un réseau international de trafic de stupéfiants, et qui se retrouve quelques années plus tard condamné à perpétuité !
 
Cet homme s’appelle Marc Fievet. Il est mon invité. Son nom est peu ou pas connu du public, mais son aventure a inspiré les scénaristes du film « Gibraltar », qui sort mercredi prochain au cinéma.
 
Pendant six ans, il  était connu sous le nom de code NS 55. Il a permis aux services des douanes; qui l’avaient recruté en 1988, de récupérer près de 100 tonnes de stupéfiants !
 
En septembre 1994, un bateau lui appartenant est arraisonné dans l’Atlantique, au large de l’Espagne, avec plus de 5 tonnes de cocaïne. Considéré comme le numéro 2 du réseau, il est condamné à perpétuité, extradé en France où sa peine est ramenée à 20 ans, dont dix ans incompressibles.
 
Depuis sa sortie de prison, Marc Fievet se bat pour être réhabilité. Sa vie a été détruite. Il veut laver son honneur et que l’Etat reconnaisse qu’il était en service commandé !

Jacques Pradel

Invités: Marc Fievet, son avocat, Christophe Pech de La Clause .

Pour écouter:

http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/billet/vendredi-6-septembre-2013-infiltre-au-coeur-de-la-mafia-7764157204

RTL - Yves Calvi et Jacques Pradel ont reçu le vendredi 6 septembre 2013 :  Marc Fievet, infiltré au coeur de la mafia.

Maitre Christophe Pech de Laclause, Marc Fievet et Jacques Pradel à la fin de l émission

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FRANCE (Bercy – Ministère des finances): confidences de NS 55 à bord d’un camping-car…

et

avec Michel Charasse

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CANADA: un importateur de la mafia libéré d’office sous haute surveillance

giuseppe-torre-lors-arrestation-lavalGiuseppe Torre lors de son arrestation à Laval, en novembre 2006, dans le cadre de l’opération Colisée.

Publié le 27 avril 2015 à 20h01 | Mis à jour le 27 avril 2015 à 21h19

Un lieutenant de la mafia qui supervisait les importations de cocaïne à l’aéroport PET durant l’enquête Colisée est libéré d’office tout en étant assujetti à des conditions spéciales par la Commission des libérations conditionnelles du Canada.

Un importateur de la mafia libéré d’office sous haute surveillance »>Giuseppe Torre, 43 ans, qui avait été condamné à 9 ans et quatre mois de pénitencier en 2009 pour deux complots d’importation de 218 et de 38 kilos de cocaïne, ne devra posséder ou utiliser aucun dispositif de communication sans fil, sauf avec autorisation préalable, devra fournir toute information financière et ne pourra communiquer avec toute personne ayant un casier judiciaire ou faisant partie d’une organisation criminelle.

Au cours de sa sentence, Giuseppe Torre a tenté à deux reprises d’obtenir sa libération conditionnelle, en vain.

Durant l’enquête Colisée, Torre s’était retrouvé au centre d’un litige lorsque les dirigeants de la mafia, qui attendaient une importation de 118 kilos de cocaïne, se sont rendus compte que 100 kg avaient été ajoutés à leur insu, les responsables de cet ajout ne voulant vraisemblablement pas payer de taxes à l’organisation sur les kilos supplémentaires.

Devant les commissaires aux libérations conditionnelles, Torre a assuré que ce litige était aujourd’hui réglé.

C’est la cellule dirigée par Giuseppe Torre qui a notamment corrompu la douanière Marilyn Béliveau également accusée dans l’enquête Colisée.

Torre a oeuvré dans l’immobilier commercial durant plusieurs années et n’a pas toujours payé ses taxes et ses impôts, soulignent les commissaires aux libérations conditionnelles.

«Vous n’avez pas d’antécédent criminel mais votre association avec le crime organisé traditionnel italien (COTI) peut laisser croire à l’existence d’une criminalité cachée à travers les années. Selon l’information à votre dossier, il s’agit d’une criminalité de choix, nettement organisée et structurée», écrit la Commission des libérations conditionnelles du Canada dans une décision rendue le 14 avril.

Daniel Renaud

La Presse

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ARGENTINE: les trafiquants graissent la patte aux douaniers ou aux policiers

 Coke en Stock (XC) : « la route de l’argent K »

La corruption en Argentine a atteint des dimensions assez conséquentes, ces dernières années. Elle a beau être de tradition, hélas, dans ce pays, elle a en effet pris une tournure systématique qui nuit à l’exercice de la démocratie véritable. Les margoulins en tout genre s’engouffrant dans la brèche, et les trafiquants en profitant pour graisser la patte aux douaniers ou aux policiers. Un homme avait montré le chemin il y a une décennie et demie. Retrouvé suicidé, il était au cœur d’un gigantesque et dangereux trafic, qui l’avait contraint à habiter dans des villas devenues de véritables forteresses blindées. L’homme était un proche du président Carlos Menem. Son suicide prématuré avait empêcher la vérité d’éclater. Elle était simple : la mafia dirigeait le pays, sous Menem, qui profitait en personne de ses largesses (avec sa Ferrari reçue en « cadeau » !)… 15 ans après la condamnation des coupables de l’assassinat d’un journaliste qui avait soulevé le voile de la nébuleuse de Yabran, le doute persiste… sur sa présence en plus haut lieu ,en fantôme du palais (*)

Mais revenons une seule fois encore à cet appareil, et un peu auparavant encore, en 2010. Une photo plutôt floue nous donne un élément de poids dans l’argumentaire. La photo de Christina Fernandez et son mari Nestor Kirchner, en train de remonter dans un jet privé, après leur visite du 25 octobre 2010 dans la ville de Rio Gallegos, où il étaient descendus tous deux pour le week-end.  Amenés dans le désormais fameux Cessna Citation 750 LV-BRJ, une machine louée, et celle surtout qui avait transporté Antonini Wilson avec la célèbre valise ! Le couple présidentiel étant accompagné par Carlos Zanini, Guillermo Moreno, Débora Giorgi et Dante Gullo, entre autres ; soit le gratin du pouvoir du pays. Or c’était aussi l’avion de Pablo Javier Yabran, le fils d’Alfredo Yabrán, celui qui nous plonge à nouveau dans les vertiges du régime pourri jusqu’à la moelle de Carlos Menem comme on va le voir… L’avion de Royal Air SA, autrement dit le nouveau nom de Lanolec SA, une entreprise de taxi aérien fondée, justement par Alfredo Yabran. L’entreprise a eu de nombreux appareils, la plupart étant des Cessna Citation, tels le LV-WDR ou le V-AXN ou le LV-WMT et le LV-PLE. En 2013, la présidente argentine, désireuse de changer de jet, avait jeté son dévolu sur un autre appareil. « L’avion, enregistré sous le matricule LV-CRI date de 1989 est un très beau Falcon 900 qui a coûté environ 6 millions de dollars (il a appartenu au Gouvernement d’Abu Dhabi, au Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan). Il emporte 14 personnes, y compris l’équipage » apprend-t-on. Or il avait été acheté à « Royal Class », une fois encore. Et l’univers qui entoure la famille Yabran, il faut bien le constater, est tout, sauf recommandable…

Car le dénommé Alfredo Yabran est un cas assez extraordinaire : ce sulfureux homme d’affaires argentin a été retrouvé mort, apparemment suicidé chez lui, le 21 mai 1998. Défiguré par un coup de fusil de chasse. L’homme d’affaires avait entretenu pendant des années auparavant le mystère sur lui : personne ne connaissait même sa photo avant 1998 : « son visage ne avait jamais été publié et il était fier de cela. « Faire de moi une photo de moi c’est comme me tirer en plein front, » avait-il dit dans une interview. « même les services de renseignement n’ont pas de photo de moi, » était aussi une expression qui lui est attribuée. Il donnait rarement des interviews, et quand il le faisait, il demandait que le journaliste ne soit pas accompagné par un photographe » précise le site La Nacion. Pourquoi donc un tel mystère entretenu ? C’est que notre industriel avait des choses à cacher, semble-t-il. Ce fils d’immigrants libanais s’était installé à Buenos Aires au début des années 60, pour se lancer dans les affaires, dans les domaines de la sécurité et de la banque. 20 ans après, sous la présidence de Raúl Alfonsín. Il est alors arrivé à la tête des opérations de sécurité de l’aéroport de la capitale mais aussi des autres principaux aéroports du pays. Il s’occupait aussi de logistique, avec notamment la société Ocasa, ou des envois postaux avec Correo OCA (qui détiendra 30% du marché postal argentin), des rampes d’accès portuaires ou même d’Edcadassa (une société de gestion des entrepôts fiscaux). Il était devenu aussi l’ami du sulfureux président Menem, l’homme aux rouflaquettes et aux Ferrari)… ces activités concentrées dans tous les secteurs des échanges commerciaux l’avaient fait rapidement soupçonner de trafic de drogue, d’armes et de blanchiment d’argent. Ce qui lui vaudra, cinq jours avant l’annonce de sa mort, d’être inculpé par un juge, avec mandat d’arrêt et avis de recherche lancé .

Mais auparavant, un autre fait notable s’est produit. L’homme qui n’avait jamais été photographié était paru en short de bain, aux côtés de sa femme, sur une plage, à la une du magazine Noticias. L’auteur de la photo était un journaliste, José Luis Cabezas, celui qui enquêtait sur le trafic de drogues et d’armes, qui sera retrouvé assassiné (calciné dans sa voiture), le 25 Janvier 1997, pendant le gouvernement d’Eduardo Duhalde. Le 2 Février 2000, un procès retentissant condamne quatre hommes à la prison à vie : Horacio Braga, José Auge, Sergio González et Hector Retana et Gregorio Ríos, le chef de la sécurité de Yabrán, et l’instigateur du crime et les policiers Camaratta Sergio Anibal Lune et Gustavo Prellezo. Entre temps, Carlos Menem s’était beaucoup impliqué pour retarder le fameux procès, et tout faire également pour que son nom n’apparaisse pas dans l’affaire. Lors de l’annonce du « suicide » de Yabran, il s’était surtout montré également fort distant. Alors que des proches l’avaient régulièrement vu en compagnie d’Alfredo Yabran, dont ses propres ministres. « La relation entre le bureau du président et d’autres responsables gouvernementaux avec Yabrán est un fardeau très lourd que l’exécutif traîne depuis qu’ont commencé les allégations d' »organisations mafieuses », affirme l’ancien ministre Domingo Cavallo et cela s’est aggravé avec l’assassinat du photographe José Luis Cabezas. « La relation entre Menem et Yabrán était beaucoup plus proche que ce que je nl’imaginais, » a dit Cavallo avant de quitter le cabinet. Dans son livre fort détaillé « Le poids de la vérité », Cavallo précise en effet qu’« Alfredo Yabrán avait envoyé un premier lot de quatre millions de dollars à la campagne du référendum qui était alors prévu, pour assurer la réélection de Menem et aussi, il s’était engagé à financer la totalité de cette campagne … « .

Car Alfredo faisait effectivement dans le trafic de l’héroïne, alors que Menem le savait, ce que deux documents d’octobre 1995 et janvier 1996 avaient révélé : « selon des sources locales proches de l’enquête, la DEA a mis en place un groupe de travail spécial chargé d’étudier l’environnement du président Menem et ses liens possibles avec Yabrán, du juge espagnol Baltasar Garzón a initié l’enquête surnommée « Yomagate », impliquant la belle-soeur du président, Amira Yoma et son ex-mari, agent de renseignement syrien Ibrahim al Ibrahim. Le suspect a affirmé que Yabrán était lié au trafic d’héroïne de la vallée de la Bekaa en Syrie. Un bon ami de l’ambassade américaine, Domingo Cavallo, a conclu que Carlos Menem et Monzer al Kassar-étaient les deux autres branches de la « triangle syrien » d’armes, de drogue et le blanchiment de l’argent, mais il n’a jamais pu le prouver. En tout cas, il est à noter que Edward Gillen, -un de ceux qui ont planifié l’infiltration dans le Groupe Yabrán- était le seul agent américain qui ait témoigné devant Baltasar Garzón par rapport à l’épisode du navire « Achille Lauro » attribué au marchand d’armes Monzer Al Kassar. » Le suicide de Yabran ne signifiait pas pour autant la fin des trafics. Loin de là.

On retrouve une première fois le fantôme d’Alfredo Yabran avec la découverte en Espagne de 60 kg de cocaïne à bord d’un avion de la compagnie Southern Winds, dans le vol 6420 du 17 septembre 2004. La drogue a été dissimulée dans des haut-parleurs, dans des bagages abandonnés, qui portent l’adresse… de l’ambassade d’Argentine ! Sont mêlés au trafic Anibal Fernandez, Ricardo Jaime et l’ambassadeur argentin à Madrid, un ancien business man, Carlos Bettini, ancien militant des Montoneros (d’extrême gauche, on l’accuse d’avoir assassiné le capitaine Jorge Bigliardi) et ami de Cristina Fernández… et de Felipe González. Bettini, fait agravant, a aussi été le directeur d’Aerolineas Argentinas, société soupçonnée elle aussi d’avoir trafiqué de la drogue. Placé devant l’évidence, le président Kichner se retrouve obligé de dissoudre la Police de L’Air du pays, héritée de l’ère Yabran, et de mettre au rencart le responsable de la sécurité portuaire de l’aéroport d »Ezeiza, Alberto Beltrame et trois adjoints, Fernando Arriete, ancien employé d’American Airlines, Claudio Baudino, et Walter Beltrame (le propre fils du directeur). Le juge argentin chargé de l’affaire recevra alors les aveux de Walter Betrame, âgé de seulement 22 ans, qui lui indiquera que le couple portant les bagages « voyageait fréquemment sur le même trajet depuis 2002, sans aucun contrôle portuaire ». La Nacion rappelant à cette occasion, que 50 tonnes de coke de Colombie, Pérou et Bolivie entrent en Argentine. On retrouve l’événement relaté dans un câble Wikilieaks, visible ici. Il y est dit que Walter Betrame a effectué un vol de routine le 14 septembre, pour avertir à son arrivée Claudio Baudino, d’envoyer les bagages par le vol suivant du 16 septembre. Durant le fameux vol, le vice-président de Southern Winds, Enrique Monteron, était à bord, une simple coïncidence, pour les enquêteurs. On peut aussi ajouter que les avions de Southern Wings utilisaient l’Areoparque Jorge Newbury comme base, ajoutant à l’implication en plus haut lieu, déjà évoquée ici.

Derrrière le problème de l’aéroport, on aperçoit l’ombre de Yabran en effet, avec le service de sécurité de l’endroit. « Donda Tigel (ancien capitaine de la marine) était l’un des célèbres responsables de Zapram, la compagnie de sécurité qui a supervisé les transferts d’argent à l’aéroport Ezeiza quand il appartenait encore à Yabrán. Il a également travaillé dans le contrôle de la qualité en collaboration avec Víctor Danemark, un ancien agent du service de détention pendant la dictature, un autre des répresseurs de cette période embauché par Yabrán. La « Galerie des tortionnaires de l’Argentine » en ligne, signale non seulement son fichier au gouvernement, mais aussi sa relation avec la sécurité de l’aéroport ».

Un fantôme omniprésent aujourd’hui encore, qui réapparait une deuxième fois en 2011, avec la saisie d’une autre cargaison de drogue à bord d’un avion… une saisie monstrueuse, puisque cette fois ce sont 900 kilos de cocaïne qui sont découverts à bord d’un jet de plus petite taille. L’avion, un Challenger 601 immatriculé N600AM est arrêté à l’aéroport d’El Prat, alors qu’il venait d’El Palomar, puis d’Ezeiza, vers le Cap-Vert et devait atterrir à Barcelone, sa destination finale étant Madrid. Je vous en avais parlé à l’époque ici-même. L’avion est enregistré dans le Delaware… La drogue n’y est même pas dissimulée : « La dernière information que nous passions nos collègues de Catalogne donne à penser que les 940 kilos de cocaïne sont arrivés dans l’avion sans même se cacher, apparemment dans les soutes, et les policiers ont découvert des doses de cocaïne, enveloppés dans des couleurs différentes, rangés à bord comme des sets de table. L’avion est venu du Cap-Vert où il semble que la drogue a été chargé », a déclaré l’informateur espagnol », nous dit El Tiempo.

On apprendra plus tard qu’un agent de la DEA s’était très certainement infiltré dans le réseau, dont on ignore toujours comment et où il a pu charger la quantité de drogue à bord, mais ce n’était certes pas au Cap-Vert : « le Challenger 604, N600AM enregistré aux USA, a quitté l’aéroport international d’Ezeiza le 1er janvier à 22h 40 à destination de l’île de Sal, Cap-Vert, où il a fait une escale technique présumée. Mais l’avion de luxe était à Ezeiza depuis le 30 décembre, c’est à dire qu’ il a fallu près de trois jours pour redécoller. Le Challenger était arrivé en Argentine auparavant, le 5 novembre à partir des États-Unis, pour se poser sur la base aérienne de Morón (BAM). La garde et la sécurité de l’aéroport sont partagées entre la Force aérienne et de l’Administration nationale de l’aviation civile (ANAC). Depuis des jours, entre les officiers de l’Air Force et des douanes et de l’immigration, la méfiance règne ».  Le Challenger 604 était resté dans un hangar de la base aérienne de Morón, du 17 au 30 Décembre 2010… « Selon la déposition que Julia a livrée au bureau du plan de vol avant Morón devant Clarin, le vol a été opéré pour la société « Federal Insurance Company », basée aux Etats-Unis .. Cette même société a été utilisé » pour les vols d’essai du Challenger le 18 et 30 décembre à Morón. En outre, les frères Julia ont fait un vol à destination de Mar del Plata, le 7 décembre et sont revenus un jour plus tard. Ce sont les seuls quatre voyages du Challenger 604 effectués avant de partir pour Barcelone ».

Et la découverte est encore plus surprenante quand on découvre qui en sont les pilotes. « En effet : Julia Gustavo le pilote de l’avion arrêté et le principal actionnaire de l’entreprise et son frère, ne sont autre que les fils du général de brigade Joseph Julia, l’ancien commandant des forces aériennes argentines sous la présidence de Carlos Menem. Et ce n’est pas tout : il y avait paraît-il quatre hommes dans l’avion (enfin, les autorités hésitent toujours sur le nombre exact (le quatrième étant le fameux agent de la DEA, éclipsé dès l’arrivée en Espagne)… Le troisième à bord, et le co-pilote effectif lors de l’atterrissage à Barcelone, n’est autre que Gaston Miret,  le propre fils du général de brigade José Miret, qui était secrétaire de la planification au cours de la dictature de Jorge Videla ! Celui qui avait racheté la maison de campagne paraguayenne du dictateur Lino Oviedo, révèle la presse, et le fameux ministère l’endroit où avaient eu lieu des détournements de fonds et de biens, dans des proportions phénoménales, Videla, lui aussi, ayant aussi pillé son propre pays. » En photo, à gauche, Eduardo Juliá (le pilote), Matías Miret (le copilote, à droite) et au milieu Gustavo Juliá (également pilote).

« Le père du pilote, (Joseph Julia), a occupé le siège de la Force aérienne entre 1989 et 1993 dans la première présidence de Carlos Menem, a déclaré Erman González, le ministre de l’Economie dans ces années là. Ses contacts étaient de « haut vol » et la justice enquête pour détournement de fonds : José Juliá ne peut pas expliquer comment il a acquis des propriétés et des voitures de luxe. Il ne peut expliquer comment à 20 ans seulement, il a signé un contrat millionnaire avec Edcadassa, qui contrôlait l’entrepôt fiscal d’Ezeiza qu’ Alfredo Yabrán manipulait par procuration. En 1994, Julia a créé Medical Jet et Federal Aviation. Il a rapidement signé des contrats avec l’opulente administration Menem dans l’Aeroparque Metropolitano Jorge Newbery de Buenos Aires. Le transport des politiciens et des célébrités a fait décollé la société. Au tournant du siècle, il a élargi sa flotte et en 2007 il a vendu un avion privé à l’entrepreneur Lazaro Baez », qui a aussi dirigé la Banco de Santa Cruz.  Lázaro Báez, un millionnaire, fort proche de Néstor Kirchner, a acheté 1,3 millions de dollars  un Lear Jet 35 en août 2009, immatriculé LV-ZSZ, dont la base est située à Rio Gallegos… dans le fief des Kichner. L’appareil appartenait auparavant à … Medical Jet SA, la société de Gustavo Juliá, et de son fils Gustavo !

C’est une faible partie, en fait, de l »a route de l’argent K » ( La ruta del dinero K ») des Kichner et de Lazaro. Une très longue saga… En 2013, Baeez rejettera toute collusion, affirmant par exemple que son Learjet appartenait à American Jet, une société argentine de locations d’avions et qu’il n’était qu’actionnaire seulement de Top Air.

En avril 2013, quelqu’un d‘Expediente Politico dresse le bilan de ces diverses magouilles politiques : la gangrène atteint jusque… les avions de l’armée argentine. « La compagnie d’aviation d’affaires de Lazaro Baez dépasse désormais le taxi aérien Air Top. L’impresario de Kirchner contrôle, par ses associés, la société sud-Atlantic Aviation SA (AASSA), un atelier situé à San Fernando où passent jets privés les plus luxueux. L’atelier est le centre officiel en argentine de l’avionneur, Bombardier Aerospace, le Learjet étant le modèle choisi par les politiciens et les hommes d’affaires les plus riches du pays. « La société appartenait à Lito Cano et à Edgardo Ferreira, ce dernier étant une ancien pilote d’Aerolineas Argentinas. Ferreira a ensuite vendu sa part et Cano, a été remplacé par ses fils Emilio et Federico », résume une source de l’aviation de Clarin. Actuellement, c’est Emilio Cano qui est déclaré en tant que directeur. Mais l’entreprise est dirigée par Walter Zanzot, que toutes les sources établissent comme l’acolyte de Baez. Zanzot a été mentionné l’an dernier par le Directeur de l’aviation civile de Tierra del Fuego en tant que gestionnaire de Top Air. (…) Selon une source qui connaît tous les mouvements de la région de San Fernando, où Lazaro a trois hangars, Zanzot s’est rendu à Ushuaia le 3 avril dernier à bord du LV-ZSZ (ancien avion de Coca Cola) détenu par Top Air « .

Et bien entendu, on retrouve dans le lot notre sous-ministre au Learjet vu précédemment : « South Atlantic Aviation est une station de réparations qui non seulement fonctionne avec la lignée des Learjet mais aussi avec celle des Challenger et des Global Express. Learjet est la marque préférée des politiciens et des hommes d’affaires. L’ancien Ricardo Jaime, secrétaire aux Transports est l’un des cas emblématiques. Ont également opté pour ce modèle les gouverneurs de Tucumán, Chaco et de Santiago del Estero, entre autres. Ces avions de luxe sont achetés sous le couvert de donner un usage médical pour la province, mais servent surtout a transporter les gouverneurs ou amis d’affaires. Lázaro Báez a également un Learjet dans sa flotte. Ce est le LV-ZSZ, avec lequel ils a transféré des millions d’euros loin du pays, selon les aveux de Leonardo Fariña et Federico Elaskar de Periodismo para Todos.  Sur le marché aéronautique, on dit qu’AASSA avait à voir avec la préparation de l’avion qui s’est rendu en Espagne avec près d’un millier de kilos de cocaïne. Des sources proches de l’employeur ont nié catégoriquement (…) Récemment, le hangar a été reconnu par l’état-major conjoint pour l’entretien des avions de la Défense, qui lui a permis de devenir un fournisseur des forces armées »... tel le Learjet T-22 de lutte électronique de l’armée argentine, visible ici à droite (les argentins volent bas, en meeting)…

Le fantôme est bien là, un peu partout…. En octobre 2014, une école de plongée installée dans la carrière de la Capybara a plongé le fuselage d’un avion dans les eaux pour pratiquer cette discipline. Un vieux Rockwell NA-265-306 Sabreliner de type 60 FF, LV-WXX, depuis longtemps baptisé « El Tehuelche ». C’était encore un des avions d’Alfredo Yabran, décidément toujours présent !!!

(*) extrait :

« Il ne s’agit plus de la corruption individuelle, traditionnelle, évoquée avec cynisme par le fameux tango Cambalache d’Enrique Santos Discépolo. Il s’agit désormais d’une activité entrepreneuriale, avec des complicités à tous les niveaux de l’Etat, y compris le sommet, la famille présidentielle et son entourage. L’insécurité et la violence croissantes en Argentine sont liées à l’impunité dont jouissent les pratiques illicites et à la dégradation des institutions qui devraient veiller au respect de la loi. »

document de référence : « la route de l’argent K » (« La ruta del dinero K« )

documents à lire :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/0f652780-a785-11e2-a4a8-c21a3316ea2a/La_route_de_largent_des_&eacute ;poux_Kirchner_m&egrave ;ne_en_Suisse

http://www.lefigaro.fr/international/2013/05/15/01003-20130515ARTFIG00499-questions-sur-la-fortune-des-kirchner.php

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/11/27/en-argentine-le-patrimoine-de-la-presidente-kirchner-est-scrute-par-la-justice_4530047_3222.html

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2736p054-055.xml0/

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/02/20/argentine-le-crepuscule-des-annees-kirchner_4580641_3222.html

DNRED (DNED): mémoires de Jean-Pierre Cazé, infiltré dans les réseaux de la drogue

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DNRED échelon de Lyon .

Médaille remise aux agents de l’échelon de la DNRED de Lyon en 2000

pour fêter l’anniverssaire de sa création.

 ***

Jean-Pierre Cazé est un ancien douanier d’un genre particulier. Jusqu’au début des années 90, son travail fut d’infiltrer les réseaux de trafiquants de drogue en France et au Maroc pour le compte du service français de renseignement des douanes. Il témoigne dans un livre intitulé Au cœur du trafic, Mémoires d’un douanier infiltré, chez Nouveau monde éditions. Il répond à nos questions. 

Afrique Drogue: Travailler en tant qu’infiltré dans un réseau de trafiquant de drogue, cela consiste en quoi?

Jean-Pierre Cazé: Il faut d’abord avoir des « aviseurs », autrement dit des informateurs. Ces gens-là connaissent une organisation frauduleuse ou criminelle sur le point d’importer, par exemple, en France une quantité importante de drogue ou qui détient une quantité importante de drogue. Et c’est par l’intermédiaire de cette personne que l’agent va pouvoir être présenté à cette organisation, sans bien sûr que ses membres sachent qu’il est fonctionnaire…Ce fonctionnaire va agir sous couverture, sous un nom d’emprunt, une profession d’emprunt. Et cet informateur, qui connaît bien les voyous, va présenter ce « nouvel ami », bien le présenter pour qu’il soit accepté par l’organisation. Et ensuite, ce fonctionnaire va  vivre complètement en immersion au sein de l’organisation.

A.D: Justement, vous l’avez fait à plusieurs reprises. Dans votre livre, vous parlez d’une opération d’infiltration, réussie au Maroc. Racontez-nous comment vous avez fait. 

J-P C: Cela a duré plusieurs semaines, même deux mois. C’était un contact que nous avions du côté de Tanger qui nous informait qu’une bande organisée était sur le point de faire acheminer vers la France environ une tonne de résine de cannabis. A cette époque, c’était une grosse quantité. On parlait plus souvent de prises de 5 ou 10 kilos. Et donc l’occasion m’était donnée de m’infiltrer dans cette organisation au Maroc et de leur présenter la chose en étant transporteur. Il faut savoir qu’au Maroc, ce n’est pas dur de trouver des stupéfiants, de la résine de cannabis. Mais ce qui est compliqué pour les fournisseurs marocains, c’est d’acheminer la marchandise en France. Moi, j’avais ma qualité de transporteur routier. J’avais sous mes ordres des chauffeurs, des civils, que nous avions recruté à cet effet, pour pouvoir acheminer les stupéfiants du Maroc en France et suivre la progression du Maroc jusqu’en France, jusqu’à ce que les acheteurs viennent récupérer la marchandise.

A.D : Comment faisiez-vous pour véritablement vous faire passer pour une personne impliquée dans le trafic de drogue, parce qu’il y a des codes, il y a des réflexes, il y a des choses que peuvent remarquer les trafiquants qui peuvent vous confondre…

J-P C: C’est tout ce qu’on appelait l’éducation de l’agent. Partir en infiltration, c’est toute une préparation en amont. Il faut changer sa manière de vivre, il faut changer sa manière de parler, son comportement, son aspect physique. On oublie tout, on est plus fonctionnaire, on est plus douanier. Moi, j’avais donc comme couverture camionneur qui avait une entreprise dont la situation était très mauvaise et qui voulait se refaire. Donc il me fallait de l’argent. Et j’acceptais de transporter des stupéfiants pour le compte de ces trafiquants. C’est comme ça que je devais me faire accepter. Mon aspect physique, c’était cheveux longs, le style un peu baroudeur.

A.D: Est-ce que, à un moment ou à un autre, vous avez pensé que vous alliez vous faire coincer?

J-P C: Je faisait tout, justement, pour ne pas me faire repérer. Mais c’est vrai qu’il ne faut pas faire d’erreur. Il y a des choses qu’il ne faut pas dire. On ne parle pas de cannabis, on ne parle par de haschich. On parle de n’importe quoi, de marchandise, de pommes de terre ou de chocolat…Il y a les attitudes aussi. Refuser un ou deux verres de bourbon, ça ne se fait pas non plus. En outre, j’avais appris absolument tout le fonctionnement des camions, toute la mécanique, justement pour que si on me posait des questions, je puisse répondre.

A.D : Est-ce que cela veut dire aussi parfois qu’il faut franchir la ligne rouge, pour être crédible vis-à-vis des trafiquants ?

J-P C: C’est une chose, dans la mesure du possible, qu’il ne faut jamais faire. Par exemple, il vont vous demander de consommer des stupéfiants pour voir si vous êtes bien de leur côté. C’est une chose qu’il faut toujours éviter. Moi je ne l’ai jamais fait, c’était ma ligne de conduite. C’est de toujours refuser mais avec des motifs valables.

A.D: Vous expliquez aussi qu’à plusieurs reprises vous avez été dans des situations où les trafiquants ou ceux qui voulaient acheter la marchandise que vous étiez censé transporter, ont demandé que vous leur montriez une partie de la marchandise afin qu’ils puissent l’emporter afin de prouver que vous étiez vraiment trafiquant et détenteur d’une grosse quantité de cannabis. Comment vous faisiez dans ces situations-là?

J-P C: C’était ça le gros problème. C’était la finalité de l’affaire. La marchandise était remontée en « livraison surveillée », était mise en dépôt. Et c’était le jour où les trafiquants venaient chercher la marchandise. Mais dans ce cas-là, ils n’arrivent pas comme ça avec un fourgon. Ils disaient: « Ok. Vous avez une tonne que vous avez ramenée. La tonne m’appartient, je l’ai payé. Maintenant, il faut que je sache vraiment de quel côté vous êtes, il faut qu’on soit sûr. Maintenant, vous allez lâcher par exemple, 25 ou 50 kilos. » Là, c’était un gros problème. On l’a fait une fois sur une affaire à Dijon. Ce qui nous a d’ailleurs valu de gros soucis ensuite avec la police et la justice. Pourquoi? Parce que, à cette époque, il n’y avait aucune loi encadrant cela. Aujourd’hui, un agent infiltré peut transporter de la marchandise, l’entreposer et même en céder à la fin, quand il ne peut pas faire autrement avant de remettre toute la marchandise.

A.D: Effectivement, vous avez mené ces opérations d’infiltration à une époque où ce n’était pas du tout encadré sur le plan législatif. Dans le livre, vous racontez que vous agissiez totalement sans filet et que cela vous a même valu d’être arrêté et de vous retrouver face à la justice, même si par ma suite vous avez été blanchi…

J-P C: Oui. C’est sur une affaire dans laquelle les trafiquants ont envoyé un homme de main chercher de la marchandise. Avant de la remettre, j’ai réussi à m’exfiltrer et à demander l’autorisation de mes supérieurs, qui m’ont donné l’autorisation. Donc j’ai « fait » 25 kilos, comme on dit dans le jargon du métier, pour que tout soit crédible. Et ils sont partis dans la nature. Et le lendemain, ils sont venus chercher le reste. Ils sont venus chercher 500 kilos sur 525 kilos. Et puis on a réussi à interpeller tous les trafiquants. Mais comme la loi n’avait pas encore été votée, on a eu les pires ennuis.

A.D: Aujourd’hui donc, le travail d’infiltration est encadré par la loi. Est-ce qu’elle couvre tous les cas de figure?

J-P C: Les fonctionnaires qui vont faire de l’infiltration sont toujours confrontés à ce qu’on appelle la mise à l’épreuve. C’est à dire que quand vous arrivez dans une organisation, on peut pour vous mettre à l’épreuve vous faire faire n’importe quoi. On peut vous dire: « ce soir on monte sur un braquage, tu seras chargé de conduire le véhicule ». Qu’est-ce qu’on fait? On se sauve ou on reste? Si on continue l’infiltration, on est obligé de participer au braquage. Le problème, c’est que s’il y a des problèmes, un blessé, voire un mort, qu’est-ce qui va se passer après? L’agent est en infiltration. Mais il est tout de même un peu complice…Donc je ne sais pas si la loi va assez loin.

A.D : Vous estimez que, aujourd’hui, pour lutter contre le trafic de drogue, on est obligé de faire de l’infiltration?

J-P C: C’est une technique qui est redoutable. Parce que quand vous êtes infiltré, vous entendez tout, vous voyez tout. Vous comprenez tout le système d’acheminement. Vous connaissez tous les personnages qui sont autour de l’affaire. Il est certain que quand vous avez un agent infiltré dans une organisation, il est sûr que cela fait mal parce que tout le monde tombe.

A.D: Avez-vous l’impression que le travail d’infiltration est devenu plus difficile par rapport à l’époque où vous la pratiquiez?

J-P C: J’ai fait cela pendant une vingtaine d’années. C’était une technique que nous avions empruntée aux américains. Cette méthode-là n’était pas connue. On avait une longueur d’avance sur les trafiquants. Aujourd’hui, ils savent qu’en France des agents pratiquent l’infiltration. Donc il est certain que les agents qui vont s’infiltrer, vont avoir un plus de mal à se faire accepter et à pouvoir pratiquer cette infiltration dans les circuits frauduleux.

Ecouter l’interview  diffusée sur rfi

source: http://afriquedrogue.blogs.rfi.fr/article/2012/05/06/memoires-dun-infiltre-dans-les-reseaux-de-la-drogue

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A l’époque, le ministre de tutelle de la Douane française était Michel Charasse.

Quand Michel Charasse était interviewé  par Elise Lucet***

L’interview de Michel Charasse par Elise Lucet

Quand Michel Charasse était interviewé  par Elise Lucet Dans une bibliothèque du Sénat.
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Elise Lucet:
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Quand Michel Charasse était interviewé  par Elise LucetMichel Charasse:
Bonsoir.
Elise Lucet:
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse: Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en  mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet: Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet: Honhon !
Michel Charasse: Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues…
Elise Lucet: Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleurs parce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue …
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse:  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet: Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet: Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse: Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Miche Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

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HRW (Human Rights Watch) poursuit l’agence antidrogue US pour surveillance électronique

21:38 08.04.2015(mis à jour 21:48 08.04.2015)

Selon le quotidien USA Today, l’agence DEA a intercepté plus d’un milliard d’appels téléphoniques dans plus de 100 pays depuis 1992.L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) poursuit en justice l’agence antidrogue américaine (DEA), l’accusant de surveillance téléphonique illégale, rapportent les médias.Ces poursuites font suite à une série de révélations dans les médias sur un programme de surveillance destiné à traquer des narcotrafiquants. Selon le quotidien USA Today, DEA a intercepté plus d’un milliard d’appels téléphoniques dans plus de 100 pays depuis 1992.

La DEA a pour la première fois reconnu l’existence de ce programme en janvier dernier tout en affirmant que le programme était « suspendu en 2013 ».

L’ONG de défense des droits en ligne Electronic Frontier Foundation (EFF), qui représente Human Rights Watch dans cette affaire, a déposé mercredi une plainte auprès d’un tribunal de Los Angeles.

« La National Security Agency (NSA) n’est pas la seule agence fédérale américaine à collecter en vrac des données sur les appels téléphoniques de citoyens américains. Le programme de la DEA est un nouvel exemple de surveillance illégale », a déclaré Mark Rumold, avocat de l’Electronic Frontier Foundation.

« Le programme de surveillance non ciblée des appels téléphoniques internationaux de citoyens américains – des données sur les numéros que les gens appellent, l’heure, la date et la durée des appels – touche des millions de personnes innocentes. Et la DEA a réalisé ce programme pendant des années », a indiqué l’avocat de l’EFF, Nate Cardozo.

Human Right Watch demande au tribunal de Californie de déclarer que le programme de surveillance constitue un non-respect de ses droits constitutionnels et d’ordonner la destruction de toutes les données collectées illégalement par DEA.

HRW figurent parmi les organisations de défense des droits de l’homme qui ont récemment porté plainte contre la NSA, l’accusant d’avoir mis en place un vaste système de surveillance des communications téléphoniques et internet. L’existence de ce programme secret a été révélée par Edward Snowden, un ex-conseiller de la NSA, qui a obtenu l’asile temporaire en Russie en 2013.

USA: quant à la surveillance de masse par la D.E.A

Avatar de Marc FievetThe international informant

Aux États-Unis, la surveillance de masse a commencé 10 ans avant le 11 Septembre
Michelle Leonhart dirige la DEA, l'agence de lutte contre le trafic de drogue à l'origine du programme de surveillance.

Une enquête du quotidien USA Today livre les détails d’un programme de surveillance de masse lancé en 1992 visant les citoyens américains et les ressortissants de 116 pays liés au trafic de drogue.

George Bush n’est pas le premier de sa famille à autoriser un programme de surveillance de masse. Son père, George H. W. Bush, président des États-Unis entre 1989 et 1993, a lancé le sien en 1992. Presque dix ans avant les attentats du 11 septembre 2011, le Patriot Act, et l’extension des pouvoirs de la NSA. Le quotidien américain USA Today dévoile l’ampleur de ce programme, baptisé USTO, arrêté en 2013 après les révélations d’Edward Snowden sur les pratiques de la NSA.

À…

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NARCOTRAFIC (DEA – Drug Enforcement Administration): les cadeaux des cartels de la drogue aux « stups » américains

Avatar de Marc FievetThe international informant

Le Monde.fr avec AFP | 26.03.2015 à 20h58

Des policiers américains de l’Agence fédérale de contrôle des stupéfiants (Drug Enforcement Administration, DEA) recevaient des prostituées, de l’argent, des armes et d’onéreux cadeaux des cartels de la drogue lorsqu’ils étaient en enquête à l’étranger, révèle un rapport publié jeudi 26 mars.

Ce rapport de l’inspecteur général du ministère de la justice a été réalisé après la révélation que des agents du gouvernement avaient passé des soirées avec des prostituées lors d’un voyage présidentiel en Colombie, en 2012. L’enquête a porté sur les agissements entre 2009 et 2012 des policiers de quatre agences fédérales, celle contrôlant les stupéfiants (DEA), celle contrôlant l’alcool et les armes (ATF), le FBI et les US Marshals chargés de la sécurité en vol, précise un communiqué accompagnant le rapport.Un policiers américain de l'Agence fédérale de contrôle des stupéfiants (Drug Enforcement Administration, DEA).

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/03/26/les-cadeaux-des-cartels-de-la-drogue-aux-stups-americains_4602384_3222.html#eoE8lS8CVZFpAJER.99

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Voir l’article original

COLOMBIA: 1 Of the 50 drug traffickers most wanted by DEA arrested in the northern province of La Guajira

DEA

Colombian police in the northern province of La Guajira have arrested Jose Elber Merchan Cortes, alias « El Alcalde, » one of the 50 drug traffickers most wanted in the world by the U.S. Drug Enforcement Administration, or DEA, officials said Saturday.

Merchan was the boss of Yemalla, an organization that sent large shipments of drugs to the United States through Central American countries and Mexico, where he had ties with the Sinaloa cartel, according to a police communique.

Jose Elber Merchan CortesJose Elber Merchan Cortes, alias « El Alcalde, »

« El Alcalde » is on the DEA’s list of the 50 most wanted perpetrators of federal narcotics crimes, » the police said.

Police sources told Efe that the capture operation included parallel actions in other countries.

Arrested besides Merchan were another two members of the organization identified as Luis Olarte Loaiza, who goes by the aliases of « Compinche » and « Zorro, » and Cristian Gustavo Perez Plazas, alias « Cristiano Ronaldo, » all three requested for extradition by the United States.

According to police, those arrested « based their criminal operations on the northern coast of Colombia, » precisely in the provinces of La Guajira and Magdalena, from where they shipped the drug abroad in speedboats.

Merchan, also known by the aliases of « Santi » and « Santiago Camargo, » started dealing in drugs in the year 2000 with the gang of Daniel « El Loco » Barrera, who was extradited to the United States in July 2013, the communique said.

« El Alcalde » ran his illegal business from the towns of Maicao, Manaure, Uribia, Cabo de la Vela and Puerto Portete in La Guajira province, and « extended his tentacles to the neighboring country of Venezuela, thus becoming one of the most powerful drug traffickers on Colombia’s Caribbean coast, » according to the communique.

Merchan was « something of a phantom for Colombian and U.S. authorities, so that investigations were launched to find out who this person was and then dismantle his organization, » the police said. EFE

source: http://latino.foxnews.com/latino/news/2015/03/14/1-50-drug-traffickers-most-wanted-by-dea-arrested-in-colombia/

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SUISSE (Genève): Shimon Yelinek, homme d’affaires (trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, participant au financement du terrorisme) client de HSBC

Shimon Yelinek, criminel polyvalent mais pour HSBC, un client sans histoire

Fiche de police sur Shimon Yelinekimage: http://s1.lemde.fr/image/2015/02/14/768×0/4576774_6_14f1_fiche-de-police-sur-shimon-yelinek_b8b7b94d5a0d1c2227d0d0d74d3c819e.jpg

Shimon Yelinek est un homme d’affaire Israélien basé au Panama. Derrière ce masque anodin se cache en vérité l’un des criminels les plus polyvalents que l’on trouve parmi les clients de HSBC à Genève : trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, il a aussi participé au financement du terrorisme.

Son plus grand fait d’arme ? L’opération Otterloo.

Barco panameño Otterloo.Fin 2001, un chargement de 3 117 kalachnikovs et 5 millions de cartouches quitte le navire Otterloo, dans le port de Turbo, en Colombie. Achetées à l’armée du Nicaragua, les armes étaient destinées en théorie à la police du Panama. Yelinek s’arrange en fait pour les livrer aux Autodéfenses Unies de Colombie (AUC), un groupe paramilitaire d’extrême droite.

LIRE aussi: http://news.bbc.co.uk/hi/spanish/latin_america/newsid_2678000/2678657.stm

Ses compétences et son réseau de trafiquant d’armes, Yelinek, né en Israël en 1961, les développe en Afrique entre 1980 et 2001. Dans les années 80 et 90, Yelinek est le chef de la sécurité de Mobutu Sese Seko, le dictateur du Zaïre (actuelle République démocratique du Congo). C’est là qu’il se lie d’amitié avec Aziz Nassour, un diamantaire libanais. Proche collaborateur du dictateur Mobutu, ce dernier exporte à Anvers des pierres du Liberia et de Sierra Leone, entre autres. Tous deux sont ou seront clients de HSBC.

Al-Qaida a besoin de diamants

En 2000, Al-Qaida prend contact avec Aziz Nassour. La raison ? Le groupe terroriste désirait sortir son argent des banques pour acquérir des diamants, afin d’éviter d’éventuelles sanctions bancaires. Le groupe terroriste, qui avait déjà frappé les deux ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya, avait besoin de préserver ses liquidités en préparation des attentats du World Trade Center, en septembre 2011. Le marché du diamant en Afrique de l’Ouest était une cible parfaite, comme le souligne un rapport de l’organisation non-gouvernementale Global Witness dévoile les étapes de cette affaire. En décembre 2000, deux membres d’Al-Qaida, Ahmed Ghailani et Fazul Abdullah Mohammed, approchent donc Nassour à Kinshasa. Ils sont notamment connus pour leur participation aux attentats contre les ambassades de Dar es Salaam et Nairobi en août 1998. Le contact se révèle prometteur.

À l’époque, Aziz Nassour montait une opération avec son cousin Samih Ossaily pour acheter des diamants au Revolutionary United Front (RUF). Soutenu par Charles Taylor, le RUF tentait de répliquer en Sierra Leone le coup d’état réussi de ce dernier au Liberia. L’affaire était donc conclue d’avance : le RUF avait besoin de vendre des diamants et Al-Qaida était preneur.

Les remords d’un diamantaire

Quel rôle Yelinek joua-t-il dans cette affaire ? Dans une des clauses de l’accord, Nassour s’engageait à procurer des armes au Président Taylor et aux rebelles qu’il soutenait, les RUF. Fin 2000, Nassour contacte son vieil ami Yelinek. Alors basé au Marriott de Miami et répondant au téléphone sous le nom de code « Sierra », le trafiquant israélien transmet la demande à son collègue Ori Zoller. Ancien membre des forces spéciales israéliennes, ce dernier exerce dans le commerce des armes au Guatemala. Le choix n’est pas sans raison : Zoller prend part à l’opération Otterloo qui est en train de se dérouler.

Des documents de la police belge, obtenus par Le Monde, ainsi que les emails échangés entre Yelinek et Zoller, dévoilent la composition et la technicité du deal. La cargaison devait notamment contenir des kalachnikovs, des lance-roquettes, des canons antiaériens et des canons antichars. Pour contourner l’embargo des Nations Unies sur les armes imposé au Liberia et à la Sierra Leone, Nassour se procure un certificat d’utilisation finale ivoirien. Utilisé dans les transferts internationaux, ce document sert à certifier que l’acheteur est bien le seul et l’unique utilisateur de la marchandise.

image: http://s1.lemde.fr/image/2015/02/14/768×0/4576773_6_0d7f_l-ex-president-du-liberia-charles-taylor-a_99613e4b55d400743574418ab6c45b94.jpg

L'ex-président du Liberia, Charles Taylor, à Accra (Ghana), en 2003. Il est l'un des instigateurs de la guerree civile de Sierra Leone. En 2012, le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, dépaysé à la Haye (Pays Bas), le reconnaît coupable de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre.

Cependant, l’affaire s’effondre. Début 2001, Ali Darwish, un diamantaire de Sierra Leone, décide de se repentir. Il avait notamment mis en lien Nassour avec Ibrahim Bah, confident du Président Charles Taylor et proche des rebelles du RUF. Il informe les autorités américaines du trafic d’armes illégal. Celles-ci n’agissent pas mais la confiance ne règne plus entre RUF, trafiquants et diamantaires.

Au même moment, la découverte du chargement de l’Otterloo fait scandale dans la presse latino-américaine. Yelinek est sous le feu des projecteurs. Après avoir été incarcéré au Panama entre 2002 et 2004 puis relâché grâce à des pots-de-vin virés de son compte HSBC, il disparaît dans la nature. Il refait surface en 2011. Il est alors le sujet d’une enquête de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Département du Trésor des Etats-Unis pour ses liens supposés avec le réseau de trafic de drogue colombien de Cifuentes Villa. Ce dernier est affilié au fameux et violent cartel mexicain de Sinaloa.

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/02/14/768×0/4576772_6_ea70_scene-de-la-guerre-civile-au-liberia-en-2003_d6c671edb1e65452b1905acd378b0f27.jpg

Scène de la guerre civile au Liberia, en 2003, qui fut nourrie par les trafiquants de diamants et les trafiquants d'armes

Les données recueillies par Le Monde dans les documents « SwissLeaks » indiquent que Yelinek a pu maintenir des comptes chez HSBC Private Bank (PB) jusqu’en 2007. À cette époque, Yelinek possédait encore 860 000 dollars dans cette institution. Ses comptes étaient liés à des sociétés écrans : Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. Avec la collaboration de journalistes de la Süddeutsche Zeitung, Le Monde s’est procuré les certificats de constitution de ces entreprises. Possédant déjà des entreprises écrans au Panama, Yelinek a voulu varier. D’après les documents originaux, Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. furent créées en avril et juin 2004 dans les îles Vierges britanniques, respectivement au nom de Yelinek et sa femme, Limor Yelinek.

Malgré son profil de trafiquants d’armes et de blanchisseur d ‘argent pour le compte d’un cartel colombien, la filiale HSBC PB n’a pas ordonné la fermeture des comptes de Yelinek. Elle ne pouvait cependant pas ignorer les agissements de son client. Il avait été fiché à plusieurs reprises entre 2000 et 2011 par des agences de sécurité américaines, belges et latino-américaines.

Plus accablant encore pour HSBC, le Washington Post avait mentionné Yelinek dans l’enquête menée sur la filiale diamantaire d’Al-Qaida en Afrique de l’Ouest début 2000.

Après l’affaire Otterloo en 2001, son nom était partout dans la presse latino-américaine. HSBC PB semble donc fautive de complicité. Consciente ou pas ?

Cela reste à définir. Avec autant de signaux d’alertes, l’ignorance n’est cependant pas une excuse valable.

Aliaume Leroy

SOURCE et plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/02/14/shimon-yelinek-criminel-polyvalent-mais-pour-hsbc-un-client-sans-histoire_4576775_3212.html#FQhzFcTwgLAO4FAw.99

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* El  Otterloo

En los archivos de la Secretaría General de la Organización de Estados Americanos en Washington hay un informe de 40 páginas con siete anexos titulado: “Sobre el desvío de armas nicaragüenses a las Autodefensas Unidas de Colombia”. El documento 3687, de enero de 2003, confirma que Panamá sirvió de fachada para que los paramilitares recibieran en el golfo de Urabá 3 mil AK47 y 2 millones y medio de municiones traídas en el trasatlántico Otterloo.

Peloticas de goma declaradas en el manifiesto de aduanas ocultaban los fusiles. A finales de 1999 se configuró un canje de armas, en apariencia legal, entre la Policía Nacional de Nicaragua y GIR, una agencia privada de comercio de armas de Guatemala: la primera entregaba 5.000 fusiles AK y municiones de sus excedentes a cambio de pistolas y ametralladoras mini-Uzi de origen israelí. GIR encontró en Panamá a un interesado en los fusiles y municiones, el israelí-panameño Shimon Yelinek, quien a su vez presentó una orden de compra de ese arsenal por parte de la Policía Nacional local, que resultó falsa. El mismo Yelinek comisionó a la compañía marítima panameña Trafalgar Maritime Inc. para cargar 14 contenedores de armas en su único buque, el Otterloo, y transportarlos entre Nicaragua y Panamá, como declaró al zarpar el 3 de noviembre de 2001. Sin embargo, hizo travesía directa hacia Turbo, Colombia, donde lo recibieron dos días después empleados de Banadex, filial de la multinacional norteamericana Chiquita Brands, y lo descargaron otros de la naviera Turbana. El DAS de Colombia, disuelto entre otros motivos por su complicidad con el paramilitarismo, registró la llegada y no encontró nada irregular. El barco terminó anclado en Panamá en diciembre de 2001, después de ir a Venezuela y Surinam. El 14 de junio de 2002 el barco fue vendido por el panameño Julio Matute al colombiano Édgar Enrique Aarón Villalba, quien se lo habría llevado a Belice, mientras la naviera Trafalgar era disuelta. “El mejor gol que metimos”, celebró el después asesinado comandante paramilitar Carlos Castaño. Hubo cinco embarques similares hasta reunir 13 mil fusiles. Según la Fiscalía, el cartel de los Castaño llegó a contar con no menos de media docena de barcos, además de embarcaciones rápidas y aeronaves, que se movían hacia el istmo desde el Atlántico y el Pacífico.

fuente: http://www.elespectador.com/noticias/nacional/barcos-anclaron-guerra-colombia-articulo-521748

Lire aussi : SwissLeaks : qui sont les millionnaires africains de HSBC ?

Lire aussi : SwissLeaks en Afrique : des diamantaires en fuite

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UK (Angleterre) – Swiss leaks / HSBC: les barons de la banque et de la drogue, même « combat »!

GARCIAJean Paul Garcia de la DNRED (DOD-DED-DRD),

carpentier

Jean Baptiste Carpentier du TRACFIN

et

Résultat de recherche d'images pour "HM CUSTOM EXCISE"

nos « amis » de HM Customs Excise

ne savaient rien!

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Avatar de Marc FievetThe international informant

Le cas de la banque britanniqueHSBC constitue un exemple supplémentaire de la doctrine « trop grandes pour être incarcérées »1. En 2014, le groupe mondial HSBC employait 260 000 personnes, est présent dans 75 pays et déclare 54 millions de clients2. Au cours de la dernière décennie, HSBC a collaboré avec les cartels de la drogue du Mexique et de Colombie, responsables de (dizaines de) milliers d’assassinats avec armes à feu, dans le blanchiment d’argent pour un montant de 881 millions de dollars3. Les relations commerciales de la banque britannique avec les cartels de la drogue ont perduré malgré les dizaines de notifications et d’avertissements de différentes agences gouvernementales des États-Unis (dont l’OCC -Office of the Comptroller of the Currency-). Les bénéfices obtenus ont non seulement conduit HSBC à ignorer les avertissements mais, qui plus est, à ouvrir des guichets spéciaux dans ses locaux à…

Voir l’article original 3 010 mots de plus

FRANCE-NARCOTRAFIC: plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches.

31 janvier 2015, par G.Moréas

Cocaïne, fric et flics

L’arrestation ces derniers jours de policiers de la PAF, mis en cause dans un trafic qu’ils sont censés surveiller ; la disparition d’une cinquantaine de kilos de cocaïne dans la salle des scellés de la brigade des stups du quai des Orfèvres, autant d’affaires récentes qui plombent la police. Une seule raison : le fric. En octobre dernier, c’était un ancien chef d’Interpol qui était mis sous les verrous en Équateur, et l’on se souvient des nombreuses arrestations parmi les autorités de l’aéroport de la station balnéaire de Punta Cana, en République Dominicaine, après la découverte de 682 kg de cette drogue dans un Falcon 50 français, en mars 2014.

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Le trafic de stupéfiants, et notamment celui de la cocaïne, génère de tels bénéfices que tous les intermédiaires s’enrichissent… en une traînée de poudre – du moins s’ils ne vont pas en prison. Quant aux « cocotrafiquants », le fric les rend omnipuissants. Devant ces kilos de drogue qui défilent sous leur nez et qui disparaissent en fumée dans les incinérateurs, certains flics craquent. Ils passent du côté obscur. Même s’ils ne sont que quelques-uns, ils font mal à la corporation. Mais, comme dit le directeur général Jean-Marc Falcone, « la police nationale fait le ménage dans sa propre institution ».

Sniff !

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En France, d’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, la cocaïne se revend 68 € le gramme, pour une pureté moyenne qui tourne autour de 35 %. Ce qui met le produit pur autour de 200 000 € le kilo alors qu’il est acheté aux cultivateurs l’équivalent de 2 à 3000 €. On imagine les retombées que cela engendre tout au long de la chaîne d’intermédiaires ! Évidemment, les narcotrafiquants sont les premiers à passer à la caisse. Pour la seule cocaïne, leur chiffre d’affaires annuel se situerait dans une Prix des drogues 2013 fourchette comprise entre 75 et 100 milliards de dollars (Rapport mondial sur les drogues de 2011). Un chiffre qui est d’ailleurs en baisse sur ces dix dernières années, notamment aux États-Unis, mais qui représente environ le quart du marché de l’ensemble des drogues. Même si l’on tient compte du prix du traitement (20 à 30% du prix d’achat), la marge est impressionnante. Certains analystes estiment que le trafic de drogue dans sa totalité équivaut à 1 % du PIB mondial. Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (2009), les produits stupéfiants représenteraient environ un cinquième du produit du crime dans le monde et il faudrait un budget de 200 à 250 milliards de dollars pour couvrir les dépenses de santé annuelles liées à la consommation des « drogues illicites ». Je suppose que les drogues licites sont les médicaments ! Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce type de criminalité donnent le tournis. On a l’impression d’un petit monde qui s’agite en vase clos. Pour l’UE, les coûts cachés ou apparents liés aux produits stupéfiants oscilleraient entre 28 et 40 milliards d’euros par an. La cocaïne est la deuxième drogue la plus consommée en Europe. Quant à la France, elle dépenserait plusieurs milliards d’euros (je ne suis pas sûr qu’il soit tenu une comptabilité), dont une grande partie pour lutter contre l’importation de la « bigornette », comme disait Francis Carco dans La dernière chance, en 1935. En effet, via les Antilles et la Guyane, notre pays est en première ligne. Ainsi, le mois dernier, près de 30 tonnes de drogue ont été saisies lors d’une opération Interpol menée en Amérique centrale et dans les Caraïbes. En partie de l’héroïne et du cannabis, mais principalement de la cocaïne, pour une valeur estimée à 1,3 milliard de dollars. Cette opération baptisée Lionfish II a été menée conjointement par 39 pays, dont 4 de l’UE : l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et la France. Mais c’est la France qui a financé l’opération (je ne sais pas si l’UE participe). La partie opérationnelle est revenue à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) en coordination avec le secrétariat général d’Interpol. « L’opération a également permis de fermer une cinquantaine de laboratoires de fabrication de stupéfiants. La marine nationale colombienne a saisi un semi-submersible qui servait à transporter de la drogue, deux avions légers ont été saisis en Équateur et une vingtaine de pistes d’atterrissage dissimulées dans la forêt ont été détruites par les autorités colombiennes… », peut-on lire sur le site d’Interpol.

Comme on le sait, la cocaïne est cultivée et traitée dans le nord de l’Amérique Latine, essentiellement en Colombie, en Bolivie et au Pérou. Elle suit ensuite trois axes d’exportation « traditionnels », l’un vers les États-Unis et le Canada ; les deux autres vers l’Europe et l’Afrique (on peut se demander si la fin de l’embargo sur Cuba ne changerait pas la donne). L’UE est d’ailleurs fortement « attaquée » par des passeurs qui viennent d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord.

Dans la mer des Caraïbes, la « Méditerranée américaine », la lutte contre les trafiquants est menée par les forces armées de différents pays. Pour ce faire, plusieurs accords ont été passés, trop sans doute, au point de ne pas s’y retrouver. Ce qui favorise la suprématie américaine. En 2008, un accord a été signé entre le commandant supérieur (COMSUP) de Fort-de-France et le commandant régional américain. Nom de code : Narcops. Et en novembre 2011, une première opération conjointe d’envergure pour lutter contre le trafic à destination de l’Europe et de l’Afrique du Nord a été mise sur pied. La France dispose en permanence de deux bâtiments de guerre qui patrouillent le secteur avec chacun un hélicoptère embarqué. Parfois, un sous-marin nucléaire pointe son nez. En cas d’intervention sur un go fast, un tireur d’élite prend position pour neutraliser les moteurs. Puis il reste en appui pour protéger l’équipe d’intervention. En cas de nécessité, l’ordre d’ouvrir le feu doit venir de Matignon, via le Secrétariat général à la mer, qui assure la coordination interministérielle des actions de l’État en mer. Il faut dire que dans ce type d’opération, plusieurs ministères sont concernés : Défense, Intérieur, Justice, Finances et Santé. C’est une exception française. La police judiciaire est également très active. Il existe une antenne de l’OCRTIS à Fort-de-France et deux détachements, l’un à Pointe-à-Pitre, l’autre à Saint-Martin, et les gendarmes disposent d’un patrouilleur. Mais depuis quelques années c’est la Guyane qui inquiète. Elle a déjà pris sa place dans un trafic de « mules » à destination de la métropole. Mais cela pourrait bien évoluer, notamment en raison de sa proximité avec des pays trafiquants, comme le Surinam et le Venezuela, et aussi d’une présence policière moins forte. Dans ce département où 40 % des moins de 30 ans sont au chômage et où 44% des travailleurs sont fonctionnaires, il doit être difficile de rêver sa vie. Pour comprendre, comment on en est arrivé là, c’est-à-dire une situation inextricable malgré les moyens mis en œuvre, il faut jeter un coup d’œil en arrière… De 1860 à 1910, la coca et la cocaïne sont des denrées qui s’exportent mondialement, notamment par deux réseaux principaux partant des pays andins, l’un vers l’Allemagne et le reste de l’Europe, l’autre vers les États-Unis. Les Américains deviennent alors les plus grands consommateurs au monde. Le revirement est brutal. En 1915, les États-Unis se lancent dans une croisade solitaire contre ce fléau qui ravage l’Amérique, diabolisant l’Allemagne en le dépeignant comme l’empire de la drogue. Peu à peu, différents pays emboîtent le pas au géant américain, jusqu’à l’interdiction mondiale en 1950. En quelques décennies, un produit licite devient illicite et sa commercialisation échappe alors aux contrôles des États. Les filières légales disparaissent laissant la porte ouverte aux aventuriers et aux trafiquants de tout crin. Au retour de la guerre du Vietnam, de nombreux soldats américains sont devenus héroïnomanes. Aussi, en 1971, le président Nixon déclare la guerre à la drogue, notamment à l’héroïne. Georges Pompidou reçoit le message 5 sur 5 et Marseille perd ses labos de morphine-base. Dans le même temps, la consommation de cocaïne explose aux États-Unis. Comme un pied-de-nez – plus gentiment nommé la contre-culture. La justice moralisatrice se met en place et le nombre d’incarcération explose. Les prisons sont remplies de jeunes, surtout des Noirs et des Latinos au point que certains s’interrogent : existerait-il une raison cachée à cette pénalisation à outrance ? Un peu comme en France on utilise la pénalisation de la consommation de cannabis pour contrôler les jeunes des cités. Toute proportion gardée, bien sûr ! Même si la consommation mondiale semble stagner, peut-être à cause des drogues de synthèse, la guerre contre le trafic de cocaïne n’est pas prête d’être gagnée. Trop de fric en jeu. Et l’amusant, si l’on peut dire, c’est que plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches. Y a pas de morale à mon histoire !

source: http://moreas.blog.lemonde.fr/2015/01/31/cocaine-fric-et-flics/

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MAROC-FRANCE: la reprise de la coopération judiciaire permettra-t-elle enfin de poursuivre M6, drug Kingpin, pour narcotrafic ? (On peut rêver, non?)

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FranceMaroc
Publié le 31-01-2015 Modifié le 31-01-2015 à 18:27

La France et le Maroc reprennent leur coopération judiciaire

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Le roi du Maroc, Mohammed VI.AFP/Abdhelhak Senna

La France et le Maroc ont annoncé la reprise de leur coopération judiciaire suspendue par Rabat il y a près d’un an. La mesure intervenait en représailles à la convocation par la justice française du chef du renseignement marocain, Abdellatif Hammouchi, en février 2014, pour des faits présumés de torture. Le gel de la coopération a entrainé le blocage de nombreux dossiers judiciaires entre la France et le Maroc, avec des conséquences non négligeables pour les binationaux, et les quelque 60 000 Français résidant dans le royaume.

Conséquence, en matière pénale tout d’abord, les extraditions de prisonniers sont gelées depuis près d’un an. Une dizaine de détenus français avait d’ailleurs observé une grève de la faim cet été, pour…

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DEA en alerte: un drone chargé de drogue s’écrase au Mexique

Les passeurs de drogue s’intéressent de plus en plus aux drones pour franchir les frontières et éviter les contrôles de police. Mais les traversées ne réussissent pas toujours.

La Drug Enforcement Administration (DEA), qui est le service de police fédéral responsable de la lutte contre les stupéfiants aux États-Unis, va devoir surveiller avec beaucoup plus d’attention le ciel à la frontière mexicaine. En effet, les passeurs de drogue s’intéressent manifestement de plus en plus aux drones de loisir pour transporter facilement leur cargaison d’un pays à l’autre, afin d’éviter les contrôles aux frontières.

L’utilisation de ces « mules high-tech » est toutefois loin d’être idéale. Le magazine Vice signale par exemple qu’un drone transportant environ 3 kg de méthamphétamine s’est écrasé près de la ville de Tijuana, une ville mexicaine bordant la frontière avec les États-Unis, et dont le niveau de criminalité est l’un des plus élevés au monde, du fait de l’important trafic de stupéfiants qui s’y déroule.

Selon les explications de la police locale, la charge était trop lourde au regard des capacités du drone. Tout le dilemme des cartels est là : faut-il utiliser un drone plus gros, donc plus facilement détectable par les autorités, pour transporter d’un coup un important volume de drogue, ou est-il plus judicieux d’utiliser un petit appareil aux capacités moindres, mais plus discret ?

D’après une source au sein de la DEA, pas moins de 150 tentatives de traversée de la frontière avec de la drogue chargée sur un drone ont été repérées depuis 2012. Et il ne s’agit là que des essais connus. On n’ose imaginer le nombre de passages réussis.

À l’étranger, les drones sont aussi utilisés pour des activités liées aux stupéfiants. En Grande-Bretagne, des cartels utilisent des caméras installées sur des drones pour détecter les cultivateurs de cannabis à extorquer. Du côté de l’Irlande, ce sont des dealers qui ont essayé d’utiliser un drone pour livrer des clients dans une prison. Sans succès : celui-ci s’est crashé.

Faudra-t-il déployer des brouilleurs voire des lasers pour neutraliser les drones dont la trajectoire laisse à penser qu’une traversée de la frontière va avoir lieu ? Ce n’est pas impossible. Après tout, ces pistes sont étudiées pour sécuriser les sites sensibles, comme les centrales nucléaires ou les lieux de pouvoir. Sans parler de l’intérêt manifeste de la police pour avoir sa propre flotte de drones.

source: http://www.numerama.com/magazine/31972-un-drone-charge-de-drogue-s-ecrase-au-mexique.html

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GIBRALTAR…The INFORMANT

When financial pressures escalate, Marc Duval (Gilles Lellouche), a Frenchman expatriated to Gibraltar, becomes a spy for French customs on the nation s border.

Navigating through debase trafficking and shady cargo, he slowly wins the confidence of Claudio Lanfredi (Riccardo Scamarcio), a powerful but dangerous cocaine importer. As Duval becomes further immersed in both the perils and temptations of the drug trafficking underworld he is forced to live on a knife edge, where only his lies can keep him alive. But it is when English customs land to arrest Lanfredi that Duval must take the greatest risk of all, placing his family in the heights of jeopardy. Inspired by true events, the writer of Mesrine and A Prophet brings a hard-hitting, suspense thriller that will make you question the very borders of the land you call home…

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Dvd disponible sous titré en anglais

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PANAMA: la CIA et la DEA…omniprésentes!

Coke en Stock (LXX) : au Panama, les radars de Berlusconi et un drôle d’avion

Comme on a pu le voir hier, le Panama est un lieu de passage obligé de la cocaïne andine, et le pays est surtout devenu le lieu du blanchiment d’argent, les banques panaméennes lessivant visiblement à tour de bras depuis des décennies. La présidence qui vient juste de se terminer n’avait pas aidé vraiment à éclaircir la situation, embarquée dans une sombre histoire de fourniture de radars et d’hélicoptères italiens où le nom de Silvio Berlusconi est apparu. Comme est apparu aussi le nom de Seldon Lady, ce responsable de la CIA en Italie qui avait fui le pays après y avoir été condamné pour avoir embarqué un responsable islamiste et l’avoir fait torturé (en Egypte, et via la Roumanie). Lady a été remis aux autorités américaines et non extradé, preuve des liens entre l’équipe de Berlusconi et la CIA. Des liens entre le Panama et les USA qui conduisent à la réactivation d’une ancienne base militaire devenue par coup de baguette magique centre de recherches anti-drogues. Un endroit où un drôle d’avion a été aperçu… un appareil qui connaîtra un drôle de sort également, ce que nous verrons une prochaine fois. D’abord, je vous propose de regarder d’un peu plus près les côtes du pays….

Le Panama voit donc passer des centaines de petites embarcations près de ses côtes et se fait survoler par des avions se rendant de la Colombie au Costa-Rica, au Honduras (où l’on tue plus qu’en Irak), au Nicaragua, davantage épargné semble-t-il, au Guatemala ou au Salvador, voire au Mexique. Pas un n’échappe au trafic. D’où l’idée présidentielle de se munir de radars, qui viennent comme une évidence comme première arme anti-drogue en ce qui le concerne. Le pays a donc décidé d’en acheter… et d’hélicoptères rapides, également, pour poursuivre en mer les go-fast marins des trafiquants. Et les voilà qui arrivent enfin, ces fameux radars le 24 octobre 2011 : il y en a 19, accompagnés de 6 hélicoptères Agusta dernier cri (des Agusta Westland AW139). Des engins italiens, comme les fameux radars, construits par Finmeccanica. Au total, il y en a pour 250 milllions de dollars (et même 333 millions si l’on compte vraiment tout, paraît-il). Et un beau scandale à la clé, qui mouille directement le président milliardaire Martinelli, via son ministre de la sécurité Jose Raul Mulino et son ministre du Budget Alberto Vallarino, car le contrat ne prévoyait pas que cela : outre de généreux pots de vin, les maçons italiens avaient aussi été sollicités pour construire… des prisons (bâties par Svemark, via un contrat à 200 millions de dollars) ! Au milieu de cet énorme scandale, Valter Lavitola, qui se retrouve aujourd’hui accusé d’extorsion de fonds en complicité avec Giampaolo Tarantini et sa femme, envers l’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi. Tarantini n’étant autre que l’homme d’affaires qui a fourni des prostituées pour les orgies qui avaient eu lieu au Palais Grazioli sous le nom de soirées « bunga-bunga » (tenues à la résidence de Berlusconi). D’où l’inquiétude de l’opposition panaméenne sur le choix de ce matériel purement italien qui va se révéler… inadéquat.

C’est l’ancien candidat à la présidentielle panaméenne qui avait mis le feu aux poudres en révélant en décembre 2011 les mails échangés entre Lavitola et Adolfo De Obarrio, le plus proche conseiller de Martinelli (en photo, Lavitola au milieu de Martinelli et Berlusconi). L’affaire s’était tassée quelque peu, mais elle avait resurgi en avril 2012 avec la découverte de nouveaux documents bien plus embarrassants : “une partie de l’argent a été remis directement au Président panaméen, dans une valise », révèlait le texte, qui précisait même le tarif : en deux paiements, « un de 530 000 euros et le second de 140 000 »... le Corriere insistant en affirmant que c’était à l’époque où Lavitola avait été reçu avec faste au Panama. Sur les 333 millions du contrat, 10% auraient été versés en commissions… à Berlusconi ou à ses amis… et au président panaméen, ainsi qu’à des proches, tel Rogelio Oruna, lepresentant de l’IBT Group, l’argent ayant transité semble-t-il entre les mains de Frankie Francisco Martinelli, le propre cousin du président. Ce dernier rejetant en masse les accusations en parlnt de « soap opera » à propos du scandale, selon lui orchestré par l’influent journal La Prensa. Qui révélait aussitôt un voyage impromptu en Sardaigne tenu du 18 au 21 août 2011, avec Martinelli, deux de ses ministres et un membre de la Cour Suprême, avec leurs épouses respectives.

L’affaire se résumant ainsi selon 20 minutes : « Valter Lavitola et un entrepreneur de Bari, Giampaolo Tarantini, sont soupçonnés d’avoir fourni à l’ex-chef du gouvernement italien des call-girls pour des nuits torrides entre juillet 2008 et avril 2009. Ils sont en outre soupçonnés d’avoir extorqué plus de 800 000 euros à Silvio Berlusconi pour mentir à la justice sur les agissements de ce dernier. A l’origine, Valter Lavitola et Giampaolo Tarantini espéraient en échange de la mise à disposition de prostituées décrocher des contrats avec des colosses publics comme Finmeccanica. Ces contrats étaient tombés à l’eau par la faute de l’une des « escorts », Patrizia D’Addario, qui a tout raconté à la justice. Huit personnes sont poursuivies dans le cadre de ce scandale, distinct du Rubygate, pour incitation et exploitation de la prostitution au bénéfice de Silvio Berlusconi. Enfin, depuis lundi, un autre chef d’accusation pèse sur Valter Lavitola. Soupçonné d’avoir remis au président du Panama et des membres de son gouvernement des pots-de-vins versés par des entreprises italiennes pour la réalisation de prisons dans ce pays, il est poursuivi pour « corruption internationale »« . Le problème n’étant pas que celui des pots de vins versés : les radars achetés à prix d’or, avec ou sans « escort-girls » à la clé, mais ils étaient surtout largement sous-dimensionnés avait révélé la presse panaméenne. C’est « SELEX Sistemi Integrati » la société – une filiale de Finmeccanica – qui a fournit 19 de ses radars Lyra Série 50, qui ont une portée d’environ 48 kilomètres pas plus, un peu moins de 30 miles. Dans quelle mesure seront-ils capables de « voir » au large des côtes, ces radars basés au sol, voilà la question, . Ils ne fournissent pas une couverture suffisante pour recouvrir la totalité de la côte, car s’ils vous garantissent des clichés de l’ensemble de la couverture du littoral, il y aura encore de vastes zones à découvert, » dont profiteront, invariablement, les trafiquants pouvait-on conclure ! Radars inefficaces et pays corrompu : voilà qui n’aide pas vraiment pour faire baisser le trafic de drogue ! Rien ne s’arrangeait, dans le pays !

Rien, car le président avait entre temps (et dès 2010) forcé la dose du libéralisme avec la loi N°30, surnommée « loi chorizo » provoquant une autre violence : « cela avait pris des jours à la société civil pour découvrir tout ce que comportait le document législatif, mais beaucoup étaient devenus furieux après l’avoir fait, en particulier, en ce qui concerne les dispositions de la loi anti-travail. Selon le chapitre 2, article 12 de la loi 30, « les employeurs ne sont pas obligés d’extraire de leur temps de travail des travailleurs pour qu’ils effectuent des réunions ordinaires ou extraordinaires. » Le chapitre 2 développant que lors d’une grève, les contrats de travailleurs en grève peuvent être suspendus, et que les entreprises peuvent même embaucher des remplaçants temporaires ». Le résultat ne s’était pas fait attendre : « Peu de temps après le passage du projet de loi, la Bocas Fruit Company, une filiale de Chiquita Brands, a annoncé qu’elle ne pourrait plus percevoir de cotisations syndicales, romptant le contrat qui avait fait avec le Syndicat des travailleurs des bananeraies de l’industrie (SITRAIBANA) et provoquant l’indignation parmi les es membres du syndicat ? Débutée le 2 juillet, la grève des travailleurs de 48 heures s’est rapidement transformée en un affrontement de 10 jours de division et, finalement violents entre Bocas et ses employés majoritairement indigènes. Lorsque Bocas a condamné la grève comme illégale, et annoncé un report de la rémunération et menacer de licencier ceux des travailleurs qui auront participé à la manifestation, les manifestants sont descendus dans les rues furieux (…) Dans l’ensemble, la correspondance officielle du gouvernement a décompté trois morts et plus de cent quarante blessés, mais des sources extérieures estiment que le nombres de victimes, en réalité, étaient considérablement plus élevé .. En mars de cette année, l’Organisation des Nations Unies a condamné le gouvernement panaméen pour son usage répété de la violence de la police et de la discrimination raciale à l’encontre de ses communautés autochtones. Malheureusement , le rapport de l’ONU n’avait apparemment pas d’effet visible, car d’innombrables civils, dont beaucoup étaient des indigènes , ont été aveuglés ou laissés dans un état critique en raison de la propension de la police à la violence »… L’ancien patron de supermarché souhaitait peut-être diriger ses citoyens comme ses caissières. Le 29 juin 2010, plus de 10 000 manifestaient à Panama City… contre les décisions de Martinelli. Bref, une violence inattendue était apparue du fait de décisions purement gouvernementales…

Et entre temps, les liens entre Martinelli et la DEA américaine s’étaient fortement grippés, nous avait appris en décembre 2010 le New York Times dans un article parlant de la défiance croissante de dirigeants sud-américains vis à vis des méthodes de l’anti-drogue US, qu’ils contestaient de plus en plus. Wikileaks avait révélé les documents compromettants. « La D.E.A. fait face à des pressions encore plus intense l’année dernière en provenance du Panama, dont le président de droite appuyée, Ricardo Martinelli, a exigé que l’agence lui permettent d’utiliser son programme d’ écoutes téléphoniques – connu sous le nom de Matador – pour espionner ses ennemis politiques de gauche qu’il croyait capables de comploter pour l’assassiner. Les États-Unis ont refusé, selon les câbles révélés, en reprochant que M. Martinelli, un magnat de supermarché, « ne fasse aucune distinction entre objectifs légitimes de sécurité et ses ennemis politiques », déclenchant ainsi des tensions qui durent depuis des mois. M. Martinelli, qui selon les câbles posséderait un « penchant pour l’intimidation et de chantage », a riposté en proposant une loi qui aurait mis fin au travail de la DEA avec des unités de police spécialement contrôlées (…) Et quand les Etats-Unis ont repoussé ces tentatives – telle celle de déplacer le système Matador dans les bureaux du procureur général politiquement indépendant – M. Martinelli a menacé d’expulser l’agence de drogue du pays en disant que d’autres pays, tel Israël, seraient heureux de se conformer à ses demandes de renseignements. Finalement, selon les câbles, les diplomates américains se sont interrogés sur ce qu’étaient les motivations de Martinelli. Voulait-il vraiment que la D.E.A. intervienne pour perturber les coups d’état présumés de ses adversaires ou était-il en essayant d’empêcher l’agence d’apprendre la corruption qui régnait parmi ses parents et ses amis ? Un câble a affirmé que le propre cousin de Martinelli a aidé à passer en contrebande des dizaines de millions de dollars provenant de la drogue passée par le principal aéroport de Panama chaque mois Un autre notait qu’ « il n’y a aucune raison de croire qu’il y aura moins d’actes de corruption au sein de ce gouvernement qu’avec le gouvernement précédent. « 

Voilà donc le pays pas davantage protégé des intrusions, en tout cas. Question avions, vous-ai-je dit précédemment, c’est un fort particulier qui nous intéresse au Panama. Revenons pour cela quelques années en arrière avec la décision de la part des Etats-Unis de retirer leurs bases militaires du pays. C’est en effet en 1999, à la suite du traité Torrijos-Carter que les USA ont décidé de quitter la base d’Howard, laissée aux panaméens (le canal lui-même étant restitué le 31 décembre 1999), le Southern Command allant s’installer à Miami. C’était le pivot des opérations de déstabilisation des pays d’Amérique du Sud. toutes les opérations de « cover-up » passaient par elle. C’est par elle par exemple qu’étaient passés les avions de l’Operation Blue Spoon devenue Operation Just Cause pour aller arrêter Noriega, une opération effectuée par des agents de la DEA. On y voyait atterrir et décoller des Corsair II mais aussi de gros porteurs à réaction, les C-141 Starlifters ou les C-5 Galaxy. Lors de l’Operation, deux F-117 effectueront leur première sortie armée. Officiellement, donc, les américains n’étaient plus sur place depuis 15 ans : ils s’étaient carrément installés en Colombie, au prétexte du « Plan Columbia » pour lutter contre la cocaïne, mais aussi pour surveiller son trafic en Golfe du Mexique, au Honduras, au Salvador, en République Dominicaine, au Belize, à Curaçao et Aruba, à Antigua et dans les Bahamas., la Quatrième Flotte de la Navy étant déployée en soutien. Comme le perçoivent certains, le déploiement d’un nombre conséquent de militaires us en Grande Caraïbe est bien plus une question de stratégie commerciale et de l’idéologie qu’une lutte véritable contre la drogue. Le Vénézuela, particulièment visé, étant l’objet d’une surveillance aérienne assidue à ses frontières.

La mort tragique de Torrijos dans un accident d’avion (selon l’économiste John Perkins elle aurait été provoquée par les USA !) va progressivement remettre en cause le traité signé par Jimmy Carter. Son successeur immédiat, Ernesto Perez Balladares puis surtout Mireya Elisa Moscoso Rodríguez (de 1999 à 2004) changeront la donne, Mireya en montrant une toute autre façon de voir, devenue essentiellement pro-américaine : six jours avant de quitter le pouvoir, elle graçiait en effet les terroristes Luis Posada Carriles, Gaspar Jimenez, Pedro Remon et Guillermo Novo Sampol, capturés au Panama pour avoir tenté d’assassiner Fidel Castro lors de sa visite au Sommet ibéro-américain au Panama. Un geste jugé scandaleux par beaucoup. Si c’est le propre fils de Torrijos qui devient président en 2004, les relations avec les USA ne se détériorent pas pour autant et l’élection de Ricardo Martinelli renoue davantage les liens. Ce dernier souhaite en effet ouvertement se rapprocher des USA pour qu’ils forment ses policiers pour lutter contre le trafic de drogue. C’est ainsi que l’ancienne base d’Howard s’était retrouvée sous Martinelli à nouveau utilisée au nom de la guerre à la drogue, le Panama ayant signé entretemps plus de 700 contrats d’aide pour lutter contre la drogue avec des agences américaines liées au Defense Department depuis 1999. Howard avait été rebaptisée « Multinational Counternarcotics Center » mais personne n’était dupe, à voir ce qui s’y pose depuis comme appareils.

D’autant plus que des bavures apparaissent dans ce déploiement de forces. Ainsi en mai 2012, où un erreur tragique sera vite enterrée par la presse. Les gens de la DEA ayant la gâchette bien facile, semble-t-il. « Le 11 mai, une unité anti-drogue de la DEA-hondurienne conjointe installée sur la Forward Operating Base de Mocoron lancée contre des présumés trafiquants de drogue tôt le matin dans la région de la côte Miskito. Dans l’obscurité avant l’aube, les artilleurs des hélicoptères et des soldats sur le terrain auraient tiré sur un bateau sur les rives de la rivière Patu, tuant quatre des passagers à bord. Il a été découvert plus tard que le bateau était tout simplement un navire de passagers, et il existe des preuves et une enquête crédible qui indique que les passagers n’étaient pas été impliqués dans le trafic de drogue. Le jugement hâtif, cependant, et la manière est dans lequel les rapports de presse ont au début utilisés des sources anonymes « officielles » qui caractérisaient le peuple Miskito en termes généraux comme étant des criminels, fait écho à une autre victime de la guerre de 30 ans contre la drogue : la vérité » écrit fort justement Larry Birns, directeur du Council on Hemispheric Affairs.

La « guerre à la drogue » étant aussi celle de la désinformation et de la manipulations des esprits, la presse US étant sur la sellette : ‘l’opération douteuse a présenté un nouveau modèle de tactiques de contre-insurrection sur la base de l’interdiction de drogues développée et perfectionnée par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Les méthodes utilisées dans l’opération ne devraient pas venir comme une surprise, car il y avait des signes qu’un changement significatif de la méthodologie, conçu pour apporter la guerre aux trafiquants au Honduras , a participé à la décision. Dans un article du New York Times du 5 mai 2012 , « Les leçons de l’Irak Aide US Combat une guerre contre la drogue au Honduras ,  » Thom Shanker rapportait que la DEA américaine a récemment mis en place trois opérations avancée sur des bases – Mocoro de Puerto Castilla, et El Aguacate en régions éloignées du Honduras afin de mettre en œuvre les « missions de faible taille, avec un nombre limité de troupes, des partenariats avec des militaires et de la police étrangère forces qui prennent la tête des opérations de sécurité, et des objectifs étroitement définis, visant des insurgés, des terroristes ou des groupes criminels qui menacent les intérêts américains ». Selon Shankar, l’objectif de la base d’opérations avancée Mocoro était la Côte Miskito décrite comme une zone  » rouge/chaude  » pour le trafic de drogue. Les Miskitos , cependant, ont protesté contre l’attaque, et refusé d’être caractérisés comme des criminels ; ils auraient ainsi été naturellement disposés à prendre des dommages collatéraux de ces opérations, ou être accusés à tort de complicité. Au lendemain de la tuerie , un certain nombre de Honduriens et certains responsables américains anonymes ont dénigré la culpabilité sur les passagers du bateau ; le porte-parole du Département d’Etat et l’ambassade des États-Unis au Honduras ont affirmé que les agents de la DEA n’ont joué qu’un  » rôle consultatif  » à la mission. Des  » fonctionnaires  » anonymes des États-Unis immédiatement transmis un texte justifiant les dommages collatéraux, ou pour mettre de côté les euphémismes et être franc, le meurtre de deux femme enceintes et leurs deux enfants, et en blessant plusieurs autres qui étaient sur ​​le bateau de passagers sur les rives de la la rivière Patu. Par exemple , dans un article le 17 mai , le journaliste du Washington Post William Booth se réfère à l’anonymat des agents représentant les organismes d’application de la loi, et les diplomates qui ont été informés de la mission « Ces fonctionnaires anonymes ont monté une affaire contre l’innocence des victimes : « Les responsables américains ont déclaré qu’il n’était pas inhabituel pour les autorités locales de travailler avec des contrebandiers et ont également déclaré ils se demandaient pourquoi les civils innocents seraient sur ​​l’eau au milieu de la nuit .  » Le même jour , le journaliste du New York Times Damien Cave cité ces fonctionnaires anonymes comme disant  » Il n’y a rien dans le village local qui puisse être inconnu , une surprise ou un mystère à ce sujet. Qu’est-ce qui s’est passé, c’est que , pour la première fois dans l’histoire de l’Ahuas , application de la loi hondurienne a perturbé le trafic de stupéfiants . Avant même que l’armée hondurienne a eu l’occasion d’enquêter , le président hondurien Porfirio Lobo est allé vilipender les communautés de la côte Miskito :  » Nous avons un problème dans la côte Miskito parce que la communauté se range en masse pour défendre les trafiquants de drogue en raison de leur situation car ils vivent dans la pauvreté structurelle. «  Comme pour l’Irak et l’Afghanistan, la guerre à la drogue s’accompagne bien d’une guerre de l’information ! C’est bien le même schéma et ce sont bien les mêmes méthodes d’intoxication !!!

Des radars incapables de distinguer en tout le départ de bateaux de pêches porteurs de cocaïne, capables de traverser l’Atlantique malgré leur état déplorable comme le raconte ici SenegalInfos : « et ce n’est pas fini : le 07 juin 2008, plus grosse prise encore avec l’arraisonnement au large du vieux cargo Opnor, en très mauvais état (il datait de 1961 !), battant pavillon panaméen, véritable épave flottante de 412 tonnes, intercepté avec 3,7 tonnes de cocaïne à bord par la marine espagnole, visiblement très bien renseignée : il s’apprêtait à descendre tout son chargement via des pirogues sur le rivage, au même endroit, sur la plage de M’bour, décidément haut lieu du trafic dans le pays. Le bateau était parti du Venezuela, mais avait fait un détour par le Antilles néerlandaises. Son capitaine est hollandais et à bord il dispose de quatre marins ghanéens. Dès 2008, certains tirent donc la sonnette d’alarme au Sénégal : la circulation de la drogue y est devenue en à peine deux années dantesque ! ».  Le navire poubelle naviguant toujours en 2011, comme on le constater ici à La Palmas le 23 février… un navire couvert de rouille atterrissant au large de Mbour, où un juteux commerce de crevettes était en place : en fait de crevettes, l’une des fermes aquacoles sénégalaises dissimulait des tonnes de coke !!! Une ferme construite avec… des aides européennes, les trafiquant étant assez adroits pour berner tout le monde ! Avec au milieu du trafic, Walter Amegan, « échappé » de Mauritanie, qui croisait tranquillement à Saly Stéphane Alzraa, dont l’autre ami s’appelle Michel Neyret. Amegan ayant été relâché à Nouakchott suite à un procès tenu début 2010 où étaient venus plaider en sa faveur deux ténors : Jacques Vergès et Eric Dupond-Moretti, pas moins !!! A Sally, il croisait aussi le « correspondant téléphonique » de Nerey, à savoir Gilles Tepie. « Un trafiquant qui s’échappera in extremis de la traque de Neuilly portant sur la livraison de 110 kg de coke, grâce à un coup de fil donné par Michel Neyret en personne, cela on le sait, aujourd’hui, les faits sont là (et décrits aussi dans notre épisode précédent) » avais-je écrit en novembre 2011. Ce monde est bien petit, en fait !!! Comme l’avait aussi dit Paris-Match : « Pourquoi donc Neyret aurait-il été, seul, en vacances, au contact de deux trafiquants internationaux de cocaïne ? Quel rôle aurait joué Albert dans cette rencontre ? Mais surtout que serait venu donc faire dans ce rendez-vous un des protagonistes de l’affaire des 111 kg de cocaïne de Neuilly ? » soulignait l’hebdomadaire… découvrant comme beaucoup les ramifications d’un énorme trafic.

Mais Martinelli le sait, en fin de second mandat, il ne peut pas se passer des USA à moins d’embarrasser son successeur, qu’il espère de droite comme lui, bien sûr. Alors pour se montrer conciliant avec les USA ; il va leur faire un cadeau. Quelque chose de rare, puisqu’il s’agît d’un agent de la CIA… et pas n’importe lequel (…) « le 17 Juin un ancien agent de la CIA à Milan, en Italie, Robert Seldon Lady , a été arrêté au Panama en vertu d’un mandat d’Interpol . Lady et d’autres agents de la CIA avaient initialement été poursuivi en Italie pour leur rôle dans l’enlèvement illégal d’un musulman, Hassan Mustafa Osama Nasr, et de l’avoir envoyé dans le cadre du programme de restitutions extraordinaires de l’administration Bush dans l’Egypte de Hosni Moubarak, où il avait été torturé ». Voici qu’on retrouvait une vieille connaissance d’Agoravox avec Seldon Lady ! « Au moment de la déclaration de culpabilité devant la juridiction italienne, les 22 agents de la CIA n’étaient déjà plus en Italie. La condamnation de 9 ans de Lady, réduite à 6, avait déclenché l’intervention d’Interpol. Dans des circonstances normales , le Panama aurait dû l’envoyer en Italie pour y purger sa peine, mais à la dernière minute, le gouvernement de Martinelli a envoyé aux États-Unis à la place , où il allait retrouver la liberté et de l’impunité. Les Autorités italiennes exprimant leut frustration avec le Panama qui ne leur offrait même pas une raison valable pour ne pas extrader Lady » (*)

Au Panama, déboulent donc d’étranges engins, avec l’accord des américains qui les fournissent. « Les projets prévus par le Pentagone pour le Panama comprennent l’utilisation de drones de Stark Aerospace, une division d’Israel Defense Industries, ainsi que d’une mise à niveau vers les champs de tir. Stark est une petite entreprise basée dans le Mississippi dont l’activité principale est la production de drones y compris la surveillance non armée sur des véhicules ou un drone armé « Hunter » a-t-on pu lire. Cela a-été utilisée pour des missions de bombardement en Afghanistan et en Irak. Les champs de tir pollués étant mis à jour… Des terrains devenus une épine dans traité du canal dans la fin des années 1990 parce que des dizaines de milliers d’explosifs (dont certains mêlés à des produits chmiques) ont été laissés sur les zones de tir réel sur les rives du canal. Le nettoyage fait, on s’aperçoit qu’un autre avion fort particulier fait des visites régulières de la base d’Howard. Il ressemble à un avion civil, c’est un bimoteur DDHC-8-202Q blanc et bleu foncé, fabriqué à cinq exemplaires seulement et utilisé par le US Air Force Special Operations Command (AFSOC). L’avion a un double… chez les garde-côtes : équipés d’un radar de recherches Raytheon SeaVue 1022 sour le ventre et d’une tourelle vidéo Wescam 16DS, il s’apppelle DHC-8-202 « Coastwatch » ; un modèle repris par le United States Customs and Border Protection/Office of Air and Marine. Chez les militaires, l’un des jumeaux de l’AFSOC, le N355PH, a connu une drôle de fin : envoyé au Mali, il s’y est écrasé bêtement le 19 novembre 2009 à Tarakigné … son pilote ayant oublié de faire le plein !!! A son propos, le communiqué gêné de l’AFRICOM révélera une perle, en parlant de « 9 personnes à bord », blessées… et « 3 passagers seulement ». Ce qui faisait un « équipage » de 6, montrant que 4 personnes au moins à bord s’activaient à autre chose que piloter l’appareil ! Un superbe avion-espion, à vrai dire. Bourré d’électronique, valant… 7,2 millions de dollars pièce. Des avions immatriculés en « N » mais qui n’ont pas vraiment de propriétaire : à l’AFSOC ils volent pour le Special Operations Squadrons – l’ancien 318th SOS, devenu 524th SOS – au sein du 27th Special Operations Wing de la base Cannon AFB, mais n’ont pas pour autant de désignation militiaire… demeurant des appareils détenus par des sociétés privées… fantômes. De simples boîtes aux lettres, la plupart du temps. Les cinq exemplaires sont en effet censés appartenir en effet à une obscure société de leasing située à Wilmington, dans le Delaware. Sous deux appelations différentes : « Win Win Services LLC » et « Bam Leasing LLC« , pour ajouter à l’imbroglio. Voilà qui sent fort les opérations secrètes !

Ratatiner ainsi un engin de plus de 7 millions de dollars montre à quel point l’armée américaine se fiche pas mal de la formation de ses propres pilotes, ou plutôt qu’elle fait confiance à de drôles de loustics, le plus souvent des « contractants » le mot poli pour dire mercenaires. A un point tel que l’expérience désastreuse est pleinement reproductible : ce qu’un autre crash sidérant va démontrer avec éclat, celui de l’exemplaire N356PH, frère jumeau du précédent, qui s’écrase le 5 octobre 2013 en Colombie dans des conditions rocambolesques : or il avait décollé, justement, de la fameuse base d’Howard, et c’est cela aussi bien sûr qui nous intéresse, et que l’on verra un peu plus tard si vous le voulez bien…

(*) l’élection récente de son ex-second laisse envisager des liens renoués avec les américains, lasseés de la corruption de la famille Martinelli : « M. Varela, âgé de 50 ans, avait aidé M. Martinelli, un magnat de la grande distribution, à conquérir le pouvoir il y a cinq ans et avait été élu à la vice-présidence. Les rapports entre les deux hommes s’étaient rapidement dégradés et M. Varela avait rompu avec le président Martinelli en 2011. Il avait toutefois conservé son poste de vice-président après la rupture, mais perdu son portefeuille de ministre des relations extérieures. M. Varela est alors devenu un des critiques les plus acerbes du président sortant, l’accusant de dérive autoritaire et de corruption. Des rumeurs, venant selon lui de la présidence, l’ont associé à un réseau mafieux de blanchiment d’argent. L’ambassade des Etats-Unis à Panama a démenti que son visa américain ait été annulé« … Visiblement ce n’étaient pas que des rumeurs !

source:http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxx-au-panama-les-151366

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DEA: Alleged PCP Distributor Who Shot a DEA Agent Arraigned on Federal Narcotics and Assault Charges

Alleged PCP Distributor Who Shot a DEA Agent Arraigned on Federal Narcotics and Assault Charges

DEC 02 (COLUMBIA, S.C.) – Joel Perrin Robinson has been arraigned on federal drugs and weapons charges in relation to the shooting of a DEA agent while a search warrant was being executed at his home on October 20, 2014.

John S. Comer, the Acting Special Agent in Charge of the DEA Atlanta Field Division stated, “The wounding of our agent during the execution of a Federal Search Warrant reinforces the daily dangers law enforcement officers face while conducting narcotics investigations.  The DEA will work closely with our federal, state and local counterparts to assist the US Attorney’s Office in the prosecution of this matter.”

“This defendant is charged with opening fire on federal agents while they were serving a federal narcotics search warrant.  A DEA Special Agent was seriously injured,” said United States Attorney Sally Quillian Yates.  “This office will continue to work with its law enforcement partners to ensure that he is held accountable for his actions.”

David A. Thomas, Special Agent in Charge of the FBI’s Columbia Field Office said, “This case is the result of an unfortunate reality that happens far too often to law enforcement officers working selflessly to make our communities safer. It is a grim reminder of the violence associated with the illegal drug trade and the dangers faced by law enforcement officers trying to stop it.”

According to United States Attorney Yates, the charges, and other information presented in court:   Beginning in 2007, Robinson, along with co-conspirators Coleman Warnock and Adrian Banks (both have been charged with narcotics offenses in the Northern District of Georgia) allegedly purchased, stored, brokered, distributed and used a number of chemicals, including piperidine, a PCP precursor, to manufacture large quantities of PCP, a controlled substance.  At the direction of Warnock, Banks transported chemicals used to manufacture PCP from the Atlanta, Ga., area to Robinson, who stored the chemicals at his residence in Orangeburg, SC.  Then, Robinson, Warnock and Banks allegedly transported chemicals used to manufacture PCP from South Carolina to other jurisdictions.

On July 6, 2013, Warnock and two other individuals were processing chemicals associated with PCP manufacturing at a residence located in Fairburn, Ga.  On that date, a green GMC Canyon pickup truck registered to a relative of Robinson was located at the residence, along with two trailers which had been used by Warnock, Banks, and Robinson to transport chemicals associated with PCP manufacturing.  One of the trailers was purchased and titled in the name of a relative of Robinson.  At some point during the processing of the chemicals, a fire erupted and burned for two days – destroying the residence.

On or about December 4, 2013, at the direction of Warnock, another individual transported a trailer which contained, among other items, 55-gallon drums of piperidine to Robinson’s Orangeburg residence.

On October 20, 2014, at approximately 6:15 a.m., DEA special agents and Task Force agents were executing a federal search warrant to search Robinson’s Orangeburg residence for evidence of a drug trafficking crime while announcing “police, search warrant” in a loud and continuous manner.  The indictment alleges that Robinson fired four shots from his bedroom. Then, he walked out of his bedroom into the pool area of the residence.  At that time, Robinson allegedly used a laser sight on his .45 caliber pistol and fired an additional two rounds at DEA agents who were part of the search warrant team, providing coverage for agents executing the search warrant in the garage area. One of the rounds fired by Robinson struck a DEA special agent in the right elbow, causing the agent serious injury.  Robinson then surrendered to law enforcement and was placed under arrest.

During the search of the residence, agents also located an AR-15 rifle with three magazines and Aim Shot scope, a 16-gauge shotgun, a semi-automatic rifle, a .22 caliber semi-automatic rifle, a 12-gauge shotgun, a bolt action rifle, a .22 caliber revolver, a .38 caliber revolver with laser grip sight, and a 380 handgun with magazine and laser sight.  A bulletproof vest was also recovered from Robinson’s bedroom.

A federal grand jury seated in the District of South Carolina returned the indictment for Joel Perrin Robinson, 32, of Orangeburg, SC., on November 20, 2014.   He was arraigned before a United States Magistrate Judge in Columbia, SC.

The United States Attorney’s Office for the Northern District of Georgia is handling the prosecution of Robinson as the United States Attorney’s Office for the District of South Carolina has voluntarily recused itself from the case.

Members of the public are reminded that the indictment only contains charges.  The defendant is presumed innocent of the charges and it will be the government’s burden to prove the defendant’s guilt beyond a reasonable doubt at trial.

Special agents and Task Force agents of the Drug Enforcement Administration and the Federal Bureau of Investigation are conducting the investigation of this case.   Valuable assistance was also provided by the Georgia Bureau of Investigation, Georgia State Fire Marshal’s Office, Fulton County Fire Department, Atlanta Fire Department, Snellville Police Department, Henry County Sheriff’s Department, Clayton County Sheriff’s Office, South Carolina Law Enforcement Division (SLED), Richland County Sheriff’s Department, Lexington County Sheriff’s Department, Kershaw County Sheriff’s Department, Orangeburg County Sheriff’s Office, Fifth Circuit Solicitor’s Office, and the Columbia Police Department.

Assistant United States Attorneys Michael Herskowitz, and Vivek Kothari, who have been admitted as Special Assistant U.S. Attorneys in the District of South Carolina, are prosecuting the case.

The DEA encourages parents, along with their children, to educate themselves about the dangers of legal and illegal drugs by visiting DEA’s interactive websites at www.justthinktwice.com, www.GetSmartAboutDrugs.com and www.dea.gov.

http://www.dea.gov/divisions/atl/2014/atl120214.shtml

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