
La situation géographique du Mozambique, ses 2.500 km de côtes sur l’océan Indien et ses frontières poreuses en font un lieu de prédilection pour les trafiquants, relève l’organisme public de prévention de la drogue, le GCPCD.
« Jusqu’il y a cinq ans environ, notre pays n’était considéré que comme un point de transit« , explique à l’AFP son porte-parole, Jose Bambo.
« Les drogues arrivaient au Mozambique mais elles étaient redistribuées au reste du monde, en Afrique en particulier, ajoute-t-il. A présent, notre principale préoccupation est que notre pays est aussi devenu consommateur.«
Le Mozambique travaille avec des organismes internationaux et les autorités des pays de la région (Tanzanie, Afrique du Sud) pour lutter contre le trafic, grâce notamment au partages d’informations, selon Bambo.
Cette coopération renforcée a permis ces dernières semaines l’extradition depuis le Botswana de six Mexicains accusés de fabriquer de la drogue dans un village près de Maputo.
« Cette année, quatre ressortissants mexicains impliqués dans le trafic de drogue ont été arrêtés« , indique Jose Bambo.
Des arrestations qui s’inscrivent dans le contexte d’une recrudescence de l’activité des cartels mexicains de la drogue en Afrique: une enquête de l’AFP publiée jeudi montre ainsi comment l’Afrique du Sud est devenue pour le cartel de Sinaloa un endroit idéal pour produire de la meth et la commercialiser jusqu’en Australie.
Fentanyl
Le pays ne dispose toujours pas de scanners ou d’unités cynophiles pour « intercepter les drogues avant qu’elles n’atteignent les quartiers« , précise-t-il, sachant que « ces derniers temps, les drogues arrivent dissimulées dans des produits cosmétiques, des snacks ou des matériaux de construction ».
Source TV5MONDE – Informations
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