Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Archives pour la catégorie AFRIQUE
Base de transit vers l’Europe ou/et le Canada et les USA
L’arrestation fin mai et la mise en examen d’une poignée de figures influentes de la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI) placent le grand maître Sylvère Koyo dans une situation délicate. Un coup de filet qui s’inscrit dans le cadre de l’enquête sur la saisie de deux tonnes de cocaïne fin avril à Abidjan.
Face à la pression de plus en plus forte de la police, les trafiquants de drogue recherchent de nouvelles voies pour introduire le haschich du Maroc en Andalousie.
Les opérations anti-drogue se multiplient sur la côte andalouse, ce qui pousse les trafiquants de haschich marocain à chercher une nouvelle porte d’entrée en Europe. « La pression en Andalousie les pousse à chercher de nouvelles routes », expliquent des sources de l’Organe de coordination contre le trafic de drogue en Andalousie (OCON-SUR) à La Voz Digital.
Plusieurs bateaux transportant de la drogue ont été interceptés ces derniers mois par la « Guardia civil » le long de la côte de Levante, de Murcie à Tarragone, soit à plus de 1 000 kilomètres de La Línea de la Concepción à Cadix, où sont installés les principaux réseaux de trafic de haschich marocain.
Depuis mars, une opération anti-drogue est menée par mois sur la Costa Dorada, selon les autorités.
En Andalousie où les autorités mènent une lutte sans merci contre le trafic de drogues, ces opérations sont hebdomadaires.
Une frégate française a intercepté un petit navire de pêche sans pavillon qui naviguait dans le golfe de Guinée au large de l’Afrique de l’Ouest
Le petit navire de pêche de 20 mètres de long a vu fondre sur lui une frégate de la Marine nationale française et un porte-hélicoptères amphibie. Dimanche, une importante saisie de drogue a été effectuée par les autorités françaises dans le golfe de Guinée. D’après la Préfecture maritime de l’Atlantique, 1,7 tonne de cocaïne a été découverte à bord du bateau de pêche.
L’opération s’inscrit dans la mission Corymbe pour défendre les intérêts français dans le golfe de Guinée, parmi lesquels figurent des missions de lutte contre l’insécurité maritime et les trafics illicites.
La police tanzanienne a affirmé samedi avoir saisi dix sacs de cannabis pesant 180 kilogrammes et arrêté 34 suspects suite à une opération qui s’est déroulée à Dar es Salaam.
Muliro Jumanne, commandant de la police de la zone spéciale de Dar es Salaam, a expliqué que le cannabis a été saisi dans la banlieue de Kinondoni de la capitale économique après que la police a été informée par des membres du public.
C’est le Journal du Mali qui nous rapporte que l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans un rapport d’évaluation de la réduction de la demande de drogues publié en 2017 précisait que :« Le phénomène a connu une expansion rapide au milieu des années 2000, comme conséquence directe des mesures répressives drastiques prises par les États-Unis. Désormais, les cartels des drogues latino-américains vont élire l’Europe comme marché de remplacement du marché américain et l’Afrique de l’Ouest comme plateforme d’acheminement vers ce marché » .
La nouveauté est que le pays de transition est devenu un consommateur considérable des stupéfiants.
Deux facteurs coexistants sont en cause, note l’ONUDC : l’immigration des Maliens en Europe et l’essor du tourisme européen au Mali. Un premier groupe de dealers d’héroïne est découvert dans les années 80 dans le quartier huppé de l’époque, l’Hippodrome. « Ces deux groupes ont importé les produits au pays et ont initié des personnes proches aux modalités de leur consommation. Quelques années auraient suffi pour faire émerger une génération d’usagers autochtones qui n’a jamais immigré en Europe ni été contact avec des touristes européens », indique-t-il.
Itinéraires divers
La drogue au Mali transite principalement, selon l’OSC, par l’axe Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) – Yorosso (Mali). Du cercle de Yorosso, une quantité est propagée à Ségou, qui ravitaille des villes du centre et du nord. Le reste s’achemine vers Koutiala, qui approvisionne Sikasso et Bamako par la route en contournant les points de contrôle des forces de sécurité. Souvent camouflés et dispersés dans des sacs de céréales ou de légumes, les stupéfiants traversent des localités de la région avant d’être stockés dans des fermes agricoles près de Bamako puis versés discrètement dans les marchés.
Au nord, « les psychotropes quittent le Niger, passent par Labbezanga et Ansongo et se retrouvent à Gao. Quant à la cocaïne, elle transite par la frontière algérienne », assure un notable de la localité. Selon ce dernier, de la ville, les drogues sont souvent acheminées par bateaux dans les localités, sur l’axe fluvial Gao – Tombouctou – Mopti.
« Quant au réseau de la cocaïne, il opère par voie aérienne et sur l’axe Guinée – Kourémalé – Bamako. La route transahélienne, communément appelée autoroute A-10, qui passe par le nord du Mali, est à présent peu pratiquée en raison de la forte présence militaire et de la montée en puissance des FAMa », explique M. Keïta. Mais en 2009 un avion cargo, renommé par la suite « Air Cocaïne » s’est posé en plein désert à Tarkint, à une centaine de kilomètres de Gao. L’avion, qui venait du Venezuela, a été déchargé de son contenu puis incendié. D’autres réseaux du cannabis – haschich pratiquent « l’axe Ghana – Burkina Faso – Mali, celui Maroc – Mauritanie – Mali et l’axe Côte d’Ivoire – Mali ».
Nombreux acteurs
Autant les routes sont diverses, autant le sont les acteurs et les ramifications vont souvent loin. L’affaire Air Cocaïne et les récentes saisies et arrestations de personnes transportant de la drogue à l’aéroport international Modibo Keita de Sénou le prouvent. Certaines de ces personnes « sont issues des importantes diasporas ouest-africaines d’Europe et d’Amérique du nord et latine. Elles servent à la fois à établir des liens avec les cartels, les producteurs, les revendeurs et les intermédiaires sur le terrain, qui peuvent les aider et les soutenir en cas de problème, mais aussi à rapatrier les bénéfices vers l’Afrique sous diverses formes », explique la Commission ouest-africaine sur les Drogues (WACD). Selon elle, un baron de la drogue ouest-africain peut aussi bien être avocat, cadre supérieur ou homme politique que jeune déscolarisé ou passeur de diamants.
Dans le Septentrion malien, traditionnellement, ce sont les tribus Arabes lamhar du Tilemsi (région de Gao) et Bérabiche (principalement à Tombouctou et à Taoudénit) qui détiennent le quasi-monopole le trafic de drogue, indique une enquête d’International Crisis Group de 2018. Depuis, la sociologie des acteurs s’est complexifiée, à cause « des revenus générés par la drogue ». Selon notre source à Gao, « les groupes terroristes, sous couvert du djihad, et certains groupes d’ex-rebelles » s’adonnent également à la pratique. Ce qui est attesté par plusieurs rapports, dont celui très détaillé d’International Crisis Group. Ces groupes profitent de la déstabilisation de l’État et de plusieurs « No go zone » pour leurs trafics. De fait, le petit vendeur de la Tour de l’Afrique n’est que la partie immergée de l’iceberg.
La police nationale espagnole a démantelé un réseau de trafic de cocaïne transitant via le Maroc. En tout, dix personnes ont été arrêtées et une demi-tonne de cocaïne ainsi que 800 kilos de tabac saisis entre Séville et Cadix.
L’opération a été ordonnée par le tribunal de Séville après que la police a été informée de l’introduction d’une importante quantité de cocaïne dans des conteneurs dans la ville en provenance d’Amérique du Sud. À Algésiras, deux conteneurs ont été détectés en mars au port en provenance d’Asunción (Paraguay), en passant par l’Argentine et le Maroc.
Un peu plus de deux tonnes de cocaïne ont été saisies les 15 et 21 avril dans les villes portuaires ivoiriennes d’Abidjan et de San Pedro, et neuf personnes ont été interpellées.
«Une importante saisie de cocaïne a été opérée par les services de police le vendredi 15 et le jeudi 21 avril 2022 à Abidjan et San Pedro», indique un communiqué du ministère qui précise que «deux tonnes cinquante-sept kilos et 259 grammes» ont été saisis.
Le dispensaire basé dans la province de Gauteng est accompagné de son propre médecin spécialisé en marijuana médicale. Ce lancement inédit, fait suite à la dépénalisation du cannabis en Afrique du Sud en 2018.
C’est YABILADI qui nous informe qu’une opération sécuritaire a été menée sur le terrain en collaboration avec les services de la Gendarmerie royale, dans un entrepôt situé à Melloussa, près de la ville de Tanger.
Dans cet entrepôt, 61 colis totalisant 2 tonnes et 98 kg de cannabis ont été saisis, ainsi qu’une arme blanche de grande taille et une embarcation pneumatique qui aurait été utilisée dans le trafic international de drogue.
Selon les Forces de défense israéliennes, des soldats surveillant les caméras de surveillance ont repéré la tentative de contrebande de drogue et ont envoyé des troupes sur les lieux.
Les suspects du côté égyptien ont jeté la drogue par-dessus la clôture, pour que des complices du côté israélien la récupèrent plus tard.
Les troupes ont saisi plus de 120 kilogrammes d’une drogue non spécifiée.
C’est AfricaNews qui nous apprend que la police capverdienne a saisi avec le concours d’agents américains du DEA plus de cinq tonnes de cocaïne en mer à bord d’un bateau de pêche en provenance du Brésil, ainsi que l’interpellation de cinq Brésiliens et deux Monténégrins.
L’opération a impliqué les services américains de lutte contre la drogue, la Marine américaine, la police fédérale brésilienne ainsi que la National Crime Agency du Royaume-Uni.
C’est un service à compétence nationale rattaché à la Direction générale des douanes et droits indirects qui est chargée de mettre en œuvre, sur l’ensemble du territoire, la politique du renseignement, des contrôles et de la lutte contre la délinquance douanière organisée.
Service de constatation douanière de premier plan visant le haut spectre, la DNRED est également un service de renseignement du premier cercle.
Elle constitue à cet égard une direction originale, forte de sa double culture, dotée de pouvoirs et de moyens d’actions puissants et variés, intervenant dans plusieurs cadres légaux, en constante évolution. Elle doit faire preuve, à ce titre, d’une capacité d’adaptation permanente pour relever les nombreux défis juridiques soulevés à la fois par ses activités opérationnelles classiques de service douanier et son rôle de service du renseignement.
Le droit douanier a connu de fortes évolutions au cours des dernières années marquées par l’élargissement des pouvoirs d’enquête dévolus aux agents des douanes, notamment aux agents de la DNRED et le renforcement de l’encadrement de la mise en œuvre de ces pouvoirs, conditionnée par l’information préalable ou l’autorisation de l’autorité judiciaire.
Le code des douanes permet désormais aux agents de la DNRED, sous le contrôle de l’autorité judiciaire et sous couvert d’habilitations spéciales, de déployer des techniques spéciales d’enquêtes particulièrement utiles en matière de lutte contre la criminalité organisée : livraisons surveillées, infiltrations, surveillances transfrontalières, enquête sous pseudonyme sur le web et le darkweb, coup d’achat, géolocalisation des véhicules et des téléphones, « ouverture-frontière », substitution à l’opérateur de fret postal pour la livraison des colis contenant des marchandises de fraude. Tout au long de l’enquête douanière, les agents doivent anticiper la possible judiciarisation de leurs dossiers, en approchant au plus près d’une procédure purgée de tout risque de nullité et en déployant une stratégie compatible avec les poursuites décidées par l’autorité judiciaire.
Douanier avant tout, l’agent de la DNRED doit donc parfaitement maîtriser les outils juridiques à sa disposition et leur cadre d’utilisation, au code des douanes. Mais l’agent de la DNRED est également un agent appartenant à la communauté du renseignement du premier cercle, ce qui lui confère des obligations, des droits et des pouvoirs.
Issu de la loi du 24 juillet 2015, le droit du renseignement est l’aboutissement d’un long processus de légalisation de ces activités qui a eu la vertu de donner aux services, dont les actions étaient non pas illégales mais plutôt a-légales, une assise juridique et des garanties nécessaires. Ce droit leur permet de mettre en œuvre des techniques de renseignement particulièrement intrusives, sur autorisation du Premier ministre après avis de la commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR).
Depuis 2015, de nombreux textes sont venus compléter ou modifier ce nouveau cadre, dont la loi relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement du 30 juillet 2021. Prenant en compte les évolutions technologiques et les jurisprudences européennes et nationales (arrêt CJUE du 6 octobre 2020 dans l’affaire « Quadrature du Net », dans la continuité de l’arrêt CJUE du 21 décembre 2016 dit « Télé2 Sverige » ; Conseil d’État, Assemblée, 21 avril 2021), cette loi crée ou pérennise des techniques de renseignement (interception des communications satellitaires ; utilisation d’algorithme), renforce le contrôle de la CNCTR en donnant à son avis un caractère contraignant, encadre les échanges entre services de renseignement.
Au-delà de ces cadres juridiques propres au métier de la DNRED, les activités de la direction sont soumises à des réglementations de droit commun, telle que la protection des données personnelles ou la commande publique, dans le cadre desquelles les spécificités d’un service d’enquête et de renseignement doivent être prises en compte.
Jusqu’en fin d’année 2021, le conseil et l’expertise juridiques étaient assurés par une magistrate, de l’ordre judiciaire, et par l’agence de poursuites, chargée d’assurer le traitement contentieux et judiciaire des affaires réalisées par les directions d’investigations de la DNRED.
Afin de faire face aux enjeux actuels, mais également d’anticiper et de mesurer l’impact des évolutions normatives sur l’organisation et le fonctionnement de la DNRED, il a été décidé de renforcer la fonction juridique de la direction par le recrutement de deux nouvelles conseillères juridiques, l’une spécialisée sur toutes les questions relatives au renseignement et au droit public général, l’autre en charge de veiller à la sécurisation des investigations.
Conjugué à une protection maximale des agents dans l’exercice de leurs missions, le renforcement de la fonction juridique au sein de la DNRED permet ainsi d’articuler de la meilleure manière possible l’ensemble des capacités d’action des services de la direction, du recueil et de l’exploitation du renseignement jusqu’à la phase opérationnelle, de garantir l’efficacité de l’action de la DNRED dans la lutte contre la criminalité organisée et d’optimiser la réponse pénale de l’autorité judiciaire.
Depuis avril 2021, c’est Florian Colas qui est le directeur
C’est Le QUOTIDIEN qui nous signale le Tweet de la Marine nationale , « le PHA ( Porte-hélicoptères amphibie) Mistral et la FLF (Frégate) Courbet ont identifié un boutre par hélicoptère avant de l’intercepter et de le fouiller. » Ces deux bâtiments sont engagés dans la lutte contre la piraterie et la criminalité dans l’Océan Indien.
Un rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) s’est penché sur la problématique des flux financiers illicites liés au trafic de stupéfiants et leur impact sur le développement et la sécurité.
Le quotidien Al Massae rapporte, dans son édition du week-end (12 et 13 mars), que dans ce rapport, présenté jeudi à Rabat, l’OICS a indiqué que ces flux financiers constituent un danger pour la société en raison de la corruption, du crime organisé et de la prédominance des inégalités qu’il génère. Une situation, précise cette instance, qui peut provoquer une déstabilisation politique et sociale dans les États où ces flux sont injectés.
Des garde-côtes de la Marine Royale opérant en Méditerranée sont intervenus, la matinée de ce vendredi 11 mars 2022, lors d’une opération de trafic illicite à l’est d’Al Hoceima.
L’intervention a permis de saisir 53 ballots de stupéfiants abandonnés par le go-fast qui a pris la fuite à grande vitesse vers le large à l’approche des unités de la Marine Royale, apprend-on de source militaire.
Les stupéfiants d’un poids total d’environ deux tonnes ont été acheminés vers le port d’Al Hoceima, avant d’être remis à la Gendarmerie Royale.
Les éléments de la Brigade anti-gangs relevant de la Sûreté provinciale de Laâyoune ont démantelé, tôt samedi matin, sur la base d’informations précises fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), un réseau international de trafic de drogue, et saisi 4 tonnes et 345 kg de chira.
Les interventions menées sur le terrain par la Brigade anti-gangs, renforcée par la Brigade régionale d’intervention, ont abouti à ce stade de l’enquête, à l’interpellation de deux personnes, de 31 et 32 ans, pour leur implication présumée dans des activités de trafic international de drogue par voie maritime, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
Seven suspects appeared in court in Bissau on Thursday in a 980kg drug seizure case, almost all of which has disappeared since the major bust in November, according to the director of the judicial police.
“Last November, 980 kg were seized by the police, but 975 kg have simply disappeared into thin air. It is presumed that it was elements of the security and defence forces who seized this quantity of cocaine,” Domingos Monteiro, the director of the judicial police, told the press on Thursday. A police officer was arrested and implicated in the case.
Oui vous avez bien lu, ce n’est pas l’inverse : 6 policiers ont bien été serrés par des chauffeurs dans une station de taxi alors qu’ils étaient en train de dealer des stupéfiants auprès des clients.
Cela s’est passé vendredi dans une banlieue de Johannesburg. Les chauffeurs ont bloqué les deux voitures de police qui s’étaient carrément installées sur leur emplacement de taxi pour faire leur business. Ils les ont maitrisés et ils ont appelé la police. Les agents du commissariat le plus proche sont venus interpeller leurs collègues et ont trouvé tout un chargement de drogue dans les voitures de police.