FRANCE (Limoges): les douaniers étaient à la gare

Il est 18 heures environ en gare des Bénédictins à Limoges. Ce jeudi soir, sur les quais, une équipe des douanes interpellent deux jeunes hommes de 18 et 22 ans.

Arrivés tout droit de Guyane, les deux voyageurs ne rentreront pas chez eux.

Dans les bagages du plus jeune, 4 ovules de 8 grammes de cocaïne sont retrouvés. Il avouera rapidement en avoir absorbé de nombreuse autres. Les deux hommes sont alors placés en garde à vue et l’enquête est confiée aux services de la police judiciaire de Limoges.

De la cocaïne pour Limoges

Pendant une journée, le Guyanais expulse une centaine d’ovules (800 grammes au total).

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FRANCE 🇫🇷 (Terrorisme): retour sur le SAC, qui fera aussi dans le narcotrafic

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ESPAGNE 🇪🇸 (terrorisme): retour sur le « GAL », qui termina dans le narcotrafic

L’Etat espagnol, récemment affranchi du franquisme, donne carte blanche aux services de police pour traquer les etarras.

Ainsi naît le GAL (Groupement Antiterroriste de Libération), organisation informelle composée de mercenaires. Pour la première fois, un recruteur du GAL et un homme de main témoignent de leurs missions.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Costa del Sol): «Los bandidos franceses 🇫🇷», état des lieux en 2002!

Depuis le milieu des années 80, de nombreux truands français ont adopté le sud de la péninsule Ibérique. Se livrant une guerre sans merci, ils contrôlent tous les trafics. Et la nouvelle génération est encore plus violente que ses aînées

De lourds nuages ourlent la Costa del Sol d’un crêpe noir. Pendant la semaine sainte, qui précède Pâques, l’Andalousie s’offre souvent une pause lacrymale. Courte parenthèse: le Grand Sud espagnol affiche orgueilleusement trois cents jours de soleil par an.

«Le Turbulent», «le Bigleux», «Petit Momo» ou «Eddy»: plus de 200 voyous français profiteraient actuellement de cette exceptionnelle douceur de vivre, dans les cités balnéaires, de l’industrieuse Malaga à la précieuse Marbella, en passant par la très pieuse Séville, à l’intérieur des terres.

Les plages, jalonnées de discothèques, desservies par autoroute, s’ouvrent face aux montagnes du Rif marocain. Régulièrement, barques de pêcheurs ou Zodiac chargés à ras bord livrent leur lot de kif. Or, depuis une bonne dizaine d’années, los bandidos franceses occupent une place de choix dans ce business. Ils n’ont pas seulement importé leur savoir-faire et leur faconde. Ils ont aussi emporté leurs inimitiés. Voilà pourquoi la région a tendance à se transformer en vaste cimetière sous la Lune. Enjeu de la guerre: l’or «gris» (le hasch du Maroc) et l’or «brun» (les filles d’Andalousie). Selon divers recoupements, 19 Français impliqués dans divers trafics en Andalousie ont ainsi été tués (ou ont disparu) depuis la fin de l’année 1996. La fièvre n’a cessé de monter ces derniers mois en Espagne.

A première vue, Ronda semble à l’abri de la frénésie côtière. Ce bourg touristique, situé dans l’arrière-pays montagneux de Marbella, vit replié sur ses célèbres arènes et ses ruelles pavées. Jean-Gilbert Para, 63 ans, a ouvert, voilà plusieurs années, une pizzeria en plein centre. Dans sa jeunesse, ce restaurateur français a bourlingué du Maroc aux Pays-Bas, où il a connu quelques ennuis passagers avec la justice. Marié à une Espagnole, il semblait aujourd’hui rangé. Mais, le 11 mars dernier, des inconnus attendaient Para sur le chemin qui mène à sa propriété. On ne retrouvera que son 4 x 4, quelques projectiles de 7,65 dans la portière et du sang sur les sièges. Propriétaire des murs du Playboy à Marbella (un puty club, comme on dit ici), Jean-Gilbert Para finalisait, selon ses proches, un projet hôtelier près de Ronda. Sa famille vient de lancer un appel à témoins pour tenter de le retrouver.

Un règlement de comptes de facture plus classique avait eu lieu sur la côte, le 5 mars. Vers 15 h 30, une fusillade éclate à Fuengirola. Des inconnus visent le conducteur d’une Mercedes, immatriculée à Paris. Le blessé, touché de cinq balles dans le bras, est finalement retrouvé, sous un faux nom, au centre de secours Mijas Costa. Les deux officiers de police français en poste dans la région identifient Samir Benbouabdellah, grâce à ses empreintes digitales. Ce Parisien de 19 ans a déjà un passé chargé. Il est notamment soupçonné d’avoir détourné un hélicoptère pour tenter de faire évader son frère de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), en mai 2001. Un surveillant avait été grièvement blessé dans la fusillade.

Louis Carboni avait également misé sur une cavale espagnole. Il a été repéré à Marbella, avant d’être arrêté dans le nord du pays, le 12 janvier dernier. Dans la villa qu’il occupait: un bon kilo de cocaïne, deux billets d’avion pour la Bolivie et un fusil d’assaut. Le Corse, lui aussi, avait joué les filles de l’air: il a eu son quart d’heure de gloire, en juin 2001, en réussissant son évasion par hélicoptère de la prison de Borgo, près de Bastia. Le Marseillais Farid Berrhama s’était également mis au vert sur la Costa del Sol. Il a finalement été interpellé, en décembre 2001, à Torremolinos. Son charmant surnom – «Gremlin’s» – donne une idée de la retenue du personnage passé minuit…

Dernier épisode en date: l’arrestation de Fabrice Havot, le 18 avril dernier. Condamné en France à la perpétuité pour viols, torture et actes de barbarie, il tenait un commerce à Torremolinos.

COMISARIO DE POLICIA

Au fil des semaines, les malheurs des Français éclipsent dans la presse régionale les quelques assassinats imputés aux mafias russe et italienne, ainsi que les ennuis judiciaires du maire de Marbella: Jesus Gil a été écroué, le 16 avril, pour détournements de fonds publics. «Les Français développent une criminalité très violente, centrée sur l’économie de la drogue, confirme le commissaire central de la province, Florentino Villabona Madera (photo à droite). Les règlements de comptes débordent rarement de la communauté.»

Evadés, braqueurs, trafiquants, maquereaux, assassins…

Qui sont-ils réellement, ces nouveaux frères de la côte? Les «aînés» ont découvert cet eldorado au milieu des années 1980 et s’y sont installés. Souvent issus de l’antédiluvien gang des Lyonnais, ils se nomment alors Lothoz, Gandeboeuf, dit «Christo», ou Vidal, surnommé «Momond Vidal». A cette époque, les Français n’inquiètent guère les autorités locales. Mais tout bascule le 9 novembre 1987 au matin. Ce jour-là, l’enlèvement d’une enfant de 6 ans, sur le chemin de l’école, claque comme un coup de tonnerre dans le ciel sans nuages de Marbella. «Oscar» (pseudonyme des ravisseurs) exige 13 millions de dollars des parents de Mélodie, la chanteuse d’opéra pop Kimera et le milliardaire libanais Raymond Nakachian. Heureusement, le 20 novembre, les policiers libèrent la fillette. Huit Français sont inculpés pour ce rapt. Le cerveau, Jean-Louis Camerini, avait repéré sa proie en se déguisant en clown lors d’une réception donnée par les Nakachian… La lourde condamnation du truand – à plus de vingt et un ans d’emprisonnement en 1992 – met temporairement un frein aux appétits français. Temporairement, car, le 29 avril 1998, l’un des «anciens», Jean-Pierre Gandeboeuf, est arrêté par les Stup de Marseille. Il sort d’un grand hôtel de Madrid où il vient de déjeuner avec les clients de la chambre 501, des Mexicains. On le soupçonne d’avoir financé un vaste commerce triangulaire entre l’Espagne, la Colombie et la France. Un «beau mec», disent les policiers: la fiche de Gandeboeuf, 59 ans, évoque pêle-mêle braquages, règlements de comptes et même… un bris de clôture.

Aujourd’hui, bon nombre d’aînés ne profitent plus que du soleil. Ils ont laissé le champ libre à la deuxième vague d’immigration, arrivée dans la seconde moitié des années 1990: celle des «réfugiés». Ils sont parisiens, lyonnais ou marseillais d’origine et tiennent toujours le haut du pavé. Ces aristocrates du braquage ont posé leurs valises en famille pour échapper aux foudres de la justice ou au feu des 11,43. Une fois sur place, ils se sont embourgeoisés, investissant dans le hasch. Jacques Grangeon était l’une des figures de cette bruyante communauté, qui recevait, à l’occasion, la jet-set du cinéma. Il a, depuis, passé l’arme à gauche. Une sale histoire.

Il est près de 23 heures, ce 5 octobre 1996, à Marbella, dans une villa au luxe tapageur. La silhouette athlétique de Grangeon, 45 ans, et celle de sa compagne, Catherine, une ancienne prostituée, se dessinent derrière la baie vitrée. Le couple n’a pas encore tiré les rideaux chamarrés. Trois hommes débouchent du chemin de terre à l’arrière de la propriété. Dans le jardin, ils masquent leur progression en se cachant derrière les troncs des palmiers. Une fois sur la terrasse, ils ouvrent le feu au kalachnikov sans faire le détail. Ils achèveront les victimes au pistolet, sans s’embarrasser des règles du «savoir-tuer», qui imposent d’épargner les compagnes. Grangeon s’apprêtait à acheter un club situé à l’entrée d’Estepona. L’établissement de bains est, depuis, tombé entre les griffes de l’un de ses concurrents français. Un sauna décidément très chaud: le 4 octobre 1997, soit un an après l’élimination de Grangeon, une rafale fauchait, sur le perron, un autre malfaiteur français, surnommé «Sumo»…

Homme d’entregent, Grangeon tentait de resserrer les liens entre Lyonnais, Marseillais et Parisiens. Ainsi avait-il facilité l’implantation de Michel Crutel. Ce spécialiste du braquage éprouvait le besoin de mettre une frontière entre lui et la justice française. On impute, en effet, à ce self-made-man les plus importants hold-up de ces dernières années, comme l’attaque de l’Airbus de Perpignan, en août 1996. Avec sa bande, surnommée «la Dream Team», il s’est spécialisé dans les attaques de sociétés de transport de fonds. Ce violent Blitzkrieg lui a valu un surnom qui sent bon le sable chaud: «le Militaire». Crutel semblait avoir trouvé son équilibre à la Casa Calandria, une villa de Marbella qu’il louait «3 500 euros par mois», selon un policier espagnol. Il avait même inscrit son fils et sa fille dans une école privée. Une nuit du printemps 1999, il a pris la route d’Algésiras, à une centaine de kilomètres de là, pour une ultime opération.

Algésiras. Ville ouverte à tous les trafics.

L’inspecteur en chef Fernando Calleja, imperturbable patron de l’Udyco (l’unité de lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé), se souvient encore de ce 21 mai 1999. A 8 h 40, le gardien de l’hôpital Punta Europa appelle le commissariat. Dans un fourgon blanc, abandonné devant l’entrée, il vient de découvrir le corps d’un homme tout de noir vêtu, des cheveux aux baskets Nike. Il gît la tête tournée vers le rocher de Gibraltar, au fond de la baie. L’inconnu d’Algésiras a des papiers au nom de «Christian David», trop passe-partout pour être honnête. Il s’appelle en réalité Michel Crutel. Le caïd allait fêter ses 44 ans et venait de raser sa célèbre moustache.

Ce matin-là, Crutel avait tenté le diable pour quelques dollars de plus. Juché sur une échelle métallique, à la fraîche, il avait forcé la fenêtre d’un garage, dans une friche industrielle d’Algésiras. A l’intérieur, 293 kilos de cannabis dormaient dans des sacs de plastique. Mais Crutel n’a pas le pied-de-biche léger: le bruit réveille Antonio, le gardien, qui somnole de l’autre côté de la cour. Le voleur de hasch s’en aperçoit et tire. Antonio riposte à la Winchester. Crutel chute lourdement. Ses trois complices l’embarquent dans leur Citroën Jumper, qu’ils abandonnent devant l’hôpital, à 2 kilomètres de là. La dernière campagne du «Militaire» n’aura pas été la plus glorieuse.

Son avocat et ami Denis Giraud se souvient d’ «un garçon hors norme, qui savait rester simple». Crutel ou une vie faite d’embardées. A la fin des années 1970, jeune voleur sans envergure, il prête sa moto à son amie pour qu’elle l’essaie sur l’autoroute. Il la suit en voiture. La moto dérape. Elle meurt dans ses bras. «Depuis, son comportement avait quelque chose de suicidaire, se souvient l’un de ses fidèles, qui l’a connu à la centrale de Poissy, entre 1979 et 1981, lorsque l’équipe s’est formée. Dans la cour, il passait inaperçu avec sa tête de paysan berrichon. Il n’en rajoutait jamais.» «Pour moi, il y a comme un mirage espagnol, résume joliment cet ami de vingt ans. Tous ceux qui y sont descendus ont déconné. Ils ont vu passer tellement d’argent qu’ils se sont dit: pourquoi pas moi? Quitte à faire des entorses à la mentale [la loi du milieu].»

Résultat de recherche d'images pour "Nordine Benali, dit «la Puce»"La loi du milieu relève plus du glaive que de la balance. Nordine Benali, dit «la Puce» (photo à gauche), en sait quelque chose, lui qui a aussi succombé à l’attrait du Grand Sud. Paname, début des années 1990. Nordine Benali, braqueur en devenir, se rapproche du caïd Claude Genova. Mais l’assassinat du parrain, en août 1994, bouscule tous les équilibres du grand banditisme. C’est, à son échelle, une réplique de l’attentat de Sarajevo, en 1914: il précipite deux blocs l’un contre l’autre, dans une guerre totale (voir L’Express du 2 novembre 2000). Pour les policiers, Nordine est impliqué dans les règlements de comptes sanglants de l’époque, armant le bras de son frère Djamel. Ses proches retiennent qu’il est aussi capable de recueillir une petite chatte abandonnée, baptisée Pénélope.

Quoi qu’il en soit, en 1995, Paris a changé de mains. Fidèles de Genova jusqu’à sa fin, Nordine et Djamel Benali se replient en grande banlieue: sur la Costa del Sol. L’Espagne s’impose comme une évidence pour ces frangins, qui ne se lassent jamais de revoir le film de Carlos Saura Vivre vite. A Marbella, où ils élisent domicile dans une résidence de luxe, ils croisent la route d’autres exilés français. La police les soupçonne, d’ailleurs, de l’assassinat de Jacques Grangeon et de sa concubine. Nordine et Djamel Benali clament leur innocence et vont tenter leur chance à l’intérieur des terres, à Séville. «La Puce» s’était pris d’affection pour ces ruelles tortueuses, pour les visages graves des vierges en azulejos qui ornent les murs, près de la plaza de toros. En 1997, les affaires reprennent. «La Puce» (devenu la Pulga, en espagnol) et Djamel lancent un petit club, situé près de Gran Plaza. Avec un brin de nostalgie, ils baptisent l’endroit El Baron, allusion à un célèbre établissement de nuit parisien, près des Champs-Elysées. Un contentieux entre associés français a eu raison, depuis, du Baron sévillan. L’établissement s’est refait une virginité, en devenant une tranquille bodega.

Le vent tourne en octobre 1998. Les Benali sont arrêtés lors d’un coup de filet policier baptisé «Victoria», l’une des plus importantes opérations antidrogue jamais réalisées en Andalousie. Les affaires du passé semblent, elles aussi, resurgir jusque dans ce bout d’Europe: Djamel est assassiné, le 17 décembre 1999, un vendredi de ramadan. «La Puce» apprend la nouvelle en prison, où il n’absorbe que de la nourriture lyophilisée par peur d’être empoisonné. Il résume l’affaire d’une jolie formule: «Avec la disparition de Djamel, j’ai perdu mon oeil de derrière.» Ce jour-là, Nordine jure d’arrêter la cocaïne pour ne pas trembler au moment de venger son frère. Il ne carbure plus qu’au thé et à la baguette beurrée.

Nordine ne tremble d’ailleurs pas lorsqu’il meurt, à son tour, dans la nuit du 4 au 5 octobre 2001. Il vient d’emménager à Los Pajaros, un quartier populaire du nord de la ville qui lui rappelle Gagny et Le Raincy (Seine-Saint-Denis), où il a grandi. Ce soir-là, le braqueur rentre d’un dîner dans une petite pizzeria, la Casa Nostra, sur les bords du Guadalquivir. Il a laissé son colt 45 dans son nouvel appartement, au quatrième étage de la rue Mirlo. Il arrête sa voiture le long d’une placette en terre battue. Nordine Benali dépose sur le trottoir les petites assiettes, soulignées d’un liseré jaune, qu’il a achetées dans la soirée. Il claque le coffre de l’Opel lorsqu’une voix l’appelle dans son dos: «Nordine, Nordine.» Un «accent français», diront les témoins. Nordine Benali se retourne: la voix porte une cagoule noire. «La Puce» s’écroule, touché de plusieurs balles. Il tente de se relever, lorsque le tueur revient terminer la besogne. Un ami espagnol tiendra à payer une partie des obsèques. Avec la mort de Nordine Benali, voyou à l’ancienne, une page du grand banditisme français en Espagne est tournée.

Car, après la vague des aînés et le flot des «réfugiés», le Grand Sud espagnol subit de plein fouet la déferlante des «héritiers». Issus de cités de banlieue, ils n’appartiennent pas à la voyoucratie traditionnelle. Ce sont des «libéraux» qui militent pour la dérégulation du marché et la suppression des intermédiaires. Souvent d’origine maghrébine, ils sont, d’ailleurs, plus à l’aise que les anciennes générations pour traiter directement avec les fournisseurs marocains. Il faut ensuite remonter la came au plus vite vers le nord pour éviter les balles perdues des concurrents. Comme les armateurs d’antan, ils affrètent donc leurs équipages, mais pour conduire des voitures rapides, rémunérant leurs chauffeurs 150 euros du kilo.

En novembre 2001, la police judiciaire de Versailles stoppe ainsi un convoi sur une aire d’autoroute, près de Poitiers. Trois voitures rentraient, pied au plancher, de Torremolinos pour livrer, en direct, les cités des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis. Une BMW et un Renault Scénic ouvraient la voie à une Range Rover, chargée de 750 kilos d’ «aya», un cannabis de bonne qualité. La force prime sur la discrétion: les passeurs n’ont même pas pris la peine de jeter une couverture sur la marchandise.

Les «héritiers» ont retenu la leçon: il devient dangereux de construire des châteaux en Espagne. D’ailleurs, ils ne font que traverser l’Andalousie. A plus de 200 kilomètres à l’heure…

ECRIT PAR Eric Pelletier, publié le

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FRANCE 🇫🇷 (Gérard Faure, le dealer du tout Paris): interview du Baron, un sérieux client, sur les écrits de ce livre

Depuis plusieurs semaines, Gérard Fauré a réussi à intéresser de nombreux médias pour promouvoir son livre.

Gérard Fauré dit le « prince de la cocaïne »revient sur cette époque, où les boîtes de nuit parisiennes n’ouvraient pas avant son passage.

Pourtant il semblerait que toutes les « révélations » de ce livre ont pris quelques libertés avec la réalité des faits.

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Aviseur International, spécialisé dans les ‘narconews’, ne connaissant pas Gérard Fauré, mais voulant en savoir plus, s’est rapproché du « Baron » qui vécut de nombreuses années dans le sud -Espagne pour un « interview vérité ».

Aviseur international: vous avez lu le livre « Dealer du tout Paris » de Gérard Fauré?

Le Baron:

Oui et il m’est impossible de laisser passer un tel livre sans réagir. Des écrits d’un affabulateur qui racontent une époque que j’ai particulièrement bien connue.

Tout d’abord en page 37, il écrit: ……. »Les vedettes des douanes n’hésitaient pas à tirer sur lui » dit il « et sur tout ce qui bougeait à bord puis à couler pour ne pas laisser de trace avant de ramasser les ballots de cannabis qui flottaient à la surface de l’eau, abandonnant les cadavres aux requins. »

C’est archi faux, primo, le travail des vedettes des douanes était d’intercepter et d’arrêter le bateau qui transportait de la drogue et non pas de le couler ! Et deuxièmement: les ballots de cannabis jetés à l’eau coulent alors que ce sont les ballots de coke qui flottent!

En page 40, il écrit: …. qu’il transportait du cannabis (Maroc-Espagne) et que….. eaux déchaînées du détroit de Gibraltar ou les vagues parfois gigantesques de l’Atlantique avec plusieurs centaines de kilos de cannabis …. difficile à arriver sur les côtes espagnoles etc…. traqués par les marines Marocaine, Britannique ou Espagnole qui nous tiraient dessus à coups de canon ou de mitrailleuse souvent sans sommation….

Incroyable de lire tout cela, tout d’abord ce n’est pas l’Atlantique ni la Méditerranée dans le détroit de Gibraltar. .enfin, il n’y avait pas de Marine Marocaine et encore moins Britannique près des côtes Espagnoles!

En page 45, il dit: qu’il est à Torremolinos en 1970 alors qu’il a 18 ans !

Si Gérard Fauré est né en 1946: en 1970 il a 24 ans !

En page 46, il dit ….argent sale d’Algérie envoyé en grosse quantité par valises en Espagne pour blanchiment etc…

RIDICULE et FAUX: Le Dinar algérien ne valait RIEN en Europe surtout en plus dans les années 70 ! Il dit qu’il avait le téléphone (portable) : Cet appareil est apparu dans les années 90 !

En page 50: Service militaire…Caserne… (?) Il dit connaître le Général Guillaume pour se faire réformer, puis….  » Et bien reprit le général qui accompagnait Guillaume (!), réformez ce garçon (Fauré) au plus vite si vous ne voulez pas passer en Cour Martiale » …..

ET TOC ! Cours Martiale………????!!!!

En page 57: Il dit quitter l’Espagne en 1972, mais qu’il a des problèmes avec le Général OUFKIR (Mort en 1972 !) qui le fait arrêter donc en Espagne pour le faire extrader au Maroc afin d’être interrogé. Gérard Fauré dit que son père alors s’est rendu à Madrid pour y rencontrer le Général FRANCO afin de lui demander son aide. FRANCO, dit il, était redevable à son père et il est intervenu directement pour faire libérer Gérard Fauré et sanctionner le Commissaire qui l’avait incarcéré. Le Commissaire, dit il, s’est excusé ensuite auprès de Fauré lorsqu’il l’a libéré. ………

C’est formidable de se faire libérer par le Général FRANCO directement ?! FABULEUX………. ! (FRANCO est mort en 1975 de vieillesse…) . D’autre part, Il n’y a pas de discothèque à Torremolinos en 1972.

En page 98: Retour en Espagne en 1975 (Il aurait 29 ans !)

Il dit qu’il exporte du cannabis-shit avec la complicité des militaires marocains et le régime franquiste sur les plages espagnoles.
Il dit se faire-faire prisonnier par les espagnols avec les marocains mais avec la complicité des franquistes pour voler le cannabis-shit qu’il vient d’amener. A la fin il dit que les marocains sont tués sur la plage ! …..
Rocambolesque! Que viennent faire encore les Franquistes …?

En page 101: Il dit que le SAC lui propose d’aller tuer plusieurs personnes à la frontière espagnole et que c’est le chef du SAC qui lui demande de faire cela. Il accepte avec Jean Gilbert et Paul.

Incroyable de lire cela. Le SAC tout d’abord n’existe plus depuis 1981 et n’a jamais rien fait en Espagne ou à la frontière espagnole ! Ce sont LES G.A.L en lutte contre l’E.T.A !

En page 102 : Il dit que son père a été empoisonné par le Roi du Maroc!
……..Ben voyons
En page 105: Il dit être incarcéré à la prison de Marbella mais qu’il s’évade sous l’eau. Il est repris à cause d’une écoute téléphonique et renvoyé à la prison de Marbella.
Il n’y a pas de prison à Marbella !
Il écrit ensuite que ses amis du SAC dont Jean Gilbert, Pablo mais aussi le Chacal viennent le délivrer pistolets et mitraillettes en mains avec l’aide de 2 policiers franquistes. Il écrit que c’est sous ses yeux que le Chacal de son vrai nom Gaston Ferran met un pistolet sur la tête du gardien principal etc…. Il écrit prendre ensuite rapidement un avion à Gibraltar pour Londres et la Hollande.
Extraordinaire! Tout d’abord, Gaston FERRAN n’a jamais eu comme surnom « Le Chacal » !
D’autre part, ce n’était pas dans les manières de Gaston FERRAN (Responsable du GAL Rouge) d’arranger un problème de cette façon là. Avec Gaston Ferran, cela se traitait directement avec les autorités qui n’avaient rien à lui refuser. De plus nous sommes là avant les années 80 et les GAL, eux, n’existaient pas encore !
Le GAL a été crée en 1983 et a été opérationnel jusqu’en 87.
Autre précision: Gaston FERRAN n’était pas sur la Costa del Sol mais en France à cette époque puis en Allemagne etc……

En page 111 et 112 : Il dit rencontrer Charles PASQUA qui le présente à Tany Zampa (photo à droite) à Paris ! Zampa dit qu’il l’invite à déjeuner et ….qu’ils parlent affaires, de Titi Pelletier, de Gérard Vigier etc… Il dit aussi se mettre en affaires avec les Palestiniens. il dit que Francis le Belge s’est excusé d’avoir douté de lui et le serre dans ses bras très amicalement.

Ben voyons ! Incroyable de lire ce genre de choses…. PASQUA qui l’invite à déjeuner etc…… INCROYABLE!
En page 131 : Il dit jeter plusieurs cadavres (12) dans le fleuve à Rotterdam et qu’il fait tuer 2 flics Hollandais par Zampa .

(Ah bon….que dire d’autres…………!)

En page 138 et 139 : Re rencontre avec Francis le Belge et grande amitié dit-il avec lui après le suicide de Zampa. Il dit revendre les bijoux et diamants volés au bijoutier de la Reine Juliana en Hollande…..

(Sans commentaire !)

En page 141 et 142 : Il dit travailler avec son grand ami Fernand Legros (photo à gauche) et qu’il dépose des millions de francs dans des banques britanniques, luxembourgeoises, espagnoles, françaises et hollandaises. (……… des millions partout quoi !) Fernand Legros sinon était un faussaire de tableaux de maître, homosexuel notoire très introduit dans la Jet Set. Gérard Fauré a connu par ce Fernand Legros (son grand ami….) toute la Jet Set avec laquelle il a joué le dealer de coke très certainement.

(je le lui accorde).
En page 147 et 149 : Arrestation en 1986 et ….discussion dit il informelle avec la Juge d’Instruction car Jacques CHIRAC ……….
(…ah bon ?!)
Il parle à la Juge d’Instruction de la prison de Malaga qui est très dure… avec des Capos etc… (…..Zut alors: il n’y a pas de prison à Malaga !)
En page 158 et 161 etc… : Il dit être ami avec Omar Sharif, Yves Mourousi, Fiona Gelin, Jeanne Moreau, Annie Girardot, Françoise Sagan etc…. etc… et Johnny Hallyday, Jacques Chirac !

Il met en cause toutes ces personnes comme de très bons clients de coke.

Il avoue de son côté prendre entre 3 et 4 grammes de coke tous les jours depuis 1972 jusqu’en 1986 mais qu’il est toujours vivant !

En page 190 : Il dit avoir été libéré par erreur de son renouvellement de mandat de dépôt mais que son Avocat a fabriqué un vrai renouvellement de dépôt à son insu et qu’il est resté en prison.
Pas mal…….. mais ça ne se passe pas vraiment comme cela dans ce genre de problème !
En page 199 : Il accuse les flics du Quai des Orfèvres de lui avoir volé la coke qui lui appartenait.

Ben voyons ! Manquez plus que de mêler et compromettre les flics du Quai des Orfèvres qui lui avaient saisi de la coke !

Enfin en page 209 : Il parle brièvement d’un nommé Nordine dit « La Puce » (photo à droite) en disant qu’il était son Garde du Corps avec « Uzy » toujours sur lui etc….
Impossible pour moi de ne pas faire le rapprochement avec un certain Nordine Benlali que j’ai bien connu à Marbella. ……BINGO ! Je ne me suis pas trompé : ce Nordine dit La Puce est bien le même que j’ai connu, assassin de Jacques Grangeon avec sa femme dans sa villa en 1996. Il a lui même été tué en 2001 à Séville par quelqu’un…… La Puce n’était le garde du corps de personne !

Aviseur international:

vous avec la dent dure et bonne mémoire me semble-t-il?

Le Baron:
J’ai trop bien connu cette époque, Paris…. Marbella etc…. l’O.A.S, le S.A.C et les G.A.L, le trafic de cannabis-shit et certaines affaires…. pour me taire lorsque je lis ce genre de multiples conneries…

Gaston Ferran (photo à gauche) était mon Ami, comme d’autres……

A cette époque, j’ai aussi acheté un bateau après avoir arrêté les ‘go-fast’ ; c’était un « Sunseeker Malibu 47 » avec lequel j’ai transporté à chaque fois des côtes marocaines aux côtes espagnoles 1000 à 2000 kilos de cannabis.
Sunseeker Malibu 47 
2 moteurs MAN intercooler turbo de 630 cv
qui permettaient les 40-42 noeuds.
Le Baron l’avait équipé à Gibraltar de 2 réservoirs supplémentaires,
et de 2 radars FURUNO côtier et pleine mer
Je sais donc de quoi je parle et je ne peux laisser dire ainsi ce qu’à écrit Gérard Fauré en pages 37, 40 etc….. !
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Incroyable vraiment ce livre mais le plus anormal me semble-t-il, c’est le manque de sérieux de quelques médias qui ne pensent qu’à faire du papier ou de l’image même si ……… c’est faux !
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FRANCE 🇫🇷 (Villeurbanne): Du 10 décembre 2018 au 10 février 2019, la mairie organise une consultation citoyenne sur les lois à propos de l’usage du cannabis.

La mairie de Villeurbanne est partie des chiffres simples, en France en 2017 près d’un Français sur deux a consommé du cannabis.

Toujours en France, le chiffre d’affaires du trafic de cannabis est estimé à 1 milliard d’euros. Pour autant, la production de cannabis est passible de 20 ans de réclusion criminelle. A Villeurbanne cette fois, au premier semestre de 2018, dans le quartier du Tonkin 144 interpellations ont eu lieu pour usage de cannabis. De plus 60 points de vente ont été dénombrés, bien qu’il n’y ait aucune zone de non-droit selon la mairie socialiste.

Le trafic de cannabis provoque nuisance sonores et sentiment d’insécurité pour certains.

A cela Jean Paul Bret, propose deux solutions : changer la loi, ou changer les moyens de faire appliquer la loi.

Et comme la mairie ne veut pas réfléchir toute seule, mais faire un travail participatif, elle lance une consultation citoyenne sur Internet, mais aussi deux tables rondes:

le 15 janvier sur le trafic de cannabis: les villes à l’épreuve de ses conséquences sur la tranquillité urbaine, la santé et la jeunesse.

le 24 janvier sur Prohibition, dépénalisation, légalisation: quelle législation pour lutter efficacement contre le trafic de cannabis.

Pour finir une demande d’avis d’expert sur le sujet (policiers, médecins etc) sera faite. Tous ces avis feront l’objet d’une synthèse par un organisme privé, qui sera constitué en livre blanc et remis à l’Etat, mais aussi aux Assises de la sécurité et du territoire. Pour Didier Vullierme, adjoint à la sécurité « les citoyens sont en avance, le but est que nous puissions être porte-paroles, des lanceurs d’alertes en quelque sorte ».

Le but : un débat « sans tabou, ni angélisme ».

Plusieurs domaines seront pris en compte sur ce sujet :
Les discriminations, en effet les contrôles et poursuites judiciaires sont plus fortes dans les quartiers populaires, ce qui abîme le corps social.
Mais aussi le domaine de la santé, l’usage de cannabis provoque des dégâts sur le cerveau, mais aussi sur les poumons.
La place des jeunes dans cette consommation, en effet, c’est pendant la jeunesse que les individus sont plus poussés à essayer le cannabis, et pendant cette période qu’il y a possibilité de rentrer dans ce trafic, mais surtout à cet âge que les risques sanitaires sont les plus forts. Ainsi selon Jonathan Bocquet délégué à la jeunesse et la vie étudiante « une vigilance particulière sera appliqué à cette tranche d’âge », bien que cette consultation concerne tous les âges.

La consultation se termine le 10 février 2018, le livre blanc sera remis en mars 2019 à l’Etat.

source

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FRANCE 🇫🇷 (Cannabis): on est les champions du pétard…

La consommation de cannabis en France est au plus haut niveau depuis 25 ans

Plus d’un jeune sur quatre (26,9%) déclare avoir fumé du cannabis en 2017, selon le Baromètre santé 2017 de Santé publique France, conduit avec l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Les Français semblent fumer de plus en plus de cannabis. Les niveaux de consommation de cette substance en 2017 « s’avèrent être les plus élevés depuis 25 ans », a révélé le Baromètre santé 2017 de Santé publique France, réalisé avec l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), lundi 26 novembre.

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FRANCE 🇫🇷 (Nantes): à la suite de la sortie du livre « L’Aviseur », l’administration pénitentiaire s’est déchainée

Vendredi 25 avril 2003

C’est la Saint Marc aujourd’hui et ça va être effectivement un jour de fête…  Ça va être ma fête !

Le Parisien a fait une pleine page sur mon affaire et rapporté des bribes de l’interview donné au journaliste Christophe Dubois par un très gros titre « Charasse m’a lâché ! ».

La Chancellerie alertée par Michel Charasse, outragé par ces propos, décidera qu’il fallait fouiller ce détenu qui ose ainsi défier la sécurité en osant s’exprimer sur sa situation.

Au centre de détention de Nantes, un plan est immédiatement préparé et vers 13 H 3O, alors que le directeur Louis Leblay, Séverine Henriot, et deux autres intervenants accompagnés du C.S.P. Mesnier et de trois surveillants habituellement affectés aux transferts des détenus attendent dans les locaux du SPIP, un premier surveillant me cherchant, me rencontrera dans le couloir et me dira que je suis demandé au greffe…

Dés mon arrivée au greffe, je devrais me dénuder pour une fouille en règle et à la question sur l’interview, je dis qu’effectivement j’ai répondu à ces questions par téléphone. Pendant ce temps-là l’équipe Leblay s’est acheminée avec précautions, vers la cellule G001, ben oui, des fois que j’aurais posé des mines, et là, une perquisition destructrice a commencé. Il n’était pas très difficile de trouver mon portable rangé dans un bouquin prévu à cet effet, mais la remarque d’un des surveillants repassant après la fouille devant une des cages ou j’avais été enfermé me perturbera : « Ca y est, on l’a eu. Au mitard Fiévet ? Ce coup-ci, on se l’ait fait! » Faire son travail, c’est bien, mais en plus exprimer tant de joie d’envoyer un mec au mitard…me paraît inquiétant. Mais le personnage est connu au C.D de Nantes pour ne point être un exemple à suivre. Tous n’ont pas la sagesse de Jean-Louis.

La cellule G001 est détruite. Tout a été brisé menu par ces limiers de la pénitentiaire se sentant des ailes d’OPJ. Ah, on va voir ce que l’on va voir pensait Louis Leblay, le débonnaire. Force doit rester à l’omerta ! Séverine Henriot, elle, éprouve une satisfaction nouvelle. Elle découvre le pouvoir absolu! Elle n’était pas de haute taille et sa démonstration ne la grandira pas à mes yeux.

Le C.S.P. Mesnier aux genoux encore douloureux trépigne et risque un commentaire sur la confiance bafouée… Qu’un fonctionnaire ose parler de confiance, c’est déjà extraordinaire, mais qu’en plus, il m’adresse cette remarque connaissant ma situation démontre que certains formatés ont perdu jusqu’au sens du bon sens! Il est vrai que défier les lois de l’équilibre, surtout dans le domaine de la connerie est une activité journalière de nos sybarites de la fonction publique.

J’ai prévenu les surveillants du quartier disciplinaire que je me mettais en grève de la faim et de la soif.

Lundi 28 avril 2003 – Prétoire des guignols.

C’est Séverine Henriot qui préside ce tribunal interne d’exception et elle se la joue grande présidente. Elle n’a pas mis de robe de magistrat. Son petit pantalon collant à l’extrême est presque indécent. Ils sont trois représentants de l’Administration pénitentiaire, assis derrière une sorte de comptoir situé sur une estrade. Fichtre, je les imagine avec une perruque à l’anglaise et l’air sérieux qu’ils se donnent ne peut m’empêcher de sourire intérieurement. Mon avocate cherche à me défendre et n’obtiendra rien. J’ai reconnu le fait de détenir un téléphone portable et donc c’est inutile de plaider.  J’ai des nausées et je surfe de vertiges en vertiges. Je demande que le sursis me soit appliqué mais Madame Henriot ne répond pas et me fait sortir pour un délibéré bidon. Le dernier détenu qui était passé pour un portable avait pris 20 jours, c’est la sanction à laquelle je m’attends mais, après m’avoir fait revenir pour entendre sa décision, la jeune Séverine Henriot, aidée du CSP Mesnier m’en « file » 25 ! Une fois encore, j’entendrais un fonctionnaire reconnaître le caractère exceptionnel de ma situation sans pour autant modifier d’un iota sa position. Suivre des textes sans conscience… Le clonage si cher à Rael est ici une réalité quotidienne. Séverine, la clonée de service, la formatée au Dalloz non actualisé, m’a condamné sans même se rendre compte qu’elle ajoute de la nuisance à la nuisance que je reçois depuis plus de huit ans. Si, la mort avait été la sanction, elle m’aurait fait exécuter. Je n’ai vraiment aucun respect pour ce type d’individus, même si les textes l’imposent !

Mais la journée n’a pas fini de m’apporter des surprises! Deux OPJ, une commissaire et un capitaine pas moins sont délégués par le procureur de Nantes pour enquêter… Rien n’est trop beau! On est vraiment des champions! Plus surprenant, ils reconnaîtront que les faits qui m’étaient reprochés n’étaient pas pénalement répréhensibles… Encore plus surprenant, ils refuseront d’écrire la totalité de mes déclarations, déclarant que cela n’était pas utile! c’est vrai mes seuls contacts étaient mon épouse, mon fils et Gérard Estavoyer, le patron de la DNRED…Eux voulaient savoir qui m’avait vendu ce moyen de communication, qui bien que pénalement n’est pas un produit interdit, m’avait valu d’être plus durement sanctionné qu’un détenteur de cannabis. C’est un des mystères de notre Etat de droit.

Les drogues de toutes sortes étant en vente libre intra-muros, d’obtenir un portable ne me paraît pas un exploit. Mais ils insistent, ils veulent savoir qui a bien pu permettre au dangereux terroriste que je suis devenu par éditeur interposé de pouvoir s’exprimer et d’utiliser ce moyen moderne pour communiquer avec les médias.

Un peu plus, ils m’envoyaient la DNAT et me faisaient passer devant Bruguière. La gégène, ce sera pour plus tard !

Mon silence et mon mépris seront la seule réponse, précisant toutefois que de faire « parler » ma puce ne devrait poser aucun problème à la police scientifique. Un procès verbal sera établi et je constaterai que mes propos les plus incisifs et pertinents ont été retirés pour seulement permettre au jargon juridico administratif  de s’exprimer.

Tous savent qu’il ne faut jamais mettre en cause une autre administration ! Des bons éléments bien soumis, bien dociles et très prudents !

Des éléments pleins d’avenir !

Extrait de « l’Archipel des soumis »

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FRANCE 🇫🇷 (Justice): graves accusations contre le milieu bitterois et contre des magistrats

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FRANCE 🇫🇷 (Loire): l’herbe est partout et l’héroïne de plus en plus présente dans le département

Policiers de la brigade des stupéfiants, gendarmes des brigades et de la section de recherche tentent, au quotidien, d’endiguer la progression des produits stupéfiants.

Dans la Loire, l’héroïne, véhiculée la plupart du temps par des ressortissants albanais, est de plus en plus facile à se procurer. La cocaïne est plutôt un phénomène de mode. Et l’herbe de cannabis est partout…

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https://www.leprogres.fr/loire-42/2018/11/24/drogue-l-herbe-est-partout-l-heroine-de-plus-en-plus-presente-dans-le-departement

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FRANCE 🇫🇷 (Cannabis): l’Assemblée adopte la création d’une amende forfaitaire

L’Assemblée nationale a voté dans la soirée du vendredi 23 novembre la création d’une amende forfaitaire de 200 euros pour mieux sanctionner l’usage illicite de stupéfiants, jusqu’alors réprimé uniquement par une peine de prison et une forte amende, peu souvent prononcées. L’article, adopté par les députés par 28 voix contre 14 lors de l’examen en première lecture du projet de réforme de la justice, entend ainsi répondre à l’augmentation constante du nombre de consommateurs de cannabis: cinq millions en 2017, dont 700 000 usagers quotidiens, selon les chiffres officiels.

La ministre de la justice Nicole Belloubet a défendu une mesure qui « résulte d’un travail important » de la mission d’information parlementaire sur le cannabis menée notamment par Eric Pouillat (La République en marche, LRM), assurant que l’amende forfaitaire « marche bien pour d’autres types de contraventions ». Elle a également insisté sur « la palette de réponses possibles », le ministère public conservant la possibilité de poursuivre l’infraction devant le tribunal correctionnel. Le cadre répressif instauré depuis 1970 prévoit, quelle que soit la drogue, que le contrevenant risque jusqu’à un an de prison et 3 750 euros d’amende.
« Est-ce qu’on va régler le problème comme cela ? »

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FRANCE 🇫🇷 (Toulouse): la police enquête sur un vol de scooter et saisit 15 kg de drogue

En enquêtant sur des vols de véhicule, les policiers de la brigade territoriale du Mirail (BT) et de la brigade spécialisée de terrain (BST) ont mis la main, dernièrement, sur 15 kg d’herbe de cannabis, route de Saint-Simon, à Toulouse.

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https://www.ladepeche.fr/article/2018/11/23/2912028-police-enquete-vol-scooter-saisit-15-kg-drogue.html

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DNRED 🇫🇷 (opérations anti-stups internationales🇪🇺🇬🇮🇪🇸🇹🇷🇮🇹🇬🇹🇧🇪🇨🇭🇩🇯🇬🇧🇨🇦🇨🇴🇱🇮🇳🇱🇵🇹🇻🇪🇺🇸🇪🇬): le regard de Jean-Henri Hoguet, ancien patron de la DNRED (1987-1991), qui a « recruté » Marc Fiévet.

Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.

Sans fioritures:

Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?

Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.
Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?

Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.

L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.
Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…

C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.
Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?

En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?
Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?

Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.

Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.

Par David Servenay

Dans la peau d’un narco infiltré au coeur de la mafia de Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc

Au service de l’Etat à travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan

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FRANCE 🇫🇷 (Lille): nouveau démantèlement d’un trafic d’héroïne, mais aussi de cocaïne aux Bois-Blancs, dans le secteur des Aviateurs

Après Lille-Sud dimanche, nouveau démantèlement d’un trafic d’héroïne, mais aussi de cocaïne.

Cette fois, l’action se déroule aux Bois-Blancs, dans le secteur des Aviateurs, près de la mairie de quartier.

Sept personnes, dont un mineur, ont été interpellées mardi et mercredi par la FRI (force de réponse immédiate), unité d’enquête antidrogue.

La Force de réponse immédiate (FRI) est un nouveau service d’investigation, qui s’ajoute aux brigades existantes. Elle mène des enquêtes courtes dans des secteurs ciblés de la métropole lilloise, notamment en lien avec la police de sécurité du quotidien

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED): pour mémoire, l’interview donné à Rue 89 par Marc Fievet

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FRANCE 🇫🇷 (Lille): plus d’un kilo d’héroïne saisi à Lille-Sud, trois suspects en garde à vue

Dimanche matin, trois jeunes hommes ont été interpellés en flagrant délit rue de l’Arbrisseau.

Une importante quantité de drogue a été trouvée dans un sac jeté en fuyant la police. Le trio sera déféré ce jeudi.

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UK (NCA): un douanier anglais et deux gangsters jugés pour trafic d’armes et de drogue

Dans la nuit du 6 octobre 2017, sur le parking du magasin Carrefour Contact de Loon-Plage, les enquêteurs de la PJ de Lille, en coopération avec la National Crime Agency, leur équivalent britannique, interpellaient deux Anglais liés au grand banditisme à l’échelle européenne, ainsi qu’un troisième homme, un agent des douanes britanniques, en poste entre Folkestone et Loon-Plage, au terminal ferry.

Un douanier britannique en poste au terminal ferry avait été arrêté en octobre 2017, sur le parking du magasin Carrefour Contact de Loon-Plage, en train de charger des armes de guerre et de la drogue, pour un montant de 3,5 M€, en compagnie de deux individus liés au grand banditisme.

Leur procès s’est tenu ce vendredi devant la cour de justice d’Isleworth.

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FRANCE 🇫🇷 (La prohibition des drogues): alerte sur une criminalité légale!

Le Collectif Themis vous invite à participer à l’atelier:

« La prohibition des drogues : alerte sur une criminalité légale? »

qui aura lieu dans la Salle Pavillon du Salon Des livres et l’alerte, le 4e salon du livre des lanceurs et lanceuses d’alerte le dimanche 18 Novembre 2018 à 14h, à la Maison des Métallos à Paris (L’entrée y est libre et gratuite)

Après des décennies de régime prohibitif, une unanimité se dessine: des organisations de terrain aux agences de l’ONU le dispositif légal de prohibition des « stupéfiants », n’est ni en mesure de protéger les droits fondamentaux des citoyen.ne.s, ni la sûreté ou santé publique. Si la réponse est aujourd’hui claire, ne faut-il pas lancer l’alerte ?

Panélistes :

* Bénédicte Desforges – Ancien gardien de la paix dans une unité anticriminalité des Hauts-de-Seine. Son livre, “Flic, chroniques de la police ordinaire” offre sous forme de chroniques, une plongée décapante dans le quotidien des ” flics de base”.

En disponibilité, elle continue à raconter ses histoires dans un blog : http://police.etc.over-blog.net FLiC

* Fabrice Olivet – Militant historique de la réforme des politiques de drogues, il est directeur de l’association ASUD – Autosupport des usagers de drogues. Historien de formation. Il est membre de la commission nationale des stupéfiants et des psychotropes de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM).

* Marc Francois Fievet – Ancien aviseur des douanes françaises, inscrit sous le matricule « NS 55 DNRED ». Simple citoyen dépourvu du statut de fonctionnaire, il a infiltré d’importants réseaux de narcotrafic. Implanté Gibraltar avec sa famille, il a ainsi approché le plus grand narco-broker de l’époque, Claudio Locatelli. Arrêté par la police canadienne en 1994, et condamné par la justice, Marc Fievet est “lâché” par l’administration fiscale française. Il passera onze année prison malgré un non lieu prononcé par la justice en France. Aujourd’hui transporteur routier, il est auteur de plusieurs livres. Il à inspiré le film “Gibraltar”.

* Emmanuel FANSTEN,(au milieu de la photo) journaliste à Libération et auteur de « l’Infiltré » avec Hubert AVOINE. Ce dernier a travaillé des années en secret pour l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Il a publié « l’Infiltré » de la traque du Chapo Guzmán au scandale français des stups chez Robert Laffont, où il a dénoncé des pratiques douteuses. Ses différentes missions l’ont amené à se demander si les trafics n’étaient pas encouragés plutôt que démantelés.

Hubert Avoine souhaitait participer au 4ème salon à la rencontre sur les politiques de drogues et leur prohibition. Il nous a quitté le 19 octobre. Malgré son absence ,son précieux témoignage éclairera nos échanges, et sera présent dans nos mémoires.

Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien: Envoyé spécial Scandale chez les stups – 14 juin 2018 (France 2)

* Animateur du débat: Fabrice Rizzoli – Docteur en sciences politiques, il est chargé du cours « Géopolitique des criminalités » dans différents établissement universitaires : Sciences Po Paris, IRIS, HEIP… Il a fondé l’association Crim’HALT comme « alternative » pour impliquer les citoyens contre la grande criminalité en particulier à l’aide d’un plaidoyer pour l’utilisation sociale des biens confisqués aux criminels. Il enquête sur les mafias depuis de nombreuses années et lance l’alerte sur la présence mafieuse dans l’« économie légale ». Il a écrit « La mafia de A à Z, 162 définitions mafieuses » (Tim Buctu éditions, 2015).

Événement FB du salon: https://www.facebook.com/events/357390998032866/?active_tab=discussion

Programme complet: https://deslivresetlalerte.fr/wp-content/uploads/2018/09/programme_DLEA_2018.pdf

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FRANCE 🇫🇷 (Décines): deux Albanais interpellés avec 550 grammes d’héroïne pure

Deux Albanais ont été interpellés mardi 13 novembre à Décines alors qu’ils quittaient un appartement, chargés de 550 grammes d’héroïne pure et 32 kilos de produits de coupe. C’est sur la base d’une information, selon laquelle des dealers menaient leurs petites affaires dans un appartement à Décines que les policiers avaient établi une surveillance.

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FRANCE 🇫🇷 (Curis-au-Mont-d’Or): le restaurateur interpellé pour trafic de cocaïne

Le gérant et propriétaire d’un restaurant de Curis a été interpellé mardi 6 novembre. Il est accusé d’avoir revendu, pendant au moins deux ans, de la cocaïne à des clients de son restaurant afin de financer sa consommation personnelle.

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