AMSTERDAM (Pays-bas): l’héroïne blanche a encore tué

Des touristes britanniques sont à nouveau décédés à Amsterdam, après avoir sniffé de l’héroïne blanche, qu’ils pensaient être de la cocaïne, a indiqué mercredi la police.

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L’héroïne blanche peut être confondue avec de la cocaïne. (photo: AFP)

«Mardi après-midi, les corps de deux Britanniques ont été retrouvés dans un hôtel du sud d’Amsterdam», a indiqué la police dans un communiqué, précisant que les deux hommes étaient âgés de 20 et 21 ans. Redoutant d’autres décès, la police a intensifié sa campagne de prévention dans cette ville attirant de nombreux touristes pour son accès facile aux drogues. Des affiches ont notamment été placées dans les hôtels ou à la gare centrale, appelant les visiteurs à ne pas acheter de cocaïne dans la rue, car elle «pourrait être de l’héroïne mortelle».

Selon un porte-parole de la police, Rob van der Veen, l’héroïne blanche «ressemble à de la cocaïne, est vendue comme de la cocaïne et les gens pensent qu’ils sniffent de la cocaïne… avec pour conséquence qu’ils ne peuvent plus respirer». Les deux hommes ont été retrouvés par le personnel de l’hôtel et les familles ont été prévenues, a ajouté le porte-parole. «Il y a maintenant trois morts mais au total, il y a eu 17 personnes qui sont tombées malades», a-t-il ajouté, évoquant la mort d’un premier touriste britannique de 22 ans, pendant le dernier week-end d’octobre.

Selon des premiers tests, les drogues impliquées dans les deux cas auraient «la même composition». L’héroïne blanche est historiquement produite en Asie du Sud-Est dans la région du «Triangle d’Or», aux confins du Laos, de la Birmanie, et de la Thaïlande. Elle est généralement plus chère et plus pure que la brune.

source: http://www.lessentiel.lu/fr/news/faits_divers/story/27132739

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Cannabis : en France, l’age moyen du premier joint est de 17 ans

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Cannabis : Age moyen du premier joint 17 ans

Sur la base des données de l?Observatoire français des drogues et toxicomanies, l?âge moyen du premier joint serait de 17 ans.

Jean-Philippe Balasse revoit à la baisse l?âge moyen d?entrée en contact avec le cannabis en France par rapport au chiffre donnée par la députée PS de l?Hérault Anne-Yvonne Le Dain en se basant sur des données de l?Observatoire français des drogues et toxicomanies.

Lire le contenu entier : Premier joint en moyenne a 17 ans

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Cannabis : Age moyen du premier joint 17 ans

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Cannabis en Uruguay : les défis inédits d’une législation d’avant-garde

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Par Ferran CIVIL BELLMUNT

D’une politique répressive au début du XXe à une ouverture à la dépénalisation de la consommation sous la dictature (1973-1985), l’Uruguay s’est montré avant-gardiste en devenant en 2013 le premier pays à légaliser la consommation, la production et la distribution du cannabis. Un an après le vote de la loi, voici les faits.

fefe1 Credits : Prensa 420 (CC BY-NC 2.0)

 En 2013, sous l’impulsion du gouvernement Mujica (Frente Amplito, coalition de gauche) est votée la loi dite “Loi de régulation et de contrôle du cannabis”. Cette nouvelle législation autorise en Uruguay la plantation, la production et la commercialisation de cannabis psychoactif pour son usage médical et récréatif. Le gouvernement justifie cette loi par la prévention, la réduction des risques, mais surtout par la réhabilitation et la réinsertion sociale, tout comme le contrôle de l’offre de drogues.

Selon cette nouvelle réglementation, les Uruguayens ou résidents peuvent cultiver de…

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Blue Water – Ontario (Canada): le «prince des bums» arrêté avec 39 kilos de cocaïne

POINT EDWARD, ON, le 25 nov. 2014 – L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont annoncé l’arrestation de deux résidents du Québec qui ont tenté d’importer 39 kilogrammes de cocaïne présumée en contrebande au Canada au pont Blue Water à Point Edward, en Ontario.

Un couple d’Acton Vale «qui rêvait d’avoir un million de dollars» a été arrêté avec 39 kilos de cocaïne au poste frontalier de Blue Water en Ontario.

Guy Asselin, 50 ans, et sa conjointe Julie Nault, 38 ans, sont accusés d’importation et de possession de cocaïne dans le but d’en faire le trafic.

Un commerçant d’Acton Vale qui connaît Guy Asselin depuis 40 ans était plus ou moins surpris. «Je pensais qu’il s’était calmé. Faut croire que non… Je trouve ça dommage parce qu’il a déjà été animateur dans les A.A (Alcooliques anonymes) et les N.A. (Narcotiques anonymes).

«C’est surprenant, car il aidait les gens qui voulaient s’en sortir (de la toxicomanie). Il a arrêté de boire depuis une trentaine d’années. Ce n’est pas un méchant gars pour autant. Il est super fin», a indiqué une commerçante.

Le propriétaire du Bar Café-bistro d’Acton Vale, Daniel Archambault confirme que M. Asselin était abstinent depuis plusieurs années. «Il ne prenait qu’une liqueur quand il venait», a-t-il dit.

Un million de dollars

Selon plusieurs sources proches du couple, l’attrait de l’argent vite fait pourrait expliquer leur présumée tentative d’importation de drogue. Selon une de celles-ci, Guy Asselin rêvait «d’avoir un million de dollars».

Sur les réseaux sociaux, M. Asselin se surnommait lui-même le «prince des bums». Depuis son arrestation, il a cependant fermé son compte.

Sacs de voyage

Les agents de l’Agence des services frontaliers ont découvert deux grands sacs de voyage renfermant des briques de cocaïne présumée dans un compartiment modifié sous la remorque.

Grosses saisies au Canada
– En novembre 1992, les autorités saisissent 4000 kilos de cocaïne dans un avion à l’aéroport de Casey. La marchandise est évaluée à 2,5 milliards $.
– En avril 2012, la GRC met la main sur 43 tonnes de haschich devant transiter par les ports de Montréal et de Halifax. On estime la valeur à 860 M$.
– En 2001, les autorités saisissent 800 000 comprimés d’ecstasy à l’aéroport de Dorval, la plus importante saisie au Canada pour ce type de drogue.
– En mai 2014, 130 kilos de cocaïne avaient aussi été saisis au poste frontalier de Blue Water.

Faits en bref

  • Il s’agit de la deuxième saisie importante de cocaïne au pont Blue Water cette année.
  • Si vous avez des renseignements sur des activités criminelles ou suspectes, veuillez communiquer avec votre service de police local, la GRC en Ontario, au 1-800-387-0020, ou, en tout anonymat, à Échec au crime, au 1-800-222-8477 (TIPS).
  • Si vous avez des renseignements au sujet de certaines activités à la frontière qui vous semblent suspectes, appelez la ligne sans frais de surveillance frontalière de l’ASFC au 1-888-502-9060.
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FRANCE: cannabis – deux forains poursuivis pour avoir vendu des t-shirts

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Cannabis : Deux forains poursuivis pour avoir vendu des t-shirts

vetement-cannabis-interdit-poursuites-tshirt-marijuanaDeux forains sont poursuivis parce qu?ils vendaient des vêtements ornés de feuille de cannabis.

La provocation à l’usage de produits présentés comme stupéfiants est un délit et deux forains ambulants présents hier au marché de Sorgues seront poursuivis pour la vente de vêtements une soixantaine de pièces à eux deux arborant l’image d’une feuille de cannabis.

Regarder la source : http://www.laprovence.com/actu/faits-divers-en-direct/3145273/des-forains-faisaient-la-promo-du-cannabis.html

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Cannabis : Deux forains poursuivis pour avoir vendu des t-shirts

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FRANCE – Cannabis : une contravention pour les consommateurs ?

Photo: http://www.voxpopuliturone.fr/wp-content/uploads/2012/09/cannabis1215173058.jpg

Le Monde.fr | 20.11.2014 à 18h30 • Mis à jour le 21.11.2014 à 09h11 | Par François Béguin

La politique menée en France depuis quarante ans pour lutter contre la drogue est-elle efficace ? Après avoir auditionné plus de 64 acteurs de ce dossier, les deux rapporteurs du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) consacré à cette question ont rendu publique, jeudi 20 novembre, douze propositions « susceptibles », selon eux, « d’améliorer la politique de lutte contre l’usage de substances illicites ». Les deux parlementaires ont notamment appelé à une « révision » de la loi de 1970 sur les stupéfiants. Mais lorsque l’un parle de simple « toilettage », l’autre évoque une « refonte ».Sur la consommation de cannabis, Anne-Yvonne Le Dain, députée PS de l’Hérault et Laurent Marcangeli, député UMP de Corse-du-Sud, se sont accordés sur une position « minimum » et préconisent de transformer le délit d’usage de cannabis en une contravention de troisième catégorie (maximum de 450 euros). Actuellement, la consommation de stupéfiants est théoriquement punie d’un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende.

« Le vrai laxisme, c’est le statu quo »

« Les réponses judiciaires sont aujourd’hui en inadéquation avec ce que prévoit la loi », a souligné l’élu UMP, par ailleurs favorable au maintien de l’interdit. Mais pour lui, « les forces de police et de gendarmerie ont d’autres choses à faire que de s’occuper de quelqu’un qui fume un joint ». 163 000 personnes ont été mises en cause par les policiers et les gendarmes pour usage de stupéfiants en 2013. Mais seules 1 400 peines d’emprisonnement ferme ont été prononcées. A 90 %, les condamnations pour usage reposent sur des peines alternatives à l’emprisonnement.

A titre personnel, Anne-Yvonne Le Dain s’est, elle, dite prête à aller plus loin que son homologue UMP. Elle s’est prononcée en faveur de la légalisation de l’usage du cannabis pour un usage privé et pour la mise en place d’une « offre réglementée » sous le contrôle de l’Etat. Une position proche de celle prise, en 2011, par l’ancien ministre de l’intérieur socialiste Daniel Vaillant, qui s’était déclaré partisan d’une « légalisation sous contrôle » du cannabis afin de « sortir de l’hypocrisie ». « La consommation n’est certes pas une conduite à suivre, mais le vrai laxisme, c’est le statu quo », avait-il expliqué dans un entretien au Monde.

Dans un communiqué, la Fédération addiction, qui regroupe des intervenants du secteur, a estimé que les données rapportées « démontrent l’inefficacité de la politique répressive » et s’est « félicitée » que « la question d’un marché régulé du cannabis soit clairement préconisée ».

Reste à savoir si cette proposition trouvera un écho favorable auprès de l’exécutif. « Le gouvernement peut avoir des frilosités sur ce sujet, reconnaît Laurent Marcangeli. Mais l’initiative parlementaire existe. Je suis convaincu que l’on peut trouver une majorité, de droite comme de gauche, sur ce sujet. » Une proposition de loi prévoyant de sanctionner d’une simple amende le « premier usage illicite » de stupéfiants avait déjà été adoptée par le Sénat le 7 décembre 2011.

En juillet 2012, l’entourage de Manuel Valls, alors ministre de l’intérieur, avait affiché sa « fermeté sur la question des interdits », tout en assurant qu’il n’était pas « fermé au débat ». Au cours de la campagne présidentielle, François Hollande s’était clairement dit hostile à toute dépénalisation du cannabis.

SOURCE:http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/11/20/cannabis-une-contravention-pour-les-consommateurs_4526940_3224.html?xtmc=cannabis&xtcr=1

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FRANCE: les douaniers de Roissy (Charly airport) saisissent 16,5 kilos de cocaïne en provenance de Saint-Martin (West-Indies)

DOUANE

Roissy Charles- de- Gaulle

A l’arrivée d’un vol en provenance de Saint- Martin, les douaniers ont trouvé la drogue dans des valises. La cocaïne avait été conditionnée en paquets recouverts d’un film plastique.

© Douanes françaises
© Douanes françaises
Cette prise de 16,5 kilos s’inscrit dans un contexte dominé par des saisies régulières de cocaïne  suite à
l’accent mis ces dernières semaines sur le contrôle des vols en provenance des Caraïbes.
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MAROC (Casablanca): la cocaïne était cachée dans des jouets

Casablanca : De la cocaïne cachée dans des jouetsLe butin des policiers est posé devant les valises de ce ressortissant britannique menotté. /K.Alaoui 
Dernière mise à jour le 19/11/2014 à 15:05

Dans la nuit de mardi à mercredi, la police judiciaire de l’aéroport Mohammed V de Casablanca a arrêté un ressortissant britannique en possession de 3,5 kg de cocaïne dans ses bagages.

En provenance d’Afrique de l’Ouest, cet homme d’une quarantaine d’année faisait escale à Casablanca avant de rallier l’Angleterre. L’homme est passé aux rayons X puis doit se conformer à une fouille au corps. Mais c’est dans ses valises que les chiens policiers ont déniché la drogue. 3,5 kg de cocaïne était cachés dans des jouets pour enfants, dissimulés au fond d’une de ses valises.

Le consulat britannique a immédiatement été prévenu afin que l’homme puisse bénéficier d’un avocat. Il sera présenté, vendredi, devant le procureur du Roi pour vente de drogue solide au niveau international.

Une enquête est en cours afin de remonter la filière.

K. Alaoui

http://www.aufait.ma/2014/11/19/casablanca-cocaine-cachee-jouets_634068

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MAROC: un Britannique tentait de faire passer 5 kilos de cocaïne à Casablanca

H24info le portail d’information Marocain

Un Britannique tentait de faire passer 5 kilos de cocaïne à Casablanca

H24info le portail d’information Marocain‎Il y a 2 heures ‎

Des éléments de la Brigade de lutte contre les stupéfiants relevant de la police judiciaire ont déjoué une tentative de trafic de cocaïne. Le suspect est un citoyen britannique qui était à bord d’un vol en provenance deSaoPaulo à destination de Conakry.

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Rennes : Interception Go Fast avec plus de 100 kilos de cannabis

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Drogue. Un go-fast intercepté

Go-Fast avec plus de 100 kilos de résines de cannabis. Les dernières nouvelles concernant le cannabis médical , le test salivaire , le cleaner cannabis

Rennes : Go-Fast avec 100 kilo de résine de cannabis

Hier matin les hommes du Raid et du GIPN ont procédé à plusieurs interpellations à Brest Quimper et Lorient.

Hier vers 2 h 30 les forces de l’ordre ont intercepté un go-fast au péage de La Gravelle près de Rennes. Bilan : 115 kilos de cannabis et 100.000 € en numéraire saisis. Des interpellations ont suivi à Brest Quimper et Lorient.

Une puissante voiture roulant à très vive allure de nuit sur une autoroute ou une voie express jouant le rôle de guetteur. À quelques centaines de mètres plus loin un second véhicule contenant la drogue. C’est le principe du go-fast l’une des méthodes privilégiées par les gros trafiquants. Celui qui a été intercepté hier…

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ESPAGNE (Galice): la Guardia civil saisit 390 kilos de cocaïne

Guardia-Civil_artículo-03Siete detenidos y casi media tonelada de cocaína incautada en una operación antidroga en Galicia

ABC.esabcengalicia / la coruña
Día 18/11/2014 – 14.15h

Entre los detenidos se encuentran un empresario de Ordes y tres supuestos miembros de un clan arousano

La Guardia Civil ha intervenido durante el fin de semana un alijo de 390 kilos de cocaína en la localidad coruñesa de Ordes. La operación se ha saldado con siete detenidos, entre los que se encuentran un empresario ordense y tres personas supuestamente relacionadas con un clan arousano. Dado que la operación sigue abierta, todavía no se descartan nuevas detenciones.

Según las estimaciones, el valor del cargamento se podría situar alrededor de veinte millones de euros en el mercado negro. Este había sido transportado en camión hasta una nave del polígono industrial de la localidad, donde los agentes del grupo ECO de lucha contra el crimen organizado realizaron la detención del empresario y la incautación de la droga.

La operación se dirige desde el Juzgado de Instrucción Número 3 de Orihuela (Alicante), dadas las supuestas ramificaciones con las mafias levantinas, lo que ha provocado que los detenidos sólo hayan prestado la primera declaración en el Juzgado de Primera Instancia e Instrucción número 2 de Vilagarcía, que es el que estaba en funciones de guardia en la jornada del sábado.

Los próximos pasos que pretende dar la investigación es determinar la vía de llegada de la droga a territorio gallego, así como cuales serían sus redes y lugares inmediatos de distribución. Según el delegado del gobierno en Galicia, Santiago Villanueva, la cantidad de cocaína incautada aumenta a «prácticamente» 500 kilos y ha incidido en que la operación no se encuentra cerrada.

Prisión provisional

Además, fuentes del Tribunal Superior de Justicia de la Comunidad Valenciana han confirmado que para los tres detenidos en Arousa se ha decretado prisión provisional, comunicada y sin fianza.

En el marco de esta causa, que ha sido declarada secreta, varios detenidos han pasado también a disposición del juzgado de guardia de Orihuela, además de los arrestados que lo han hecho en Vilagarcía de Arousa.

Esta causa permanece abierta por supuesto delito contra la salud pública por tráfico de drogas, con independencia de que en una posterior calificación se incluyan otros, según han precisado las mismas fuentes judiciales.

FUENTE: http://www.abc.es/local-galicia/20141118/abci-cocaina-ordes-arousa-201411181136.html

MAS: http://www.elidealgallego.com/articulo/galicia/cocaina-intervenida-ultima-operacion-policial-llego-ordes-carretera-gijon/20141119004600217984.html

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Lutte anti-mafia: Le crime organisé se professionnalise pour être (encore) plus rentable

ENQUÊTE

La police judiciaire dévoile un rapport sur le visage des organisations criminelles en France…

Une importante saisie d'armes et de stupéfiants sur la commune de Cabriès (Bouches-du-Rhône).
Une importante saisie d’armes et de stupéfiants sur la commune de Cabriès (Bouches-du-Rhône). – Boris Horvat AFP
William Molinié

«Ils sont devenus des businessmen.» Ce n’est pas un cours de microéconomie, mais on y parle de «plan pertes bénéfices», de «secteurs stratégiques» et «d’adaptation à la mondialisation». Bienvenue dans la France de la criminalité hyperorganisée.

Ce lundi matin, la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a présenté pour la première fois à la presse une synthèse du rapport annuel du Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco).(http://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-des-actualites/2010/Service-de-lutte-anti-mafia)

Ce service recense les renseignements que détiennent les policiers et les gendarmes afin de mieux comprendre l’organisation des groupes criminels qui agissent sur le territoire français.

«Groupes mobiles et polyvalents»

Pour ce cru 2013-2014, les dérives mafieuses n’ont pas radicalement changé. «Le banditisme français traditionnel persiste. Même s’il est bien connu de nos services. Et se trouve en concurrence avec les cités sensibles qui constituent l’avenir du banditisme en France, principalement dans le trafic de stupéfiants», explique François-Xavier Masson, le responsable du Sirasco.

Selon lui, le trafic de stupéfiants représente 70% du chiffre d’affaires du crime organisé en France et génère environ 3,5 milliards d’euros chaque année. Point commun entre les groupes criminels, l’importance que prennent la cybercriminalité et la diversification des activités. «Les groupes sont plus mobiles et plus polyvalents. On passe sans problème du trafic de stupéfiants à la fraude fiscale», poursuit François-Xavier Masson.

Alliances d’opportunité

Parmi les nouveautés, les services de sécurité ont noté une «professionnalisation des circuits de blanchiment d’argent». Les comptes en banque à l’étranger sont privilégiés et les malfrats n’hésitent pas à mener des montages financiers élaborés pour dissimuler l’argent. Ou, au contraire, à recourir aux «bonnes vieilles méthodes» de transport de valises de billets d’une frontière à l’autre pour échapper aux radars de l’administration fiscale.

En outre, les organisations mafieuses opèrent tels des chefs d’entreprise en étudiant les risques et les bénéfices d’une activité illégale. «Ils se conduisent comme des groupes industriels en choisissant les plus rentables et en s’engouffrant dans des failles de la législation», atteste le chef du service de lutte antimafia.

Enfin, l’humeur est plutôt au rapprochement plutôt qu’aux règlements de compte, même si régulièrement, de sanglants assassinats peuvent survenir. Ces alliances d’opportunité peuvent créer de liens inédits. «Certaines cités ont des contacts directs avec des représentants de la mafia italienne, géorgienne, sud-américaine ou indo-pakistanaise», avance-t-on au sein de la PJ. Cette logique n’existe que dans le but de faire de l’argent. Rapidement et surtout silencieusement.

source: http://www.20minutes.fr/societe/1482227-20141117-lutte-anti-mafia-crime-organise-professionnalise-etre-encore-plus-rentable

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Dérives mafieuses des cités, trafic de drogue et cybercriminalité: les tendances du crime en France

Avatar de pintejpL' INTELLIGENCE CYBER par Jean-Paul Pinte

« Dérives mafieuses » des bandes de cités installées dans le trafic de drogue, cybercriminalité et délinquants devenus des « businessmen »: telles sont les dernières tendances du crime organisé en France, dévoilées lundi 17 novembre par la police judiciaire.

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Coke en stock (LXXV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (Part 3)

ciaSUITE de

Coke en stock (LXXIII) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (Part 1).

Coke en stock (LXXIV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie ( part 2).

Coke en stock (LXXV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (3)
par morice
mardi 18 novembre 2014

Au sommet de la pyramide, il y a toujours quelqu’un. Et l’histoire est là pour nous remémorer des faits étonnants arrivés jadis à un magnat d’entreprise australien, lui-même héritier d’un empire de presse et qui s’était retrouvé un jour au milieu d’un énorme scandale de trafic d’héroïne entre l’Australie et les Etats-Unis, tout en réussissant à passer au travers des mailles du filet de la justice US. L’homme avait la désagréable habitude de mépriser tout le monde, de croire toutes les personnes puissent être soudoyées, et s’était promené des années entières au travers de douanes les sacs remplis de billets (il ne supportait que cela comme type de règlement, dans n’importe laquelle de ses transactions. Des habitudes qui ne sont pas sans nous rappeler les découvertes de juin dernier sur un petit aéroport d’Australie…
L’Australie, historiquement, a déjà eu une vague de survols d’avions de la drogue, à l’époque de la marijuana, qui a vite fait place à l’opium des voisins (Thaïlande, Birmanie, Laos). A la fin des années 70, déjà, avec de biens curieux DC-3 (de chez MacDougall Airways, d’Afrique du Sud) survolant le nord, dans la région de Marreba ; région dans laquelle on surprendra des policiers faisant partie du trafic. « En Janvier 1978, un avion léger a été repéré sur le radar entrer dans les Territoires du Nord à l’ouest de Darwin. Par coïncidence, un C-130 Hercules (A97-168) de l’escadron n ° 37 revenait d’un voyage à Butterworth et était sur le point de rentrer en Darwin en même temps. En l’absence d’opposants à combattre, le capitaine d’un avion de transport de la RAAF a été invité à suivre l’avion de mystère alors qu’il parcourait les terres intérieures. Finalement, le C-130 a rattrapé ce qui se révéla être un bimoteur Aero Commander 680E. Le pilote de l’avion léger s’est écrasé dans un enclos boueux à 14 kilomètres au nord-ouest de Katherine, puis mis le feu à l’appareil dans une tentative de dissimuler ce qu’il y avait à bord, à savoir 270 000 « bâtons de bouddha thaïlandais »( une haute qualité de cannabis) vqui aut près de 4 millions de dollars. Après s’être caché dans la brousse pendant 40 heures, le pilote – plus tard identifié comme étant le trafiquant de drogue, Donald Tait – a été découvert par la police et arrêté. Tait a ensuite été emprisonné pendant sept ans. » Anecdotiquement, un C-47 B de la RNZAF (d’avril 1945 à mai 1947) utilisé par Pukeko vendu aux Polynesian Airlines en 1972 et revenu en Nouvelle Zélande pour entraîner des pilotes australiens et reparti aux USA a fini comme avion transporteur de drogue dans le Caraïbes. Il est tombé à Aruba dans les antilles néerlandaises !

Des avions, des cargos et des yachts

Au début des années 2000, c’est un Piper PA23-250 immatriculé VH-PFD qui se faisait saisir par la police de Cairns, bien plus au sud, avec de la drogue à bord. Les Aero-Commander étaient largment préférés en Australie, pour leur aile haute (ils ingurgitaient moins de sable et de poussière) et l’un d’entre eux, un Aero Commander 560E montré désormais à l’Australian Aviation Museum, de Bankstown a un lourd passé d’avion de trafiquants de drogue. Mais c’est en 2012 que l’on découvrait que Joaquin « Chapo » Guzman, l’homme à la tête du cartel mexicain de Sinaloa avait décidé de faire du continent australien un de ses nouveaux objectifs et nouveau marchés de cocaïne. Les navires semblaient avoir sa préférence, avec la découverte de 50 kilos de cocaïne cachés dans une cargaison de caisses de bière mexicaine. En 2013, c’était un chargement de « crystal meth » qui était saisi venant de Chine via un cargo. Il y en avait pour 448 millions de dollars. Un yacht , le Raj, était saisi en août 2013 au Vanuatu, avec 370 millions de dollars de coke à bord : sa destination était encore l’Australie. Lors de l’atterrissage du fameux Swearingen, certains se sont souvenus des épidodes antérieurs du trafic d’héroïne, de cocaïne et de marijuana dans les années 80 : « la ville du Nord Quensland loin de Mareeba a déjà été liée à des cartels internationaux de la drogue appartenant à la CIA L’ aéroport de Mareeba, juste à un jet de pierre de Cairns aéroport international, a été construit par les États-Unis pendant la guerre mondiale. Au cours de ces cinq dernières années, des avions étranges, atterrissant souvent dans le milieu de la nuit, dont certains, selon les experts des compagnies aériennes, appartiennent à Air America, une compagnie aérienne de la CIA en propriété exclusive, sont utilisés expressément pour le convoyage de drogues et d’armes dans le monde entier ».

Tous enregistrés au Delaware, paradis US de l’irresponsabilité pénale

Pour en revenir à nôtre avion du jour, l’enquête a révélé, on l’a vu, un enregistrement de départ dans un état américain bien particulier. Le Delaware, où le pilote situait le propriétaire précédent de l’avion, et particulièrement Wilmington, est un endroit plutôt… curieux, repéré par des internautes subtils : « Mais le fait que ce club a un siège social dans le Delaware pourrait être un indice très important. Le Delaware est l’un des états les plus étranges aux États-Unis, en termes de droit des sociétés surtout si il vous arrive d’être dans l’entreprise de gestion d’actifs. Ces types d’entreprises, dans le Delaware, jouissent de la liberté et le secret similaire à des clients d’autres organisations très secrètes comme la Banque du Vatican ou des institutions financières dans les îles Caïmans. Là-bas, les avions et bateaux, inscrits dans le Delaware utilisent un moyen de minimiser leur responsabilité fiscale car les actifs sont enregistrés à titre de fiduciaire appartenant à une société plutôt qu’à une personne. Ce qui en fait un excellent endroit pour se cacher si cela est votre souhait »… démontrait notre internaute.

Les avions de la torture, inscrits eux aussi dans le Delaware

Ce qui nous relie encore une fois à la CIA. Des avions de « renditions » ont terminé leur carrière aussi en Australie : or ils étaient eux aussi enregistrés eux aussi à Wilmington, et l’un d’entre eux a fait un parcours d’enregistrements successifs qui ressemble étonnament au parcours effectué par notre fameux Swearingen : le N581GA, devenu N379P chez « Premier Executive Transport Services », un paravent répertorié de la CIA, avant de changer d’immatriculation deux fois de suite encore N8068V et N44982 (là sous le nom d’une entreprise de…. l’Oregon (ah tiens), puis de changer encore en N126CH (enregistré à Miami, ah tiens encore), avant de l’être à la Wilmington Trust Company (eh eh), dans le Delaware en 2006 (encore le même endroit !). Après encore, l’avion est devenu… australien (à quel hasard encore), immatriculé VH-CCC au nom de Crown Melbourne Ltd, à savoir un avion des casinos Crown . Ces avions de chez Crown surnommés des « high rollers », à savoir de grands rapporteurs d’argent (« roll » étant un rouleau de billets) car ils emportent des VIP en priorité, ont volé surtout vers le Cambodge et la Thaïlande ou la Malaisie entre 2010 et 2012. Des vols (5 au total) ont eu lieu aussi vers la Polynésie Française. Certains observateurs de Flight Radar les ont suivis, en Australie même vers d’étranges destinations dans le pays même. Crown qui détient 3 Gulfstream (le VH-CCC Gulfstream G-V (ici à gauche), MSN 581 construit en 1999 celui des rendition flights), le VH-CGF Glufstream G-IV, MSN 1083 construit en 1988 et le VH-CRQ Gulfstream G-V, MSN 603 de 2000 a annoncé récemment vouloir les remplacer par trois modèles Global Express XRS plus performants. Ou comment on passe des activités de casinos à la CIA… serait-on tenté de dire…

Le cas pendable des casinos Crown

Car, à l’évidence, les hôtels-Casino Crown jouent un drôle de jeu, à bien y regarder (pas celui-ci, en fait). C’est dans celui de Melbourne, en effet, que s’est tenue en janvier 2013 une bien étrange réunion. Une conférence sur la paix qui a faili tourner au punching ball entre participants. Celle de généraux de haut rang chinois, venus faire une conférence à laquelle assistait aussi le japonais Yoshiaki Nakagawa, lieutenant général de l’armée japonaise. Ce dernier s’était fait littéralement oralement agresser par le représentant chinois, le lieutenant-général Ren Haiquan, très agressif en effet ce jour-là. Pas une surprise, en fait. Les chinois agissent toujours ainsi, pour arriver à leurs fins, déclarant par exemple pendant des années qu’un bout d’île est à eux (Diaoyu pour les chinois) et Senkaku (chez les japonais), le martelant, ou menaçant (là cette fois du début d’une troisième guerre mondiale, car le discours d’Haiquan évoquait le début de la seconde). Le Casino Crown de Melbourne servirait-il de lieu d’écoutes discrètes, plusieurs s’en doutent. La revue DSI N°107 d’octobre 2014 de ne laisse pas entendre autre chose, à propos de la technique de « persuasion » chinoise, dans un article sous la plume du connaisseur Romain Mielcareck (page 54), évoquant l’intense guerre psychologique menée par les chinois. Lors de la réunion le colonel Dai Xu de l’aviation chinoise (en pleine modernisation) en avait rajouté une couche ajoutant que « le Vietnam, les Philippines et le Japon n’étaient que les chiens de garde des USA ». Le propos date et surprend, car il rappelle fortement la période tendue de la guerre du Viet-Nam !

Une bien étrange réunion chez Crown

L’empire Crown a deux facettes à vrai dire : un côté « entertainment » (les casinos) et un côté immobilier, celui des complexe de loisirs dotés d’un ensemble hôtelier (on dit « resorts », en anglo-saxon). Son dirigeant, James Douglas Packer (ici à gauche) la troisième fortune australienne, héritier des médias australiens (son grand père Franck, anobli par la reine, avait fondé l’Australian Consolidated Press et Nine Network) lorgne aujourd’hui vers le marché chinois des loisirs, et s’est associé récemment à Greeland, qui comme son nom ne l’indique pas est une société chinoise , pour construire ensemble un gigantesque casino et des appartements à Brisbane. Son concurrent direct Echo Entertainment Group annonçant au même moment une association avec le groupe Chow Tai Fook Enterprises et Far East Consortium (FEC Australia). L’empire Parker est installé aussi à Macao (avec « City of Dreams » et « Altira Macau », et les cubs « Mocha »). En 2002, Packer s’était rapproché de Tom Cruise, et de l’Eglise de Scientologie australienne, pour l’abandonner ensuite. Quels sont les liens exact du groupe avec la CIA, à ce jour, on l’ignore encore. Pour l’instant, il défraie régulièrement la chronique people, plutôt (voire ses ex aussi). Entre son Boeing 737 Business Jet personnel (dont on fait ici la visite), son yacht Z Ellerston (un Mangusta 165 acheté en France 50 millions de dollars) ou son autre yacht fabriqué à partir d’un brise-glace, l’Artic P, l’homme à de quoi sillonner le monde.

Le digne fils de son père ?

Un homme très voyant donc…qui rapelle son père Kerry, en effet. Fils lui-même d’un homme frustre et inculte, devenu magnat de la presse (une sucess story à l’australienne ;, qui s’était terminée dans les griffes de Rupert Murdoch), persuadé qu’on pouvait acheter tout le monde sur terre, capable de saillies odieuses comme celle-ci sur les émeutes raciales aux USA : « l’éditeur était célèbre pour l’utilisation de ses intérêts dans les médias pour diffuser ses idées réactionnaires. « Dans un éditorial infâme du Telegraph, Frank Packer (ici à droite) ruminait sur la violence urbaine 1967 aux États-Unis. « Si à chaque fois que des révolutionnaires noirs décidaient de brûler et tuer, ceux qui maintiennent la loi tuaient 500 Noirs, les noirs pourraient décider de cesser de brûler et de tuer, » avait-il écrit. Kerry fonctionnait de la même façon à vue, comme son père : en octobre 1990, atteint d’une crise cardiaque à l’Australian Open Polo Championship de Sydney, il reste six minutes sans vie mais il est ressuscité par des infirmiers dans l’ambulance , une des rares à disposer à bord d’un défibrillateur. Dans les jours qui suivent, toutes les ambulances de la région reçurent des défibrillateurs semblables, qui devinrent vite des « Packerwhackers » pour les australiens. Une forme d’humanité tardive issue d’un égoïsme fondamental, venant d’un véritable tyran (au travail et domestique,) confronté à un cas auquel il n’avait jamais pensé auparavant. Kerry et sa femme méprisaient également leur propre fils (le fameux James, le futur héritier de l’empire, alors un enfant dyslexique) en l’appelant par exemple “Boofhead” (issu d’une vieille BD pour le père, signifiant attardé) et “Dummy » (crétin) pour la mère…

Un homme impliqué dans un trafic et un blanchiment

L’histoire de la famille relie les points évoqués ici entre eux. Kerry, le père héritier du magnat de la presse australienne, a été un temps suivi de près par le FBI. « Quand on a questionné Packer sur les 225 000 dollars qu’il avait reçu en 1980 de la faillite de l’investisseur du Queensland Brian Ray, qui a ensuite été accusé et acquitté de l’évasion fiscale, le magnat de la presse a déclaré que Ray lui avait prêté de l’argent après une mauvaise journée aux courses. « Je voulais qu’il paie en espèces parce que j’aime les espèces – je dois avoir une mentalité d’écureuil », avait-il dit en parlant du prêt de son partenaire d’affaires occasionnel. Les documents du FBI montrent que la commission royale était également intéressée par une transaction beaucoup plus importante – impliquant plus de 800 000 dollars apparemment envoyés de Hong Kong à la banque centrale nationale de Cleveland, Ohio ». On évoquait alors à demi mot du blanchiment d’argent sale : l’affaire se révélait pouvoir devenir un énorme scandale. Cela n’avait pas plu dans la famille, comme déballage, on s’en doute, même le personnage décrit dans la presse concurrente, fort peu reluisant, avait vu son identité réelle masquée : « Packer avait réservé une de ses colères mémorables pour le chef de la commission royale Frank Costigan (mort en 2005) , car très amer sur la compilation des résumés vagues et ouvertes cas qui lui avaient valu ensuite le surnom « d’écureuil » lorsqu’ils avaient été finalement divulgués à Fairfax. Le journal national The Times avait changé « Squirrel » (l’écureuil) en « Goanna » lors de la publication des événements, qui accusaient le suspect de crimes graves allant de la pornographie au trafic de drogue, et peut-être même à des assassinats. « Le style de vie Goanna est flamboyant et très coûteux », avait conclu le National Times ». La commission avait démontré en prime que le propre frère de Kerry, appelé Clyde, faisait partie du trafic, lui aussi. Les preuves réunies « détaillaient comment Clyde Packer, l’ancien politicien à la tête de NSW News devenu homme d’affaires expatrié, avait attiré l’attention de la Drug Enforcement Agency aux États-Unis, en 1977, lorsque son numéro de téléphone a été lié à une « grande organisation de distribution d’héroïne entre Los Angeles et Detroit ». Au final, ni l’un ni l’autre n’avaient pourtant été inculpés : pourquoi et comment donc la famille Packer avait-elle réussi à passer au travers du filet ? L’un des proches de Clyde, Ian Percival Coote, cité lui aussi dans le réseau par la DEA, avait été retrouvé mort dans d’étranges circonstances : on concluera à un suicide bien pratique. Packer ne sera même pas accusé d’évasion fiscale, aux Etats-Unis ! Un site effectue ici le recensement des côtés sombres de Kerry Packer. Il y a de quoi s’inquiéter en effet, de l’héritage laissé aujourd’hui à son fils… car il n’y pas que les souvenirs des alcoves d’Heidi Feiss de concernés. L’histoire des lingots d’or volés (pour 5,4 millions de dolars) révélée bien plus tard en dit long aussi sur ses méthodes… et ceux de sa propre secrétaire, Pat Wheatley, qui l’avait visiblement trahi. Au décès de cette dernière en 2008, la presse aura une phrase significative : « elle savait beaucoup sur les liens entre politiques et entreprises où des squelettes ont été enterrés, mais elle a gardé le silence ». Surnommée « Miss Moneypenny », elle avait quand même avoué se balader régulièrement avec 100 000 dollars en liquide dans son sac, au cas où… Kerry Packer aurait été inquiété à l’aéroport. Personne ne s’est jamais inquiété des sommes considérables en cash que trimballait partout le magnat australien ! Comprenez alors que de revoir autant de liasses au pays des kangourous ravivait le souvenir de l’ère Packer père !

Les fondements historiques du trafic

Les liens entre l’Australie et la CIA ne datent pas non plus d’hier, en fait. C’est en 1975 qu’on avait pu en voir les effets flagrants, avec le rôle trouble de John Kerr, Le gouverneur général, représentant du chef de l’État australien, la reine Élisabeth II, reine d’Australie ne l’oublions pas. John Kerr, (« sir » Kerr, il a été anobli lui aussi depuis) un pro-américain, un ancien des services spéciaux pendant la seconde guerre mondiale, avait tout d’abord participé à la fondation en 1966 de « Law Asia » (ou « lois d’Asie »), une organisation d’avocats d’Extrême-Orient anticommunistes, qui existe toujours, financés par la nébuleuse « Fondation d’Asie », fondée en 1954. En réalité, cette fondation était en fait l’un des fronts de la CIA les plus importants sur place, avec des bureaux et des représentants dans toutes les grandes capitales de l’Asie. Difficile d’imaginer qu’il n’en reste plus rien depuis. L’idée qui avait été établie à la base, était de servir avant tout à critiquer constamment la Chine, le Vietnam du Nord et la Corée du Nord, via notamment Radio Free Asia. Selon des sources, la CIA dira plus tard de Kerr qu’il « était notre homme » sur place. L’autre aspect de l’action américaine secrète était d’infiltrer les syndicats australiens pour défier tous les jours le parti travailliste alors au pouvoir. Cela jouera un rôle lors de la crise de 1975 où le Premier ministre Gough Whitlam, du Parti travailliste australien, sera révoqué par Kerr en personne après une longue crise politique. Aujourd’hui, c’est l’espionnage sur invitation à des « conférences » dans les casinos Crown qui semble plus efficace…

Des anciens d’Air America devenus banquiers !

Un autre aspect douteux du personnage, encore, étaient ses liens avec la Banque Nugent-Hand de Sydney, que la CIA utilisait pour blanchir de l’argent. Son fondateur n’était autre que Michael John Hand, un ancien pilote de la CIA, un ancien « green beret » qui avait volé avec Air America (on y revient !), le service aérien immortalisé dans le film avec Mel Gibson, fournisseur secret d’armes au Laos et à la Birmanie, avec au retour l’opium du Triangle d’Or pour financer ses activités là-bas. Michael Hand, après Air America, avait fondé sa propre banque avec Bernie Houghton et un avocat australien (on y revient aussi), Francis John Nugan. Et quelle banque ! « La Banque a également participé à des activités telles que ; le trafic de drogue, d’armes internationales, les liens avec le crime organisé (Hand avait enrôlé « Murray » Riley, un ancien policier devenu chef de gang !), dont le rôle était d’activer « le blanchiment d’argent pour le président Suharto, de fournir des services non spécifiés pour des Marcos, d’aider le Shah pour faire sortir l’argent de l’Iran, de canaliser l’argent de la CIA vers des partis politiques pro-américains et des opérations secrètes en Europe (on pense à Gladio), en essayant au passage le chantage sur un ministre de l’Etat australien qui enquêtait sur le crime organisé, d’effectuer le transfert de 2,4 millions de dollars au Parti libéral australien, et encore d’autres services « d’utilité sociale. » Il faut dire que la création même de la banque avait été rocambolesque : « la banque avait été créée avec une prétention frauduleuse de 1 million de dollars en capital : « Avec seulement 80 dollars dans le compte bancaire de l’entreprise et seulement 5 dollars dans le capital versé, Frank Nugan avait signé à sa propre entreprise un chèque personnel de 980 000 dollars pour acheter 490 000 parts de sa société. Il avait ensuite couvert son découvert massif lui-même, en signant un chèque de société pour le même montant « . Cela reposait sur une belle entourloupe ! Elle attirera des investisseurs pourtant, en leur promettant des rendements de 16% minimum (l’argent sale étant lessivé contre une taxe de 22% !). Comme façade sérieuse, la banque recrutera le vice Admiral Earl P. « Buddy » Yates comme président et surtout l’ex-responsable de la CIA, William Colby en personne comme conseiller ! Des précurseurs de Madoff, à coup sûr, tant la cavalerie interne servait à construire un système de type pyramidal, juteux on le sait que pour celui se tenant au sommet de la pyramide !

Une implication indéniable de l’armée US

Dans l’étude de la structure même de la banque Hugan, faite par des journalistes, on découvrait avec surprise l’intense degré d’implication de l’armée américaine et du pouvoir politique américain. L’équipe secrète de Nugan, décrite par le Major Général Secord, lors de son témoignage dans l’affaire des Contras, avait importé pour pas moins de 3 milliards de dollars avant 1976 en provenance de Thaïlande et de Bangkok prioritairement, via ce qui qui restait de la flotte importante des avions d’Air America. Un programme né au Laos en 1969 sous la direction du directeur de la CIA en personne, Theodore Shackley et son adjoint Thomas Cline, Secord étant le coordinateur des vols. L’un des clients de la banque Nugan étant Edwin Wilson, ancien agent de la CIA travaillant pour un programme secret de la Navy appelé « Task Force 157 » en fait le Naval Field Operations Support Group (le NFOSG, qui deviendra CENTRA SPIKE en 1993, et jouera un rôle important pour arrêter Pablo Escobar en Colombie). Une banque dont les liens avec l’armée ou les représentants de la loi US étaient évidents : ses bureaux utilisaient en Thaïlande le même immeuble que le bureau des narcotiques US, la DEA ! Parmi les personnes de haut rang citées comme responsables de l’opération, on trouvait Richard Armitage (ici à gauche), ancien baroudeur devenu l’assistant au secrétaire de la Défense sous Reagan (il sera mêlé plus tard à l’affaire Plame) : il était le « bursar » de l’équipe, autrement dit servait de porteur de valises de l’argent blanchi !!! On le soupçonnera d’avoir fait partie de l’infâmant programme Phoenix (lors de la défaite vietnamienne, il conduira les réfugiés… à Subic Bay !)… D’autres militaires ou anciens militaires complétaient le tableau : à la tête de la banque, lors de son effondrement, on trouvait ainsi le vice-amiral Earl F.Yates, qui avait été commandant du porte-avions John F.Kennedy. A la tête de la branche Philippines, on trouvait le général trois étoiles LeRoy Manor, et l’ancien Assistant Army Chief of Staff pour le Pacifique, le général Edwin Black. Complétait l’équipe l’ancien responsable de l’American Legion, Walter Mc Donald. L’ancien directeur de la CIA, William Colby étant « conseiller » de la banque. Un adjoint de Wislon, Frank Terpiil, avouera que le réseau existait depuis 1960, et qu’il avait comme point de départ… Miami, en Floride nous apprend le magazine « Agenda » d’octobre 1987, sous la signature de Henry E.Hardy (voir document PDF à la fin de cet article). En photo, Paul Helliwell de l’OSS, ancêtre de la CIA, celui qui avait financé l’armée de Chaing Kai-shek rencontrant Michael Hand et Frank Nugan. Heliwell avait financé en 1960 JM/WAVE, l’organisation derrière l’invasion de la Baie des Cochons. Au décès de JFK, il avait fondé aux Bahamas la « Mercantile Bankand Trust Company, » puis la « Castle Bank and Trust Company », les deux paravents bancaires de la CIA. Une enquête de Internal Revenue Service en 1973 l’avait obligé à les fermer, laissant le champ libre à Nugan.

Jusqu’aux Bermudes…

L’incroyable banque australienne était en effet liée à la Castle Bank & Trust des Bahamas, créée en 1960 par 1960s by Paul Helliwell, un ancien de l’Office of Strategic Services, donc, (le précurseur de la CIA !), qui avait jadis beaucoup aidé Chaing Kai-shek et Taïwan, en lui fournissant des armes en échange de l’héroïne (déjà ?) dans les avions du CAT, futur Air America, dont l’écroulement rapide en 1997 montrera les liens avec la CIA (un autre scandale, dans lequel par exemple John Fogerty et Creedence Clearwater Revival perdront un max d’argent (?). Helliwell avait aussi créé auparavant « Intercontinental Holding », une compagnie installée dans les îles Caïman, qui possédait de fait le fameux LearJet utilisé par Barry Seal pour transporter la coke, quand il ne volait pas avec son C-123 ; tout un petit monde alliant argent et coke voire héroïne venant d’Asie. Hand et Nugan iront même entre temps jusqu’à « importer » ce qui restait de l’armée Mhong de la Thailande pour l’installer dans les îles Turk and Caicos, en face même de Cuba, au cas où une autre invasion aurait été mise sur les rails par un président US plus belliqueux. Le suicide (douteux !) de Nugan (il sera retrouvé le 27 janvier 1980 dans sa Mercedes avec une balle de gros calibre dans la tête, à Lithgow, dans le New South Wales, un peu comme… Seal (abattu à la Nouvelle-Orleans le 19 février 1986) mettra à jour toutes ses opérations, obligeant son collègue Hand à se réfugier aux îles Fidji sous un faux nom, avant de rejoindre Vancouver, au Canada, et de disparaître sans laisser de traces dans New York même. On le cherche toujours. Sans oublier, à cet étrange affaire, peut-on ajouter aussi, le rôle de lobby militaire pour faire accepter aux australiens les fameux F-111, si décriés, après leur échec patent au Viet-Nam, pourtant. L’avion controversé tiendra 40 ans, pourtant, en Australie. On enterrera les derniers lors de leur retrait définitif…

Ecouler les surplus afghans et laver les billets

Alors d’où pouvait provenir ce trafic ? Avec la Thaïlande, pays dont la production s’est effondrée et à la législation féroce contre les trafiquants, c’est difficile à imaginer (la production afghane et thaïlandaise jouent les vases communiquants comme le dit Koutouzi dans son ouvrage : quand l’une est haute, l’autre descend. En ce moment, l’Afghanistan produit 90% de l’opium mondial et la Thaïlande plus que 10%. En revanche, le marché afghan pléthorique depuis la présence américaine (encore un autre hasard ?) est à écouler, et l’Australie est une des pistes possible comme consommatrice fort demandeuse. Et là, on retombe sur un autre problème connu : la circulation et le trafic d’opium au sein même de l’armée US, chose dont on peut apercevoir l’ampleur lors de faits divers sagement rangés dans la catégorie des événements à ne pas suivre, chez les journalistes. Ainsi pour la mort d’une gestionnaire de base militaire, retrouvée morte et un peu vote déclarée « suicidée » (une de plus ?). « Comme indiqué dans un précédent post, Ciara Durkin était un agent financier faisant partie base aérienne de Bagram en Afghanistan. Il n’y a pas longtemps, elle est morte mystérieusement. Avant son assassinat apparent, elle avait dit à sa sœur : « J’ai découvert certaines choses qui ne me plaisent pas et je me suis fait des ennemis à cause de cela. » Un autre soldat a dit à la famille que la drogue étaient endémique à Bagram, et qu’elle-même avait consommé de la drogue là-bas. Selon le soldat Santiago, elle avait vu les ventes de drogue qui se déroulaient dans une salle à la base, avec de grandes quantités d’argent comptant sur ​​une table. Le soldat a dit qu’elle croyait qu’elle a dû voir quelque chose qu’elle n’a pas approuvé, et elle l’a payé de sa vie .. Comme le chroniqueur de Kos, MichiganGirl, nous le rappelle, Seymour Hersh a fait un important exposé sur le commerce de ladrogue à Bagram .. (*)  » Même chose pour le sergent Juan Torres, retrouvé mort de la même façon.

Il y a un lien, à l’évidence, entre ce petit avion surgit du fond de l’histoire et les méthodes de la CIA. Rien n’a changé depuis plus de quarante ans. Le trafic de drogue est toujours une composante essentielle de l’agence américaine. Et c’est un petit bimoteur perdu en Australie qui vient de nous le rappeler.

(*) extrait : .. »La facile disponibilité de l’héroïne [en Afghanistan] représente également une menace pour le bien-être des troupes américaines. Depuis l’automne 2002, l’armée et un certain nombre de retraités fonctionnaires de la CIA me l’ont dit à propos de l’augmentation des rapports de consommation d’héroïne par des militaires américains en Afghanistan, dont beaucoup ont été là pendant des mois, avec peu de distractions. Un ancien officier de renseignement de haut niveau m’a dit que le problème ne venait pas des forces spéciales ou des unités de l’armée de combat qui étaient actifs dans le domaine, mais « des gars de la logistique » -les conducteurs de camion et les travailleurs de l’avitaillement et de maintenance qui sont en poste sur la grande base de Bagram, près de Kaboul. Cependant, je suis aussi dit qu’il y avait des préoccupations au sujet de l’héroïne dans les Marines. Les GI affectés à Bagram sont nominalement confinés à la base, pour des raisons de sécurité, mais les drogues, l’ancien officier de renseignement m’a dit, ont été fournies aux utilisateurs par des afghans locaux embauchés pour gérer les travaux subalternes. La haute direction du Pentagone a une « attitude tête-dans-le-sable », dit-il. « Il n’y a pas de désir de l’exposer et d’obtenir l’application en cause. Putain, ce que c’est difficile ! « , a-t-il ajouté, en parlant de l’héroïne. Le Pentagone, a qui j’ai demandé des précisions, a nié qu’il était préoccupé par l’usage de drogues à Bagram, mais a ensuite reconnu que « des procédures disciplinaires ont été engagées contre certains militaires américains en Afghanistan pour l’utilisation présumée de drogue. » Interrogé séparément sur les allégations contre les marines, le Pentagone a déclaré que certains Marines avaient été relevés de l’Afghanistan pour faire face à une procédure disciplinaire, mais a aussi blâmé plutôt l’alcool et de la marijuana plutôt que l’héroïne … »

-Le dossier des C-130 détournés :

http://www.fromthewilderness.com/fr…

-sur le cas de la famille Packer

livre référence : Paul Barry, The Rise and Rise of Kerry Packer (Sydney, Bantam, 1993)

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Ex-Cartel Figure Sentenced To 20 Years In Prison

SUITE – Coke en stock (LXXII) : quand Paris Hilton sert de paravent ( Part 2)

 

SUITE DE Coke en stock (LXXI) : quand Paris Hilton sert de paravent (Part 1).

Coke en stock (LXXII) : quand Paris Hilton sert de paravent ( Part 2)

Hier nous avons vu le cas de cet avion contenant 400 kgs de cocaïne et 2 millions de dollars de cash maladroitement attribués par la presse locale à la famille Hilton. Depuis, on s’est aperçu de la méprise : c’est sur une des propriétés de la famille Hylton, du nom d’un américain venu de Virginie dans les années 50, pour coloniser le Costa Rica, que le petit Cessna s’était posé. Sur une des pistes des avions d’épandage d’engrais ou de pesticides, une pratique courante là-bas. Des pistes qui ne datent pas d’aujourd’hui, en fait : il y a trente ans, d’autres en avaient inauguré l’usage intensif. Un usage qui ne semble pas beaucoup avoir changé… au final.

Détecter l’endroit de la saisie record

La simple observation des faits montre déjà des disparités avec la thèse évoquée, et révèle surtout l’usage de pistes qui ne datent pas d’hier. Car le bout de toute bitumée utilisé en septembre dernier par les trafiquants à au moins trois reprises selon la police est un endroit connu. Localisons-le, tout d’abord, sur Google Earth.

La piste est l’une des quatre utilisées par la société d’épandage aérien (« fumigation ») effectués en Air Tractor 502B, l’appareil sagement rangé devant son hangar visible sur Google Earth. Le bout de route bitumé faisant office de piste d’atterrissage appartient bien au ranch Horizonte de Hylton. On retrouve en effet l’extrait de l’acte de propriété de la famille Hylton, montrant sa part du cadastre, retrouvé dans le mémoire sur le développement agricole de la propriété préconisant l’usage d’avions d’épandage. La localité la plus proche est Bebedero (qui signifie aussi « abreuvoir » ou « fontaine »), une ville minuscule (en 2011, on y recensait 1924 habitants seulement). La piste s’appelle Las Piedras, étant contigüe au Rio Pedras. Pour les intéressés, c’est au 10°21’18 N, et 85° 12’17 » O sur Google Earth.

Epandage à gogo et acrobaties aériennes

L’avion d’épandage visible à ses côtés est immatriculé TI-AVW, c’est un des 19 appareils de la société « El Colono Agropecuario », dont les pilotes semblent assez casse-cous, (ici un atterrissage sur une piste à peine bitumée) même si la firme prétend le contraire : le 21 juin 2011, en effet, lors d’un épandage aérien à Cariari de Pococi, près le Limon, deux appareils venus de leur base de Ticaban, le TI-BBZ et le TI-BCB se sont heurtés en vol, tuant leurs deux pilotes Fernando Salazar Aguilar, 43 ans, et Ricardo Joaquin Venegas Espinoza, 45 ans. Pour vérifier si les pilotes de Colono Agropecuario sont des casse-cous (ici le capitaine Montes De Oca aux commandes à Ticaban, plus aussi ici, et ici le capitaine Ricardo Vargas, sur du Chicago comme musique !) ou non, il suffit de les regarder voler, comme ici en meeting sur leur base de Ticaban… L’avion en pleine démonstration acrobatique dans cette vidéo étant le TI-BER, qui prend bien des risques, à vrai dire (son roulage queue bien levée avant redécollage en « touch and go » étant assez adroit à vrai dire !). A Ticaban, près de Guapiles, à côté de l’ancienne bananeraie vendue en 2001, ce sont près de dix avions AT-502S et AT-504 qui sont basés, arrosant « 20 000 hectares chaque semaine » de bananeraies, soit environ 130 hectares par heure, informe la société. La firme en compte 14 d’Air Tractor, auxquels elle a jouté 5 Cessna 188 AG-Cat Wagon (à turbine), un autre Tractor ayant reçu une « Walter » (une conversion à turbine) et 4 appareils une autre turbine, une Garrett TPE 331. La sociéte possède aussi deux hélicoptères, un Bell 206 et un « Llama », autrement dit une bonne vieille Alouette française. L’édition de novembre dernier du magazine spécialisé AgAir évoque les 19 appareils de l’entreprise. Tous achetés depuis 2006 au Texas (au rythme de 2 supplémentaires par an), à Rosenberg, chez Pat Kornegay de Lane Aviation. Autrement dit si les trafiquants cherchent des pilotes pour leurs atterrissages nocturnes sur les pistes de fortune des avions épandeurs, ils savent où les trouver…

Des pistes partout

Le problème étant l’usage de cette piste privée, à la fois par les avions d’El Colono Agropecuario et par les trafiquants. Car d’autres pistes étaient utilisables, dans la région (à gauche la piste « touristique » de Quepos). A quelques kilomètres de là, on en trouve deux, par exemple. Situées à moins de 10 km de Canas. Et même une troisième, près de l’énorme zone de stockage en silos de Pelon de la Bajura, sur laquelle on distingue un autre « crop duster » biplan. Pas loin vers l’ouest on a l’hacienda Tamarindo, par exemple, encore, avec elle aussi sa piste clandestine. Même topo à Filadefia, à quelques kilomètres à l’ouest, et à Palmira, une piste utlisée par les avions de touristes, à peine à 6 km au nord. Palmira étant surtout à moins de 6 km également de l’aéroport de Daniel Oduber Quirós International, où l’on peut voir stationné un Lockheed Orion des US Customs & Border Protection, un avion de surveillance radar, on le sait ; photographié aussi par un spotter le 24 août 2013 (le 13 août 2004 il avait été photographié à Puerto Rico dans son ancienne livrée). Pas n’importe quel avion pour tout dire : c’est un modèle P-3LRT (Long Range Tracker) immaticulé N769SK, venu de sa base de Patrick AFB. Surnommé « Slicks » s il n’a pas de rotodome d’antennes AEW, mais une tourelle de capteurs optiques au-dessus des fenêtres du poste de pilotage et un grand radar de poursuite sous la partie avant du fuselage. Or ce type d’avion est caractéristique d’une recherche de trafiquants de drogue, justement, comme le précise ici C-NET. Un article laissant entendre que la chasse aux « smugglers » est un réel plaisir chez les pilotes : »assis à son poste de travail à bord du P-3 Orion, vêtu comme ses collègues dans une combinaison de vol ornée avec des badges de l’agence CBP, il est clair que Mason aime son travail, celui de chasser les méchants toute la journée, que ce soit en vol à l’extérieur ou dans son bureau dans le bâtiment CBP à Corpus Christi, ou sur des missions de huit jours au Panama ou au Costa Rica. « c’est sympa de sortir et de partir à la chasse », a déclaré Mason. « Nous en rions, que nous sommes inaptes à un autre travail. Nous avons tellement de plaisir que nous ne pouvons obtenir un emploi ailleurs. » Une rapide vérification sur Google Earth nous montre que les avions de surveillance Orion, de type différents, sont bien des habitués de l’aéroport de Daniel Oduber Quirós :

Un pays surveillé de près, pourtant

Des avions américains spécialisés détecteurs d’appareils de transport de drogues survolent régulièrement le Costa Rica, et ils seraient incapable de voir des appareils situés parfois à moins de 10 km de leur base temporaire ? Voilà qui est bien surprenant ! En fait, à l’examen, on constate que tout le pays est truffé de pistes privées, la majeure partie servant en effet à accueillr des « crop-dusters ». Là-bas, chaque grande propriété à soit son avion épandeur personnel soit une piste pour accueillir ceux d’El Colono Agropecuario. Des pistes qui ne sont pas récentes : elles existent depuis une trentaine d’années. La plupart ayant été défrichées il y a une trentaine d’années dans la jungle par la CIA…

De vieux souvenirs qui remontent à la surface

Ça n’avait donc rien à voir avec la famille de Paris Hilton, mais bien davantage avec un autre lourd héritage venu des USA. Car toutes ces fameuses haciendas créées dans les années cinquante ne servaient pas qu’à l’élevage. Sur leurs immenses champs, des pistes d’atterrissages de fortune avaient été installées, fort discrètement. A quelques km de la propriété de Hylton, à El Pelon de la Bajura, en 1982, il y avait une piste de ce genre. Même chose dans la propriété de la famille de Luis Morice à La Cruz, en 1982. Car ces hanciendas ne servaient pas qu’à élever du bétail en effet ; des militaires s’y entraînaient. Et pas n’importe lesquels. Des américains, ou plutôt des nicaraguéens, entraînés et encadrés par des militaires US. « De toute évidence, il est difficile d’établir l’objectif ultime derrière les opérations de Hylton au Costa Rica. Un employé de base travaillant plus pour Skyline Ranch, avait spéculé que le virginien pourrait avoir un lien avec la campagne des Etats-Unis contre le Nicaragua. « Il est arrivé ici juste après que les sandinistes aient repris Nicaragua. Ne dites pas que je l’ai dit. Je pourrais avoir un tas d’ennuis. » En mai 1989, Virginie Hylton Enterprises, Inc., a déplacé ses sites vers d’autres frontière du Costa Rica, avec acquisition de 6 ou 9 hectares de montagne. Dans la jungle, juste en butée de la zone tampon de deux kilomètres de large le long de la frontière panaméenne inaliénable… L’invasion américaine du Panama a eu lieu sept mois plus tard… » annonçait avec précision dès 1992 le spécialiste agraire Marc Edelman dans son indispendable « The Logic of the Latifundio : The Large Estates of Northwestern Costa Rica Since the Late Nineteenth Century » … Hylton, discrètement, travaillait donc à la mainmise de l’Amérique du Sud par les USA. Et pour la CIA, donc ! C’est bien sa société Hylton Enterprises Virginia, Inc qui avait acheté les terrains à la frontière du Panama (à droite l’invasion). Les américains ne supportaient pas l’extension des idées communistes en Amérique du Sud, et Noriega, appointé à la CIA, était leur allié privilégié (en 1981, la mort de Torrijos dans un accident d’avion lui ouvre les portes du pouvoir). On aurait pu s’en douter : en 1953, quand Che Guevara arrive fin décembre 1953 au Guatemala, le président de gauche Jacobo Arbenz Guzmán, tente alors une réforme agraire qui tente de s’attaquer au système de latifundia installé et dominé par les États-Unis. Arbenz sera balayé en 1954 par la CIA, grâce l’opération PB Success. Les bananiers américains n’avaient pas apprécié de se voir bientôt dépossédés par une réforme agraire annoncée. Hylton, le très discret… et son nom, qui ne devait pas être associé à la CIA. On commence à comprendre pourquoi on a autant cherché à le masquer, ces dernières semaines… en mettant autant en avant Paris Hitlton et ses frasques légendaires !

Un drôle de ranch

Parmi les avions de passage dans la région, on retrouvait celui d’un nom connu. Celui de John Hull. « Au début des années 1980, Cecil Hylton le millionnaire de Virgine partisan de élevage extensif et détenteur d’exploitations de riz à Guanacaste, a permis au moins un de ceux-ci, via son Hacienda El Hacha, à des fins de formation et d’approvisionnement de troupes de contras. En 1984, Hylton a donné 17 propriétés à proximité de la frontière avec le Nicaragua au ministère des Assemblées de Dieu du télévangéliste américain Jimmy Swaggart, et un partisan des contras ; en 1982, un autre collaborateur « gringo » fut le colonel Joseph Yurko, un officier de l’armée à la retraite possédant une ferme sur la frontière avec le Nicaragua et une maison à Washington qui a aidé l’ARDE (les antisandinistes) au nom du Pentagone, selon plusieurs sources. Plus encore, sur le port de la côte atlantique de Limon, un autre américain, Eugene Strickland, un capitaine de remorqueur qui a fréquemment rencontré Hull a travaillé étroitement avec Hull avec les contras indiens du Miskito. Près de la frontière avec le Panama il y avait aussi un drôle d’allemand du nom de Manfred Hoffman, qui avait des liens étroits avec le Southern Command ». Le journaliste Gary Webb lui aussi avait dénoncé le rôle de la CIA et ses liens avec Noriega : il en est mort. Le trafic de cocaïne de la CIA devait demeurer un secret inavouable. Problème, aujourd’hui ; si Hull avait été accusé au Costa Rica, c’est à la suite du volumineux rapport de 1200 pages signé par … John Kerry(Drugs, Law Enforcement and Foreign Policy – April 1989). Or aujourd’hui, Kerry est au gouvernement de Barrack Obama, mais semble avoir oublié aujourd’hui le contenu de son propre rapport d’antan.

Des allées et venues régulières

Des voisins avaient vu les nombreuses allées et venues au ranch principale de Hull à une demi-heure au nord de Ciudad Quesada, au point d’appeler le coin « Grand Central Station. »Des véhicules connus pour appartenir aux contras, camions bâchés censés transporter des armes, et les taxis remplis d’un assortiment de gringos des mercenaires muclés, de, sudistes ventrus et des bureaucrates guindés de Washington passaient ou sortaienr de la porte de Hull à toutes les heures du jour et la nuit. Hull habituellement, présentait ces visiteurs américains comme des investisseurs potentiels dans son projet d’agrumes, mais ils se sont souvent avéré être une partie de l’aide privée au réseau des Contras. C’est dans le ranch de Hull qu’avait été élaboré un attentat sophistiqué contre un leader sandiniste (qui en avait réchappé). J’en avais parlé ici-même : « Hull, impliqué dans l’attentat dit de la Penca du 30 mai 1984, dont l’histoire devrait davantage retenir le procédé imaginé, car il rappelle une autre élimination que l’on peut tout autant attribuer à la CIA et non à de simples islamistes téléguidés venus de…. Belgique : « la bombe est supposée avoir été cachée dans une caisse d’appareil de caméra en d’aluminium et déposée par un individu portant un passeport danois volé. Selon des témoins, le plastiqueur avait utilisé le nom d’Anker Hansen et avait prétendu qu’il était un photographe danois. Ensuite, un des survivants a fait des remarques comme quoi ils avaient trouvé étrange qu’ « Hansen » avait gardé jalousement « l’équipement d’appareil de sa caméra », enveloppant la boîte peu maniable d’aluminium dans du plastique. « Hansen » est supposé avoir déposé lla caisse de caméra contenant la bombe au-dessous de la table. La séquence du déroulement a montré plus tard que le plastiqueur soupçonné avait fait signe pour indiquer une défaillance d’équipement comme prétexte pour quitter la pièce. Le plastiqueur est soupçonné pour avoir faire exploser la bombe d’avoir utilisé à distance un signal radio comme détonateur. » Si on regarde de près la tentative d’assassinat, on découvre en effet un schéma très proche de celui de celui du commandant Massoud,17 ans plus tard. La CIA, invariablement, récite les mêmes recettes, parfois empruntées directement â l’histoire (en l’occurrence aussi ici l’attentat contre Hitler !). Massoud, tué le 9 septembre 2001, deux jours avant l’attentat contre les tours du World Trade Center à New York et l’attaque contre le Pentagone »…

Pourquoi on ne peut en parler

Un des pilotes maintient l’idée que Hull (ici à gauche) ne trafiquait pas de cocaïne : « pour une raison quelconque, Hull était devenu un outil de la CIA et faisait ce qu’on lui disait de faire. Les vols d’avions contenant de la drogue (par opposition à d’autres impliquant des munitions et des fournitures) étaient généralement censée éviter les pistes d’atterrissage sur la propriété de Hull. Mais quand l’un des pilotes de Noriega (Teofilo Watson), a débarqué à tort sur l’une des pistes de Hull, et perdu pour 1200 dollars de la cocaïne, le cartel de Medellin a cru que Hull l’avait volé et a monté une expédition contre lui en kidnappant sa fille. Ils ne l’ont ibérée que lorsqu’il est devenu clair que Hull n’avait pas été impliqué ». Ce qui n’est pas l’avis de tout le monde, tant CIA et cocaïne ne faisaient qu’un : l’exploitation du trafic de cocaïne de la CIA était aussi une arme, en effet, car elle était rejetée sur les seuls sandinistes. « La présence des envoyés de Hoffman est venue en lumière après septembre 1985, lors de l’assassinat au Panama du Dr Hugo Spadafora un commandant contra. À la demande du chef de station de la CIA Joe Fernandez, Hoffman a fabriqué une fausse histoire transparente et l’a propagée pour blâmer l’assassiner les salvadoriens de gauche ». Aurait-on utilisé la même méthode récemment, pour masquer le nom de Hylton ? Hull, en tout cas, faisait aussi dans la coke : « Avec certains de ces autres amis étrangers, Hull s’était profondément impliqué dans deux des « projets » les mieux gardés de la guerre des contras : les actions terroristes destinées rendre les sandinistes responsables du trafic de drogue. Combien Hull a reçu pour les services est inconnu. Il a admis avoir reçu 800 dollars par mois à partir de la CIA et cinq gardes du corps du personnel, et il a affirmé aux deux mercenaires Peter Glibbery et Steven Can que son « ami » au Conseil national de sécurité (Nord) déposait 10 000 dollars par mois sur son compte dans sa banque de Miami… » Parmi les organisateurs du trafic, figurait l’incroyable Carlos Lehder, grand admirateur d’Hitler. Ce dernier dénoncera Hull devant les caméras de Diane Sawyer d’ABC en 1990. On retrouvera un bon nombre des avions de la CIA au fond des eaux, aux alentours de l’île de Lehder : s’y poser n’était en effet pas si facile que ça pour les gros C-46 ne portant aucune indication apparente sur leur fuselage, ou déguisés en compagnie aérienne de tourisme. J’ai rappelé cette histoire ici-même.

Hull risquait gros

Retournement de situation, début 1989, avec l’inculpation au Costa Rica de Hull pour trafic de drogue, de contrebande d’armes et d’autres crimes. Comment Hull s’en était-il sorti ? Très simplement : en juillet 1989, il avait sauté dans un petit avion, en partance pour Haïti et ensuite vers les États-Unis. C’était tout bonnement dans un des avions de la DEA (la lutte anti-drogue US !), en prime, démontrant toute la connivence entre l’anti-drogue US et les fournisseurs colombiens de cocaïne ! Plus tard, Hull a été ravi d’apprendre qu’un de ses amis conservateurs, Roberto Calderon, avait remporté la présidence du Costa Rica. Le 10 octobre 1990, l’ambassade de Calderon informait en effet les USA quil ne demanderait pas l’extradition… La demande d’extradition du Costa Rica de Hull venait en effet d’être bloquée par le président George H. W. Bush… sans que cela ne surprenne personne. Aux Etats-Unis, où il n’avait plus l’autorisation de prendre son avion personnel, il publiera un livre (où on le voyait posant devant son Cessna personnel) disant que tout ce qu’on avait dit de lui était de la « propagande communiste »…

Les pistes clandestines de la CIA

Trente ans après, l’attentat de la Penca avait pourtant laissé des stigmates. Sur place, lors de l’enquête qui avait suivi, on avait pu voir l’un des pistes clandestines utilisées par la CIA : celle située dans le Guanacaste. Un des pilotes de l’époque, Robert “Tosh” Plumlee, s’était rappelé sa position exacte : « Santa Elena avait été sur une route de la drogue depuis longtemps, que nous utilisions pour aider à armer le front sud « , a déclaré Plumlee à Tico Times : « D’une certaine manière, Oliver North est tombé avec le propriétaire de l’immeuble, la Société de développement de Santa Helena représentée par le natif du Caroline du Nord, Joe Hamilton. North avait pris une hypothèque 5 millions de dollars la propriété pour un but inconnu. L’ancien président du Costa Rica Luis Alberto Monge avait donné sa bénédiction pour créer une base aérienne à grande échelle à Potrero Grande, en faisant valoir qu’elle serait nécessaire que si les sandinistes attaquaient le Costa Rica. Après avoir quitté le bureau, Monge avait dit au Tico Times, qu’il assumait que les hommes étaient des fonctionnaires US. Il l’avait vraiment accepté. Une société panaméenne fantôme, Udall Ressources, Mise en place par l’ancien général américain Richard Secord et « possédée » par « Robert Olmstead » – le pseudonyme de William Haskell, un comptable du Maryland et un vieux copain de Nord Vietnam – avait été engagée pour prolonger la piste d’atterrissage en 1984, pour lui permettre d’accueillir de grands avions de transport C-130″ (…) Plumlee se souvient : « je me suis envolé pour la piste d’atterrissage de Nord Potrero Grande surnommé « West Point », début 1983, dans un avion de transport C-123 avion plus petit. Plumlee estime avoir embarqué jusqu’à 30 000 kilogrammes de cocaïne de Medellin et Bogota, en Colombie, vers Potrero Grande ».

Lignes de coke

Le flot était énorme en effet, et a eu des conséquences inattendues, contenues dans une anecdote assez croquignolesque : « d’octobre 1984 à la fin de 1985, une organisation internationale de trafiquants de drogue fonctionnait dans notre pays, dirigée par le panaméen, Floyd Carlton Caceres, responsable d’au moins 10 livraisons de cocaïne, totalisant environ 5 000 kilos. On estime que 10% des drogues expédiées dans le pays allaient aux locaux comme paiement pour leur aide dans le ravitaillement, le stockage, et fournissant du matériel pour les trafiquants. Il ya une histoire qui traîne qui raconte qu’un groupe local de jeunes avait aidé à l’approvisionnement d’un pilote qui avait atterri à Tamarindo. Alors que l’avion se préparait à monter sur la piste, un gros paquet de poudre blanche avait été expulsé de l’avion, soit par accident ou à titre de paiement pour l’aide des enfants. Les enfants ont pensé qu’il s’agissait d’un paquet de sucre, mais la poudre était amère au goût et ils ont pris le paquet pour voir si quelqu’un à Villarreal savait quoi faire avec elle. L’histoire raconte que toutes les personnes consultées ignorait réellement ce que c’était. Leur meilleure hypothèse était qu’il s’agissait d’un gros paquet de chaux, et la cocaïne a donc servi à tracer à les lignes du terrain de football, dans le centre de Villareal…. » On peut y croire ou pas, avouez que l’anecdote est savoureuse.

La preuve par le restaurant

De gros avions porteurs de cocaïne colombienne pilotés par des gens de la CIA au Costa Rica ? Pour ceux qui en doutent, il y a aujourd’hui… un restaurant, pour le prouver. Un drôle de restaurant, appelé « El Avion », puisqu’il est installé sous les ailes d’un C-123… L’un de ceux, justement, que pilotait Plumlee : « notre Fairchild C-123 est une partie de l’un des plus grands scandales des années 1980. L’administration Reagan avait mis en place un réseau bizarre de ventes d’armes à l’Iran visant à gagner la libération de otages américains détenus au Liban et d’amasser des fonds pour financer les nicaraguayens, la guérilla des combattants de la contre-révolutionnaires, communément appelés les « Contras ». En gonflant artificiellement les prix des armes, l’officier de la NSA Oliver North,avait récolté des bénéfices qui pourraient être détournés pour financer les contre-révolutionnaires opposés au gouvernement sandiniste allié des cubains. Sur les 16 millions de dollars amassés, seulement 3,800,000 ont financé les Contras. Avec l’aide de la CIA, ils ont acheté plusieurs choses, notamment deux avions C-123 neufs, deux C-7 Maule (avion STOL fort performant), des pièces de rechange et de munitions. Ils ont aussi construit une piste d’atterrissage secrète sur un ranch américain de 30 000 acres situé au nord-ouest du Costa Rica. Le 5 octobre 1986 US le frère jumeau de « El Avion », un autre Fairchild C-123 a été abattu au-dessus Nicaragua. Un membre de l’équipage, agent de la CIA Eugene Hasenfus, avait résussi à sauter et avait été capturé par l’armée sandiniste (trois autres membres de la CIA avaient été tués lors du crash : Richard Spicer, Scott J. Van Lieshout et Curtis R. Wood). Conduit hors de la jungle à la pointe du fusil (l’image, terrible pour Reagan, est restée célèbre !), l’existence de Hasenfus révélé en septembre a provoqué un incroyable mouvement en chaîne de dissimulations et de mensonges qui est devenu un des plus grands scandales de l’histoire politique américaine connue comme l’affaire Iran-Contra. En conséquence de cette révélation sur les sandinistes les opérations ont été suspendues et l’un des C-123 a été abandonné à l’aéroport international de San Jose. En Août 2000, nous avons acheté le Fairchild abandonné et sommes allés chercher les pièces de la relique Iran-Contra à Quepos. Le fuselage a été expédié par voie maritime, parce qu’il était 10 pouces trop large pour les vétustes ponts de chemin de fer Chiquita Banana ! Après le transport des sept morceaux à travers de la colline de Manuel Antonio, le C-123 a finalement trouvé son lieu actuel de repos à flanc de falaise. Maintenant, notre C-123 a été retiré des efforts devenus moins risqués en devenant un restaurant, un bar et une relique de la guerre froide durable »… raconte le patron du restaurant L’avion du Southern Air Transport avait été rebaptisé auparavant « Ollie’s Folly », en référence à Oliver North. Depuis son retour, on lui a construit un toit pour le protéger des intempéries.

Les mêmes pistes… et les mêmes trafiquants ?

Pour faire voler les C-123 de Colombie aux USA, il fallait des terrains d’atterrissage clandestins au Costa Rica. « Les avions devraient faire le plein au Costa Rica sur les pistes d’atterrissage à Tamarindo, Sardinal, Las Loras, Llano Grande, Ciruelas, et Coyolar. La sécurité des sites de la route du Costa Rica était fournie par le colonel Edwin Rodriguez, l’ancien chef du ministère de la garde rurale à Guanacaste. (le Costa Rica n’a pas d’armée actuelle.) Pendant ce temps, les Etats-Unis avaient obtenu la coopération du Costa Rica d’autoriser les vols « pour aider les Contras » avec des promesses d’aide et de protection, en cas d’invasion militaire de du Costa Rica par les sandinistes ». Or toutes ces pistes, quand elles ne sont pas devenues aéroport de fortune pour les petits avions de tourisme sont restées celles des trafiquants de cocaïne. Les mêmes sites sont à nouveau cités, plus de trente ans après. Toujours entretenues, alors que les cartels de drogue, entre temps, n’ont cessé de changer ! Aujourd’hui, au Costa Rica seul, on en dénombre près de 90 !!! « Qui surveille les 90 aérodromes privés qui dans le pays— utilisés par des avions d’épandage ou transportant des touristes à des lieux de vacances, de loisirs et, parfois, ou comme points d’atterrissage d’urgence d’accueil – pour assurer qu’ils ne sont pas utilisés pour des activités illégales ? Selon le Bureau de l’Aviation Civile, personne – pas un seul policier ou un agent de sécurité. Ces champs vont d’une bande de gravier à une bande d’asphalte lisse ou de béton, habituellement sans bâtiments voisins. Ils invitent à tout faire, de la contrebande d’armes au trafic de stupéfiants » dénonce tardivement iNews.co. » Près de 100 points de chute sont donc disponibles aux trafics de toutes sortes dans le pays !!! Avouez qu’on le fait exprès, dans ce pays ne disposant pas d’armée (ici un atterrrissage à Tamarindo, sur une des pistes citées par Plumlee, et ici sur la côte à Carate, l’un des plus « sportifs » étant à Sirena, en venant de l’intérieur du pays avec ici une autre tentative : c’est chaud !). Sans parler du temps local… et ses dangers.

Un constat plus qu’alarmant :

Le journal continuant sur sa lancée pour faire le lien avec la situation actuelle : « Même pas non plus au moment de leur construction la police n’a jamais enquêté sur leurs propriétaires. L’inspection du site est limitée à assurer que la surface est sûre et qu’il n’y a pas d’obstacles dans la trajectoire de vol, comme des arbres ou des monticules. En outre, ils sont simplement tenus de disposer d’indicateurs de direction du vent, : comme une grande toile de manche à air sur un poteau. Dans un cahier, les fonctionnaires de l’aviation civile obligent à tenir un journal de vols entrant et sortant – mais ils ne font jamais l’inspection de ces registres douteux de mouvements. Marietta Agneau est propriétaire d’une bande de terre depuis 25 ans à Flag Beach, à Parrita, mais le journal La Nacion dirt qu’on ne lui a jamais demandé une seule fois de montrer son carnet de vol. La demande de permis de construire une piste d’atterrissage est simplissime. Il faut la déposer, tout simplement, selon Roy Solis de l’aviation civile. Solis dit que là-bas, c’est un droit. La loi dit que les bandes d’atterrissage privées ne peuvent pas dépasser 1 000 mètres, mais cela ne présente aucune difficulté pour les petits avions privés qui peuvent atterrir et décoller à partir d’une fraction seulement de cet longueur La législation précise également qu’en propriété privée, les pistes doivent être ouvertes à l’inspection périodique, ce qui n’arrive jamais. Mais quand cela arrive, souvent, ont trouve une surprise, : comme la découverte le 21 août d’un avion transportant près de 400 kilos de cocaïne à Cañas. Puis il y a eu le cas en décembre quand la police a confisqué la une tonne de drogue sur la piste d’atterrissage de La Pandora dans la province de Limon (dans le Beechcraft King Air F90 immatriculé TG-HOS ici à gauche, d’une valeur de 1,2 million de dollars). » Oldemar Madrigal de la section de surveillance aérienne dit que de surveiller toutes ces pistes 24 heures sur 24 nécessiterait 500 policiers – « et nous les avons pas ». Vous vous souvenez, au cours de la guerre civile au Nicaragua quand le Tico Times et le New York Times ont découvert une piste d’atterrissage clandestine de la CIA dans le nord du Costa Rica. Elle était utilisée contre les rebelles pour approvisionner leurs adversaires. Tico Times a publié l’histoire sur deux week-ends. L’aviation civile ne savait rien de la bande d’atterrissage, ce qui est surprenant. Lorsque les articles ont été publiés, l’ambassade américaine n’a été pas été vraiment apprécié leur publication, cela va sans dire. » Trente ans après, la remarque demeure. Est-ce de l’incompétence pure, ou aute chose ? Les avions de surveillance sophistiqués déployés peuvent-ils ignorer ces pistes visibles sur Google Earth par le moindre particulier comme vous et moi ? Ou bien le sait-on, pour laisser faire, ou fermer les yeux, ou même pour… protéger le trafic ?

Les mêmes, trente ans après…

Tosh Plumlee en avait photographié lui-même quelques unes de ces pistes clandestines. Trente ans plus tard, elles existent toujours. Ainsi celle repérée par lui que les berges du Rio Murcielago, photographiée depuis dans Panoramio, dans Google Earth, et qui est toujours utilisable ou utilisée. Voilà qui est plutôt inquiétant, car elles ne sont pas tombées en abandon et aucune entreprise privée d’avions de tourisme ne les utilise. Elles ressemblent aujourd’hui à de véritables boulevards herbeux ! Signe que les trafiquants utilisent toujours les mêmes endroits. De là à dire que ces mêmes trafiquants sont les mêmes personnes, il y a un pas qu’on peut aisément franchir en effet… malgré sa minceur légendaire, Paris Hilton aura en l’occurrence joué le rôle d’un excellent paravent… pour dissimuler les véritables responsables de cet immense trafic. Les mêmes qui avaient fait rapatrier étrangement par C-17 militaire plus de vingt tonnes de cocaïne pour les incinérer, paraît-il, le 27 juillet 2013…

le rapport de John Kerry :

http://www2.gwu.edu/ nsarchiv/NSAEB…

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxii-quand-paris-158611

 

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Coke en stock (LXXI) : quand Paris Hilton sert de paravent (Part 1)

Coke en stock (LXXI) : quand Paris Hilton sert de paravent (1)
par morice
mardi 28 octobre 2014

La nouvelle avait été complètement squizzée par la presse people, ici en France, alors qu’elle valait le détour, pourtant, au départ. Rien en effet dans Closer, si vigilant à traquer la vie sexuelle présidentielle (à croire que pour dézinguer politiquement, il n’y a rien de tel, et que le magazine a rejoint Valeurs Actuelles comme choix politique de rédaction), rien non plus dans Pure People, pourtant fort intéressé par la brindille blonde, ou rien encore dans VSD (qui lui préfère Zemmour !), un VSD aujourd’hui distancé il est vrai sur le plan du buzz concernant les people. Et pourtant, l’annonce faite le 9 septembre dernier était de taille, puisqu’elle reliait directement le show-bizz amateur de coke, on le sait, et son égérie Paris Hilton, l’héritière de la chaîne d’hotels du même nom (c’est l’arrière petite fille du fondateur du groupe), à un fournisseur direct de coke, et ce, cette fois-ci, en grande quantité (400 kgs !!!). L’annonce tonitruante, apparue dans la presse d’Amérique Centrale et mise à l’écart – ou pas- par les journalistes européens avait de quoi intriguer en effet… Surtout qu’elle s’avérera fausse de bout en bout, comme on va le voir ici-même. Le nom de la brindille texane jetée en pâture avait servi à masquer tout autre chose ; en vérité. On avait bien affaire à un trafic de cocaïne, mais l’organisateur du réseau était bien différent… rendant le sujet encore plus intrigant : pourquoi avait-on tenté de détourner autant l’attention sur ce qui se passait exactement là-bas, en racontant un aussi gros mensonge ? Mystère…

Atterrissage raté dans un champ de canne à sucre

Cela a d’abord commencé, comme à l’habitude (pour les fidèles lecteurs de la série) par un crash d’avion au Costa Rica. Un Cessna 206, du type désormais le plus répandu par les trafiquants, qui n’ont pas besoin sur place des capacités de bimoteurs pour traverser l’Atlantique et venir simplement de Colombie ou du Vénézuela, voire comme ici du Mexique voisin. Planté (et retrouvé bien plié !) au milieu d’un champ de canne à sucre, l’avion avait certainement, comme beaucoup d’autres, été volé auparavant au Mexique. Arrivé de nuit à Guanacaste, a 160 km seulement au Nord-Ouest de la capitale, le 28 septembre dernier il s’était posé sur un chemin jouxtant le champ et « n’avait pas réussi à redécoller » selon des témoins, « Hier, la police de la ville frontière nord de Peñas Blancas avait découvert 300 kilos de cocaïne dissimulés dans un camion, et une patrouille conjointe du Costa Rica et des États-Unis avait saisi plus de 400 kg de cocaïne à Golfo Dulce, au large de la côte du Pacifique sud, portant le total transporté dans les dernières 24 heures à plus de 1,200 kilos de cocaïne »… des témoins de l’accident ont expliqué qu’ils ont vu plusieurs individus portant des pulls molletonnés à capuchon sortir indemne de l’avion et déposer des paquets carrés enveloppés dans une matière qui ressemblait à une toile de jute, à quelque distance. Un 4 × 4 véhicule utilitaire de sport s’est approché du lieu de l’accident et les survivants du crash ont sauté dedans avant de filer au loin. »

Un drôle d’avion

Le Cessna de type TU206G Skywagon abandonné, portait sur ses flancs une étonnante numérotation : N756SZ, qui faisait référence à un avion exporté en Finlande pour avoir été revendu ensuite en Belgique !!! L’aviation américaine se fait berner depuis des années, on le sait, par ces manipulations de registre, et notre fameux avion belge, qui n’arbore pas les mêmes couleurs, ne provient sans doute pas de ce pays. Un drapeau mexicain peint sur sa queue en révélait la provenance réelle. Le trafiquant qui avaient recopié au hasard son immatriculaiton existante sur un autre avion avaient oublié d’effacer ce détail. Peu de temps après, des policiers découvraient près de Canas les 330 kg de cocaïne conditionnés en paquets carrés décrits par les témoins déjà cités, un lot transporté à 20 minutes de route du site du crash.

52 tonnes de coke…

Le Costa Rica fait l’objet d’un intense trafic, on l’a vu, déjà, ici-même. Le 15 juillet qui précédait, c’était un autre Cessna 206 saisi au Juan Santamaría International Airport du Costa Rica. A bord, quatre hommes d’une trentaine d’années maximum ayant transporté 1,9 tonne de cocaine d’une valeur de 28 millions de dollars d’un bateau de pêche (le Capitán Bachana) découvert à Punta Burica le 10 juin précédént. Le même mois, un autre bateau, le Cabo Kiyomi, avait été arrêté avec 1 tonne à bord. Un troisième, le Kimberly, avait été arrêté par l’ U.S. Coast Guard, près de Cabo Matapalo avec 1.2 tonne de cocaine à bord. Au même endroit, à Punta Burica, en mars 2013, les gardes côtes étaient tombés sur un go-fast abandonné emportant toujours à bord un tonnage indéterminé de coke dans des sacs noirs (voir photo à gauche). Un autre engin du même type avait été découvert précédemment avec 1,5 tonne de coke à bord à Manzanillo. Depuis l’avènement de la présidente Chinchilla (en 2010), le Costa Rica avait alors atteint le chiffre effarant de 52 tonnes de cocaïne saisies !

De la coke, mais aussi des dollars et une villa… particulière

Car c’est cet autre Cessna 206 qui avait retenu notre attention. Un appareil blanc, arborant une seule ligne rouge sur son fuselage et en saumon d’aile, immatriculé N473EY (en photo ci-dessus), qui se révèle bien entendu une autre fausse immatriculation. L’avion découvert, avait été photographié au bord d’une piste privée d’un énorme ranch de 6000 acres situé près de Cañas, dans le Guanacaste, et il était digne d’intêrêt en effet, à double raison. Par ce qu’il emportait, tout d’abord, à savoir 400 kilos de cocaïne, mais aussi 2 millions de dollars en petites coupures, ce qui conduit à la réflexion que ses occupants étaient obligatoirement à la tête d »un trafic énorme la police découvrira leurs traces en Colombie, au Panama, au Costa Rica, au Nicaragua, au Guatemala et au Mexique. Il est extrêmement rare en effet de tomber à la fois sur un arrivage de drogue et son paiement : l’avion ne servait donc pas qu’à transporter la drogue, et les personnes qui le pilotaient n’étaient pas que de simples transporteurs. Ce qui étonnait le plus c’est la présence à bord à la fois de cocaîne, mais aussi de dollars, en effet. Les deux ne voyageant jamais ensemble ! L’ arrestation des trafiquants étant selon cette même police le fruit d’une investigation et d’une surveillance de trois mois consécutifs, affirmait aussitôt la police costaricienne.

Mais cela étonnait aussi par les occupants habituels de la villa jouxtant la piste d’atterrrissage, qui ne seraient autres, selon la presse locale que Kathy and Rick Hilton, les parents de la célèbre brindille flippée, qui elle-même a été aperçue à plusieurs reprise dans la villa. C’est le Tico Times, journal local reprenant le Diario Extra, qui l’affirmait en effet sans hésiter : la villa, appelée Rancho Horizonte appartiendrait même carrément à la famille Hilton, selon le journal ! Le second ayant mené son enquête auprès des voisins affirmant même que les parents de Paris étaient même présents sur place le jour de la saisie de l’apparei !!! Une information bien vite étouffée… bien entendu, se disait-on. Une rapide enquête du Tico Times dans la capitale Liberia avait montré qu’administrativement, il y a bien le nom « Hilton » écrit sur les actes officiels de détention du ranch. Mais très vite, une procureure, Liliana Zamora, démentait tout lien entre la célèbre famille et les trafiquants arrêtés. Bien sûr aussi, aurait-on été tenté d’ajouter. Paris Hilton, elle, n’étant en tout cas pas sur place, vaquant alors à une de ses occupations favorites : faire le buzz en boîte de nuit, loin de là, en Europe. « Au moment de la saisie, Paris Hilton elle- était en train de participer à la party « mousse et diamants »à l’Amnesia d’Ibiza, précisait le Daily Mail à Londres, portant une paire de lunettes de soleil sur-dimensionnées en formes d’yeux de chat noir, un bikini couleur corail dissimulé sour une courte jupe noire. À un certain moment dans la soirée, l’eau glacée d’un seau à champagne Moët et Chandon a été versé sur elle par des hommes non identifiés, pour relever le célèbre défi du saut à glace ». La blonde avait un superbe alibi. Dans son ranch, en revanche, un bon nombre d’employés payés avec un lance-pierres s’avéraierent être des clandestins, semble-t-il, en prime.

La traite d’êtres humains en prime ?

La même procureure, en avril dernier, semblait au courant de la pratique, elle avait en effet fait le bilan d’une autre opération policière au Costa Rica, abordant le sujet de la main d’œuvre clandestine du pays (à droite l’article du Tico Times en parlant) : « sur le bord de la frontière du Costa Rica, le trafic d’êtres humains est géré par le gang criminel de Los Katanos, bien connu dans la région et les résidents locaux deux à la police. Les membres de Los Katanos, travaillent avec un autre gang au Nicaragua, les immigrants nicaraguayens qui passent pour la plupart en contrebande à travers la frontière étant remis aux membres de Los Katanos,. Les victimes sont gardées enfermées dans le nord du Costa Rica jusqu’à ce qu’elles puissent être transportés à San Jose. Selon Les enquêteurs, les trafiquants demandent seulement 130-160 dollars pour le voyage, et les victimes sont acheminées en contrebande dans des véhicules personnalisés avec vitres teintées et suspension renforcée, permettant le transport d’un maximum de 12 personnes par véhicule. Le groupe exploite des caravanes de six véhicules ou plus, la première restant à l’affût des points de contrôle de police. Pour éviter ces points de contrôle, qui sont situés dans les communes à proximité de la frontière nord du Costa Rica avec le Nicaragua, les contrebandiers ont conduit leur cargaison humaine à des exploitations de montagne situées à La Cruz, au Libéria et Abangares, où ils attendent que la police s’en aille et les laisse les routes libres. » Les SUV noirs aperçus étant souvent les mêmes que ceux découverts avec de la drogue à bord (comme ici en photo avec 400 kg de coke sortant tout droit le 4 septembre dernier d »un étal de poissonnier de Puntarenas). L’exploitation humaine est d’ampleur, là-bas, puisque les pauvres employés de ranchs proviennent de régions fort lointaines, sinon de pays inattendus : « Le Tico Times, avait annoncé la découverte de la traite des êtres humains le 29 acotobre au Costa Rica lorsque la Police nationale du Libéria avait arrêté deux immigrés africains venus de la Somalie et de l’Erythrée. Les trois hommes faisaient partie d’un groupe de 14 ressortissants de pays africains – 13 hommes et une femme – qui étaient entré au Costa Rica à partir de la frontière panaméenne à Paso Canoas Plus tôt le même jour. » Le trafic d’être humain avait pour fief…Guanacaste. Selon la police, les traficants d’êtres humains et de drogue étaient les mêmes personnes. Selon Zamora toujours, « les contrebandiers font partie de gangs criminels organisés : parce qu’ils possèdent plusieurs véhicules de la même couleur et du même fabricant, ainsi que des équipements de télécommunications. Une bande se distingue dans la province nord-ouest du Costa Rica, qui détient un monopole sur les opérations de passage de clandestins dans la région » Los Katanos, affirme Zamora. Les contrebandiers deviennent plus sophistiqués dans leurs méthodes, et pourraient avoir trouvé des moyens pour intercepter les communications de la police », avait-elle aussi ajouté. Ironiquement, la chaîne des Hotels Hilton avait bien sûr aussi dénoncé l’emploi de petites mains dans ses bâtiments qui auraient pu faire partie de ce trafic, menant aussi à la prostitution (dans lesquelles les filles employées portent souvent en tatouage le nom de leur maquereau). La même promesse avait été faite sur la pédophilie ou le tourisme sexuel. Un cas avait fait en effet la une des journaux en 2010 en Chine : l »année dernière (l’article date de 2011), Hilton a essuyé des tirs groupés de groupes de justice sociale : tels que « Change.org » sur cette question, suite à la découverte d’un bordel dans un de ses hôtels en Chine. En juillet 2010, la police chinoise a trouvé un bordel exploité dans un karaoké à l’intérieur de l’hôtel Hilton cinq-étoiles de Chongqing. À l’époque, les autorités ont ordonné la fermeture de l’hôtel pour une semaine et l’hôtel a perdu sa cinquième étoile. Bien que la question de la traite des enfants n’a pas été soulevée, la connexion, néanmoins était de fait ». Bref, la suspicion demeurait sur l’empire hôtelier, après les accusation de prostitution infantile, la drogue, maintenant… sauf que…

La famille Hilton prise la main dans le sac ?

Etonnante procureure, donc, qui affirmait à la fois que « qu’un employé de confiance du ranch avait organisé au moins trois vols de drogue, y compris le dimanche de la saisie, où des quantités importantes de cocaïne, argent et carburant ont probablement été échangés » et que selon elle, » les enquêteurs ne croient pas les propriétaires de la ferme étaient au courant du trafic ». Rien sur la présence ou non, ce jour-là ou lors des autres atterrissages, des parents Hilton. En somme, des propriétaires de villa (en photo c’est celle des Hamptons, au nord-est de l’île de Long Island, près de New-York) ne s’étaient même pas aperçus que des avions atterrissaient régulièrement près d’elle. La jet-set,il est vrai, ne prenant pas des Cessna 206 pour des avions véritables, ce doit-être ça l’explication… or la fameuse procureure, déjà critiquée sur les réseaux sociaux montant en épingle une nouvelle affaire Paris Hilton, source de « hits » sur leurs site, avait tout simplement… raison. Les richissimes Hilton n’avaient rien à voir avec cette affaire. Et une simple vérification, qui n’avait donc pas faite la presse locale, trop vite emballée, aurait pu le montrer.

Canne à sucre, bananes, riz, ou élevage

L’observation de simples registres agricoles auraient suffi pour dégonfler l’affaire, et très vite. Dès 2004, la fameuse propriété, ou « finca », là-bas, avait en effet été l’objet d’un programme d’étude agricole sur l’acclimation du riz dans la région, il est vrai gorgée d’eau. On y avait envisagé, notamment, de recourir à des avions pour traiter plus rapidement les cultures. Une simple visite sur le net en aurait retrouvé la trace, et aurait même permis une localisation précise de la fameuse propriété, qui n’avait rien d’une villa luxueuse : c’est bien une ferme, où l’épandage est une habitude, pour éradiquer aussi les insectes nuisibles, on parle de « fumigation », là-bas, en ce cas. L’auteur d’un mémoire sur l’expérience, sorti en 2006, Damián Guzmán Bermúdez, avait surtout donné un indice de taille ; le véritable nom du propriétaire du ranch, qui s’appelait « Hylton », rédigé avec un « y » et non avec un « i ». Et cela change tout, dans notre histoire en effet. Car le Hylton cité, n’avait rien d’un héritier d’un empire hôtelier doté d’une fille à scandales : le journal s’était trompé de nom ! Mais au change, à vrai dire, on n’était pas perdant, comme on va le voir bientôt, en effet.

Un étrange personnage appelé en fait… Hylton (et non Hilton !)

Car notre homme, de son vrai nom Cecil Hylton, était (ici à gauche, il est décédé en 1989) un multimillionnaire de Virginie, après avoir fait fortune dans la vente de matériel agricole, avait investi massivement dans l’après guerre dans la viande et le riz au Costa Rica, dans ce qui était appelé alors des latifunfias, de très grandes propriétés, cultivées de façon extensive avec des engins modernes. C’était après guerre, et les américains voulaient imposer partout dans le monde leur vision du progrès, y compris en agriculture, à grands coups de machines, d’engrais et de pesticides (à droite en 1943 on ventait l’usage des Jeeps en agriculture, dans Popular Mechanics). Parmi ces sociétés, on relevait dans les années 80 « Tierrica SA », détenue par Irvin Wilhite, un ancien sénateur républicain de l’État du Dakota du Nord. Lui appartenaient des terrains autour du volcan Orosi, avec son hôtel Rancho Mary et son golf à neuf trous. La principale propriété au Costa Rica étant une propriété de Hylton, Skyline Ranch, établie en 1981. L’autre étant justement le ranch « Horizonte ». Le virginien avait de fait bâti un empire éphémère au Costa Rica ; il n’avait pas duré une décennie complète. Après sa disparition en août 1989, ses propriétés seront en effet gérées par un administrateur naturalisé costaricain qui est ensuite devenu un partenaire mineur des États-Unis, pas mal de terrains étant finalement revendus, au final. Une grande propriété détenue par Hylton s’appelait l’Hacienda el Hacha, située près de la frontière nicaraguayenne, celle dont Hylton fera don à l’évangéliste Jimmy Swaggart. Une fois la guerre au Nicaragua terminée, Swaggart les cédera au gouvernement costaricain, qui les incorporera au parc national du Guanacaste. On a le détail ici du texte annonçant la création du parc : « l’hacienda EI Hacha de Ranchos Horizontes, qui fait environ 40 km2. Cette propriété appartient à Mr. Cecil Hylton, un américain, et est dirigée par Sr. Gustavo Escheverri de Ranchos Horizontes, une société agricole agissant aux environs de Liberia. A ce jour, EI Hacha est une ferme d’élevage à faible nombre d’animaux. Elle est occupée par 4 administrateurs et leurs familles ». El Hacha étant située plus au nord de Liberia, donc. Il cédera aussi l’Hacienda Orosi, lui appartenant, qui faisait environ 30 krn2, et n’avait déjà plus d’animaux. La chasse y était déjà interdite.

C’était bien lui le propriétaire, les registres l’affirment

« Le registre de la propriété publique indice de registre indique que Hylton contrôlait ou détenait des terrains à la fin de l’année 1985 faisant au total 15492 hectares (5271 à Libéria, 4783 à a Cruz, et 5438 à Canas). Cette liste ne comprend pas Rancho Gesling (à Libéria et Carrillo) ou El Viejo (à Santa Cruz et Carrillo). Un proche des opérations de Hylton estime ses participations dans El Viejo à 7 700 hectares ce qui augmenterait considérablement la taille de ses exploitations. dans les bureaux à Liberia de Hylton, même si au départ on niait posséder El Viejo, l’acquisition était de notoriété publique dans les villages voisins, et en 1982 la propriété était plein de bétail avec la marque Horizonte. L’indice d’enregistrement des biens sous-estime probablement aussi la taille de sa principale exploitation de sucre du Guanacaste (à Canas), qui ailleurs dans le registre de propriété, est répertoriée comme faisant 6230 hectares, et ne comprend pas Rancho Gesling, brièvement loué par Hylton en 1982″… avait noté Marc Edelman. Bref, à propos de la famille Hilton (avec un « i », tout était donc faux !

Un rêve fou

Cecil Don Hylton est en fait un bien curieux personnage. L’entrepreneur s’est mis en tête, avec l’argent gagné en Amérique du Sud et celui venant de l’immobilier, de créer une ville complète en Virginie, aux bords du Potomac. Comme il choisira Dale comme nom, beaucoup de gens penseront à tort que son prénom était « Dale » (or c’était « Don »). Tout sur place est en fait à son nom : ainsi la « Hylton High School » et le « Memorial Chapel Hylton ». En fait, il avait démarré comme simple vendeur de produits agricoles à Washington, DC, s’est lancé ensuite dans l’industrie du gazon, porteuse elle aussi, puis après guerre, dans l’immobilier, alors en plein boom. Tenté de tout régenter, il créera de multiples entreprises connexes. Il créera ainsi sa propre entrepise de nettoyage d’égouts, Dale Service Company, ainsi que l’une des premières entreprises de télévision par câble, dans son fief de Prince William County. Rien, donc, à voir avec la famille Hilton ! Cecil Hylton avait été le plus discret de tous les les américains en Amérique du Sud, ne laissant même que fort peu de photos de lui-même. Tout l’inverse du télé-évangéliste à qui il avait donné une bonne partie de ses propriétés à l’étranger. L’homme de (peu de) foi tombera en 1986 avec une accusation (filmée) de relation avec une prostituée, au Travel Inn sur Airline Highway à la New Orleans. Il faudra deux ans encore pour que Swaggart l’avoue devant ses fidèles. L’année suivante, son généreux donateur décèdera dans l’indifférence. Swaggart récidivera avec une autre prostituée en 1991… le pauvre Hylton, disparu, ne pouvant alors assister à sa déchéance. Relative, la déchéance : l’homme sévit toujours (sa biographie officielle squizzant ses frasques passées, bien entendu…).

L’ingénieur agronome de l’hacienda accusé

La police costaricienne, en tout cas, a vite trouvé le coupable, lors de la découverte du Cessna rempli de coke et de dollars, selon la radio locale. Ce n’est autre, justement, selon elle et la police, que l’ingénieur responsable des cultures de l’hacienda Horizonte ; l’auteur du fameux rapport de 2006 ! « L’ingénieur de la propriété de Rancho Horizonte, du Parc National de Guanacaste, est le principal suspect désigné par le cas d’un avion chargé de drogue » affirme la presse. « Damian Guzman Bermudez est un professionnel reconnu, spécialisé dans la culture du riz semé sous son regard à Rancho Horizonte, selon une pratique spécialisée provenant de l’École d’agriculture du Costa Rica Institut of Technology. De l’avis des autorités judiciaires, Guzman aurait profité des propriétaires de la ferme riz et de canne à sucre, pour permettre l’atterrissage d’un avion sur une piste privée de l’entreprise. Le directeur de l’enquête judiciaire, Francisco Segura, dit que les propriétaires n’ont rien à voir avec ce crime. Les personnes arrêtées dans cette opération sont l’ingénieur Damian Guzman, Israël Peña Quesada un mexicain et les nicaraguayens Leborio Yamil Jimenez Hernandez et Villarreal Minor Aragon. Deux hommes restent en fuite, un mexicain nommé Torres, et un Costaricain nommé Rodriguez ». Si la nouvelle sutprend, elle confirme bien qu’il y a eu méprise sur le nom « Hylton-Hilton » dès le départ… pour quelles raisons, voilà bien le sujet qui retient toute notre attention… qui a bien pu tenter de détourner le nom d’un entrepreneur fort discret et fort religieux en Amérique du Sud ? Et dans quel but exactement ? Pourquoi avoir aussi vite cherché à détourner l’attention sur le nom Hylton ? Cela, nous l’apprendrons demain… si vous le voulez bien.

Le dossier d’études menées en 2004 de l’agronome est sorti en 2006 sur le ranch Horizonte :

http://bibliodigital.itcr.ac.cr/xml….)%20sembrado%20bajo%20riego%20en%20finca%20Ranchos%20Horizonte%3B%20Cañas,%20Guanacaste,%20Costa%20Rica..pdf ?sequence=1

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxi-quand-paris-158299

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Coke en stock (LXXIV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie ( part 2)

Coke en stock (LXXIV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (2)par morice
lundi 17 novembre 2014

Si la première surprise de cette longue enquête a été constituée par le type même d’avion saisi, et sa provenance originelle, une deuxième nous attendait avec la personnalité d’un de ses deux pilotes. Car contrairement à ce qu’on avait pu apprendre dans les premières heures de son arrivée, le petit Swearingen ayant traversé le Pacifique ne l’avait pas fait avec le pilote déclaré à son arrivée en Australie. Mais avec un autre lascar, dont la personnalité se révélait plus que surprenante…

Un trajet assez étonnant

Notre si reconnaissable Swearingen provenait du même lot d’avions destinés à devenir « invisibles » ou d’être repeints en gris neutre pour les C-130, sans aucun signe distinctif extérieur, comme j’ai pu vous le dire dans un article précédent . Des avions destinés aux opérations « discrètes » de la CIA !!! D’où les suspicions légitimes le concernant sur ses liens avec la CIA, dès son apparition en Australie, sur ce petit aérodrome peu connu. Un avion discret, lui aussi, que ce Merlin IIIA, qui, selon le journal australien (voir plan du trajet ci-desssus), avait fait un drôle de périple avant de rejoindre l’Australie : parti de Punta Gorda en Floride, via le Missouri et le Texas, puis la Californie (avec un arrêt à Tracy) et l’état de Washington, et l’Alaska (faisant un arrêt à Cold Bay, « un village de 108 habitants, un seul magasin et un hôtel et une seule piste d’atterrissage », note le journal), en volant ensuite vers Hawaii (à Hilo), les îles Marshall, Guam et les Philippines avant de longer la côte Est de l’Australie ! Le journal découvrant autre chose encore, de beaucoup plus intéressant à propos du mystérieux avion : l’Aero Club de l’Oregon (Oregonian Aeroclub LLC) où il était censé être inscrit n’existe même pas dans l’Etat d’Oregon, il n’a aucun site web, et pas davantage de contact !!! Le pilote, Bernard Stevermuer (ici à droite se rendant au tribunal), avait pourtant laissé cela comme adresse, dans sa fiche de pilote. L’homme, instructeur de parachutisme de 43 ans aurait acheté 400 000 dollars australiens l’appareil et l’aurait rapatrié lui-même de Floride( du moins c’est ce qu’on pensait). Il existe bien un Oregon Flying Club, mais il ne connaît pas l’appareil : les rédacteurs du journal australien l’ont contacté et on leur a répondu par la négative ! Tout cela en affichant pourtant une adresse, une simple boîte postale fictive, à l’évidence, située à Wilmington, dans le Delaware ! Un avion inscrit de nul part qui aurait fait un périple pareil (durant deux mois de vols en sauts de puce, sauf vers le centre du Pacifique !), mais pour quelle raison précise ? Le pilote, en tout cas, avait de l’argent sur lui (beaucoup d’argent) : « il souhaitait en effet démarrer une activité sur l’aéroport », en allongeant d’emblée 1,5 million avait-il dit à la police, étonnée de la somme, dont il aurait réglé la première traite avec 300 000 dollars en liquide. D’autres billets auraient été découverts dans sa voiture. Selon la police australienne, deux sociétés avaient financé son avion : Mortgage Kingdom et Five Dock. Inconnues au bataillon, elles aussi. La seconde est le nom d’une banlieue de Sydney ! Comme complice australiens, on lui a vite trouvé un joueur de poker Darren Rispen, surnommé « Buzz », et Yousseff Sammak, dit « Joey », un artisan décorateur de magasin en avec son entreprise « JB Shopfitters »… deux trafiquants de bien faible envergure pour s’allier à un tel trafic, manipulant une telle…billetterie.

Et un pilote qui l’est tout autant…

Rebondissement le 10 juillet ; lors de l’interrogatoire de Stevermuer, ce dernier avouait ne pas avoir fait le périple annoncé, et simplement s’être rendu aux Philippines pour chercher l’avion. Selon lui, c’est David Baddams, présenté comme le pilote de la société « Snow Goose International », qui avait traversé le Pacifique jusqu’aux Philippines et non lui. à bord du Swearingen. Une série d’échanges retrouvés sur Facebook confirmait rapidement les faits. Or selon le propre site de Snow Goose, « Baddams est un ancien pilote de la Navy possédant 40 ans d’expérience, dont celle du Sea Harrier, du BAE Hawk (deux avions anglais et non américaines) et du Douglas A4 Skyhawk ». Une société jeune, très jeune, puisque créée en 2013 et dont le seul pilote était… Baddams. Etrange société ! Sur le site annonçant le convoyage du Swearingen, on pouvait lire cette phrase particulière : « from departing Seattle to Guam, the aircraft was monitored by United States Air Traffic and then by Philippines Air Traffic into Clarke Field. At all times the aircraft flights were planned and approved by the appropriate authorities. Communication was always maintained by HF radio in accordance with international requirements », pour attester du vol dans les règles de l’appareil… et en disculper complètement le convoyeur. Rien en revanche sur l’autre rôle oublié par David Baddams, en fait le directeur des ventes pour Britten Norman-Pty Ltd, installé à Daedalus Airfield, Lee-on-the-Solent, dans l’Hampshire, qui avait annoncé il y a quelque temps la vente d’Islander à turbines « pour un nouveau client situé dans la région Asie-Pacifique », avec des avions construits désormais en… Roumanie. Rien non plus sur le résultat d »une plainte déposée par David Baddams et jugée le 8 avril 2013 sur un litige concernant un équipement de surveillance à bord d’un Britten-Norman de surveillance aérienne équipé par Airborne Australia Pty Limited de façon inadéquate, dont Baddams avait demandé le retrait. Et rien non plus de la part de la presse si peu inquisitrice pour retrouver sur le net la mise en vente d’une tourelle MX-15 HDi, ancien appareil de démonstration de chez L3 Wescam, rédigée à son nom !!!! Car l’engin vaut une fortune (ici elle équipe un AT-6 Hawker Beechraft de l’armée américaine, vu à Farnborough…et là elle est accrochée sous le MC-27J « Gunship » Praetorian…). A peine si on avait noté encore que le site internet cité par l’auteur de l’offre présentait une adresse fort particulière : c’est « Airborne Surveillance (US) Inc », dont l’adresse est à Coral Gables, dont on sait que c’est depuis toujours le fief… de la CIA !!!

Un pilote militaire et commandant d’escadrille de guerre !

Baddams, aujourd’hui paisible (?) retraité, n’a rien d’un dilettante : il a été en effet commandant de guerre d’une escadrille de Harrier, comme s’en souvient un de ces pilotes dans le magazine Classic Aircraft, lors du retrait de l’avion VTOL mythique (ça sert d’avoir des archives, voyez) :… « Pour un pilote, c’était presque le rêve ultime », dit Chris de sa première tournée avec l’escadrille 800, au début de ce qui était censé avoir lieu un déploiement aux Etats-Unis. « À la fin de 1998, Dave Baddams était notre commandant, lorsque nous sommes allés lors d’une soirée au restaurant avec les nouveaux pilotes. C’est quand alors l’Irak apparaissait dans les zones d’exclusion aérienne. Il nous a dit :« Hé, ne vous souciez pas de ce que vous entendez dans la presse, nous allons encore en Amérique, et puis le lendemain, il s’est avéré que le secrétaire à la Défense s’est levé au parlement et a envoyé le navire vers le sud » . Voilà un commandant qui était bien au courant de ce que les politiciens lui avaient promis de faire mais se gardait bien de le dire à ses hommes ! Histoire de les ménager ? « Nous souhaitions tous aller à gauche, vers l’Irak, plutôt qu’à droite, vers l’Amérique. ……. « Le navire était là pour faire un travail. Pour fournir la puissance de l’air de la mer et sur la terre, nous avons monté à bord, et pendant les deux ou trois premiers mois, nous étions a fond en train de délivrer une puissance aérienne sur place. Au cas où, nous emportions un couple de missiles air-air AMRAAM (Advanced Medium-Range Air-to-Air Missile). Nous nous sommes entraînés avec l’escadron pendant que nous nous dirigions vers l’Irak, en développant les tactiques que nous utiliserions là-bas, nous avons terminé en mars 1999, et sur ​​le chemin du retour la guerre du Kosovo a débuté . Comme nous sommes revenus à travers le canal de Suez, nous avons tournés à droite plutôt qu’à gauche. Tout le monde dit qu’ils se souvient de leur première tournée, mais pour moi, c’était était juste une grande période de six mois, tous à bord du navire [c’était l’Invincible]. ……. « [Au Kosovo] nous devions travailler notre façon de faire, d’abord au cours de sorties de nuit en partant du navire. (…) Lorsque nous sommes finalement davantage sortis pendant la journée, c’était très pratique d’aller jusqu’au dessus de Skopje et de voler vers un camion-citerne de temps en temps pour obtenir le plein d’essence (…). …… Nous opérions généralement dans la zone de 30 000 à 40 000 pieds – et ça tapait quand quand on atteignait juste en dessous des 40, mais avec un couple de missiles AMRAAM emportés, on pouvait quitter le navire sans être inquiété à 35 000 pieds (…)  » Une seule photo résume le personnage : elle est légendée ainsi… « le capitaine David Baddams sur le point d’être catapulté avec un chargement complet de missiles AMRAAM « live ». « Ce fut la seule fois que l’avion a été lancé avec cette charge et, malgré ce que des rumeurs avaient pu propager il n’y a pas eu de problèmes avec la capacité « bring-back » (de retourner à pleine charge) malgré des températures ambiantes élevées »… et c’est cet homme qui est venu livrer… le petit bimoteur suspect !!! Voilà un bien étrange retraité des deux Navy qui apparaît sur scène !

Un pilote étonnant, très lié à l’armée anglaise et australienne

Pas plus sur un rapport dithyrambique signé Baddams encore sur l’achat de F-35 par l’Australie, comme appareils pouvant utiliser sans problèmes les « Canberra-class LHD »… Sur Prune, qui semblait ne pas avoir flairé l’oiseau, on découvrait alors que notre homme avait bien été effectivement un pilote de la Navy australienne jusque 1984 (il avait dû s’éjecter à 21 ans d’un Skyhawk du VF805 Squadron (N°13-154906 -A4G 885), le 21 octobre 1980, après que son sabot de catapulte (*) se soit mal engagé sous son train avant, sur le pont du Melbourne – la séquence avait été filmée- **) date à laquelle il était passé sur la Navy anglaise, et qu’il avait commandé ensuite le Naval Air Squadron 800 anglais (démobilisé en 2004) sur de multiples fronts, notamment en Irak, à partir de l’Invincible et sur le Golfe, ainsi qu’au Kosovo… avant de former au Hawk Production Flight Test la plupart des 33 moniteurs de BAE Hawk, ou bien qu’il avait en août dernier encore servi de soutien logistique aérien au Nuship Landing Helicopter Dock (LHD) Canberra durant ses essais dans le port de Philippe Bay… Bref, un ancien militaire resté bien proche de ces derniers, aux talents multiples, taxé de « Top Gun-type fighter pilot extraordinaire » dans Prune, et encore très lié à l’armée et la marine, visiblement… Top Gun ? Oui, car c’est comme ça aussi que s’intitule l’organisation australienne regroupant des « as » pour faire découvrir le monde du jet à des civils novices, à bord d’un L-39, d’un bon vieux Jet Provost MK5 ou d’un CJ6A Nanchang, le pendant chinois du Yak 52 d’acrobatie (secousses assurées !). Avec au milieu de nos vétérans notre livreur de Swearingen, un peu plus bedonnant… pour 595 dollars, la sortie la moins chère… (en Nanchang bien sûr !). C’est un grand fan de l’aviation anglaise, en effet : il a été le premier le 23 octobre 1996, par exemple, à faire revoler pendant 58 minutes une belle restoration de British Aerospace d’un des premiers chasseurs embarqués à réaction anglais, construit en 1954, le superbe Sea Hawk WV908… avant de le voir repartir à Yeovilton. Drôle de pilote, donc, pour un drôle d’avion !!!

Car c’est ce vétéran confirmé, sinon un as, qui aurait servi de convoyeur pour un avion si petit, grâce à une société d’un seul membre actif (et une secrétaire)… spécialement créée pour l’occasion ? Etrange choix ! Avec ce pilote hors pair venu livrer aux Philippines un tel avion, on changeait déjà de catégorie là : qui aurait pu, dans un cartel de trafiquants, convaincre un tel pilote de venir livrer un tel avion âgé et délicat à piloter (il a été l’objet de plusieurs crashs dus à sa « susceptibilité » de vol)… alors qu’il avait encore des liens évidents avec l’armée ou la police ??? Et de le faire livrer là-bas et non en Australie même, n’était-ce pas pour lui éviter de graves ennuis s’il se faisait prendre au pays des Kangourous ? La drogue, avait-elle été chargée avant, ou après son arrivée aux Philippines ? Non décidément, cela ne semblait pas être une banale saisie de drogue, l’arrivée de ce petit bimoteur en terre australienne !

Comme lieu de transit (idéal !), un ancien aérodrome militaire US abandonné

Une enquête plus poussée sur le lieu d’atterrissage de l’ineffable Baddams nous donne une piste supplémentaire très intéressante. L’aéroport cité par le journal local comme étant celui « d »Angeles » aux Philippines, pose en effet, lui aussi, sacrément question, comme étant la dernière étape avant l’Australie. Car ce n’est autre en réalité que le Diosdado Macapagal International Airport, l’aéroport alternatif au Ninoy Aquino International Airport de Manille. Et c’est un aéroport civil un peu spécial, car il utilise en fait les terrains de l’anciennne Clark Airbase de l’US Airforce, hébergeant durant la guerre du Viet-Nam les Phantoms du 405th Fighter Wing, fermée en 1991, en raison de l’éruption du Mount Pinatubo (ici à droite les cendres la recouvrant), et aujourd’hui le seul aéroport philippin utilisant deux pistes parallèles. Une base militaire historique, installée pendant la seconde guerre mondiale, déjà. En 1973, la même base hébergeait deux squadrons de C-130E de les 21st Tactical Airlift Squadron et 776th Tactical Airlift Squadron (ici un énorme Galaxy venu se poser sur la base). La base, très peuplée (15 000 personnes !) étrangement, hébergeait aussi un club fermé de membres de la société des Chevaliers de Columbus… on ne peut plus réactionnaires. Autre particularité du site : située dans un creux, on ne distingue alentour que la queue des appareils les plus imposants s’y posant. Une discrétion à utiliser pour les modèles plus petits… comme celui venu de Floride ! (ici la visite guidée des vestiges de l’ancienne base militaire, un lieu idéal pour y dissimuler un trafic avec ces bâtisses abandonnées envahies par la jungle !). On trouve aussi sur place de vieilles bestioles volantes elles aussi abandonnées, ou en décrépitude, tels le 727-200 de Magestic (RP-C7110, ex Braniff), une firme américaine (on voit atterrir ici à Clark et ici en décoller le 21249, ex Express.net) et le 737-200 d’Air Philippines (RP-C8007). Parmi de véritables épaves, on remarquera surtout le B727-23F (RP-C5353) de Pacific East Asia Cargo, un Boeing sous numéro de fabrication 19131, qui présente un superbe curriculum, avec pas moins de 33 enregistrements différents depuis 1966, dont la fameuse « Wilmington Trust Company », en 1995, devenu le ZS-NPX de Phoenix Airways et Safair (toutes deux d’Afrique du Sud) la même année. Or la Wilmington Trust Company, avait justement acheté le Gulfstream V immatriculé N126CH, un avion de rendition (sous les labels N379P, N8068V et N44982), le 18 août 2006, pour le revendre sous l’immatriculation VH-CCC chez Crown, à Melbourne… la firme étant un paravent complet de la CIA !

Une deuxième base US à proximité

Mais il y avait autre chose, sur cette gigantesque base. Dans les clubs et bars autour, une prostitution tout aussi gigantesque et son corollaire habituel : le trafic de drogue, l’héroïne étant la plus répandue. La base ressemblait plus à un lupanar qu’à autre chose, au point qu’en 2010, une fois les militaires partis, il fallu songer à un programme d’aide à la reconversion des malheureuses filles qui vendaient leurs charmes (pour 200 pesos soit 26 dollars la passe), appelé Renew Foundation. Au milieu de cela, de très jeunes filles, évoquant également jusqu’à une prostitution enfantine. Deux bases US étaient atteintes par le fléau : « Clark et Subic également servi pendant de longues années un symbole de la commercialisation des femmes philippines comme « artistes » et « filles de l’accueil  » – euphémismes pour la prostitution, comme beaucoup de femmes d’un certain nombre de régions défavorisées du pays qui ont été séduites, trompées ou attirées dans le glamour des villes axée sur les cultures étrangères qu’ont apportées les bases et installations américaines » note Catwap (Coalition Against Trafficking in Women). On ne saurait mieux décrire l’endroit ! Dénonçant aussi, par la même occasion la présence d’une deuxième base, sous-marine celle-là, celle de Subic, qui connaissait les mêmes turpitudes.

Une deuxième base toute proche, elle aussi investie par la CIA

Subic était devenue une base Clark-bis en réalité, à partir de 1991 : « la CIA a perdu son énorme installation de télécommunication à la base aérienne Clark – la station de radio et relais régional lorsque le Sénat philippin a rejeté le 16 septembre 1991, la base du traité proposé pour son renouvellement. Avant 1970, déjà, selon un ancien agent de la CIA, la tentaculaire base navale de Subic a été le site du groupe « Opérations Chine »de la CIA et l’agence a même construit 100 maisons modernes et coûteuses, un grand immeuble de bureaux de deux étages et un grand entrepôt à Subic Bay « . (Smith, 1976) « Une ancien officier de la CIA, Janine Brookner, qui était en poste à Manille a décrit la ville de la capitale des Philippines comme « un lieu terrible » pour les agents de la CIA qui passaient beaucoup de temps dans les bars, les spectacles érotiques et les maisons closes. Ce fut parce que, selon elle, la procédure standard pour de recrutement d’objectifs de la CIA était « mettez les saoul, faites les baiser, et ensuite enrôlez-les à l’Agence (…) « Vous prenez soin d’eux », rappelle Brookner, « et ils vous racontent leurs peurs et les cauchemars … Je suis sympa avec les personnes tombées spus ma dépendance ». En fait, ses objectifs, en particulier les responsables du gouvernement philippin de haut rang, elle leur avait souvent fait des avances. » (Starobin, 1997).

Subic, située à quelques encâblures de là

Or à Subic bay, en 2006, les responsables de la ville, du Subic Bay Metropolitan Authority, avait été joint par Gary Jackson, alors le président de… Blackwater, qui désirait y installer une base pour ces mercenaires, une installation au nom de Satelles Solutions Inc, groupe philippin formé pour l’occasion par une subdivsion de Greystone, elle-même société dans le giron de Blackwater. Selon les documents d’enregistrement de Satelles, Greystone Ltd devait contrôler la société avec un total de 10,4 millions en actions souscrites. Chez le reste des actionnaires, ceux qui avaient souscrit des actions sont Mary Grace Agoncillo, Frances Yuyucheng, Clarisse Oben-Evangelista, Romeo Redelicia et Ramberto Saavedra. Un total de 294 000 dollars devaient été recueillis auprès de la société pour la location de la propriété. La société s’était engagée à investir 200 000 dollars et prévoit d’embaucher 20 employés initialement. Selon le SBMA, la société serait d’utiliser un champ de tir existant à l’intérieur du Freeport temporairement jusqu’à ce qu’elle se trouve un endroit approprié ». Mais en 2007, le Virginian Pilot indiquait que la controverse avait forcé Blackwater à abandonner ses plans pour Subic Bay : « Les plans de la société militaire privée basée à NC Moyock, pour ouvrir une branche asiatique aux Philippines ont été mis au rebut …« Nous ne poursuivons plus une installation aux Philippines, a dit Anne Tyrrell, un porte-parole de l’entreprise. Les plans de l’entreprise pour un centre de formation jungle des compétences de survie sur le site de l’ancienne base navale américaine de Subic Bay ont suscité des craintes, suite à une enquête d’un membre éminent du Sénat philippin l’été dernier ».

De bien étranges investisseurs

A noter que parmi ceux prêts à investir figurait pourtant un général, Ramberto Saavedra, des forces armées des Philippines. Mais aussi Romeo Redelicia, le directeur de Yes International Resources Ltd, (à droite une annonce de Yes Cameroun) une compagnie de recrutement de travailleurs installé à Winnipeg, aux USA. Chose surprenante, on retrouve également notre homme comme « consul général » de l’étrange « dominion du Melchizedek »… « une micronation créée en 1986 par Evan David Pedley et son fils Mark Logan Pedley afin de favoriser à grande échelle le blanchiment d’argent » nous apprend Wikipedia ! Une escroquerie caractérisée, qui perdure depuis… 1995 au moins ! Le schéma de fonctionnement étant du type Ponzi, dûment démontré et dénoncé dès 1998 par la Securities and Exchange Commission américaine. Que venait faire cet investisseur dans cette galère ? Dans le groupe de partenaires de Blackwater, on trouvait pourtant une spécialiste des investissements, Frances T. Yuyucheng, de chez Romulo, une société philippine regroupant pas moins de 90 avocats d’affaires ! Que peut-il donc y avoir autant de pourri, à ce point, au royaume des Philippines, à ne pas s’apercevoir à ce point de ce qu’on préparait à Subic Bay ? Jackson sera poursuivi et condamné en 2013 à plusieurs mois de probation et une amende de 5000 dollars pour violation de la législation sur les armes, une peine bien allégée par rapport à ce qui avait été annoncé auparavant. Le cas avait été exemplaire… pour démontrer les liens étroits unissant Blacckwater à la CIA : « mais dans le cas enterré par la Cour fédérale, les avocats de la défense ont fait valoir que les accusés avaient acquis secrètement les armes au nom de la CIA, et ne devraient donc pas être poursuivis, pour avoir suivi les indications du gouvernement. La défense a présenté des témoignages d’anciens fonctionnaires de la CIA qui ont dit qu’ils savaient que Blackwater avait agi selon direction de l’agence, et ont déposé des requêtes en documents et des preuves du rôle de la CIA dans le deal d’armes effectué. Le ministère de la Justice a nié que le C.I.A. avait joué un rôle dans la direction des achats d’armes de Blackwater, et a cherché à bloquer la défense d’avoir accès aux fichiers de la CIA ».. révélait le 21 février 2013 le New-York Times. Blackwater avait agi, et agi toujours, selon les ordres de la CIA. Aux Philippines, c’était donc bien un terrain d’entraînement de la CIA qui devait être établi à Subic Bay ! Déjà, en 1989, la presse l’avait annoncé : « aux Philippines, la CIA s’est trouvée une seconde maison »… cela devait conduire à une créature voisine de celle de Ben Laden, en la personne d’Abu Sayyaf… qui a fait depuis allégeance à l’Etat Islamique !

La révélation

Le 14 mars suivant, Erik Prince, l’ancien PDG de Blackwater, plutôt amer, vidait son sac devant la presse : « le travail de Blackwater a commencé avec la CIA lorsque nous avons fourni les instructeurs et les installations spécialisées dont l’Agence manquait », a dit Prince au reporter Eli Lake. « Dans les années qui ont suivi, la société est devenue une extension virtuelle de la CIA, parce qu’on nous a demandé maintes et maintes fois d’effectuer des missions dangereuses, que l’Agence, ne pouvait ou ne voulait pas effectuer en interne. »[La] CIA a couramment utilisé Blackwater pour des missions dans le monde entier, » expliquent les avocats de l’entreprise dans des documents de la défense. « Ces efforts ont été faits en vertu des contrats écrits et non écrits et au travers de demandes occasionnelles. À de nombreuses reprises, la CIA a payé Blackwater rien que pour son assistance. Blackwater a également utilisé et recruté des officiers et agents de la CIA et fourni une couverture aux officiers et agents de la CIA opérant dans des missions secrètes et clandestines. À bien des égards, Blackwater, ou dans certaines parties de Blackwater, étaient une extension de la CIA ». Au moins, désormais c’était clair. Blackwater n’était que le bras armé de la CIA !

Des tueurs recrutés

Parmi les choses que ne voulait plus faire la CIA… il y avait ce qu’avait dénoncé la commission Church : des assassinats. Selon « The Terrifying Background of the Man Who Ran a CIA Assassination Unit »de Conor Friedersdorf (2012) « l’implication présumée d’un enquêteur fédéral, Enrique Prado dans sept meurtres, lorsqu’il il était en charge de meurtres secrets confiés à une société privée. C’était l’un des plus grands secrets de l’ère post-11 Septembre : peu de temps après les attentats, le président Bush a donné la permission à la CIA de créer une unité d’assassinat top secrète pour trouver et tuer des agents d’Al-Qaïda. Le programme a été maintenu par le Congrès pendant sept ans. Leon Panetta et le législateur on en a parlé en 2009, et ont révélé que la CIA a engagé la société de sécurité privée Blackwater pour aider à l’exécuter. « Le mouvement a été historique », dit Evan Wright, journaliste du National Magazine Award Qui a écrit « la série Generation Kill ». Il semble avoir marqué la première fois que le gouvernement des États-Unis a confié un service d’assassinat secret à une entreprise privée ». Sachant comment la CIA avait financé les mêmes activités en Amérique du Sud, pendant des décennies, ça devenait un peu plus clair, alors, de trouver de l’héroïne à cet endroit…

(*) les catapultes montées sur les porte-avions australiens étaient plus courtes que les américaines, et ne faisaient que 28 m de long. Pour y remédier, on avait ajouté un peu de pression de vapeur, mais le décollage y demeurait plus risqué que sur les porte-avions US.

(**) et amplement documentée, comme ici sur cinq pages (?) dans le magazine de la Navy australienne sous le titre « The rescue of SBLT David Baddams « , vue d’un Wessex Mk 31B de sauvetage .

SOURCE: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxiv-la-cia-l-158784

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Espagne (archipel des Canaries): saisie de près d’une tonne de cocaïne au sud des Canaries


La garde civile espagnole a saisi dimanche près d’une tonne de cocaïne à bord d’un voilier intercepté au sud de l’archipel des Canaries, a annoncé lundi le ministère de l’Intérieur. Les trois membres d’équipage qui voyageaient à bord du « Liberty Belle », deux Ukrainiens et un homme originaire de Serbie ont également été interpellés, a précisé le ministère dans un communiqué, ajoutant que le voilier naviguait sans pavillon.

LIBERTY BELLE

Le voilier intercepté en haute mer à 370 km au sud de l’archipel, transportait quelque 950 kilos de cocaïne, selon une première estimation qui doit être confirmée à terre, après l’arrivée de l’embarcation à l’île de Las Palmas (Canaries) prévue mardi.

Cette saisie intervient à peine dix jours après l’interception d’un autre voilier, transportant 600 kilos de cocaïne et battant pavillon tchèque. Ses quatre membres d’équipage, également Tchèques, ont été arrêtés. Le ministère de l’Intérieur a rapporté début novembre une forte hausse des saisies de cocaïne en 2013 (+28,6%) sans en expliquer les causes. L’Espagne reste le principal point de passage de la drogue arrivant en Europe.
Au total, 73,7% du cannabis et 41,2% de la cocaïne saisis en Europe en 2012 l’ont été en Espagne, selon le ministère.

http://www.charentelibre.fr/2014/11/17/espagne-saisie-de-pres-d-une-tonne-de-cocaine-au-sud-des-canaries,1925558.php

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Conférence sur la lutte contre les trafics à la 1ère édition du Salon International de l’Aérosurveillance Maritime

Événements du pôle Du mardi 09 décembre 2014 à 9:45 au mercredi 10 décembre 2014 à 19:00, Aéroport International du Castellet – 3100 Route des Hauts du Camp – 83330 Le Castellet

L’aéroport International du Castellet, les pôles de compétitivité Mer Méditerranée, Pégase, Optitec et Risques, le Cluster Eden ont le plaisir de vous informer de la 1ère édition du Salon International de l’Aérosurveillance Maritime qui se tiendra à l’aéroport du Castellet les 9 et 10 décembre 2014.

Cet événement axé sur un de nos domaines technologiques d’excellence et positionné sur des marchés stratégiques à fort potentiel de croissance, a pour vocation de rassembler des donneurs d’ordre, des PME, des offreurs et des clients.

Au programme :

  • Exposition (possibilité de réserver un stand afin de promouvoir ses produits et services)
  • Rendez vous BtoB organisés par la CCIR entre les différents participants : http://ace.talkb2b.net/
  • Vols de démonstration
  • Conférences

Ces conférences animées par des experts internationaux aborderont les sujets suivants :

  • Piraterie « Mutation et migration de la menace asymétrique maritime : de la corne de l’Afrique au Golfe de Guinée, quelles réponses industrielles face à ces évolutions ? »
  • Sûreté des infrastructures « Quelles réponses techniques face aux besoins grandissants de la mise en sécurité des infrastructures maritimes « Oil and Gas ? »
  • Lutte contre les trafics «  La contribution du Big Data pour la lutte contre les trafics par voie maritime »
  • Surveillance Environnementale, « Des nouveaux vecteurs aériens en réponse aux attentes en matière de surveillance environnementale maritime et littorale »

Télécharger le Flyer de la manifestation

N’hésitez pas à nous contacter pour tout complément d’information.

En espérant vous compter parmi nous pour cet événement !

Salon international de l'aerosurveillance maritime

Contact:

source: http://www.polemermediterranee.com/Agenda/Evenements-du-pole/1ere-edition-du-Salon-International-de-l-Aerosurveillance-Maritime

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