FRANCE (Affaire François Thierry): l’ex patron de l’OCRTIS n’est plus OPJ

La procureure générale de la cour d’appel de Paris, Catherine Champrenault, a donc décidé de sanctionner François Thierry en lui retirant sa qualité d’OPJ.

Catherine Champrenaut reproche à Francois Thierry un«manque de loyauté» à l’égard de l’autorité judiciaire, des «négligences graves dans la surveillance des transports de quantités massives de stupéfiants», des agissements consistant à priver les autorités hiérarchique, disciplinaire et judiciaire de toute possibilité de contrôle, et par-dessus tout un «manque de professionnalisme et de discernement».

Catherine Champrenaut pense aussi que certains résultats judiciaires spectaculaires auraient conduit François Thierry à «s’installer et à se conforter dans un sentiment de toute puissance».

La sanction devrait faire l’objet d’un recours de la part de son avocat, Me Szpiner, devant la Cour de cassation, puis le cas échéant devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Maître Szpiner considère en effet que Catherine Champrenault, la procureure, est à la fois juge et partie dans ce dossier.

Quid de la responsabilité des magistrats qui autorisaient les livraisons surveillés de L’OCRTIS?

lire aussi: OCRTIS France: quel est le juge des libertés qui a avalisé la garde à vue fantôme de Sofiane Hambli?

MARTINIQUE: 2 personnes arrêtées et saisie de près de 8kg d’herbe de cannabis à Fort-de-France

Peu après minuit ce vendredi matin, dans le quartier de Sainte-Thérèse à Fort-de-France, les policiers de la Brigade Anti-Criminalité (BAC), ont effectué un contrôle routier auprès d’un usager de la route qui roulait sans éclairage et sans ceinture de sécurité.

Du cannabis et des liasses de billets
Dans le coffre de la voiture, les policiers sont intrigués par une odeur de stupéfiants. Ils ont le nez fin puisqu’ils découvrent près de 8 kilos d’herbe de cannabis et une impressionnante somme d’argent, dont le montant n’est pas précisé pour l’instant.

LIRE

http://m.la1ere.francetvinfo.fr/martinique/2-personnes-arretees-saisie-pres-8kg-herbe-cannabis-fort-france-516901.html#xtref=https://www.google.com/&

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NARCOTRAFIC (Costa del Sol – GAL, Policia, Guardia civil): le trombinoscope des années 90

Carlos Gaston Ferran, dit « Le Grand »

lors d’un séjour en Algérie dans sa jeunesse.


Jean Gilbert Para, un proche collaborateur de Charles Ferran, disparu le 11 mai 2002, dans la région de Ronda en Andalousie. (Son 4X4 a été retrouvé criblé de balles!)

Il était copropriétaire avec Carlos Ferran, Edouard ´Doudou´ Mari-Chica et Abdel Omar (Adiel OUANOUGLU) »Le Chacal » du ´My Lady Palace´ y ´Play Boy´ de Marbella et d’autres établissements similaires à Torremolinos et Benalmádena. Il gérait aussi un restaurant Plaza del Socorro à Ronda.



Adiel OUANOUGLU ou Abdel OMAR, dit « Le Chacal »
.

enregistré par les autorités françaises de la DNRED et de l’OCRTIS sous l’identité de Alain David Benhamou.

« C’est un personnage qui a fait bénéficier la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, NDLR) comme d’autres services français d’un carnet d’adresses très étoffé« , expliquait Jean-Michel Pillon, chef de bureau au sein de la direction des douanes lors d’une audition devant la brigade financière en mars 2016

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Alain David Benhamou dit ´Doudou´ Mari-Chica

Le beau-frère de Carlos Ferran

ici à Marbella


Ricardo RUIZ COOL, commissaire de Police à Estepona (Andalousie) dans les années 90, chargé de la sécurité des GAL sur la Costa del Sol, était un contact très proche de Carlos Ferran. Il mettait à sa disposition le fichier de la Police Nationale espagnole et sécurisait les rendez-vous de Carlos Ferran avec Rafael Vera, le ministre espagnol de la sécurité.

Son adjoint à Estepona, Florentino Villabona Madera pourrait, j’en suis certain nous parler de cette grande époque, s’il n’est pas frappé d’amnésie sélective. Aujourd’hui, il est « Director Adjunto Operativo (DAO) de la Policía »!


Le GAL

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Felipe Gonzalez (au centre), le fondateurs du GAL et ses meilleurs collaborateurs Rafael Vera (à gauche) et José Barrionuevo.

ESPAGNE (les années sombres du terrorisme et du narcotrafic d’Etat): retour sur les cloaques de Felipe Gonzalez, José Barrionuevo, José Luis Corcuera, Rafael Vera et des mercenaires du GAL

LIRE: NARCO-TERRORISMO (G.A.L.): los mercenarios de la OAS en España.

ET aussi: http://www.lexpress.fr/informations/la-veritable-histoire-des-gal_602551.html

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Toutes les structures mises en place et la logistique criminelle ont perduré et sont encore d’actualité.
Les contacts et ramifications avec différents services spéciaux sont toujours d’actualité!

DOUANE FRANÇAISE: quand la DNRED tenait un restaurant à Estepona en Andalousie

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DNRED, OCRTIS, GUARDIA CIVIL, BRITISH CUSTOMS EXCISE, Alfândega Portuguesa et DEA: tous ces services au service du « Chacal », cet autre indic des stups au trouble pedigree

Né en 1952 en Algérie, Abdel Omar serait plus connu sous le faux nom d’Alain David Benhamou. Membre du milieu cannois, il aurait rejoint dans les années 80 la Costa del Sol, base arrière du grand banditisme français.

Sur place, il aurait d’abord évolué dans l’ombre de Charles Ferran (Carlos Gaston), dit « le Grand », ancien garde du corps de Jacques Chaban-Delmas, parrain de Marbella et membre du GAL, organisation clandestine recrutant ses sicaires dans le milieu français. A l’époque, en contrepartie des services rendus, les membres du GAL bénéficient du laisser-faire des autorités locales pour développer le trafic de drogue à partir du sud de l’Espagne. Le « Chacal » avait alors l’habitude de parader sur le port de Marbella au volant d’une Lotus jaune, vêtu d’un pantalon léopard et d’une veste en python, un pistolet-mitrailleur Uzi sur le siège passager.

« Je me souviens d’un personnage plein d’aplomb dans l’attitude et dans le regard« , nous raconte Marc Fiévet, un ancien agent infiltré des douanes ayant travaillé longtemps dans le sud de l’Espagne.

En 1995, à la mort de Charles Ferran (Carlos Gaston), le « Chacal » aurait pris sa succession : « Dans ces milieux-là, il n’y a pas vraiment d’héritier, Le Chacal a pris le pouvoir« , considère Marc Fiévet.

Régnant alors sur un petit empire immobilier et plusieurs boîtes de nuit, le malfrat aurait, à l’instar du « Grand », su développer ses réseaux dans tous les milieux. Selon Hubert Avoine,un ancien infiltré ayant travaillé sous la direction de François Thierry entre 2009 et 2014, ce parrain aurait même financé au début des années 2000 une opération d’infiltration à hauteur d’un million d’euros pour le compte des douanes. Un étonnant mélange des genres. « Il ne s’agit pas d’un aviseur au sens traditionnel du terme. C’est un personnage qui a fait bénéficier la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, NDLR) comme d’autres services français d’un carnet d’adresses très étoffé », expliquait Jean-Michel Pillon, chef de bureau au sein de la direction des douanes lors d’une audition devant la brigade financière en mars 2016.

Selon Marc Fiévet, les stups et les douanes françaises ne sont pas les seuls à avoir utilisé les services des anciens du GAL. La Guardia civil, les douanes anglaises et portugaises en auraient fait de même.

Lire l’article

http://m.nouvelobs.com/justice/20170929.OBS5362/le-chacal-cet-autre-indic-des-stups-au-trouble-pedigree.html#

Lire aussi:

NARCOTRAFIC (Costa del Sol – GAL, Policia, Guardia civil): le trombinoscope des années 90

https://ns55dnred.wordpress.com/2016/05/15/despedidad-del-comisario-ricardo-ruiz-cool/

Et aussi:

La policía identificó a los participantes en el asalto, que se encuentran desde entonces en paradero desconocido. Nadie ha contactado con la familia

MIGUEL ÁNGEL REINA. MÁLAGA

La investigación por el secuestro del industrial francés Jean Gilbert Para,que cumpliría este año los 68, continúa sin establecer qué pasó con la víctima y por qué le secuestraron. El caso ha sido archivado de manera provisional por el juzgado de instrucción número 2 de Ronda « a falta de autor conocido ».
La policía lo catalogó como « desaparición », al no haberse hallado el cuerpo, y lo mantiene abierto aunque no dedica recursos a su resolución, según confirmaron a La Opinión fuentes judiciales, policiales y de la familia de la víctima. El pasado 11 de marzo se cumplieron seis años del suceso sin que hasta la fecha nadie se haya puesto en contacto con su mujer, Ana, ni con cualquier otra persona allegada a la familia Para. Nunca se recibieron peticiones de rescate ni ningún otro tipo de comunicación relacionada con el caso.

Móvil.

Aunque la policía barajó como móvil del ataque el ajuste de cuentas por actividades anteriores de la víctima vinculadas al narcotráfico, según informó el entonces subdelegado del Gobierno, Carlos Rubio, los allegados del industrial francés desmintieron dicha versión, « que condicionó al principio la investigación y perjudicó mucho a la familia », y aseguraron que a Jean Gilbert « le secuestraron por algo que sabía », por alguna información que sus agresores querían conocer », aseguraron.
Fuentes policiales explicaron que gracias a la declaración de un testigo se pudo conocer cómo ocurrieron los hechos, el número de participantes y los vehículos utilizados por los agresores, además de los que fueron abandonados en el escenario del suceso y en la urbanización Guadalmina de San Pedro Alcántara, aunque fue por gestiones policiales posteriores como se habría identificado a los presuntos participantes en el asalto, que permanecen desde entonces en paradero desconocido.
Según estas fuentes, no se pudo establecer quién fue el autor intelectual del secuestro, aunque los investigadores tendrían indicios suficientes para relacionarlo con una serie de asesinatos, secuestros y robo de grandes partidas de droga entre dos bandas rivales de franceses de origen argelino que operan en el litoral occidental.
El turbio pasado de la víctima, relacionada con negocios de prostitución y narcotráfico en la Costa del Sol y con la trama del Grupo Antiterrorista de Liberación (GAL), podría estar detrás del secuestro, aunque sus familiares aseguraron que « Jean Gilbert llevaba más de 15 años retirado » de ese tipo de actividades.
De hecho, el día que le secuestraron regresaba a su villa, en la finca ´El ´Águila Real´, después de haberse reunido con el entonces alcalde de Ronda, Juan Benítez, para tratar de desbloquear un proyecto paralizado por la Consejería de Medio Ambiente que suponía una inversión cercana a los tres millones de euros y que preveía la construcción, en terrenos de protección especial, de un hotel y diez viviendas de lujo en la finca Huerto Márquez de la Ciudad del Tajo.

Pistoleros.

Jean Gilbert Para lideraba, junto a Carlos Gastón, el cuñado de éste, Edouard ´Doudou´ Mari-Chica, y Alain David (Omar Abdel) Benhamou, ´El Chacal´, el denominado ´clan de Burdeos´. Hasta su desaparición, Jean Gilbert era propietario, junto a los dos últimos, de los clubes de alterne ´My Lady Palace´ y ´Play Boy´ de Marbella, así como de otros locales similares en Torremolinos y Benalmádena. También regentaba un restaurante en la Plaza del Socorro de Ronda.

Carlos Gastón falleció el 30 de septiembre de 1995 por ahogamiento en su residencia de Estepona debido un edema pulmonar. Doudou Mari-Chica se mantiene en un discreto segundo plano y alterna su residencia entre Marbella y París. Alain David Benhamou, ´El Chacal´, a quien se atribuye haber heredado el imperio de Gastón, pasa largas temporadas en Israel desde que el 4 de diciembre de 2004 sufriera un brutal atentado en el hotel H10 Andalucía Plaza de Marbella. Consiguió escapar ileso pero el tiroteo se cobró la vida de dos víctimas inocentes: el niño sevillano de 7 años José Manuel Contreras, y el peluquero italiano propietario de la Peluquería ´Cosmo´, Cossimo Pizzi, de 36 años.
La investigación por ambos asesinatos continúa abierta, aunque desde entonces no se han producido detenciones. Otras fuentes policiales explicaron que « nadie hubiera atentado directamente contra ´El Chacal´, por eso contrataron a sicarios ». La acción fue ejecutada, según las fuentes, por un grupo de paramilitares y ex terroristas norirlandeses vinculados a la organización del escocés Walter Douglas, alias ´El Lechero´.
Las armas utilizadas, no obstante, habrían sido proporcionadas por la banda franco-argelina rival y estarían relacionadas con el hallazgo de sendos arsenales de armas de guerra en Girona y Barcelona, en enero de 2005.

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INDOCHINE (Saïgon): quand la Douane vendait de l’opium pour le gouvernement français…

En 1881, l’État se fit fabricant de drogue à Saïgon, alors en Indochine française, comme il était fabricant de tabac en métropole.

Par Gérard-Michel Thermeau.

Tout avait bien commencé pourtant. La loi du 19 juillet 1845 assimilait l’opium à un poison, le rangeant, au même titre que la morphine, dans la liste des substances vénéneuses et renforçant son contrôle à la vente. À l’occasion de l’Exposition universelle de 1851, les Français dénonçaient vertueusement les méthodes britanniques en Inde : l’administration fiscale britannique avait créé des bureaux de débit de liqueurs et d’opium pour favoriser les recettes de la taxe dite akbarie. Seuls des Anglo-saxons pouvaient ainsi faire fi de la santé publique pour remplir les caisses de l’État.

Dix ans plus tard, toutes ces belles intentions et ces nobles indignations avaient été oubliées. La Cochinchine était devenue une possession française : la conquête de l’Indochine commençait. Avec l’arrivée d’immigrants chinois, la consommation d’opium allait se développer. L’administration coloniale française vit tout de suite les profits qu’elle pouvait en retirer : l’opium fut taxé comme l’était l’alcool. L’impôt fut d’abord affermé à des Chinois mais la redevance annuelle rapportait peu en regard de l’accroissement continuel de la vente.

Une manufacture d’État pour fabriquer la drogue

Aussi, en 1881, le système de la ferme fut abandonné au profit de la régie. L’État se fit fabricant de drogue comme il était fabricant de tabac en métropole. Une superbe manufacture d’opium, une manufacture d’État, fut construite au centre même de Saïgon, rue Paul-Blanchy, occupant plus d’un hectare. Elle employait 25 Européens et 200 Asiatiques.

Dans les premières décennies, l’opium fumé en Indochine provenait en presque totalité de l’Inde britannique, suite à l’arrêt des exportations du Yunnan.

L’Administration des Douanes et Régies vendait les boîtes d’opium, par l’intermédiaire des Receveurs, soit directement aux consommateurs soit par l’intermédiaire de débitants qui tenaient des maisons spéciales, appelées fumeries.

L’opium était livré aux fumeurs dans des boites en laiton de 5, 10, 20, 40 et 100 grammes. On employait une telle quantité de feuilles de laiton parce qu’il y avait une forte concurrence en France pour en obtenir la fourniture auprès des adjudicataires.

Ces boites portaient l’estampille de la Régie et des marques de lot qui permettaient de se référer au procès verbal en cas de présomption de fraude.

En effet, l’État voulait bien trafiquer mais ne supportait pas la concurrence.

Les prix de vente étaient fixés par arrêté par souci du service public : il s’agissait de s’adapter aux moyens de chacun pour que même les plus modestes puissent accéder sans problème au poison.

Une circulaire de l’administration des Finances aux résidents d’Indochine précisait cette belle et noble volonté d’assurer la « continuité territoriale » et un égal accès de tous aux ressources : « je me permets de vous adresser une liste des débits qu’il y aurait lieu d’installer, dans les divers villages mentionnés, dont la plupart sont totalement privés de dépôt d’opium et d’alcool. Par l’intermédiaire des gouverneurs cambodgiens et des mesrocs1, votre influence prépondérante pourrait heureusement faire valoir à certains petits marchands indigènes les avantages qu’ils auront à se livrer à un négoce supplémentaire, les licences d’opium et d’alcool étant gratuites. (…) Ce n’est que par une entente complète et constante entre votre administration et la nôtre que nous obtiendrons les meilleurs résultats pour le plus grand bien des intérêts du Trésor. »

En 1905, on avait évalué les recettes du monopole à 8,1 millions pour un budget de 32 millions : c’était donc environ le quart des recettes du budget général de l’Indochine qui était demandé à l’opium.

Ce chiffre devait même parfois dépasser ce seuil : 37 % des recettes publiques en 1914 venaient de la vente de l’opium ! On le voit, la colonisation contribuait ainsi largement à civiliser les « indigènes ».

Le meilleur opium du monde… enfin presque

À l’Exposition coloniale de Marseille, une maquette de la manufacture d’opium était présentée et la qualité de l’opium national, par opposition aux médiocres opiums étrangers, largement soulignée ! Selon un élu du peuple, Henri Cosnier, député de l’Indre, un radical-socialiste spécialiste des questions agricoles et sans doute tout pénétré des « valeurs républicaines » : « l’opium qui sort de cet établissement modèle, était non seulement le meilleur du monde entier, mais aussi, chose à considérer, le moins dangereux. »2

On le voit, le brave élu n’était pas loin de considérer l’opium comme un fortifiant d’intérêt public.

Bien sûr, face au monopole étatique, les perfides Chinois n’hésitaient pas à pratiquer la contrebande, vendant sous le manteau des produits nécessairement de moins bonne qualité. En effet l’administration, toujours soucieuse de son rôle de service public, s’efforçait au maximum de satisfaire les usagers.

Les Annales coloniales (18 août 1928) annonçaient ainsi : « L’administration des Douanes va très prochainement mettre en vente et à titre d’essai un opium composé de Bénarès auquel on aura incorporé de l’excellent opium local dans une proportion de 10 %. (…) Des fumeurs tant Européens qu’Asiatiques qui en ont goûté, n’ont pas caché qu’il leur donnait entière satisfaction ; certains ont même assuré qu’ils le préféraient au Bénarès pur. Dans ces conditions, il est apparu que l’essai devrait être poursuivi et qu’il devenait nécessaire de demander son appréciation à la masse des consommateurs. »

Malheureusement, la qualité tant vantée n’était pas toujours au rendez-vous : en 1932 on signalait l’importance de la contrebande dans la province du Nghê-An, la Direction des Douanes persistant à imposer un opium absolument infumable. « Or ce que la Régie fait là – une falsification pure et simple – mènerait un simple particulier en correctionnelle. » 3

Mais ce qui est interdit au particulier, comme chacun sait, ne l’est pas nécessairement à l’administration.

En 1933 devait éclater le scandale de « l’opium à la bouse de vache » : l’administration avait acheté en 1927 au Laos, en guise d’opium, et pour 20 millions de francs, une grande quantité de bouses de vaches, courge, brique pilée, latex de laine à caoutchouc. Un gaspillage de plusieurs millions d’argent public : le tout inutilisable devait être jeté à la mer. L’administration, selon sa bonne vieille habitude, avait tout fait pour étouffer le scandale.

Cette production d’opium devait continuer jusqu’en 1946. Ensuite, disons-le, les choses sont devenues beaucoup plus compliquées pour les Français.

Mais c’est une autre histoire…

maires des villages cambodgiens ↩
Les Annales coloniales, 8 février 1913 ↩
L’Éveil de l’Indochine, 17 avril 1932 ↩

Source

FRANCE: quand la République faisait du trafic de drogue

DROGUE: d’où vient l’héroïne?

Il a été déterminé qu’en 1971, un tiers de toutes les troupes de combat américaines qui se battaient au Vietnam du Sud étaient des utilisateurs d’héroïne.

Il y avait plus de dépendants dans les rangs de l’armée américaine au sud du Vietnam, qu’il n’y en avait aux États-Unis.

D’où vient l’opium?

D’où vient l’héroïne?

Qui la traitait?

Qui l’a emmenée aux troupes dans ses casernes et ses bunkers à travers le Vietnam du Sud?

Personne n’a posé ces questions. Tout le monde faisait état du niveau élevé d’abus, mais personne ne savait où et qui.

Interviewé à Paris, le chef de l’équivalent français de la CIA en Indochine, puis chef d’une importante société française de fabrication d’hélicoptères, expliqua combien, pendant la guerre d’Indochine entre 1946 et 1954, l’argent manquait pour les opérations secrètes.

Ainsi, les tribus laotiennes ont produit de l’opium…et des avions militaires français l’ont ramassé et l’ont livré aux malfrats qui contrôlaient Saïgon.

Une partie des profits était destinée aux autorités françaises qui ont pu alors financer leurs opérations secrètes.

NARCOTRAFIC: quand les services français trafiquaient l’opium…

« Et après ? »

Des informations de haut rang de l’armée vietnamienne ont permis d’établir qu’au Laos, dans les montagnes, des mercenaires de la CIA s’activaient et chargeaient les avions de la compagnie aérienne contractante de la CIA, Air America, qui décollaient des villages de la population Hmong du nord du Laos, dont la principale culture était l’opium.

Là, les avions, chargés d’opium, transportaient vers le plus grand laboratoire mondial d’héroïne, dirigé par le commandant en chef de l’armée royale du Laos, dont le budget militaire provenait entièrement des États-Unis.

L’opium transformé devenait héroïne.

L’héroïne a été introduite clandestinement dans le sud du Vietnam par trois groupes contrôlés par le président, le vice-président et le Premier ministre du Vietnam du Sud et ses alliés militaires, puis distribuée aux forces américaines dans le sud du Vietnam.

Et la CIA qui n’était pas « directement » impliquée, regardait autre part quand il s’agissait du trafic de drogue de ses ‘alliés’.

Et cette épidémie d’héroïne a balayé l’armée américaine.

Au Laos, la compagnie aérienne de la CIA, Air America, commença à transporter l’opium cultivé pas les tribus Hmong au-delà des collines, vers Long Tien et Vientiane et continua de transporter l’opium des cultivateurs des tribus Hmongs jusqu’en 1971.. Cet opium était ensuite raffiné pour faire de l’héroïne n° 4 de grande qualité, qui était celle prise par les soldats américains.

« D’autres sources révèlent l’existence d’un important laboratoire d’héroïne dans la région de Vientiane et sous la protection du Général Ouane Rattikone.

Enfin, le DEA a reçu des témoignages indiquant que le Général Vang Pao (http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2011/01/07/vang-pao-general-laotien-et-leader-hmong_1462155_3382.html), commandant de l’armée secrète de la CIA, a fait tourner une usine de production d’héroïne à Long Tien, le quartier général des opérations de la CIA dans le Nord du Laos. »

Quelques photos de Long Tieng prises entre 1969 et 1975…

La complicité de la CIA dans ce trafic servit de modèle pour le répéter en Amérique centrale lorsque les Contras seront impliqués dans le narcotrafic.

La CIA a regardé ailleurs lorsque ses avions et leurs alliés faisaient entrer de la cocaïne de la Colombie aux États-Unis et …le même schéma s’est reproduit dans les années 1980, pendant la guerre secrète en Afghanistan…Cette fois-ci, ce sont les Moudjahidines qui sont devenus accrocs à l’opium.

La production d’opium en Afghanistan pendant cette guerre secrète est passée d’environ 100 tonnes d’opium par an à 2 000 tonnes, une augmentation colossale et l’Afghanistan est passé de 0% à 65% dans l’approvisionnement en héroïne aux États-Unis.

La CIA envoyait alors des armes aux combattants des Moudjahidines par les mêmes caravanes qui arrivaient, chargées d’opium.

La CIA a empêché alors la DEA, le bureau dédié à la lutte contre le trafic de drogue, d’enquêter.

Ainsi nos grands services dédiés à la lutte contre cette nouvelle « peste » n’ont réussi qu’à développer, amplifier et tirer directement ou indirectement profit du narcotrafic.

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Les derniers exploits de l’OCRTIS ou de la DNRED ne sont que des répliques des opérations commises depuis des décennies par des services qui se considèrent encore au-dessus de tous soupçons.

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FRANCE (Antidrogue OCRTIS & DNRED): des douaniers, des policiers et des magistrats amnésiques à la mémoire sélective, c’est une des réalités de l’affaire François Thierry

Après la mise en examen de l’ancien patron de la lutte antidrogue, l’avocat de l’ancien trafiquant et indic Sofiane Hambli dénonce « l’amnésie sélective des magistrats ».

Flic ou ripoux ?

Vendredi, l’ancien chef de l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), François Thierry, a été mis en examen pour « complicité de détention, transport et acquisition de stupéfiants et complicité d’exportation de stupéfiants en bande organisée » dans une enquête qui a mis au jour les méthodes controversées des « stups » pour faire tomber des trafiquants.

« L’amnésie sélective des magistrats ».

Le policier est soupçonné d’avoir favorisé l’entrée de drogue sur le territoire français, sans en informer totalement l’autorité judiciaire dans le cadre de ses relations controversées avec un important indicateur de l’office considéré comme un trafiquant notoire, Sofiane Hambli. Sur Europe 1 vendredi midi, l’avocat de ce dernier, Maître Joseph Cohen-Sabban, dénonce « l’amnésie sélective des magistrats » dans cette affaire.

« Indic » et c’est tout.

Pour le conseil, Sofiane Hambli était bien un ex-trafiquant, devenu indic. C’est tout. « Nous avons bon nombre d’éléments qui démontrent qu’il n’était qu’indic, et qu’il travaillait main dans la main avec l’Office central, au vu et au su de l’ensemble de l’appareil judiciaire parisien. Et ça, ce n’est pas une opinion, c’est un fait », assure-t-il.

Une saisie « scandaleuse » des douaniers.

L’affaire trouve son origine dans la saisie record, le 17 octobre 2015, de sept tonnes de cannabis entreposées dans des camionnettes stationnées boulevard Exelmans, dans le cossu 16ème arrondissement de Paris. Cette livraison de drogue partie du Maroc s’inscrivait dans une opération secrète de l’OCRTIS pour infiltrer un réseau, avec l’aide de Sofiane Hambli. « Ces méthodes d’enquête étaient, il y a encore quelques mois, des méthodes classiques. Et au bénéfice de cette saisie totalement scandaleuse des douaniers, elles sont devenues délictueuses », dénonce Me Cohen-Sabban.

« Depuis des années, les magistrats des centres régionaux de police judiciaire spécialisés dans le crime organisé professent la doctrine suivante : ‘Je suis prêt à laisser passer 50 tonnes si cela me permet de remonter une filière' », rapporte l’avocat.

« C’était admis, sous le contrôle de la loi Perben. Et aujourd’hui, en cours de partie, on nous dit que ce n’est plus légal. »

http://www.europe1.fr/faits-divers/antidrogue-des-methodes-denquetes-classiques-sont-devenues-delictueuses-3418904

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VOIR OU REVOIR:

FRANCE (Assemblée nationale): ce soir sur LCP, Dominique Perben, Gilbert Collard, Emmanuel Fansten de « Libé » et Marc Fievet sur le plateau de l’émission « CA VOUS REGARDE »

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URUGUAY: recherché depuis 1995, l’italien Rocco Morabito a été arrêté à Montevideo

Rocco Morabito, un Italien recherché depuis plus de vingt ans par la justice de son pays pour trafic de drogues et activités mafieuses, a été arrêté dimanche dans un hôtel de Montevideo, a annoncé le ministère uruguayen de l’Intérieur. Morabito, «membre de la Ndrangheta, la mafia calabraise, est recherché par l’Italie depuis 1995» et une notice rouge a été émise contre lui par Interpol pour avoir appartenu de 1988 à 1994 à une organisation criminelle dédiée au trafic international de drogues, a précisé le communiqué du ministère.

LIRE la suite

http://www.journaldemontreal.com/2017/09/03/uruguay-un-italien-recherche-depuis-1995-arrete-a-montevideo

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La FRANCAISE des STUPS: Police, douane, gendarmerie… la drogue les rend fous par G. MOREAS

Georges MOREAS, Commissaire principal honoraire de la police nationale

Les tribulations des agents en charge de la lutte contre les narcotrafiquants ne cessent de nous étonner. Vu de l’extérieur, on a l’impression qu’ils se livrent à une course au trésor dans laquelle les coups de Jarnac sont comme des pratiques rituelles. Mais il semble bien que la récente mise en examen de l’ancien patron de l’office des stups, François Thierry, va apporter un coup de projecteur sur les méthodes utilisées, tant par les enquêteurs que par la justice, et peut-être même un coup d’arrêt. Sans remonter à la création de l’OCRTIS (office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants), le plus ancien office après celui de la fausse monnaie (OCRFM), les turpitudes actuelles qui font l’actualité démarrent bien loin de chez nous, en Républicaine dominicaine, lors de cette fameuse nuit du 19 au 20 mars 2013, au moment où un avion privé appartenant à la SA Alain Afflelou, le Falcon F-GXMC, est stoppé in extremis sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana. Dans le même temps, en France, gendarmes et douaniers du Var peaufinent un plan d’intervention. Des mois de surveillance pour ce moment tant attendu : l’arrestation en flag d’une équipe de la « french cocaïne ». Dans quelques heures, lorsque le Falcon va atterrir sur la piste de l’Aéroport international du Golfe de Saint-Tropez, tout sera plié. « Aéroport international »… un titre bien ronflant pour un terrain intimiste qui a accueilli moins de 8 000 passagers en 2016. Les enquêteurs ont flairé le gros coup, mais pour éviter de se voir dessaisir au profit de l’OCRTIS, ils ont préféré minimiser l’affaire, en symbiose avec le TGI de Draguignan. Et là, ils sont sur des charbons ardents, prêts à cueillir le fruit de leur labeur. Ils ne savent pas encore que de l’autre côté de l’Atlantique, les policiers dominicains, assistés d’un détachement local d’agents de la DEA (Drug enforcement administration), ont investi l’appareil. Comment la DEA a-t-elle été informée ? Un esprit tordu pourrait imaginer une fuite venant de France… En tout cas, le tuyau est bon : 26 valises bourrées de cocaïne. Plusieurs dizaines d’employés des services de l’aérogare sont interpellés, ainsi que les deux pilotes français, Pascal Fauret et Bruno Odos, et leurs deux passagers. Une affaire qui tombe à pic pour les autorités du pays dont l’objectif est d’éliminer la corruption dans les services de l’État. Personne ne sait comment l’affaire a été éventée, ou personne n’ose le dire à haute voix, mais le juge de Draguignan et les gendarmes du Var sont priés de transmettre leurs éléments, pour le premier à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (JIRS) et pour les seconds à l’OCRTIS. Il faut bien reconnaître que nous, simples spectateurs, en apprenant cette histoire, nous sommes restés sur notre faim, même si les moyens financiers énormes et paramilitaires utilisés plus tard pour exfiltrer les deux pilotes français nous ont laissés sur le cul. Mais qui a organisé tout ça ? On saura peut-être bientôt qui se cachait derrière cette organisation criminelle, puisque le procès doit prochainement démarrer devant les assises de Marseille… D’autant que l’un des accusés, Frank Colin, un bodyguard du showbiz, soutient qu’il avait été infiltré dans le réseau par les enquêteurs des douanes. Cela n’a évidemment rien à voir, mais en 2015, ce sont justement les douanes françaises qui obtiennent un tuyau béton. On ne sait trop comment, un « aviseur » sans doute ! Dans des camionnettes en stationnement dans les beaux quartiers de la capitale, ils découvrent 7 tonnes de résine de cannabis. Une super prise qui leur vaut les félicitations de François Hollande. L’office des stups est saisi de l’enquête, sans moufeté, jusqu’au moment où un cadre de renseignement des enquêtes douanières confie au procureur François Molins le rôle majeur joué dans cette affaire par un certain Sofiane H, enregistré au bureau des sources comme un informateur de l’OCRTIS. Un beau et riche mec que ce Sofiane, qui depuis des années est l’indic du commissaire François Thierry. Cela date du temps où celui-ci était le chef du service interministériel d’assistance technique (SIAT), qui justement gère le bureau des sources. Sofiane aurait été infiltré dans le réseau. L’Office est dessaisi et l’enquête est confiée entre autres à la section de recherches de la gendarmerie de Paris. Comment expliquer qu’un tel stock de stups circule dans la capitale sous l’œil bienveillant des policiers spécialisés dans la répression du trafic ? Pas évident ! Sept tonnes quand même ! Pour sa défense, après avoir tenté de noyer le poisson, François Thierry déclare qu’il s’agissait d’une « livraison surveillée » et que ce plan avait été mis en place avec l’accord du parquet de Paris – et je suppose de sa hiérarchie. Mais sa défense n’a pas convaincu les juges de sa bonne foi. Après une audition-fleuve, ils ont décidé de le mettre en examen pour complicité de trafic de stupéfiants en bande organisée. Une mise en examen sans contrôle judiciaire et sans interdiction d’exercer pour des infractions qui relèvent de la cour d’assises, cela montre l’hésitation d’une justice qui elle aussi s’emmêle les pinceaux dans la chasse aux narcotrafiquants. Il faut dire qu’en matière de stups, à force de ruses, de menteries et de manipulations, en vérité, personne n’y comprend plus rien. Ni les enquêteurs, ni les magistrats, ni même les truands. Mais ceux-ci s’en fichent, tant qu’ils s’en mettent plein les poches. Comme l’a dit à peu de chose près un douanier après la mise en examen récente de deux hauts responsables des enquêtes douanières (DNRED) à la suite de la saisie invraisemblable de 43 tonnes, non pas de drogue mais de café frelaté dans le port du Havre (tandis que 77 tonnes de marchandise non identifiée passaient à travers les mailles du filet), et la découverte de 700 000 € en espèces, la tendance est forte de s’inventer des affaires et des indics pour gonfler les résultats et éventuellement empocher les primes qui vont avec (voir l’article du Monde). Ils ne sont pas les seuls intéressés. Ainsi, l’AGRASC (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués), reverse le produit des avoirs confisqués aux trafiquants de drogue à la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca).

Et la Mildeca répartit ces fonds (en moyenne 12 millions par an) entre la gendarmerie, la police, la justice, et pour une faible partie, pour assurer ses propres missions. Le trafic de drogue représenterait 1% du PIB mondial. Pour l’Union européenne, les coûts cachés ou apparents de ce trafic oscilleraient entre 30 et 40 milliards d’euros par an. La France, à elle seule, y consacrerait un budget (non comptabilisé) de plusieurs milliards. Du fric partout qui tourne dans un petit monde de bons et de méchants. Comme une multinationale avec ses règles propres qui tourne bien, et qui tourne en rond. La prohibition des produits stupéfiants s’appuie à la fois sur un critère moral (c’est mal !) et sur un critère plus concret, la protection de la santé publique (c’est pas bon !). C’est sur ces fondements, l’un subjectif, l’autre justificatif, que s’est peu à peu constitué un système dérogatoire au droit commun pour réprimer le trafic de stupéfiants. Ainsi, l’encadrement juridique de la livraison surveillée, infraction qui semble à la base des faits reprochés à François Thierry, remonte à 1991.

Cette année-là, en février, des douaniers se retrouvent derrière les barreaux pour avoir « accompagné » une cargaison de produits stupéfiants, selon une technique qu’ils pratiquent de longue date. C’est un coup d’assommoir !

(DNRED: quand la Douane française transportait le cannabis qu’elle avait acheté au Maroc: https://ns55dnred.wordpress.com/2016/07/21/dnred-quand-la-douane-francaise-transportait-le-cannabis-quelle-avait-achete-au-maroc/)

Le 19 décembre de la même année, pour couper court aux poursuites, les parlementaires adoptent une loi qui amnistie tous les faits identiques commis par des agents de l’État et qui, surtout, modifie le code de la santé publique et le code des douanes, en régularisant la livraison surveillée. Le texte prévoit qu’une simple information au procureur suffit lorsqu’il s’agit de surveiller l’acheminement de produits stupéfiants, mais qu’il est nécessaire de recueillir son accord ou celui d’un juge d’instruction, lorsque les enquêteurs doivent aller plus loin, comme en acquérir ou en livrer, ou lorsqu’ils sont amenés à fournir des moyens aux trafiquants pour assurer leur négoce. Cette loi de 1991 rejoint d’ailleurs les accords de Schengen du 14 juin 1985 et la convention des Nations Unies du 19 décembre 1988 qui invitent les États à permettre le recours aux livraisons surveillées. Depuis, il y a eu la loi de 2004, voulue par le ministre de l’Intérieur de l’époque, dit ministre du chiffre, qui a sacrifié pas mal de nos principes à l’efficacité. Une efficacité toute relative puisque des moyens d’enquête jusque-là prohibés sont devenus monnaie courante, le plus souvent en utilisant le prétexte de la lutte antiterroriste. Au point qu’aujourd’hui, à lire les différents articles du code de procédure pénale consacrés au sujet, on a l’impression que la chasse aux narcotrafiquants donne tous les droits : surveillances techniques tous azimuts, acquisition de produits stupéfiants, fourniture de moyens aux trafiquants, infiltration du réseau par un OPJ ou un APJ spécialement habilité, lequel bénéficiera alors de l’impunité pour les délits qu’il pourrait être amené à commettre pour assurer sa mission (art. 706-82), etc. Autant de libertés dans les moyens à utiliser, autant de pouvoirs d’investigation, autant de dérogations au droit du commun des citoyens, ne peuvent se faire sans un contrôle sérieux. Et dans la mesure où il s’agit d’actes de police judiciaire, et non de police administrative, tout cela doit se faire sous l’œil attentif du magistrat de l’ordre judiciaire, garant des libertés publiques. Or, au vu des affaires qui s’accumulent, il est permis de penser que certains procureurs ont détourné le regard. Pourtant, l’utilisation de ces moyens est placée sous leur responsabilité. Leur utilisation n’est pas destinée à un maillage de la population pour détecter des suspects, comme cela peut-être le cas en matière de lutte antiterroriste, mais pour effectuer des enquêtes judiciaires destinées à identifier des personnes ou des entreprises qui se livrent au trafic de stupéfiants et à en apporter les preuves à la justice.

L’article 706-32 est clair : ces moyens juridiques dérogatoires sont réservés « aux seuls fin de constater les infractions d’acquisition, d’offre ou de cession de produits stupéfiants » pour en identifier les auteurs et complices et effectuer les saisies.

Et même si nombre de policiers expriment leur ras-le-bol devant la paperasse qui s’accumule sur leur bureau, dans une enquête judiciaire, chaque acte nécessite la rédaction d’un procès-verbal. Si l’on dénie la procédure pénale, alors, il faut agir en dehors des magistrats et en assumer les risques. Je ne connais pas le fond de l’affaire, mais je crois que si le commissaire Thierry était venu devant ses juges avec un épais dossier contenant la procédure de l’enquête préliminaire établie par ses hommes, il n’y aurait pas eu d’affaire. Et pas de billet sur ce blog.

SOURCE

http://moreas.blog.lemonde.fr/2017/08/28/police-douane-gendarmerie-la-drogue-les-rend-fous/

CANADA (Québec): un Longueuillois sera extradé et jugé près de New York pour importation de cocaïne

Matthew Fernandes

Un Longueuillois que la police a traqué sur deux continents, préparant des livraisons de cocaïne et transportant des centaines de milliers de dollars, rejoindra bientôt son patron dans une prison américaine. Matthew Fernandes a échoué à convaincre le juge Pierre Labrie de rejeter la demande des autorités américaines visant à obtenir son extradition, vendredi, au palais de justice de Montréal. Fernandes, 34 ans, ainsi que le présumé leader de ce réseau international d’importation de cocaïne, Iraklis Haviaropoulos, de Brossard, avaient été appréhendés en mars 2016 au terme d’une vaste enquête menée entre 2014 et 2016 par la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine, avec l’assistance des policiers de plusieurs pays d’Amérique latine et de la Sûreté du Québec.

LIRE la suite

http://www.journaldemontreal.com/2017/08/25/importation-de-cocaine-un-longueuillois-sera-extrade-et-juge-pres-de-new-york

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DOUANE FRANÇAISE: la dernière année de la brigade d’Agen s’annonce agitée

Jetez un coup d’œil au Tweet de @douanesagen :

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FRANCE (OCRTIS): Former French anti-narcotics chief investigated for drug trafficking

France’s former anti-drugs agency boss has been placed under formal investigation over allegations he aided and abetted narco-traffickers, the Paris prosecutor’s office said on Friday.

François Thierry, who ran the drug-fighting Ocrtis agency between 2010 and 2016, faces allegations of complicity in the acquisition and transportation of drugs and in the export of drugs by organised gangs.

Read more

http://m.france24.com/en/20170825-former-french-narcotics-boss-francois-thierry-investigated-drug-trafficking

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DOUANE FRANCAISE (BSI d’Agen): la fermeture programmée de la brigade est une bonne nouvelle pour les narcos

Pour Olivier Géron, sans la brigade d’Agen, « le département va devenir une zone blanche au niveau des contrôles ».Photo T.S.

La contestation s’accroît contre la fermeture imminente du service.

Le 23 septembre prochain, les douaniers manifesteront.

Lire plus: http://www.sudouest.fr/2017/08/25/la-derniere-annee-de-la-brigade-d-agen-s-annonce-agitee-3721338-2780.php

J’aurais aimé entendre Rodolphe Gintz s’exprimer sur l’incohérence de cette fermeture, fruit, certainement, d’une longue réflexion de ‘marquis’ parisiens omniscients, qui va créer une zone blanche dans laquelle, narcos et autres terroristes pourront entamer une remontée vers Paris sans aucune crainte.

Faire défiler des douaniers au 14 juillet…C’est bien! Maintenir des effectifs sur le terrain, c’est mieux !

Marc Fievet – NS 55 DNRED

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FRANCE (OCRTIS): François Thierry boira t-il le bouillon suite à l’opération ‘Myrmidon’

Par Emmanuel Fansten et Willy Le Devin

Désormais formellement poursuivi dans l’affaire de la saisie de 7 tonnes de cannabis en octobre 2015 boulevard Exelmans, le commissaire est au cœur d’un scandale sans précédent.

La question de son maintien en poste se pose désormais.

La nouvelle, vertigineuse, est tombée au milieu de la nuit. Après une audition de près de dix heures. Le commissaire François Thierry, ex-numéro un de la lutte antidrogue, a été mis en examen pour «complicité de détention, transport et acquisition de stupéfiants» et «complicité d’exportation de stupéfiants en bande organisée». Un coup de tonnerre sans précédent dans l’histoire de la lutte contre le trafic de stups en France, conséquence d’un scandale documenté par de nombreuses enquêtes parues depuis mai 2016 dans Libération.

Les juges Baudoin Thouvenot et Marc Sommerer soupçonnent fortement François Thierry d’avoir favorisé l’entrée d’importantes quantités de drogue en France, en masquant à l’autorité judiciaire le rôle central de son indic de toujours, Sofiane H. La relation entre «FT» et son «tonton» est au cœur de l’information judiciaire ouverte en octobre 2015, après la découverte «fortuite» par les douanes de 7,1 tonnes de cannabis boulevard Exelmans, à Paris (XVIe arrondissement).

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http://www.liberation.fr/france/2017/08/25/mis-en-examen-pour-complicite-de-trafic-de-stups-francois-thierry-sous-pression_1591882

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant (D) au côté du directeur général de la police nationale (DGPN) Frédéric Péchenard est venu féliciter les enquêteurs de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) dont Francois Thierry (G), le 18 mars 2011 à Nanterre, suite à la saisie de sept tonnes de cannabis à un péage d’autoroute d’Ile-de-France. Claude Gueant a relevé que quelque 110 millions d’euros de drogue, majoritairement du cannabis, ont été saisis durant les seuls mois de janvier et février, contre 560 millions d’euros pour toute l’année 2010. AFP PHOTO PIERRE VERDY / AFP PHOTO / PIERRE VERDY

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CAMPO DE GIBRALTAR: Vigilancia Aduanera interviene 4.000 kilos de hachís en el litoral linense

Vigilancia Aduanera detuvo a cuatro personas e intervino 3.200 kilos de hachís en una actuación que tuvo lugar en aguas cercanas a La Línea.

Y en una segunda intervención, el cuerpo aduanero se aprehendió de otros 800 kilos de hachís. Este fue el dato más destacado que arrojó una nueva reunión semanal de la Mesa Técnica de Seguridad, presidida por el subdelegado del Gobierno en Cádiz, Agustín Muñoz.

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http://m.europasur.es/lalinea/Vigilancia-Aduanera-interviene-litoral-linense_0_1166583640.amp.html

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FRANCIA (Narcotrafico): un ex jefe de la lucha antidroga francesa, imputado por narcotráfico

El ex jefe de la oficina francesa de la lucha contra la droga (OCRTIS) François Thierry ha sido imputado por complicidad en la posesión y tráfico de estupefacientes, según han revelado los medios franceses.

La Fiscalía de París había abierto su investigación para determinar si facilitó la entrada en Francia de varias decenas de toneladas de cannabis con la complicidad de un destacado traficante europeo, contratado por él.

Ese hombre, identificado como Sofiane Hambli, efectuaba las llamadas « entregas vigiladas », que permiten la entrada de droga bajo el control de un magistrado para desmantelar las redes de la reventa a su llegada.

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http://www.elmundo.es/internacional/2017/08/25/599fd74722601d4d1c8b466b.html

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FRANCE (Ocrtis – François Thierry): le scénario incroyable de l’ex-patron des stups mis en examen pour trafic de drogue

Quand on reparle d’Hubert Avoine et de son séjour à Estepona, en Andalousie!

Actuellement en poste à la sous-direction antiterroriste de la PJ, François Thierry est également cité dans une autre affaire qui met à mal ses méthodes.

Le parquet de Paris avait ouvert en septembre 2016 une enquête sur les pratiques de l’Ocrtis à la suite du témoignage d’un homme se présentant comme un «infiltré».

Celui-ci a dit au journal Libération avoir «gardé» début 2012 une villa espagnole à la demande de François Thierry.

De mars à avril de cette année-là, 19 tonnes de cannabis en provenance du Maroc auraient transité par cette villa avant d’être convoyée en voiture vers la France où seule une partie était interceptée.

Le superflic avait été brièvement placé en garde à vue début mars.

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http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/08/25/01016-20170825ARTFIG00064-le-scenario-incroyable-de-l-ex-patron-des-stups-mis-en-examen-pour-trafic-de-drogue.php

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FRANCE: OCRTIS, en route vers un non-lieu…à moins que Sofiane Hambli refuse de faire l’âne

Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins, Au dire de chacun, étaient de petits saints.

L’Ane vint à son tour et dit : J’ai souvenance qu’en un pré de Moines passant, la faim, l’occasion, l’herbe tendre, et je pense quelque diable aussi me poussant, je tondis de ce pré la largeur de ma langue. Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net.

A ces mots on cria haro sur le baudet.

Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue qu’il fallait dévouer ce maudit animal, Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal. Sa peccadille fut jugée un cas pendable. Manger l’herbe d’autrui !

Quel crime abominable ! Rien que la mort n’était capable d’expier son forfait : on le lui fit bien voir.

Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Jean de La Fontaine

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DOUANE FRANÇAISE (DNRED): la machine judiciaire s’emballe en se basant seulement sur des soupçons de connaissance des faits

La question du rôle trouble de certains “indics” au sein des forces de l’ordre, soulevée dans cette affaire, est au cœur de plusieurs enquêtes judiciaires en cours, notamment celles sur les méthodes de l’office de lutte antidrogue, l’Ocrtis.
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DNRED: l’ex-numéro 2 du renseignement douanier mis en examen

LE HAVRE (NORMANDIE). L’ex-numéro 2 du renseignement douanier a été mis en examen dans l’enquête sur des soupçons de collusions avec des informateurs, notamment après une saisie suspecte en 2015 de café contrefait. Déjà placé en garde à vue lors d’un vaste coup de filet en avril, ce haut-gradé de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), Erwan Guilmin, était alors ressorti libre sans poursuites.

Finalement, le 27 juillet, la juge d’instruction Aude Buresi a mis en examen ce chef de la Direction des opérations douanières (DOD), le service opérationnel de la DNRED, a indiqué cette source, confirmant une information du JDD.

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http://www.paris-normandie.fr/mobile/breves/normandie/l-ex-numero-2-du-renseignement-douanier-mis-en-examen-AG10615577?utm_referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F#.WZcviPc6_qA

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