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Scandale sans précédent à Marseille : un commandant de police chargé de la lutte antidrogue a été interpellé hier alors qu’il s’apprêtait à vendre du cannabis à des dealeurs. Il a été placé en garde à vue.
Stéphane Sellami | 19 Mars 2016
Marseille (Bouches-du-Rhône). La drogue que le commandant de police de la brigade des stupéfiants s’apprêtait à revendre à un trafiquant proviendrait de saisies réalisées après le démantèlement de plusieurs réseaux, notamment à la cité sensible de la Castellane. (PhotoPQR/« la Provence »/Souillard Bruno.)
Nouveau coup de tonnerre au sein de l’institution policière. Hier matin, un commandant de police en poste à l’antenne de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants…
Selon La Provence, «Il semble désormais établi que le policier avait rendez-vous avec un revendeur de drogue, afin qu’il lui cède la marchandise». Une trentaine de kilos supplémentaires, issus d’une saisie douanière, ont par ailleurs été retrouvés à son domicile.
Le jeudi 17 mars 2016, Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian ECKERT, secrétaire d’Etat chargé du Budget ont présenté les résultats de la douane pour l’année 2015 en présence de la directrice générale des douanes et droits indirects, Hélène CROCQUEVIEILLE.
Une année 2015 sur tous les fronts
« Une fois de plus, la douane a démontré l’an passé qu’elle était à la hauteur des défis qui se présentaient à elle. Et des défis relevés, il y en a eu en 2015.
Le premier, peut-être le plus visible aux yeux de nos concitoyens, et certainement le plus sensible dans le contexte de l’année 2015, c’est la protection des Français et de notre territoire. La douane a participé activement à la lutte contre le terrorisme et au contrôle des frontières. Elle a su faire preuve d’une grande réactivité, d’un engagement sans faille et a obtenu des résultats significatifs. Pour renforcer encore sa capacité d’action, dans le cadre de la mobilisation contre le terrorisme, elle recrutera 1 000 agents supplémentaires en 2016 et 2017. Elle bénéficiera aussi d’une enveloppe de 45 millions d’euros sur 2 ans pour l’amélioration de son équipement et de ses outils de communication.
Le deuxième défi de la douane est de lutter contre toutes les formes de trafics. C’est un enjeu majeur pour l’ordre public, qui n’est parfois pas sans lien avec le financement du terrorisme. Les résultats de 2015 sont en nette progression : les saisies de cocaïne ont été multipliées par 2,5 ; celles de tabacs de contrebande ont augmenté de 50 %. Des résultats importants ont également été obtenus pour les saisies d’armes, dans la lutte contre les flux financiers illicites, la fraude fiscale ou la contrefaçon.
Enfin, en 2015, la douane a continué de déployer son énergie au service de l’activité économique nationale. C’était là son troisième défi : soutenir la compétitivité de nos entreprises et contribuer au développement de l’attractivité de notre territoire. Elle l’a fait, avec succès, en s’engageant dans la mise en oeuvre des 40 mesures concrètes de son plan « Dédouanez en France », à destination des entreprises et plateformes logistiques internationales. C’est en bonne partie grâce aux mesures mises en oeuvre par la douane que la France occupe le premier rang dans le classement mondial Doing Business de la Banque mondiale, pour ce qui touche au commerce transfrontalier.
Plus que jamais, la douane se modernise pour remplir ses missions avec efficacité dans un monde en transformation. Son premier gage de réussite, c’est d’abord l’énergie, l’expertise et la conscience professionnelle de l’ensemble des douaniers qui y oeuvrent chaque jour. Dans le cadre du projet stratégique
Douane 2018 et des moyens exceptionnels déployés par l’État pour appuyer l’action de la douane contre le terrorisme, ils sont un maillon essentiel des forces de sécurité du pays et un atout pour sa compétitivité.
Les résultats de la douane en 2015 témoignent de l’engagement et du travail accompli par les agents des douanes tout au long de l’année passée, dont la dynamique va se poursuivre en 2016. »
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Depuis les attentats du 13 novembre, les missions et les moyens de la douane ont évolué dans la lutte contre le terrorisme. Cela passe par le renforcement des contrôles aux frontières mais aussi la création d’un groupe opérationnel de lutte contre le terrorisme (GOLT), au sein de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, chargé de centraliser et transmettre les informations recueillies aux différents services de lutte contre le terrorisme.
En 2015, 1.158 armes à feu ont par ailleurs été saisies, contre 828 en 2014. La douane prépare aussi le programme PNR (Passenger Name Record, registre européen des données des passagers aériens), qu’elle hébergera dans ses locaux à Roissy. Mais pour les syndicats, les 1.000 postes annoncés ne sont qu’une « mascarade » car les suppressions prévues sur 2016 et 2017 sont maintenues, « soit 500 suppressions ». Déplorant « 6.000 emplois » perdus en 20 ans, une intersyndicale (CGT, Solidaires, Unsa, USD-FO) appelle à une mobilisation le 24 mars.
L’information est confirmée par le parquet de Paris : l’ancien directeur des opérations (jusqu’en 2014) au sein de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) a été placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) un service de la police judiciaire parisienne. La DNRED est une des 6 composantes de la communauté française du renseignement au même titre que la DGSI ou la DGSE. L’audition sous contrainte avait débuté mardi matin. Elle s’est terminée mercredi en fin d’après-midi. Le directeur n’a pas été déféré devant un magistrat à l’issue de sa garde à vue.
Les magistrats enquêtent sur les méthodes des services de lutte contre les stupéfiants. Après l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtris), ce sont les douanes qui font l’objet de la curiosité des juges. En janvier, ils ont perquisitionné les locaux de la DNRED, dans une atmosphère houleuse selon des témoins. La justice tente de savoir si les douanes, avisées par des indics, laissent entrer des tonnes de produits stupéfiants sur le territoire national puis procèdent à la saisie de la marchandise en en laissant une partie aux dealers-informateurs.
Ces livraisons sont encadrées par la loi. Mais elles peuvent susciter la convoitise ou la corruption de certains fonctionnaires. Dans un premier temps, les magistrats ont épluché le train de vie des douaniers mis en cause et n’ont pas pu démontrer d’enrichissement personnel à ce stade.
D’après les informations de M6, François Thierry devrait être prochainement muté de son service. Un départ précipité par une affaire judiciaire.
Publié le 19/03/2016 à 18:45 | Le Point.fr
Thierry, actuel commissaire divisionnaire de l’ Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), devrait être muté à la sous-direction antiterroriste (SDAT) dans les prochaines semaines. C’est en tout cas ce qu’affirme M6, qui va même jusqu’à expliquer que cette promotion serait en réalité due aux récents démêlés de l’office anti-drogue avec la justice.
« La justice s’intéresse depuis plusieurs mois au fonctionnement de certaines sections de l’OCRTIS, et des relations entretenues entre les responsables de ces groupes, et les indicateurs qui fournissent les informations permettant les saisies », explique M6. Certains fonctionnaires seraient en effet soupçonnés de ne pas avoir coopéré entièrement avec la justice dans le cadre d’une saisie de sept tonnes de cannabis fin 2015 dans le 16e arrondissement de Paris. Dans cette affaire, un ex-patron des douanes avait été placé en garde à vue le 17 mars.
« Dysfonctionnements supposés »
En poste depuis six ans à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants, François Thierry est connu dans les médias depuis plusieurs années comme le visage de la lutte anti-drogue. D’après des sources policières, la mutation de ce fonctionnaire respecté et médiatique permettrait « d’apaiser les tensions internes et externes » autour du service, et de « renouer des relations de confiance avec certains magistrats qui rechignaient parfois à saisir un office, peut-être victime d’égarements de certains de ses cadres ». Une promotion qui n’empêcherait pas cependant François Thierry d’être entendu prochainement devant les juges pour expliquer les « dysfonctionnements supposés de son futur-ex service », explique M6.
Une étude de l’Organisation Mondiale de la Santé a réalisé un classement de la consommation de cannabis par pays et par âge.
L’étude s’intéressait plus globalement au comportement des jeunes de quinze ans face à la drogue, et ce, dans plus de quarante-deux pays (en Europe, au Canada et en Israël). Alors que la moyenne internationale situe à 15% la part de la population âgée de quinze ayant déjà consommé du cannabis, la France explose le record avec un taux moyen de 29% pour les garçons et 26% pour les filles. Il n’est pas simplement question d’expérimentation dans ces chiffres mais bien de consommation régulière, puisque là encore les petits français…
Un vaste trafic de drogue démantelé dans un quartier de Saint-Étienne, à la Cotonne après une investigation qui a démarré en octobre dernier. Treize personnes ont été interpellées à Saint-Étienne, lundi à 6h du matin par une centaine de policiers.
En quasiment 6 mois, les trafiquants ont réalisé un profit estimé à près de 200.000 euros grâce à la vente de cocaïne et de cannabis.
Trois kilos de résine ont été retrouvés chez les interpelés. 400 grammes de cocaïne dont 9 sachets vides qui sous-entend que 9 kilos de cocaïne sont partis à la vente dernièrement. Une vente qui se faisait à La cotonne sur la voie publique ou par le biais d’une voiture qui faisait le transport chez une vingtaine de gros clients qui pour certains se faisaient livrer tous les 2 jours. Des trafiquants bien organisés, âgés de 20 à 35 ans, tous connus des services de police et pour les deux grands bonnets considérés comme dangereux eux, notamment, ont déjà été condamnés pour des faits similaires de trafic mais également de violences. Ils fournissaient potentiellement 300 clients, âgés de 15 à 25 ans, à Saint-Étienne et dans les communes environnantes.
L’argent était ensuite dans la foulée réinvesti immédiatement dans des téléphones portables ou du matériel Hi-fi revendu sur internet à des particuliers.
Ils vendaient parfois la cocaïne devant l’entrée de la supérette Simply Market. Les trafiquants de cocaïne qui sévissaient sur le quartier du Val-d’Argent Sud, à Argenteuil, ont découvert cette semaine que les policiers les suivaient de près depuis plusieurs mois.
L’enquête de la sûreté départementale débute au mois de novembre dernier, lorsque les premières informations parviennent à ses fonctionnaires. Elles sont rapidement confirmées : les acteurs du trafic se postent parfois devant la supérette du Val-Sud, revendant aussi les produits stupéfiants dans le parc de la rue de Rethondes ou livrant carrément la cocaïne à domicile.
Au fil des surveillances, les enquêteurs parviennent ainsi à mettre un nom sur chacun des protagonistes. L’un d’eux ne leur est pas inconnu : âgé d’une trentaine d’années, il avait déjà été impliqué dans un précédent dossier de trafic de drogue mené par la sûreté départementale. Lors de cette affaire, en 2011, les policiers avaient saisi 333 kg de résine de cannabis dans les placards d’un appartement de Bezons. Les enquêteurs avaient aussi retrouvé à cette occasion un pistolet-mitrailleur Uzi.
Les policiers ont pu évaluer à une vingtaine le nombre de consommateurs qui chaque jour se fournissait via ce trafic. Il y aurait au total une centaine de clients. Ils ont également découvert que les trafiquants avaient leur quartier général : un bar à chicha situé à proximité et qui les employait dans des conditions suspectes.
Cette semaine, les policiers ont lancé une vague d’arrestations, interpellant huit personnes. Chez celui qui apparaît comme l’un des principaux suspects, et qui avait été impliqué dans le dossier de 2011, les policiers ont retrouvé pas moins de 62 000 € en espèces.
Six personnes ont été déférées à la justice ce jeudi, en comparution immédiate, dont une femme. Deux d’entre elles ont été incarcérées dans l’attente du procès qui se déroulera le 25 avril prochain.
Les deux mineurs, dont la participation au trafic consistait à effectuer des reventes occasionnelles, ont été mis en examen par un juge des enfants mercredi.
Deux Toulousains arrêtés et écroués pour des faits datant de juillet 2015 à Pézenas.
Deux individus originaires de la région toulousaine ont été mis en examen, vendredi soir, à Béziers, dans une affaire remontant à l’été dernier où s’entrechoquent une tentative de meurtre et des actes de tortures avec séquestration sur fond de trafic international de cocaïne.
L’histoire, rocambolesque et d’une rare violence, loin d’avoir révélé toute sa vérité, s’est déroulée le 14 juillet 2015, à Pézenas. Les gendarmes sont appelés par des témoins affolés parce que des coups de feu ont été entendus dans la rue, en fin de journée. Leurs investigations les mènent à un appartement où des traces de sang sont retrouvées et dans une rue où une balle de 9 mm a fait voler en éclats le pare-brise d’une voiture.
En fait, tout aurait démarré la veille, quand un Héraultais chargé de faire le lien dans un trafic de cocaïne entre le Brésil et Toulouse, a récupéré à l’aéroport un de ses passeurs payé 5 000 € pour acheminer la poudre blanche. Mais les destinataires de la coke, issus du milieu toulousain, n’ont pas été satisfaits de la quantité livrée et ont soupçonné une arnaque.
Dents arrachées, coups de couteau
La “mule” aurait été attirée par l’Héraultais dans l’appartement de Pézenas où deux Toulousains l’attendaient. Ils lui ont réservé un sort terrible, lui arrachant des dents avec des pinces, lui infligeant des décharges électriques et le lacérant de plusieurs coups de couteau (Midi Libre du 16 juillet 2015). Mais la victime a été sauvée par trois individus encagoulés qui ont fracassé la porte d’entrée en criant “gendarmerie”, provoquant la fuite des Toulousains. Il y a ensuite eu une course-poursuite avec des coups de feu dans la rue…
Le trio a-t-il juste voulu secourir une connaissance bien mal en point ? Ou, comme le pensent des enquêteurs, ils voulaient récupérer les 5 000 € ou de la drogue en étant de mèche ou pas avec le torturé ? Les trois individus ont été incarcérés en juillet 2015. Les deux Toulousains, trahis par l’ADN et une carte d’identité oubliée (!), ont été interpellés mercredi par les gendarmes de la section de recherches de Montpellier, épaulés par le GIGN et des gendarmes mobiles. Âgés de 37 et 38 ans – l’un est déjà mouillé dans des vols avec violence de stupéfiants – ils ont eux aussi rejoint la prison.
PESCARA. I Carabinieri del Nucleo Investigativo di Pescara giovedì sera hanno arrestato in flagranza del reato di detenzione e spaccio di sostanze stupefacenti in concorso tre cittadini albanesi notati in atteggiamento sospetto nei pressi del polo universitario di Pescara e sorpresi in possesso di oltre un chilogrammo di cocaina pura.
Il blitz dei militari è scattato al termine di un’attività di osservazione e pedinamento nei confronti dei tre giovani notati aggirarsi in modo circospetto prima nelle vicinanze dell’ingresso dell’università “D’Annunzio” e successivamente nei pressi del vicino McDonald dove due di loro hanno consegnato un trolley ad un terzo complice arrivato in bicicletta, lasciata sul ciglio stradale per avviarsi in direzione di una moto Suzuki Gsxr1000 parcheggiata a breve distanza.
Ces dockers étaient placés en garde à vue depuis lundi avec quatre autres personnes. Tous sont soupçonnés d’avoir participé à un trafic de drogue entre l’Amérique Latine et le port du Havre
Huit personnes ont été mises en examen au Havre. Les chefs de mise en examen sont l’importation de stupéfiants en bande organisée, l’association de malfaiteurs, le blanchiment d’argent.
Quatre hommes sont en détention provisoire. parmi eux, deux dockers de 26 et 35 ans, un ancien docker de 29 ans et un proche de ces hommes. Les deux autres personnes mises en examen, dont deux dockers, sont placées sous contrôle judiciaire.
L’enquête se poursuit pour remonter le réseau du trafic de cocaïne.
Interview de François Gosselin, procureur de la République du Havre
par France 3 Baie de Seine
Le Havre : interview de F. Gosselin, procureur de la République
Karim Benzema est à nouveau rattrapé par son entourage. Le nom du footballeur français apparaît dans une affaire qui pourrait s’avérer bien plus explosive que celle de la «sextape». Une information judiciaire a été ouverte le 17 septembre 2015 par le parquet de Paris pour «blanchiment en bande organisée» et «blanchiment de trafic de stupéfiants», enquête confiée au juge du pôle financier Renaud Van Ruymbeke. Selon nos informations, Karim Benzema a été entendu comme témoin dans ce dossier il y a deux mois, en toute discrétion. «Karim s’est fait avoir, indique-t-on dans son entourage. Il a perdu beaucoup d’argent dans cette histoire». «Avoir» jusqu’à quel point ? Si le juge Van Ruymbeke semble à ce stade écarter une responsabilité directe du footballeur, l’affaire n’en est pas moins embarrassante et pourrait expliquer la sortie récente de Manuel Valls, affirmant que les conditions n’étaient pas réunies pour un retour de l’attaquant du Real Madrid en équipe de France. Sollicité, l’avocat de Karim Benzema, Alain Jakubowicz, refuse de commenter.
Tout commence à l’été 2015 par une banale affaire de trafic de stups, sur laquelle enquête le Service national de douanes judiciaires (SNDJ). Plusieurs trafiquants sont placés sur écoute, un grand classique dans ce type de dossiers. Sauf que cette fois, les conversations des suspects branchés mènent les douaniers directement à Karim Benzema et à son entourage. Dans le jargon, on parle d’«écoutes incidentes».
Des sachets de cocaïne saisis par la police du Pérou, le 3 septembre 2014 à Lima., M. Mejia / AP / Sipa
ESPAGNE – Il y en aurait pour au moins quatre millions d’euros à la revente, selon la police…
Une passante aurait trébuché dessus. Quatre-vingt-trois kilos de cocaïne ont été découverts sur une plage de l’île touristique de Formentera, dans l’archipel espagnol des Baléares, a annoncé la police jeudi. Selon la presse espagnole il y en aurait pour au moins quatre millions d’euros à la revente.
L’auteur de la découverte a appelé la police mardi après-midi après avoir trébuché sur trois paquets contenant les stupéfiants, cachés sur la plage de Migjorn, dans le sud de l’île, a précisé un porte-parole de la police sans fournir plus de détails en raison du secret de l’enquête.
Système GPS étanche
Selon la presse espagnole, c’est une femme qui a trouvé les trois paquets attachés ensemble, partiellement cachés sous les algues, avec un système GPS étanche. Les enquêteurs soupçonnent que les trafiquants de drogue aient jeté à l’eau la cargaison, au large, pour éviter d’être pris, et qu’ils comptaient la récupérer grâce au GPS, rapporte le quotidien régional Diario de Ibiza.
Formentera, la plus petite des quatre principales îles de l’archipel, est située juste en face d’Ibiza, mondialement célèbre pour sa vie nocturne qui en a fait une des destinations de vacances les plus prisées d’Europe. Les forces de l’ordre espagnoles ont saisi plus de 22 tonnes de cocaïne en 2015, en augmentation de 43% par rapport à l’année précédente.
Stéphane Sellami | Publié le Vendredi 18 Mars 2016
Les premiers faits datent de 2009 : plusieurs agents de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) auraient remis 120 kg de résine de cannabis, ainsi qu’une prime de 55 000 €, à un de leurs indics pour le rémunérer après l’interception d’un go-fast transportant 600 kg de drogue en Charente-Maritime.
Un ancien haut gradé de la direction des douanes a été entendu en début de semaine dans le cadre d’une enquête où cinq douaniers et trois indics sont mis en examen.
Voilà une affaire qui risque de faire tache au lendemain de l’annonce des saisies records en matière de cocaïne enregistrées par les douanes en 2015, rapport annuel présenté, jeudi, par Michel Sapin…
Le patron d’un restaurant asiatique de Cannes avait mis en place un petit trafic international de cocaïne pour arrondir ses fins de mois: cinq personnes ont été mises en examen jeudi sur la Côte d’Azur dans le cadre de ce dossier, a-t-on appris auprès de la police.
Selon la police judiciaire de Nice qui a diligenté l’enquête depuis janvier, ce trafic un peu confidentiel était alimenté par des « mules » qui prenaient l’avion des Pays-Bas après avoir ingurgité des ovules de cocaïne. L’importation de drogue représentait environ un kilo par mois (soit quelque 30.000 euros à la revente) depuis l’été dernier. L’employé âgé de 46 ans de ce restaurateur français, originaire de Saïgon et âgé de 41 ans, était lui aussi impliqué dans ce trafic.
En 2014, los servicios aduaneros franceses se habían incautado de 6,6 toneladas de cocaína.
23:54 hrs. Miércoles 16, Marzo 2016
AFP
Las aduanas francesas, que desvelan sus resultados anuales este jueves, requisaron cerca de 17 toneladas de cocaína en 2015, un récord que duplica el mejor resultado anual anterior, anunciaron a la AFP.
En 2014, los servicios aduaneros franceses se habían incautado de 6,6 toneladas de cocaína.
Este resultado se debe a varias requisas excepcionales, algunas en cooperación con servicios internacionales.
En abril, fueron recuperadas 2,25 toneladas de cocaína, con un valor de 70 millones de euros, en un velero en las Antillas tras dos años de investigación de agentes franceses, británicos y españoles.
En diciembre, el mercante « Carib Palm », con bandera moldava fue interceptado a la altura del puerto atlántico francés de Boulogne-sur-Mer cuando se dirigía a Gdansk (Polonia). A bordo, disimuladas detrás de una pared en el cuarto de máquinas, transportaba 2,4 toneladas de cocaína, de un valor total de 80,5 millones de euros tal cual y casi 500 millones de euros cortada.
Disimulada en medio de gambas o de botes de betún en contenedores llegados a Le Havre, el codiciado polvo blanco puede viajar sencillamente en una maleta facturada en un avión de línea.
A finales de marzo, los aduaneros de Niza descubrieron 21 kg de cocaína en el aeropuerto, en una maleta abandonada en la cinta de entrega de equipaje. Los traficantes habían utilizado el nombre de un viajero presente en el vuelo para intentar importar droga desde la República Dominicana.
L’année dernière, 16,8 tonnes de cocaïne ont été interceptées par les services de la douane. Un record qui dépasse de plus de deux fois et demie les saisies des années précédentes. Metronews s’est procuré en avant-première les chiffres des saisies de cocaïne. On vous explique pourquoi la poudre blanche tombe mieux dans les filets des douaniers.
Saisie le 11 décembre 2015 de 2,306 kg de cocaïne par les douaniers français à proximité de Boulogne-sur-Mer.
Douanes Francaises / AFP
L’année de tous les records. Les douaniers n’ont jamais saisi autant de cocaïne en un an, va annoncer ce jeudi matin le ministre des Finances, Michel Sapin. Un chiffre sera au cœur des commentaires, celui des prises de cocaïne. L’année dernière, 16,8 tonnes de poudre blanche ont été interceptées par les services douaniers. C’est 2,5 fois plus qu’en 2014. Jamais, de toute l’histoire moderne des douanes, créées en 1791, autant de cocaïne n’était tombée dans les filets des gabelous
Plusieurs raisons. Tout d’abord, des prises importantes qui ont fait « gonfler » les chiffres. En avril, les douaniers ont saisi plus de 2 tonnes de cocaïne à bord d’un voilier aux Antilles. Autre interception majeure, celle d’un cargo dans le détroit du Pas-de-Calais en décembre dernier. Au total, 2,4 tonnes de cocaïne ont échappé aux trafiquants, soit la plus importante saisie de cocaïne réalisée en métropole. Enfin, autre prise remarquable : plus de deux tonnes interceptées dans un remorqueur en Ecosse au printemps, sur renseignement de la douane française.
En Colombie, reprise de la production de coca
Sur les 16,8 tonnes saisies l’année dernière, 11 l’ont été grâce aux informations de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). « On saisit plus car a priori, la cocaïne circule davantage. Et donc, on a plus de tuyaux », explique un haut responsable des douanes à metronews. Selon lui, la cocaïne tend à inonder le marché en raison du ralentissement des programmes d’éradication des plantations de coca en Colombie. « Nous en avons la preuve par les satellites américains. Ce pays est historiquement un des principaux pays producteurs. Depuis l’échec de leurs programmes, on se doute qu’ils ne font pas pousser des coquelicots », poursuit cette source douanière.
Les douaniers ont aussi adapté leurs méthodes de travail aux trafiquants et se sont recentrés sur une logique de démantèlement. « Avant, on était focalisé sur les mules (des « passeurs » qui ingèrent la drogue en capsule pour passer les frontières, ndlr). Aujourd’hui, on préfère remonter jusqu’à l’appartement où les trafiquants préparent les paquets pour faire tomber toute une partie du réseau », ajoute notre source.
La logistique du dernier kilomètre
Les routes de la cocaïne n’ont pas tellement changé depuis ces dix dernières années. La principale étant Amérique du Sud / Antilles / Métropole. En revanche, les trafiquants adaptent leurs moyens de transports aux positions de contrôle des douaniers. Et plutôt que d’utiliser d’importants cargos ou des conteneurs, les narcotrafiquants sont davantage tentés par des petits navires de pêcheurs, voire des navires de plaisance de type voiliers. La discrétion, plutôt que les grandes quantités ? « En avril, on a saisi 2,25 tonnes à bord d’un voilier aux Antilles. On s’est rendu compte qu’ils n’avaient pas tenté de dissimuler la marchandise. Il y en avait partout dans le bateau. Et plus inquiétant encore, lorsqu’on les interroge, on comprend qu’ils n’en sont pas à leur premier voyage », commente un douanier.
Les « narcos » n’hésitent pas non plus à infiltrer les navires marchands pour y dissimuler les stupéfiants. « Ce sont généralement des petits remorqueurs que les trafiquants parviennent à terroriser. Quand les policiers les interrogent, ils sont persuadés que leur famille restée au pays va être tuée s’ils lâchent un nom. » Les complicités vont même jusqu’en France, au sein des entreprises de livraison. Une importante partie de la drogue passe aujourd’hui par les colis postaux. « Les organisations criminelles investissent les sous-traitants de grandes enseignes de livraison (comme UPS, Fedex ou DHL) pour récupérer les colis et les livrer à l’adresse désirée », détaille-t-on. Un type de logistique surveillé de très près par les douaniers. Cette année, ces derniers comptent d’ailleurs multiplier les filatures pour s’attaquer durablement à ces réseaux de livraison du dernier kilomètre.