Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — marcfievet@live.fr — 33 (0) 6 84 30 31 81
155 kilos de cocaïne ont (encore) été saisis, lundi 18 janvier 2016, au Havre (Seine-Maritime). Le conteneur devait débarquer à Anvers (Belgique).
Mise à jour : 27/01/2016 à 13:05 par La Rédaction
Voilà une erreur qui pourrait coûter cher. Plus de dix millions d’euros, en tout cas, aux trafiquants de cocaïne, qui avaient caché 155 kilos de poudre blanche dans un conteneur. La boîte métallique devait être déchargée à Anvers (Belgique) lors d’une seconde escale du navire, avant d’être acheminé par la route vers Le Havre (Seine-Maritime). Mais le conteneur a été directement déchargé par erreur… dans le port du Havre, lundi 18 janvier 2016.
L’itinéraire prévu de cette marchandise a intrigué les douaniers. Et le conteneur a été contrôlé. Bilan : 155 kg de cocaïne ont été découverts dans ce chargement en provenance d’Amérique-du-Sud.
350 kilos de cocaïne, cinq jours plus tôt
Cinq jours plus tôt, mercredi 13 janvier 2016, ce sont 300 pains de cocaïne, pour près de 350 kg, qui avaient été découverts dans un conteneur, sur le port du Havre. Une marchandise d’une valeur supérieure à 20 millions d’euros, qui était cachée dans un chargement réfrigéré contenant des crevettes.
Le 10 octobre 2012, un coup de filet de de l’Office des stups et de l’OCRGDF (Office central de répression de la grande délinquance financière) aboutissait à la saisie de près de deux millions d’euros en liquide et de dix lingots d’or. (DR.)
En fuite, le « superviseur » du trafic de stupéfiants a été arrêté mardi à Marrakech.
Trois autres mandats d’arrêt sont en attente d’exécution.
Il avait échappé au coup de filet du 10 octobre. Sofiane Nedjam, 35 ans, s’était déjà envolé vers le Maroc quand les policiers étaient venus le chercher dans son fief des Yvelines. Sa cavale s’est achevée mardi soir à Marrakech. Le Franco-Algérien, interpellé en possession d’une batterie de téléphones portables et de 50.000 euros en liquide, est depuis placé sous écrou extraditionnel.
Ce mercredi 10 octobre, après de longs mois de surveillances et d’écoutes téléphoniques, les policiers de l’Office des stups et de l’OCRGDF (Office central de répression de la grande délinquance financière) lançaient l’opération « Virus ». En pistant l’argent d’un réseau structuré de trafic de résine de cannabis entre le Maroc et l’Ouest parisien, les enquêteurs ont mis au jour une filière originale de blanchiment entre Paris et Genève, orchestrée par une fratrie originaire de Casablanca, les Elmaleh. Une bonne partie de l’argent du deal était d’abord remise à des notables parisiens adeptes de la fraude fiscale au terme d’un ahurissant ballet de sacs plastique remplis de billets échangés dans les rues de la capitale.
Le « chaînon manquant » entre banquiers et trafiquants
Ces mêmes fraudeurs voyaient ensuite leurs comptes en Suisse être débités au profit des trafiquants qui retrouvaient leurs millions, par un système de compensation, sous forme de biens immobiliers ou de parts de sociétés, en Espagne, au Maroc ou dans les Émirats.
Un temps occultés par la personnalité des fraudeurs, dont sept ont été mis en examen parmi lesquels Florence Lamblin, élue écologiste du 13e arrondissement de Paris, les enjeux du dossier « Virus » se tournent désormais vers l’étranger. D’abord vers la Suisse où deux des frères Elmaleh, Nessim, 38 ans, un as de l’ingénierie financière employé à la HSBC Private Bank, et Meyer, 48 ans, président aujourd’hui déchu de la société fiduciaire genevoise GPF S.A., ont été écroués. Pour l’instant, les magistrats helvétiques n’ont rien transmis à leur collègue parisien, le juge d’instruction de la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) Baudoin Thouvenot. Pas plus le compte rendu des auditions des deux frères que la copie d’un « petit cahier à spirales » dans lequel l’assistante de Meyer Elmaleh était censée noter toutes les transactions, y compris les noms des bénéficiaires des opérations de compensation.
En attendant, c’est au Maroc que l’enquête a rebondi cette semaine avec l’arrestation de Sofiane Nedjam. Ce dernier, qui a gravi depuis l’adolescence tous les échelons de la carrière de trafiquant de stup, était, selon plusieurs sources policières, le « superviseur » en France du réseau : réception des go fast, ces bolides gavés de cannabis qui remontent la drogue depuis l’Espagne pour approvisionner les cités de Trappes, Mantes et Garges-lès-Gonesse (Yvelines et Val-d’Oise) ; gestion des flux financiers dont une partie reprenait la route vers l’Espagne et le Maroc, l’autre intégrant le circuit de la « Elmaleh connection ». Deux de ses complices, franco-algériens également et basés au Maroc, sont aussi visés par des mandats d’arrêt. Pour l’instant sans résultat.
Bénéficieraient-ils de protections auprès des autorités marocaines? Certaines sources policières s’interrogent. D’autant qu’un quatrième larron réfugié au Maroc fait, lui aussi, l’objet d’un mandat d’arrêt international, ce qui ne l’a pas empêché pas de couler des jours tranquilles à Casablanca jusqu’à ces derniers temps. L’homme aurait pris la tangente très récemment pour Israël. Simon P., franco-marocain d’une cinquantaine d’années, est un ami d’enfance de Meyer Elmaleh. Il serait le « chaînon manquant » entre les banquiers suisses et les trafiquants franco-algériens bien introduits dans le royaume, notamment auprès des producteurs de la région du Rif, dans le nord du pays.
Interrogé en Suisse, Meyer Elmaleh a reconnu, explique son avocate Me Josiane Stickel-Cicurel, que « cet ami de longue date lui avait proposé, il y a deux ou trois ans, des opérations de compensation : ‘J’ai des clients qui disposent de cash, est-ce que tu as des clients qui ont besoin de cash?’ Mais jamais cela ne lui a traversé l’esprit que son ami, qui a une entreprise au Maroc, puisse le tromper et le pousser à toucher à l’argent de la drogue. »
Titulaire notamment d’un diplôme de gestionnaire de fortune obtenu à Genève, Meyer Elmaleh avait épousé en 1989 la fille du fondateur de la GPF S.A., une des plus importantes sociétés de gestion de fonds de la place genevoise. Une belle ascension sociale pour celui qui était né pauvre dans la médina de Casablanca. Dans un long article publié en 2011 dans la revue marocaine VH Magazine, Albert Elmaleh, un de ses frères aînés, contait la success story familiale : un père analphabète qui s’échine « pour 20 dirhams par semaine » dans une fabrique de sacs de jute, une mère qui travaille depuis l’âge de 13 ans, six frères et une sœur qu’on habillait « grâce à des colis venus des États-Unis », mais aussi un formidable désir de réussite. « Mon père nous disait : ‘Mon fils, si tu n’avances pas, tu recules. Ne t’arrête jamais!' »
Les policiers de la PJ parisienne sont allés perquisitionner les locaux de la DNRED sur commission rogatoire du juge d’instruction, Beaudoin Thouvenot, de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris.
Une information judiciaire avait été ouverte le 13 février 2012 pour trafic de stupéfiants et détention de marchandises prohibées, association de malfaiteurs et blanchiment.
Au départ de l’affaire un certain Javier M. 59 ans, un colombien mis en examen pour « trafic de drogue en bande organisée ». Il affirme, preuve à l’appui, que les douaniers ont joué les apprentis sorciers en organisant eux-mêmes l’importation de la drogue.
Au cœur du dossier : l’importation de 30 kg de cocaïne.
En réalité, Javier M, serait un aviseur (informateur) de la Direction nationale des renseignements et des enquêtes douanières (DNRED).
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Souvenirs, souvenirs pour NS 55!
Dans les années 80, Michel Ribatet, chef d’échelon de Lyon, Pierre Tardy, agent de la DNRED Lyon, Jacques Dorey, inspecteur à Dijon et Jean-Pierre Caze, inspecteur divisionnaire de Lyon, tous agents de la DNRED, s’étaient déjà confrontés à la Justice et la Police.
Le Ministre Michel Charasse les avaient alors soutenus.
Cinq douaniers et deux de leurs indicateurs sont interrogés depuis lundi par la police. Ces « gabelous » sont soupçonnés d’avoir puisé dans les saisies de drogue pour rémunérer leurs informateurs.
La disparition de plusieurs kilos de cocaïne, saisie lors de l’interpellation de trafiquants, avait été signalée par un corbeau. (Photo d’illustration/PhotoPQR/«l’Est républicain »/Pierre Mathis.)
C’est une nouvelle affaire mêlant indicateurs et fonctionnaires d’Etat qui risque de faire grand bruit.
Agentes del Servicio de Vigilancia Aduanera de la la Agencia Tributaria y de la Policía Nacional han desarticulado un grupo organizado dedicado al tráfico de drogas entre la Península, Canarias y Baleares en el marco de la Operación ‘Mota-Bover’
Han sido detenidos seis hombres, de entre 18 y 34 años, y una mujer de 42 años, tres de ellos con antecedentes policiales, y se han incautado cinco kilos de cocaína y cuatro vehículos de alta gama.
La investigación, informa la Policía en una nota, destapó una trama dedicada al envío interinsular de drogas usando las conexiones marítimas y ocultando las sustancias estupefacientes en una flota de coches preparados con dobles fondos practicados al efecto. Con estos coches, movían la droga desde Madrid hasta los archipiélagos canario y balear, y de ahí al resto de las islas.
Los medios de ocultación eran tan efectivos, que complicaban las labores de detección de las Fuerzas y Cuerpos de Seguridad, y en ocasiones eludían los controles preventivos en puertos y carreteras.
Detenciones y registros domiciliarios
En el mes de septiembre se interceptaba un pequeño envío de 200 gramos en el puerto de Morro Jable (Fuerteventura), lo que permitió detectar el ‘modus operandi’ y culminar la investigación en el mes de diciembre con la incautación de 4,5 kilos de cocaína en un vehículo enviado de Madrid a Palma de Mallorca.
En total se produjeron siete detenciones y se realizaron cinco registros domiciliarios, en las localidades de Palma de Mallorca, Vecindario (Gran Canaria), Las Palmas de Gran Canaria y Madrid, donde se incautaron pequeñas cantidades de cocaína, útiles relacionados con su corte y documentación. Además fueron intervenidos cinco vehículos, de los cuales tres estaban preparados para transportar droga.
Instruido el correspondiente atestado, los siete detenidos fueron puestos a disposición de la Autoridad Judicial competente, quien decretó el ingreso en prisión de todos ellos.
La intervención fue llevada a cabo de manera conjunta por miembros del III Grupo de UDYCO de la Brigada Provincial de Policía Judicial de Las Palmas, el Grupo 41 de la Brigada Central de Estupefacientes y la Unidad Operativa del Servicio de Vigilancia Aduanera de Palma de Mallorca.
Alcaloide fue decomisado en 49 laboratorios que la Policía destruyó en zonas rurales, en Cantagallo y San Pablo.
En los municipios de Cantagallo y San Pablo, en el sur del departamento de Bolívar, uniformados de la Policía Antinarcóticos incautaron dos toneladas de base de cocaína y destruyeron los 49 laboratorios donde se produjo el estupefaciente.
« Investigaciones preliminares evidenciaron la existencia de estructuras narcotraficantes, que situaron entre la espesa vegetación 49 estructuras rústicas, en madera y plástico, las cuales eran utilizadas para el procesamiento de estupefacientes y el acopio de hoja de coca », dio a conocer la Policía en un comunicado.
En cada una de las construcciones podían producirse, al mes, unos 200 kilos del alcaloide. Las dos toneladas confiscadas están avaluadas en $7.290 millones, indicó la información.
En el operativo también fueron incautados 1.473 kilos de insumos sólidos, 10.408 galones de insumos líquidos y 1.570 kilos de hoja de coca picada.
De acuerdo al reporte de la Policía, en los primeros 26 días de este año han sido destruidos en el país 159 laboratorios para el procesamiento de base de cocaína, y decomisadas 284 toneladas de insumos químicos líquidos, 540 toneladas de insumos sólidos y 26,1 toneladas de hoja de coca.
Les grossistes du Maroc diversifient leurs voies d’acheminement de la drogue, sillonnant la Méditerranée orientale et les Balkans. Cette voie de passage, plus difficile à surveiller, oblige les organes de lutte contre les stupéfiants à davantage de coopération.
La route directe – reliant la région de Tanger aux grandes métropoles françaises via l’Espagne – reste la plus utilisée par les par les importateurs de résine de cannabis. Mais les policiers sont préoccupés par l’utilisation croissante d’itinéraires parallèles, qui se confondent parfois avec ceux des migrants.
« Il y a une atomisation des routes de la drogue », constate Patrick Laberche, l’adjoint au chef de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS)
La douane de Clermont-Ferrand a saisi 97 kilos de cannabis
Saisis lors d’un contrôle de routine sur l’A75 par les douaniers de Clermont-Ferrand, ces 97 kilos de cannabis représentent plus d’un million d’euros à la revente.
Jeudi 21 janvier 2016, en milieu d’après midi, les agents des douanes de la Brigade de Surveillance Intérieure des Douanes de Clermont-Ferrand positionnés sur l’A75, ont procédé à la saisie de près de 97 kilogrammes d’herbe de cannabis, représentant une valeur sur le marché illicite de la revente de plus de 1 million d’euros.
Lors d’un contrôle de routine, les douaniers décident d’intercepter un véhicule immatriculé en Espagne qu’ils entreprennent de fouiller sommairement. Peu convaincus par les explications et les documents présentés par le chauffeur, les agents décident d’approfondir leur fouille dans les locaux de la Brigade des Douanes à Clermont-Ferrand.
Leur initiative s’avère payante puisque dissimulés derrière le chargement déclaré de cartons de valises et de produits cosmétiques de premier prix, les douaniers mettent à jour dix-sept cartons contenant un toute autre type de marchandises, de l’herbe de cannabis, soigneusement emballée.
D’après les premières déclarations du chauffeur, cette marchandise devait être acheminée à la frontière belgo néerlandaise.
A la demande du parquet, les douaniers ont remis le chauffeur et la marchandise de fraude au SRPJ de Clermont-Ferrand.
Saisie de cannabis à Clermont-Ferrand
Jeudi 21 janvier, sur l’A75, lors d’un contrôle de routine, les douaniers clermontois ont mis la main sur 97 kilogrammes d’herbe de cannabis. Intervenant : Alain Damase, chef des services douaniers de la Brigade de surveillance intérieure de Clermont-Ferrand.
Los 11 kilos de la droga, con un valor en el mercado doméstico callejero de 300.000 dólares, fueron encontrados en una inspección rutinaria en uno de los camarotes del barco MS Jewel of the Seas.
Autoridades descubrieron varios kilos de cocaína y detuvieron a siete personas que viajaban a bordo de un crucero de la empresa Royal Caribbean, cuando el barco llegó a Puerto Rico, informó este lunes la agencia estadounidense de Inmigración y Aduanas (CBP, en inglés).
Los 11 kilos de la droga, con un valor en el mercado doméstico callejero de 300.000 dólares, fueron encontrados en una inspección rutinaria en uno de los camarotes del barco MS Jewel of the Seas, al regresar éste San Juan tras un recorrido por el Caribe, indicó el CBP en un comunicado.
Un perro antidrogas detectó la sustancia, escondida dentro de una maleta.
Las autoridades detuvieron a siete personas, de las que no divulgaron la nacionalidad, las cuales serán procesadas por tráfico de drogas en Puerto Rico.
El MS Jewel of the Sea es un enorme crucero con capacidad para 2.502 viajeros y 859 miembros de la tripulación, que realiza un recorrido de siete días por el Caribe desde Puerto Rico. (I)
Qu’en pense Philippe Defins de l’Inspection des Services de la Douane française?
Philippe Defins, 2éme à droite sur la photo (entre Jean Baptiste Carpentier et Bruno Dalles)
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Publié le 25/01/16 à 22:22Cinq douaniers ont été placés en garde à vue lundi à Paris en lien avec une affaire de stupéfiants, a-t-on appris de sources policières et judiciaire. »Il s’agit d’une affaire d’indicateur des douanes lié à des affaires de ‘stups’ remontant à quelques années », a déclaré à l’AFP une source policière. Six douaniers avaient été interpellés, comme l’a révélé iTélé plus tôt dans la soirée, avant que l’un d’entre eux soit relâché.Les cinq hommes sont actuellement entendus au 36, quai des Orfèvres par la Brigade de la répression de la délinquance économique (BRDE), en charge de l’enquête, a indiqué une autre source policière.Ces douaniers appartiennent, selon une source proche du dossier, à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DRNED), qui a été perquisitionnée, a-t-on appris de sources policière et judiciaire. Contactée par l’AFP, la direction générale des douanes « confirme que des douaniers sont entendus sous le régime de garde a vue et qu’une perquisition a été menée ».« Il s’agit d’une affaire ancienne, qui date de 2009 », a-t-elle précisé. »Une enquête a été ouverte par un juge d’instruction, à laquelle la douane collabore.« La présomption d’innocence doit jouer. Si des faits sont avérés, la procédure administrative s’enclenchera« , a ajouté la même source.
El Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria y la Guardia Civil han interceptado una embarcación que trataba de introducir en Gran Canaria 1.470 kilos de hachís, en una operación en la que se ha detenido a dos extranjeros que pilotaban la lancha y a cinco españoles que esperaban la droga en la costa de Gáldar.
Esta operación, llevada a cabo en la madrugada del miércoles por efectivos de Vigilancia Aduanera y del Equipo de Delincuencia Organizada y Antidroga (EDOA) de la Guardia Civil, es fruto de los trabajos de prevención de la entrada de sustancias estupefacientes en Canarias.
La embarcación neumática fue detectada durante un dispositivo de vigilancia de los puntos de la costa de Canarias que pueden ser utilizados para el desembarco de drogas desarrollado conjuntamente por el Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria y la Guardia Civil.
Mario Zanata era de los pocos cabecillas de la famosa banda de los Miami a quien los agentes de Estupefacientes aún no habían hincado el diente. Sólo le constaba una reseña por detención ilegal pero ni rastro de su verdadero negocio: importar kilos y kilos de cocaína desde Suramérica hasta Madrid. Como todos los «grandes» le bastaba con hacer un par de entradas buenas al año de 400 o 500 kilos. Así, a base de años de «trabajo», este tipo de 47 años –casado y con dos hijos menores–, consiguió cambiar el humilde barrio de La Elipa, en Ciudad Lineal, por una lujosa vivienda alquilada en la exclusiva urbanización de Las Lomas, en Boadilla, donde fue arrestado el jueves. Era el ocaso de la última leyenda en activo de «Los Miami».
En el marco de esta la «operación Milacron», desarrollada de forma conjunta por la Udyco Central de Policía Nacional, el Equipo de Delincuencia Organizada y Antidroga (EDOA) de la Comandancia de Madrid de la Guardia Civil y agentes la Dirección Adjunta de Vigilancia Aduanera (DAVA) de la Agencia Tributaria, se han detenido a 14 personas de entre 19 y 57 años y se ha imputado a otras dos por un delito contra la salud pública, blanqueo de capitales y pertenencia a organización criminal.
La operación ha estado instruida por un juzgado de Denia (Alicante) ya que la Policía comenzó a investigar en la comunidad valenciana a empresarios que estarían colaborando con traficantes. Y efectivamente, Mario hacía lo propio: gracias a una infraestructura «legal» con algunos eslabones ya establecidos consiguió encumbrar su negocio.
Tras la escisión de la banda, Mario empezó a trabajar por su cuenta y haciendo su gente. Poco a poco fue formando una macroestructuctura dedicada al narcotráfico con decenas de «empleados» de confianza, donde era muy respetado por sus buenas formas, su buen carácter y, sobre todo, porque no ha dejado víctimas por el camino. Un perfil muy alejado del típico mafioso dedicado al narcotráfico aficionado a la ostentación y a las formas de matón de película. Él era uno de los grandes y, como tal, la discreción era su principal baza. A lo largo de los años fue perfeccionando su técnica y cambiando de formas de importación para burlar los controles policiales hasta que dio con una buena fórmula, la última. De forma «oficial» se dedicaba al gimnasio registrado a nombre de su familia en la capital. Pero la realidad era que Mario acababa de colar –el pasado mes de noviembre– unos 400 kilos de cocaína, a la que daba salida al precio más alto ya que estaba sin cortar.
El sistema era el siguiente: un negocio de importación de máquinas de inyección de plástico desde Guayaquil (Ecuador) pero la importación de esas máquinas en realidad eran mucho más que rentables. En un sofisticado escondite dentro de las máquinas venía escondida la cocaína. Hasta tal punto era dificil de encontrar que el año pasado se inspeccionaron dos máquinas y no se encontró la mercancía. La organización, de hecho, tardaba hasta dos horas en desmontar todas las piezas y extraer los paquetes escondidos en la zona del cilindro de las máquinas, de hasta 24 toneladas de peso y 12 metros de largo.
Nave «tapadera» en Marconi
Este proceso se realizaba en una nave del polígono de Colonia Marconi, en Villaverde –donde había miembros de la organización encargados de la vigilancia a pie y el vehículos– aunque la entrada a nuestro país se había realizado previamente en contenedores por el puerto de Valencia. Desde allí lo trasladaban a una nave situada en Villena (Alicante).
Una vez extraído el estupefaciente se cargaba dirección a dos pisos de Boadilla, desde donde distribuían los kilos en horas. En esta ocasión, Mario y su organización habían conseguido meter 402 paquetes de forma cilíndrica y de unos 1.100 gramos cada uno. Tras ser sometida al pertinente test reactivo, dio positivo en narcóticos. Los investigadores consiguieron desenmarañar la estructura y diferenciaron dos principales grupos dentro de la organización: el constituido por empresas pantalla por donde pasaba la droga hasta su llegada a Madrid y el formado por las personas físicas que la «custodiaban» hasta darle salida. Entre éstas, había encargados de realizar los trámites necesarios con las navieras o quienes transportaban el estupefaciente.
La Guardia Civil aborta dos alijos uno El Puerto de Santa María, donde aprehendieron 2.340 kilos en una embarcación de pesca y detuvieron a sus cinco tripulantes, y el otro en Barbate de 390 kilos.
EFE | Actualizado 21.01.2016 – 10:53
La Guardia Civil ha abortado dos alijos de hachís en Cádiz, uno en Barbate de 390 kilos, que era transportado por dos personas en una embarcación recreativa, y el otro en El Puerto de Santa María, donde aprehendieron 2.340 kilos en una embarcación de pesca y detuvieron a sus cinco tripulantes.
Según ha informado la Guardia Civil en un comunicado, el primero de los alijos se interceptó sobre las 22.00 horas del martes, cuando el Sistema Integral de Vigilancia Exterior (SIVE) detectó a unas 5 millas del Faro de Trafalgar una embarcación sospechosa que navegaba hacia la costa.
Ante la posibilidad de que se tratase de un desembarco de droga, se organizó un dispositivo en el que participaron una embarcación del Servicio Marítimo de la Guardia Civil y diversas patrullas de tierra.
Sobre las 22.30 horas, la embarcación recreativa fue abordada por los guardias civiles, que hallaron en su interior 13 bultos de hachís, con un total de 390 kilos, envueltos en sacos de arpillera, por lo que fueron detenidos sus dos ocupantes, ciudadanos españoles.
La segunda de las operaciones se inició prácticamente a la misma hora en el muelle pesquero de la localidad de El Puerto de Santa María, donde los agentes inspeccionaron una embarcación atracada junto a la fábrica de hielo.
Al realizar la revisión, los agentes de la Patrulla Fiscal y Fronteras comprobaron que en el interior del barco había gran cantidad de fardos de hachís.
La Central Operativa desplazó al lugar a otra patrullera del Servicio Marítimo y a varias unidades de tierra en apoyo del personal que se encontraba en el pesquero.
Los agentes detuvieron a los cinco tripulantes, todos españoles, y sacaron la droga que transportaban, que alcanzó un peso aproximado de 2.340 kilos, repartidos en 78 fardos envueltos en sacos de arpillera.
Ieri un 42enne ed un 28enne, entrambi palermitani, sono stati arrestati per traffico di stupefacenti. I due sono stati trovati in possesso di oltre 90 kg di hashish suddivisi in panetti del peso di 100gr ciascuno, destinati a rifornire il mercato del capoluogo siciliano e parte della provincia.
Sul tratto autostradale della A 20 ME-PA, subito dopo la barriera di Buonfornello, i poliziotti della Sezione Antidroga della Squadra Mobile palermitana, hanno individuavano un’auto, che viaggiava in direzione Palermo, ritenuta sospetta, con a bordo due persone. I due, alla vista dei controlli, hanno frenato bruscamente, attirando l’attenzione degli agenti.
All’interno del baule posto sul portapacchi dell’auto guidata dai due, genero e suocero, gli agenti hanno trovato un migliaio di panetti di hashish per un peso complessivo di 90 kg ed un valore sul “mercato” di circa 400mila €, inoltre addosso ai due è stata anche trovata la somma di 1.500 €. I poliziotti hanno sequestrato sia la droga che le somme ritrovate ed hanno proceduto all’arresto dei corrieri identificati in Antonio Pillitteri e Merchiorre Martini.
La pègre asiatique canadienne, qui a délogé les Hells Angels au premier rang de la production de marijuana au Québec, règne également sur le marché noir de l’ecstasy aux États-Unis.
C’est le constat de la Drug Enforcement Administration (DEA) dans son rapport annuel 2015 sur le marché américain des stupéfiants et les organisations criminelles qui le contrôlent.
Des millions de comprimés
«Le crime organisé de souche asiatique basé au Canada domine l’alimentation d’ecstasy (ou MDMA) dans toutes les régions du territoire américain. Cette organisation fabrique des dizaines de millions de comprimés dans des laboratoires clandestins, principalement en Colombie-Britannique, mais aussi en Ontario et au Québec», précise le document de 148 pages.
La pègre asiatique s’associe avec plusieurs gangs de rue et groupes de motards criminalisés «pour faciliter la distribution» d’ecstasy aux États-Unis, précise-t-on dans le rapport National Drug Threat Assessment de 2015.
Les autorités policières ont récemment constaté que même les dangereux cartels mexicains ont commencé à s’approvisionner en ecstasy auprès de la pègre asiatique canadienne pour en vendre en sol américain.
Akwesasne comme porte d’entrée
La DEA estime que la contrebande de cette drogue de synthèse bon marché et particulièrement populaire chez les jeunes «reste une menace» pour la sécurité publique.
La réserve mohawk d’Akwesasne est d’ailleurs identifiée comme l’une des pires passoires de contrebande de drogue à la frontière canado-américaine.
«Les trafiquants de l’Ontario et du Québec y font passer des comprimés d’ecstasy aux États-Unis par milliers. C’est un des cinq principaux corridors utilisés par les trafiquants de drogue le long de la frontière», précise la DEA.
Les contrebandiers utilisent toutes sortes de moyens de transport: voitures, autobus, camions, avions commerciaux, petits aéronefs, hélicoptères, véhicules tout-terrain et motoneiges.
Bon an mal an, les policiers et les agents frontaliers américains réussissent à confisquer un peu plus d’une tonne d’ecstasy. La majeure partie de cette drogue provient de laboratoires clandestins canadiens, ajoute-t-on dans ce rapport.
2,5 millions d’usagers
Avec ses 2,5 millions de consommateurs annuels, le marché américain de la consommation d’ecstasy reste relativement «petit», d’après la DEA, qui chiffre à 33 millions le nombre d’adeptes actifs de la marijuana et à 4 millions celui de la cocaïne.
Il semble qu’aucune étude comparable n’ait été rendue publique, ni au Canada ni au Québec, pour établir si la pègre asiatique domine aussi le marché de l’ecstasy au pays ou dans la province.
♦ À Montréal, un récent rapport du SPVM révélait que 80 % de tous les plants de cannabis saisis par les policiers étaient maintenant issus de serres hydroponiques liées au crime organisé asiatique.
Chuck Rosenberg, le patron de la DEA
Les cartels mexicains ont pris le contrôle
«Aucune autre organisation criminelle ne peut rivaliser à court terme avec les dangereux cartels mexicains au sommet du marché américain de la drogue», écrit Chuck Rosenberg, le patron de la DEA, dans le rapport annuel 2015 de cet organisme policier. Qualifiés de «violents» et «très sophistiqués», les cartels mexicains restent «la plus grande menace» en matière de trafic de drogue dans l’ensemble des États-Unis. Ils dominent les marchés de la cocaïne, de l’héroïne, de la méthamphétamine. Il en va de même pour la marijuana puisque la majeure partie des importations de pot aux États-Unis provient du Mexique, suivi du Canada et des pays des Caraïbes. La DEA note que la mainmise des cartels mexicains a même gagné la côte Est des États-Unis. Plusieurs bandes criminelles d’importance ont créé des partenariats avec les cartels mexicains, qui sont devenus leurs principaux fournisseurs en stupéfiants.
La menace des émules de Breaking Bad
La DEA rapporte que le tiers des organismes policiers présents sur le territoire américain considèrent maintenant la méthamphétamine comme la plus menaçante parmi toutes les drogues de ce marché noir. La fabrication, le trafic et la consommation de crystal meth – qui a inspiré la populaire télésérie Breaking Bad – seraient liés à pas moins de 38 % de tous les crimes violents à l’échelle du pays, comparativement à 21 % pour l’héroïne, 13 % pour le crack et 6 % pour la marijuana. Les policiers s’inquiètent aussi du fait que l’offre de cette drogue chimique est de plus en plus importante à travers le pays et qu’elle pourrait même supplanter la cocaïne en raison de son prix moins élevé. La majeure partie de la méthamphétamine saisie aux États-Unis a été produite au Mexique, selon la DEA.
1,4 million de membres de bandes criminelles
Les gangs de rue accaparent pas moins de 88 % de tous les effectifs liés au crime organisé aux États-Unis, qui s’élevaient à 1,4 million de membres actifs, selon la DEA. Le pays de l’Oncle Sam compte plus de 33 000 gangs criminalisés, comparativement à 900 au Canada. Les motards criminalisés comme les Hells Angels, les Bandidos et les Outlaws constituent à peine 2,5 % de tous les gangsters américains. Bien que les motards y représentent «une moins grande menace» pour la sécurité publique que les gangs de rue, «leur présence reste problématique» en raison de leur structure bien établie, de leurs activités criminelles souvent «sophistiquées» et de leur recours à la violence. Les motards américains collaborent de plus en plus avec les cartels mexicains.
Blonde Anastasia Kravtsova, 23, was caught when she handed drugs to undercover police officers
Jailed: Russian beauty queen Anastasia Kravtsova was persuaded by her drug dealer boyfriend to hand out packages to clients
A Russian beauty queen who was persuaded by her drug dealer boyfriend to hand out packages to clients while he was away « on business » has been jailed.
Blonde Anastasia Kravtsova, 23, was the winner of a string of local beauty contests, including the 2014 Miss University of her local town.
But she will be unable to walk down the catwalk now for another four years after she was caught handing drugs to undercover police officers.
The model was arrested as soon as she handed over the package containing 0.5 grams of amphetamine to the undercover officers in an operation carried out near her home in the city of Bryansk, western Russia’s Bryansk Oblast region.
Also arrested was her 26-year-old boyfriend, Andrey Sagandykov, who had persuaded her to help him out with deliveries.
It was revealed that he was a former officer in the Russian version of SWAT.
But he discovered there was more money to be made in drugs, and set up a business in which he purchased, transported and sold on illegal drugs.
He had asked his girlfriend help him out and paid her.
After searching Sagandykov’s home, police found amphetamine and other illicit drugs.
CEN
Miss University: Kravtsova had been crowned queen of a number of beauty pageants
Drug dealer Sagandykov claimed he was innocent and had nothing to do with the arrest of his girlfriend, however the judges did not believe him and he was jailed for 10 years in a high-security prison.
His girlfriend Anastasia made a partial admission of guilt and was sentenced for four years.
In 2012, Anastasia won the beauty pageant Miss Bikini, and was elected Vice-Miss Bryansk in 2013, as well as getting People’s Choice Award at the same contest.
La drogue était dissimulée dans un chargement de denrées périssables. Sa valeur est estimée à plus de 11 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.
Le 21 janvier 2016, les douaniers de la brigade d’Hendaye ont saisi 1 817 kg de résine de cannabis, dissimulés dans des équipements électriques transportés derrière un chargement de fruits et légumes. La marchandise, qui effectuait un trajet déclaré Espagne-Pays-Bas, est estimée à plus de 11 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.
En fin d’après-midi, les douaniers arrêtent, pour le contrôler, un camion équipé d’une remorque frigorifique, immatriculé en Espagne et circulant dans le sens Sud/Nord sur l’A63. Les documents que présente l’un des deux chauffeurs couvrent le transport, entre la France et la Hollande, de fruits et légumes et de deux générateurs.
Les douaniers procèdent au déchargement de huit palettes de fruits et légumes et constatent la présence effective des équipements électriques. Le chien de l’équipe cynophile de la douane marque rapidement un vif intérêt pour ces appareils. Les douaniers procèdent au démontage des appareils et découvrent des paquets contenant du cannabis à l’intérieur.
Au total, 1 816,92 kg de résine de cannabis sont extraits du chargement et saisis, ainsi que 22 palettes de fruits et légumes (persil, salades, pommes, brocolis et clémentines). Les deux chauffeurs du camion, un homme et une femme de nationalité espagnole sont immédiatement placés en retenue douanière.
Un gérant de fortune du Liechtenstein est accusé d’avoir blanchi l’argent des cartels mexicains entre Los Angeles, Saint-Gall et Vaduz.
François Pilet
Publié mercredi 20 janvier 2016 à 14:04, modifié mercredi 20 janvier 2016 à 18:33.
L’affaire fait apparaître l’immense industrie du recyclage, dont les Etats-Unis restent la plaque tournante
L’histoire ne dira pas à quoi pensait Renaldo Negele ce jour de février 2013, au moment où l’avion perçait la grisaille de Kloten pour l’emmener vers le soleil de Californie. Côté face, ce Liechtensteinois de 50 ans se présentait comme gérant de fortune indépendant, entrepreneur et CEO de sa propre société, Swissloans Financial Services AG. Côté pile, il ne précisait pas que son entreprise n’existait que dans la boîte aux lettres d’un modeste appartement avec vue sur la route cantonale à Quarten, dans le canton de Saint-Gall. Il ne racontait pas non plus que son seul associé, un garagiste et ami d’enfance, l’avait laissé tomber quelques années plus tôt.
Pour se rassurer, lors de son voyage vers Los Angeles, Renaldo Negele pensait peut-être à la marée de narcodollars qui se blanchissent chaque jour impunément dans le système financier américain. Statistiquement, la petite affaire qu’il espérait conclure avait toutes les chances de passer inaperçue. S’il avait raison sur le premier point, il se trompait lourdement sur le second.
Le 10 décembre dernier, Renaldo Negele a été inculpé par le Département américain de la justice pour blanchiment en bande organisée. Le Liechtensteinois est accusé d’avoir offert ses services à un syndicat de blanchisseurs dirigé par Tu Chau Lu, alias Oncle Bill, 71 ans, président et CEO de la Saigon National Bank, à Los Angeles. En apparence, ce modeste établissement faisait crédit à l’industrieuse communauté vietnamienne de Little Saigon, au sud de la ville. En réalité, la petite banque d’Oncle Bill lessivait les narcodollars du cartel mexicain de Sinaloa, dirigé par celui qui était alors le trafiquant le plus recherché au monde, Joaquin «El Chapo» Guzman.
L’organisation d’Oncle Bill était active au moins depuis 2008. Selon le Département de la justice, le syndicat était en permanence à la recherche de nouveaux partenaires et associés, dans le but d’établir de nouvelles «routes» de recyclage, et ainsi augmenter ses volumes. Les partenaires pouvaient conduire leurs propres activités de blanchiment, mais agissaient sur les instructions directes de Tu Chau Lu lorsqu’ils travaillaient pour l’organisation. A son apogée, en 2013, la blanchisserie d’Oncle Bill disposait de «routes» vers la Chine, le Vietnam, la Suisse, Hongkong et le Liechtenstein. Elle était en mesure de «traiter» jusqu’à 2 millions de narcodollars par jour.
Sur les quinze coaccusés de Renaldo Negele, dix ont été arrêtés début décembre en Californie, dont Oncle Bill. Le Liechtensteinois a échappé au coup de filet, tout comme un citoyen britannique installé à Hongkong, un Américain d’origine vietnamienne et deux Mexicains décrits comme «proches des gens d’El Chapo». Renaldo Negele reste introuvable à ce jour. Il est recherché par les autorités suisses et américaines.
La chute de la blanchisserie d’Oncle Bill, que Le Temps a pu reconstituer sur la base de documents de justice, offre une plongée spectaculaire dans la mécanique financière du narcotrafic. Elle montre que malgré l’intransigeance affichée par les Etats-Unis, le système bancaire américain reste extrêmement exposé au recyclage de l’argent de la drogue.
Plusieurs schémas
L’affaire permet aussi d’observer plusieurs schémas de blanchiment utilisés par les trafiquants, chacun avec ses particularités, ses avantages, et, surtout, son prix (infographie ci-dessous). Il en ressort par exemple que l’usage d’une fondation du Liechtenstein, abritée par une banque connue de la place, est réputé dans le milieu comme une des solutions les plus sûres et opaques. Elle est aussi l’une des plus coûteuses, les narcos devant être prêts à céder 25% du pactole à blanchir sous forme de commissions.
Autre possibilité: un compte à la Bank of China, à Hongkong. L’offre est tout aussi efficace, et s’avère un peu plus économique, avec des commissions d’environ 15%. Seule limitation: par discrétion, le volume d’argent à blanchir ne doit pas dépasser un certain seuil. En l’occurrence, le réseau d’Oncle Bill ne pouvait y faire transiter que 20 millions de dollars à la fois. Des cacahuètes.
En comparaison, les banques américaines, en particulier californiennes, apparaissent à la fois comme une alternative low cost imbattable, avec des commissions entre 3% et 10%, et aussi comme les seules capables d’ingérer sans broncher les immenses quantités d’argent liquide que les narcos ont à recycler jour après jour.
Renaldo Negele n’a pas ménagé sa peine pour se faire une place sur ce marché hautement concurrentiel. Début 2013, le Liechtensteinois tient sa chance: Oncle Bill pense avoir trouvé deux nouveaux partenaires aux reins solides, qui auront besoin d’un service haut de gamme. Renaldo Negele fait spécialement le voyage vers Los Angeles pour les rencontrer. Rendez-vous est pris, le 21 février, dans un appartement discret à quelques blocs de la Saigon National Bank.
Entre professionnels, on joue franc jeu
Renaldo Negele s’y rend avec Ben Ho, son fidèle adjoint. Face à eux, les deux nouveaux clients ne tournent pas autour du pot. Entre professionnels, ils jouent franc jeu. Le duo est à la recherche d’un mécanisme de blanchiment qui leur permettra de recycler de l’argent provenant de la vente de drogue en Europe et du trafic d’armes vers le Nigeria. Ben Ho propose aux nouveaux venus de ne plus utiliser le mot «blanchiment», et de le remplacer par «protection», ou «titrisation». Renaldo Negele indique que désormais, il ne voudra plus rien savoir de l’origine des fonds des deux clients.
Cette introduction passée, Renaldo Negele et Ben Ho sortent le grand jeu. Ils proposent la création d’une fondation, qui pourra être utilisée pour transférer des fonds dans le monde entier sans être détecté, y compris vers les Etats-Unis. La commission des blanchisseurs sera calculée sur le capital de la fondation, déposé sur un compte auprès de la Bank Frick & Co de Vaduz. En tout, comptez 25%.
La fondation peut être créée avec des fonds déjà blanchis, ou pas. S’ils souhaitent l’ouvrir avec de l’argent sale, Negele explique que les billets peuvent être acheminés jusqu’à l’aéroport de Zurich par des mules – il faudra en prévoir au moins une dizaine –, où les dollars seront changés contre des francs et des euros. Le cash pourra ensuite être apporté directement à la banque Frick. S’ils le désirent, les deux clients pourront même compter les billets à l’arrivée, directement dans les locaux de la banque.
Dernière précision: les commissions versées à Renaldo Negele n’ont pas besoin de provenir de fonds blanchis. Ben Ho se dit également prêt à un geste commercial: il propose de virer immédiatement 50 000 dollars aux deux clients, depuis une fondation du Liechtenstein, pour bien leur montrer que les virements passent sans problème.Les deux hommes sont emballés. Ils remplissent sur-le-champ un formulaire d’ouverture de compte pour la fondation, fournie clés en main par la société saint-galloise Swissloans Financial Services. Renaldo Negele, Ben Ho et la clique d’Oncle Bill n’ont compris leur erreur que deux ans plus tard. Les deux clients étaient en réalité des agents du FBI sous couverture.
Durant cette période, le banquier avait ouvert toute son arrière-boutique aux deux hommes. Il leur avait montré comment ses employés acceptaient des sacs plastique remplis de narcodollars, sur des parkings de supermarchés asiatiques, et viraient chaque jour les montants correspondants, par chèques ou virements électroniques, vers le Mexique. Il leur avait expliqué que sa modeste Saigon International Bank était devenue trop petite, et qu’il devait avoir recours à ses «connexions» pour déposer le cash de ses clients auprès de trois autres banques américaines, dont la Wells Fargo et Bank of America.
Des efforts pour le compte du cartel d’El Chapo
Oncle Bill leur avait présenté ses deux partenaires mexicains qui cherchaient à lessiver 300 millions de dollars à un tarif de 3% pour le compte du cartel d’El Chapo. Plus fort encore: le banquier leur avait révélé que les Mexicains avaient investi 1 million de dollars dans sa banque, histoire d’huiler les rouages. Il proposait aux deux nouveaux venus de faire de même. Durant la crise de 2008, la Saigon International Bank avait reçu 1,5 million de dollars de Washington dans le cadre du plan d’aide au secteur bancaire.
Ce montant, qui aurait dû être remboursé depuis, ne l’a jamais été. Oncle Bill ne se doutait pas qu’en proposant aux deux hommes de racheter 24% de son établissement, cinq ans plus tard, il s’adressait en fait à des agents du même gouvernement fédéral qui l’avait aidé à survivre durant la crise. Le procès d’Oncle Bill et de ses associés s’ouvrira le 1er mars prochain.
«J’espère ne jamais le recroiser»
A Quarten, sur les rives du lac de Walenstadt, l’ex-associé garagiste de Renaldo Negele s’empresse de se distancier de son ancien ami. «Nous nous connaissions depuis l’enfance, raconte-il. Renaldo était un type sympa, très correct. J’ai coupé les ponts avec lui il y a plusieurs années. J’avais accepté de m’associer avec lui parce qu’il lui fallait un citoyen suisse pour monter la boîte. Mais il ne voulait pas tenir de comptabilité. Je n’ai pas voulu entrer là-dedans. J’espère ne jamais le recroiser.» Il y a peu de risques.
Nous coopérerons pleinement si les autorités suisses ou américaines venaient à nous le demander
Le Ministère public de la Confédération ne souhaite pas s’exprimer sur l’affaire. L’Office fédéral de la justice précise seulement que «les demandes de recherche et d’arrestation sont confidentielles et soumises au secret de fonction». Robert Wallner, procureur général du Liechtenstein, dit n’avoir eu aucun contact avec le Département de la justice. «Nous coopérerons pleinement si les autorités suisses ou américaines venaient à nous le demander», poursuit-il.
Un porte-parole de la Bank Frick & Co assure qu’après une «vérification détaillée», et «en l’état actuel de ses connaissances», l’établissement n’a «jamais entretenu de relation d’affaires avec Renaldo Negele ni avec la société Swissloans». Selon le procureur Robert Wallner, aucune arrestation ni blocage de fonds n’ont été effectués à ce jour dans la principauté dans le cadre de cette affaire.
Dos narcotraficantes resultaron abatidos, la tarde de este domingo, al abrir fuego contra la compañía de francotiradores del Ejército.
El intercambio se produjo en el sector La Cachamana, en Perijá, luego de que los efectivos castrenses se percataron de que los sujetos estaban cargando un camión 350 con varios de sacos de un material sospechoso. Los efectivos se acercaron al lugar y fueron recibidos a tiros.
Los presuntos narcotraficantes quedaron malheridos, pero murieron mientras eran trasladados al Hospital de Machiques.
Fuentes castrenses informaron que “hallaron 15 sacos con presunta cocaína y un camión 350 con doble fondo, también cargado con estupefaciente”.
En el lugar se presentaron funcionarios de la Oficina Nacional Antidroga para las pesquisas correspondientes.