AERO-NARCOTRAFIC (Coke en stock – XCVIII): encore des tripatouillages flagrants

 
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dessous_noir-fb0d7Quatre et deux jours avant notre fameux Embraer-Navajo, on a donc un autre avion qui s’est vautré dans l’eau avec une tonne de coke à bord, dont les paquets ont été en partie ramassés et mis en camionnette, et un autre tout près de Cojedes, avec 500 kilos de cocaïne à bord, que les services de police ou de l’armée n’ont pas monté pas, comme ç’est pourtant l’habitude dans le cas. Pourquoi donc, voilà qui intrigue en effet. Notre troisième visiteur du mois survient donc après ces évènements successifs, et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est présenté de façon tout aussi étonnante. aile-5-33722D’abord la scène principale, celle de l’impact de l’avion prétendument abattu, qui a été soigneusement rangée…. en trois tas bien distincts. Un énorme amas de ferraille, d’où les moteurs semblent absents (ou pas visibles alors qu’une photo officielle est légendée « moteurs« ), et dont une partie conséquente a subi un feu intense. A quelques mètres de là, comme extrait de l’incendie, des morceaux de métal nettement moins abîmés mais qui intriguent tout autant. On déjà vu celui du fuselage avec la fausse immatriculation, semblant être de papier, ce qui étonne déjà quelque peu (voir précédents épisodes) : comment ce truc mal collé aurait pu supporter le vent relatif, par exemple. Un agrandissement jette encore plus le trouble : c’est tout sauf un adhésif !!! Un coup de zoom montre que le dessous du support est… noir !

queue_avion-e0b75Plus intrigante encore, une deuxième image de ces morceaux « propres » montre…. un morceau d’aile, où figure en plus grand l’immatriculation… brésilienne de l’appareil. Si les trafiquants auraient voulu cacher leur origine, c’était raté : du sol, on distingue de loin, et nettement, l’immatriculation figurant sur l’aile gauche de ce genre d’avion (voir ici) ! Autre bizarreté : parmi les débris « propres », l’aileron vertical de queue reconnaissable à son petit déflecteur monté à 90°. Elle est ici aux couleurs générales de l’appareil (blanc avec trois stries, doré, rouge et noir) alors que la photo du même appareil prise en février dernier, la montre de teinte bleu ciel. Sa base est manquante sur le même cliché, mais on la retrouve sur une autre photo mise en évidence par l’armée vénézuélienne. Cette pièce montre des impacts… qui n’ont strictement rien d’impacts de balles (des obus de 20 mm nous avait-on dit !). Non, des traces d’éléments projetés par une explosion, plutôt… qui aurait très bien pu se faire… au sol.

Si l’on pense en l’air, on songe alors à un missile. Et là, ça devient tout aussi croquignolet. Car les fameux F-16 vénézuéliens semblent bien démunis dans ce genre d’armement. Le lot de 24 F-16 a été acheté, rappelons-le en 1982. Trois ont été perdus depuis. Les F-16 ont semble-t-il utilisé depuis leur dotation de missiles (leurs rails sont souvent vides) et se sont tournés vers l’équivalent israélien (et oui, Chavez a acheté à ce pays !) à savoir le Pyhon IV. Une commande de 180 devait se faire, mais tout a été annulé en 2006, les américains étant hostiles à la mise à jour globale des appareils, et l’intégration du missile israélien posant également des problèmes de bus de data…

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Si bien qu’on a pu admirer à plusieurs reprises (voir ci-dessus) un F-16 vénézuélien arborant un missile Python IV factice, démuni de ses ailettes arrière. Le hic étant que le Sidewinder détecte l’adversaire par sa chaleur, et qu’en ce cas ce n’est pas la queue du Navajo qui aurait dû être marquée. Un missile de ce type sur un appareil civil l’aurait mis en pièces, plutôt avec l’essence à bord. En prime, les Sidewinder, non remis à jour (refusé par les USA), sont périmés depuis longtemps, comme on le rappelle ici., et leur emploi est même dangereux. Bref, rien ne correspond : pas de traces d’obus et pas davantage de missile aérien. Résultat : l’avion n’a certainement pas été abattu ! Seules de fines traces sur différentes tôles pourraient accréditer la thèse du missile ; mais pas d’un Sidewinder, mais plutôt d’un… missile terrestre type ManPad, comme l’Igla. Voici ces dégâts en effet sur un avion (et ici un autre) Et voici une photo de Padrino en train d’en essayer un, justement ! L’armée vénézuelienne en est équipée depuis 2008, fournie par la Russie. Mais si l’Embraer de Cojedes a été ainsi détruit, pourquoi donc avoir raconté la fable de la poursuite par F-16 ? Car un autre élément vient contredire la thèse de la poursuite : l’heure à laquelle s’est produit le crash. Et c’est l’armée qui nous le donne… grâce à sa com’ de crise… et ses montages où l’avion représenté est un Beech 200 ou 350 et les avions des F-5 que le pays a remisé depuis plusieurs années.

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On peut pardonner aux autorités leur erreur de représentation, pour faire rapidement un schéma présentable. Mais on ne peut les suivre lorsqu’ils disent avoir envoyé deux Falcon F-16 de la base de Libertador pour intercepter l’Embraer. Car ils ont oublié une chose : les modèles de F-16 que possèdent les vénézuéliens sont bien anciens. Chavez avait proposé ses F-16 à Cuba, qui avait dit non, et le Pakistan qui en cherchait avait aussi refusé les siens. Trop vieux ! Idem pour l’Iran. Trop tard pur les appareils vénézuéliens de type « Block 15 », à savoir un engin certes amélioré face au Block 10, mais qui a des capacités limitées de nuit : il faudra attendre le Block 40 pour pouvoir parler de « Night Fighter » véritable. Or l’Embraer est tombé à 00H51 exactement, heure locale. C’est aussi à Libertador qu’avait été créé l’hoax de l’envoi d’un F-16 aux iraniens pour tester leurs propres radars : la photo n’avait pas été prise en Iran mais bien sous les hangars vénézuéliens, hautement reconnaissables. En revanche, le radar chinois JYL-1 qu’ils emploient à une portée de 320 km et Cojedes est à peine à 120 km de Libertador. A se demander pourquoi autant d’avions se posent en Apure, par exemple, sans jamais être détectés…

Car les débris ont été rassemblés, après que l’appareil ait été détruit par le feu, une fois qu’il était au sol – sans préciser comment il y est arrivé (ici une photo grand format parue plus tard). Et il n’a pas impacté le sol, mais semble bien s’être posé : le terrain ne montre aucun cratère ou aucune trace d’un impact d’objet volant avec des débris répandus sur une longue zone (avec un tel nez broyé et plus de moteurs visibles on pourrait s’attendre à ça en effet). En comparaison, le crash de ce Navajo australien en 2008 à Bathurst, est fort représentatif : l’avion avait heurté un arbre au décollage. Idem pour celui de Riverwoods du 28 novembre 2011. Pourquoi donc avoir ainsi rassemblé en deux tas distincts les débris, et pourquoi donc cette séparation entre morceaux calcinés et les autres, pliés mais immaculés, voilà qui étonne. Pour mieux exposer le coup de l’autocollant ? Autoutr des bidons d’essence en plastique ont été retrouvés… non brûlés et couverts de boue. cojedes_caburant-cceffDes pompes à main, typiques des petits aéroports, de couleur bleue, sont montrées également : celles servant à remplir les bidons de fuselage et les réservoirs d’aille à partir des bidons restés au sol (doù la boue). Près de l’appareil, on tient à le montrer aussi, on peut voir un système à bord de transvasement d’essence grâce à des tuyaux : il était donc destiné à un long trajet, selon un procédé déjà décrit ici. Sur l’une des photos, on distingue 12 bidons d’essence en plastique translucide, ceux restés au sol visiblement : l’avion devait se ravitailler à cet endroit et était donc attendu !!! Près des pompes électriques montrées, reliées à une batterie noire, on distingue 5 réservoirs internes. Ceux qui devaient à nouveau être remplis. Visiblement, l’avion était donc… bel et bien attendu sur place !!!

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Certains, pour expliquer les débris (et même des brésiliens !) ont eux une explication  : « le surintendant de la police fédérale Mauro Spósito, qui participe à un raid de la police à la frontière du Brésil et du Pérou avec la Colombie, a déclaré que l’avion a été abattu et s’est cassé en l’air pour se transformer en un tas de décombres, mais il n’a pas explosé permettant de récupérer le chargement de drogue et des éléments préservés, bien que cassés ». OK, le fuselage avec ses bidons d’essence, ça vous fait logiquement un bel incendie à l’impact ,pourtant, normalement. Or une des contradictions est là, flagrante, devant nous : les bidons d’essence internes ajouté en cabine sont intacts, ou en tout cas ne montrent pas de signes d’incendie. Ils ont donc été enlevés avant celui-ci… Un incendie de tout l’avion, ce qui n’est pas le cas. Si le fuselage étant occupé par des bidons, il ne reste que les deux soutes pour caser la coke. Or, on l’a vu elles ne dépassent pas 600 livres de capacité : 272 kilos. On devrait donc décompter ce chiffre parmi les plaquettes d’1 kilo de coke étalées devant l’appareil : or on en annonce (et on en montre)… 616. A-t-on pu glisser 300 kilos de coke derrière les 5 futs d’essence visibles ? Pourquoi pas, me direz vous ? Certes, mais le coffre principal étant à l’avant, complètement disparu, un plus petit derrière la porte d’accès, à l’arrière. Mais ce n’est même pas le nombre qui surprend. Car l’appareil a un avant en miettes, un fuselage en morceaux… et fort peu des paquets de coke étalés présentent de marques de défectuosité ou de déchirement.  L’hypothèse de l’éclatement en vol tombe : il y en aurait eu partout, de disséminés, des paquets ! C’est tout simplement… incompréhensible (ce que des lecteurs de blogs ont déjà fait remarquer) !!!pale_d_helice-d25a5 Les paquets sont aussi de forme et de « signatures » fort différentes : c’est un chargement bien hétéroclite de coke ! Et qu’en est-il de celui du Cessna tombé deux jours avant presqu’au même endroit ?? Toujours invisible ? Plus on scrute, et plus le mystère s’épaissit… et l’idée de la mise en scène fait son chemin. Autre questionnement : une photo de plus grand format montre un bout d’hélice sortant du sol : l’avion se serait donc bien crashé nez en avant, en enfouissant directement les moteurs dans un sol meuble ? Ou l’on a essayé d’enfouir les morceaux ? Depuis quand en effet un appareil qui tombe de la sorte referme-t-il la terre derrière lui ? Les nombreuses traces laissées alentour penchent plutôt pour la solution d’un enfouissement des débris. Les débris montrés et rassemblés auraient été extraits du sol ? C’est encore une fois… incompréhensible !

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Et pour ajouter à la confusion, il y a le site versionfinal.com.ve, qui le 25 mai présente un tout autre cliché : celui de ruines encore fumantes, dans lesquelles on distingue effectivement les trois couleurs doré, rouge et noir des filets décorant l’avion… Une photo qui ajoute à l’intrigue, car elle montre un appareil détruit par un incendie, mais dont les vestiges n’ont pas été relevés en tas. Est-ce bien le même appareil, au moin, qui ne ce cas se serait retourné en brûlant : c’est difficile à dire, le journal cité ayant tendance à puiser dans ses archives et ne pas mettre ls clichés correspondant à ce que décrit l’article qu’il illustre !!! Tombé au même endroit, qui plus est, à Cojedes, en tout cas. Mais alors pourquoi ne pas avoir montré ce cliché plutôt que le tas de vestiges manfestement rassemblé ? Pourquoi modifier une scène de crime, sinon pour dissimuler des preuves ? Et pourquoi donc l’article cité n’évoque-t-il la découverte que d’un seul corps ; à ce moment là ? Un autre site associe clairement l’avion brésilien à ces vestiges. Comme commentaire, on a a ceci « sur place, les militaires ont trouvé l’avion partiellement brûlé« ... un avion qui, selon la même source, « s’est écrasé ». Une vision d’appareil similaire (un Chieftain, voisin) s’étant crashé, posé sur le ventre, en Afrique du Sud, montre des débris calcinés assez voisins au final, alors qu’il n’avait eu qu’un moteur incendié lors de son arrivée au sol. Et tout cela, sans oublier l’intervention sur Twitter de l’ineffable Padrino, qui rappelle comme exemple un appareil tombé un… Piper 23… extrait d’une de ses archives du 4 février 2014... tombé le 24 janvier à Calabozo, dans l’état de Guárico. Encore un avion « abattu » selon lui… bien entendu ! Le même avait cité « 12 avions » « capturés ou immobilisés » en « moins de 6 mois », en mai 2014 !!! Parmi eux, ceux que l’armée avait-elle incendié, alors qu’ils s’étaient posés sans avoir été poursuivi… dont notre surperbe jet de brousse (voir le premier épisode sur le Venezuela)… « Très bien, mais où sont passés ces avions ? » note un lecteur sarcastique… un autre ajoutant « et où sont les pilotes  » ? Et que dire de l’YV1674 répertorié aussi comme « abandonné »  ? Le voici, en effet…dans une rue du quartier de Southwest Miami-Dade County, ou plutôt ce qu’il en reste. L’avion s’est écrasé en février dernier en tuant tous ses occupants. L’avion vénézuélien appartenait à la Brink’s. Le (jeune) pilote,s Raul Chirivella, était un employé du Servicio Pan Americano de Protección. L’avion, transporteur de fonds venu de Caracas devait se rendre au Providenciales International Airport dans les îles Turks and Caicos…

A la décharge du pouvoir, le sort du dernier de liste, un King 90, immatriculé PR-LUT (N°LT-783), appartenant à « Aeroplan Aviacao Ltda » (et ayant appartenu jadis à Richmor, paravent de la CIA) et de ses occupants Juan Daniel Silio Cengotitabengoa, et Janeth Nernández Avila, un couple de colombiens, a déjà été scellé le 20 février 2014 par un jugement les emprisonnants tous deux. L’avion brésilien (saisi !), évoqué ici, avait à bord des réservoirs supplémentaires en bidons, un petit dinghy et des GPS Garmin (GPSMap)… l’attirail du parfait candidat au transfert de drogue. Fait notable : il s’était posé après que deux F-16 lui en aient intimé l’ordre….sans lui tirer dessus… !!! Un avion qui ne figure pas dans les « abandonnés », car ne possédant pas d’immatriculation en YV…. !!!

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20150528154805254025a-23762-af071Pour ce qui est des pilotes… je vous ai déjà montré les restes du siège de l’un d’entre eux (et même son cadavre calciné, apparu plus tard sur les sites gouvernementaux, une horrible vision). C’est très certainement celui du plus jeune des deux, qui est bien mort carbonisé.. On sait qui il est car dans les sac à dos aperçus, il y avait leurs passeports  : le premier s’appelle Klender Hideo Ida De Paula et il avait 25 ans seulement. Il était membre d’un aéroclub brésilien et semblait très fier d’avoir été recruté, montrant à l’envi ses atterrissages sur petit Cessna sur le net. Selon sa mère, il avait quitté la capitale vendredi pour «  faire un vol d’instruction en Itacoatiara ». C’est à l’Est de Manaus, sur l’Amazone. Selon elle, son fils lui aurait dit que c’était un de ses derniers vols, « car il ne gagnait pas assez d’argent et souhaitait reprendre ses études de mécanique et d’électronique ». Pour son collègue, présenté un temps dans certains sites comme « ayant réussi à s’échapper » (à se demander comment à partir d’un cockpit broyé !) c’est tout autre chose. Fernando Cesar Silva da Graça, âgé de 29 ans est en effet le fils d’un homme d’affaires suspecté jadis d’avoir financé le trafic de drogue. Il a été arrêté en 2008 dans la ville d’Ananindeua. droga_piloto2-8fa3dL’arrestation faisait partie d’une vaste opération déclenchée par la police fédérale dans neuf Etats du pays. En fait c’était déjà sa deuxième arrestation car il était déjà allé en prison pour contrebande de 540 kilogrammes de cocaïne. La famille de Graça est en effet connue de la police brésilienne comme faisant partie d’une organisation criminelle de « Curica » ​​qui a duré plus de 30 ans. Antonio Mota da Graça l’oncle trafiquant de « Curica » ​​est en effet un membre du groupe criminel de la Família do Norte (FDN). Le second aurait-il entraîné le premier dans cette maudite aventure ? Le premier pilote aurait-il tenté un coup d’argent facile ??? Le 19 août, on enterrait au Brésil, à Manaus, le jeune Kiender, dont le corps n’avait pu être reconnu que par la dentition. Selon la propre mère du second, les deux occupants ont bien subi le même sort. Son fils aussi aurait lui aussi péri carbonisé. Mais pour l’instant un seul corps a été montré. Et à ma connaissance, c’est aussi la première fois qu’un cadavre de trafiquant supposé est ainsi montré par les autorités : pourquoi donc celui-là et pas les autres ? Mais pourquoi donc les renseignements n’évoquent-ils qu’un seul corps découvert, comme ici où on peut lire « Jusqu’ici, les militaires ont découvert de la drogue dispersée tout autour d’un corps carbonisé et un passeport d’un citoyen de nationalité brésilienne. » Un seul corps…

A la lueur des constatations, un scénario possible et plausible s’ébauche : le 22 mai, c’est la date où le Cessna aux 500 kilos de coke s’est vautré à Cogedes : or c’est le même jour que le jeune Kiender a annoncé à sa mère qu’il partait. L’accident a eu lieu le dimanche 24 mai. Lui aurait-ton chargé, lui et son collègue, d’aller chercher les 500 kilos restés en rade, qui représentait une jolie somme (et une belle part pour lui on suppose) ? Rappelons que les occupants du Cessna n’ont pas été arrêtés le jour de l’accident, mais le lendemain seulement, à 5 km de leur appareil. Tout était prêt sur place pour accueillir les deux « sauveteurs », comme on l’a vu, y compris deux pompes à main pour renouveler l’essence à bord. Au quel cas l’avion aurait réussi à atterrir, mais les choses se seraient ensuite mal passées, l’armée attendant peut-être sur place elle aussi. L’appareil aurait pu se poser et il aurait alors été détruit, à l’explosif et incendié, comme les autres précédemment, la scène passée au bulldozer, les morceaux cleans séparés du reste, et l’un des deux hommes tués dans des circonstances inconnues (aurait-il refusé d’aller plus loin ?) : l’avant broyé de l’appareil laissant subsister quand même la possibilité d’un crash, ne refusons pas non plus l’hypothèse ! N’aurait-il pas plutôt raté son redécollage, alors qu’il était bourré d’essence ? Le pilote aurait-il tenté de redécoller seul à bord ? L’avion aurait-il été atteint par un tir de ManPad Igla ? Et où est donc passé exactement le second pilote, celui qui avait des liens « familiaux » avec les trafiquants ? A-t-il vraiment subi le même sort que le premier ? La variante étant que ce seraient les vénézuéliens qui auraient ramené tout le système de transfert de carburant du Cessna et sa coke, mais le volume total est tel que ça ne tient pas dans ce premier appareil. En tout cas, ce que l’on daigne montrer n’est certainement pas ce qui s’est effectivement passé : les deux photos différentes de ruines fumantes et des deux tas rassemblés signifient quelque chose, mais quoi ? La fabrication de toutes pièces d’une accusation ? Pourquoi donc faire ainsi ? Pourquoi manipuler autant la scène du crash ? En épilogue on pouvait lire que « le vendredi 29 mai au matin a été incinérée les 616 paquets de cocaïne recueillis par le commandement de la région four à pyrolyse efficace de San Juan de los Morros, dans l’État de Guárico ». Dans un article où aucune vue de l’incinération proprement dite n’a été montrée… décidément, au Venezuela, on a beaucoup de mal à montrer les choses, et en revanche beaucoup beaucoup d’aisance pour les modifier !!!

Ce qui intrigue, de bout en bout, c’est cette énième mise en scène ratée, qui rend la thèse de la poursuite de F-16 caduque. Car il n’y a aucun doute sur la volonté des deux occupants à rejoindre un point déterminé où se tenaient des trafiquants avec leurs bidons d’essence prêts. Là n’est pas la question. L’armée vénézuélienne une fois encore est arrivée pour nettoyer la scène du crime et pour mettre en place son show habituel d’une poursuite hypothétique, suivie de tirs inexistants et de la fin brutale du petit bimoteur. Histoire de raconter au bon peuple que l’armée veille, et qu’elle empêche les trafiquants d’entrer dans le pays, et de ne pas avoir à évoquer des problèmes de « poulet » et de ses liens avec le Cartel de Los Soles, collon_soral-06133Et histoire de mouiller davantage le Brésil, des textes déjà apparus citant une nette détérioration des relations avec Dilma Rousseff. Mais aussi que ses avions de chasse fonctionnent bien (alors que leurs limites et leurs lacunes sont bien connues). Le pays a aussi de superbes Sukkhoi Su-30 (à 24 exemplaires, achetés en 2006) mais la légende voudrait qu’ils n’ont pas été armés car Chavez craignait qu’on s’en serve contre lui… Pourquoi donc toujours avoir recours à des mises en scènes discutables, plutôt que de présenter les faits tels quels (et dans ce cas les photos brutes du crash et non leur « aménagement ») ? La réponse, Collon et ses acolytes doivent l’avoir, c’est sûr. Je vais leur laisser le loisir de le faire, vu que leur site s’intitule Investig’action... comme le dit le même Collon chez… Soral, ou Chavez est entouré par Poutine, Kadhafi et Ahmadinejad, « les images, ça se manipule » !!!! A l’évidence, en effet… surtout au Venezuela !!!

Tous ces tripatouillages ont un but caché. Et c’est ce qu’on découvre en lisant la presse nous annoncer que le Venezuela vient brusquement de fermer sa frontière avec la Colombie, visiblement sous un prétexte (celui de trois soldats blessés), forçant des centaines de personnes à fuir la zone. Derrière cette double agitation (Madur vient d’ajouter une seconde zone « interite » se dissimule en fait tout autre chose … et c’est un ancien ambassadeur du Venezuela à l’ONU, Diego Arria, qui nous le dit : ça n’a rien à voir avec ce qui est raconté par Maduro.

padrino-2-96e56Ancien ambassadeur du Venezuela à l’ONU, Diego Arria (où il a laissé sa patte) ami d’Orlando Letelier, a déclaré que la confrontation militaire entre gangs pour le contrôle des drogues et la contrebande est à l’origine de la fermeture de la frontière vénézuélienne dans Tachira et de l’état d’urgence décrétés par le président Nicolas Maduro, pour qui il a quelques griefs. En 2010, le ranch d’Arria, la Carolina, avait indument été saisi par le gouvernement, pour ne « pas être productif »  : il avait aussitôt répondu en mettant sur le net les photos de ses têtes de bétail. Il avait aussi été l’objet en mai 2014 d’une tentative de déstabilisation par de faux e-mails. L’ex ambassadeur affirme en effet que les militaires vénézuéliens « se battent sur place entre eux pour le contrôle de la contrebande de drogue, mais aussi pour l’essence et les produits réglementés. Le contrôle de la drogue est plus en fait beaucoup plus lucratif, bien que l’essence, soit vendue cinf fois plus cher dans les pays voisins ». Selon lui, les autorités de la Colombie et les militaires sont complices de la contrebande provenant du Venezuela. « Ils envoient des centaines de semi-remorques par jour entre la Colombie et le Brésil. Cela explique pourquoi les stations d’essence ne sont souvent pas fournis au Venezuela « . padrino2-ee697En fait deux partis souhaitent avoir le contrôle total des deux trafics juteux : l’ex ambassadeur parle en effet de « guerre des des cartels militaires vénézuéliens », « entre le Cartel de los Soles (l’Armée) contre celui de La Guajira Cartel (la Garde Nationale) ». Selon lui toujours, c’est « comme dans les années 80 en Colombie, le cartel de Medellin contre le cartel de Cali. » Et selon Arria, Maduro ne reste en place que parce qu »il est soutenu par… Vladimir Padrino López, le Ministre de la Défense, le véritable maître du pays… et l’homme omniprésent dans chaque découverte importante de cocaïne. Le grand orchestrateur des fables anti-drogue vénézuéliennes. Un grand metteur en scène !

Comme explication, il rappelle un fait dérangeant qui aurait été à l’orgine de la fermeture de la zone. « Le 17 Août, 2015, une commission de Armée conduite par le lieutenant Daniel Veloz Santaella et le lieutenant Alexis Rodriguez Arias et d’autres membres de l’armée arrête à proximité de Peracal une camionnette conduite par deux soldats de de la Garde Nationale. Aors que leur l’identification était requise, les fonctionnaires de la Garde Nationale ont refusé de donner l’immatriculation du véhicule, ce qui a nécessité la présence d’un procureur. (…) coke_caballero-ce809Voilà qui rappelle un cas pendable étudié ici : celui de Googlis Martin Caballero Casanova, le colonel de la Garde Nationale surpris en photo à bord de son yachet personnel (très en verve, visiblement encore, en 2013 !) et lui aussi transporteur de coke à Mérida (à droite le contenu de son 4×4)… À ce stade, les fonctionnaires de la GN ont en effet exigé la présence d’un procureur pour ouvrir le camion. Le véhicule a été ouvert en présence d’un procureur compétent et de la drogue et de l’argent ont été saisis pour un montant proche de 47 millions de bolivars et de trois millions de dollars (…) La fermeture de la frontière avec la Colombie dans l’Etat de Tachira, a été faite sur la recommandation du major-général Velasco Lugo puis sous la pression de Vladimir Padrino pour déclarer l’état d’urgence dans les municipalités mentionnées dans le trafic de drogue relevant de la compétence Garde Nationale, car la région a toujours été historiquement sous le contrôle exclusif de la Garde Nationale pour ce qui est de la drogue et de l’alcool de contrebande… » 

Or les trois noms cités (Daniel Veloz Santaella,Alexis Rodríguez Arias, et Miguel Núñez Martínez sont justement les soldats qui ont été attaqués et blessés  !!! « Plusieurs sources conviennent que cette attaque est le résultat d’une « guerre entre les fonctionnaires de l’Ejércitio et les cartels de la drogue dont des agents concernés de la Garde Nationale, » comme le dit José Antonio Colina, le président des réfugiés politiques vénézuéliens à l’étranger (1). » cojedes_cessna-41116« C’est un combat entre les cartels, y compris les membres de la garde nationale et l’armée, et l’attaque (la tentative d’assassinat par des hommes armés) s’est produite parce que le civil qui était dans la voiture avait indiqué la maison où ils avaient caché l’argent « , a déclaré une source » ajoute Reportero24.. le site, il faut le noter, est installé à… Miami, et il est très anti-Maduro. Y écrit notamment Antonio Maria Delgado, de El Nuevo Herald. Il n’empêche : les 500 kilos de coke « manquants » de notre fameux Cessna de Cojedes… on bien été découverts par la Garde Nationale, en effet. Et le lendemain, c’était Sergio Rivero Marcano, commandant de la Garde Nationale et non Padrino, qui avait mis en scène la « découverte » de l’avion… sans montrer une seule plaqiuette de coke… !!!

Une situation plus que délicate, qu’un homme particulier, Joaquin Villalobos, qui n’est autre qu’un bon connaisseur, en qualité d’ancien guérillero salvadorien,avait pressenti dès 2010 : « il n’y a cependant pas de risques que cela dégénère en guerre civile. Au cours des douze dernières années et malgré la profonde division du pays, les Vénézuéliens ont toujours refusé la violence politique. Il n’y aura pas non plus de déclaration de guerre entre la Colombie et le Venezuela parce que ces deux sociétés sont profondément hostiles à cette éventualité. Le danger viendrait plutôt d’un conflit interne entre un Etat affaibli et les divers groupes armés qui se convertiront au crime organisé. L’affaiblissement de l’Etat, la multiplication de pouvoirs armés informels, alliés à la position géographique très rentable du pays pour le trafic de drogue, ouvrent la voie à un nouveau type de conflit où les militaires se mêleront aux bandits et les policiers aux rebelles corrompus. » Cinq ans plus tard, nous y sommes, hélas.

(1) il a fait partie du groupe d’officiers qui en octobre 2002 a exigé la démission d’Hugo Chavez, pour violation de la constitution nationale et permis la présence de guérilleros colombiens et des éléments étrangers dans le territoire vénézuélien, ce qui est connu sous le nom de Plaza Altamira, devenue depuis emblématique de l’opposition.

PS : sur le rôle de l’armée au Venezuela, on peut et doit lire ceci :

http://naufrageur.fr/le-mythe-de-la-nature-democratique-des-forces-armees-venezueliennes-2/&nbsp ;

Sa conclusion est lumineuse : « en raison des considérations précédentes, il est donc impossible de compter sur l’armée, sur sa structure actuelle, pour construire un modèle social différent. L’armée représente un outil fondamental pour consolider un régime caractérisé par l’autoritarisme. Elle ne symbolise absolument pas une institution fiable parce qu’elle est une structure de pouvoir, de nature prétorienne, depuis sa création par Juan Vicente Gomez [en 1948]. Le peuple vénézuélien n’est pas en armes, il subit le joug des armes ».

PS : quand à savoir où ça atterrit tout cela, au final regardez plutôt cette édifiante vidéo faite par les douaniers d’Halluin-Reckem, dans le nord de la France, cet été en août… le véhicule venait des Pays-Bas. Il y avait 79 kilos de cocaïne à bord.

En juillet, c’était 44 kilos dans un véhicule venant de Belgique mais immatriculée en Espagne. Plus de 7 millions d’euros au total…

SOURCE: http://www.centpapiers.com/coke-stock-xcviii-tripatouillages-flagrants/

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sources photos

http://fronteradigital.com.ve/avioneta-siniestrada-en-cojedes-cargaria-500-kilos-de-cocaina/

http://aviation-safety.net/wikibase/wiki.php?id=176385

http://enlanoticia24.com/avioneta-derribada-por-la-fanb-en-municipio-ricaurte-de-cojedes-trasladaba-616-panelas-de-cocaina/

http://www.ultimasnoticias.com.ve/noticias/actualidad/sucesos/fotos—aeronave-derribada-en-cojedes-llevaba-616-.aspx

http://agronoticiasvenezuela.com.ve/?p=1373

http://www.baaa-acro.com/2015/archives/crash-of-a-embraer-emb-820c-navajo-in-ricaurte-2-killed/

un rappel de lectures :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxviii-un-second-164974

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvix-le-precedent-165608

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxx-l-heritage-du-160160

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxi-l-esbrouffe-160211

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxii-le-venezuela-160618

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiii-au-venezuela-160235

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiv-pris-la-main-160456

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxv-un-temoignage-165293

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvi-l-implication-165185

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvii-un-procureur-160617

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxviii-chavez-le-160616

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxix-la-corruption-165661

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xc-la-route-de-l-165730

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xciii-on-revient-165740

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AERO-NARCOTRAFIC (Coke en stock – XCVII): la semaine des crashs successifs

 
coke en stock, trafic

Le crash qui nous intéresse n’a pas été le seul de la semaine où il s’est produit, ce qui en fait un événement encore plus à part. Si le premier n’est pas directement à relier à notre incident de Cojedes, un second, qui s’est produit à peine deux jours avant, pourrait très bien y être associé. Entre les deux en effet, de nombreux paquets de drogue ont soit disparu, soit ont été transférés. Car on a beaucoup de mal à croire que d’un appareil réduit à l’état de miettes, autant de paquets de cocaïne aient pu être extraits intacts… C’est l’un des points les plus intrigants de notre nouvelle étude du jour… mais revenons d’abord sur ces deux prédécesseurs de cette semaine de mai dernier… où il a plus des avions …

Les photos du crash, proposées exclusivement par des médias arrivés après la prise en mains des pouvoirs locaux et nationaux sont fort évocatrices. L’appareil a été réduit en miettes, bizarrement présentées sous deux tas bien distincts, et les paquets habituels de coke ont été étalés pour en montrer leur nombre conséquent consituant un troisième tas à scruter. Certains paquets de coke étalés portent de façon visible le label « Golty » (d’autres « BOSS » ou une étoile jaune à cinq branches avec un P dessus) : c’est un pied de nez des fabricants colombiens au producteur de ballons de football du même nom, une entreprise portant le nom d’Escobar & Martínez S.A, qui distribue les ballons officiels en Colombie !!! Visiblement, la coke à bord n’a rien de brésilienne !!!

crash-19-dcf4dL’affaire n’est pas commune, et en mélange plusieurs en fait. Car avant d’étudier les restes du crash, il convient de revenir sur les jours précédents, où deux crashs consécutifs ont eu lieu. Le premier est très impressionnant... mais ces images ont été fournies par les forces aériennes colombiennes et non par le Venezuela. On y voit un petit jet, un Hawker 800 XP, suivi par une caméra à vision nocturne, tenter de s’échapper en rasant les vagues, une source de chaleur forte émanant de son réacteur droit. Jusqu’à l’impact avec les flots, qui se situe à 40 secondes de la séquence d’une minute environ. Le crash s’est produit le 20 mai, soit quatre jours avant celui dont je parle. Les sites divers relatant l’accident ne parlent pas de quelconque tir de la part des avions colombiens. plage_debris-c3c4eL’avion est un Hawker 800, annoncé comme ayant emporté une tonne de cocaïne (iici on annonce un Hawker 600). L’avion avait décollé du Venezuela, dans l’Apure. Le lendemain, on découvre trois corps avec les vestiges rejetés sur la côte colombienne. Un premier passeport retrouvé donne le nom de José Hugo Urquidi Canton, 60 ans, né à Puebla. Une personne impliquée dans un procès commerciale en 2007, par un tribunal de l’État de Nuevo Leon (c’est au Mexique). « L’autre document a été trouvé dans la poche du pantalon qu’avait laissé l’un des trois corps retrouvés vendredi sur les plages de Fray Domingo et Puerto Velero. cocains_CR7-aa0beC’est un certificat au nom de Behiker Castaneda Medina, 24 ans, de Cravo Norte, dans le département d’Arauca » (en Colombie). Sur Facebook il apparait comme employé d’une « Maison de la Culture ». Au lendemain du crash, deux plages se retrouvent jonchées de paquets de coke et les corps y apparaissent. Certains paquets sont siglés CR7, en hommage à Cristiano Ronaldo… décidément, les colombiens adorent le foot. D’autres sont décorés d’images de Tiiti ou de Bugs Bunny. C’est le schéma de la chute du 30 janvier 2015 qui recommence, un crash de Challenger dont je vous ai parlé ici-même. A ce jour, le numéro de l’appareil reste indéterminé. Seule une image de débrit flottant donne les couleurs de ses filets de décoration : or c’est une bonne pêche, car il semble bien que ce morceau provienne de l’embase de la queue, avec son entrée d’air. Un endroit portant rarement de la décoration.

debris_hawker-5024e

A peine le crash annoncé, notre irrésistible ministre de la défense vénézuélienne, Vladimir Padrino López, annonce que l’appareil « a été attaqué par la force aérienne du vénézuela« …et notre homme d’y aller d’un laïus encore une fois surréaliste : « une fois que tous les moyens ont été épuisés, notre aviation militaire fonctionne comme établi dans le droit international et dans notre droit, et l’avion Hawker des trafiquants a été touché par des cartouches d’explosif incendiaire de 20 mm » déclare-t-il avec l’emphase qui le caractérise. On appuie son délire par communiqué officiel :« un avion de type Hawker 800 , qui a quitté le Venezuela à destination de l’Amérique centrale a été détecté dans plus tôt aujourd’hui (mercredi) (…) quand il est entré illégalement dans l’espace aérien colombien en essayant d’aterrir à l’aéroport de Santa Marta « . Le Ministre de la Défense du Venezuela a déclaré que « l’avion a été frappé par deux tirs très près de Barinas (sud-ouest) et un troisième sur la côte orientale du lac (nord-ouest). « A partir de ce moment, l’avion a commencé à descendre rapidement » et « l’armée vénézuélienne a perdu sa trace » affirme Padrino. La « précision » de la taille du canon de l’avion supposé avoir tiré n’est pas anodine : le F-16 en possède bien un, rotatif, de canon de ce calibre. Retenons donc l’idée en tout cas, que les appareils de Padrino ne lancent pas de missiles mais tirent au canon… pour lui, en tout cas,l’avion ne provenait pas du Venezuela…. selon Padrino, l’appareil portait le sigle « N-NPFT » : un indicatif inopérant, il aurait dû le savoir. A noter que toute la phase finale de l’avion a été filmée par des colombiens, qui n’ont pas parlé de « tirs » en ce qui les concerne. On évoque plutôt chez eux une surchauffe moteur….

carlos-9935dCar des Hawker 800, ça court un peu les rues. Des curieux en ont trouvé un de fort intéressant. En fouinant dans les archives de l’avocat vénézuélien Mariano Diaz, accusé de blanchiment, ils ont trouvé un lien avec Juan Carlos Araujo, un entrepreneur de spectacles arrêté à Caracas après avoir été accusé d’avoir dirigé un réseau de trafic de cocaïne ayant tenté d’envoyer 450 kilos de cocaïne à destination de la République Dominicaine. Avec lui, également arrêté, un Garde National Bolivarien, (GNB), Pablo José Silva Loyo. Sur les photos de la saisie on pouvait voir au fond l’avion qui avait servi à transporter les valises  : ce n’était pas un jet, mais un Gulfstream I à hélices (du moins c’est ce qui avait été visible sur le cliché car on parlait alors d’un « jet »). Mariano Díaz et son associé Juan Carlos Ferros, actionnaires de la société Ferrdi Sport avaient un lien en effet avec Solid Show. La société Ferrdi Sport avait été créée dans le Delaware, ce paradis pour tous les trafics, en septembre 2012. Or la société détenait un… Hawker 800, immatriculé N745UP, d’une valeur de 3 millions de dollars. Et ce n’est pas tout : jet_gris-a2f9bDiaz avait comme protecteur José Vicente Rangel, il défendait Wilmer Ruperti., lié à Chavez en personne. D’autres, dont des banquiers, avaient été l’objet de pareils « protections », mais Diaz se vantait surtout de bénéficier ce celle de Hugo Carvajal, et s’affairait autour d’Oberto Anselmi. Une photo volée montre une réunion entre Mariano Diaz, Juan Carlos Araujo, Luis Anselmi, Oberto et son frère Ignacio. Mais était-ce Hawker-là qui était tombé ? Non pas : cet été encore, il circulait entre la Floride (à partit d’Opa Locka), la Colombie et Nassau.

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Il n’y a pas eu que le Hawker qui a précédé notre Embraer du jour. Beaucoup plus intrigant pour la suite de notre histoire, un petit Cessna T210, portant les initiales XB-NVX, (il était donc mexicain) ayant décollé de Chiapas, avait fait un atterrissage d’urgence dans la ville de Cojedes, après une panne de carburant. Doté d’un train rentrant, il n’a pas l’air de s’en être servi : il s’est posé sur le ventre, ou plus exactement sur son seul train gauche, le seul montré sorti.  On a déjà vu ce genre d’engin évoluer aux mains des trafiquants péruviens dont c’est l’avion préféré. Débarqué au même endroit, oui, que pour le crash qui nous intéresse aujourd’hui. Les deux occupants de l’avion, enfuis, sont vite retrouvés et arrêtés : il s’agit de Jaime Alexander Duarte Lopez, 23 ans, et de Reynaldo Mendoza Reza, 63 ans, qui avouent rapidement avoir été embauchés par une organisation criminelle dont le chef serait surnommé « El Pariente ». L’appareil transportait 500 kilos de cocaïne, selon Sergio Rivero Marcano, le chef du commandement des opérations de la Garde Nationale bolivarienne. paquets_coke-292bbDans l’avion accidenté ont été trouvés deux appareils GPS, deux téléphones satellitaires, un pistolet calibre .38 automatique Colt mais aussi 2800 dollars, des pesos mexicains, plus un radeau de fortune (l’avion devait survoler la mer…), des passeports et des documents personnels. Il n’y aucune trace de paquets de coke, comme on le montre habituellement, mais on en retrouve sur un autre cliché, dans un autre article, montrant des paquets serrés dans une camionnette, en date du 22 mai. Ce ne sont pas ceux du Cessna accidenté ; mais ceux récupérés en mer, à la suite du crash du Hawker 800, disent les vénézuéliens. Les autorités tiennent à préciser que «  lors de la vérification de la documentation des citoyens détenus, il a été révélé que le pilote dispose d’un visa américain, et le passager de plusieurs enregistrements d’entrée au Guatemala, au Brésil, en Argentine, en Uruguay, en Espagne (?) et au Honduras… »

conquest-296b5L’endroit en tout cas semble « attractif » pour les trafiquants ; le 1er avril 2015, un autre appareil, le Cessna 441 Conquest II XB-KGS, (« spotté » ici à Mexico) s’était écrasé, presqu’au même endroit. A bord, il y avait 863 paquets de cocaïne. Le 8 avril qui avait suivi, on avait appris que l’on avait retrouvé sur un des corps le passeport de Norberto Filemón Miranda Pérez, l’ancien chef de la Direction générale des services aériens (DGSA) du Bureau du procureur général de la République mexicaine (PGR). Un Miranda Perez qui était à la tête de la Direction générale des services aériens de la PGR lors de l’administration de l’ancien président Felipe Calderon !!! Un procureur, Jesús Murillo Karam, nommé lors du changement de gouvernement, avait mis en doute le fonctionnement même du PGR l’accusant à plusieurs reprises d’utiliser des avions pour transporter illégalement de la drogue . Un cas pendable avait été découvert, avec la découverte dans le bureau de l’ancien chef de la DGSA de trois valises contenant environ 60 kilos d’alcaloïde, à l’intérieur de l’agence officielle même !!! L’homme a été arrêté et 15 fonctionnaires également. L’avion crashé rappelons-le, avait été vendu par l’équivalent des domaines, géré… par le PGR (c’était l’ancien XB-KFC devenu XC-AA12) !!! La gangrène mexicaine s’est infiltrée partout dans le pays !

avionetaesta-ce350Pour présenter le cas du jour, au Venezuela, on a à nouveau réuni une belle brochette de généraux (ci-dessous à gauche) : le commandant du Commandement des Opérations D, Sergio Rivero Marcano, le Chef du Commandement antidrogue du GNB, Hector Hernandez Dacosta, le commandant du Secteur du Commandement de la Garde Nationale bolivarienne No. 32, Fraino Miguel Angel Arellano, le gouverneur de l’Etat de Cojedes Erika Farias et le chef de la Zone n ° 34, Abraham Valladares. Ce sont les cavaliers du lieutenant-colonel Engelberth Franco Garcia, commandant du détachement « N° 329 La Rural » qui ont détecté l’emplacement du crash du Cessna qui a précédé celui qui nous intéresse. conference-2-8c61dDeux jours avant le héros du jour, en somme, 500 kilos de coke trouvés dans un avion ayant fait intact un atterrissage forcé ont disparu, à Cojedes. Ou les militaires, si prompts à étaler leurs prises, ont oublié de le faire, ce jour là… ce qui semble bien étonnant. En revanche, ils ont pensé à photographier les deux narcotrafiquants qui en étaient descendus, et retrouvés à 5 km de là.

Mais pourquoi diantre les avoir photographiés de dos ??? Demain, nous étudierons plus en détail ces mystères… si vous le voulez bien.

SOURCE: http://www.centpapiers.com/coke-stock-xcvii-semaine-crashs-successifs/

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rappel de lecture :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxviii-un-second-164974

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvix-le-precedent-165608

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxx-l-heritage-du-160160

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxi-l-esbrouffe-160211

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxii-le-venezuela-160618

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiii-au-venezuela-160235

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiv-pris-la-main-160456

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxv-un-temoignage-165293

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvi-l-implication-165185

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvii-un-procureur-160617

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxviii-chavez-le-160616

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxix-la-corruption-165661

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xc-la-route-de-l-165730

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xciii-on-revient-165740

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AERO-NARCOTRAFIC (Coke en stock – XCVI) : le rappel d’une sombre histoire vénézuélienne

avion abandonné

Comme on l’a vu dans l’épisode précédent, la gestion des appareils « abandonnés » effectuée par l’administration vénézuélienne frise le surréalisme. Le moment est donc venu de lui rappeler l’existence d’un avion qu’elle semble avoir oublié (il a en effet totalement disparu !!!). Celui du descendant d’une dynastie industrielle vénézuélienne, dont l’enlèvement était resté une énigme, jusqu’à sa réapparition surprise. Pendant deux ans, on avait imaginé tout autre ravisseur que celui qui le libérera. Et personne n’avait non plus pu imaginer que le gouvernement d’Hugo Chavez de l’époque avait dissimulé beaucoup de choses sur cette affaire. Retour sur un autre cas pendable pouvant servir aujourd’hui de décor explicatif à notre récente découverte. Celle de tripatouillages éhontés de l’information, par un pouvoir désormais aux abois, qui a de plus en plus de mal à dissimuler ses turpitudes (1).

Parmi les numéros d’avions annoncés comme « abandonnés » (voir notre épisode précédent) figure aussi l’immatriculation YV465T, qui semble rappeler un Beechcraft, modèle B-90C, modèle King Air, LJ-556, (ex N9456Q) immatriculé exactement YV465CP, chez Servivensa, (une division d’Avensa qui exploitait aussi des Boeing 727 après avoir débuté avec des DC-3 et des C-46). C’est il est vrai, un avion datant de 1972. Un avion un peu particulier, celui-là, qui va nous permettre de tracer un décor pas vraiment idyllique du régime, ce qui va encore déplaire à notre lecteur assidu. Un avion « enlevé » un jour où il s’était posé, au Haras San Francisco Tocuyito, avec poussé à l’intérieur son propriétaire Winckelmann Richard Boulton, dont le grand père avait fondé l’entreprise de gaz nationale et le père la compagnie aérienne Avensa (qui s’est mise en faillite en 2002, quoi qu’un de ses appareils volera un peu plus tard encore et est aujourd’hui entreposé).  Etrangement, Avensa, qui a possédé de gros porteurs comme le DC-10 ci-dessous a disparu des radars vers 2004. Pourtant, on découvrira longtemps encore une société portant de nom, vensa Servivensa (pour Aerovías Venezolanas S.A) installée à… Medellin en Colombie, sur l’aéroport Jose María Cordoba. Une page Facebook célèbre encore aujourd’hui les Caravelle de l’entrprise. Tout s’est arrêté pourtant, depuis. Son Boeing 757 YV-78C a été revendu à American Express Bank (N270AE) Air Europa EC-845, puis Iberia EC-GCA pour devenir Avianca N951PG en 2001, être stocké en 2003 ; faire une apparition chez Orient Thai Airlines HS-OTB en 2003 et être à nouveau stocké en 2006. Le 24 décembre 1998, un 727 de Servivensa avait fait quelques frayeurs sur la piste N°6 de l’aéroport Alberto Carnevali de Mérida en sortant de la piste de 1630 m de long seulement. On s’écrase pas mal au Venezuela, semble-t-il.

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avensa-2df3fUn enlèvement à bord de son propre avion, donc, pour l’héritier de la dynastie, c’est plutôt rare, le samedi 15 juillet, 2000, à Libertador, dans l’état de Carabobo, par un groupe de 12 hommes armés lié aux Farcs semblait-il, déguisés en policiers de la Garde Nationale ! Les preneurs d’otage n’emportent avec eux que le fils de l’industriel, Richard Boulton. Un (riche) propriétaire, qui avait épousé en décembre 1998 Marena Bencomo (élue Miss Venezuela 1996, à 18 ans). Cette dernière, lors du kidnapping, avait été lors laissée sur place, attachée à un poteau avec du barbelé… Les preneurs d’otage n’avaient pas fait dans la dentelle ! (ci-dessous à gauche la photo de leur mariage). On retiendra leur uniforme : celui de la Garde Nationale, et non celle de policiers ni de l’armée proprement dite.

soci1-95532Un enlèvement qui visiblement avait embarrassé à l’époque Hugo Chavez : à la télévision, à plusieurs reprises, il avait juré qu’il ferait tout pour faire libérer l’héritier industriel. Il ira même jusqu’à dire le 23 juillet 2000 pour rassurer la famille ou la population que « l’avion a été trouvé en Colombie grâce à un système de satellite ». Les vénézuéliens étant ravis d’apprendre qu’ils en possédaient alors un… lancé en réalité 8 ans plus tard (le 29 octobre 2008). Baptisé « Simon Bolivar », de type CAST muni de caméras, il était censé en effet lutter contre le trafic de drogue. Un deuxième (Miranda)tourne même depuis trois ans maintenant en orbite (un troisième est prévu). Les images montrées révélant que le deuxième a une résolution maximale de 2,5 mètres… mais il a été lancé en 2012, celui-là cast_sat-d827aChavez, qui avait donc largmement anticipé ses prouesses astronautiques, racontent Jennifer L. McCoy, et David J. Myer « The Unraveling of Representative Democracy in Venezuela » avait dû composer avec les industriels pour assurer son élection, certains ayant déjà pris position en sa faveur : « des membres éminents de l’entreprise et de l’élite sociale, ont accordé leur soutien au mouvement bolivarien d’Hugo Chavez mis en place dans les années 1990, même si uraveiling-23ce4Chavez lui-même avait attaqué le secteur privé, pour avoir soutenu le pacte démocratique de Punto Fijo (qui excluait les communistes). Parmi eux : il y avait les hommes d’affaires Reinaldo Cervini (de l’agro-industrie, du fer et de l’acier) ; Luis Vallenilla, un banquier et financier de Fundapatria, une organisation qui s’était opposée à la politique pétrolière de Caldera ; et Henry Lord Boulton, actionnaire principal et président du Avensa, la plus grande compagnie aérienne du Venezuela ». Chavez, pour cela, avait pris contact avec la Fedecámaras, la « Fédération de Chambres et Associations de Commerce et de Production » du Venezuela, devant laquelle il avait tenu un discours fort modéré. Plus tard, Senen Torrealba, président de l’union des entrepreneurs de l’État de Bolivar affirmera clairement que des patrons votaient aussi Chavez. Le Figaro, en 2006, expliquera que des brouilles ont même été mises sous le boisseau : « l’exemple le plus remarquable est celui du milliardaire Gustavo Cisneros. Le propriétaire de la chaîne privée Venevision était en guerre ouverte avec Hugo Chavez jusqu’à ce qu’en août 2004, l’ex-président américain Jimmy Carter, soucieux de diminuer la tension politique, organise une rencontre. Le contenu de l’échange est secret, mais, depuis, Hugo Chavez a cessé de traiter Cisneros de conspirateur et ce dernier a demandé à sa télévision de moins attaquer le président. Ses affaires s’en portent mieux. « C’est un traité de non-agression », confirme un proche du président. »

el_nacinal-1c75eChavez avait finement joué en 1998, selon les deux auteurs, en séduisant la presse et une chaîne de télévision : « pendant la première partie de la campagne, les sondages ont constaté que lorsque l’intention de voter pour Chavez dépassait à peine 10 pour cent (loin derrière Irene Saez et Claudio Fermin), le seul média majeur qui avait accordé beaucoup d’attention au lieutenant-colonel défroqué était le journal El Nacional. Cela a changé lorsque les candidatures de Saez et de Fermin ont implosé et la course est devenu un concours entre Chavez et le gouverneur de l’État de Carabobo, Henrique Salas Römer, qui a rapidement gagné le soutien de deux des principaux médias les plus conservateurs, le journal El Universal et Radio Caracas TV. La décision prise par ces médias de soutenir Romer a provoqué une réponse attendue de leurs concurrents, les médias rivaux comme El Nacional (et les chaînes Venevision et Televen) qui ont par conséquent donné une grande couverture à Chavez. Immédiatement après la victoire de Chavez, les décisions prises par les entrepreneurs des médias pour soutenir les candidats devenaient des dividendes pour ceux qui avaient soutenu le gagnant. Le site choisi par le président nouvellement élu pour son premier discours devant le pays (le soir des élections) était l’Ateneo de Caracas, une institution culturelle étroitement liée à El Nacional. Le lendemain, le nouveau président et la première dame ont passé la matinée à Venevisión, comme invités sur plusieurs de ses programmes du matin ».

carlota-cb858Le soutien de la famille Boulton avait donc été suivi de quelques… compensations. La gêne était telle pour le pouvoir, que le ministre José Vicente Rangel Vale (qui deviendra aussi plus tard vice-président) avait été obligé de faire une mise au point sur les prérogatives sur l’usage par la compagnie Servivensa, de la famille Boulton, de l’aéroport militaire vénézuélien de La Carlota (ici à gauche)  : « en outre, plusieurs sociétés aéronautiques dont Servivensa s’exploitent commercialement auprès de La Carlota et portent alors les initiales de l’aéroport « CP », alors que c’est interdit à d’autres opérateurs. Parmi ces avions il y a les King Air 90, acronymes YV-465-CP ; YV-467-CP et YV-516-CP, dont les activités sont disponibles à la base aérienne de Francisco de Miranda ». carlota_autre-e7609 Les trois appareils cités étant ceux de Servivensa (ici l’YV-467CP).… reconnaissables à leur déco, appliquée de la même façon sur un 737 ou un B-757... la ligne Avensa ayant été créée au départ, rappelons-le, avec des capitaux américains, apportés par TWA, preuve que Chavez savait aussi parfois oublier certaines choses. Boulton, l’héritier d’une véritable dynastie industrielle, restera en fait presque deux ans en captivité avant d’être libéré… contre rançon, comme on le supposait dès le départ. Exigée à 30 millions de dollars au départ ; elle aurait été au final négociée à un demi million selon les sources journalistiques… étrangement, le ministre de l’intérieur vénézuélien avait d’emblée déclaré que ceux qui l’avaient enlevé n’avaient rien à voir avec les Farcs et étaient « des criminels de droit commun »….images-7-13-e2562 L’embarras en effet était palpable, Chavez, on le sait, soutenant ouvertement les Farcs (comme le montre la photo avec Reyes). Les ravisseurs semblaient en tout cas bien renseignés : l’avion ne s’était pas posé aux Haras San Francisco, la propriété de Richard Boulton, mais chez le voisin de ce dernier, le vétérinaire Francisco Larrazabal…. S’en était suivi tout un imbroglio : on annoncera avoir vu l’avion à plusieurs reprises au Venezuela, mais des annonces qui furent toutes de fausses alertes. Pour beaucoup, l’avion n’avait jamais quitté le territoire vénézuélien…

haras-4bd67Des auteurs supposés de l’enlèvement sont néanmoins vite retrouvés et jugés : le 4 décembre 2001, la juge Ana Herminia Arellano de l’État de Carabobo, avait condamné sur des accusations de vol qualifié, des responsables de l’enlèvement, Juan José Meneses un jeune fermier, Jose Gregorio Perozo, Jose Gregorio Montana, Alexander Mata, Douglas Calderon Carlos Noguera, mais son jugement avait aussitôt été remis en cause. Les deux plus chargés avaient obtenu 14 ans de prison, les autres 7, 6 et 5 pour complicité. Calderon, un ancien sergent technique dans la Garde Nationale, avait été arrêté pour avoir coordonné l’opération dans le Haras San Francisco (ci-dessus à gauche) : on semble l’avoir oublié, cela. Le rôle trouble de la Garde Nationale, on en reparlera un peu plus loin… Le ver aurait déjà dans le fruit en 2000 !!! On avait certes emprisonné des responsables, mais l’homme enlevé demeurait toujours introuvable : le véritable organisateur manquait toujours à l’appel, et les Farcs étaient régulièrement citées. Tout n’avait pas été dit lors du procès, à l’évidence. En fait de Farcs, cela aurait été un commandant de l’ELN – fondée par Fabio Vásquez Castaño – un certain Anatole Martinez, et « un pilote colombien » qui auraient fait le coup semble-t-il, du moins c’est ce qui a été raconté lors de ce procès : ce qu l’ELN avait aussitôt nié avec véhémence. L’histoire lui donnera raison.

castano-043e7On reste ainsi dans le doute pendant des mois sur la personnalité des ravisseurs, qui demeure floue, sinon totalement inconnue. Or, à la surprise générale, en 2002, c’est le chef paramilitaire Carlos Castano, le fondateur des Autodéfenses paysannes de Córdoba et d’Urabá (l’AUC) une organisation paramilitaire d’extrême droite colombienne, qui annonçait une libération possible pour l’otage, et revendique en même temps l’enlèvement et négocie donc dans la foulée la rançon ! Lors de l’enlèvement, Castano, qui avait été entraïné par Yaïr Klein *, (qui entraînait aussi Pablo Escobar et José Gonzalo Rodríguez Gacha dit le « Mexicain ») avait tenu soin à faire dire aux personnes présentes que c’étaient les Farcs les ravisseurs ! Les détails de la détention resteront en fait à jamais forts obscurs, car beaucoup de participants sont morts depuis.

19ca0d7castano-270p-d3ee1Castano, le leader de Los Pepes, ceux qui avait aussi mis fin à l’empire d’Escobar, et qui faisait régner dans son propre groupe la terreur, un homme aussi fort porté sur la bouteille, est mort le 16 avril 2004 dans des circonstances surprenantes : il a été abattu par ordre de son propre frère, et on en a récupéré depuis que les ossements…. ce même frère qui sera lui même tué à coup de machette le 11 mars 2007, son corps étant brûlé entouré de pneus et ses cendres seront jetés dans la rivière Nechi: on ne rigole pas dans ce milieu, c’est sûr !!!

libere-4e627Le 15 juillet 2002, l’héritier Boulton était entretemps réapparu libre (fort marqué, c’est visible ici à droite) , à … l’aéroport de Villavicencio. Sa libération sonnait en fait la fin du mouvement de ses ravisseurs. Le 19 juillet 2002, l’AUC annonçait en effet sa dissolution. Une dernière suprise quand on découvre que le Beechcraft déclaré abandonné ayant a été déclaré détruit… le 15 juillet 2000. Le jour même de l’enlèvement… Pour Chavez, qui l’avait annoncé comme aperçu des semaines après l’enlèvement, l’annonce jetait comme un froid. Pire encore peut-être avec une déclaration de Richard Boulton, qui remerciait le même Chavez pour son intercession dans sa libération… sachant qui le détenait… car cela avait de quoi surprendre en effet. On apprenait de même que prix de sa libération avait été de 460 000 dollars de rançon, versée en février 2002, alors que l’ineffable président avait évoqué une « opération commando » pour le libérer !Unknown-57-dd64c Mais ce n’est rien encore pour le pouvoir avec l’arrestation surprise de Freddy Barros Sotillo, un des négociateurs assermenté, arrêté en avril 2001 comme ayant participé à l’enlèvement : sa première déclaration ayant résonné comme un coup de tonnerre : « commandant Chavez, si tel est le moyen de payer l’une des unités de sa mission accomplie, je vous offre ma démission à la révolution bolivarienne ». Un ange était alors passé dans les rédactions à l’entendre : Sotillo avait-il été l’intermédiaire avec Castano, l’ennemi juré du régime, ce qui était inavouable, ou avait-il détourné une partie de l’argent (la famille s’était effectivement plainte d’avoir à donner pour chacune des approches de transaction, sans savoir dans quelles poches ça partait), on ne le saura jamais. En tout cas, Sotillo avait clamé haut et clair que le gouvernement Chavez savait tout… depuis le début de l’enlèvement !!! Ce qui était désastreux pour l’image du maître de Caracas, qui préféra se priver de son représentant… envoyé au cachot ! Pour Germán Jaramillo, le responsable de la DAS, toujours prêt à emballer les poissons les plus pourris, cette libération devait être plutôt perçue comme « une œuvre de l’intelligence de niveau supérieur entreprise dans le pays ». Pas moins !!!

nef88jen_medium-491baPour ce qui est de la propriété des Boulton, le Haras San Francisco, le vétérinaire et voisin des Boulton, José Francisco Larrazabal (ici à droite), y avait été assassiné de trois coups de feu dès le lundi 5 janvier 2009. Pour mettre la pression sur la famille, très certainement… La police y avait vu au départ l’œuvre d’un membre du groupe des « Piloneros » , Jose Joaquin Martinez Orozco, surnommé « Le Joaquin Black ». L’homme aurait aussi assassiné l’avocat et journaliste Orel Sambrano, disait-on alors. Parmi les explications données à ces meurtres, on avait retenu une information fort inquiétante donnée par le commissaire Castillo. Selon lui c’était « l’interview du vétérinaire à propos de la saisie de près de 400 kilos de la drogue, trouvée à El Rosario chez Walid Makled le 13 Novembre 2008. La propriété jouxte en effet le Haras San Francisco, appartenant au vétérinaire ». Pour l’avocat et journaliste Orel Sambrano, 62 ans, « le chef de la police scientifique a déclaré la cause serait liée à la pratique du journalisme en raison d’allégations de trafic de drogue… » Le trafiquant Makled avait été un temps fort proche de la présidence, comme j’ai déjà pu vous le dire également ici. Arrêté, il avait mouillé tout les rangs du pouvoir vénézuélien. Mais on avait complètement oublié que sa propriété jouxtait celle des Boulton et de Larrazabal !!!

makled-905c2Cela je vous l’avais raconté ici en effet (ce devait être à une époque ou Collon ne lisait pas Agoravox…) : « en 2008, avec ses trois frères, Makled à acquis la compagnie phare du Venezuela en transport aérien, Aeropostal, qui a été nationalisé cette année. Mais les affaires les plus lucratives de la famille ont été l’installation de fret et un entrepôt à Puerto Cabello, sur la côte nord du pays (on calculera qu »il possédait à lui seul 12,46% des entrepôts du port). La riche famille Makled entretient une relation étroite avec des alliés influents du président Hugo Chavez, dont les gouverneurs et les juges de la Cour suprême, selon El Nuevo Herald, citant la presse locale et les documents obtenus par le journal. Aldala Makled, l’un des frères, a été président de la « Fédération des hommes d’affaires bolivariens », une des organisations pro-Chavez ». Vu sous cet angle, on voit bien que ce qu’on avait soupçonné dans un des épisodes précédents, à savoir que la CIA désirait ainsi mouiller Chavez, avait plutôt pris le bon chemin. aldal_makled-cc3faUn chemin que l’habile politicien Chavez lui-même coupera net : « mais les affaires de la famille et de l’empire politique n’ont pas tardé à s’effondrer. En novembre 2008, des officiers vénézuéliens du renseignement militaire ont signalé avoir trouvé 392 kilos de cocaïne stockés au ranch El Rosario, géré par les frères Makled qui ont été accusés de trafic de drogue et arrêtés, sauf Walid ». Selon l’avocat des deux frères arrêtés, cette arrestation était une représaille de Chavez pour avoir soutenu un candidat d’opposition. Il n’empêche : la principale agence aérienne du pays achetée par des trafiquants notoires, cela reste un bel exploit dont les services de Chavez peuvent difficilement être fiers ! »avais-je écrit dès 2011.

akled-c0757Wikileaks avait révélé les affres du gouvernement vénézuélien face au cas embarrassant de Makled : « un certain nombre de documents divulgués par WikiLeaks et étudiés par El Nuevo Herald font la lumière sur les véritables motivations de cet épisode. En particulier, ils expliquent la ferveur avec laquelle le président vénézuélien Hugo Chaveza exigé que Makled soit amené au Venezuela,où il a été interrogé sous de fortes suspicions, à la suite de l’incapacité de ce dernier de donner son témoignage aux États-Unis. L’analyse du journal de Miami sur les documents Stratfor – dont Wikileaks a récemment publié plus de cinq millions de documents montre que Chavez a été contraint par les généraux des Forces armées bolivariennes, qui étaient très préoccupés par ce « roi parmi les barons de la drogue « comme décrit Washington, et la ventilation de leurs activités illégales. Après avoir été arrêté en Colombie, Makled dit que plusieurs hauts fonctionnaires de Caracas font partie de sa masse salariale, y compris les officiers supérieurs des Forces armées, kled2-7861fet il a accusé l’armée vénézuélienne d’être directement impliquée dans le transport de la drogue. « On croit que Makled est en possession de précieux enregistrements de transactions incriminant les membres supérieurs du gouvernement vénézuélien avec le blanchiment d’argent, le trafic de drogue et peut-être le terrorisme », a déclaré l’un de ces rapports. » Il valait mieux rapatrier vite fait le « narco trop bavard » comme l’avait appelé ici Le Monde. Il le sera d’ailleurs dans un un des fameux Learjets gouvernementaux…

Episode supplémentaire à l’histoire : Francisco Larrazabal, mort, sa propriété de 400 hectares avait vite attiré les convoitises… dont celle de Walid Makled. Boulton viendra au tribunal raconter en 2012 que « Makled était intéressé par la propriété car ses avions pouvaient y atterrir« , et c’est pour cela qu’il était devenu propriétaire des terrains en 2006 « sans jamais avoir vraiment effectué tous les versements » qu’il aurait dû faire. Il en a avait assumé deux seulement, et encore « pour un faible pourcentage de la somme due« . « Selon l’accusation, la drogue apportée par avion sur la dite piste, et de était transportée à la maison don Makled était propriétaire, à travers un chemin qui, selon plusieurs témoins, se connectait directement à la ferme El Rosario . » Un employé des Haras avait confirmé la venue et le débarquement de « boîtes blanches, transportées par camionnette à l’hacienda de Makled ».makled_aircraft-673cf « Un des travailleurs Haras San Francisco, qui a refusé d’être identifié par crainte, dit que son patron a été tué pour avoir parlé. Pour cette raison, il craint d’être la prochaine. Cinq écuries avec plus de 500 chevaux, trois hangars, un théâtre et des animaux de laboratoire en ville et l’exploitation de deux gorilles, trois zèbres, des autruches, des deux un chameau et un hippopotame, tous les biens du Safari Valencia étaient les actifs les plus précieux de Larrazabal » peut-on lire. Les animaux ont vite disparu, et et la ferme a périclité ensuite. Boulton, retenu par un le mercenaire d’extrême droite avec lequel Chavez discutait pourtant, était venu ce jour là charger Makled au possible. cartons_crix_rouge-8821fPour ajouter à cela, l’l’Institut National des Terres avait exproprié une partie des terrains de Larrazabal, pour en faire des terres constructibles et y installer des habitations, un projet qu’avait accepté le vétérinaire la veille de son décès. Depuis, d’autres bâtiments avaient gagné du terrain sur les 400 hectares de départ… à l’hacienda (finca) de Makled, on trouvera effectivement un petit avion, plutôt de type ULM. La piste bitumée de la propriété avait pourtant 950 m de long… la drogue était effectivement dissimulée dans des boîtes blanches… portant le signe de la Croix Rouge !

YV1467-3-0ae41Makled avait été mouillé dans un plus gros appareil, dans l’affaire du British Aerospace 3212 Jetstream 32 d’inscription vénézuélienne YV1467 (ex N927AE) qui avait disparu le 31 mars 2009, après avoir décollé de l’aéroport Charallave à destination de la ville de Carora, dans l’État de Lara. Plus d’un mois après il était réapparu au Honduras, puis après dans un voyage qui avait commencé dans l’État d’Apure et qui s’était terminé par un crash près d’Utila ; l’avion étant tombé tout bêtement à cours d’essence. Les pilotes étaient colombiens et il y avait 1,5 tonne de coke à bord. Le 2 août 2010, Walid Makled García, alias » El Turco « , alias » L’Arabe « , avait fait un appel téléphonique de Colombie dans lequel réclamait le paiement d’environ 200 000 dollars dans le cadre du transfert de cocaïne lié à ce vol. Croyez-le si vous le voulez, mais le Jetstream en morceau figure, on ne rit pas, dans la liste des avions « abandonnés » de l’INAC vénézuélien… !!!

En réalité, les auteurs des deux assassinats sont Rafael Segundo Pérez, condamné depuis à 25 ans de prison et un ancien policier, David Antonio Yánez, le troisième larron étant José Manuel Luque Daboín. Le commanditaire était le chef du Cartel del Soles… lié, on le sait, aux militaires vénézuéliens comme expliqué ici en 2010 : « connu pour être le chef du Cartel del Soles dans l’État de Monagas, José Ceferino García Fermín a été arrêté et renvoyé en prison le 23 février. L’enquête le désigne comme commanditaire de l’assassinat de Mauro Marcano, le 1er septembre 2004. José Ceferino García avait été arrêté à Trinidad-et-Tobago puis extradé en 2006. Il avait obtenu sa remise en liberté d’un tribunal de l’État de Monagas, deux ans plus tard. Soupçonnant des pressions sur la justice locale, le ministère public avait fait appel de cette décision. La cour d’appel de Monagas, accédant à la demande de renvoi en prison, a ordonné qu’une autre juridiction tranche l’affaire sur le fond. » Il aura fallu attendre février 2015 pour voir Ceferino Garcia condamné à 23 années de prison. Après bien des tergiversations !

Après ce tableau évocateur de l’ambiance dans le pays, il est temps de revenir à notre crash du jour, après cette mise en bouche destinée à montrer qu’il ne faut pas nécessairement avaler les couleuvres données en pâture au public par le gouvernement vénézuélien, des assertions qui tombent jusqu’au fond des paniers du Grand Soir, par exemple ou des admirateurs du chavisme ayant perdu leur sens critique. Le journal alternatif, sous la plume de Gaël Brustier (Collaborateur du Centre d’étude de la vie politique (Cevipol) à l’Université libre de Bruxelles) et de Christophe Ventura (chercheur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégique (IRIS) avait en effet ainsi décrit la libération de Boulton (en réponse à ce texte paru dans Libération sur « l’opportunisme humanitaire de Chavez » : « les auteurs accusent le président vénézuélien d’avoir, « pendant des années, (.) ignoré le sort des Vénézuéliens otages des Farc et (de) ne (s’être) nullement soucié de leur famille. » Jusqu’à aujourd’hui, personne ne sait si des Vénézuéliens comptent effectivement parmi les otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). En 2002, Hugo Chávez s’était pourtant préoccupé du sort de Richard Boulton, homme d’affaires vénézuélien, que tout le monde pensait otage de la guérilla colombienne. Il a même réussi, en juillet 2002, à organiser une opération de sauvetage qui a abouti à la libération de M.Boulton. C’est alors que les autorités ont découvert qu’il avait en réalité été repris aux paramilitaires des Autodéfenses unies de Colombie (AUC)« . Une rançon d’un demi-million de dollars, ou presque, appelée « opération de sauvetage »  ? Chavez aurait « découvert » au dernier moment celui avec qui il négociait la libération de l’otage fortuné ? On aura tout lu, décidément !!! Les mêmes auteurs ajoutant : « s’il est vrai que le gouvernement vénézuélien a récemment acheté 25 avions de chasse russe, c’est pour remplacer la flotte de F-16 qui n’était plus utilisable à cause de l’embargo d’équipements militaires imposé par les Etats-Unis. De même, 100 000 fusils d’assaut Kalachnikov ont bien étachetés pour remplacer un stock de vieux fusils belges périmés. » Des avions périmés, eux aussi, pourtant présentés encore une fois dans notre exemple du jour comme l’ayant « descendu » (et dans les autres, cités dans les épisodes précédents qui ont tant plus aux amis de Collon … Décidément, le Venezuela est bien un pays de paradoxes !!! Comment croire alors les militaires vénézuéliens, qui ne cessent de dire que ce sont bien les vieux F-16 de l’armée nationale qui abattent à tour de bras les avions des narcotraficants ??? S’il ne sont pas « utilisables ? Nous reviendrons un peu plus loin sur ces fameux F-16 et leur armement, surtout : l’étude s’impose, avec de telles contradictions étalées par les propre soutiens du régime !

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Notre avion du jour, tombé au beau milieu de la nuit dans l’Etat de Cojedes (voir carte ci-dessus) est donc ce fameux Embraer venu du Brésil voisin, bourré de cocaïne, comme il se doit. Demain, je vous propose d’en parler plus en détail : ces deux pilotes, décédés, valent qu’on s’intéresse à leur sort, comme le vaut largement la mise en scène organisée par l’ineffable général de Brigade Irwin Ascanio, responsable de la Oficina Nacional Antidrogas (ONA) depuis juillet 2014,accompagné du General Valladares, responsable de la « Zone de Défense Intégrale (ZODI) Nº34 », et de Fraino Arellano commandant de la Zone GNB-32 de Cojedes » (l en manquait que l’ineffable et gaffeur Vladimir Padrino López). Venus, photographies en main, comme on a désormais l’habitude, faire un show vantant les mérites de la lutte antidrogue dans le pays. Mais encore une fois, on a fait vite, comme on va le voir, et cela sonne faux…Padrino s’empêtrant assez vite dans deux histoires de poursuite. Les clichés les montrant sont en date du 25 mai, pour le journal La Noticia, par exemple.siege_pilote_crash-06341 Ils montrent une certaine effervescence médiatique, sur place. En une journée, seulement, on a donc rapidement monté la présentation, amenant sur place de petits chapiteaux, des photocopies, des pieds de caméras et des tables pour étaler les documents découverts. C’est très bien fabriqué, à vrai dire, en terme de… propagande. On montre les vestiges de l’avion et on étale largement son contenu de drogue. La routine, là-bas, désormais. Des infortunés pilotes, il ne reste plus rien ou presque : un des premiers documents montré sont les vestiges d’un siège de pilote, totalement carbonisé, aux tubes déjà couverts de rouille. Et il n’y pas de doute, c’est bien le siège pilote d’un Navajo... quelques jours plus tard, un journal montre le corps carbonisé de ce même pilote (attention image choquante). Mais pas de trace du second : où et-il donc passé ? Cela intrigue. Mais d’autres choses encore clochent, ce que je vous propose de découvrir demain… en fait de décor, c’est manifestement un trompe-l’oeil qui a été dressé !!! Un de plus !

(*) « Il a été arrêté en août 2007 à l’aéroport de Domodedovo à Moscou alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour Tel-Aviv avec un faux passeport 9. La Colombie demande alors son extradition. En mai 2008, la Cour Suprême de Russie confirme la décision du Parquet russe prise en janvier 2008 d’extrader l’Israélien, mais la Cour européenne des droits de l’homme que Klein avait déjà interpelée pour empêcher son expulsion eu égard au risque sérieux de mauvais traitements à son égard en Colombie, somme la Russie à s’abstenir de l’extrader jusqu’à nouvel ordre 10. La Colombie a jugé inacceptable cette décision, et a protesté contre la déclaration de la Cour selon laquelle Bogota serait incapable de garantir que Yair Klein ne subira pas de mauvais traitements. Le ministre colombien des Affaires étrangères Jaime Bermúdez a déclaré que la suprématie de la loi est assurée en Colombie qui respecte les droits de l’homme et que la Colombie garantit que les droits de Yair Klein ne seront pas lésés 11 » (selon Wikiipedia). On est aujourd’hui à vouloir l’entendre en Israël. En 2012, il avait provoqué un choc en affirmant qu’Alvaro Uribe, avant même d’arriver au pouvoir avait payé pour former des milices paramilitaires d’extrême droite. Le narcotrafiquant «  »El Alemán », le frère de « Don Mario », alias Daniel Rendon, un des trafiquants de drogue et des paramilitaires en Colombie le plus recherché et qui a aussi affirmé avoir été l’ancien commandant du groupe (Bloque) « Élmer Cárdenas » (ou) BEC dira de même le 23 août 2009. Selon lui, Uribe savait que Castano allait être assassiné.

(1) mais possède toujours une bonne claque pour l’applaudir, dont l’ineffable Collon, encensé par le pouvoir que lui même encense (ils tournent en rond ici en direct !) Jean Araud, cité précédemment, ou notre ami du net québecquois, Oscar Fortin, qui voit des coups d’Etat là où il n’en a pas, et qui écrit : « je suis pour la démocratie, celle qui fait participer le peuple. Je suis pour le néo-libéralisme, soumis aux exigences du bien commun dont l’État est l’ultime responsable. Je suis pour l’humanisme chrétien, celui qui met l’institution ecclésiale au service des Évangiles et qui fait des Évangiles une source d’inspiration pour les peuples.. » On lui demandera un jour si son humanisme chrétien accepte de répandre la cocaïne sur la jeunesse d’un pays, tiens…

SOURCE: http://www.centpapiers.com/coke-stock-xcvi-rappel-d%E2%80%99une-sombre-histoire-venezuelienne/

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Rappel de lecture :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxviii-un-second-164974

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvix-le-precedent-165608

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxx-l-heritage-du-160160

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxi-l-esbrouffe-160211

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxii-le-venezuela-160618

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiii-au-venezuela-160235

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiv-pris-la-main-160456

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxv-un-temoignage-165293

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvi-l-implication-165185

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvii-un-procureur-160617

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxviii-chavez-le-160616

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxix-la-corruption-165661

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xc-la-route-de-l-165730

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xciii-on-revient-165740

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AERO-NARCOTRAFIC (Coke en stock – XCV): une nouvelle mise en scène au Venezuela

coke en stock

Ma série d’articles sur le trafic de drogue au Venezuela (1) a été un franc succès : j’ai même eu le droit à des réactions… amusantes. Telle celle de Michel Collon, l’homme qui voulait remettre il y quelque temps le prix Nobel à Ahmadinejad  (ici sponsorisé par le sinistre Croah de Joe le Corbeau) ou plus exactement une réaction de Jean Araud, qui écrit chez Collon (2). Oh un gars dont l’indépendance ne fait aucun doute à lire ses activités actuelles : « il travaille pour le ministère de la Femme. il y coordonne un travail de lutte contre la désinformation que les grands médias internationaux véhiculent dès que l’on a affaire au Venezuela. » peut on lire ici. On retrouve le même dans le « fameux » Cercle des Volontaires » du rouge-brun Raphael Berland (celui qui invite facilement la négationniste María Poumier) pour affirmer chez Berland qu’il « vit des journées exceptionnelles à Caracas », ou « il n’a vu aucune violence ». L’homme est aveugle, ou ne connait pas les statistiques, c’est sûr. Caracas avec 119 meurtres par 100 000 habitants était en 2012 a troisième ville la plus dangereuse au monde après San Pedro Sula (au Honduras et Acapulco. Et ça empire (on est aujourd’hui à 125 pour 100 000 à Caracas), Valencia et Maracaibo s’ajoutant à la liste. De quoi dissuader les touristes, en effet. Plantons donc tout d’abord le décor… n’en déplaise à Michel Collon et ses amis …

La violence endémique au pays est bien dissimulée, nous dit aussi MadmoiZelle.com : « une partie du problème est liée à la violence et aux criminels eux-mêmes, qui ne cessent de se multiplier : la violence est en augmentation depuis des années (+14% en 2012) notamment à cause de la quasi-impunité de ces crimes. Très souvent, il n’y a aucun suivi, aucune enquête, donc forcément les criminels ne se sentent pas menacés et n’hésitent pas à recommencer. En cela la politique n’aide pas ; l’insécurité, principal cheval de bataille de l’opposition, est étouffée par le gouvernement, qui depuis 9 ans a interdit de diffuser régulièrement toute information officielle sur les chiffres de la criminalité et la violence. Les journalistes se rendent eux-mêmes tous les lundis matins à la morgue de Bello Monte, principale morgue de Caracas, pour tenter d’obtenir des informations de première main’ ». Un régime qui n’étouffe pas que ça… les chiffes sont atterrants : rien que pour le mois d’août, 368 corps ont été apportés à la morgue de Bello Monte (un quartier de collines à Caracas même) raconte cet été même El Nacional.

crime-dd647A se demander comment Jean Araud fait donc pour ne pas la voir, cette violence !!! « Caracas est la ville la plus dangereuse du pays. Si la majorité des crimes sont commis dans les « Barrios », bidonvilles locaux disséminés dans la ville, aucun autre quartier n’est réellement épargné par ce fléau. Le quartier de Chacaito (avenue de « Sabana Grande » notamment), pourtant situé dans l’est de la capitale, zone plus résidentielle et considérée comme relativement moins dangereuse que l’ouest et le centre, n’est pas non plus sans risque. Plusieurs de nos compatriotes ont été victimes d’agressions dans ce quartier. » Le gouvernement français, donne comme consigne à ses ressortissants de faire attention, à Caracas mais aussi dans «  les autres grands centres urbains (qui) ne sont pas épargnés ». L’une des zones les plus dangereuses décrites étant le « les zones frontalières avec la Colombie et le Brésil, particulièrement dangereuses en raison des activités de la guérilla colombienne ainsi que des mafias spécialisées dans le trafic de stupéfiants, la contrebande d’essence et les enlèvements. » On y vient, effet… a ce générateur de violence qu’est le trafic de drogue.

Aeronave-abatida-f18eeLe 24 mai dernier s’est produit un événement désormais habituel là-bas. Un crash d’avion, lié à un trafic de drogue. Ou en tout cas présenté comme tel par les autorités, toujours les seules habilitées à en parler, dans le pays. Ça s’est passé à Ricaurte, dans près de Cojedes, au Venezuela, endroit où la ville principale s’appelle… Libertad. C’est situé au Nord du pays, mais l’avion, selon les autorités, venait de Manaus, au Brésil. Par la route, 2352 km, et un peu plus de 1600 en avion (en ligne droite). Ce dernier étant un Embraer EMB-820C, la version sous licence brésilienne du Piper Navajo, appareil qui semble avoir la prédilection des trafiquants brésiliens en ce moment : souvenez-vous du PT-LHO (choisi sur Wikipedia ?) découvert en Apure, muni de bidons d’essence supplémentaires pour augmenter son rayon d’action, comme j’avais ci vous le montrer. L’avion a au départ une portée de 1,875 km, mais pas à charge maximale. Dans ses soutes, avant et arrière, l’avion peut emporter 600 livres (soit 272 kg) de bagages ; comme on le sait.

autol_good-75534Pour ce qui est de l’avion tombé ce 24 mai dernier, et présenté encore une fois comme « abattu » par la chasse bolivarienne, il n’y pas de doute : c‘est bien un Embraer… venu du Brésil, une information confirmée par Le député fédéral brésilien Marcelo Rezende Salvio Vieira le surintendant régional de la police fédérale dans l’Etat d’Amazonie, qui affirme aussi que le Brésil n’enquêtera pas, car l’avion était en règle là-bas. Sur place, au Venezuela, en effet, on a vite semble-t-il déjoué la fausse immatriculation arborée par l’avion détruit.  Cétait un simple autocollant affichant le numéro YV1246 (vénézuélien) qui recouvrait l’original, qui était bien le PT-RCN brésilien (montré ici par Irwin Ascanio, le responsable de la lutte antidrogue, qui enlèvera lui-même l’autocollant pour mieux le montrer). Vu de plus près, l’autocollant semble fort peu adhésif, pourtant, et ressemble plutôt à une feuille de papier froissé : c’est de la bâche adhésive, tout simplement.

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Un avion visible ici, au Manaus Aeroclube de Flores (un aérodrome assez actif à une seule piste, ici sa page Facebook, celle de passionnés d’aviation où règne une sympathique ambiance) une photo prise le 21 février 2015, à peine trois mois avant où il se présentait dans la livrée dans laquelle il s’est écrasé, ou presque. A un détail près… A signaler que l’approche de l’aérodrome de Manaus, situé au bord de la ville, est plutôt dangereuse. De gros porteurs s’y posent pourtant tel ce Boeing 767 Cargo d’Absa vu ici en phase de descente.

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Pour clore le débat, sur la provenance de l’appareil, rien de tel que sa plaque de fabrication, qui ôte tous les doutes : pas de problème puisqu’on nous la propose officiellement, photographiée en gros plan :

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Fernando_e_Sorocaba-18564Avant d’appartenir à une école de pilotage, l’avion avait été loué par deux vedettes locales brésiliennes, un duo (plutôt pénible à écouter) intitulé Fernando et Sorocaba, qui ont abandonné l’appareil pour un Beechcraft C-90 plus puissant, immatriculé PT-FES vu ici au décollage sur la piste de Raimundo de Andrade devant des fans extasiés. On peut voir ici le cockpit, et là l’arrivée de l’appareil. Les deux loustics collectionnent les vols sur avion-taxi, comme ici sur un Beech 200, toujours à Raimundo de Andrade. Au Brésil, l’avion d’affaires de ce type est courant, tant il existe de petits aérodrome herbeux. Et là aussi, on y abandonne parfois de superbes montures. Surtout les trafiquants !!! Le Beechcraft King Air B-200 GT PR-ARN, datant de 2007 (N° BY-021, ex N34651 par exemple, vu ici au décollage de São José do Rio Preto-SP, en 2009. Un reportage assez ahurissant de la télévision brésilienne du 20 décembre 2010 nous l’annonçait comme… abandonné sur un aérodrome privé d’Iturama par une firme censée être une société fabricante de sucre et d’alcool. down1-0d060Le Brésil est confronté à des trafiquants, qui ne font pas tous dans la drogue et qui n’hésitent pas à abandonner leurs appareils quand il le faut, comme leurs collègues andins : ceux du Twin Commander 500-S, immatriculé PT-DRO ayant tenté de se poser en pleine nuit sur une piste à à 3 km de la ville de Piracuruca avaient été obligés de le faire… vu l’état de leur avion, au train brisé. L’avion appartenait à la société Marnanglo Empreendimentos e Participaçôes S / C / Ltda. Une société mise hors de cause, la personnalité du véritable utilisateur étant celle d’un ancien vérificateur fiscal condamné par la Cour fédérale à São Paulo pour inconduite. down2-4c7b7En mars 2013, il avait déjà été visé par l’opération de police « Persona », qui avait montré qu’avec un partenaire, il avait créé un groupe avec plusieurs sociétés destiné à des importations frauduleuses, qui ont laissé un déficit de 3,3 milliards de reals en impôts. À l’époque, avaient été saisis de 86 milliards de reals de marchandises. Cette fois-ci, l’appareil avait bien transporté de la coke : à bord avaient été trouvés des fragments de cocaïne, deux équipements GPS (Global Positioning System), neuf bidons d’essence et des tuyaux de carburant. L’avion avait une fausse immatriculation, collée à l’adhésif…

chinita-92fc1L’immatriculation qui masque l’originale de notre cas d’étude du jour, étrangement, rappelle des choses. En 2009, un document judiciaire chargeait deux vénézuéliens, Alfredo Rolando Martinez (alias Freddy Doe) Luis González, responsables de l’entreprise Taller Aeronautico Maracaibo installés à l’aéroclub de l’aéroport international de La Chinita (indicatid SVMC), qui avaient été accusés de trafic de cocaïne. Des traces évidentes de coke et de chlorhydrate avaient été relevées sur trois de leurs avions. Le numéro YV1410, de modèle Piper Seneca II, N° de série 34-757286, certificat d’immatriculation 6644, le YV1246, de marque Cessna Modèle 210N, numéro de série 21064761, mais aussi le YV1217, detention_avions-81199un Cessna T210M, numéro de série 21062899, précédemment enegistré HK-4576 (avec comme propriétaire en 2008 Ramirez Perez Jose Antono). Le Cessna, ex N110M de 1982 provenait de la société International Oilfield Chemicals inc à Lafayette, USA.  Avant le procès, d’autres noms de trafiquants avaient alors été cités par le chef de l’antidrogue vénézuélienne, Néstor Reverol, et d’autres avions encore, tel le YV2186 et le YV2513 (le YV2513 ou le YV1028P?), lors d’une présentation médiatisée du 2 Juin, 2009, comme le pouvoir vénézuélien en a pris l’habitude. Les gens qui ont choisi l’immatriculation de l’appareil qui s’est récemment écrasé n’avaient donc, on suppose, aucune connaissance de l’existence de son ancien confrère, un Cessna 210N, immatriculé pareil, et saisi voici six ans par les autorités pour trafic de drogue !!! Une inconscience révélatrice ? A croire, en tout cas qu’il y en a beaucoup, d’appareils, qui, saisis par les autorités vénézuéliennes, sont restés sur place, immobilisés, au point que plus personne ne sache exactement leur immatriculation, ou leur nombre exact. Certains ont même complètement… disparu !

YV1315_4-21721Le 24 juillet dernier, le Ministère des Transports annonçait d’ailleurs en écho à cette constatation la liste (impressionnante) des avions « abandonnés » (3), selon lui, au Venezuela. Mal lui en a pris : on pense à une clarification, sur l’intensité du trafic de drogue, et c’est tout l’inverse en fait, tant le répertoire offert est truffé d’erreurs flagrantes. Sont notamment comptabilisés comme « abandonnés » des avions complètement en miettes ou même disparus…. Cela ressemble à un beau mic-mac, en effet : il y en aurait 500 exemplaires en effe laissés sur place par leur propriétaire... selon les autorités. Or la liste est pour le moins…fantaisiste. Figurent par exemple le Cessna 310R (YV1975) parti de Puerto Ordaz et crashé en Apure : l’avion, pris dans des turbulences le 26 août 2008, s’était désintégré et ses morceaux éparpillés sur 1,5 km !! Comme exemple d « abandon » on pourrait trouver mieux !!! Le YV2193 y est aussi cité, un Cessna modèle 182P, qui avait été contraint d’atterrir sur la route dans à San Sebastian de los Reyes… avant de s’enficher dans l’arrière d’un camion : l’avion avait été détruit : drôle « d’abandon », encore une fois ! correspondances-dfab6-af4f5Le YV2615, un Britten-Islander de 1968 (le N°20) avait lui complètement disparu avec 6 personnes à bord début 2013 au large du parc de l’archipel de « Los Roques » (ici son dernier décollage, avec sa porte mal fermée !). On le retrouvera le 27 juin 2013 gisant par 73 mètres de fond : un total « abandon », passagers compris, pour cette fois-là ? Pour le numéro YV2527 cité, ce n’est guère mieux : cest un hélicoptère Bell 206B complètement détruit, lui encore, à Las Malvinas II, près de San José de Guanipa, dans l’état d’Anzoátegui, en 2012. L’YV2663 est lui un Cessna 402B qui a plongé en pleine mer le 9 février 2012 à Punto Fijo, dans l’état de Falcon : un appareil « abandonné » aux poissons du coin ? Dans la liste on trouve aussi un autre tas de ferraille qui pourra difficilement revoler : le Britten Islander YV2238, accidenté le 16 janvier 2015 lors d’un atterrissage violent sur l’île Gran Roque. Idem pour le YV1315 au même endroit, avec cette fois un beau plongeon le 10 octobre 2014… 2531_repere-b5ed5l’avion avait été littéralement coupé en deux avant d’aller à la baille ! il n’y avait eu que des blessés (sept), un vrai miracle ! Etc et etc… le sommet étant atteint, je pense, avec le Beechcraft 200 immatriculé 2531, qui avait servi à faire un show médiatique sur une prétendue saisie de drogue (lire ici la version de Daniel Hopsicker), et que des observateurs avaient retrouvé plus tard… incendié : on ne peut mieux comme abandon (4) !! Bref, un ministère qui compte comme « abandonnés » par leur propriétaire des avions détruits, irréparables ou même complètement disparus, voilà qui ne fait pas franchement sérieux….

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Et ce qui vaut pour les petits vaut aussi pour les plus gros : est cité par exemple dans la liste le YV2749, qui est en fait un DC-9-32 comme l’est aussi le YV368T, lui aussi cité. Or ce sont des appareils commerciaux de la société Avesa Airlines, photographiés ici en 2007 à La Guaira avec un troisième collègue en cours de démontage de réacteurs…  la firme vénézuélienne existe toujours, et elle a été obligée de changer en 2014 ces derniers DC-9 contre des MD-88 plus récents, provenant de Floride, et d‘Opa-locka  !!! Ce sont nullement des abandons, mais bien des appareils réformés !!! Et que dire du YV397T : un Boeing 737 certes de 35 ans d’âge, mais toujours vaillant chez Rutaca Airlines, qui ne présente parmi ses appareils aucun avion réformé ou scrappé. Pour ne rien améliorer, est aussi listé l’YV379T et le YV369T, tous deux encore en état de fonctionnement, avec le même propriétaire bien actuel ! Le 2 mai dernier encore, un MD-88 d’Aeropostal, numéroté YV485T, subissait une explosion de réacteur au moment de l’atterrissage a l’aéorport Internacional Jacinto Lara… Idem pour le cas du DC-9 YV136T datant de 1976, ex Finnair, qui avait subi un « hard landing » à Puerto Ordaz comme on dit sobrement dans sa fiche de décès : un atterrissage tellement brusque le 13 juillet 2011 que ses deux réacteurs étaient tombés, le fuselage se tordant par la même occasion. Il y avait ce jour là 130 personnes à bord ! Un vrai miracle ! Direction la casse (avant, « l’abandon »... ») !

photo_broyage-626f0Le plus amusant, dans cette annonce, est que le Ministère du Pouvoir Populaire pour le Transport Aérien et Aquatique (MPPTAA), l’organisation des aéroports bolivariens (BAER), dans la foulée déclaré « l’expulsion des aéronefs déclarés juridiquement abandonnés », au terminal international « Jacinto Lara » situé à Barquisimeto, dans l’Etat de Lara mais aussi sur l’aérooport « Oscar Machado Zuloaga » de Miranda ; celui de la La Chinita » à Zulia et à l’aéroport international « Arturo Michelena » de Valence, dans l’État de Carabobo. Joint à l’article de presse, on pouvait en effet voir une pelleteuse munie d’une mâchoire s’en prendre à un birmoteur Piper. D’autres aéroports font l’objet d’un « nettoyage » d’épaves. A la Chinita, SVMC (les DC-9 de Zuliana y sont), il y a fort à faire,comme le montre ce reportage vidéo comme ici au SVMI (l’aéroport Int’l Maiquetía Simón Bolívar).

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Celles-ci sont broyées par une pelleteuse, les morceaux rassemblés en tas (comme ci-dessus) avant d’être jetés dans une benne de un semi-remorque de ferrailleur. L’aéroport de José Antonio Anzoátegui fait de même. L’opération fait l’objet d‘une communication officielle du BAER. Le pouvoir en place annonce la destruction de 69 épaves. Par rappport à la liste des manquants, c’est une goutte d’eau ridicule. Celle-ci en affiche… 1068. Les écuries d’Augias de l’aviation vénézuélienne sont encore loin d’être nettoyées… !!!

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Des avions « abandonnés », ou réduits à des tas de ferraille, des avions broyés, comme celui qui nous intéresse aujourd’hui (visible ci-dessus qui semble effectivement aussi avoir été victime de l’opération de « nettoyage » des débris), et que nous allons étudier en détail très bientôt, si vous le voulez bien… un peu de patience… que diable !

(1) pour tout dire, j’ai commencé cette série début 2010 chez Agoravox avec la découverte en novembre 2009 du Boeing 727 retrouvé incendié à Tarkint au Mali, sous le nom de Morice. Un sujet riche : j’en suis à bientôt 100 articles en effet. Dès le premier article, j’ai aussitôt été l’objet d’un post-mining qui aujourd’hui ne m’étonne plus, quand je vois les personnes que cela a pu concerné. L’article d’abord refusé (alors que j’étais un des premier à avoir analysé l’évènement) a été ensuite accepté, des mois après, quand les auteurs des attaques et des votes négatifs en masse ont été virés du site. Ici, j’avais alors résolu de m’appeler Momo, pour éditer notamment une longue série de 17 épisodes décrivant Dieudonné et ses turpitudes, longue enquête bloquée chez Agoravox pour les raisons que vous pouvez facilement soupçonner. Le site Cent Papiers étant tombé entre temps en rade, et moi-même ayant perdu ma connexion « Momo », j’ai recréé rapidement un « fantôme de Momo », d’où l’appellation actuelle. N’en déplaise à certains; Morice=Ghostofmomo » en effet. Je garde ainsi ma liberté de parole, que ça plaise ou non… (surtout ici aux partisans du régime vénézuélien, parodie de démocratie), voici donc le 95eme épisode d’une série sur le trafic de cocaïne dans le monde, dans lequel je ne retiens en général que le trafic aérien (seul, je ne peux pas tout traiter en effet !!).

(2) avec deux articles censés répondre aux miens…

http://www.michelcollon.info/Venezuela-un-article-d-Agoravox.html

http://www.michelcollon.info/Venezuela-un-article-d-Agoravox,5205.html?lang=fr

C’est amusant de constater que l’auteur s’appuie pour la Colombie sur les dires remontant à 1998 de Paul Coverdall, sénateur américain républicain, responsable du fameux Peace Corps créé en 1961 par John Fitzgerald Kennedy et nommé par Bush (père) et plus tard a soutenu directement le fils dans sa campagne électorale contre McCain… ou quand les rouges-bruns s’appuient sur du bleu.

Dans le second volet, la phrase hilarante du « guérillero médiatique » (c’est comme ça quil se décrit) est « Mais comme le show doit continuer, Washington et ses larbins vénézuéliens apatrides s´entêtent à poursuivre leurs tentatives cycliques d´impliquer le gouvernement vénézuélien avec le narcotrafic, un moyen comme un autre de justifier tout type d´interventions, incluant coup d´état ou invasion made in USA. Les épisodes se succèdent donc au rythme d´objectifs soigneusement choisis. » Selon Araud, il ne faut donc pas être « apatride » au Venezuela , alors quil est lui-même français, pour parler correctement du pays, et comme il le laisse entendre, je serais le « larbin » des USA, après avoir dénoncé sans répit ici les activités de la CIA, celles de G.W.Bush pendant la guerre en Irak ou mon nombre d’articles conséquent sur la militarisation des esprits aux USA ou les gabegies du Pentagone…. « larbins apatrides » on croirait entendre le PCF des années 50, voire un clone de Dieudonné … !!!

(3) la liste complète est là :

http://www.inac.gob.ve/informacion/AvisoDeclaratoria

(4) lire ici la terrible charge contre le gouvernement, accusé d’avoir assassiné deux personnes susceptibles d’être compromettantes : Edilberto Rosales Escalante, le conducteur de la Ford F-350 (N°A76AEOB) qui avait recueilli le chargement de cocaïne et Luis Alberto Fuentes Garde nationale Pernia, le second pilote qui savait qui était le fournisseur et qui servait d’intermédiaire avec les trafiquants. Selon lui, l’avion avait fait pas moins de 5 aller-retours entre La Carlota et Cabo San Roman. La lutte antidrogue, le CICPC étant selon l’auteur le grand manipulateur de l’opération, ainsi que le ministre Tarek Zaidan El Aissami Maddah, devenu depuis gouverneur d’Aragua, largement impliqué dans l’affaire. L’homme est lié à « El Pollo » Carjaval (voir mes articles).

 

PS : Il semble bien en effet que notre lecteur assidu n’ait pas tout lu. Alors voici donc les articles concernés :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxviii-un-second-164974

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvix-le-precedent-165608

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxx-l-heritage-du-160160

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxi-l-esbrouffe-160211

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxii-le-venezuela-160618

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiii-au-venezuela-160235

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiv-pris-la-main-160456

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxv-un-temoignage-165293

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvi-l-implication-165185

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvii-un-procureur-160617

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxviii-chavez-le-160616

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxix-la-corruption-165661

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xc-la-route-de-l-165730

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xciii-on-revient-165740

on peut lire aussi :

http://www.insightcrime.org/news-analysis/is-venezuela-becoming-the-most-dangerous-nation-in-latin-america

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NARCOTRAFIC (Cagliari – Sardegna): 10 Syrians arrested trying to smuggle 20 TONNES of cannabis worth £150million into Europe in a specially converted cargo vessel underneath massive slabs of granite

Cagliari, a bordo della nave Jupiter 20 tonnellate di droga

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Un’ingente quantità di hascisc nascosta a bordo della barca bloccata da tre settimane al porto di Cagliari. Lo stupefacente era « blindato », la maxi operazione svolta da Fiamme Gialle e polizia.

CAGLIARI – La barca, battente bandiera delle Isole Cook, è stata fermata tre settimane fa in pieno mare e scortata fino al porto del capoluogo sardo, sotto il controllo di motovedette della Finanza. Una volta arrivata al molo Sabaudo, l’imbarcazione è stata posta sotto sequestro. La Guardia di Finanza, insieme a varie forze di polizia, l’hanno controllata in ogni centimetro, fino a scoprire un maxi carico di droga nascosto. Meglio, « blindato » nei sottofondi della nave. L’intero carico di stupefacente è stato immediatamente sequestrato.

« Dopo quasi tre settimane dal clamoroso e inedito sequestro in alto mare della nave, le Forze dell’ordine e la Guardia di Finanza si sono mosse a colpo sicuro e dopo tre settimane di intenso lavoro sono arrivate al malloppo ». A dirlo è Mauro Pili (Unidos): Il parlamentare sardo parla di « venti tonnellate di droga, il più grande carico mai scoperto nel Mediterraneo ». Un’operazione, decisa dalla Procura di Cagliari, che è costata « oltre 200mila euro. La Jupiter è risultata pedinata da mesi, ed è stata perforata perforata in lungo e in largo con trapani speciali ». 

source: http://www.sardegnaoggi.it/Cronaca/2015-10-15/30538/Cagliari_a_bordo_della_nave_Jupiter_20_tonnellate_di_droga.html

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Conferenza stampa Gdf su nave Jupiter a Cagliari con droga ( © ANSA

READ: http://www.ansa.it/sardegna/notizie/2015/10/16/cagliari-nave-con-hascisc-200mln-euro_3c2b0ed3-685c-4209-8a6f-3a21f980b5ab.html

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The Jupiter was boarded by Italian police in the Mediterranean last month

Europol received a tip-off that the cargo ship was smuggling cannabis

Experts spent 15 days searching the 97-metre long ship for its illicit cargo

The drugs were found in the ship’s specially converted forward ballast tank

The 821 packages of cannabis, pictured, were hidden inside a cargo vessel registered in the Cook Islands 

Ten Syrians have been arrested trying to smuggle 20.5 tonnes of cannabis worth an estimated £150million into Europe hidden in a specially converted cargo vessel underneath massive slabs of granite.

The Cook Island-flagged merchant vessel Jupiter was boarded in the Mediterranean Sea by Italian Finance Police who are responsible for border security and taken under guard to the Port of Cagliari on Sardinia.

Europol confirmed that a major joint operation was launched after they received a tip-off that the freighter had drugs hidden beneath the legitimate cargo.

The 821 packages of cannabis, pictured, were hidden inside a cargo vessel registered in the Cook Islands

The drugs were contained in the forward ballast tank of the Jupiter, pictured, after a 15-day search 

The drugs were contained in the forward ballast tank of the Jupiter, pictured, after a 15-day search

The drugs were hidden underneath a legitimate cargo of granite, pictured, which filled the vessel's hold

The drugs were hidden underneath a legitimate cargo of granite, pictured, which filled the vessel’s hold

The drugs were found in a specially hollowed-out area in the vessel’s forward ballast tank. In total 821 packages containing some 20.5 tonnes of cannabis was recovered.

Italian law enforcement agencies raided the vessel on the evening of September 26 after Spanish Guardia civil aircraft had kept it under surveillance.

It is understood that prior to its arrest, the vessel had visited Vigo in northern Spain, after crossing the Atlantic before heading south into the Mediterranean.

Italiansearcherssought assistance fromFrench experts whoplayed ‘a decisiverole’ in identifyingtheillegal

Europol received a tip-off that the vessel, pictured, was being used to transport a large amount of illegal drugs

activity behind the shipment.

According to Europol the drugs were found ‘after a long and extremely complex search’.

A spokesman said: ‘The enormous illegal load was found skilfully stashed in a large false bottom under the hold of the vessel with its only access hidden by hundreds of tonnes of granite being used as legal cargo.’

Europol received a tip-off that the vessel, pictured, was being used to transport a large amount of illegal drugs

The search team eventually found the drugs hidden in a specially constructed section of the ballast tank

The search team eventually found the drugs hidden in a specially constructed section of the ballast tank

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NARCOTRAFICO: nuevo tipo de cocaína plástica pone en alerta a EE. UU. y autoridades

Nuevo tipo de coca plástica alerta a DEA y a Policía AntinarcóticosMuestras incautadas en Buenaventura serán enviadas a laboratorios de la DEA.

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11:01 a.m. | 16 de octubre de 2015

 

El comandante de la Policía Antinarcóticos, general Ricardo Alberto Restrepo, y agentes antimafia de Estados Unidos le admitieron a EL TIEMPO que nunca habían visto el tipo de cocaína incautada ayer en el puerto de Buenaventura (Valle).

En el fondo de 114 canecas, que supuestamente contenían pulpa de guayaba, y que iban a ser exportadas a Barcelona (España), encontraron placas transparentes de goma, similares a un gel, que en realidad serían la nueva modalidad de envío de cocaína a Europa y Estados Unidos.

“No conocíamos esta técnica para convertir la cocaína en goma transparente, casi imposible de detectar. Vamos a enviar varias muestras a laboratorios federales de Estados Unidos para analizarlas y alertar a las autoridades portuarias de América y de Europa”, aseguró un agente federal que participó en el operativo de incautación liderado por la Policía Antinarcóticos y por oficiales de la Dijín. La cocaína, 350 kilos en total, iba camuflada en 22 toneladas de fruta procesada.

 Los exportadores

Según labores de inteligencia de la Policía, la droga llegó al puerto en un camión refrigerado afiliado a la empresa Copetrán, de placas YAP 409.

“La mercancía, supuestamente pulpa de fruta, fue declarada por un hombre que se identificó como José Manuel Velasco”, aseguró uno de los oficiales que participó en el operativo.

Los documentos fueron hechos a nombre de la empresa Agencia Colombiana de Aduanas Ltda., con sede en Buenaventura. EL TIEMPO estableció que, según documentos oficiales, el exportador de la pulpa es la firma Rojarmaes S.A.S. Se trata de una cultivadora de frutas creada en el 2013 con sede en Cartago (Valle), que cuenta con certificaciones internacionales de calidad.

Y como importador aparece Juvaem Congelados S.L., con domicilio en Carles Regas Cavalleria, Barcelona (España).
Según su sitio web, se dedica a la distribución de concentrados y pulpa de fruta en Europa. Los representantes de estas empresas serán citados por las autoridades para establecer si fueron utilizados por la mafia para mover la mercancía.

EL TIEMPO contactó a la firma Rojarmaes, en la que manifestaron que su jefe de seguridad se iba a comunicar, pero  no se había obtenido ninguna respuesta.

“Los remitentes de la mercancía también tienen sedes en Cali y Pereira y han enviado grandes cantidades de mercancía al exterior; por eso creemos que no es la primera vez que sale este tipo de cocaína, totalmente desconocida para nosotros”, explicó el oficial antinarcóticos.

El barco alemán

La nave en la que estuvo a punto de ser embarcada la droga se llama Cap Isabel y pertenece a una sociedad naviera con sede en el puerto de Hamburgo (Alemania): Hapag Lloyd. Ya tenían destinado un contenedor con capacidad de 40 pies cúbicos que fue requisado un par de horas antes de que zarpara el barco.

“Uno de los escáneres de rayos X dejó al descubierto la sustancia extraña”, explicó la Policía Antinarcóticos. Agregó que, según el decreto 2155 del 2014, todos los puertos del país deberán implementar esta inspección no intrusiva para detectar este tipo de cargamentos.

UNIDAD INVESTIGATIVA
u.investigativa@eltiempo.com

http://www.eltiempo.com/politica/justicia/cocaina-plastica-nuevo-modalidad-de-envio-de-la-droga/16404885

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WORLDWIDE (alerte): moins chère, plus pure, l’héroïne revient en force

Par Philippe Broussard et Boris Thiolay, avec Henrique Valadares, publié le 16/10/2015 à 15:38


saisie-de-58-kilogrammes-d-heroine-a-djalalabad_5444535Saisie de 58 kilogrammes d’héroïne à Djalalabad, en novembre 2012. L’Afghanistan, à lui seul, produit 85% de la poudre consommée dans le monde. AFP PHOTO/Noorullah Shirzada

Des Etats-Unis à la Russie, cette drogue dérivée de l’opium fait des ravages. Comme au temps de la French Connection, l’Europe est touchée. L’Afghanistan inonde les marchés d’une poudre à bas prix, qui séduit de nouveaux clients. Un trafic dont filières mafieuses et terroristes tirent bénéfice.

Dès la sortie du métro, le parcours est balisé. Place du 8-Mai-1945, à côté de la mairie de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), des rabatteurs aiguillent le client potentiel. 300 mètres plus loin, les voies d’accès à la cité Cordon sont surveillées par les « choufs » (guetteurs), des mineurs en jogging et sweatshirt à capuche. Soudain, l’un d’eux hurle: « Pu! Pu! » Ce cri d’alerte – « Ça pue! » – signale l’arrivée d’une fourgonnette de police. A l’intérieur de la cité, les dealers remballent leur marchandise et les acheteurs s’éparpillent. Le business reprend dès que les flics ont tourné le dos. Pour se réapprovisionner, un vendeur va chercher des doses planquées dans le cimetière voisin.

« Une came disponible, parmi d’autres »

A l’image de la cité Cordon, une quinzaine de « fours » (points de vente) tournent à fond à Saint-Ouen, commune accolée aux XVIIe et XVIIIe arrondissements de Paris. Chaque jour, près de 2000 consommateurs – des jeunes banlieusards, des bobos, des salariés lambda – font leurs emplettes dans ce « supermarché de la drogue » à neuf stations de métro de la place de l’Etoile. La plupart d’entre eux sont là pour acheter de la résine de cannabis (10 euros la barrette de 2 grammes) ou de l’herbe (20 euros le sachet). Mais tous les types de stupéfiants sont en stock. Certains demandent de la « CC », la cocaïne, à 80 euros le gramme. D’autres cherchent « Hélène », alias H.: de l’héroïne. La plus dangereuse, la plus addictive des poudres. Moyennant 40 euros le gramme, Hélène arrive en quelques minutes…

Même tableau, trois stations de métro plus loin, à Saint-Denis: à deux pas de la basilique et du Stade de France, certains fours débitent des dizaines de grammes aux heures de pointe. 1 kilo a d’ailleurs été saisi, en avril, dans la cité Gabriel-Péri. « Il y a encore vingt ans, se défoncer à l’héro, c’était revendiquer une marginalité, des références culturelles: Baudelaire, William Burroughs, Lou Reed… explique Gérald, un musicien de 49 ans, dont quinze passés avec une seringue prête à l’emploi. Aujourd’hui, des jeunes consommateurs y arrivent presque par hasard, parfois sans le savoir. C’est une came disponible, parmi tant d’autres. » Lui-même continue, une ou deux fois par mois, de « chasser le dragon », technique consistant à inhaler la fumée libérée par la poudre chauffée sur une feuille d’aluminium.

Aux Etats-Unis, les autorités crient à l' »épidémie »

C’est ainsi: l’héroïne n’est pas seulement une drogue d’autrefois, estampillée années 1970, truands marseillais et French Connection. Ce film noir de 1972, ressorti en août dernier en version restaurée, renvoie à un temps lointain où elle se consommait avant tout par injection. Blanche ou brune, elle avait alors l’image d’une poudre tueuse de stars et de jeunes urbains plus ou moins marginalisés. L’émergence du sida, dans la décennie suivante, n’a fait qu’assombrir le tableau; l’héro et ses seringues sont apparues plus repoussantes encore, et nettement moins glamour, aux yeux des clients potentiels, qu’un sniff de cocaïne aux effets énergisants.

Cette époque-là est révolue. L’héroïne est bien de retour. Aux Etats-Unis, où les autorités crient à l' »épidémie ». En Russie, où le phénomène atteint des sommets. En Europe occidentale, où 1,3 million d’usagers dits « problématiques » sont recensés. En France, le nombre de personnes (11-75 ans) ayant expérimenté au moins une fois cette drogue dérivée de l’opium est passé de 500000 en 2010 à 600000 en 2014.

Prudent, le directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), François Beck, rappelle que la population concernée demeure très inférieure à celle des adeptes de la cocaïne. Il préfère souligner la hausse de la consommation de l’ensemble des produits opiacés, notamment les médicaments détournés de leur usage. Il n’empêche, et l’Observatoire le relève dans ses études, l’héroïne attire de nouveaux consommateurs, habitués à passer d’une drogue à l’autre. « Dans les milieux festifs, son usage est dédramatisé, confirme Agnès Cadet-Taïrou, spécialiste du sujet à l’OFDT. En général, elle est sniffée ou inhalée à chaud. Seuls les héroïnomanes plus anciens utilisent encore des seringues. »

Si l’héroïne inquiète tant, c’est aussi parce que, après une période de relative pénurie (2010-2012), elle revient en masse sur le marché, en France comme à l’étranger. D’après l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la production mondiale d’opium n’a jamais été aussi élevée depuis les années 1930. Les prix s’en ressentent, qui ne cessent de baisser. A Paris, il faut débourser entre 35 et 40 euros pour 1 gramme, c’est-à-dire de quoi faire trois ou quatre doses. A Amsterdam, au plus près des fournisseurs, le coût peut chuter à une dizaine d’euros. Idem aux Etats-Unis.

L’Afghanistan en surproduction

Toutes les régions productrices contribuent au phénomène. L’Asie du Sud-Est, avec son « triangle d’or » Birmanie-Laos-Thaïlande, alimente les marchés en « blanche » (la qualité supérieure) et profite du boom économique des pays voisins, la Chine en tête, où la demande est forte. Mais l’Afghanistan domine largement, en fournissant à lui seul 85% de l’héroïne consommée sur la planète. Sa spécialité: la brune, plus répandue et moins onéreuse que la blanche.

A l’origine, le pavot à opium avait pour fief la province du Badakhchan, dans le nord-est du pays. Mais, ces trente dernières années, sa production s’est développée ailleurs, au gré des conflits successifs. Résultat: l’héroïne est devenue le nerf de la guerre, voire un enjeu. « L’Afghanistan est entré en surproduction depuis l’invasion soviétique de 1979, témoigne Olivier Maguet, administrateur de Médecins du monde, qui a mené plusieurs missions à Kaboul. A l’époque, les Américains ont laissé les moudjahidines profiter du trafic pour financer leur lutte contre le communisme. » En une décennie, la production annuelle d’opium est ainsi passée de 250 à 1200 tonnes.

Après le retrait de l’armée soviétique et sept années de guerre civile, le régime radical des talibans (1996-2001) prend le relais. Comme dans toute transaction commerciale classique, il taxe le trafic à hauteur de 5 à 10%. En 2000, les « étudiants en religion » font mine d’interdire la culture du pavot afin d’amadouer la communauté internationale. En réalité, la production d’opium grimpe à 4600 tonnes par an. En 2001, l’intervention militaire de l’Otan contre Al-Qaeda et ses soutiens talibans n’inverse pas la tendance.

Certes, la CIA tente de faire pourrir sur pied les fleurs de pavot grâce à un champignon parasite, mais la manœuvre échoue. En 2007, sous la présidence de Hamid Karzaï, allié de l’Occident, l’Afghanistan établit même un nouveau record annuel: 8200 tonnes!

Afghanistan: l’équivalent des Yvelines planté de pavot

« Aujourd’hui, les profits tirés du trafic rapportent chaque année 3,5 milliards d’euros à l’économie locale, soit davantage que le budget de fonctionnement de l’Etat, estime Karim Pakzad, spécialiste de l’Afghanistan à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Que ce soient les représentants d’un pouvoir corrompu, les insurgés talibans ou les seigneurs de guerre locaux, aucune des parties en présence ne veut s’en priver. »

La machine de mort tourne donc à plein régime. Au détriment, d’abord, de la population: plus de 1 million d’Afghans sur 38 millions sont dépendants. Selon l’ONUDC, la superficie des champs de pavot a augmenté de 7% entre 2013 et 2014, pour atteindre 2254 kilomètres carrés, soit la taille du département des Yvelines. Dans les provinces du Sud et de l’Est, sous contrôle des talibans, ces derniers tirent du trafic entre 10% et 15% de leurs revenus. Cette année, la production pourrait de nouveau franchir la barre des 7000 tonnes. Sans oublier que le pays compte des centaines de laboratoires clandestins de raffinage – notamment à Kaboul – capables de livrer quelque 400tonnes d’héroïne très pure.

Et la tendance n’est pas près de s’inverser. « Les producteurs profitent des recherches en agronomie pour utiliser de nouvelles graines à haut rendement », prévient le commissaire Clément Vivès, responsable de la Mission de lutte anti-drogue (Milad) au ministère de l’Intérieur.

La multiplication des circuits d’exportation prouve combien ce business est mondialisé . Le trafic d’opium et d’héroïne produits en Afghanistan rapporterait chaque année près de 70 milliards d’euros aux divers cartels qui en contrôlent la production et la distribution. Au passage, des groupes terroristes prélèvent leur dîme, comme l’indique un ancien cadre de l’Agence américaine de lutte contre la drogue (DEA), Edward Follis, dans l’entretien qu’il a accordé à L’Express.

Aux Etats-Unis, les cartels mexicains qui raflent la mise

Aux Etats-Unis, où le nombre d’usagers a doublé en six ans, ce ne sont pas les djihadistes mais les cartels mexicains qui raflent la mise. Et à grande échelle… Une opération menée d’avril à juillet par les gardes-côtes américains a abouti à la saisie de 2 tonnes d’héroïne. Il a fallu pour cela intercepter une trentaine d’embarcations et deux… sous-marins! Pour les mafieux mexicains, tout est une question de stratégie commerciale, voire de marketing. Leur chiffre d’affaires concernant la cocaïne étant en baisse et celui du cannabis perturbé par sa légalisation dans certains Etats, ils ont misé sur le retour en grâce de l’héroïne.

Explication de Christopher Wilson, spécialiste du sujet au Centre de recherche Wilson à Washington: « La forte demande s’explique d’abord par l’abus de médicaments opiacés, prescrits pour des douleurs aiguës, tels que l’OxyContin. Les gens les utilisent de plus en plus et en deviennent dépendants. Mais comme cela revient très cher, ils se tournent vers l’héro, bien plus abordable. »

Les cartels ont flairé le filon et inondé le marché de poudre brune (chiva) et de « black tar » (« goudron noir »), héroïne surnommée ainsi parce qu’elle se présente sous forme de pâte visqueuse ou de caillou. Pour s’assurer des parts de marché face aux Colombiens et aux réseaux concurrents, ils n’ont pas hésité à agrandir les plantations de pavot, ouvrir des laboratoires non loin de la frontière, enrôler des chimistes, améliorer la qualité des produits…

« Ces organisations, structurées comme des entreprises, ont vite cerné le profil des clients, précise Christopher Wilson. Ceux-ci ne vivent plus seulement en zone urbaine. Il y a aussi des gens installés en milieu rural, dans des endroits épargnés auparavant. » De récentes études montrent que l’héroïne attire de jeunes Blancs de la classe moyenne, alors que, dans les années 1960 et 1970, plus de 80% des usagers venaient des quartiers noirs. Le sujet préoccupe tant le pays qu’il fait débat dans la précampagne pour l’élection présidentielle de 2016. La candidate démocrate Hillary Clinton s’est d’ores et déjà engagée à lancer un plan de lutte estimé à 10 milliards de dollars.

En France, en zone rurale, un commerce de proximité

En France, de telles études manquent. Mais une évolution sociologique des consommateurs semble également se dessiner. L' »héro », à l’évidence, séduit un public moins « trash » que par le passé. « Des poly-usagers, qui vont d’une drogue à une autre et pratiquent le sniff », résume le commissaire Matthieu Pittaco, de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). « Le public concerné n’est plus le même qu’avant, confirme un intermittent du spectacle d’une quarantaine d’années, très au fait des pratiques dans le milieu alternatif. On est sorti de la caricature des junkies prêts à braquer pour une dose. Au tarif actuel de 35 euros, c’est abordable et facile d’accès.

A Paris, certains dealers, souvent originaires d’Afrique francophone, se déplacent à domicile sur un simple coup de fil. » Ce nouveau public, parmi lesquels des habitués du milieu techno, n’a pas toujours en mémoire les ravages d’autrefois ni la connaissance des usages liés à cette drogue très dangereuse. Certains feignent même d’ignorer qu’il s’agit d’héroïne (mot à consonance négative) pour la désigner sous le nom de « rabla » (« poudre » en arabe), mais aussi de « horse » (cheval) ou de « smack ». Ils en apprécient les effets planants et apaisants. « Elle aide à sortir en douceur d’une prise de coke à la suite d’une soirée, confie un habitué. C’est utilisé en phase d’atterrissage, comme un antidouleur surpuissant. Sauf que la dépendance vient vite, très vite… »

Selon la police, les réseaux du marché français ne sont pas comparables à ceux du cannabis ou de la cocaïne. En milieu rural, où le nombre d’usagers va crescendo, le deal s’apparente plutôt à un commerce de proximité. « Nous avons affaire à des acheteurs-revendeurs, poursuit Matthieu Pittaco. Ils vont aux Pays-Bas pour leurs besoins personnels, reviennent avec un peu de tout et vendent pour rentrer dans leurs frais, voire gagner un peu d’argent. Bref, c’est ce que nous appelons un trafic de fourmis. » D’après la Mission de lutte antidrogue, 99,4% des saisies effectuées en France sont inférieures à 5 kilos. En règle générale, il s’agit d’héroïne brune. La « blanche », destinée à une clientèle plus aisée, ne représente que de 5 à 10% de la consommation nationale.

L’émiettement du trafic s’accompagne de disparités régionales: l’héroïne est fortement présente dans le nord et l’est de la France, autrement dit à proximité des pays d’approvisionnement (Pays-Bas, Belgique, Allemagne), beaucoup moins dans le sud-ouest (Bordeaux, Toulouse), où les toxicomanes utilisent avant tout des médicaments opiacés. Autre constat: la drogue ne cesse de gagner en « pureté », c’est-à-dire en taux d’héroïne pure. Or, plus ce dernier est élevé, plus le risque d’overdose est grand. Surtout pour un public de consommateurs occasionnels, comme celui des rave parties et autres soirées techno, moins vigilant que les « anciens » face aux charmes mortels de l’éternelle « Hélène ».

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/alerte-a-l-heroine_1725138.html

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WORLWIDE (opération Blue Amber): trois tonnes de cocaïne saisies lors d’une opération internationale

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http://www.zdnet.fr/actualites/europol-a-cree-un-groupe-de-travail-pour-lutter-contre-la-cybercriminalite-internationale-39806505.htm
Par: rédaction
16/10/15 – 18h13  Source: Belga 
© thinkstock.
Les polices européennes, australienne, colombienne et américaine ont saisi 3 tonnes de cocaïne et interpellé 179 personnes, dans le cadre d’une opération internationale effectuée entre fin septembre et début octobre, indique vendredi Europol.L’opération, baptisée Blue Amber, impliquait les polices des 28 Etats de l’Union européenne, ainsi que les polices albanaise, australienne, bosnienne, colombienne, macédonienne, islandaise, monténégrine, norvégienne, serbe, suisse et américaine.

Trafic
Elle se focalisait sur le « démantèlement des activités de bandes criminelles actives dans l’immigration clandestine, le trafic de drogues, d’armes à feu et de véhicules », a encore précisé Europol. L’agence a contribué à coordonner l’opération depuis son quartier général de La Haye (Pays-Bas).

MDMA
Outre la cocaïne, 250kg de drogues synthétiques et 74 véhicules ont été saisis. En Australie, la police a, par exemple, mis la main sur 32kg de MDMA -plus communément appelée ecstasy- cachées dans des bouteilles envoyées par la poste depuis les Pays-Bas.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2492518/2015/10/16/Trois-tonnes-de-cocaine-saisies-lors-d-une-operation-internationale.dhtml

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DNRED (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières): saisie de méthamphétamines et d’armes chez un particulier

Saisie de méthamphétamines et d'armes chez un particulierPublié le : vendredi 16 octobre 2015 |
Saisie de méthamphétamines et d’armes | © Douane
La douane a réalisé cette saisie en coopération avec les autorités américaines.

La douane a saisi, en coopération avec les autorités américaines, 832 grammes de méthamphétamines ainsi que des armes au domicile d’un particulier.

Fin septembre, les autorités américaines identifient un colis en provenance du Nouveau-Mexique destiné à un homme résidant en France, renfermant près de 670 grammes de méthamphétamines.

Informés de cette découverte, et en étroite collaboration avec les autorités américaines, les agents de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) décident de suivre le colis jusqu’à son destinataire, résidant en France.

Sur place, les douaniers interpellent alors le trafiquant présumé et saisissent 163,7 grammes de méthamphétamines supplémentaires, 391,8 grammes de résine de cannabis, 86,6 grammes de MDMA (ecstasy) et 12 cachets d’ecstasy. Ils découvrent également trois pistolets, dont un revolver 44 Magnum avec 300 cartouches, ainsi que du matériel informatique et de pesée et trois fausses cartes d’identités parfaitement réalisées, retenus pour les besoins de l’enquête.

A l’issue de la procédure douanière, le trafiquant a été remis aux services de police judiciaire pour les suites de l’enquête.

La méthamphétamine, également appelée Ice, Crystal ou Meth, est une drogue extrêmement addictive et nocive pouvant se présenter sous la forme de cristaux, de poudre ou de cachet.

La plus importante saisie de méthamphétamines réalisée par la douane française sur le territoire national remonte au 22 juin 2015, lorsque les douaniers de Perpignan avaient intercepté 25 kg de cette drogue dans la voiture d’un trafiquant se rendant en Espagne.

En 2014, la douane française a réalisé 51 affaires de méthamphétamines pour un total de plus de 133 kg.

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Contacts presse

  • Service de presse, Bureau Information et communication : 01 57 53 42 11

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FRANCE (Arles):près de 700 kg de cannabis saisis par les douaniers en moins d’un mois

Près de 700 kg de cannabis saisis par les douaniers d’Arles en moins d’un mois

Publié le : vendredi 16 octobre 2015 |

Près de 700 kg de cannabis saisis par les douaniers d’Arles en moins d’un mois | © Douane

Deux saisies, de 326 et de 342,6 kg de résine de cannabis, réalisées avec l’appui de l’équipe cynophile.

Dans la nuit du 10 au 11 octobre 2015, les douaniers d’Arles ont saisi 342,6 kg de résine de cannabis dans un poids lourd en provenance d’Espagne, se dirigeant vers l’Italie. La marchandise est estimée à près de 2 millions d’euros sur le marché de la revente au détail des stupéfiants.

En contrôle sur l’A54, les douaniers décident d’inspecter un semi-remorque immatriculé en Espagne. Le chauffeur ne possède aucun document de transport et déclare voyager à vide. Les agents de la brigade des douanes d’Arles, accompagnés du chien anti-stupéfiants, procèdent alors à la fouille de la remorque réfrigérée. Cette dernière est vide mais le chien détecte une odeur suspecte au niveau des deux coffres à palettes, situés sous le camion. Poursuivant leur recherche, les agents découvrent alors, dissimulés à l’intérieur des deux coffres à palette, 9 sacs en toile de jute ou « valises marocaines » contenant plusieurs centaines de pain de résine de cannabis.

L’individu a été placé en retenue douanière puis remis au service de police judiciaire de Marseille sur instruction du Parquet de Tarascon.
Moins de trois semaines auparavant, le 23 septembre 2015, les agents de la brigade des douanes d’Arles, accompagnés de la même équipe cynophile, avaient découvert 326 kg de résine de cannabis dissimulés dans des panneaux de bois évidés à bord d’un semi-remorque immatriculé en Espagne effectuant le même trajet.

En 2014, la douane française a saisi près de 158  de cannabis.

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12590-pres-de-700-kg-de-cannabis-saisis-par-les-douaniers-d-arles-en-moins-d-un-mois

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MEXICO: escaped cartel boss El Chapo was ‘cornered in rugged mountains by soldiers’ after US drug agents located his cell phone… but he managed to get away again

Officers who were supposed to be guarding Mexican drug lord Joaquin 'El Chapo' Guzman (pictured) were reportedly watching solitaire when he escaped Escaped cartel boss El Chapo was ‘cornered in rugged mountains in Mexico by soldiers’ after US drug agents located his cell phone… but he managed to get away again

Authorities believe they located the notorious cartel boss last week, four months after his incredible escape from prison.

Law enforcement sources told NBC News that US agents were able to pinpoint Guzman’s phone and traced it to the Sierra Madre mountain range, where they believed he was hiding out at a ranch.

Mexican soldiers then stormed the location, but reportedly found only the phone and some clothes.

They have then shut off 13 communities from Jesus Maria – 30 miles north of the state’s capital Culiacan – to the nearby states of Durango and Chihuahua, in order to search the area.

By Dailymail.com Reporters

Published: 16:01 GMT, 15 October 2015 | Updated: 16:49 GMT, 15 October 2015

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The drug kingpin has escaped from maximum security jail cells twice.

National Reporter, The Huffington Post

Posted: 10/15/2015 05:00 PM EDT

<span class='image-component__caption' itemprop="caption">Mexican drug lord Joaquín “El Chapo” Guzmán, pictured here on a T-shirt in Mexico City, is still at large after escaping from his jail cell in July.</span> Alfredo Estrella/AFP/Getty Images Mexican drug lord Joaquín “El Chapo” Guzmán, pictured here on a T-shirt in Mexico City, is still at large after escaping from his jail cell in July.

Mexican authorities may be closing in on escaped drug lord Joaquín “El Chapo” Guzmán, but they still haven’t announced his capture.

The Mexican military is carrying out operations across the two northern states of Sinaloa and Durango, Sinaloa Governor Mario López Valdez confirmed in a press conference on Wednesday. Some 260 people have been forced from their homes due to the operations, Spanish newswire EFE reports.

READ MORE: http://www.huffingtonpost.com/entry/el-chapo-guzman-search_561ffc0ae4b028dd7ea73440

 

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FRANCE (Dijon): la brigade des douanes saisit 2.5 kg de cocaïne sur l’A31

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Les douanes de Dijon ont saisi près de 2.5kg de cocaïnePar Philippe Renaud, France Bleu Bourgogne jeudi 15 octobre 2015 à 18:43

Les douanes de Dijon ont saisi près de 2.5kg de cocaïne – Douanes de Dijon

Dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 octobre, les douanes de Dijon ont saisi 2.5 kg de cocaïne, après le contrôle, sur l’A31, d’une voiture immatriculée en Belgique. Les deux passagers du véhicule seront jugés ce vendredi en procédure de comparution immédiate.

Lors de ce contrôle de la brigade de Dijon des douanes, les deux individus à bord, un français et un belge, déclarent venir de Belgique pour  se rendre en Italie pour raisons familiales. Pendant la fouille de la voiture, les douaniers découvrent  au niveau des sièges avant, à portée de main du chauffeur et du passager, deux paquets indéterminés. A l’intérieur de ces paquets, plusieurs couches de plastique… et  deux pains de matière blanche. Le test confirme qu’il s’agit  bien de cocaïne de grande pureté.  Et pas qu’un peu, il y a en tout pour 2 kilos et 440 grammes.

La marchandise est estimée à près de 160 000 euros à la revente.* Les deux individus* ont été placé en retenue douanière puis  ramenés à la brigade pour y être entendus. Sur décision du parquet de Dijon, ils *sont remis à l’issue de la procédure douanière à la brigade de recherche de Gendarmerie _d’Is-sur-Tille.** Ils seront jugés ce vendredi 16 octobre en procédure de comparution immédiate_*.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/la-brigade-des-douanes-de-dijon-saisit-2-5-kg-de-cocaine-sur-l-a31-1444927416

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FRANCE (Hendaye): saisie par les douaniers de plus de 300 000 € en espèces dissimulés dans un véhicule

Publié le : mercredi 14 octobre 2015 |
Saisie de plus de 300 000 € en espèces dissimulés dans un véhicule
Saisie de 300 000 € dissimulés dans un véhicule | © Douane
Les douaniers d’Hendaye ont saisi 306 960 € dans une cache aménagée d’un véhicule se dirigeant vers l’Espagne.

Jeudi 8 octobre 2015, les douaniers d’Hendaye ont saisi 306 960 € dans une cache aménagée d’un véhicule se dirigeant vers l’Espagne, occupé par un homme et deux femmes de nationalité néerlandaise.

Vers 19 heures, jeudi dernier, les agents des douanes contrôlent au péage autoroutier de Maritxu, dans le sens France-Espagne, un véhicule immatriculé en Hollande avec trois personnes à bord. Les occupants déclarent se rendre en Espagne, pour y passer une semaine de vacances. Ils affirment ne pas détenir de sommes, titres ou valeurs d’un montant égal ou supérieur à 10 000 €.

En examinant le véhicule, les douaniers constatent que ce dernier a été trafiqué afin d’y créer une cache difficile d’accès. Une trappe est finalement mise à jour sous les sièges et permet de constater la présence de liasses de billets de banque en euros, de toutes valeurs. Au total plus de 8 000 billets de banque sont dénombrés totalisant 306 960 €. Le chien de la brigade, spécialisé dans la lutte anti-stupéfiants, effectue par ailleurs un net marquage sur les billets de banque.

Le service des douanes d’Hendaye a relevé à l’encontre des trois personnes deux infractions de blanchiment douanier et de manquement à l’obligation déclarative. Sur instruction du parquet de Bayonne, à l’issue de la procédure douanière, elles ont été remises aux services de police judiciaire de Bayonne. Le Service national de douane judiciaire (SNDJ) a été co-saisi.

La procédure a donné lieu à une ouverture d’information auprès d’un juge d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée de Bordeaux. Le conducteur du véhicule a été mis en examen et placé en détention provisoire.

Toute personne transportant des sommes d’un montant égal ou supérieur à 10 000 € en provenance ou a destination de l’étranger doit en faire la déclaration auprès de la douane. Le blanchiment douanier sanctionne quant à lui toute opération financière entre la France et l’étranger portant sur des fonds issus d’un délit douanier ou de droit commun tel que les trafics de stupéfiants, contrefaçons, contrebande de tabacs ou encore de biens culturels.

Via cette réglementation, la douane assure une surveillance des transferts de capitaux. Elle constitue ainsi un acteur essentiel de la lutte contre le blanchiment, l’évasion fiscale et le financement du terrorisme.

En 2014, la douane a saisi 64 millions d’euros au titre du manquement à l’obligation déclarative (MOD).

Le 26 septembre dernier, les douaniers de Port-Vendres avaient réalisé une saisie record de 1,9 million d’euros dans une berline contrôlée au péage du Perthus.

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12582-saisie-de-plus-de-300-000-e-en-especes-dissimules-dans-un-vehicule-

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NARCOTRAFICO (Puerto de Algeciras): intervenidas 48 toneladas de hachís

Se trata de la mayor incautación de droga en tránsito que se produce en España

Un agente con el perro que participó en la operación, junto a los fardos. / A. C. (EFE

Una cifra récord.

La Agencia Tributaria y la Guardia Civil han intervenido casi 48 toneladas de hachís que iban a ser introducidas en España a través del puerto de Algeciras (Cádiz) en dos camiones. Se trata de la mayor incautación de droga en tránsito que se produce en España, tal y como ha reconocido el delegado del Gobierno en Andalucía, Antonio Sanz. En esta « histórica » operación han sido detenidos los dos conductores de estos vehículos. En lo que va de año, se han intervenido en el Campo de Gibraltar 87 toneladas de hachís y 800 kilogramos de cocaína.

Los hechos ocurrieron el pasado viernes. Las sospechas se centraron en un camión procedente de Tánger (Marruecos) y que declaraba transportar material eléctrico. Al inspeccionar el vehículo con la ayuda de un perro detector de drogas, los agentes hallaron 22 cajones de dos metros de altura « herméticamente cerrados » y repletos de fardos, según la Guardia Civil. Estaban ocultos tras una pantalla de más de 60 cajas de cartón y dos embalajes de madera vacíos. En total, se hallaron 700 fardos con 24,2 toneladas de hachís. Posteriormente, los agentes localizaron otro camión de esta misma empresa que había salido del puerto mientras se inspeccionaba el primero. En este, se hallaron 23,6 toneladas de esta sustancia repartidas en casi 800 fardos.

Panorámica de los fardos de hachís intervenidos en el puerto de Algeciras. / guardia civil

Según los investigadores, la organización criminal había utilizado empresas pantalla para introducir la droga en España a través del puerto gaditano, que el año pasado registró un tráfico de un millón y medio de vehículos. Los agentes detuvieron a los dos conductores de los camiones, ambos de nacionalidad marroquí, por un delito contra la salud pública. « Se trata de unos resultados magníficos que demuestran el intenso trabajo que se está llevando a cabo en la lucha contra el narcotráfico, contra quienes lo dirigen », ha asegurado Sanz, quien ha recordado que desde 2014 se han desarticulado 126 organizaciones criminales dedicadas al narcotráfico en Andalucía. Sanz ha recordado que, en lo que va de año, la droga intervenida en la comunidad por Guardia Civil y la Agencia Tributaria suma 160 toneladas de hachís y 950 kilos de cocaína. No hay que olvidar que el 90% de las cerca de 250 toneladas de hachís que se incautan en España al año son decomisadas en Andalucía.

Cifras históricas como la de esta operación no se producían desde mayo del año pasado. Si esta investigación ha supuesto la mayor incautación de droga en tránsito que se produce en España, el Cuerpo Nacional de Policía incautó el año pasado en una nave del polígono industrial Torrecilla-Amargacena de Córdoba, de una manera aparentemente fortuita, el mayor alijo de hachís en España: 52 toneladas.

source: http://politica.elpais.com/politica/2015/07/02/actualidad/1435835005_538818.html

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ESPAGNE: quand des trafiquants larguent du haschich par hélicoptère

La Guardia Civil desarticula una organización criminal que introducía hachís utilizando helicópteros: detiene a 17 personas; el juez ha precisado apoyo de los radares militares para identificar los aparatos y las rutas seguidas por los sospechosos
Ver: http://www.economiadigital.es/es/notices/2015/02/macro-operacion-contra-el-narcotrafico-en-andalucia-66018.php
Un réseau de trafic de cannabis en provenance du Maroc comprenant sept Français, six Espagnols et deux Marocains a été démantelé. Source AFP

Publié le 15/10/2015 à 14:01 | Le Point.fr
La garde civile espagnole a démantelé un réseau de trafic de cannabis en provenance du Maroc.
La garde civile espagnole a démantelé un réseau de trafic de cannabis en provenance du Maroc.AFP

FRANCE (Bouches-du-Rhône): un trafic de cocaïne démantelé

Les enquêteurs du GIR ont interpellé huit personnes qui ont été mises en examen…Faits divers - Justice - Actualités - La coke était en stock à La Bédoule

M.P.Publié le 14.10.2015

Huit personnes ont été interpellées puis mises examen dans le cadre d’un trafic de cocaïne dans les Bouches-du-Rhône, rapporte La Provence. Au sein de ce trafic se trouvait un Corse qui se fournissait auprès d’un Marseillais, habitant près de la gare Saint Charles, et qui fournissait, à son tour, un autre Marseillais, déjà connu des services de police.

Malgré la prudence des trois hommes (ils changeaient notamment la carte SIM de leur téléphone portable toutes les deux semaines), les gendarmes de la brigade de recherche d’Aubagne et les policiers, gendarmes et douaniers du Groupe d’intervention régional ont réussi à remonter leurs pistes.

Lors de plusieurs perquisitions, ils ont trouvé 70 cartes SIM, 350 g de cocaïne, 120.000 euros mais aussi un petit arsenal de guerre : huit armes de poing et deux armes d’épaules dont un M16. Les enquêteurs ont également mis la main sur un précieux carnet de comptabilité.

http://www.20minutes.fr/marseille/1708759-20151014-bouches-rhone-trafic-cocaine-demantele

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FRANCE (Orly): les douaniers saisissent 13,5 kilos de cocaïne

Saisie de 13,5 kilos de cocaïne le 5 octobre 2015 à Orly.La cocaïne provenait de République dominicaine…

Saisie de 13,5 kilos de cocaïne le 5 octobre 2015 à Orly. – Douane française

A.Ch.

Les douaniers français ont saisi, lundi 5 octobre, près de 13,5 kg de cocaïne à l’aéroport d’Orly. La drogue était transportée par trois voyageurs en provenance de République dominicaine. Évaluée à plus de 860.000 euros, la cocaïne a été détectée lors du passage au contrôle de deux hommes et une femme arrivant à Paris par un vol en provenance de Saint-Domingue.
Valise à double fond

Lors du contrôle, le plus jeune des deux hommes a affirmé ne pas avoir de marchandises à déclarer et a affirmé que ses compagnons de voyage étaient sa femme et son oncle. Mais le passage des bagages aux rayons X a révélé des zones suspectes dans les valises : la fouille approfondie a permis de découvrir trois plaques de cocaïne compactée et enveloppée d’un film noir dans le double fond des trois valises. Chaque valise contenait environ 4,5 kg de cocaïne, soit près de 13,5 kg au total.

Agés de 30, 43 et 74 ans, les trois personnes ont été confiées à l’Office national de répression du trafic illicite de stupéfiants. Une information judiciaire a été ouverte par le Parquet de Créteil.

http://www.20minutes.fr/societe/1707071-20151012-orly-douaniers-saisissent-135-kilos-cocaine

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NARCOS: le trafic de cocaïne en Colombie résumé en une infographie

La série Narcos, lancée par Netflix fin août dernier, a remis en lumière l’essor sans précédent du trafic de cocaïne en Colombie, au moment de l’apogée du cartel de Medellin. Une infographie retrace son histoire en 10 chiffres clés. 

Narcos, dont on vous analysait le générique la semaine dernière, repose en grande partie sur des faits historiques. La série a pour ambition de dépeindre trafic de drogue colombien depuis l’avènement de Pablo Escobar, en évoquant aussi ses lourdes conséquences aux États-Unis.

Parfois, les chiffres sont plus parlants que les mots. Cette infographie détaillée revient sur les méthodes du cartel de Medellin. Fondé par Escobar, il a industrialisé le trafic de cocaïne, qui s’est alors exportée comme jamais dans son histoire. Fini les planques dans les cages à poisson, désormais les hélicos, les camions et les trains prennent le relais.

https://i0.wp.com/image.slidesharecdn.com/slidesharefinal-150914160219-lva1-app6892/95/cokenomics-le-cartel-de-medelln-7-638.jpg

En regardant ces chiffres, on comprend mieux l’importance de la lutte du gouvernement américain contre le trafic de drogue en Colombie. Entre 1974 et 1980, la consommation de cocaïne est passée de 5.4 millions à 22 millions aux États-Unis ! Le cartel de Medellin devient le premier employeur colombien, avec 750 000 employés : mieux qu’Apple ou Amazon de nos jours. Son big boss, Pablo Escobar, se classe même 7ème fortune mondiale par Forbes en 1989.

Plus de 20 ans après sa mort (le 2 décembre 1993), le fantôme de Pablo Escobar plane encore aux États-Unis, où 90% des billets présentent des traces de cocaïne.

SOURCE et voir plus: http://biiinge.konbini.com/series/narcos-trafic-cocaine-colombie-resume-infographie/

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ITALIA (Narcotrafico): Il re dei narcos Pasquale Claudio Locatelli: «Violati i miei diritti» E vuole un altro processo

Pasquale Claudio Locatelli, condannato a 26 anni per traffico internazionale di stupefacenti: mai avvisato del procedimento. Il suo avvocato: così può tornare libero

Nel 1994 l’inchiesta portò a maxi sequestri di cocaina anche su una flotta navale gestita da Locatelli Nel 1994 l’inchiesta portò a maxi sequestri di cocaina anche su una flotta navale gestita da Locatelli
Pasquale Claudio Locatelli
Pasquale Claudio Locatelli

«La condanna definitiva risale addirittura a giugno 2012 ma l’ordine di carcerazione è stato eseguito solo il 7 agosto di quest’anno, contestualmente all’estradizione dalla Spagna – scrive l’avvocato nella sua istanza -. In sostanza – aggiunge – durante tutto il procedimento penale il mio assistito è venuto a conoscenza solo della sentenza definitiva nell’ottobre 2012, quando ha ricevuto una notifica nel centro penitenziario spagnolo di Puerto Santamaria. Quel che chiediamo al tribunale di Milano è quindi un incidente di esecuzione sulla pena, che secondo noi va congelata con una rimessione in termini».

Altro passaggio tecnico per dire che l’imputato-già condannato dovrebbe avere il diritto a un nuovo processo. Ma non c’era un avvocato, anche solo d’ufficio, incaricato di seguire la posizione dell’imputato numero 1 nei tre gradi di giudizio? «Sì, erano arrivate alcune notifiche a un legale di fiducia – dice ancora l’avvocato Felici -. Ma nei fatti Pasquale Claudio Locatelli non ha mai avuto conoscenza di tutto il suo procedimento e non ha mai volontariamente rinunciato a comparire. Non è mai stato messo, quindi, nelle condizioni di scegliere se assistere, o meno, al processo a suo carico». La sentenza del 2012 ha dato il via libera, ad agosto, all’estradizione dalla Spagna.

user_17_mammagiallapLocatelli è oggi detenuto nel carcere di Viterbo. Ma se i giudici chiamati a decidere a Milano sull’incidente di esecuzione della pena dovessero dargli ragione, la sorpresa sarebbe di rilievo: «In Spagna il mio assistito ha già scontato tutto – spiega il legale -. Se dovesse venire meno l’ultima condanna e si andasse a un nuovo processo dovrebbe essere rimesso in libertà, non sussisterebbe nessuna esigenza cautelare, visto che parliamo di fatti parecchio distanti nel tempo». La sentenza della Cassazione si riferisce agli albori della carriera da narcotrafficante in Italia: fatti dal 1989 al 1992 (di mezzo un arresto con evasione), con contestazioni per circa una tonnellata di cocaina smerciata nel Nord Italia e anche all’estero, utilizzando una base operativa a Milano.

DOUANE FRANCAISE: à Roissy…le malaise continue. Pourquoi ne pas entendre Joseph Le Louarn?

FRANCE (narcotrafic aérien): un douanier placé en garde à vue pour importation de cocaïne

Publié: 13 octobre 2015

 

Trafic de cocaïne. Un fonctionnaire des douanes est soupçonné d’avoir été une pièce maîtresse d’un réseau de trafiquants de cocaïne entre la République Dominicaine et la France. Il vient d’être arrêté.

lire sur FRANCE (narcotrafic aérien): un douanier placé en garde à vue pour importation de cocaïne

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L’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre
À l’aéroport de Roissy, des douaniers subtilisaient des valises d’argent depuis 1997. ©

archives maxppp

L’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre

Principale révélation choc : c’est peut-être depuis… quinze ans, voire vingt, que les douaniers de la BSE, chargés de contrôler les bagages des voyageurs à l’embarquement, volaient l’argent envoyé aux cartels sud-américains par les mafieux européens pour rémunérer les envois de drogue.

lire sur http://www.sudouest.fr/2015/04/12/l-enquete-tronquee-sur-les-ripoux-de-la-douane-1889033-4697.php

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Douaniers ripoux de Roissy: qui a trempé dans la magouille ?

Bobigny – Jusqu’où remontera l’enquête sur les douaniers « ripoux » de Roissy ‘ Deux ans après l’arrestation de sept agents accusés d’avoir volé des millions d’euros dans les valises de trafiquants de drogue, l’instruction semble patiner, face à l’omerta qui entoure ce dossier sans précédent………

…………..En comptant sur le témoignage d’une éphémère responsable des surveillances à Roissy, aujourd’hui en poste à Nantes, qui s’était à l’époque opposée aux fouilles en l’absence des passagers. Aujourd’hui, « elle a toute l’image de la douane sur son dos« , assure l’un des ex-douaniers.

Apportera-t-elle des éléments compromettants aux enquêteurs, qui ont reçu récemment une lettre anonyme documentée sur l’implication de certains gradés ‘ « Il faut que les anciens responsables des douaniers soient entendus« , pour « faire la lumière sur les responsabilités situées plus haut« , plaide Me Goldman.

« Soit la hiérarchie des douanes savait et n’a rien dit, car ça l’arrangeait. Soit elle ne savait pas et elle est incompétente« , estime la source proche du dossier. Avant d’ironiser: « les douanes ne sont pas réputées pour leur incompétence« .

LIRE sur http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/douaniers-ripoux-de-roissy-qui-a-trempe-dans-la-magouille_1631796.html

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« Il faut que les anciens responsables des douaniers soient entendus« 

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Joseph Le Louarn, ex DI de Roissy, ex DI DNRED, devrait pouvoir apporter des informations sur le fonctionnement de la douane française à Roissy.

L’a-t-on seulement questionné?

Mais, obtenir la vérité d’un tel menteur sera difficile!

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