Après la saisie d’une cargaison de plus de 200 kilos de cocaïne, l’opposition libérienne accuse le gouvernement de dissimulation d’informations et appelle à une enquête internationale indépendante. Les autorités sont soupçonnées de corruption, et de tenter de protéger de hauts responsables impliqués dans le trafic de drogue.
Le président du Liberia, Joseph Boakai, à Accra, au Ghana, le 18 juin 2026. PHOTO FRANCIS KOKOROKO/REUTERS
C’est une “indignation générale” qui s’empare du Liberia depuis la saisie d’une cargaison de cocaïne d’une valeur estimée à 19 millions de dollars (16,6 millions d’euros), constate l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), une ONG américaine soutenant le journalisme d’investigation.
Le 8 juin, six conteneurs de marchandises préparés pour être exportés par la compagnie Brussels Airlines attirent l’attention du personnel de sécurité de l’aéroport international de Monrovia-Roberts, qui découvre 198 plaques représentant une quantité de 237,6 kilos de cocaïne. L’Agence libérienne de lutte contre la drogue se félicite alors d’avoir réalisé “l’une des plus importantes interceptions de stupéfiants de ces dernières années”, qui “témoigne de l’efficacité des réformes en cours”.
Cependant, devant un manque de transparence et alors que les premières inculpations ont tardé, la réponse des autorités a fait polémique, le gouvernement et des responsables de l’administration du président libérien, Joseph Boakai, étant accusés de manipuler l’enquête afin de protéger des personnalités politiques de haut rang.
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Source :Courrier international
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