MADAGASCAR 🇲🇬 (Trafic de cocaïne à Nosy-Be) : des gendarmes impliqués et incarcérés

Sept gendarmes, dont deux officiers, ont été placés en détention provisoire à la prison de haute sécurité de Tsiafahy. Ils sont accusés d’avoir détourné une importante quantité de cocaïne saisie à Nosy-Be.

Une enquête qui remonte aux plus hauts gradés

L’enquête judiciaire, menée par le Pôle Anti-Corruption (PAC), a débuté par une série d’auditions intenses. Démarrées lundi après-midi, elles se sont prolongées jusqu’à l’aube du mardi 11 mars. Parmi les personnes mises en cause figurent le commandant de compagnie de Nosy-Be et le commandant de brigade de Dzamandzar. Ces derniers font face à de lourdes accusations, notamment corruption, association de malfaiteurs et blanchiment d’argent.

D’autres gendarmes sont également poursuivis pour abus de fonction, détournement de drogues saisies et trafic de stupéfiants. Afin d’éviter toute interférence avec la justice, le magistrat en charge du dossier a ordonné leur placement à Tsiafahy, un centre de détention très sécurisé.

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DNRED 🇫🇷 (opérations anti-stups internationales 🇪🇺 🇬🇮 🇪🇸 🇹🇷 🇮🇹 🇬🇹 🇧🇪🇨🇭🇩🇯 🇬🇧 🇨🇦 🇨🇴🇱🇮 🇳🇱 🇵🇹 🇻🇪 🇺🇸 🇪🇬): le regard de Jean-Henri Hoguet, ancien patron de la DNRED (1987-1991), qui a « recruté » Marc Fiévet.

Sans fioritures:

Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.

Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?

Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.


Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?

Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.

L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.


Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…

C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.


Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?

En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?


Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?

Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.

Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.

Par David Servenay

Dans la peau d’un narco infiltré au cœur de la mafia de Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc

Au service de l’État à travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan

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GUINÉE 🇬🇳 (Saisie de cocaïne dans un véhicule diplomatique) : Freetown 🇸🇱 dépêche une délégation à Conakry

Une délégation ministérielle sierra-léonaise séjourne actuellement à Conakry dans le cadre de l’enquête sur la saisie de valises suspectées de contenir de la cocaïne dans un véhicule diplomatique léonais, a-t-on appris de sources officielles ce samedi 8 février 2025.

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GUINÉE 🇬🇳 (Conakry) : ouverture du procès de neuf présumés trafiquants après une saisie de 200 kilos de cocaïne

Conakry – Le mardi 28 janvier 2025, le tribunal de première instance de Mafanco a ouvert les audiences criminelles contre neuf individus poursuivis pour trafic de drogue. Ces prévenus, parmi lesquels des Guinéens et des étrangers, sont accusés d’être impliqués dans une série de saisies de cocaïne, notamment à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, où près de 200 kg de drogue ont été interceptés en 2024.

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MAROC 🇲🇦 (El Guerguerat) : saisie de plus de 37 kilos de cocaïne

L’opération de contrôle aux frontières et la fouille, menée à l’aide de chiens renifleurs, ont permis la saisie de cargaisons de drogue soigneusement dissimulées dans les moteurs de deux camions de transport international de marchandise, portant des plaques d’immatriculation marocaines, en provenance d’un pays d’Afrique subsaharienne, ainsi que l’interpellation de leurs deux chauffeurs, âgés respectivement de 24 et 47 ans.

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MAROC 🇲🇦 (Marrakech) : les agents de la DGSN ont tapé 9 tonnes 800 de haschich

Six personnes arrêtées avec la saisie d’un véhicule avec des fausses plaques d’immatriculation et deux canots pneumatiques.

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GUINÉE-BISSAU 🇬🇼 : 17 ans de prison pour les narcos de l'<Air cocaine> de Guinée-Bissau

Le Tribunal criminel de Bissau a condamné à 17 ans de prison les cinq membres d’équipage de l’avion saisi à l’aéroport international Osvaldo Vieira. L’annonce a été faite par la Police judiciaire (PJ) bissau-guinéenne, le lundi 6 janvier 2025, à travers un communiqué.

Cet avion avait été saisi le 7 septembre 2024 avec 2,6 tonnes de cocaïne, une quantité record, d’après les autorités de Bissau. La saisie de la drogue et de l’appareil avait été réalisée à travers une opération commando baptisée « Atterrissage » menée par la PJ, rappelle le communiqué.

Selon la PJ, cette initiative à succès traduit l’efficacité de la coopération entre elle et des agences internationales telles que la DEA (département américain de lutte contre la drogue), le MAOC (Centre d’analyse et d’opérations sur le trafic de drogue) et INTERPOL (Organisation internationale de police criminelle).

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CAP-VERT 🇨🇻 : interception d’un bateau de pêche, en provenance du Brésil, lesté avec 1.600 kilos de coke

Sur indications fournies par le MAOC-n , un bateau de pêche transportant 1,6 tonne de cocaïne a été intercepté dans la zone économique exclusive du Cap-Vert.

Six Brésiliens se trouvaient à bord du navire.

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TUNISIE 🇹🇳 (El Haouaria) : saisie de cannabis et de pièces de monnaie antiques par les gardes nationaux,

Un individu impliqué dans le trafic de drogue à El Haouaria, dans le gouvernorat de Nabeul, a été arrêté par les gardes nationaux, indique, dimanche, la Direction régionale de la Garde nationale.
Quelque 93 plaquettes de résine de cannabis et 13 pièces de monnaie antiques ainsi qu’une importante somme d’argent ont été saisis lors de cette opération.

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MADAGASCAR 🇲🇬 (Morondava) : bien informés, les gendarmes saisissent un quantité importante de ‘cannabis indica’ et arrêtent un homme

Hier, tôt le matin, les Forces de gendarmerie ont découvert une cabane remplie de cannabis. À l’intérieur, les éléments du groupement de la Gendarmerie nationale de la région Menabe ont mis la main sur quinze sacs en polyéthylène tissé, renfermant des centaines de kilogrammes de chanvre indien.

Le propriétaire, identifié comme un trafiquant à la tête d’une filière, gravitait autour d’activités frauduleuses et illégales liées à la production, au transport et au commerce de drogue. Son produit serait écoulé principalement sur le marché noir à Morondava, bien que d’autres destinations soient également évoquées. Des revendeurs et des consommateurs font partie des maillons de ce réseau.

Ce coup de filet a eu lieu dans la localité d’Ambalanomby, à Morondava.

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EUROPE 🇪🇺 (le trafic maritime illicite) : c’est quoi le SEACOP ?

En exclusivité, l’interview de Dominique Bucas, directeur de Seacop par Victor Mendez Sanguos de Narcodiario (première partie)

Victor Mendez Sanguos de Narcodiario

SEACOP vise à contribuer à la lutte contre le trafic maritime illicite et les réseaux criminels associés sur l’axe transatlantique, dans le respect des droits de l’Homme.

Expliquez-nous, de manière générale, quel est le rôle de Seacop ?

Elle a été fondée en 2010 pour lutter contre le trafic international de cocaïne. Cela a commencé en Afrique de l’Ouest. Dès lors, en différentes phases, le projet a traversé les Caraïbes et atteint l’Amérique. Nous couvrons 30 pays très divers. Nous avons le Brésil et la Gambie, nous avons la Colombie… Il faut d’abord voir de quoi il s’agit. S’il s’agit du trafic de drogue, notamment de cocaïne, s’il s’agit, ces derniers temps, du trafic de bois…, mais derrière tout cela, il y a beaucoup de variables. Comment les drogues sont transportées, qui les manipule, quels sont les itinéraires, les changements et les tendances. Nous les avons vu opérer dans différents pays des deux côtés de l’Atlantique. Il y a une « fashion week » du trafic de drogue et chacun doit être conscient de l’image globale pour pouvoir apporter une réponse adaptée. Il y a des choses qui marchent et d’autres qui ne marchent pas. La première chose est de partager les connaissances. La deuxième tâche de Seacop est de créer des équipes de renseignement maritime sur l’immatriculation des navires. La Colombie le sait, le Brésil le sait, mais d’autres pays ne le savent pas, et nous devons leur apprendre, par exemple, à inspecter un bateau. C’est super compliqué. Même sur un petit voilier, il y a des cachettes où se cache la cocaïne. Cela s’enseigne, cela se partage entre les pays. Comment faire du profilage. Comment allons-nous savoir qu’un navire est suspect ? Il faut mélanger les informations, il faut réfléchir. Il faut avoir le nez du policier ou du douanier, qui comprend qu’un itinéraire puisse être étrange, par exemple pour un bateau de pêche. Nous avons un noyau qui lui est dédié. Nous formons également des formateurs, afin qu’à l’avenir, les collaborateurs locaux puissent former leurs propres collègues ou ceux des pays voisins, dans une perspective de durabilité. Et la troisième chose que nous faisons est de gérer les opérations. Nous n’avons pas la capacité juridique d’intervenir, mais nous avons la capacité d’organiser le processus, d’unir certains pays avec d’autres, de mener une opération dans laquelle ils échangeront des informations, se rencontreront et obtiendront des renseignements opérationnels.

Nous disposons de bons renseignements, mais pas des moyens de faire le job derrière.. Nous devons donc tout planifier pour faire le meilleur travail possible.

Quelle est la principale menace à la sécurité dans l’Atlantique ?

La principale menace dans l’Atlantique est le trafic de cocaïne, mais je ferai deux nuances. Le premier est le flux habituel de l’Amérique vers l’Europe, en passant par l’Afrique. La circulation n’est pas toujours directe. 60 à 70 pour cent des trafics illicites documentés transitent par l’Afrique et ne peuvent être contrôlés faute de moyens. Cela donne aux dirigeants du narco-business une plus grande possibilité d’ouvrir la gamme, d’effectuer des transferts et de modifier la chaîne de transport. La première nuance concerne le trafic de cocaïne d’Ouest en Est qui peut emprunter différentes routes. Deuxièmement, inversez le trafic. Aujourd’hui, on sait qu’il existe un trafic de haschisch de l’Afrique vers l’Amérique et un échange contre de la cocaïne, car le prix à l’origine est le même. Ce trafic inversé inclut aussi les précurseurs, ainsi que le trafic de tabac, qui constitue un outil très intéressant pour les trafiquants de drogue afin de blanchir leurs avoirs. La troisième nuance est qu’aujourd’hui, et elle est liée à la deuxième, il existe d’autres trafics. Le trafic de bois par exemple, qui ne va pas vers l’Europe, mais majoritairement vers la Chine. C’est très douloureux pour les pays d’Amérique. Chaque année en Colombie, la superficie équivalente à Bogotá est déboisée. C’est énorme. C’est un trafic contre l’environnement. A cela, il faut ajouter le trafic d’êtres humains, de ressources naturelles, d’armes… Le trafic de cocaïne reste la principale menace, mais il est désormais mêlé aux autres trafics et routes.

« 60 à 70 pour cent des trafics illicites documentés transitent par l’Afrique et ne peuvent être contrôlés faute de moyens »

Les saisies ont diminué en 2024 d’environ 40 pour cent par rapport à 2023, où tous les records avaient été battus, si l’on parle de cocaïne, mais le prix reste stable. Qu’en pensez-vous ?

Je voudrais répondre que l’évaluation est positive, mais, d’abord, il reste quelques mois avant la fin de l’année. Pendant la période des ouragans, au moins dans les Caraïbes, il y a moins de transports en raison de ce risque. Nous verrons ce qui se passera d’ici décembre. En revanche, des saisies importantes ont eu lieu. Au Portugal, par exemple. En France aussi, 10 tonnes ont été saisies dans les Caraïbes, en Guyane il y en a eu deux importantes… Il y a aussi des petites saisies. Cela m’amène à deux conclusions. La première, c’est qu’il existe des bandes très solides qui font de belles expéditions. Et bien sûr, on ne peut pas tout saisir. De gros arrivages y transitent. Il y a une augmentation des quantités en gros et une diversification, pour une multitude de raisons, des expéditions en petites quantités. Il est possible que les chiffres diminuent, mais nous attendrons la fin de l’année. Il faut aussi voir que la qualité du produit augmente, avec le même kilo de cocaïne on peut faire plus de doses.

« Il existe une route de trafic de haschisch vers l’Amérique et un échange contre de la cocaïne, car le prix est le même »

Il existe de petits ports, comme celui de Marín, à Pontevedra, où il n’y a même pas de scanner de surface. Les trafiquants de drogue parient-ils sur eux ?

C’est une image que j’aime utiliser. Lorsque vous allez aux toilettes et que vous pressez le savon avec une main mouillée, le savon s’échappe. Même si vous avez beaucoup de force dans votre main, elle sautera ailleurs. C’est ce qui arrive avec la drogue. Nous avons besoin d’une coopération importante à saisir à deux mains. Le trafiquant de drogue, s’il voit une meilleure affaire, pariera là-dessus. Si demain il leur est plus intéressant de vendre des zamburiñas galiciennes, ils le feront. De plus, ils y vont facilement. Là où il y a un écart, ils y vont. Et les petits ports sont pour eux une opportunité. C’est très sûr. Lorsqu’il n’y a pas de surveillance, il est plus facile de faire sortir les stupéfiants. Les saisies se multiplient en Galice, en France, au Havre, ou dans d’autres ports et même si les cargaisons sont de plus faible tonnage, le marché est approvisionné.

Bucas, lors d’une opération – Narcodiario

Passons à l’Amérique du Sud. Quels sont les points qui vous préoccupent le plus ?

À l’heure actuelle, l’endroit le plus délicat est l’Équateur. J’ai eu la chance d’y mener un projet de décembre à juin. En Colombie, les mesures de sécurité se sont renforcées et les trafiquants de drogue parient sur la porte à côté, où règne un système parfaitement chaotique pour faire leurs affaires. Il y a une faiblesse importante. Le trafiquant de drogue cherche un vecteur de transport, et s’il existe une activité légale, il réussit bien. S’il n’y a pas d’affaires légales, vous ne pouvez pas cacher la marchandise. Ils se débrouillent très bien avec les bananes, 5 000 conteneurs de bananes par semaine quittent l’Équateur. C’est énorme. Une autre raison est son économie, qui est dollarisée, ce qui facilite l’échange de marchandises contre de l’argent. C’est le pays d’exportation le plus important. Deuxièmement, il faut être prudent avec le Suriname et la Guyane, qui sont des portes d’entrée vers l’Europe, pour deux raisons. L’une est bien sûr la jungle, car elle est impossible à surveiller, dans la zone frontalière avec le Venezuela. Le système politique du Suriname est très compliqué, et ces deux pays connaissent une croissance brutale de leur PIB à cause du pétrole. Donc, il y a des casinos, des investissements, ils sont très bons pour blanchir de l’argent. Aujourd’hui, l’Équateur, le Suriname et la Guyane, et demain, je crains que le Pérou ne devienne également un exportateur de cocaïne. Elle est déjà productrice et il faut surveiller de près le port de Chancay, en cours de construction par la Chine.

 » Je crains que le Pérou ne devienne un exportateur majeur de cocaïne grâce au nouveau port de Chancay que les Chinois sont en train de construire. »

La dynamique dans la région peut beaucoup changer en raison des liens avec ce pays et de l’importance du trafic maritime légal qui le traversera.

« L’Équateur exporte 5 000 conteneurs de bananes par semaine. « C’est parfait pour les trafiquants de drogue. »

Quelle est l’importance de l’Espagne dans Seacop ?

Seacop est un projet destiné aux pays d’origine et nous ne formons pas les pays de l’UE, mais nous travaillons beaucoup avec l’Espagne. Mon coordinateur pour l’Amérique est un policier espagnol (Alfredo Díaz) et nous travaillons main dans la main avec le parquet espagnol de Madrid. De là, ils gèrent le réseau ibéro-américain de procureurs, il y a une grande relation. Nous avons un réseau de formateurs de la police espagnole qui viennent former nos équipes et nous créons des liens. Ces jours-ci, je suis à Carthagène (Colombie) pour le lancement de l’initiative GRES-PORTS (Groupe d’intervention spécial-Ports), et viendront le procureur spécialisé de Valence et le responsable de l’initiative Empact, tous deux espagnols. Nous avons un excellent lien avec l’Espagne. Nous constatons que l’Espagne et la Galice continuent d’être des entrées très importantes pour approvisionner le marché européen.

Pouvez-vous expliquer les raisons ?

Il existe de nombreuses entrées de cargaisons de cocaïne en Espagne car il existe en Galice une certaine tradition consistant à gagner de l’argent avec des choses qui ne sont pas légales. De plus, la structure du littoral facilite l’entrée de marchandises illégales. Le trafic de cocaïne en provenance d’Afrique passe par les côtes, c’est une autre raison. La troisième raison est l’augmentation de la surveillance dans les ports du nord, qui entraîne une diversification des routes. Une raison de tradition, une raison d’itinéraire et une raison de diversification. De plus, des bateaux rapides relient désormais la Galice à l’Afrique. Ces bateaux semi-rigides à moteur hors-bord ont été retrouvés à trois reprises au Sénégal. Ils sont capables d’aller très loin pour effectuer le fameux transfert des navires qui traversent l’Atlantique, chargent les marchandises et remontent jusqu’en Galice, par exemple.

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Bucas, durante la entrevista / Narcodiario

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BRÉSIL 🇧🇷 (EUROPOL) : 16 suspects ont été arrêtés dans le cadre d’une opération internationale contre un groupe criminel organisé qui trafiquait de la cocaïne entre le Brésil et l’Europe

Le chef du gang, un ressortissant serbe résidant au Brésil, figure parmi les personnes arrêtées.

L’enquête, menée dans le cadre de l’Operational Taskforce (OTF) « Balkan Cartel » d’Europol, est le fruit d’une collaboration entre les autorités chargées de l’application de la loi des deux côtés de l’océan Atlantique. Au cours de la dernière année et demie, les autorités impliquées ont travaillé sans relâche pour recueillir des renseignements et coordonner les activités opérationnelles. Le groupe criminel ciblé, connu pour son réseau complexe s’étendant des deux côtés de l’Atlantique, était impliqué dans le trafic à grande échelle de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud vers diverses destinations européennes.

Aux premières heures du 5 octobre, une série de raids ont été menés à différents endroits au Brésil (São Paulo, Ceará, Paraná, Rio Grande do Norte et Santa Catarina). En conséquence, 16 suspects ont été arrêtés, dont plusieurs avaient des liens avec l’organisation criminelle « Primeiro Comando da Capital ». Le chef serbe était l’une des cibles les plus importantes de l’OTF Balkan Cartel d’Europol en raison de son rôle dans l’organisation de nombreuses expéditions de drogue entre les continents.

Les enquêteurs brésiliens ont pu relier ce gang criminel à deux récentes saisies de cocaïne : une de 5,7 tonnes de cocaïne à bord d’un bateau de pêche au Cap-Vert en avril 2022, et une seconde de 1,3 tonne de cocaïne à bord d’un bateau de pêche à Fortaleza, au Brésil, en août 2022.

Au total, 12 suspects – 10 ressortissants brésiliens et 2 ressortissants monténégrins – avaient été arrêtés à ces deux occasions.

L’enquête a été menée en grande partie au sein de l’OTF Balkan Cartel d’Europol, Europol fournissant des informations et des analyses continues pour soutenir les enquêteurs de terrain au Brésil et les agences impliquées dans l’opération. Les preuves recueillies lors des raids seront désormais analysées pour identifier de nouvelles pistes d’enquête qui pourront être développées plus avant au sein de l’Operational Taskforce, qui comprend les autorités chargées de l’application de la loi de 11 pays.

Les autorités suivantes ont participé à l’enquête :

Brésil : Police fédérale (Polícia Federal), Marine brésilienne (Marinha do Brasil)

Cap-Vert : Police nationale (Policia Nacional)

Serbie : Direction de la police criminelle (Управа криминалистичке полиције)

Royaume-Uni : National Crime Agency (NCA)

États-Unis : US Drug Enforcement Administration (US DEA)

Europol • MAOC-N

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UNITED KINGDOM 🇬🇧 (Southwark Crown Court) : four men sentenced and 1.5 tonnes of cannabis seized in NCA sting operation

A group of men from south east England have been sentenced for importing 1,500 kilos of cannabis from Ghana to the UK hidden in sacks of Gari powder.

An extensive National Crime Agency (NCA) investigation linked the men to the drugs haul after it was discovered inside a shipping container at Tilbury Docks, Essex.

Daniel Yeboah, 54, Kristoffen Baidoo, 48, Kwaku Bonsu, 52, all from London, and Edward Adjei, 48, from Grays, were found guilty of importing the class B drug following a three-week trial at Southwark Crown Court last month.

The container arrived at Tilbury Docks from Ghana on 19 December 2019, and intelligence obtained by the NCA and the Ghanaian Narcotics Control Commission suggested it contained drugs. 

NCA and Border Force officers searched the container and found 2,335 packages of herbal cannabis hidden inside white hessian sacks of Gari powder.

The cannabis, that weighed 1.5 tonnes, was removed from the sacks and replaced with dummy packages.

NCA officers estimate the street value of the drugs would have been approximately £4.3 million.

 Daniel Yeboah, Kristoffen Baidoo, Kwaku Bonsu, and Edward Adjei

Pictured: Daniel Yeboah, Kristoffen Baidoo, Kwaku Bonsu, and Edward Adjei

On the morning of 13 January 2020, the container filled with dummy packages travelled from Tilbury Docks on the back of a lorry to an industrial yard in north London under the watch of NCA officers.

It was met by Yeboah who signed the delivery note using a fake signature and a worker at the yard removed the container’s seal with an angle grinder.

Bonsu was observed by NCA officers circling round the industrial yard in his car before taking photographs of the container using his mobile phone, and Adjei was spotted dropping Baidoo off at the yard. 

Seemingly realising the drugs were missing, they all then fled the site in different cars, abandoning the load shortly after the container was opened.

As the men left the area, NCA officers were in tow, and all were arrested later that day – Yeboah and Adjei in Homerton, Baidoo in Stratford and Bonsu in Edmonton. 

Officers found a 10-tonne hydraulic press, often used for compressing drugs, at Baidoo’s address and seized a number of devices from the men, including mobile phones and dash cams from their vehicles.

Footage downloaded from the dash cam in Adjei’s Toyota picked up his phone calls to Baidoo and Yeboah shortly after the container arrived at the yard.

During a call with Yeboah, he said, “my brother, be a little watchful. It is all a little dodgy.”

Yeboah was also picked up on later calls telling Adjei, “I don’t think the food [drugs] is in it” and “there was Gari inside, they have removed most of the Gari. The people are thieves.”

Text messages and e-mails found on Baidoo’s mobile phone uncovered his plot to take delivery of the drugs at the yard, which he had rented under a fake name to disguise his identity.

It was also evidenced that a bank account belonging to Bonsu made multiple payments to a shipping company for the container to be delivered from Tilbury Docks to the north London yard.

All four men were sentenced at Southwark Crown Court today (18 October).

Yeboah was jailed for five years, and Adjei for four years.

Baidoo failed to appear at last month’s trial, and Bonsu fled the jurisdiction prior to sentencing. Both men were sentenced in their absence – Baidoo received 10 years, and Bonsu seven years.

Work is ongoing to locate the pair and return them to custody to serve their sentences.

NCA senior investigating officer Saju Sasikumar said: “These men used their international contacts to import a huge amount of cannabis into the country.

“Its onward supply in the UK would have had a catastrophic impact on our communities, fuelling violence and exploitation through county lines drug dealing. 

“Today’s result demonstrates the NCA’s commitment to targeting organised criminals operating at the top of the drug supply chain and ensuring they are put before the courts. »

18 October 2024

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MAROC 🇲🇦 (Tanger) : arrestation de Fabio Fernandes Snatos Loureiro, l’un des fugitifs d’une prison de Lisbonne 🇵🇹

Fábio Loureiro a été arrêté, hier, à 22 heures, à Tanger, par les autorités marocaines, avec la collaboration des autorités espagnoles.

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MAROC 🇲🇦 (Safi) : saisie de 8.112 kilos de chira

Samedi 21 septembre, une opération de trafic international de 8 tonnes et 112 kg de chira, via le port de Safi a été interrompue. Interpellation de 21 individus, âgés entre 24 et 48 ans, et saisie de barils contenant 1.160 litres d’essence.

SOURCE et PLUS

ESPAGNE 🇪🇸 (embouchure du Guadalquivir) : la Guardia civil interrompt une livraison de 5 tonnes 400 de cannabis

Quatre personnes ont été arrêtées, deux sur le bateau et deux autres dans l’eau, après avoir tenté d’introduire une cargaison de 5 400 kilos de haschisch par l’embouchure du Guadalquivir.

Plus en Castillan

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ROYAUME UNI 🇬🇧 (NCA) : un groupe d’hommes du sud-est de l’Angleterre a été reconnu coupable d’avoir introduit en contrebande 1 500 kilos de cannabis du Ghana cachés dans des sacs de farine de manioc

Four guilty of 1.5 tonne cannabis importation after NCA sting operation

Cannabis 1Their convictions follow a National Crime Agency (NCA) investigation that led to NCA and Border Force officers discovering the drugs haul inside a shipping container at Tilbury Docks, Essex.

Daniel Yeboah, 54, Kristoffen Baidoo, 48, Kwaku Bonsu, 52, all from London, and Edward Adjei, 48, from Grays, were found guilty by a jury today (3 September) after a three-week trial at Southwark Crown Court.

Baidoo failed to appear at the trial, but was tried and found guilty in his absence. 

All four men will be sentenced on 18 October. 

The container arrived at Tilbury Docks from Ghana on 19 December 2019 where it was held before continuing its journey to London.

Intelligence obtained by the NCA and the Ghanaian Narcotics Control Commission suggested it contained drugs. 

Tilbury Cannabis custody images

Pictured: Edward Adjei, Kwaku Bonsu and Kristoffen Baidoo

A search confirmed that 2,335 packages of herbal cannabis weighing a combined 1.5 tonnes were hidden inside white hessian sacks of Gari powder.

NCA officers estimate the street value of the drugs would have been approximately £4.3 million.

The drugs were seized from the sacks and replaced with dummy packages.

On the morning of 13 January 2020, the container travelled from Tilbury Docks on the back of a lorry to an industrial yard in north London under the watch of NCA officers.

It was met by Yeboah who signed the delivery note using a fake signature and a worker at the yard removed the container seal with an angle grinder.

Bonsu was observed by NCA officers circling round the industrial yard in his car before taking photographs of the container using his mobile phone, and Adjei was spotted dropping Baidoo off at the yard. 

Cannabis 2Seemingly realising the drugs were missing, they all then fled the site in different cars, abandoning the load shortly after the container was opened.

As the men left the area, NCA officers were in tow, and all were arrested later that day – Yeboah and Adjei in Homerton, Baidoo in Stratford and Bonsu in Edmonton. 

Officers found a 10-tonne hydraulic press, often used for compressing drugs, at Baidoo’s address and seized a number of devices from the men, including mobile phones and dash cams from their vehicles.

Footage downloaded from the dash cam in Adjei’s Toyota picked up his phone calls to Baidoo and Yeboah shortly after the container arrived at the yard.

During a call with Yeboah, he said, “my brother, be a little watchful. It is all a little dodgy.”

Yeboah was also picked up on later calls telling Adjei, “I don’t think the food [drugs] is in it” and “there was Gari inside, they have removed most of the Gari. The people are thieves.”

Text messages and e-mails found on Baidoo’s mobile phone uncovered his plot to take delivery of the drugs at the yard, which he had rented under a fake name to disguise his identity.

It was also evidenced that a bank account belonging to Bonsu made multiple payments to a shipping company for the container to be delivered from Tilbury Docks to the north London yard.

NCA senior investigating officer Saju Sasikumar said: “Today’s result is testament to the joint international work between the NCA and the Ghanaian Narcotics Control Commission to intercept the drugs shipment, and the tireless efforts of our officers to identify the criminal group behind its importation. 

“Had this huge haul of cannabis reached the UK supply chain, it would have fuelled exploitation through county lines activity as well serious violence and knife crime.

“Putting these harmful criminal groups before the courts and dismantling their illegal operations is a key part of the NCA’s mission to protect the public from serious and organised crime.”

04 September 2024

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FRANCE 🇫🇷 (BSE de Roissy-CDG) : environ 2,4 millions d’euros saisis par les douaniers

Deux hommes, âgés de 32 et 39 ans, en provenance d’Alger et de nationalité algérienne, en partance pour Istanbul ont été interpellés par les douaniers de la brigade de surveillance extérieure (BSE). Après le contrôle de leurs valises, les douaniers ont trouvé environ 2,4 millions d’euros en liquide, dont une partie en Francs suisses.

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MAROC 🇲🇦 (Bab Sebta) : les douaniers font le malheur d’un MRE

Des éléments de la douane et de la police au point de passage de Bab Sebta ont mis en échec, samedi soir, une tentative de trafic de 22 kilos de résine de cannabis dissimulés dans un double fond situé au niveau de l’emplacement de la roue de secours d’un véhicule immatriculé au Maroc et conduit par un Marocain résidant à l’étranger (MRE), titulaire d’un passeport français

source.

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EURO-CRIME 🇪🇺 : décryptage des tendances criminelles

Rapport Europol 2024 : une menace croissante des réseaux criminels en France  Le dernier rapport d’Europol analyse l’action des 821 réseaux criminels les plus dangereux en Europe.
Pour pouvoir en savoir davantage : Que nous apprend le dernier rapport d’Europol sur les réseaux criminels en France ?
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Crim’HALT sur RTL : « Jour J » décrypte le trafic de drogues en France Après la publication du rapport parlementaire sur le narcotrafic en France, Flavie Flament a choisi d’inviter Étienne Girard, journaliste et auteur de l’article « Ces quartiers gouvernés par les dealers« . Elle accueille également Fabrice Rizzoli, docteur en sciences politiques et président de l’association Crim’HALT, pour analyser les mécanismes et l’impact du trafic de drogues en France.Écoutez cet échange captivant en cliquant ici.
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  Europe et crime organisé : l’intervention de Crim’HALT au festival international de l’antimafia  Le 12 avril 2024, la deuxième édition du « Festival Internazionale dell’Antimafia » à Milan a réuni des experts pour discuter de la mafia en Europe. Fabrice Rizzoli de Crim’HALT a partagé son expertise sur l’infiltration criminelle dans l’économie légale. L’avocat Andrea Mattarella a, quant à lui, souligné les lacunes juridiques qui favorisent les mafias.
Pour en savoir davantage, sur l’intervention de Crim’HALT :
 
Retour sur la seconde édition du festival international antimafia de Milan 
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Depuis un an, Crim’HALT participe au projet européen de recherche RINSE (Research and Information Sharing on freezing and confiscation orders in European Union), piloté par l’Université de Naples-Caserta et financé par la DG Justice de la commission européenne. L’objectif est d’améliorer les pratiques de saisie et confiscation des biens criminels et de favoriser la reconnaissance mutuelle des confiscations. « CONFISQUÉ » est une série de podcasts où Fabrice Rizzoli discute avec des professionnels de la justice sur les moyens d’améliorer ces pratiques. Après avoir donné la parole à deux magistrats de Marseille et à un juge d’instruction belge, nous nous rendons en Corse pour donner la parole à Jérôme Mondoloni, membre du collectif antimafia Maxime Susini et rédacteur des amendements qui ont rendu obligatoire la confiscation des avoirs criminels en France.

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Et pourtant, tout va très bien dans ce monde, hyper-protégé, des paradis fiscaux par nos dirigeants eux-mêmes. Chercher l’erreur!

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