SENEGAL 🇸🇳 (Forêt du village de Thioyéne Hamady Malla) : saisie de 100 kilos de chanvre indien par les agents de l’OCRTIS de Kaolack

C’est PressAfrik qui nous signale que les agents de l’OCRTIS de Kaoalck (Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants) ont mis la main sur une cargaison de 100 kilos de chanvre indien dans la région de Kaolack.

Les agents de l’OCRTIS ont aussi réussi à appréhender deux personnes identifiées comme S. Ba, surnommé Moussa, un cultivateur, et A. Sow, un berger. Ces deux suspects ont été pris en flagrant délit avec quatre colis renfermant 100 kilos de chanvre indien.

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TURQUIE 🇹🇷 (mer noire) : les douaniers turcs saisissent 150 kilos de cocaïne

C’est sur le cargo « Phoenican M », battant pavillon de Panamá, qui avait chargé du charbon au port de Barranquilla en Colombie pour Erdemir – Ereğli que les douaniers ont trouvé 150 kilos de coke.

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FRANCE 🇫🇷 (TRACFIN) : parfois, des énarques, serviteurs de l’État ont un train de vie dispendieux

Jean Mafârt, haut fonctionnaire à Beauvau et Eric Moniot à Bercy apparaissent dans une enquête judiciaire ouverte le 5 février 2022.

Deux anciens élèves de cette fabrique de hauts fonctionnaires supprimée par Macron en avril dernier, sont visés par une information judiciaire ouverte le 5 février 2022 pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs. Ils ne sont pas mis en examen et sont présumés innocents. La justice les soupçonne pourtant d’avoir participé à un réseau de blanchiment en lien avec ce trafic …

Eric Moniot, administrateur civil au ministère de l’Économie, à été, dix ans durant (2008-2018), l’un des dirigeants de la chaîne parlementaire de l’Assemblée nationale (LCP-AN).

Jean Mafârt, lui occupe la fonction de directeur des affaires européennes et internationales à l’Intérieur, après avoir travaillé à la DGSE et à la DGSI.

Leur histoire rocambolesque est  détaillée dans une note de Tracfin, le service de renseignement financier, que « Le Canard » a consultée. A en croire les flux de leurs nombreux comptes en banque, ces deux serviteurs de L’État ont un « train de vie dispendieux » ne pouvant être assuré par leurs seuls revenus, pourtant très confortables.

Ça va bien se pacser…

Moniot s’offre de nombreuses œuvres d’art et se montre très généreux envers un grand nombre d’obligés. Mafart, lui, claque en moyenne 26 000 euros par mois, ses comptes étant alimentés par de sympathiques donateurs venus de Suisse et d’ailleurs. Tous deux sont étroitement liés à un certain Oussama Oualid, mis en examen le 5 février. Ils sont soupçonnés d’avoir participé au blanchiment des revenus de ce businessman trentenaire.

Pour avoir transporté, acheté et vendu de la cocaïne et d’autres friandises de synthèse (méthamphétamine et kétamine) dans «des quantités trop importantes pour correspondre à sa consommation personnelle », Oualid se trouve au­jourd’hui en détention provisoire. Inscrit au fichier des personnes recherchées, il a été pacsé de 2015 à 2019 avec l’actuel patron des relations internationales de la Place Beauvau, au nez et à la barbe des services français

En sus de ses activités dopantes, Oualid a créé plusieurs sociétés dans l’import-export, le bâtiment et l’informatique. Quel esprit d’entreprise ! Au sein d’OML Systèmes, fondé en fé­vrier 2016, le jeune homme est à la fois président et seul salarié. Comme lui, son compagnon, Jean Mafart, détient 30 % du capital social. Le 26 juillet 2017, la petite boîte décroche un improbable « contrat de prestations » avec la chaîne LCP-AN, représentée par Eric Moniot… qui a reconnu devant les flics une liaison avec Oualid. L’heureux prestataire s’engage notamment à rénover le site Internet de la chaîne — et tant pis si ses compétences en la matière sont nulles.

Dépenser sans conter

Au contrat initial (37 000 euros hors taxes) s’ajoutent un suivi de maintenance et des prestations complémentaires. Finalement, LCP-AN (dont les locaux ont été perquisitionnés en octobre 2021) a dépensé plus de 92 000 euros, bien au-delà du seuil (25 000 euros) nécessitant un appel d’offres public. Même entre bons amis ?

Assurément, Eric Moniot en est un : il est également devenu actionnaire à 20 % d’OML Electricité et à 25 % de Tun-Eden Distribution, deux boîtes contrôlées par Oualid.

Remercié en 2018 par La Chaîne parlementaire, avec un joli chèque de 170 000 euros, Moniot a offert ce pognon, plus le montant d’une assurance-vie et d’un prêt bancaire, à son coactionnaire, qui l’a claqué dans des œuvres d’art en Tunisie.

Comme ses deux amis, le jeune entrepreneur avait, selon Tracfin, un « train de vie dispendieux », multipliant achats et voyages, et dépensant près de 6 800 euros par mois avec sa seule carte bancaire. Mais il avait des mécènes : une société de droit canadien, un quidam en Tunisie, un autre en Turquie, plus ses deux amis énarques.

Parmi les nombreux échanges documentés par les flics, on note trois rencontres de Oualid avec Mafart à Paris, au 11 rue des Saussaies… l’une des adresses du ministère de l’Intérieur. Gérald Darmanin avait pourtant bien promis de démanteler les points de deal…

Même à Beauvau ?


Didier Hassoux et Christophe Labbe – Le Canard Enchainé – 23/02/2022

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Depuis Jean Mafârt a été nommé ambassadeur de France à Lusaka en Zambie

Au Mozambique…

MOZAMBIQUE (Narcotrafic maritime): héroïne et cocaïne transitent par Dar-es-Salam, Zanzibar, Mocímboa da Praia et Pemba

Publié le par Marc Fievet

La participation des Mozambicains au trafic d’héroïne et cocaïne est devenue une des composantes du PIB du pays.

Venant par voie maritime d’ Afghanistan via le Pakistan, avec transit par Dar-es-Salam, Zanzibar, Mocímboa da Praia et Pemba et destination pour l’Afrique du Sud et l’Europe, ce trafic se renforce depuis le milieu des années 1990, avec des flux annuels compris entre 10 et 40 tonnes.

Plus récemment, il a été rejoint par le trafic de cocaïne de Colombie via le Brésil, avec des plaques tournantes à Durban et Maputo, vers Pemba et Zanzibar, à destination de l’Europe. L’estimation basse des flux de coke se situerait aux alentours de 20 tonnes para an.

Corruption des autorités locales

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MAROC 🇲🇦 (Larache) : les agents de la DGSN saisissent 3.285 kilos de haschich

Une cargaison qui devait partir pour l’Espagne par camion via Tanger-Algesiras ou par lancha vers le Guadalquivir

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COCAÏNE (Colombie 🇨🇴 ) : l’ONU résonne … mais ne rend pas responsables les millions de consommateurs à travers le monde

La Colombie, premier producteur mondial de cocaïne, a battu en 2022 un nouveau record de production de cette drogue, ainsi que de cultures de coca, a annoncé lundi l’ONU.

La Colombie bat record sur record. Entre 2020 et 2021, les surfaces cultivées de coca avaient déjà progressé de 42 %. Et les rendements étaient déjà à la hausse.

Selon un nouveau rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Undoc), les cultures de feuilles de coca ont augmenté de près de 13% en 2022, pour atteindre le chiffre record de 230.000 hectares. La production de cocaïne, principalement à destination des Etats-Unis et de l’Europe, a elle aussi notablement augmenté passant de 1.400 tonnes à 1.738 tonnes.

C’est que les techniques de cultures de coca se perfectionnent, rapporte notre la correspondante à Bogota de RFI, Marie-Eve Detoeuf. Cela explique que la production de cocaïne augmente encore plus vite que les surfaces cultivées. Le rapport 2022 de l’ONU (UNODC) montre qu’il y a des données stables. Les cultures de coca se concentrent dans trois départements situés à la frontière avec l’Équateur où elles ont beaucoup progressé, et à la frontière avec le Venezuela. Et quelque 115 000 familles vivent du trafic de drogue.

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MAROC 🇲🇦 (Casablanca) : Saisie de plus de 4,7 tonnes de résine de cannabis

Un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) indique que les éléments de police avaient intercepté une voiture utilitaire soupçonnée de trafic de grandes quantités de drogue au niveau de la région de Lissasfa à Casablanca, ajoutant que le véhicule en question a été soumis à une fouille qui a permis de saisir 4 tonnes et 756 kg de chira, sous forme de 102 plaques destinées au trafic international.

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ALGÉRIE 🇩🇿 (Mostaganem) : démantèlement d’un réseau international de trafic de cocaïne et de matières psychotropes à partir de la France puis de l’Espagne avec l’arrestation de sept individus

Les forces de l’ordre ont procédé à la saisie de 1,3 kg de cocaïne et 35.000 comprimés psychotropes, ainsi que des boissons alcoolisées.

Cette opération s’est déroulée sur la base d’informations sûres parvenues au groupement territorial de la Gendarmerie nationale.

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MAURITANIE 🇲🇷 (Nouakchott) : les douaniers saisissent en mer 1.218 kilos de coke à bord d’un bateau étranger

Suite à des renseignements, les douaniers mauritaniens et la Marine nationale mauritanienne ont intercepté un navire dans les eaux territoriales mauritaniennes transportant une cargaison de 1.218 kilos de cocaïne.

Cette opération a été conduite en parfaite coordination entre la Marine nationale et les douanes mauritaniennes, tandis que les enquêtes judiciaires relatives au délit ont été immédiatement ouvertes par la zone ouest de la Gendarmerie nationale, sous la supervision du parquet général de Nouakchott-ouest.

Dans le cadre de cette affaire et en relation avec elle, la gendarmerie nationale a déjoué la tentative menée par une cellule chargée d’apporter un appui et une assistance aux trafiquants à bord.

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SENEGAL 🇸🇳 (Dakar) : suite aux infos du DEA, les autorité sénégalaises avaient intercepté un voilier lesté de 750 kilos de coke

C’est 20 minutes qui nous confirme qu’un Francilien âgé de 37 ans a comparu, mardi, devant la chambre criminelle de Dakar (Sénégal) après avoir passé trois ans dans une prison du pays. Il était accusé de trafic de drogue après avoir été arrêté en octobre 2019 à bord d’un yacht dans lequel 750 kg de cocaïne avaient été découverts, raconte Le Parisien. Le restaurateur des Hauts-de-Seine a été condamné à dix ans de prison.

L’opération avait reçu le soutien de la « Guardia Civil » espagnole

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ALGÉRIE 🇩🇿 (Alger) : le régime très embarrassé par l’interception en Espagne d’une cargaison de cocaïne à destination d’Oran

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune (droite) et le chef d’Etat-major Saïd Chengriha (gauche).

Six jours après l’interception de ces 322 kg de coacine dans le port d’Algésiras en Espagne, cachés dans un bateau de marchandises en route vers le port d’Oran, la réaction des officiels algériens se fait toujours attendre.

Cette affaire n’est pas sans rappeler, de par son mode opératoire, le scandale des 701 kg de cocaïne saisis en mai 2018 au port d’Oran, une affaire dans laquelle est impliqué Khaled Tebboune, fils de l’actuel président algérien, relaxé immédiatement après l’élection de son père.

Quelle est l’identité de l’importateur algérien de la cargaison de maïs brésilien où a été découverte, mardi dernier en Espagne, une quantité de cocaïne avoisinant les trois quintaux et demi? Voilà une question qu’ont évité de poser les deux ou trois médias algériens qui ont brièvement évoqué cette affaire, alors que les médias d’Etat ne lui ont même pas consacré un seul mot. Six jours après l’interception de ces 322 kg de poudre blanche dans le port d’Algésiras en Espagne, cachés dans un bateau de marchandises en route vers le port d’Oran, la réaction des officiels algériens se fait toujours attendre.

Ce silence quasi total prouve que ce nouveau scandale de narcotrafic est très gênant à plus d’un titre pour le pouvoir algérien. D’une part, il tombe au mauvais moment pour le chef d’état-major de l’armée, le général Saïd Chengriha, qui a effectué il y a tout juste quelques jours une visite officielle au Brésil, dont est originaire la drogue en question. L’embarras est encore plus grand pour Abdelmadjid Tebboune, qui fait actuellement les yeux doux aux généraux en vue de briguer un second mandat, et qui risque de voir son projet sabordé par cette nouvelle affaire de trafic de drogue, dans laquelle son fils, Khaled, pourrait bien être impliqué jusqu’au cou.

La saisie de cette nouvelle cargaison de cocaïne à destination du port d’Oran ressemble à s’y méprendre au «scandale El Bouchi»

RAPPEL

«El Bouchi» (littéralement le boucher) et ses complices dans cette autre affaire, dont le fils de Tebboune et de hauts gradés de l’armée, parmi lesquels on compte l’ex-puissant patron de la police algérienne à l’époque, le général Abdelghani Hamel, des magistrats et des hommes d’affaires, ont été condamnés et emprisonnés. Seul Khaled Tebboune, membre influent de ce gang de narcotrafiquants, a été extrait du pénitencier El Harrach en février 2020, suite à une révision de son procès dans le sillage de l’élection, largement boudée par les Algériens, de son père à la présidence.

Lire beaucoup plus sur la corruption de ce pouvoir

Dès son élection, le président algérien Abdelmadjid Tebboune n’avait pas hésité à sortir de prison son fils, Khaled, impliqué dans une grosse affaire de drogue et pots-de-vin.

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LA RÉUNION 🇷🇪 (Aéroport de Roland-Garros) : les douaniers contrôlent et arrêtent une conseillère municipale de Ris-Orangis dans l’Essonne

C’était le 3 mai dernier, qu’à son arrivée à l’aéroport Roland-Garros sur l’île de La Réunion, cette femme de 39 ans avait attiré l’attention des douaniers en raison de nombreux allers-retours sur l’île : cinq depuis octobre 2022.

Et à chaque fois, la trentenaire ne passait qu’une nuit sur place dans un hôtel, rapporte Clicanoo

En fouillant ses bagages, les douanes ont mis la main sur 10 kg de résine de cannabis, 1 kg de cocaïne et 2.000 cartons buvards de LSD. Une saisie qui a conduit au placement en garde à vue de la mère de famille.

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FRANCE 🇫🇷 (Bercy – Ministère des finances) : confidences de NS 55 à bord d’un camping-car…

Bercy est une cathédrale. Un bâtiment froid et immense, une véritable forteresse qui semble imprenable et incarne la toute puissance de l’Etat. Même flanqué de sa remorque, le camping-car du narcotour de France installé au pied du ministère semblait bien minuscule face à la démesure de l’ogre des finances.

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MAKHZEN 🇲🇦 : l’ancien premier ministre marocain, (2011- 2017) a lâché une véritable bombe qui a ébranlé le royaume. Il a qualifié les politiciens de son pays de « barons de la drogue »

Il qualifie les politiciens marocains de «barons de la drogue»

Benkirane jette un «pavot» dans la mare

Le secrétaire général du parti marocain « Justice et Développement », Abdelilah Benkirane, a affirmé que plusieurs politiques dans le royaume étaient des « barons de la drogue ».

Lors d’une activité de proximité à Guercif (nord-est du royaume) dans le cadre des élections partielles, Benkirane a souligné « l’absence de morale et d’éthique chez la classe politique pour qui les élections ne sont désormais qu’un tremplin pour accéder au pouvoir et servir ses propres intérêts », faisant remarquer que « les partis politiques au Maroc ne présentent plus de militants, mais des hommes d’affaires et d’influence pour s’assurer des sièges au Parlement ».

Il a évoqué le recours à l’argent pour remporter des élections, une méthode utilisée par des hommes d’affaires et des politiques dont plusieurs sont des « barons de la drogue », dit-il.

L’ancien porte-parole du Palais royal marocain, Hussein Aourid, avait affirmé récemment que « les barons de la drogue influencent les décisions politiques au royaume ». Dans son nouveau livre intitulé « Le Maroc a besoin d’une révolution culturelle », Aourid a porté « des accusations sur l’augmentation de l’influence de la mafia de la drogue sur la décision politique au royaume ». « Notre pays (le Maroc) a connu, au début de la première décennie de ce siècle, des pratiques proches des méthodes de la mafia qui ont émergé à travers des personnes ayant des antécédents de trafic de drogue, qui employaient des éléments proches d’eux et ont cherché à infiltrer la structure de l’Etat par l’achat de consciences. Ils ont pénétré le corps politique et pu approcher le centre de décisions », a-t-il écrit dans l’un des chapitres de son ouvrage, repris par des médias. .

SOURCE

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CANADA 🇨🇦 (GRC) – FRANCE 🇨🇵 (DG de la Douane) – UK 🇬🇧 (HM Customs and Excise) : ces régaliennes ne seraient elles peuplées que de BAD GUYS *, de taiseux corrompus et de soumis au devoir de réserve imposé ?

les interviews du spectre de la DNRED

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Sur les ondes canadiennes

et

sur les ondes françaises

Le dossier du spectre de la DNRED est classé secret défense…Pourquoi?

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  • BAD GUYS

Les synonymes en français :

Personne méprisable, dénuée de toute moralité, personne capable d’actes contraires à tous les principes moraux, saligaud, salopard, sale type

Les synonymes en anglais :

bastards, assholes, motherfuckers, scumbags, fuckers, bastard, jerks, sons of bitches, scum, pigs, swine, cocksuckers, bitch, rotten

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Avec le témoignage de l’ex Boss de la DNRED, Monsieur Jean Henri Hoguet

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Il semblerait que l’honneur ne soit pas une vertu connue par les DG Comolli, Viala, Duhamel, Cadiou, Auvigne, Mongin, Fournel, Crocquevieille, Gintz et Braun-Lemaire

avec

la médaille d’or pour l’énarque IGF François Auvigne

François Auvigne

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MAROC 🇲🇦 (Nador) : les gardes-côtes de la Marine royale interceptent un go-fats avec 350 kilos de chira

C’est dimanche, vers 07H00, qu’après une course-poursuite en mer d’Alboran de suspects qui ont refusé d’obtempérer, qu’a été saisi un go-fast avec à bord 10 ballots de haschich d’un poids total de plus de 350 kilos.

source

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DOUANE FRANÇAISE 🇫🇷 (DNRED): le dossier de Marc Fievet est classé secret défense…Pourquoi?

Le champ d’ application “du secret de la défense nationale”, aux termes de l’ article 413-9 du code pénal, recouvre les renseignements, objets, documents, procédés, données informatisées et fichiers intéressant la défense militaire, la diplomatie, la défense civile, la sécurité intérieure, la protection des activités économiques, environnementales ou industrielles et la protection du patrimoine scientifique et culturel de la France.
La classification des informations est de la seule responsabilité de chaque ministre dans son domaine de compétence.

Le Premier Ministre est l’ autorité compétente pour définir les critères et les modalités des informations classifiés “très secret défense” qui concernent exclusivement les priorités gouvernementales majeures de défense.
La décision de classification est matérialisée par l’ apposition de tampons ou de marquages bien définis, destinés à traduire un niveau de classification “très secret défense”“secret défense” ou “confidentiel défense” .
L’ accès à un document classifié est alors limité aux seules personnes habilitées. Cependant, le fait d’ être habilité est une condition nécessaire mais non suffisante pour avoir accès à une information classifiée car il faut de plus que la personne puisse invoquer “le besoin d’ en connaître”. Si cette exigence est remplie par les nécessités des investigations conduites par les enquêteurs, le parquet ou le magistrat instructeur, seuls les premiers cités pourront avoir accès aux informations classifiées et cela à condition qu’ ils soient titulaires d’ une habilitation en cours de validité et du niveau des informations en question. Les magistrats, pour leur part, ne possèdent pas l’ habilitation requise et ne peuvent donc pas prendre connaissance des documents.
D’ autre part, il ne peut pas y avoir de déclassification d’ informations classifiées concernant de façon globale une affaire ou un dossier mais seulement une déclassification d’ un ou de plusieurs documents ou objets (logiciel informatique, prototype…).

En outre, une personne habilitée ne peut être déliée de ses obligations contractées au titre de son habilitation au secret défense. Ainsi, il est inutile de demander à une autorité administrative d’ autoriser l’ un de ses agents à venir déposer sur telle ou telle information encore classifiée. Il convient au contraire de demander la déclassification du document supportant cette information pour que l’ agent puisse ensuite s’ exprimer devant le juge si le dit document a été déclassifié.
Enfin, les règles relatives au secret de la défense nationale sont applicables en vertu de législations très diverses…

source

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AVIS
Avis n° 2005-03 du 27 janvier 2005

NOR: CSDX0508078V

Vu la loi n° 98-567 du 8 juillet 1998, et en particulier ses articles 4 (2e alinéa), 7 et 8 ; Vu la lettre de saisine du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie en date du 16 décembre 2004 et la demande présentée le 17 novembre 2004 par Mme Sophie Clement, vice-présidente chargée de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris, dans le cadre de l’instruction ouverte à son cabinet sur plainte de M. Marc Fievet concernant ses relations avec les douanes françaises ;

La Commission consultative du secret de la défense nationale, régulièrement convoquée et constituée, ayant examiné l’ensemble des documents classifiés qu’elle a recueillis au terme des investigations conduites par son président en vertu des pouvoirs que lui confèrent les articles 5 et 6 de la loi susvisée,

Emet un avis défavorable à la déclassification des pièces contenues dans le dossier établi au nom de M. Fievet, en sa qualité d’aviseur de la direction générale des douanes et droits indirects.

Fait à Paris, le 27 janvier 2005.
Pour la Commission consultative du secret de la défense nationale:
Le président,
P. Lelong

source legifrance

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FRANCE 🇫🇷 (DG de la douane – DNRED) : lettre ouverte au valet de plume Michel Baron (3 éme rappel)

A Roissy, on vient de constater avec effroi que ta politique du dédouanement ne faisait pas des merveilles. Sale coup pour la Douane, mais comme l’a dit Gabriel Attal, c’est pas une dérive individuelle qui jettera le discrédit sur l’ensemble des agents qui, chaque jour, luttent sans relâche contre tous les trafics…

Lyrique Gabriel Attal, mais, le « sans relâche » était vraiment de trop!

Comme tu ne me réponds pas, je te fais parvenir à nouveau cette lettre ouvert à toi adressée.

Mon cher Michel

Mon cher administrateur des douanes

Mon cher chef du bureau de la politique du dédouanement

Mon cher menteur

Mon cher tartuffe

Relisant tes écrits, j’ai pu constater que tu étais particulièrement performant dans l’art de la rhétorique mensongère.

Le 10 avril 2020, je t’avais écrit une lettre ouverte, que je t’ai envoyée à nouveau le 21 décembre 2021 mais tes nombreuses occupations ne t’ont pas permis de trouver le temps d’y répondre.

Ce 21 septembre 2022, je te la fais à nouveau parvenir, espérant que cette fois-ci, tu n’auras pas l’attitude d’un de tes prédécesseurs Gérard Schoen qui avait préféré s’enfuir en courant lorsque j’avais cherché à le rencontrer.

J’ai mis quelques photos pour te permettre de reconnaître tes semblables !

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Ô, mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, constater une fois encore tes savantes manœuvres pour dégager la responsabilité de l’administration des douanes ne m’ont permis que de faire un constat, accablant pour toi, comme pour tes prédécesseurs Elizabeth Melscoet, Thomas Charvet et le gredin Erwan Guilmin : vous êtes des menteurs institutionnels !

Erwan Guilmin

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, sais tu que je ne peux accepter cette infamie savamment distillée par tes écris mensongers. Il m’est insupportable de constater qu’après avoir été encensé puis encouragé à infiltrer et infiltrer encore, tu ne souhaitais que flétrir tant de lauriers amassés. Mes actions qu’avec respect toute la hiérarchie de la DNRED admirait, mes informations précises qui tant de fois ont permis des saisies importantes, tant de fois valorisaient un service… aux actions que tu ne connais même pas ! Tu m’as trahi comme tu as trahi l’honneur de la douane tout entière en déformant sciemment l’action que j’ai menée suite aux volontés ministérielles de Michel Charasse.

Gérard Schoen

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, toi qui occupe un haut rang d’administrateur, comment peux tu l’occuper sans honneur? Tu as préféré emprunter les affabulations de tes prédécesseurs pour m’écarter de toutes réparations. Seras-tu un sprinter comme ce faquin de Gérard Schoen si tu me rencontrais ou préférerais-tu jouer les timides méprisants et dédaigneux, comme le fit Corinne Cleostrate, et t’éloigner sans me regarder ?

Corine Cleostrate

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, relire encore que toutes les turpitudes subies ne seraient la résultante que d’une erreur d’appréciation de ma part sur l’engagement de la douane sur lequel j’étais persuadé pouvoir compter, me trouble. En homme d’honneur que je suis, habitué à la parole donnée, il m’était difficile d’imaginer que tant de bassesses pouvait t’habiter.

Thomas Charvet

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, je te croyais honnête et factuel, n’hésitant pas à t’informer avant de m’emballer dans des écrits totalement infondés. Non, tu n’as rien demandé, te permettant alors de tordre le cou à la vérité des faits.

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, merci de transmettre mes meilleures civilités à ton entourage…douanier. »

Marc Fievet

Plus sur Marc Fievet

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MADAGASCAR 🇲🇬: le hors-bord venait de l’île Maurice et servait à des trafiquants de drogue

Décidément, les trafiquants de drogue de l’île Maurice ne reculent devant aucun risque pour faire fructifier leur « business ». Désormais pour convoyer l’héroïne, les drogues de synthèse et du cannabis, les grossistes de l’île sœur se rendent directement à Madagascar en utilisant des vedettes.

De nombreuses zones d’ombres subsistent.

Cependant, ce fait-divers n’est pas un simple fait isolé. Il confirme l’existence d’une route maritime de la drogue entre Madagascar et l’île Maurice. Il est fort probable que ces substances arrivent du continent africain. Passent-elles par Mayotte ? Où l’explosion du nombre de consommateurs de chimique est inquiétante. Combien de temps, La Réunion échappera-t-elle à ce fléau ?

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COKE EN STOCK; le retour (très bientôt ici)!

Le brusque décès en novembre 2021 d’Elyan, la directrice tant appréciée du site Cent Papiers, qui venait de perdre tragiquement quelques semaines auparavant un de ses fils dans un accident automobile, a mis fin brusquement à l’aventure  et à l’existence du site. Cela a été un tel choc que s’est aussi interrompu définitivement quelques mois plus tard, en avril 2022, faute de pouvoir gérer son hébergement, la série Coke en Stock. Elle avait été relocalisée au Québec depuis 2015 mais avait débutée ailleurs (chez Agoravox) début 2011, voici bientôt 12 ans donc. Le dernier épisode paru de la série chez Cent Papiers étant le N°372, paru le 28 avril 2022, (« Coke en stock (CCCLXXII) : au Paraguay, un responsable resté trop longtemps ignoré » (2)) qui portait sur le pus grand fournisseurs d’avions de trafiquants, appelé Emir Adel Chehab. Les textes le concernant n’étant pas restés longtemps en ligne, je vais résumer qui il était lors de la reprise de la série; Je remercie ici Marc Fievet de m’avoir offert l’hébergement dans ce site où il a ses fidèles lecteurs.

J’avais acheté à sa sortie en 2003 son premier ouvrage (l’Aviseur, première édition) et avait été séduit par la qualité et la véracité du récit ainsi que la sincérité de son auteur; Un jour Marc m’a proposé de reprendre mes textes au sein de son site, j’en ai été flatté et depuis nous nous sommes rencontrés et sommes devenus amis, Marc ne me décevant jamais sur ses avis et ses prises de position. Nous espérons tous deux endiguer le fléau qu’est la cocaïne, dont les chiffres de production qui ne cessent d’augmenter nous effraient un peu plus chaque jour. Personnellement, par goût pur de l’aviation, je me suis surtout concentré sur sa circulation par jet privé, un fléau discret qui perdure et qui ne semble toujours pas interroger les médias habituels, pour des tas de raisons, l’une d’entre elles étant l’extrême proximité avec le pouvoir : plusieurs fils de présidents (Suriname, Honduras), ou d’anciens présidents eux-mêmes (Honduras) sont sous les verrous pour trafic de cocaïne, Au Belize, dans le Quintana Roo et au Guatemala, on a dénombré en 2021 plus d’une cinquantaine de jets ou de gros bimoteur ayant servi à la transporter, la plupart brûlés sur place une fois arrivés…

Quand donc va-t-on enfin s’intéresser sérieusement à ce trafic si spécialisé, qui se joue à la base aux USA, avec la revente de vieux avions à des trafiquants notoires, la plupart mexicains (mais on compte parmi les revendeurs un belge d »origine devenu une vraie vedette dans plusieurs épisodes : l’un de ses appareils s‘est embourbé le 15 décembre 2021 au Guatemala, les trafiquants l’ont depuis découpé à la tronçonneuse pour permette au suivant de se poser !), certains de ces brokers en aviation ayant été révélés dans la série depuis des années maintenant (à gauche, ç’en est un autre, le N774MB retrouvé le 21 août 2022 dans le Peten; sa cabine complètement désossée pour gagner du poids; comme il est de coutume pour ce genre de mission de la dernière chance) ?

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STUPÉFIANTS : aujourd’hui le narcotrafic est devenu «too big to fail»

Déjà publié sur « Aviseur International » le 28 mars 2015.

Depuis rien n’a changé ni évolué dans le bons sens. En France, c’est la guerre à outrance qui ne fait qu’empirer la situation en confortant l’action des narcotrafiquants.

DICK MARTY

Docteur en droit, ancien procureur général du Tessin, conseiller aux Etats, conseiller d’Etat et membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, pour laquelle il a mené différentes enquêtes qui l’ont fait connaître sur la scène internationale.

Par Dick Marti

Pour lutter contre les narcotrafiquants, il est nécessaire de mener une importante action de sensibilisation au niveau mondial, selon Dick Marty. Et il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.

Après des décennies de faillites ruineuses dans la réponse sociale au problème des dépendances, on doit le dire clairement: le prohibitionnisme en matière de drogue et la criminalisation des consommateurs sont une voie sans issue.

Plus, ils ont directement contribué à produire le plus important phénomène criminel de tous les temps, qui alimente toutes sortes d’autres trafics. L’argent de la drogue et les pratiques des organisations criminelles infiltrent l’économie avec un effet de contamination morale et de diffusion à grande échelle de la corruption. Les enquêtes n’atteignent presque jamais les hauts étages du crime organisé. La répression des petits poissons sert en revanche, presque cyniquement, à entretenir un certain niveau des prix et à assurer des profits fabuleux à ceux qui gèrent les grands trafics.

L’argent facile de la drogue est en fait devenu un facteur économique de grande importance, ce qui explique aussi pourquoi on ne s’attaque pas à la racine du problème. Si l’on pense que le chiffre d’affaires du trafic de drogue est estimé à environ 300 milliards de dollars par année, il est évident que cet argent est désormais devenu un véritable facteur de portée géopolitique. Il entretient de nombreux conflits, permet de financer des achats massifs d’armes de plus en plus sophistiquées, conditionne les choix de nombreux gouvernements, influence les structures socio-économiques. J’ai entendu récemment un chercheur affirmer que si le trafic de drogue était éliminé, la plupart des familles des cités entourant Marseille ne seraient plus à même de payer leur loyer.

Des ressources énormes sont investies dans la répression, alors que le crime qui en contrôle le trafic prospère. Les institutions et la structure sociale de plusieurs pays ont été bouleversées par les narcodollars et les narcotrafiquants.

Nous sommes tous conscients qu’il n’existe pas de solution facile ni de solution idéale.

Je pense cependant que toute nouvelle solution présuppose que l’on soit conscient de ce qui est en train de se passer et du gâchis auquel a conduit la politique actuelle.

Une importante action de sensibilisation au niveau mondial est nécessaire. Ce travail est en cours depuis longtemps. En 1984 déjà, Milton Friedman, Prix Nobel d’économie, écrivait que la prohibition de la drogue favorisait le crime, sans en diminuer l’usage, et imposait un coût aberrant à la société. Une position analogue a été prise, par la suite, par la célèbre revue The Economist, ce qui fit sensation. D’anciens chefs d’Etat se sont réunis en groupe de travail et ont pris position en faveur d’une nouvelle politique de la drogue et contre l’actuel régime de prohibition. Il est à peine besoin de rappeler ici le rôle important joué par Ruth Dreifuss dans ce contexte. C’est un travail difficile, qui demande beaucoup d’énergie et beaucoup de temps.

Il faut ainsi convaincre les politiciens un peu partout dans le monde.

La politique actuelle de la drogue est en effet ancrée, je dirai cristallisée, dans des conventions internationales qu’on ne pourra modifier qu’avec l’accord des principaux pays. Or, la peur de la drogue et les discours guerriers qui prônent la répression ont toujours la faveur de nombreux politiciens. Ce genre de discours, en effet, se prêtent bien à des tirades démagogiques et populistes, aujourd’hui plus que jamais à la mode.

Les chroniques parlementaires de ces dernières années démontrent, hélas, qu’à chaque fois que se pose un problème dans la société, il y a toujours de nombreuses voix, souvent majoritaires, pour proposer un durcissement des peines ou la création de nouvelles normes pénales. En Suisse, avant même de disposer d’une étude sérieuse quant aux conséquences sur la récidive de l’élimination des courtes peines de prison décidée lors de la dernière révision du Code pénal, il est devenu de bon ton, aussi bien à droite qu’à gauche, d’invoquer un retour à la case prison. C’est naturellement plus facile que d’essayer de comprendre les raisons profondes de certains comportements et de mettre au point les remèdes les plus efficaces. Il y a exactement deux cent cinquante ans, Cesare Beccaria publiait son ouvrage Dei delitti e delle pene. Il démontrait que ce n’est pas la sévérité de la peine qui retient une personne de commettre une infraction, mais bien le degré de probabilité de se faire prendre; un enseignement qui a maintenu une actualité étonnante. Cette vérité devrait être rappelée avec force aux décideurs d’aujourd’hui qui tendent à faire exactement le contraire: diminuer les moyens à la disposition de l’Etat pour le social, l’éducation et la prévention, et, par ailleurs, durcir la répression pénale.

La politique de la drogue exige une approche cohérente et crédible pour être efficace.

C’est loin d’être le cas aujourd’hui. La distinction entre substances légales et illégales apparaît aujourd’hui comme arbitraire, injuste et hypocrite. Je pense qu’il est nécessaire de mettre en œuvre une stratégie globale pour l’ensemble des substances psychotropes créant une dépendance. Cela ne veut nullement dire qu’on va traiter toutes les substances de la même façon. Il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé (cela existe déjà pour le tabac, l’alcool et les médicaments), dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.

Dans de nombreux pays, les choses ont commencé à bouger. La distribution contrôlée d’héroïne a choqué au début, mais elle a démontré que, bien appliquée, elle contribuait à une réduction sensible des risques pour la santé, à une baisse de la criminalité et permettait une réintégration sociale qui ne paraissait guère possible auparavant. Quelques Etats ont libéralisé le cannabis. (…)

En matière d’addiction et sur la façon d’y faire face

J’ai beaucoup de doutes et, plus j’avance dans la connaissance de ce phénomène, plus les certitudes ont fondu comme neige au soleil. J’ai toutefois une conviction. La prohibition telle que nous l’appliquons est non seulement une faillite, mais elle entretient le phénomène criminel le plus important de tous les temps. Ce dernier a assumé une telle dimension que la lutte que nous menons actuellement contre le trafic de drogue ne peut pas et ne pourra jamais être gagnée.

Pourquoi? Parce que les intérêts du crime organisé sont aujourd’hui à ce point entremêlés avec ceux d’autres acteurs économiques, politiques et sociaux qu’une disparition des narcodollars entraînerait une réaction en chaîne désastreuse. Le directeur de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Antonio Maria Costa, a affirmé que les narcodollars ont contribué à sauver de la faillite des établissements bancaires de première importance lors de la tempête qui s’est abattue sur les marchés financiers mondiaux en 2008. Je laisse la responsabilité de cette affirmation à son auteur, qui n’est en tout cas pas le dernier venu. Ce qui est vrai, en tout cas, c’est qu’avec le prohibitionnisme le narcotrafic est en fait devenu aussi, comme certaines banques, too big to fail!

Seul un changement de paradigme est à même de nous offrir une meilleure perspective d’avenir.

Il faut attaquer le trafic sur le terrain qui lui a assuré son fantastique succès, le marché. Ce marché que nous avons soutenu, financé, entretenu et qui a ainsi conféré une énorme plus-value à des substances qui n’avaient que peu de valeur. Au lieu d’essayer d’éliminer ce marché par des tentatives qui jusqu’à présent n’ont eu d’autre effet que de le renforcer, il faut l’accepter comme une réalité, il faut l’occuper et le réguler. C’est finalement ce qu’on a fait avec l’alcool et le tabac.

La drogue est avant tout un problème de santé et il faut l’appréhender en tant que tel. 

Certes, ce changement d’orientation fondamental de la politique de la drogue n’est pas facile et n’est pas sans risque; des erreurs seront inévitables. Des expériences intéressantes sont en cours et les désastres que l’on nous a annoncés ne se sont pas produits. Comme l’a bien dit récemment un chercheur français, l’ampleur de la catastrophe actuelle est telle que le risque de faire pire est très faible.

En fait, il ne s’agit ni d’imaginer ni de réaliser une société sans drogue, celle-ci n’a jamais existé. Le véritable défi est d’accepter l’existence des drogues et d’apprendre à vivre avec. La régulation du marché – avec le contrôle de la production et de la distribution en tenant compte de la dangerosité des substances – permettrait de diminuer sensiblement les profits des narcotrafiquants. Mais cela contribuerait également à diminuer fortement les risques pour les consommateurs puisque, par exemple, la plupart des morts dues à la consommation de drogues ne sont en fait pas provoqués directement par la substance, mais par le fait qu’elle est frelatée.

Les ressources financières que l’on économiserait dans le domaine de la répression et du système pénitentiaire permettraient d’intervenir avec plus d’efficacité sur la demande.

Non plus avec le gendarme et la prison, mais avec une action de prévention cohérente.

Persister sur la voie actuelle serait en revanche reconnaître la victoire du crime organisé et lui assurer un avenir confortable. Le marché illégal de la drogue continuera à être florissant et à être présent partout, dans tous les milieux, même dans les structures les plus fermées et les mieux surveillées.

Les narcodollars, comme évoqué plus haut, alimentent une corruption économique et morale aux plus hauts niveaux. Cette corruption est à mon avis la menace la plus grave pour nos démocraties. Oui, plus grave que le terrorisme.

Extraits d’une conférence publique donnée à l’Université de Genève par Dick Marty.

SOURCE

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