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NARCOS: les secrets des mafias ouest-africaines de la cocaïne

Mis en ligne le 29.05.2016

Ecrit par:
Olivier Guéniat, chef de la police judiciaire neuchâteloise
Anaïs Gasser, étudiante en Master de criminologie à l’Ecole des sciences criminelles – UNIL

On croit souvent à tort, tant du point de vue politique et journalistique que populaire et même policier, que l’apparition de la vente de cocaïne sur rue par des requérants d’asile d’Afrique de l’Ouest a une origine récente se limitant aux seuls phénomènes migratoires du début du 21ième siècle. Pourtant, une recherche historique et bibliographique nous démontre qu’il s’agit plutôt d’une lente construction apparue dès les années cinquante résultant de facteurs tant logiques que complexes et débouchant sur une situation presque inexorable. Pour mieux comprendre le contexte de ce marché illicite assez visible et dérangeant dans les villes suisses, voici un levé du voile sur les secrets d’une organisation criminelle très efficace qui a su s’adapter à toutes les contraintes répressives.

Les origines du trafic de cocaïne transitant par l’Afrique de l’Ouest

La première utilisation de l’Afrique de l’Ouest comme plaque tournante du trafic de drogue remonte aux années 50 par des trafiquants libanais impliqués dans la contrebande d’héroïne vers les Etats-Unis. Servant d’abord de passeurs aux narcotrafiquants libanais, les mafias nigérianes ont pris le contrôle d’une partie du transport de l’héroïne dans les années 80 en se fournissant directement en Inde, au Pakistan et en Thaïlande. Rapidement, elles ont noué des liens avec les organisations criminelles asiatiques du Triangle d’or et les triades chinoises. Ainsi, elles se sont affirmés dans le trafic d’héroïne. En 1994 par exemple, 30% des saisies d’héroïne aux Etats-Unis concernaient des mules contrôlées par des trafiquants nigérians.

Plus tôt, dans les années 60, des trafiquants nigérians et ghanéens entreprirent l’exportation de marijuana vers l’Europe pour satisfaire la demande inhérente au mouvement hippie. Ce trafic, a priori mineur, a alors ouvert la voie à un marché narcotique de plus grande échelle dans les années 80 et représentait une voie de passage supplémentaire à exploiter.

Dans les années 80, après cinq siècles de colonisation et à l’époque où les derniers pays ouest-africains célébraient leur indépendance, l’Afrique de l’Ouest était plongée dans des conflits politiques, militaires et managériaux ; elle a alors éprouvé une forte crise économique. Pour se sortir de cette impasse, la plupart des pays[1] ont été contraints d’emprunter au Fonds monétaire international et à la Banque Mondiale qui mirent en place une procédure de libéralisation économique connue sous le nom d’ajustement structurel. Ce plan de réajustement a notamment engendré de très fortes restrictions budgétaires, des coupes importantes dans les dépenses publiques et des licenciements d’employés des services publiques. De ce fait, la population s’est vue engouffrée dans de très sévères difficultés financières, recherchant, pour survivre, la formation de capital parfois par tous les moyens, même illégaux. Cette période coïncide avec l’expansion des réseaux nigérians dans le trafic d’héroïne et l’implication progressive de ces derniers dans l’importation, d’abord mineure et individuelle, de cocaïne.

En plus de la diaspora africaine héritée de la colonisation et de la traite internationale d’esclaves noirs, s’en est suivi, au milieu des années 80, une diaspora nigériane autant sur le continent africain qu’en Amérique latine[2]. À l’aune de la migration internationale inhérente à la mondialisation, des marchés tant licites qu’illicites ont bénéficié de conditions favorables à leur développement. En effet, les principes de la libre-circulation et du libre-échange ont, par ailleurs, suscité de nouvelles opportunités criminelles que les réseaux nigérians ont su saisir l’intérêt.

Jusqu’au début des années 90, la Bolivie et le Pérou étaient les premiers cultivateurs mondiaux de feuilles de coca. Les narcotrafiquants colombiens s’y approvisionnaient pour fabriquer la cocaïne dans le but de la revendre principalement aux Etats-Unis. Or, au début des années 90, les Etats-Unis ont mis en place l’opération Air Bridge Denial pour couper la route de cet approvisionnement. Ce resserrement répressif a provoqué un « effet ballon » inattendu, poussant les narcotrafiquants colombiens à développer et augmenter leurs propres cultures. En même temps, les Etats-Unis et les pays ouest-européens avaient renforcé les contrôles dans leurs ports maritimes et leurs aéroports, parvenant ainsi à mener de multiples interceptions couronnées de succès. En conséquence, le trafic devenait de plus en plus risqué, pour les narcotrafiquants inter continentaux, notamment le long des routes traditionnelles qui passaient par le Golf Caribéen en direction des Etats-Unis et de l’Europe.

À la fin des années 90, en plus du renforcement sécuritaire sur les routes principales d’acheminement, le marché américain de la cocaïne a connu non seulement un monopole détenu par les cartels mexicains, mais aussi une saturation liée à une baisse de la demande. Vraisemblablement pour ces deux raisons, les narcotrafiquants, pour la plupart colombiens, ont effectué le calcul coût-bénéfice de diversifier les routes et de se tourner vers l’Europe où, contrairement aux Etats-Unis, la demande était en augmentation, y compris en Suisse. En effet, la fin du conflit entre le Kosovo et la Serbie ainsi que la situation de guerre en Afghanistan coïncident à une réelle pénurie d’héroïne dès 1999, créant la demande pour une autre substance, la cocaïne. Pendant ce temps, les réseaux nigérians avaient poursuivi leur approvisionnement en cocaïne en Amérique du Sud, établissant de solides contacts avec les trafiquants de ce continent. Les trafiquants nigérians y étaient reconnus pour leur polyvalence en matière de trafic ainsi que pour leur habileté à évoluer, innover et se sophistiquer.

Les avantages de l’Afrique de l’Ouest

Au début des années 2000, le transit de la cocaïne par l’Afrique de l’Ouest s’est donc vite imposé comme une solution idéale aux yeux des narcotrafiquants colombiens……………………

LIRE sur: http://www.hebdo.ch/les-blogs/gu%C3%A9niat-olivier-polisse/les-secrets-des-mafias-ouest-africaines-de-la-coca%C3%AFne

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OCRTIS France: qui est Sofiane Hambli, l’indic sulfureux des stups ?

C’est un petit monde où chacun a son surnom : Mohamed Benabdelhak, dit « le bombé », Djamel Talhi, alias « Johnny Depp », Mohamed Bouarfa alias « l’autruche » et Sofiane Hambli, aka « la Chimère ». Ce dernier, comme ses compères, appartient au cercle fermé des millionnaires du cannabis. Comme un certain nombre d’entre eux, il est actuellement derrière les barreaux.Depuis son plus jeune âge, Sofiane Hambli alterne prison et vie de pacha, en France, en Espagne ou au Maroc. Cet homme de 40 ans, né en 1975 à Mulhouse (Haut-Rhin), est considéré comme l’un des plus gros importateurs de cannabis en Europe. Il est aussi, selon Libération et i-Télé, l’informateur de l’ancien numéro 1 de la lutte antidrogue, François Thierry.
Un penthouse de 250 m2 avec piscine sur le toitSon nom ressurgit à l’occasion de l’une des plus grosses saisies en matière de cannabis, en octobre 2015, à Paris. Sept tonnes de résine sont alors découvertes dans trois camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le très chic 16e arrondissement. Une facture et des traces ADN conduisent les douanes jusqu’à Sofiane Hambli, qui occupe un penthouse de 250 m2 avec piscine sur le toit, boulevard Exelmans. Un environnement digne du célèbre film Scarface, LA référence cinématographique des caïds.

Le locataire, qui selon Libération réglait en cash le loyer de 9 000 euros par mois, s’est volatilisé. « C’est la plus grosse prise depuis longtemps », se félicite François Hollande. Problème, le trafiquant s’avère en réalité être un indic de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), enregistré au Bureau central des sources. Un « cador » du trafic international de drogue, « capable de toutes les audaces », selon une source judiciaire, et bien connu des services de police.

Le « baron de l’or vert » ou le « Mulhousien », ses deux autres sobriquets, a grandi à Bourtzwiller, un quartier de la ville haut-rhinoise. Il fait partie, selon le journaliste Jérôme Pierrat, de cette poignée de caïds des cités, qui se sont hissés avec une rapidité fulgurante au sommet du marché de la drogue, « au détriment des anciens du milieu traditionnel ».

Shit, immobilier et voitures de luxe

A 22 ans, Sofiane Hambli est déjà l’un des principaux revendeurs de haschisch marocain dans la région alsacienne. Il va échapper de peu à un coup de filet en juin 1997, dans le cadre d’une vaste opération anti-drogue menée par les gendarmes, baptisée « Paco68 ». Sofiane Hambli part en cavale, direction l’Espagne et sa Costa del Sol, un repère pour les trafiquants en tous genres. Comme l’écrit Le Monde, dans un dossier consacré au grand banditisme, les petits voyous devenus grands « ont élu ce bout de côte espagnole comme refuge. Porte d’entrée de l’Europe du Sud, c’est sur les plages alentour que se font, toutes les nuits ou presque, les livraisons de cannabis ».

Sofiane Hambli se planque dans la ville andalouse de Marbella et sa jolie marina Puerto Banus, à quelques encablures du Maroc. Dans ce paradis pour célébrités et princes saoudiens, mais aussi pour groupes mafieux internationaux, le Français fait prospérer ses affaires. Selon Les Dernières nouvelles d’Alsace, il réinvestit dans l’immobilier et le négoce de véhicules haut de gamme l’argent provenant du trafic de shit. Belles filles, belles voitures, belles villas… Sofiane Hambli mène la grande vie.

La justice française, elle, ne l’oublie pas. En juillet 1999, il est jugé et condamné par défaut à huit ans de prison pour trafic de haschich. Il faudra trois ans aux autorités judiciaires pour remettre la main sur l’affranchi. En mai 2000, la saisie de 300 kg de drogue à Vienne (Isère) permet de retrouver sa piste. Il est finalement arrêté en Espagne puis extradé en France en février 2002. Sofiane Hambli fait immédiatement opposition au jugement qui l’a condamné à huit ans de prison. Sa peine est ramenée à cinq ans de prison trois mois plus tard.

Trafic en prison puis évasion

C’est dans ce contexte qu’il rencontre l’avocat Alex Civallero. Joint par francetv info, ce dernier se souvient d’un jeune « très actif, souriant, avec un contact facile ». Son client le tutoie d’emblée. Et se montre averti en matière de procédure.

Il sait ce qu’il peut tirer d’une personne. Il est manipulateur.

L’avocat Alex Civallero

à francetv info

Pas question, pour Sofiane Hambli, d’arrêter son business derrière les barreaux. En juin 2002, un téléphone portable est découvert dans sa cellule de la prison de Mulhouse, ce qui lui vaut d’être transféré à Saint-Mihiel, dans la Meuse. Le détenu est alors placé sur écoute. Les enquêteurs l’entendent négocier la vente de « 50 caisses » à un intermédiaire, et promettre à un acolyte de lui « trouer les genoux avec une perceuse » après le vol supposé d’une tonne et demie de marchandise.

Selon les DNA, Sofiane Hambli charge son petit frère Hakim de récupérer des dettes auprès d’une dizaine de Marocains et d’Espagnols, pour un total de 6 millions d’euros. En octobre, il est mis en examen pour trafic de haschich, avec la complicité de sa famille… et de son avocat. Alex Civallero, renvoyé devant la justice pour lui avoir transmis des puces de téléphone contre rémunération, sera finalement relaxé.

En août 2003, Sofiane Hambli, qui purge désormais sa peine à Metz-Queuleu, prétexte des douleurs au poignet. Il est transféré à l’hôpital pour une radiographie. A la sortie de la consultation, un homme à moto surgit et menace les surveillants avec une arme factice. Sofiane Hambli saute à l’arrière du deux-roues et les deux hommes prennent la fuite.
Opération « baleine blanche »

Le Mulhousien s’envole de nouveau vers la Costa del Sol et reprend ses affaires. Il échappe à plusieurs tentatives d’arrestation. En 2004, les policiers espagnols mènent une opération contre son équipe au cours de laquelle trois tonnes de cannabis sont saisies. Interpellé, Sofiane Hambli réussit tout de même à s’enfuir après une fusillade durant laquelle un policier est blessé par balle. En 2005, une cinquantaine de personnes sont arrêtées et plus de 200 propriétés et véhicules de luxe saisis lors de l’opération « baleine blanche », la plus grosse jamais organisée contre le crime organisé et le blanchiment d’argent sur la Costa del Sol. Là encore, Sofiane Hambli échappe au coup de filet. Mais comme l’indique Le Parisien, plusieurs documents saisis attestent qu’il trempe dans plusieurs affaires immobilières louches autour de Marbella.

En attendant, la justice suit son cours. En mars 2007, il est condamné par défaut à dix-huit ans de prison pour le trafic de drogue en prison. Deux ans plus tard, les policiers espagnols retrouvent sa trace. Sofiane Hambli réapparaît en Espagne après s’être caché quelques mois au Maroc. Localisé à Benahavis, un village situé sur les hauteurs de Marbella, il est interpellé lors d’un déplacement en bord de mer. L’arrestation est mouvementée. Le fugitif, en possession d’un faux passeport et de 210 000 euros en liquide, tente d’effacer ses empreintes digitales en se frottant les doigts sur les barreaux de sa cellule. Selon i-Télé, c’est pendant sa détention en Espagne que Sofiane Hambli a été recruté par François Thierry, alors directeur de l’OCRTIS.

Extradé vers la France, il est incarcéré au centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville en janvier 2011. Jugé en sa présence, cette fois, il voit sa peine de dix-huit ans de prison ramenée à treize ans. Sofiane Hambli est alors défendu par Anne-Claire Viethel, spécialiste en droit immobilier. Selon Libération, elle est aussi accessoirement la compagne de François Thierry. L’Est républicain rapporte que le gros bonnet devient un détenu modèle et reçoit la visite de « costumes-cravates » en prison. Il profite de passe-droits, comme un portable dans sa cellule. A la fin 2014, après cinq ans et dix mois de détention, il bénéficie d’un régime de semi-liberté et rejoint la région parisienne.
« Logisticien » hors pair

Qu’a-t-il fait depuis sa libération complète en 2015 ? Nul doute que ce « logisticien » hors pair dans le transport de la drogue entre le Maroc et la France a remis le pied à l’étrier. L’a-t-il fait en partie pour le compte des stups de la police judiciaire ? La question fait grincer des dents au sein des hautes instances de la lutte anti-drogue, régulièrement secouées par des affaires illustrant les relations dangereuses entre « tontons » et « policiers ». Un risque proportionnel à la place de l’informateur dans la hiérarchie de la voyoucratie.

On n’a jamais eu un indic avec une piscine sur le toit en plein Paris !

Un ancien cadre de la PJ de Lyon

à francetv info

Une guerre des polices est à l’œuvre quant à la place des indics dans les enquêtes. Et la saisie des 7 tonnes de cannabis en plein Paris en est un épisode supplémentaire. Selon plusieurs sources, les douaniers ont volontairement court-circuité cette « livraison surveillée » de l’OCRTIS pour dénoncer les méthodes de leurs collègues, qui flirtent avec la légalité. Ces « coups d’achat » visent à laisser passer une certaine quantité de drogue sur le territoire, avec la complicité d’un trafiquant-indic, en vue d’interpeller le réseau de revendeurs. Mais dans le cas de l’affaire des sept tonnes, aucune interpellation n’a eu lieu, si ce n’est celle de Sofiane Hambli, arrêté le 22 février dernier à Gand (Belgique).
Extradé par hélicoptère comme Salah Abdeslam

Le baron de la drogue a été extradé, sous haute surveillance, par hélicoptère de la Belgique vers la France, quelques jours avant Salah Abdeslam. Les deux hommes ont d’ailleurs été représentés par le même médiatique avocat, Sven Mary. En France, c’est Joseph Cohen-Sabban qui assure la défense de Sofiane Hambli. Sollicité par francetv info, il a refusé de parler au nom de son client, indiquant avoir « reçu un mandat très précis à cet égard ». Devant les enquêteurs, Sofiane Hambli « est resté très évasif, laissant simplement entendre qu’il avait toujours agi sous les ordres de l’OCRTIS », indique Libération.

« Ce mec a 40 millions d’euros sur des comptes un peu partout en Europe. Ils lui ont créé un réseau logistique d’importation. Pourquoi ? », s’interroge un ancien responsable des stups auprès de francetv info. Et de s’inquiéter pour les suites judiciaires de l’affaire : « Hambli parle de l’OCRTIS comme de ses ’employeurs’. Il risque dix-huit ans de prison, il n’hésitera pas à aller raconter des saloperies sur les policiers. » Alex Civallero estime, au contraire, que son ancien client « saura se faire discret et se montrer conciliant, pour s’extirper de la situation ». Sofiane Hambli n’est sans doute pas fini.

http://mobile.francetvinfo.fr/societe/drogue/baron-du-cannabis-costa-del-sol-et-penthouse-de-luxe-qui-est-sofiane-hambli-l-indic-sulfureux-des-stups_1469315.html#xtref=acc_dir

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FRANCE (Orly – Douane): les saisies de cocaïne en provenance des Antilles-Guyane toujours plus importantes en 2015

Saisie record de cocaïne pour les douanes d'Orly en 2014

Publié le 25 mai 2016

© LP | Sur les vols en provenance des Antilles, les « poulets piments » servent parfois aux trafiquants pour transporter de la cocaïne.
Laura Philippon

Le service des douanes de l’aéroport d’Orly, à Paris, a saisi plus de 460 kilos de stupéfiants en 2015. Un record, avec des saisies importantes de cocaïne en provenance des Antilles-Guyane. Explications.

Des bidons de rhum, des poulets, du poisson, des poulpes surgelés ou encore des cartons de fruits et légumes. Les trafiquants ne manquent pas d’imagination quand il s’agit de transporter de la drogue. En 2015, les services des douanes de l’aéroport d’Orly, à Paris, ont saisi plus de 460 kilos de stupéfiants, contre 440 kilos en 2014.

LIRE sur:

http://m.la1ere.francetvinfo.fr/orly-les-saisies-de-cocaine-en-provenance-des-antilles-guyane-toujours-plus-importantes-en-2015-363641.html

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FRANCE (Air France): deux hôtesses suspectées de trafic de cocaïne

Elles ont été arrêtées la semaine dernière après une saisie de 36 kg de drogue, a revelé France TV info mercredi. Elles sont suspectées d’être les «passeuses» d’un trafic entre la Guadeloupe et la métropole.

Un nouvel épisode d’Air Cocaïne. Celui-ci se passe également dans les Antilles, mais n’est pas lié à l’affaire opposant la République dominicaine et des pilotes français. Selon France TV info, deux hôtesses d’Air France ont été interpellées jeudi 19 mai dans la cadre d’une enquête sur un trafic de drogue entre Une des deux hôtesses a été incarcérée, la seconde a été placée sous contrôle judiciaire.la Guadeloupe et la métropole. Le site, qui a diffusé ces informations mercredi, précise que 36 kilos de cocaïne et 110.000 euros ont été saisis lors d’une perquisition en Ile-de-France, au domicile d’un des membres du réseau. Ce dernier serait composé d’une dizaine de personnes, tous membres d’une même famille. Une des hôtesses a par la suite été incarcérée.

De Pointe-à-Pitre à Orly

Selon une source policière citée par France TV info, «l’ensemble du trafic a eu lieu sur des vols Air France». L’enquête, qui dure depuis avril 2015, est parvenue à la conclusion que le réseau s’approvisionnait en drogue à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. La marchandise était ensuite récupérée à l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne). C’est la brigade des stups parisienne qui a suivi la piste, et arrêté les supects, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d’Oise.

Un précédent avait eu lieu en novembre 2015, peu après les attentats de Paris: 41 kilos de cocaïne avaient été saisis à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, dans la soute d’un avion en provenance de Saint-Martin, cette île des Caraïbes divisée entre une partie gouvernée par les Pays-Bas et une autre par la France.

La région des Caraïbes est une plaque tournante du trafic de poudre blanche. Pour cause, leur proximité géographique avec les trois principaux pays producteurs: le Pérou, la Colombie et la Bolivie. Ils produisent à seuls environ 1.000 tonnes de cocaïne par an. Sur cette quantité, 200 tonnes sont envoyées en Europe. Le trafic de drogue passe généralement par le Venezuela, puis les Antilles. Une autre voie passe par le Brésil, puis l’Afrique, via l’archipel du Cap-Vert. En Europe, la cocaïne est revendue entre 35 et 50.000 euros le kilo, ou entre 60 et 65 euros le gramme.

Cette affaire tombe au plus mal pour la compagnie aérienne Air France. Elle remet en cause la sécurité et les contrôle de ses avions, même si les explosifs sont repérés aux rayons X. Ce sont surtout les douanes qui saisissent la drogue lors de contrôles.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/05/25/01016-20160525ARTFIG00378-air-france-deux-hotesses-suspectees-de-trafic-de-cocaine.php

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SANTO DOMINGO: decomisan 85 kilos de cocaína y apresan a dos peruanas y un holandés

Decomisan 85 kilos de cocaína y apresan a dos peruanas y un holandésEN EL MULTIMODAL CAUCEDO OCUPARON 50 PAQUETES DE COCAÍNA EN UN CONTENEDOR QUE IBA HACIA EUROPA

Isaura Félix Peralta
Santo Domingo

La Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD) informó que en las últimas horas han decomisado más de 85 kilos de presumiblemente cocaína o heroína en los puertos Multimodal Caucedo y Haina, así como en el Aeropuerto Internacional de Punta Cana, hechos por los cuales hay apresadas varias personas, entre ellas dos peruanas y un holandés.

En el Multimodal Caucedo ocuparon 50 paquetes de cocaína en un contenedor que iba hacia Europa, donde serían transportados por un barco, procedente de un puerto de Manzanillo, Panamá.

Los paquetes estaban dentro de un bulto, envueltos en plástico transparente y papel carbón negro y azul. Dentro del contenedor también se ocupó una cizalla.

El contenedor fue embarcado en calidad de importación hacia República Dominicana en un buque de nombre “Bodo Schulper”.

Asimismo, decomisaron 22.88 kilos de cocaína en la bodega de un barco en el muelle de Haina, procedente de Colombia. La droga estaba dividida en 20 paquetes, escondidos debajo de una barra cuadrada de acero en el interior de un saco de tela en una de las bodegas de la motonave de matrícula colombiana.

También informaron el apresamiento de dos ciudadanas peruanas que llegaron al Aeropuerto Internacional de Punta Cana con una cantidad indeterminada de cocaína o heroína líquida impregnada en la ropa que traían en sus maletas.

Las mujeres, de 35 y 40 años, llegaron en un vuelo de aerolínea Avianca, procedente de Lima, Perú, y fueron detenidas porque presentaban un perfil sospechoso, por lo que agentes de la DNCD, en presencia de una fiscal adjunta procedieron requisar los equipajes.

En una de las maletas había 30 prendas de vestir, con la droga impregnada, con un peso provisional de 12 kilos y 85 gramos.

Por el hecho fueron detenidos para investigación dos hombres de 35 y 26 años, quienes esperaban a las mujeres.

http://www.listindiario.com/la-republica/2016/05/24/420499/decomisan-85-kilos-de-cocaina-y-apresan-a-dos-peruanas-y-un-holandes

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FRANCE (lutte contre le narcotrafic): les « Tartuffes » dans la tourmente

Des policiers qui « bougent » des valises marocaines! Du grand classique des méthodes utilisées dans la lutte contre le narcotrafic!

C’était déjà le cas il y a 20 ans!

DNRED (provocation douanière): vers Caracas avec des « James Bond » des Douanes françaises…

Aujourd’hui
pour marcoFRANCE (Stups): révélations sur un trafic d’Etat
OCRTIS 2016: bis repetita placent

NARCOTRAFIC (France): quand la cocaïne était rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS et la DNRED

AIR COCAÏNE: la DNRED, l’OCRTIS, le TRACFIN avaient ils des informations sur cette affaire ?

FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

 

Il est grand temps de pratiquer un ménage complet dans nos institutions régaliennes si l’on veut réellement éviter de nouveau ce « Grand Bal des « Faux-culs  » auquel nous allons assister!

Car tous, j’écris bien tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et ……… le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez ».

Marc Fievet – NS 55 DNRED

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NARCOTRAFIC (France): quand la cocaïne était rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS et la DNRED

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les PIEDS NICKELÉS chez les narcotrafiquants

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C’est un des derniers tabous dans les affaires de stups : la provocation policière, ou comment monter un dossier de toutes pièces pour réaliser une grosse saisie ou faire tomber un réseau. Cette pratique, formellement proscrite par le code de procédure pénale, est difficile à établir faute d’éléments probants. C’est pourtant pour cette raison que la cour d’appel de Paris vient d’annuler l’intégralité d’une procédure visant un vaste trafic de drogue entre la…

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AIR COCAÏNE: la DNRED, l’OCRTIS, le TRACFIN avaient ils des informations sur cette affaire ?

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Depuis la fameuse saisie des camionnettes  lestées  de cannabis  qui permit à  François Hollande d’aller faire le beau avec son copain Michel Sapin au siège  de la DNRED pour encenser ce grand service dont le directeur, le DI Jean Paul Garcia, était  absent .
Comme sont absents aujourd’hui dans le dossier  » Air cocaïne  » nos services spécialisés en matière de stupéfiants.
Nos services spéciaux ne seraient ils  aujourd’hui  devenus que des « faire valoir » des politiques?

Que savent ils  réellement  sur le narcotrafic, sur le narco-terrorisme, sur l’ Aero-narcotrafic, sur l’évasion  fiscale …et surtout que font ils réellement pour lutter contre ces plaies societales actuelles ?

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FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

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ecusson-OCRTIS« L’OCRTIS est devenu le premier narcotrafiquant de France! »

dixit un ancien magistrat instructeur

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Magouille institutionnelle, dossiers montés et arrangés, les « suceurs de roues » n’ont guère évolué depuis l’époque de Mario Le Corff. (Marc Fievet -NS 55 DNRED)

LIRE: NARCOTRAFIC: quand Mario Le Corff de l’OCTRIS montait des opérations douteuses…Mais ça c’était hier!

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Voir l’article original

OCRTIS 2016: bis repetita placent

francois-thierry-ocrtisEt s’il s’agissait d’une histoire « à la Michel Neyret » ? François Thierry était à la tête du prestigieux Office centrale de répression du trafic de stupéfiants (Ocrtis), c’est-à-dire la prestigieuse brigade des stups. Il a depuis été muté à la sous-direction antiterroriste… et ce n’est pas une promotion.

Grand flic, il avait alors pour habitude de se montrer devant ses saisies record de drogues, en compagnie des ministres de l’Intérieur successifs – Claude Guéant, puis Manuel Valls et enfin Bernard Cazeneuve.francois-thierry-aimait-s-afficher-avec-les-ministres-de-l-interieur-succesifs

François Thierry aimait s’afficher avec les ministres de l’Intérieur succesifs lors de ses plus belles prises – ici avec Claude Guéant. Photo archives AFP

A-t-il protégé un des plus gros trafiquants d’Europe?

Mais ce haut gradé de la police judiciaire est aujourd’hui soupçonné de pratiques illicites : il aurait laissé entrer en France des dizaines de tonnes de résine de cannabis avec la complicité d’un des plus gros trafiquants européens, le Mulhousien Sofiane Hambli. La pratique est légale mais extrêmement encadrée… Or, cette fois, le trafiquant aurait pu poursuivre ses activités illicites sans jamais être inquiété, selon « Libération« .

C’est le 17 octobre dernier que le système, bien rodé, aurait déraillé : ce jour-là, les douanes tombent sur une fourgonnette garée en plein XVIe arrondissement de Paris.

Sophiane Hambli,Sophiane Hambli, un trafiquant de drogue originaire de Mulhouse, en cavale depuis six ans et condamné à 18 ans de prison par la justice française, a été arrêté à Marbella (Espagne). En août 2003, il s’était évadé de l’hôpital Bon-Secours de Metz.

7,1 tonnes de cannabis

À l’intérieur, 7,1 tonnes de cannabis. Mais ce n’est qu’une partie des 15 tonnes qui sont entrées en France par les mêmes canaux… en quelques semaines seulement. Mais, cette fois, les douanes ont été mystérieusement informées…

Le trafiquant défendu par la compagne de Thierry

A-t-on voulu faire tomber Sofiane Hambli ? Ou François Thierry, le grand flic qui lui permettrait de poursuivre ses trafics en toute impunité ? Hambli habite un luxueux appartement de 300 mètres carrés, boulevard Exelmans, là où a été retrouvée la fourgonnette pleine de drogue.

Qui a payé l’amende de 2 millions?

Arrêté en 2009 en Espagne, Hambli est alors recruté comme indic par François Thierry. Il est condamné à 13 ans de prison deux ans plus tard, en France. Mais il sort dès 2014… Autre fait étrange, son avocate – spécialisée dans le droit immobilier – est la compagne de François Thierry.

Et Hambli a tout de même dû régler 2 millions d’euros d’amende. Mais le mystère demeure quant à l’origine des fonds…

Enfin, Hambli n’est pas réputé être un détenu modèle : il s’était évadé, en 2003, lors d’un transfert prison-hôpital, à Metz, grâce à un complice à moto. Repris en Espagne l’année suivante, il avait déjà été condamné à trois ans ferme en 2005.

Des policiers qui déchargent de la drogue…

L’enquête pose aujourd’hui d’intrigantes questions : un autre ex-indic de François Thierry, Stéphane, jugé crédible par les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (les fameux « bœufs-carottes »), aurait dû surveiller une villa par laquelle auraient transité des tonnes de drogue, transportée par des policiers français. Le tout… à la demande de François Thierry.

Au total, 19 tonnes de drogue seraient passées par la villa d’Espagne, depuis le Maroc.

Aujourd’hui, les questions s’accumulent : si François Thierry a effectivement couvert – voire accompagné – de si gigantesques trafics, a-t-il pu agir seul ? Ou a-t-il lui-même bénéficié de pr: otections au plus haut niveau de l’État ? A-t-il simplement aidé Sofiane Hambli à se débarrasser de la « concurrence », tout en opérant de grosses saisies ?

http://www.lalsace.fr/actualite/2016/05/22/drogue-l-ex-chef-des-stups-implique-dans-un-vaste-trafic

LIRE: FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »

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AFGHANISTAN: la famille Karzaï a confié le trafic d’héroïne à l’Émirat islamique

Selon les Nations unies, la production mondiale d’héroïne est de 430 à 450 tonnes, dont seulement 340 tonnes arrivent sur le marché, le reste étant détruit ou saisi [1].

Les pays producteurs sont : l’Afghanistan (au moins 380 tonnes), puis le Myanmar et le Laos (au moins 50 tonnes).

Selon John F. Sopko, inspecteur général spécial des États-Unis pour l’Afghanistan, les efforts de reconstruction de l’Afghanistan se sont effondrés face au développement de la culture des drogues et des organisations criminelles. Les producteurs afghans aurait gagné 3 milliards de dollars en 2013 [2].

Depuis 2010, les autorités russes accusent l’Otan d’exporter l’héroïne afghane vers l’Europe [3].

Le basculement du trafic des avions de l’Otan aux jihadistes de l’Émirat islamique atteste des liens entre les deux organisations. Il intervient juste après que la famille Karzaï ait quitté la présidence afghane (le 29 septembre 2014). [4]

L’Émirat islamique utilise des cocktails de drogues pour conditionner ses combattants selon des protocoles qui semblent avoir été définis par la CIA [5].

Selon le Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN), plus de la moitié de l’héroïne consommée en Europe provient désormais d’Afghanistan, via l’Émirat islamique [6].

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[1] « Trafic de stupéfiants », Office des Nations unies contre la drogue et le crime, site consulté le 29 novembre 2014.

[2] « Explosion de la production d’opium et d’héroïne en Afghanistan », Réseau Voltaire, 10 juin 2014.

[3] « Pavot : la Russie met en cause la responsabilité de l’OTAN », Réseau Voltaire, 3 mars 2010.

[4] « L’opium, la CIA et l’administration Karzai », par Peter Dale Scott, Traduction Anthony Spaggiari, Réseau Voltaire, 10 décembre 2010. « Le partenaire afghan de Monti », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 9 novembre 2012.

[5] « Comment manipule-t-on des jihadistes ? Qui le fait ? », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti), Réseau Voltaire, 24 novembre 2014.

[6] « L’ÉI fournit 50% de l’héroïne consommée en Europe (FSKN) », Ria-Novosti, 26 novembre 2014.

http://www.voltairenet.org/article186098.html

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MOLDAVIE: beaucoup de Moldaves vont devenir très riche au cours des prochaines années grâce à la Cocaïne

TransnistrianRegionMapEn Moldavie, qui héberge rappelons-le en son sein l’incroyable Transnitrie, un trafic intense existe en effet, comme l’explique Wensley Clarkson dans  « Cocaine Confidential: True Stories Behind the World’s Most Notorious Narcotic » qui revient sur ces fameux avions Moldaves :  « Le trafic de cocaïne en Moldavie, comme dans toutes les anciennes républiques soviétiques, a augmenté de façon spectaculaire depuis la disparition de l’Union soviétique. Les crimes économiques et liés à la drogue, résultats les plus visibles et prévisibles de la situation économique qui se détériore dans les pays nouvellement indépendants, ont submergé les ressources humaines et financières qui leur sont consacrées. Le rôle de la Moldavie en tant que point de transbordementconfidential pour les drogues illicites est au cœur de toutes les connexions de ce pays à la cocaïne.  Sammy affirme même qu’un certain nombre de pilotes locaux – à l’origine formés dans l’armée – ont récemment été embauchés par les barons de la coke colombienne pour déplacer un avion de ligne nouvellement acquis de la Moldavie vers la Roumanie, et ensuite vers la Guinée-Bissau, en Afrique de l’Ouest. ‘Tu vois ? Tout le monde est payé quand ils ont besoin de se déplacer de la cocaïne », dit Sammy. Ceci est seulement le début, mon ami. La Cocaïne va faire beaucoup de Moldaves très riches au cours des prochaines années. » La Moldavie, et le trafic d’armes de son enclave de la Transnitrie, cocaïne et armes étant étroitement liées. Un pays fort peu fiable, questions transactions économiques, donc, où tout se règle… en espèces !

air moldova airbusLa Moldavie, sujette à d’autres secousses avec l’implication d’hommes politiques véreux dans le circuit. L’histoire du trafic moldave est elle aussi une histoire à tiroirs, nous dit Moldova 24. C’est d’abord celle de la compagnie Air Moldova, justement, privatisée et vendue en 2000 à la société allemande Unistar Vencer, ou plus exactement Unistar Vencer s’était octroyé 49% des parts de l’entreprise. En fait c’était un beau tour de passe-passe.  Car le directeur de l’Administration de l’aviation moldave , Victor Topa, avait alors expliqué  fort sérieusement aux députés moldaves que la reprise d’Air Moldova par Unistar Vencer avait été accomplie par une augmentation des actifs de la société. Ce qui signifiait qu’Unistar avait ajouté des fonds dans les actifs d’Air Moldova et donc en était devenu propriétaire. Or  Unistar Vencer avait en fait comme propriétaire Victor Topa lui-même !!! Le terrain ayant été préparé depuis 1999 par le responsable en charge de laprivatisation des actifs des entreprises publiques, Vlad Filat, du  Parti libéral-démocrate de Moldavie (PLDM), alors futur premier ministre, un  fidèle ami de Victor Topa. Les avions d’Air Moldova ont ensuite été impliqués en Afrique dans des transports d’arme ou de drogue, payés en or ou en diamants, les pays où ils atterrissaient n’ayant pas de monnaie forte. Le nom d’un baron de la drogue était apparu auprès de celui de Victor Topa, lors de l’opération Cellmate, déclenchée par la DEA et l’UE. yak-42-air-moldova1C’était une entreprise familiale : c’est Viorel Topa, alors à la tête de la Caisse d’épargne moldave (BEM), a avait fourni des prêts à Air Moldova : un million de dollars avaient ainsi été transférés chez Victor, en utilisant les comptes d’Air Moldova. Un transfert effectué par une obscure société offshore nommée Sparks Corporation. Rattrapé par la justice, Topa, devenu aussi ministre des transports en 2001 se voyait poursuivi par le procureur Andrei Nastase. Mais l’affaire s’était réglée comme par miracle quand la famille de Anastase part s’installer à Francfort, dans une maison… offerte par Victor Topa. Entretemps ce dernier s’était emparé de la banque Victoria, après voir extorqué (par la menace) à sa propriétaire Galina Proidisvet les droits de 15% que sa famille possédait encore, d’une valeur de  9.000.000 de dollars. « En 2011, le magazine allemand Der Spiegel avait scandalisé l’opinion publique avec une histoire qui prétendait que l’avion du gouvernement de Theodor Heuss, utilisé par la chancelière allemande Angela Merkel, avaitété vendu avec l’aide de certains investisseurs Est-européens à l’Iran (un Airbus A-310 devenu EP-MMX pour Mahan Air). Le problème était que l’avion était devenu une partie de la flotte iranienne, en violation de l’embargo européen imposé à l’Iran. Ce qui est illégal et scandaleux. Plus intéressant encore, l’avion avait été vendu par une société enregistrée à Gibraltar, sous le nom d’Aero Flight Limited, dont le titulaire principal est Avalon Services Limited, enregistrée aux Bahamas. Le propriétaire d’Aero Flight inscrite à Gibraltar est nul autre que Victor Topa. Il est intéressant de voir comment la mvlad filat goodême société, Aero Flight Limited, était également le propriétaire de Victoria Aircraft Lease, dans laquelle Vitor Topa et Vladimir Orsovschi étaient autrefois gestionnaires. Cette entreprise fut plus tard rebaptisée German Medical Diagnostic GmbH, dont le propriétaire était le German Diagnose Centrer. Et maintenant, retour au régime de privatisation d’Air Moldova. Étrangement similaire à elle est la manière dont la République de Moldova a perdu ses actions à la Banque d’épargne en 2013. Ça avait été fait de la même manière, par une augmentation de capital. Nos héros ont utilisé une méthode qui a été prouvée comme fructueuse grâce aux actions de Topa et Filat depuis 2000. Comme nous l’avons dit, rien n’est accidentel lorsque beaucoup d’argent est en jeu. Tant le hold-up d’Air Moldova que la fraude de BEM ont eu lieu dans des conditions politiques instables. Dans les deux cas, Filat (ici à gauche) tenait les postes-clés qui lui ont permis de camoufler ces méfaits ».  En Octobre 2011, Victor Topa a été condamné à 10 ans de prison pour extorsion suivie par l’acquisition de biens, en grandes proportions (telles les actions de VictoriaBank), l’APB, puis a été recherché par l’intermédiaire d’Interpol. En septembre 2015 le ministère de la Justice de la République de Moldova a adressé aux autorités allemandes demandent l’extradition de Victor et Viorel Topa. Vlad Filat a été arrêté en octobre dernier seulement pour la disparition de… 1 milliard de dollars de trois banques moldaves, pas moins (la Banque des Economies, Unibank et la Banque sociale). Dont 250 millions versés en pots de vin sur le compte de « Fortuna United », le nom de deux coquilles vides appartenant à Filat aux Seychelles ! Pour beaucoup, dans ce pays parmi les plus pauvres d’Europe, c’est « la fraude du siècle » ! Pour d’autres, c’est le « hold-up de tout un pays« , dont on a fait fort peu de cas hélas, en France, ou… au Canada !!!

EXTRAIT de: http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-7/

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UK: des détenus anglais se font livrer de la drogue… par des drones !

le 21 mai 2016

VIDEO - Des prisonniers anglais se font livrer de la drogue... par des drones !
Un prisonnier en train d’attraper un colis livré par un drone en avril 2016@ Capture d’écran de la BBC
En Grande-Bretagne, des détenus de la prison de Wandsworth se sont fait livrer de la drogue et des téléphones portables via un drone.

La scène a été filmée de nuit par la caméra de vidéosurveillance d’une prison londonienne : un sac plastique, accroché à un drone, vole en direction d’une fenêtre de la cellule d’un prisonnier, qui parvient à récupérer sa commande à l’aide d’un bâton.

Portable et stupéfiants. Selon la version anglaise du site Métro, la méthode serait couramment utilisée par les détenus pour se procurer en prison des marchandises prohibées, comme des téléphones portables et des stupéfiants. Ce phénomène inquiète le ministère de la Justice britannique qui constate l’explosion du nombre d’objets interdits ou de drogues trouvés dans les cellules des détenus : 797 en 2013 contre 2151 en 2015.

L’astuce des drones n’est cependant pas nouvelle : en 2014, un drone transportant de la drogue s’était même écrasé dans la cour de la prison irlandaise de Wheatfield.

http://www.europe1.fr/insolite/video-des-prisonniers-anglais-se-font-livrer-de-la-drogue-par-des-drones-2751049

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DROGUE: le Maroc menace la sécurité de l’UE

Par
Une industrie florissanteUne industrie florissante

«Il ne fait aucun doute que les marchés des drogues illicites sont l’une des principales menaces pour la sûreté de l’UE», souligne le rapport 2016 sur les marchés des drogues dans l’Union qui note que le royaume est le principal pourvoyeur du Vieux Continent en résine de cannabis.

Retour de boomerang. Les pays européens comme la France soutiennent que le Maroc joue un rôle stabilisateur au Maghreb. Le royaume le leur rend bien. Pour les remercier de cette attention il les inonde de cannabis à tel point où des voix s’élèvent pour crier haut et fort que leur sécurité court un grand danger.
«Il ne fait aucun doute que les marchés des drogues illicites sont l’une des principales menaces pour la sûreté de l’UE», souligne le rapport 2016 sur les marchés des drogues dans l’Union qui note que le royaume est le principal pourvoyeur du Vieux Continent en résine de cannabis.
Ce document qui est une publication conjointe de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (Emcdda) et de l’Office européen de police (Europol) met en outre en exergue la connexion entre le trafic de drogue et le terrorisme. «Il existe des éléments probants» de certains liens entre des Groupes criminels organisés impliqués dans le trafic de drogue et des organisations terroristes soulignent ces deux organismes.

LIRE PLUS:

http://www.lexpressiondz.com/internationale/241950-le-maroc-menace-la-securite-de-l-ue.html

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COLOMBIA: cocaína por toneladas

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Estamos nadando en coca

 

Solo en una de las tantas regiones donde se cultiva, comercializa y trafica la coca en el país, solo en una caleta y en un solo operativo, la Policía y su Dirección Antinarcóticos decomisaron 9 mil 355 kilos del alcaloide, listo para ser sacado a través del Golfo de Urabá. El cargamento más grande descubierto en los últimos diez años y la prueba incontrovertible de que el narcotráfico sigue vivo y activo a lo largo y ancho del territorio nacional.

¿Qué pensar de otras zonas como Catatumbo, Putumayo e incluso Vichada y Guaviare, también marginales, fronterizas, vulnerables y con presencia de grupos armados ilegales y traficantes, en donde la escala de producción y almacenamiento de drogas ilícitas puede ser igual o mayor?

Se trata de escenarios limítrofes con países donde la corrupción está al orden del día: Venezuela y Brasil, por ejemplo, o donde los controles militares y policiales son bastante limitados: Ecuador y Panamá. A ello se suma la enorme penetración del narcotráfico, por supuesto, en la vida de las regiones colombianas.

Estas cantidades gigantescas de droga, además de hablar del crecimiento de los cultivos ilícitos en el país los dos últimos años (de 60 mil a 159 mil hectáreas, según informes cruzados de agencias de monitoreo), permiten dimensionar el complejo circuito económico que hay detrás:

Movilización de precursores (permanganato, ácidos clorhídrico y sulfúrico y anhídrido acético), destrucción de cientos de hectáreas de bosque nativo donde funciona la cadena siembra-recolección-elaboración de pasta, mano de obra (campesinos, “químicos”, “caleteros”), transportadores (flotillas de avionetas, lanchas rápidas y semisumergibles), funcionarios civiles y policiales involucrados y equipos de asesores contables y financieros dedicados a camuflar y mover capitales millonarios que deben ser “lavados” y filtrados a la economía legal.

Se trata de un universo criminal complejo que más que describir en detalle, hay que decir que se encuentra en plena operación, al parecer robustecido y dinámico, si se juzga el valor del cargamento incautado en Urabá, por ejemplo: unos 250 millones de dólares, puesto en los mercados internacionales.

Las preguntas son obligadas: ¿cómo logran operar estas redes capaces aún de enviar cada semana toneladas de cocaína al exterior? ¿Dónde están y quiénes son sus enlaces políticos, empresariales y financieros? Colombia continúa contaminada y penetrada por el narcotráfico.

Si las guerrillas y las bandas criminales, sin discusión, están asociadas a este emporio narcotraficante (ya por el cobro de impuestos, ya por el control de rutas, ya por el envío mismo de droga), hablamos de la presencia actual y renovada de amenazas al Estado, su institucionalidad y su ciudadanía. Peor, incluso, hay que aceptar que valores sociales y culturales de ese submundo mafioso perviven y tienen efectos desastrosos.

El decomiso de más de nueve toneladas de cocaína, al parecer a alias “Gavilán”, segundo al mando del “clan Úsuga David”, no puede verse solo como un golpe policial importante, significativo, sino que debe mirarse, por el revés, para entender la fuerza que retoma el narcotráfico a las puertas del cierre de una negociación con las Farc.

Es imposible taparse los ojos ante la evidencia de que, como se ha dicho, y aunque haya que citarse de nuevo con incomodidad, “estamos nadando en coca”.

http://www.elcolombiano.com/opinion/editoriales/cocaina-por-toneladas-FX4167531

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FRANCE (Air Cocaïne): le fantôme de la coke arrêté

Par Guillaume Lamy
Publié le 17/05/2016
Alors qu’il était activement recherché dans le cadre de l’affaire “Air Cocaïne”, le Stéphanois Ali Bouchareb a été interpellé la semaine dernière près de Barcelone. C’est lui qui serait le cerveau du réseau d’importation entre la République dominicaine et la France.

Air Cocaïne (Ali Bouchareb) (jeudi 17 mai 2018)

©B-Gnet
En 2014, alors qu’il est pris en flag’ de déchargement d’une demi-tonne de cocaïne à Tarragone (Espagne), que deux mandats d’arrêt internationaux pèsent sur lui dans des dossiers de braquage et de stupéfiants et que des faux papiers sont retrouvés chez lui, dont l’un au nom de Rayan Hanouna, le cerveau présumé d’ « Air Cocaïne » , le Stéphanois Ali Bouchareb est relâché deux mois plus tard…
Article paru dans Lyon Capitale (le mensuel) de janvier 2016

Son ombre plane sur le Centre, un quartier plutôt tranquille de Firminy, à douze kilomètres au sud-ouest de Saint-Étienne. Teint mat, coupe en brosse ou cheveux gominés, selon l’effet recherché, la quarantaine, un petit mètre quatre-vingts. Voilà le peu d’informations qui a filtré jusqu’à maintenant. Quant à son nom, il hante toute la ville. Et bien au-delà.

La dernière fois qu’Ali Bouchareb a fait parler de lui, c’était à 750 kilomètres de cette cité-dortoir de Saint-Étienne, sur la Costa Dorada. À Tarragone précisément, à une grosse heure de route de Barcelone. Le 16 octobre 2014, Ali Bouchareb est à mille lieues d’imaginer que des enquêteurs français de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) et espagnols de la police judiciaire de Carthagène sont en planque dans la zone portuaire, à côté d’un entrepôt où deux conteneurs de poisson surgelé sont sur le point d’être déchargés. À l’intérieur des caisses de poisson, 420 kilos de cocaïne, répartis dans douze sacs de sport. Huit personnes sont arrêtées en flagrant délit, cinq Français et trois Espagnols. Parmi eux, un Lyonnais, membre présumé de la Dream Team (équipe de braqueurs baptisée ainsi par la police espagnole, en référence
aux basketteurs américains vainqueurs des JO de Barcelone en 1992), et deux frères de Firminy : Ali et Messaoud Bouchareb, duo jusqu’alors quasi inconnu. Qui ne croisait en tout cas pas dans les eaux transcontinentales du grand banditisme.

Montée en gamme

Au journal télévisé ce soir-là, aucun écho de la grosse prise de drogue et du démantèlement de ce réseau d’importation de cocaïne colombienne. David Pujadas lance un sujet sur l’exil des Français à l’étranger…, de quoi esquisser un sourire. Car Ali Bouchareb est introuvable depuis l’été 2008, après avoir été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Jusqu’à ce qu’il réapparaisse dans une énorme affaire de cocaïne en Espagne, qu’il soit libéré de nouveau et ne s’évapore encore dans la nature.

Petit retour en arrière, en 2007. La PJde Lyon est alors dirigée par le super-flic Michel Neyret (aujourd’hui renvoyé en correctionnelle dans une affaire de corruption qui a ébranlé la police lyonnaise en 2011*). C’est sous son commandement que les plus belles affaires de la police judiciaire sont exposées et que les plus grosses prises de stupéfiants nationales sont faites.

Le 7 février, près d’un centre commercial de Saint-Étienne, une quinzaine de personnes sont interpellées, dans des conditions mouvementées, au beau milieu d’une transaction de haschisch. Sur place, dans une voiture, les policiers mettent la main sur 600 000 euros en petites coupures – ce qui correspondrait à environ 600 kilos de cannabis. Le véhicule appartient à… Ali Bouchareb. 400 000 autres euros seront découverts dans une glacière enterrée dans le jardin d’un complice.

“Cette somme donne la mesure de l’économie souterraine générée par ces trafics, explique alors Michel Neyret**. Car il s’agissait d’hommes entre 30 et 40 ans, connus de la police pour des affaires de trafic de drogue, d’agressions et de “home-jacking”, mais dont la dimension dans le banditisme ne “justifie” pas de telles sommes.” En gros, les enquêteurs, qui considéraient jusque-là Ali Bouchareb comme un petit voyou, ont dû revoir leur copie. Le réseau alimentait l’ensemble du bassin clermontois.

Tête du réseau “Air Cocaïne” ?

Ali Bouchareb ne restera pas longtemps en prison. Après dix-huit mois de préventive, il est relâché à l’été 2008 par le juge des libertés et de la détention (JLD) de Lyon – à l’instar de deux autres présumés trafiquants de cocaïne et d’héroïne, Abdelkader Bessame et Kamel Mebarki. Bien que la décision ait été entérinée par la chambre d’instruction de la cour d’appel de Lyon, le syndicat de policiers Synergie s’insurge publiquement dans un communiqué. Les enquêteurs craignent que Bouchareb ne prenne la poudre d’escampette. L’Appelou met effectivement aussitôt les voiles afin qu’on ne puisse pas le retrouver. Il se terre probablement en Espagne ou en Italie. Jusqu’à ce 16 octobre 2014, près de Barcelone…

Lors de la perquisition de son appartement en Espagne, la police tombe sur de faux papiers, dont l’un au nom de Rayan Hanouna. Or, c’est ce fameux Rayan qui serait la tête du réseau d’importation de drogue du dossier Air Cocaïne en France, selon les mis en cause dans cette affaire, actuellement en cours d’instruction à Marseille.

“Non seulement le mec se fait prendre en flag’ avec une demi-tonne de cocaïne, mais en plus la police espagnole s’aperçoit que deux mandats d’arrêt internationaux pèsent sur sa tête pour des affaires de braquage et de stupéfiants, explique à Lyon Capitale Jérôme Pierrat, coauteur d’une enquête sur Air Cocaïne***. Il fait deux mois de prison et il est libéré. En France, ça a tellement surpris, c’était tellement anormal, que le ministère de la Justice a même déposé une plainte.” Avant de se demander si Bouchareb “n’[aurait] pas payé les policiers espagnols”.

Des “plans sur la comète

”Philippe Screve, l’avocat d’Ali Bouchareb, en doute fortement. Joint par téléphone entre plusieurs audiences aux quatre coins de la France, il rétorque que “la justice espagnole n’a pas l’habitude d’être laxiste, elle est encore moins réputée pour être aveugle”. “Il est donc hasardeux de tirer des plans sur la comète”, estime Me Screve. Connu pour être un redoutable procédurier (il a notamment fait libérer le présumé trafiquant stéphanois en 2008), celui qui est amicalement surnommé “l’avocat de la pègre lyonnaise” dans les prétoires de la région soutient mordicus que son client n’a pas le profil du gros trafiquant international qu’on veut bien lui faire endosser. Selon lui, Ali Bouchareb “n’était pas installé dans une délinquance d’habitude et n’avait pas un casier judiciaire long comme un jour sans pain. Il n’avait pas un profil qui le poussait à “travailler” dans les stups”.

À propos du deal de 600 000 euros à Saint-Étienne, l’avocat “n’[a] pas le souvenir d’une affaire dans laquelle il avait eu un rôle majeur, et qui aurait pu laisser penser qu’il pourrait, un jour, jouer les grands rôles”. “Je suis très étonné par ce qui se dit, étant donné qu’il est présumé innocent”, conclut Me Screve. Innocent, c’est aussi le mot qui ressort de la bouche de la famille Bouchareb.

Ambulancier aux mauvaises fréquentations

Ali Bouchareb est né en octobre 1971, dans une tour HLM du quartier du Centre, à Firminy, au bord de la nationale 88, à côté de petits ensembles et de pavillons de banlieue. Il suit sa scolarité à l’école du Stade, adjacente au site Le Corbusier, puis au collège Les Bruneaux. Il est élevé par ses parents avec ses deux sœurs et ses cinq frères. Son père travaille pour les Aciéries et forges de Firminy (qui deviendront plus tard Creusot-Loire, disparu en 1984). Pendant les vacances, la famille Bouchareb loue une maison pour s’échapper du quartier.

“On a eu une enfance parfaite. On a été très bien élevés”, estime l’une de ses sœurs, qui a accepté de témoigner. Ali passe même, avec succès, son diplôme d’ambulancier.

Il n’empêche. En juillet 2001, Messaoud Bouchareb n’a que 21 ans quand il fait parler de lui. Avec trois connaissances, il est soupçonné d’avoir brûlé une dizaine de voitures et d’en avoir volé une autre. Condamné à trois ans de prison, il prend la fuite, avant de se rendre à la police. En parallèle, il écope d’un an de prison pour avoir frappé le frère de l’un de ses complices. Quelques mois auparavant, l’ADN d’Ali, de neuf ans son aîné, traîne dans une sale affaire. Lors de la perquisition d’un appartement au Chambon-Feugerolles, les enquêteurs mettent la main sur un sac contenant un pistolet, des cagoules et des postiches. Ali Bouchareb écopera de dix-huit mois de prison ferme pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime. De source bien informée, leur nom circule aussi dans des dossiers de braquage de fourgons blindés.

Into the wild

Les frères Bouchareb ne referont plus parler d’eux. “On n’est plus en relation avec Ali, explique l’une de ses sœurs. Il a décidé de couper les ponts il y a plusieurs années. Il voulait passer à autre chose, on respecte son choix. Quand on dit de lui qu’il était voyou depuis son plus jeune âge, c’est faux. Il ne traînait pas dans le quartier. Ce n’était pas un délinquant. Il a peut-être rencontré des gens…, des mauvaises fréquentations.”

Une enquête pour importation de stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs, dirigée par la juge d’instruction Christine Saunier-Ruellan, est en cours à Marseille. La fameuse affaire “Air Cocaïne”. L’ombre d’Ali Bouchareb plane sur ce volumineux dossier de 35 000 pages.

* Michel Neyret comparaît, en ce moment à Paris, pour violation du secret professionnel, corruption et trafic d’influence passif par personne dépositaire de l’autorité publique, détournement de scellés de stupéfiants, détention, offre ou cession de ces produits et association de malfaiteurs en vue de commettre une partie de ces délits.
** “Cannabis : des RMistes à la tête du réseau démantelé en Rhône-Alpes-Auvergne”, AFP, 8 mars 2007.
*** Jérôme Pierrat & Marc Leplongeon, L’Affaire Air Cocaïne – Mafia et jets privés, Seuil, octobre 2015.

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Drogues/Air-Cocaine-le-fantome-de-la-coke-arrete

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SUISSE (Zurich): arrêtés à l’aéroport alors qu’Ils convoyaient 8 kilos d’héroïne dans une valise

SUISSEDeux Pakistanais venant d’Abu Dhabi ont été pincés à l’aéroport, mercredi passé. Ils emmenaient leur marchandise à Amsterdam.

La Police cantonale zurichoise a arrêté à l’aéroport de Zurich un convoyeur de drogue et son complice présumé. Ces deux Pakistanais de 40 ans avaient caché 8 kilos d’héroïne dans une valise.

LIRE plus:

http://www.lematin.ch/suisse/Ils-convoyaient-8-kilos-d-heroine-dans-une-valise/story/15946748

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AIR COCAÏNE: le cerveau interpellé

Le commanditaire présumé de ce rocambolesque dossier de trafic de cocaïne est tombé cette semaine en Espagne.

La police dominicaine avait saisi 682 kg de cocaïne en mars 2013. Paru dans leJDD

La police dominicaine avait saisi 682 kg de cocaïne en mars 2013. (Reuters)

Le 19 mars 2013, alors qu’il allait décoller à destination de Saint-Tropez, un jet, appartenant à l’homme d’affaires Alain Afflelou, est arraisonné sur l’aéroport dominicain de Punta Cana avec quatre Français à son bord ainsi que… 682 kg de cocaïne.

Trois ans plus tard, le feuilleton « Air Cocaïne », déjà généreux en rebondissements divers – jusqu’à la surveillance du téléphone et la géolocalisation de l’ancien président Sarkozy –, vient de s’enrichir d’un nouvel épisode avec l’arrestation cette semaine, près de Barcelone, de l’homme considéré comme le commanditaire présumé. Christine Saunier-Ruellan, la juge d’instruction marseillaise, et les gendarmes de la Section de recherches (SR) de Paris risquent de devoir retarder la clôture de ce dossier hors norme.

Selon l’AFP, le réquisitoire définitif du parquet était même attendu pour jeudi. C’était sans compter sur le zèle de la police routière catalane qui, en début de semaine, a contrôlé un automobiliste français. Malgré ses faux papiers, Ali Bouchareb, né en 1967 à Firminy (Loire), a été démasqué. Il fait l’objet d’au moins trois mandats d’arrêt émis par la France dont un émanant de la JIRS de Marseille pour son rôle présumé de commanditaire des 682 kg de coke de Punta Cana.

En photo avec Benzema

Présenté comme un caïd lyonnais du trafic de stups, Bouchareb a fait ses classes dans le shit marocain – une condamnation à neuf ans de prison l’attend du côté de Lyon – avant de basculer dans le business encore plus……………………………………………………..

LIRE sur:  http://www.lejdd.fr/Societe/Le-cerveau-d-Air-Cocaine-interpelle-785683

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VENEZUELA: acusan a jefe de Interpol Venezuela por narcotráfico y asociación para delinquir | CNNEspañol.com

(CNNEspañol) – El Ministerio Público de Venezuela acusó a Eliécer García Torrealba, jefe de Interpol del estado Lara, por presuntamente estar relacionado con un cargamento de 349 bloques de cocaína que fueron incautadas en el Aeropuerto Internacional La Romana, en República Dominicana en marzo de este año.

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http://cnnespanol.cnn.com/2016/05/12/acusan-a-jefe-de-interpol-venezuela-por-narcotrafico-y-asociacion-para-delinquir/

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ARGENTINA: inauguran radar para combatir narcotráfico

Inauguraron las obras de modernización del Centro de Control Aéreo Resistencia. El área de cobertura se extiende ahora a Chaco, Corrientes, Formosa, Misiones y Norte de Santa Fe.

El ministro de Defensa, Julio Martínez, inauguró ayer en el Chaco las obras de modernización del Centro de Control Aéreo Resistencia, que permitirá extender la cobertura del espacio aéreo en el corredor Noroeste del país y apunta a reforzar la “lucha contra el narcotráfico”.
“Se logró aumentar las horas de trabajo de los radares, permitiendo así cubrir distintos horarios que anteriormente no estaban contemplados”, precisó Martínez y agregó que el incremento de controles dio “resultados muy positivos” que se ven reflejados en “la disminución del Tránsito Aéreo Ilegal (TAI)”.leer mas:

https://www.ellitoral.com.ar/413324/Inauguran-radar-para-combatir-narcotrafico

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