FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : retour sur l’affaire Fievet – NS 55 DNRED

Madame la directrice générale de la Douane française Isabelle Braun-Lemaire sera-t-elle comme son prédécesseur lointain l’énarque – IGF François Auvigne et tous ses successeurs qui ont refusé d’assumer les engagements pris par l’administration qu’elle dirige ?

——

 

En France, dans la bibliothèque du Sénat

Elise Lucet :
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.
Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet :Honhon !
Michel Charasse : Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues…
Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleursparce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue …
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse :On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet ; Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Michel Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

La preuve par l’image:

Quelques années plus tard:


000000

FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : confinement et trafic de stupéfiants

J’avais prévu d’intervenir dans ce débat! Je m’étais arrangé pour m’arrêter dans un parking avec une bonne couverture 4G et je me suis connecté avec le serveur dédié…

Connexion établie, mais coupée 10 secondes après sans aucune possibilité de reconnexion !

C’est vrai que la lutte anti-stups n’est qu’affaire d’experts désignés !

°°°

À quoi ressemblera le « monde d’après » du trafic de stupéfiants ? Conférence sur l’évolution de la délinquance liée aux drogues en temps de confinement, avec Stéphanie Cherbonnier (Police nationale) et Thierry Colombié (expert).

Le Rendez-vous de la recherche en visioconférence avait pour objectif de présenter les conséquences de la crise sanitaire sur le trafic de stupéfiants et sur l’activité des services de police.

Pour traiter ce sujet, l’Institut a convié Stéphanie Cherbonnier, contrôleuse générale de la Police nationale et cheffe de l’office anti-stupéfiants (OFAST), et Thierry Colombié, économiste, spécialiste du crime organisé.La séance a été animée par Christophe Soullez, chef de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Ce résumé a été rédigé par Juliette Papon, étudiante du Master 2 Droit et stratégies de la sécurité de l’Université Paris II Panthéon-Assas (association A2S).

La  crise sanitaire du Coronavirus et la période de confinement de la  population qui été décidée par le gouvernement ont, au moins durant un  temps, considérablement bouleversé le paysage criminel.

Fermeture des frontières, attestations de sorties, multiplication des contrôles, baisse de la demande et de l’offre… la situation a modifié les pratiques des trafiquants et des consommateurs, ainsi que la nature des crimes et délits enregistrés depuis deux mois.

Malgré une chute estimée entre 30% et 40% pendant le confinement, le trafic et la revente de produits  stupéfiants ont connu des évolutions remarquables et le marché s’est immédiatement restructuré – parvenant à assurer les 60 % restant.

De la même manière, les services de lutte contre le trafic de stupéfiants, et notamment les services spécialisés de la police  judiciaire, ont du s’adapter à cette nouvelle configuration.

Quelles sont les conséquences de ces crises sur ces organisations et sur les services de police, à court et long terme ?

On en parle « chez vous », avec deux spécialistes du sujet, le mardi 16 juin de 18h à 20h.

Accès libre via l’application Zoom.

Contexte

La crise sanitaire du Coronavirus et la période de confinement de la population ont considérablement bouleversé le paysage criminel. La fermeture des frontières, les attestations de sorties, la multiplication des contrôles ou encore la baisse de la demande et de l’offre, ont modifié les pratiques des trafiquants et des consommateurs, ainsi que la nature des crimes et délits enregistrés sur ces deux mois.

Intervention de Stéphanie Cherbonnier

Durant le confinement, quatre phases ont été observées.Tout d’abord, la première phase est la désorganisation des trafics avec une rupture quasiment immédiate des approvisionnements. Le vecteur routier est le principal vecteur d’approvisionnement de cannabis en France depuis le Maroc et l’Espagne (90 % du cannabis est importé par la voie routière). Pour la cocaïne, l’arrêt progressif du trafic aérien (fermeture de l’aéroport d’orly) a coupé la voie d’approvisionnement par le système des passeurs (communément appelés «mûles»), depuis la Guyane notamment. Cependant, certains distributeurs/consommateurs avaient anticipé la crise, on a donc vu se former, avant le confinement, des files d’attente devant les points d’approvisionnement. Une véritable stratégie d’entrave a été mise en place par les forces de sécurité (police/douane/gendarmerie), de manière à limiter l’arrivée de produits sur le territoire. Durant le confinement on a observé un mouvement de ralentissement global du trafic de l’ordre de 30%. Toutefois, la fermeture des frontières n’a pas totalement empêché la poursuite, à moindre mesure, de l’approvisionnement des marchandises.

Ensuite les trafiquants se sont adaptés aux nouvelles contraintes et ils ont mis en place une stratégie de contournement. Nous avons constaté un recours important aux réseaux sociaux (Snapchat, WhatsApp) pour des commandes, via un système de drive ou de livraison à domicile. Nous avons parlé d’«ubérisation» du trafic. Des saisies importantesde stupéfiants ont été observées pendant le confinement avec le développement de la culture «indoor» . Pendant longtemps, cette culture était plutôt cantonnée à l’Outre-Mer et depuis quelques années, on assiste une augmentation forte de ces cultures en métropole. Les saisies réalisées ces dernières années portent sur de nombreux plants de cannabis, pouvant aller de 500 à 1000 pieds. On parle de Cannabis Factory (industrialisation du phénomène). Le matériel est parfois acquis sur le darknet et de grands moyens logistiques sont déployés pour produire. Les techniques utilisées sont celles d’organisations criminelles, leur production génère des profits colossaux.La troisième phase est celle de la pénurie, effectivement, nous étions en flux tendu puisque le stock de produits permettait de tenir environs une dizaine de jours, au-delà la pénurie était assez inéluctable. On estime une augmentation de la violence de l’ordre de 20%, résultant des conquêtes et reconquêtes de territoires notamment dans de nombreuses villes de province (Rennes, Strasbourg ou Bordeaux) et une augmentation de 40 à 60% des prix, tous produits confondus. L’augmentation des prix a été moins observée dans les régions frontalières (Perpignan, Lille), où les consommateurs pouvaient encore s’approvisionner, pour de plus petites quantités en Espagne ou aux Pays-Bas. Enfin, la dernière phase est la reprise du trafic juste avant le déconfinement, des saisies majeures ont été réalisées par des services de la douane et de la police. La crise a bénéficié aux organisations les plus structurées. Elles avaient la capacité de mettre en œuvre des importations malgré le ralentissement de l’ensemble des vecteurs d’approvisionnement. Il y a eu une augmentation de la demande, pas forcément plus de nouveaux consommateurs mais une demande plus forte de quantité chez les consommateurs. Durant le confinement l’OFAST a développé la collecte de renseignements, en faisant appel à tous les capteurs (sources humaines, services locaux, recours à la technique). La coopération internationale durant cette période a joué un rôle majeur, nous avons continué à beaucoup échanger avec nos homologues d’Espagne, de Belgique, des Pays-Bas, du Brésil et de Colombie.

Intervention de Thierry Colombié

Trois remarques préliminaires doivent être évoquées. Premièrement, on ne parle pas de «fermeture des frontières» mais d’une «restriction des échanges commerciaux». Deuxièmement, la plupart des usagers ont été confinés et n’ont ni pu rejoindre leur point de vente, ni se rendre en soirée pour acheter leurs marchandises.Troisièmement, jusqu’à la veille du confinement, personne ne savait quelle serait la durée de ce dernier, ce qui a accentué un sentiment d’impuissance et une volonté pour les consommateurs d’anticiper la pénurie. Ainsi, cela pose des problèmes, pour les trafiquants, de logistique pour s’approvisionner en produit et, pour les forces de l’ordre, pour adopter des stratégies efficaces. Toutefois, nous avons pu voir que les trafiquants ont su s’adapter, par exemple, en janvier, lorsque se profilait la pandémie, les réseaux criminels ont importer des marchandises pour avoir plus de stocks pour anticiper la crise sanitaire. Il y a le commerce de gros, de demi gros, de détail, filière par produit, filières annexes et connexes. Tout est organisé, en effet, post confinement, on peut voir que les choses sont comme avant, rien n’a fondamentalement changé, au contraire les réseaux ont pu apprendre de leurs erreurs. Par ailleurs, à cause de cet arrêt temporaire des approvisionnements, des dealers se sont retrouvés au chômage technique, et ont pu avoir tendance à créer des troubles à l’ordre public.La crise a révélé deux phénomènes. D’une part, l’«ubérisation» avec l’«uberweed» ou l’«ubercoke». Grâce à l’air numérique, nous commandons avec notre téléphone et nous sommes livrés à notre domicile. Cela met en évidence l’explosion des circuits courts. D’autre part, au-delà des cités, dans les zones péri-urbaines et rurales, on a des réseaux qui existent depuis très longtemps, qui sont peu visibles, ce sont les cannabiculteurs. En outre, pendant le confinement des usagers se sont tournés vers la kétamine. Produite par l’Asie, il y aujourd’hui, une grosse production aux Pays-Bas.

FOCUS sur l’office anti-stupéfiants

Le trafic de stupéfiants génère d’autres infractions, comme le trafic d’armes, les homicides volontaires ou encore les règlements de compte. La mise en place d’un plan national de lutte contre les stupéfiants permet de mieux structurer cette lutte. C’est dans ce contexte que l’OFAST a été créé. Il s’agit d’une mesure phare du plan annoncé le 17 septembre 2019 par trois ministres à Marseille.Le but de cet office est d’articuler les acteurs entre eux puisqu’une multitude d’acteurs (douanes, police, gendarmerie) travaillent ensemble pour lutter efficacement pour ce fléau mondial. Pour être efficace, il faut coordonner nos forces et travailler ensemble.Depuis le 1erjanvier 2020, l’office est devenu un service à compétence nationale (SCN). L’agence est directement rattachée au directeur central de la police judiciaire. L’OFAST est devenu le chef de file de la lutte contre les stupéfiants en France. Ainsi, cette agence sert à réceptionner des informations au niveau national et international mais aussi à envoyer des informations et à apporter son expertise aux autres services sur le territoire. L’office anti-stupéfiants ne doit plus être perçu comme un concurrent mais permet de produire et partager des renseignements.L’OFAST comptera à la fin de l’année 2020, cent soixante-dix enquêteurs et l’objectif est de parvenir à deux cent quarante enquêteurs en 2022 (plan triennal de renforcement).La lutte contre le trafic de stupéfiants nécessite une approche globale qui inclut la lutte contre le blanchiment issu de ces trafics. En effet, Thierry Colombié évoque l’affaire «Virus», et énonce que sans blanchiment, il n’y a pas de trafic et sans corruption, il n’y a pas de crime organisé.On ne peut pas travailler tout seul sur le blanchiment, il faut travailler avec des partenaires, tels que l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) ou le Service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF) au sein de Bercy.
Pour conclure, le but principal de l’OFAST est de décloisonner les structures et les compétences pour inscrire la lutte sur le long terme.

000000

Voir aussi

000000

FRANCE 🇫🇷 (Douane française – DNRED) : l’histoire d’un homme ordinaire devenu presque par hasard agent secret

Après avoir épuisé tous les recours en France, mes avocats ont adressé une requête à la Cour Européenne (CEDH) pour jugement inéquitable (maintien du secret défense sur mon dossier). La requête a été rejetée au bout de 4 ans sans explications et sans avoir motivé ce refus.

000000

 

BRASIL 🇧🇷: Receita localiza 1,7 tonelada de cocaína escondida em carga de tapioca no Porto de Santos, SP com destino ao Porto de Valência, na Espanha

Uma carga de tapioca com destino ao Porto de Valência, na Espanha, escondia 1.788 kg de cocaína no Porto de Santos, no litoral de São Paulo. Equipes de inspeção e vigilância da Receita Federal encontraram a droga nesta quinta-feira (25).

MAIS

000000

GALICIA 🇪🇸 (Lugo): una operación policial permite recuperar tres toneladas de droga y rescatar a los nueve marineros del narcobuque

Los narcos hunden un barco con cinco toneladas de cocaína frente a las costas de Lugo

En el operativo participaron agentes antidroga de la Policía Nacional y de la Guardia Civil, junto a funcionarios de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria.

Iba a ser un transporte clásico por vía marítima y un gran pelotazo económico para los narcos gallegos que planeaban desembarcar unas cinco toneladas de cocaína de elevada pureza, pero los 150 millones en droga acabaron en manos de la Policía y en el fondo del mar en una operación insólita.

El abordaje del narcobuque, el primero de 2021, se ejecutó en la madrugada del lunes, cuando este se encontraba frente a las costas de Ribadeo (Lugo). El operativo contó con la intervención de una patrullera del Servicio Marítimo de la Comandancia de Gijón de la Guardia Civil, un helicóptero y tres patrulleras de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria de las Bases de Coruña, Ribadeo y Santander.

El contingente dio cobertura a la patrullera Serviola de la Armada con varios agentes del Grupo Especial de Operaciones (GEO) de la Policía Nacional. Nada más producirse el asalto por sorpresa del barco Nehir, la tripulación, acorralada, decidió hundir la nave, accionando un dispositivo que provocó la rápida inundación de todos los compartimentos, incluido el que escondía el alijo.

Se estima que el alijo alcanzaría las cinco toneladas, según fuentes policiales, por lo que sería uno de los mayores de la última década.

Los tripulantes detenidos son de nacionalidad georgiana y turca, serán puestos a disposición de la Audiencia Nacional.

leer

000000

ESPAGNE 🇪🇸: saisie de 3 tonnes de cocaïne par le SVA, la Guardia et la Policia

La Agencia Tributaria (SVA), la Guardia Civil et la Policia Nacional, avec le soutien de la marine, ont intercepté un cargo au cours des dernières heures et saisi trois tonnes de cocaïne (zéro zéro zéro) arrivant d’Amérique du Sud.

Les narcos-marins avaient l’intention de livrer cette cargaison à un groupe de transporteurs de drogue des Rías Baixas pour son introduction en Europe.

Ces 3 000 kilos ne sont que la moitié de la cargaison que transportait le Nehir d’environ 50 mètres, qui s’est retrouvé au fond de l’océan par la seule volonté des criminels.

Plus

el barco Nehir

000000

IRAN 🇮🇷: au cours de la conférence de presse avec les anti-stups espagnols, l’Iran annonce avoir saisi 1.150 tonnes de stups en 2020

Samedi, le webinaire conjoint de la police anti-stupéfiants de la République islamique d’Iran avec la police espagnole des drogues et des crimes organisés s’est tenu en présence du chef de la police anti-stupéfiants de la NAJA (forces de police de la République islamique) et de son homologue espagnol.

L’Iran a obtenu des résultats favorables dans le domaine de l’arrestation des passeurs, de la lutte contre les principaux réseaux de transit de drogue aux niveaux régional et international, de la confiscation de stupéfiants, ainsi que de la prévention de la toxicomanie dans la société, a déclaré Karimi lors de la réunion.

Faisant référence à la volonté sérieuse de la République islamique d’Iran dans la lutte contre le trafic de drogue, il a déclaré: «Avec les efforts de mes collègues dans tout l’Iran, heureusement, en 2020, un total de 1150 tonnes de stupéfiants ont été découverts par l’anti – narcotique. »

Tout en invitant officiellement son homologue iranien à regarder les réalisations de la police espagnole dans le domaine de la lutte contre les stupéfiants, le chef de la police espagnole des drogues et des crimes organisés a déclaré: « La police espagnole de lutte contre les stupéfiants est pleinement prête à développer des relations avec l’Iran dans les domaines de la formation des chiens de détection, d’un développement de programmes de formation  et de nouvelles méthodes de traitement, de réadaptation et d’entretien des narco-dépendants. »

SOURCE

000000

BRÉSIL 🇧🇷 (cocaïne noire): les narcos changent la couleur de la coke et font passer les envois pour de la poudre d’açaï

Des stupéfiants modifiés sont en circulation depuis les années 80 en Amérique du Sud, mais les saisies sont rares; ce narcotique frelaté n’a pas d’odeur et échappe aux tests d’identification chimique.

Une commande d’açaï en poudre (L’açaï est une espèce de palmier provenant de l’Amérique du Sud, et notamment du Brésil) est arrivée dans la ville de Novo Hamburgo via la poste et, au lieu de fruits déshydratés, les colis contenaient un type de drogue rarement détecté au Brésil: la cocaïne noire.

Cette forme de stupéfiants est présente dans le trafic de drogue depuis les années 80 et, pendant cette période, elle est largement passée inaperçue des autorités.

Modifiée chimiquement, la cocaïne noire est de couleur foncée, n’a pas d’odeur, mais est généralement perçue par les chiens renifleurs alors qu’elle résiste au narcotest, un examen dans lequel un réactif est appliqué sur le produit suspect et il change de couleur s’il s’agit en fait d’un narcotique.

Ces caractéristiques font de la cocaïne noire un type de drogue considéré comme parfait pour l’exportation.

Selon la police, les stupéfiants ont été produits en Colombie, et le Colombien arrêté dans le cadre de l’opération Açaí a reçu 10 000 R $ pour chaque envoi reçu. Il est en état d’arrestation et son nom n’a pas été divulgué.

source

000000

ESPAGNE 🇪🇸 (SVA Hacienda – Policia Nacional – Guardia Civil): saisie de plus de 2 tonnes de cocaïne dans un chargement de charbon de bois en provenance du Paraguay 🇵🇾

Les autorités espagnoles ont saisi plus de deux tonnes de cocaïne et arrêté 12 personnes impliquées dans un réseau de trafic de drogue à grande échelle avec des liens avec le Paraguay et le Brésil.

L’enquête a abouti aux arrestations et à la saisie de 2 065 kilos cachés dans une cargaison de 40 tonnes de charbon de bois au port d’Algésiras.

source

000000

CANARIES 🇪🇸 (Las Palmas): l’UAR a permis la saisie de 220 kilos de coke

L’Unité d’analyse des risques (UAR) de Puerto de la Luz et Las Palmas, composée d’agents de la Douane (SVA) et de la Guardia civil, a permis la saisie de 220 kilos de cocaïne au port de Gran Canaria.

Un communiqué du commandement de Las Palmas souligne ce mardi que l’UAR a intensifié sa surveillance des conteneurs en provenance du Brésil en raison de « l’augmentation notoire des saisies de cocaïne », détectée dans les envois commerciaux à destination ou en transit dans les ports espagnols.

Les narcos ont utilisé la méthode de dissimulation connue sous le nom de «  Rip-Off  »  qui consiste à introduire des valises ou des sacs à dos contenant la drogue à l’intérieur de conteneurs maritimes commerciaux préparés pour l’exportation.

source

000000

ESPAGNE 🇪🇸 (Andalousie – Costa del Sol): des trafiquants de drogue marocains interpellés à Malaga

Des agents de la Guardia Civil en coordination avec la police nationale et le SVA de l’administration fiscale ont démantelé un réseau de trafic de drogue. Sept personnes, principalement d’origine marocaine, ont été arrêtées et une quantité importante de haschisch a été saisie.

Après plusieurs tentatives infructueuses, un dispositif commun de la police nationale, de la surveillance douanière et des gardes-côtes a été mis sur pied dans le but de détecter et de contrôler un bateau suspect surveillé depuis des mois.

Cette opération a permis de découvrir que le navire transportait 31 bidons d’essence contenant environ 612 kilogrammes de haschisch. Ses deux occupants ont été arrêtés. Dans les jours qui ont suivi, cinq autres membres de l’organisation ont été également interpellés.

source

000000

 

ESPAGNE 🇪🇸 (opération GIGANTE): la vidéo de l’abordage du remorqueur « Ciklop 1 » par les douaniers espagnols du SVA

L’opération Gigante a été réalisée avec la collaboration du Maritime Analysis and Operations Center (MAOC-N), de la United States Anti-Drug Agency @DEAHQ et de la DNRED des autorités douanières françaises @douane_france.

000000

ESPAGNE 🇪🇸 (opération Gigante): le remorqueur « Cyklop 1 » intercepté par les douaniers espagnols avec environ 18 tonnes de haschich

Le SVA (service de surveillance douanière)  a intercepté dans les eaux de l’Atlantique, au nord des îles Canaries, un remorqueur chargé d’environ 18 000 kilos de haschich en 574 balles. Sa destination serait un pays de la côte ouest de l’Afrique, peut-être la Guinée Bissau, pour finir par être réexpédié  à l’intérieur du continent.

À bord, cinq membres d’équipage, trois de nationalité marocaine et deux du Bangladesh, ont tous été arrêtés. La phase d’exploitation de l’opération, baptisée Gigante, a débuté hier à l’aube et s’est terminée dans l’après-midi par l’interception par la patrouille de surveillance douanière Sacre, basée dans le port de Las Palmas de Gran Canaria, d’un Remorqueur nommé Cyklop 1 et probablement le drapeau du Belize à quelque 180 miles au nord-ouest de Gran Canaria lors de la navigation dans les eaux internationales. À bord, un grand nombre de balles de haschisch ont été saisies qui, en attendant le décompte officiel et le poids, atteindraient 18 000 kilos (initialement 15 000 étaient estimés).

Fotografías de la embarcación interceptada en la Operación Gigante y de la carga de hachís que transportaba

Gardé par des moyens de surveillance douanière navale, Cyklop 1 est arrivé ce mardi 29 décembre à la base navale de Las Palmas.

Ces actions ont été menées sous la coordination du parquet spécial antidrogue de la Haute Cour nationale et de la Cour centrale d’instruction numéro 6 de la Haute Cour nationale. L’origine de l’opération exploitée ces dernières 24 heures est née en Galice à la mi-novembre.

Le Cyklop 1, long de 28 mètres, a quitté la ville néerlandaise de Zwijndrecht le 5 novembre pour naviguer vers le sud jusqu’à ce qu’il soit près de Cariño. A partir de là, ajoute l’enquête, son déroulement a éveillé les soupçons des analystes du Bureau du renseignement maritime (OIM) de la zone régionale de surveillance douanière de Galice.

L’opération Gigante a été réalisée avec la collaboration du Maritime Analysis and Operations Center (MAOC-N), de la United States Anti-Drug Agency @DEAHQ et de la DNRED des autorités douanières françaises @douane_france.

L’opération et les enquêtes restent ouvertes.

source et video

000000

CANARIAS 🇪🇸 (Lanzarote): Operación conjunta de SVA de la Agencia Tributaria, Guardia Civil y Policia, se intervino un alijo de 268 kilos de cocaína

Las fiestas navideñas siempre han sido fechas clave en el calendario de los narcos, que se ven desbordados por una mayor demanda y tienen que trabajar a destajo. Una tradición que también obliga a la Policía a estar alerta. La isla de Lanzarote ha sido esta semana el epicentro de una importante operación en la que cayeron seis integrantes de una potente red de narcos dirigida por individuos de nacionalidad croata que introducía cocaína en el archipiélago canario.

Esta operación conjunta de la Policía Nacional, Guardia Civil y Agencia Tributaria contó con la colaboración de la agencia antidroga de EE UU (DEA). Entre los detenidos figura un histórico lanchero gallego, Emiliano Bermúdez Montero, con amplios antecedentes en el tráfico de cocaína y hachís. Él era el encargado del desembarco de la droga del barco nodriza, fletado por la organización que tenía conexiones con cárteles sudamericanos que les proporcionaban la mercancía de forma habitual.

000000

ESPAGNE 🇪🇸 (Mer d’Alboran) : les agents du SVA ont saisi 5 tonnes de haschich sur 2 narcolanchas

Le service de surveillance douanière a intercepté jeudi soir une cargaison de haschisch dans le cadre d’une opération contre le trafic de drogue menée dans les eaux de la mer d’Alboran.

Le patrouilleur ‘Alca’ a saisi deux narcolanchas d’une dizaine de mètres de long.

Les agents ont récupéré environ cinq tonnes de haschich.

000000

ESPAGNE 🇪🇸 (Galice): les autorités espagnoles sont toujours plus performantes lorsqu’elles reçoivent des infos précises

ESPAGNE 🇪🇸 (Aduanas-Benemerita-Policia): interception d’un sous-marin et saisie de plus de trois tonnes de cocaïne


Europe’s first narco-submarine capture reveals changing tactics of drug cartels

La première capture de narco-sous-marin en Europe en 2019 avait révélé une évolution des tactiques logistiques des cartels de la drogue. Un an, après avoir saisi un engin transportant trois tonnes de cocaïne de l’Amazonie à la Galice, la Guardia Civil espagnole a permis l’accès aux agents ayant participé à cette opération !

La Benemerita avait reçu des informations selon lesquelles une embarcation se dirigeait vers la côte accidentée de la Galice nord-ouest de l’Espagne, une région réputée pour être un vecteur de cocaïne arrivant en Europe en provenance d’Amérique latine.

Avant l’aube le long de la rive hivernale, les deux agents de la Guardia Civil se sont arrêtés en repérant une voiture solitaire garée derrière une plage avec ses phares clignotant vers la mer.

source et plus

000000

 

ESPAGNE 🇪🇸 (SVA Aduanera): 200 kilos de coke saisis dans un conteneur au port de Valencia

Des agents du SVA de la Douane espagnole, de la Policia nacional et de la  Guardia Civil ont saisi ce vendredi 200 kilogrammes de cocaïne dans le port de Valencia.

Dans l’opération NOA, 182 colis contenant de la coke de haute pureté ont été trouvés à l’intérieur de l’un des conteneurs.

source

000000

 

ESPAGNE 🇪🇦 (SVA Douane): saisie de 1600 kilos de cocaïne

Port d’Algeciras – Les douaniers espagnols du SVA (Servicio de Vigilancia Aduanera) ont saisi 1.600 kilos de cocaïne cachés dans un conteneur arrivant de Colombie.

La cargaison de coke était au milieu d’un chargement de bananes .

0000

NARCO logistique: les nouvelles routes de la cocaïne

La cocaïne est un produit mondialisé.

Si le cœur de la production et du trafic est bien l’Amérique latine et si les cartels criminels les plus actifs sont mexicains, les groupes de trafiquants peuvent être aussi bien des mafias italiennes actives du Venezuela à l’Amérique du Nord et à l’Europe, que des Nigérians qui contrôlent la moitié du trafic transitant par l’Afrique, ou des groupes terroristes jihadistes dans le Sahel et le Sahara.

On estime la production actuelle de cocaïne pure entre 746 et 943 tonnes, suivant le rendement estimé lors de la conversion de la feuille de coca en cocaïne. Un rendement réévalué d’ailleurs, car les laboratoires se perfectionnent. Globalement, le marché mondial augmente peu, après un pic en 2007. En revanche, il se diversifie : stagnant chez les consommateurs historiques (Américains et Européens), il augmente en Asie, en Océanie, en Afrique de l’Ouest et au Brésil. De fait, de nouvelles routes transpacifiques, et surtout transatlantiques vers l’Afrique, se sont ouvertes au cours des années 2000.

SPAIN 🇪🇸 (Marbella): a former partner of notorious International drugs baron Curtis Warren has been arrested on suspicion of money laundering at his luxury Costa del Sol home.

—

Halley, jailed for six years for his part in a 1991 £80 million cocaine importation from Colombia to Britain masterminded by ex-bouncer Warren, was held at his six-bed £5,300-a-month rented mansion near Marbella.

Detectives in Spain seized more than £75,000 in cash from the property he shared with his wife and daughter as well as three designer watches and several credit cards linked to cryptocurrency accounts.

Another £128,000 in virtual currency were confiscated by Dutch police at Halley’s home in Delft near Rotterdam, following a joint operation with Spanish officers.

Spanish police described the Colombian, a sort of European salesman for the feared Cali Cartel formed as a breakaway from Pablo Escobar and his Medellin associates in the late 80s, as Warren’s ‘long-time’ associate.

Curtis ‘Cocky’ Warren, 57, is a Liverpool-born gangster who became an international drug trafficker worth tens of millions of pounds

They did not name Curtis or Halley officially in a statement on the arrest, but gave away his identity by calling him an associate of ‘Interpol’s Target One’ when the Liverpool-born gangster was the most wanted international criminal. Well-placed sources confirmed Halley was the man arrested.

Halley also had close connections with former car salesman Brian Charrington, another historic British drugs trafficker who was jailed for 15 years for cocaine trafficking by a court in the Spanish city of Alicante in November 2018.

The Cali Cartel was a drug cartel based in southern Colombia. Its founders were brothers Gilberto Rodríguez Orejuela and Miguel Rodríguez Orejuela, and José Santacruz Londoño.

They broke away from Pablo Escobar and his Medellín associates in the late 1980s, when Helmer ‘Pacho’ Herrera joined what became a four-man executive board that ran the organisation.

At the height of the cartel’s reign in the mid-nineties they were said to control more than 80 per cent of the world’s cocaine market.

source

000000