La police de Naples a mis la main sur plus de trois millions d’euros en espèces, ainsi que des montres de luxe et des kalachnikovs, dissimulés dans les murs de la maison d’un baron de la drogue présumé.
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D’abord, ce n’était pas la Police italienne mais les « Carabinieri ». Une fois constaté la totale liberté que vous prenez pour nous informer, analysons d’un peu plus prêts vos informations !
Présumé, Présumé…vous écrivez présumé !
C’est la formule magique pour salir sans se mouiller. « Présumé » est la petite feuille de vigne juridique.
« Présumé » quoi ? Présumé baron ? Présumé drogue ? Présumé maison ?
Votre adjectif est orphelin. Il ne sait pas à quoi se raccrocher. C’est de la syntaxe de fuyard.
Vous n’avez pas écrit « maison d’un homme présumé être un baron de la drogue ». Vous avez écrit « baron de la drogue présumé ».
Vous ne présumez pas son innocence, vous présumez son titre. Vous l’avez déjà sacré baron. Le jugement est fait, il ne reste que la peine.
« Le ‘présumé’ placé à la fin, c’est la présomption d’innocence placée à la poubelle. »
« C’est du journalisme au conditionnel passé : vous condamnez au présent et vous vous excusez au futur. »
« Si c’est un baron, ce n’est plus présumé. Si c’est présumé, ce n’est pas un baron. Choisissez. »
Ce qu’il aurait fallu écrire
- « Maison d’un homme soupçonné de trafic de drogue »
- « Maison appartenant, selon les enquêteurs, à un trafiquant présumé »
- « Maison perquisitionnée dans une affaire de trafic »
Mais ça, ça ne vend pas. « Baron de la drogue », ça fait série Netflix.
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