CANADA 🇨🇦 (Ontario) : Nearly 1.7 tonnes of illegal drugs seized


A multi-jurisdictional, cross-border investigation resulted in the seizure of nearly 1.7 tonnes of illegal drugs, including suspected cocaine, methamphetamine and opium marking one of the most significant drug seizures in a single investigation in Ontario. This intelligence-led joint forces investigation, named Project Bay, focused on disrupting the importation and trafficking of illegal drugs with a nexus to the international border.

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FRANCE 🇫🇷 (Amine Kessaci et Bernard Petit) : « Un contrat et une somme d’argent ont été placés sur ma tête », explique Amine Kessaci au sujet de sa mise sous protection policière

« Un contrat et une somme d’argent ont été placés sur ma tête », explique Amine Kessaci au sujet de sa mise sous protection policière

Publié le 23/07/2026 10:06 Mis à jour le 23/07/2026 10:17

Article rédigé par franceinfo – Édité par l’agence 6Medias

Invités de La Matinale de franceinfo, Amine Kessaci, adjoint au maire de Marseille et militant contre le narcotrafic, ainsi que Bernard Petit, ancien chef de la police judiciaire du 36, quai des Orfèvres, réagissent à la multiplication des menaces visant les élus et aux moyens de renforcer la lutte contre les réseaux criminels.

Les menaces visant les élus se multiplient sur fond de lutte contre le narcotrafic. Après l’exfiltration du maire d’Alès par le Raid, la question de la sécurité des élus et de la riposte face aux réseaux criminels est plus que jamais au cœur des débats. La Matinale de franceinfo a interrogé Amine Kessaci, adjoint au maire de Marseille et militant contre le narcotrafic, ainsi que Bernard Petit, ancien chef de la police judiciaire du 36, quai des Orfèvres.


France Télévisions : Amine Kessaci, je vais commencer avec vous. Vous êtes placé sous protection policière. Aujourd’hui, on ne peut pas vous voir à l’image, aussi pour des raisons de sécurité. Est-ce que vous pouvez nous raconter votre quotidien sous protection policière ?

Amine Kessaci : Cette protection policière peut sauver des vies, elle peut sauver des gens, elle peut permettre à des personnes qui sont menacées d’être là, de vous parler, de vous répondre. Donc, quand cette question m’est posée, j’explique que je n’aipas de quoi me plaindre. Et le quotidien sous protection policière, il est celui de quelqu’un qui doit prévoir, planifier ou organiser chacun de ses déplacements. Mais cela ne me donne en rien le droit de me plaindre.

Vous avez l’impression aujourd’hui que votre vie est menacée à chaque seconde ?

Ce n’est pas une impression. Il y a aujourd’hui des réalités, des faits. Un contrat, une somme d’argent ont été placés sur ma tête. Donc il n’y a pas de sentiment de ma part, simplement des faits de police.

Quand vous avez vu que le maire d’Alès avait été exfiltré par la police, vous aussi, vous avez dû être exfiltré il y a quelques mois d’un meeting à Aix-en-Provence. Quelle a été votre première pensée ?

J’ai tout de suite contacté le maire d’Alès, à la fois pour lui faire part de mon soutien et pour lui dire qu’il n’est pas seul. Quand j’avais vécu cette exfiltration il y a quelques mois, c’est vrai que je me suis senti relativement seul. C’était d’ailleurs la première fois qu’on exfiltrait quelqu’un d’un meeting politique à cause des narcotrafiquants. Le maire d’Alès a tout mon soutien. Je lui ai demandé, à ce moment-là, puisqu’il n’avait pas encore accepté la protection policière, d’accepter cette protection, et je lui ai dit qu’il n’était pas seul dans ce combat.

Qu’est-ce que le gouvernement doit faire pour lutter encore mieux contre les narcotrafiquants ? Il y a la loi narcotrafic, un parquet anti-criminalité basé à Marseille, des prisons. Qu’est-ce qu’il faut faire de plus ? Où est-ce qu’il faut taper pour tenter de mettre fin à ces narcotrafiquants ?

Cette question, j’y réponds 372 fois par jour. Et je pense qu’à l’heure actuelle, nous ne sommes plus à l’heure du constat ni à celle de la recherche des solutions. J’ai écrit un livre, j’ai publié plus d’une vingtaine de tribunes depuis novembre dernier. On a écrit, interpellé, alerté. Je pense que tout le monde, aujourd’hui, est au fait des solutions que nous proposons.

Vous disiez qu’il fallait s’inspirer de ce qui se passait en Italie, de la loi italienne ?

Je pense qu’on a tout à apprendre, tout à tirer de la loi italienne contre le crime organisé, notamment en rééquilibrant cette guerre et en affirmant que nous ne la financerons plus avec l’argent public, mais avec les avoirs et les biens des narcotrafiquants. Je pense aussi que l’urgence actuelle est de se doter, au niveau européen, d’une agence de renseignement dédiée à la lutte contre le narcotrafic, qui nous permette d’identifier où sont les têtes de réseau, où se trouvent leurs biens, où sont leurs avoirs, et de nous permettre de travailler à leur confiscation.

Pourquoi, pour l’instant, cela ne se fait-il pas ? Est-ce parce qu’on manque de réactivité ou parce qu’il y a un manque de volonté politique ?

Je pense qu’il y a un manque de coordination. Je pense que la volonté politique est là, et j’espère qu’elle est là. Ce sujet est bien trop important pour être un sujet de second plan. Il manque aujourd’hui de la coordination. Dans quelques jours, nous annoncerons avec différents maires la création de l’Association nationale des maires européens qui agissent contre le narcotrafic, que j’ai l’honneur de présider à son lancement. Cette association organisera et coordonnera, avec les maires, la réponse que doit apporter la République face au narcotrafic.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez vidéo pour la regarder dans son intégralité.

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FRANCE 🇫🇷 (Narcotrafic) : un laboratoire de cocaïne dans un Airbnb

Au Perreux-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, un appartement loué sur Airbnb avait été transformé en véritable laboratoire de cocaïne. La drogue arrivait sous forme liquide, cachée dans des bidons de rhum.

Deux cousins de 27 et 38 ans originaires de la Martinique ont été interpellés.

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SIERRA-LEONE 🇸🇱 (Freetown) : « Jos le joufflu », le baron néerlandais de la cocaïne est devenu vice-roi

« L’Afrique sous emprise » (5/6). Condamné aux Pays-Bas à sept années de détention dans une affaire d’importation de 11 tonnes de cocaïne, Jos Leijdekkers, gendre du président sierra-léonais, organise son trafic en toute impunité depuis Freetown.

Le 16 janvier, le tribunal correctionnel d’Anvers, en Belgique, condamnait à sept années de détention Jos Leijdekkers, 35 ans, surnommé « Bolle Jos » (« Jos le joufflu »). Un surnom sympathique pour un homme qui ne l’est pas : accusé de plusieurs meurtres, il est aussi l’un des narcotrafiquants les plus recherchés au monde. Il a fui les quais de Rotterdam, aux Pays-Bas, et d’Anvers, en Belgique, depuis 2020, année durant laquelle a démarré l’enquête sur « l’affaire Hippix » qui portait sur l’importation en Europede 11 tonnes de cocaïne.

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