Las autoridades portuguesas, tras un aviso de la Guardia di Finanza, inutilizaron los motores de una narcolancha que disponía de 1.600 caballos de potencia para surcar el Atlántico.
El operativo se produjo a unas 50 millas de Lisboa.
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Las autoridades portuguesas, tras un aviso de la Guardia di Finanza, inutilizaron los motores de una narcolancha que disponía de 1.600 caballos de potencia para surcar el Atlántico.
El operativo se produjo a unas 50 millas de Lisboa.
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Deux membres d’un groupe criminel organisé albanais ont été emprisonnés pour des infractions liées à la drogue et aux armes à feu.
Zyber Tusha, 47 ans, a été condamné aujourd’hui (vendredi 24 juillet) à 12 ans et six mois de prison lors de sa comparution devant le tribunal de la Couronne de Harrow.
Il a reconnu avoir été en possession de stupéfiants de classe A en vue de leur trafic et avoir été en possession d’une arme à feu.
Oltjan Serferi, 21 ans, sans domicile fixe, était également présent et a reconnu avoir été en possession de stupéfiants de classe A en vue de leur trafic. Il a été condamné à quatre ans de prison.

Oltjan Serferi (à gauche) ; Zyber Tusha (R)
Le partenariat londonien de lutte contre le crime organisé – composé d’agents de la National Crime Agency et de la police métropolitaine – a arrêté Tusha à son domicile du Beaufort Estate, à Colindale, dans le nord-ouest de Londres, le 5 février de cette année.
Dans son appartement, les policiers ont découvert 19 kg de cocaïne, d’une valeur marchande d’environ 1,5 million de livres sterling, ainsi qu’un pistolet semi-automatique Springfield chargé de 14 balles. Ils ont également saisi 40 615 livres sterling en espèces, six fausses cartes d’identité, cinq téléphones portables et 21 kg de produit de coupe.
Pendant qu’ils arrêtaient Tusha, Serferi est arrivé avec un sac contenant 4 kg de cocaïne supplémentaires, d’une valeur marchande de 320 000 £.
Il a laissé tomber le sac et s’est enfui, mais les policiers l’ont rapidement rattrapé.
Les deux hommes se trouvaient en situation irrégulière au Royaume-Uni. Ils seront expulsés une fois leur peine de prison purgée.
Deux membres d’un groupe criminel albanais emprisonnés pour possession de cocaïne et d’une arme de poing semi-automatique.
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50 policiers pour 20g de cannabis : ces opérations coup de poing contre le narcotrafic sont-elles vraiment efficaces ?
La préfecture du Calvados a mené deux opérations antidrogue simultanées à Caen et à Falaise, mercredi 22 juillet 2026. Selon nos informations, 20 grammes de cannabis ont été saisis et deux hommes ont été placés en garde à vue après leur interpellation dans le quartier du Chemin-Vert.
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Jour après jour, opérations après opérations, les policiers rennais, épaulés par les Nantais de la CRS 82, luttent contre le trafic de drogue à Rennes. Avec l’appui de la préfecture, chaque semaine, ils interpellent, saisissent…
Et recommencent.
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A multi-jurisdictional, cross-border investigation resulted in the seizure of nearly 1.7 tonnes of illegal drugs, including suspected cocaine, methamphetamine and opium marking one of the most significant drug seizures in a single investigation in Ontario. This intelligence-led joint forces investigation, named Project Bay, focused on disrupting the importation and trafficking of illegal drugs with a nexus to the international border.
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Publié le 23/07/2026 10:06 Mis à jour le 23/07/2026 10:17
Article rédigé par franceinfo – Édité par l’agence 6Medias
Invités de La Matinale de franceinfo, Amine Kessaci, adjoint au maire de Marseille et militant contre le narcotrafic, ainsi que Bernard Petit, ancien chef de la police judiciaire du 36, quai des Orfèvres, réagissent à la multiplication des menaces visant les élus et aux moyens de renforcer la lutte contre les réseaux criminels.
Les menaces visant les élus se multiplient sur fond de lutte contre le narcotrafic. Après l’exfiltration du maire d’Alès par le Raid, la question de la sécurité des élus et de la riposte face aux réseaux criminels est plus que jamais au cœur des débats. La Matinale de franceinfo a interrogé Amine Kessaci, adjoint au maire de Marseille et militant contre le narcotrafic, ainsi que Bernard Petit, ancien chef de la police judiciaire du 36, quai des Orfèvres.
France Télévisions : Amine Kessaci, je vais commencer avec vous. Vous êtes placé sous protection policière. Aujourd’hui, on ne peut pas vous voir à l’image, aussi pour des raisons de sécurité. Est-ce que vous pouvez nous raconter votre quotidien sous protection policière ?
Amine Kessaci : Cette protection policière peut sauver des vies, elle peut sauver des gens, elle peut permettre à des personnes qui sont menacées d’être là, de vous parler, de vous répondre. Donc, quand cette question m’est posée, j’explique que je n’aipas de quoi me plaindre. Et le quotidien sous protection policière, il est celui de quelqu’un qui doit prévoir, planifier ou organiser chacun de ses déplacements. Mais cela ne me donne en rien le droit de me plaindre.
Vous avez l’impression aujourd’hui que votre vie est menacée à chaque seconde ?
Ce n’est pas une impression. Il y a aujourd’hui des réalités, des faits. Un contrat, une somme d’argent ont été placés sur ma tête. Donc il n’y a pas de sentiment de ma part, simplement des faits de police.
Quand vous avez vu que le maire d’Alès avait été exfiltré par la police, vous aussi, vous avez dû être exfiltré il y a quelques mois d’un meeting à Aix-en-Provence. Quelle a été votre première pensée ?
J’ai tout de suite contacté le maire d’Alès, à la fois pour lui faire part de mon soutien et pour lui dire qu’il n’est pas seul. Quand j’avais vécu cette exfiltration il y a quelques mois, c’est vrai que je me suis senti relativement seul. C’était d’ailleurs la première fois qu’on exfiltrait quelqu’un d’un meeting politique à cause des narcotrafiquants. Le maire d’Alès a tout mon soutien. Je lui ai demandé, à ce moment-là, puisqu’il n’avait pas encore accepté la protection policière, d’accepter cette protection, et je lui ai dit qu’il n’était pas seul dans ce combat.
Qu’est-ce que le gouvernement doit faire pour lutter encore mieux contre les narcotrafiquants ? Il y a la loi narcotrafic, un parquet anti-criminalité basé à Marseille, des prisons. Qu’est-ce qu’il faut faire de plus ? Où est-ce qu’il faut taper pour tenter de mettre fin à ces narcotrafiquants ?
Cette question, j’y réponds 372 fois par jour. Et je pense qu’à l’heure actuelle, nous ne sommes plus à l’heure du constat ni à celle de la recherche des solutions. J’ai écrit un livre, j’ai publié plus d’une vingtaine de tribunes depuis novembre dernier. On a écrit, interpellé, alerté. Je pense que tout le monde, aujourd’hui, est au fait des solutions que nous proposons.
Vous disiez qu’il fallait s’inspirer de ce qui se passait en Italie, de la loi italienne ?
Je pense qu’on a tout à apprendre, tout à tirer de la loi italienne contre le crime organisé, notamment en rééquilibrant cette guerre et en affirmant que nous ne la financerons plus avec l’argent public, mais avec les avoirs et les biens des narcotrafiquants. Je pense aussi que l’urgence actuelle est de se doter, au niveau européen, d’une agence de renseignement dédiée à la lutte contre le narcotrafic, qui nous permette d’identifier où sont les têtes de réseau, où se trouvent leurs biens, où sont leurs avoirs, et de nous permettre de travailler à leur confiscation.
Pourquoi, pour l’instant, cela ne se fait-il pas ? Est-ce parce qu’on manque de réactivité ou parce qu’il y a un manque de volonté politique ?
Je pense qu’il y a un manque de coordination. Je pense que la volonté politique est là, et j’espère qu’elle est là. Ce sujet est bien trop important pour être un sujet de second plan. Il manque aujourd’hui de la coordination. Dans quelques jours, nous annoncerons avec différents maires la création de l’Association nationale des maires européens qui agissent contre le narcotrafic, que j’ai l’honneur de présider à son lancement. Cette association organisera et coordonnera, avec les maires, la réponse que doit apporter la République face au narcotrafic.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez vidéo pour la regarder dans son intégralité.
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Au Perreux-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, un appartement loué sur Airbnb avait été transformé en véritable laboratoire de cocaïne. La drogue arrivait sous forme liquide, cachée dans des bidons de rhum.
Deux cousins de 27 et 38 ans originaires de la Martinique ont été interpellés.
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« L’Afrique sous emprise » (5/6). Condamné aux Pays-Bas à sept années de détention dans une affaire d’importation de 11 tonnes de cocaïne, Jos Leijdekkers, gendre du président sierra-léonais, organise son trafic en toute impunité depuis Freetown.
Le 16 janvier, le tribunal correctionnel d’Anvers, en Belgique, condamnait à sept années de détention Jos Leijdekkers, 35 ans, surnommé « Bolle Jos » (« Jos le joufflu »). Un surnom sympathique pour un homme qui ne l’est pas : accusé de plusieurs meurtres, il est aussi l’un des narcotrafiquants les plus recherchés au monde. Il a fui les quais de Rotterdam, aux Pays-Bas, et d’Anvers, en Belgique, depuis 2020, année durant laquelle a démarré l’enquête sur « l’affaire Hippix » qui portait sur l’importation en Europede 11 tonnes de cocaïne.
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Un navire de la Marine nationale française a saisi 2,4 tonnes de cannabis après une opération de contrôle dans la zone du détroit de Gibraltar, qui a nécessité des tirs de semonce, a annoncé mercredi la préfecture maritime de l’Atlantique.
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Mon expérience pour avoir fréquenté assidûment les narcos comme la haute fonction publique me fait pencher pour croire le communiqué émanant de narco-business niant toutes implications dans ces menaces adressées à Christophe Rivenq, maire de la ville d’Alès, dans le sud de la France, qui a été sorti lundi soir de son domicile par les forces spéciales après de nouvelles menaces.
Il serait la cible de la DZ Mafia, un puissant groupe criminel marseillais spécialisé dans le narcotrafic.
Cette réactivité pour protéger cet élu local est particulièrement inhabituelle de la part de nos décideurs politiques et de la haute administration et ne peut qu’être saluée…
Connaissant les ‘facétieux’ de nos chères régaliennes, serais-je surpris si un jour nous apprenions que les menaces adressées à ce maire, n’étaient en réalité qu’une manipulation supplémentaire pour continuer cet incessant combat qui depuis 50 ans n’a jamais réussi à ralentir la consommation et le trafic, bien au contraire.
Le courage politique des décideurs est inexistant et continuer à se laisser influencer par les meilleurs lobbyistes de nos régaliennes pour définir une politique anti-stupéfiants est totalement contre-productif.
Plus les hommes se droguent, plus les États se renforcent en multipliant les lois, décrets et mesures liberticides applicables sur la totalité des populations, exceptées les castes dirigeantes qui s’autorisent à ne pas les respecter. Démonstration réussie par notre premier ministre qui , une fois les résultats des tests arrivés sur son bureau, a préféré appliquer le -secret défense- sur cette accablante vérité.

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« Au cours de l’opération, les enquêteurs ont saisi environ 3 971 kilogrammes de plaques de cocaïne présumée», indique le communiqué du procureur général et du ministre de la Justice du pays lu lors d’une conférence de presse à Monrovia.
L’opération s’est déroulée mardi « vers 9 h » (locales et 11 h en France), à proximité de l’aéroport international Roberts dans la localité de Duazon, à une trentaine de kilomètres de la capitale.
Deux ressortissants étrangers, un Serbe et un Colombo-Espagnol, ont été placés en garde à vue selon les autorités.
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Les autorités cubaines ont saisi de la cocaïne dissimulée dans deux paquets de boisson à base de soja en poudre qui sont arrivés de l’étranger par le biais de la zone de fret de lAéroport International de La Havane.
Le constat a été rendu public ce mercredi par Wiliam Pérez González, Vice-chef principal de la Douane générale de Cuba, qui a publié des images de l’opération et a souligné l’action conjointe de la Douane de Cuba et de l’organisme antidrogue.
La cocaïne était camouflée à l’intérieur de deux contenants de la marque Nutra, commercialisés comme « Boisson de Soja en Poudre », un produit d’apparence inoffensive dont la poudre blanche facilitait la dissimulation de la substance illicite.
Cette nouvelle détection survient moins d’une semaine après que la Douane de Cuba ait saisi de la cocaïne cachée sous la plante des pieds et à l’intérieur d’une paire de tennis à un passager qui est arrivé à l’Aéroport International José Martí de La Havane.
Aussi, il y a moins de deux semaines, plus de 10 kilogrammes de cocaïne liquide dissimulée dans des contenants de shampoing, d’après-shampoing et kératine ont été saisis dans cet aéroport.
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La consommation de drogue «concerne tous les milieux», environ «un million de personnes». «On ne peut pas condamner les assassinats de jeunes de 16 ans dans les ’quartiers’ et, dans le même temps, tolérer la consommation dans les ’beaux quartiers’», a-t-il justifié. Ces dépistages demeureront, selon le premier ministre.
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Les voies du Seigneur sont vraiment diversifiées!
Aujourd’hui on va donc étudier ces riches pasteurs nigériens et leurs avions. Et constater que la plupart ne leur appartiennent pas, et sont au contraire, des engins venus en majorité de Floride : l’État, devenu l’annexe de la Maison Blanche, qui est un grand fournisseur d’avions douteux, engagés dans des trafics divers, dont celui de la cocaïne.
Nous revoici dans les années 70 !! c’est Miami Vice de retour (Deux Flics à Miami) !

La politique anti-stups était au programme des conversations et les résultats des saisies obtenues par l’action de l’agent infiltré NS 55 provoquaient les félicitations que Michel Charasse ne manquaient d’adresser à Jean Henri Hoguet, le patron de la DNRED.

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Et silence radio à l’UDYCO
La haute fonction publique, qu’elle soit espagnole ou française, démontre qu’elle n’est peuplée que de salauds institutionnels. L’histoire de Marc Fievet, Aka NS 55 DNRED, basé à #Gibraltar après 6 ans d’infiltrations dans le narco-business ne fait que le confirmer.
Il a risqué sa vie pour faire tomber un réseau de cocaïne, et l’État espagnol ne l’a jamais payé. Ce témoin protégé, qui réclamait depuis seize ans plus de 500 000 euros que l’administration lui devait, vient de mourir d’une maladie sans avoir touché un centime, révèle le quotidien El País.
Collaborateur de l’unité anti-drogue de la police nationale espagnole (Udyco), il était resté trois ans infiltré dans une organisation de narcotrafiquants. Pour gagner la confiance des trafiquants, il affichait un train de vie luxueux, voyages, hôtels et voitures haut de gamme, des dépenses qu’il assumait parfois lui-même. Son témoignage a permis de condamner les têtes du réseau et de saisir 1 200 kilos de cocaïne.
L’affaire avait marqué l’Espagne pour ses « narcofootballeurs ». Selon El País, le financier des cargaisons, expédiées en conteneurs depuis l’Argentine vers Valence, était Zoran Matijevic, un Serbe muni d’un passeport français et agent de joueur agréé par la Fifa. Parmi les condamnés figuraient d’anciens joueurs de foot, notamment de l’Athletic Bilbao et du Hércules Alicante (3ème division).
Le jugement de 2014, qui envoyait Zoran Matijevic et six autres responsables en prison, avait été signé par Fernando Grande-Marlaska, alors président de la chambre pénale de l’Audience nationale et aujourd’hui ministre de l’Intérieur. C’est précisément ce ministère qui a refusé de payer. En échange de sa collaboration, la justice avait promis par écrit au témoin une nouvelle identité, des moyens financiers, un salaire et une protection policière. Hormis le changement d’identité, rien n’a suivi, écrit El País. L’homme a vécu sous la menace des membres du réseau, a dû refaire sa vie dans une autre ville, et son épouse a renoncé à son emploi.
450 658,20 euros de frais ont été engagés par cet homme pendant l’infiltration, un montant qui dépasse aujourd’hui 500 000 euros avec les intérêts. En 2018, le ministère de l’Intérieur a répondu qu’il n’était « pas compétent », renvoyant la charge au ministère de la Justice. Les deux ministères se sont ensuite retourné le dossier l’un l’autre.
Faute de réponse, l’homme s’était tourné vers le Défenseur du peuple, l’équivalent espagnol du Défenseur des droits. Ángel Gabilondo a admis sa plainte en 2023 et rappelé deux fois à l’administration son « devoir de collaboration ». Trois ans plus tard, aucune réponse n’a été apporté.
Dans ses courriers, le témoin avait anticipé sa propre fin. Il disait sa « honte » d’avoir à tant insister et soupçonnait l’administration de faire traîner le dossier en attendant sa mort, pour économiser la somme. Sa fille promet de poursuivre le combat : « Nous n’allons pas abandonner. Mon père a risqué sa vie et a tout donné en échange de rien. »
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La « Guardia di Finanza » italienne et les douanes ont annoncé mardi la saisie de 770 kg de cocaïne « extra pure » dans le port de Vado Ligure (nord-ouest).
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Alors que le trafic de stupéfiants est traditionnellement associé à des flux allant du Maghreb vers l’Europe, une note de l’Office antistupéfiants (OFAST), que Valeurs Actuelles a pu se procurer, met en lumière une évolution discrète mais significative : la France est désormais devenue un pays d’exportation de drogues vers le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Ce phénomène, qualifié de flux « Nord-Sud », traduit une profonde mutation des marchés criminels et des routes du narcotrafic.
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par Éric de Verdelhan
« J’avais un camarade. De meilleur il n’en est pas/… Nous allions comme deux frères, marchant d’un même pas.} Bis » (Chant de marche de la Légion Étrangère)
En ce jour de la commémoration de la bataille de Camerone (30 avril 1863), je ne vais pas écrire un de mes articles vachards habituels. Je ne vais pas fustiger la bande d’incapables qui entoure Macron, l’insécurité, le diktat des minorités, l’immigration-invasion, les matamores qui appellent à la guerre contre Poutine ou contre les mollahs iraniens (au risque de déclencher un conflit mondial), le terrorisme écologique, les LGBT++ qui voudraient nous imposer leurs mœurs, la mort programmée de nos industries, l’effondrement de notre pauvre pays qui fut jadis une grande nation, etc.
Oublions quelques instants la médiocrité de notre époque décadente. Aujourd’hui, date anniversaire de Camerone, je veux parler d’un officier de Légion Étrangère, un ami, décédé il y a plus d’une semaine mais dont je n’ai appris la disparition que très récemment par mes amis Légionnaires. Ce camarade est mort à un âge respectable et même canonique, 94 ou 95 ans, après une vie bien remplie durant laquelle il aura su prendre tous les risques. Il s’appelait Jean-Henri Hoguet et son nom n’est connu que dans le milieu des Douanes. C’est lui qui est, entre autres, à l’origine du corps des OPJ (1) chez les gabelous. C’est encore lui qui a créé le Musée de la Douane de Bordeaux. Il est aussi l’auteur d’un livre sur son engagement au service de la nation (2), car Jean-Henri Hoguet – que nous appelions simplement Jean – était d’abord et avant tout un grand commis de l’État, un haut fonctionnaire exemplaire qui ne confondait pas « servir » et « se servir ». Il était officier de la Légion d’honneur, de l’Ordre National du Mérite, décoré de la Croix de la Valeur Militaire en Algérie, des Palmes Académiques, et de quelques autres décorations.
Jean-Henri Hoguet est né en Indochine où son père était, je crois, administrateur colonial. Après des études de droit, il entre sur concours dans l’inspection des Douanes. Jeune marié au début de la guerre d’Algérie, il est appelé sous les drapeaux et, compte tenu de son niveau, on l’envoie faire un peloton d’EOR à Saint-Maixent-l’École. À sa sortie, sous-lieutenant, il est affecté dans la « biffe » en Allemagne, mais lui, il veut défendre son pays. Il fait des pieds et des mains pour partir en Algérie. Ce sera dans la Légion Étrangère où, comme chef de section, ce petit homme qui avait un physique (et des colères) à la Louis de Funès, saura en imposer aux vieux Légionnaires avec l’autorité naturelle et le charisme des vrais chefs. Après son temps de service, la Légion voudra le garder mais il aspire à retrouver sa jeune épouse et son poste d’inspecteur dans les Douanes. Dans le corps des Douanes, il gravira tous les échelons jusqu’au poste de directeur régional « sans me prostituer et sans être franc-maçon » aimait-il dire. En fin de carrière, son grade dans la hiérarchie des Douanes était l’équivalent de général de division ou de corps d’armée. Avec nous, il était lieutenant de la Légion Étrangère.
J’ai connu Jean Hoguet il y a… bien longtemps. À l’époque où mon camarade, mon « presque frère », le lieutenant-colonel Bernard Jean, était président de la section départementale de l’« Union Nationale des Parachutistes », il avait réuni, en marge de la section, un petit groupe d’amis qu’il avait baptisé « les vieilles suspentes ». Cette fine équipe se réunissait au moins une fois par mois, chez l’un ou l’autre, parfois aussi au restaurant, autour d’agapes bien arrosées. Notre doyen était Jean Hoguet. Venait ensuite, en ordre d’âge décroissant, Guy, ingénieur agronome, directeur de coopérative, qui avait servi en Algérie comme sergent appelé dans l’Armée de l’Air. Puis Jean-Pierre, parachutiste au 3e RPC de Bigeard en Algérie ; décoré de la Médaille Militaire comme grenadier-voltigeur de 1re classe. Autodidacte, il avait exercé de nombreux métiers avant de monter sa propre boite, une auto-école, et de s’initier au pilotage au sein d’un aéroclub. Puis Bernard, l’élément fédérateur de notre groupe, lieutenant-colonel para, moniteur de « chuteurs-ops » (3). Avec plus d’une dizaine d’Opex et deux blessures à son actif, il était l’un des officiers supérieurs les plus décorés de sa génération. Puis Alain, patron d’une entreprise du bâtiment, qui avait fait son service militaire comme caporal-chef ou sergent chez les paras, et qui était trésorier de notre section quand Bernard en était le président.
Alain, c’était un seigneur : marié trois fois, il avait construit trois maisons sur le même terrain ; une pour chacune de ses femmes, comme les trois petits cochons de Disney. Le sixième et dernier membre de cette fine équipe de joyeux drilles, le plus jeune (ou le moins vieux ?), c’était moi. Nous avions eu des parcours très différents ; nous étions de milieux sociaux et de grades différents, mais nous partagions les mêmes valeurs, avec cependant quelques nuances : Jean et Jean-Pierre étaient gaullistes purs et durs, les quatre autres n’avaient pas, tant s’en faut, le culte du Grand Charles. Lors de nos rencontres, Bernard et moi nous chantions « Maréchal nous voilà ! » quand Jean arrivait, et à chaque fois il éclatait de rire et nous disait : « Taisez-vous donc, bande de cons ! ».
À l’heure où j’écris ces lignes, mes camarades ont tous « rejoint l’Archange » (4) comme on dit chez les paras. La camarde n’aura respecté ni la chronologie ni l’ordre hiérarchique puisque Jean était « le plus ancien dans le grade le plus élevé ». Le crabe et le coronavirus en ont tué quatre ; Jean Hoguet, lui, est mort de vieillesse. Je reste seul et je pense à eux ; mes amis ne meurent jamais. Ma mémoire est sélective et je pense aussi, souvent, aux bons moments vécus ensemble. Quand j’ai appris le décès de Jean Hoguet, j’ai levé mon verre aux hommes libres ; à ceux qui, tout au long d’une vie, n’ont pas levé le doigt mouillé de la prudence pour savoir d’où vient le vent ; à ceux qui ont traversé les fleuves de la vie sans jamais se préoccuper du sens du courant ; à ceux qui traitent les « élites », les gens de pouvoir, les gens titrés, décorés, cravatés, de la même manière qu’on traite le vulgum pecus ; à ceux qui ont choisi de porter le béret vert de la Légion ou le béret rouge des parachutistes, par idéal ou par goût de l’aventure ; à ceux qui savent chanter « Eugénie », « Fanchon », « Être et durer », « les Lansquenets », ou « J’avais un camarade » à la fin d’agapes ou de beuveries en hommage à leurs camarades disparus.
Depuis deux ans, Jean Hoguet avait quitté la région. Il vivait dans un EHPAD près de Toulouse. Sa fille m’avait demandé de ne plus lui envoyer de mails car il perdait la tête et voyait mal. On ne pouvait plus lui téléphoner, il n’entendait plus rien. Je ne sais pas si sa fin a été pénible mais je sais, il me l’avait dit, qu’il n’avait plus envie de vivre. Il était l’archétype – presque caricatural – de l’homme d’action or, dans notre monde aseptisé, il y a deux sortes de gens : ceux qui vont faire les choses et ceux qui les font. Jean, c’était aussi une grande culture, un attachement viscéral à son pays et un humour parfois féroce. Une capacité à rire qui cachait peut-être, sans doute, la tristesse de voir disparaître un monde qu’il avait aimé, le désarroi de vivre la fin d’une civilisation. En évoquant sa mémoire, je pense à cette citation de Chris Marker – qu’on attribue souvent à Victor Hugo, Oscar Wilde, Boris Vian, Paul Valéry, voire Winston Churchill : « L’humour est la politesse du désespoir ».
Éric de Verdelhan
1) OPJ : Officier de Police Judiciaire
2) « Au service de l’État à travers la Douane – 1954-1996 », de Jean-Henri Hoguet ; L’Harmattan ; 2004.
3) « Chuteurs Ops », chuteurs opérationnels en jargon militaire
4) Il s’agit de l’Archange Saint-Michel, le saint patron des parachutistes.
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